De la cave

Dégustation verticale de Château Musar

En février 2006, nous avons publié les notes de dégustation d’une verticale de Château Musar. Nous avions alors dégusté les millésimes 1998, 1997, 1993, 1989, 1986 et 1981 du Musar rouge et terminé avec le Musar blanc 1993.

Cinq de ces vins ont été dégustés à nouveau l’été dernier, lors d’une autre verticale de Château Musar. Cette fois, nous avons d’abord dégusté les Musar blancs 2001, 1999, 1995 et le même 1993. Ensuite, nous avions sept millésimes du Château Musar rouge : 1996, 1999 et 2000 ont été ajoutés aux 1998, 1997, 1993 et 1989 déjà goûtés.

Les vins blancs de Château Musar sont issus des cépages indigènes merwah et obaideh, considérés par les viticulteurs libanais comme étant les ancêtres du chardonnay et du sémillon.

Pour les vins rouges, on y cultive cinq cépages, le cinsault, le cabernet sauvignon, le carignan, le mourvèdre et le grenache; mais le Château Musar est principalement composé des trois premiers, les proportions variant d’année en année.

Voici les résultats de cette dernière dégustation, basés sur les notes de Louis Landry, de Pierre Bélanger et d'Alain Brault.

Château Musar blanc 2001
Jaune doré intense, limpide; belle brillance.
Très beau nez d’intensité moyenne, fruité, avec du miel et une belle complexité. Louis y a détecté de l’amande, de l’abricot, du coing et un peu de beurre chauffé, tandis que Pierre parle de cire d’abeille et d’un relent de champignons de paris à la crème. Viennent ensuite des arômes de citron confit et, enfin, du caramel. Très belle longueur.
Superbe en bouche; rond et gras, avec une belle fraîcheur, légèrement alcooleux et, selon Louis, un beau goût d’oxydation, comme un palo cortado.
Louis : un vin unique. Superbe!
Pierre :
Alain :

Château Musar blanc 1999
Plus foncé que le précédent, mais très limpide et brillant.
Nez très différent du précédent, exubérant, très minéral (pierre à fusil), noisette, grillé. Pierre ajoute : un peu étrange, foin, camembert. Très complexe et évoluant d’heure en heure.
Bouche puissante, le vin tapisse le palais, très ample, corps imposant, bonne acidité et une touche épicée qui donne beaucoup de vivacité. Très long.
Pierre : Très beau vin,
Alain :

Château Musar blanc 1995
Jaune très foncé, ce vin semble plus oxydé que les autres.
Nez intense, très forte personnalité, une légère oxydation qui donne un beau rancio et, là encore, très complexe. Pour Louis, c’est la noisette, un peu de coing, des agrumes (citron confit), un coté crémeux, et très cumin! Pierre parle de sous-bois et de champignons sauvages.
Pas de consensus en ce qui concerne la bouche. Louis l’a trouvée relativement molle et manquant d’acidité, pour Pierre le vin est rond et acidulé à la fois, tandis qu’il est plus léger et d’un bel équilibre pour Alain. La finale était légèrement boisée (noix de coco et vanille).
Pierre :
Alain :

Château Musar blanc 1993
Le moins coloré et le plus brillant des quatre vins, ce qui est très étonnant, étant donné que c’est le plus vieux (probablement conservé dans une cave plus froide).
Nez très expressif et changeant, fruité, munster, camomille; Louis ajoute, fumé (presque pimenton).
Texture moyenne et rondeur en bouche; à la limite de la mollesse, pourrait avoir plus d’acidité. Assez long.
À revoir dans 5 ans.
Pierre : (mais pourrait évoluer vers )
Alain

Château Musar 1989
Beau rouge grenat relativement pâle, reflets brunâtres au disque; mature, belle densité; au centre, un léger nuage.
Magnifique nez de vieux vin qui fait voyager; épices d’Orient, chocolat, café brun et cuir; puis les arômes se raffinent : fruits macérés/confits, prune, dattes, girofle. Très impressionnant. Il évolue rapidement dans le verre et plus le temps passe plus il devient complexe.
Bouche superbe, à la fois puissante et très élégante, bonne acidité, des tannins encore bien présents, de la structure ! Du bois et des épices (coriandre, cumin). Longueur moyenne.
À pleine maturité; probablement à son meilleur présentement, sinon au début de son déclin.
Louis : Superbe.
Pierre : une note de plaisir 
Alain :

Château Musar 1993   
Superbe rouge grenat, belle limpidité, belle couleur uniforme, reflets tirant sur le brun au disque.
Nez pas très caractéristique de Musar, plus cabernet sauvignon que les autres. À l’origine, un peu plus fatigué que le 1989, subtil, cuir, mais qui développe ensuite de puissants arômes. Il prend de l’ampleur et devient selon Louis un très grand nez, sucre brun, cassonade, arômes volatiles; ensuite nez ferrugineux, presque de l’orange, pomme de terre, terreux (amidon);  puis bovril et enfin, très torréfaction. Les arômes de café et de torréfaction continuent d’augmenter en intensité à mesure que le temps avance et que le vin se réchauffe.
Pour Louis, la bouche est intéressante, mais la matière un peu décevante malgré une très bonne acidité; en répit d’un manque de personnalité, la finale est agréable et la longueur exceptionnelle!
Pierre s’étonne de voir un vin au départ un peu timide se développer à un point tel qu’il devient un des meilleurs Musar de la soirée.  A la fin de la dégustation ce vin développe des notes de caramel, très sucré qui durent et durent très longtemps en bouche. Un Musar classique : goûteux, soyeux, long et original.
Pierre :
Alain : commenté aussi en octobre 2002

Château Musar 1996  
Le Musar n’est jamais très foncé, mais celui-ci est particulièrement pâle, légèrement trouble et très évolué (reflets orangés).
Le nez demeure discret, subtil, évanescent, difficile à définir, un peu fatigué : fruits noirs, ferrugineux, girofle, mélasse, médicamenteux; après une heure, il présente des notes très sapinées!
Délicat en bouche, très subtil, mais tout de même une grande présence (Louis parle d’une main de fer dans un gant de velours, de puissance). Le vin est reconnaissable à ses épices, ses agrumes et sa finale torréfiée. Bel équilibre. Selon Pierre, probablement dans une période difficile; à revoir dans 4 ou 5 ans.
Louis : un superbe vin!? (la ponctuation est de lui)
Pierre : (peut-être dans 5 ans)
Alain :

Château Musar 1997
Beau rouge, léger nuage, grenat avec reflets légèrement ambrés.
Un nez puissant (alcool), arômes intenses, sur le fruit confit, girofle, médicamenteux, un peu d’encens, vanille, plutôt oxydé (un peu de carton), dépassé.
S’en tire mieux en bouche. Expressif, exubérant, frais, ample, du beau vin, très long et assez puissant. Quand même le plus fatigué de tous.
Probablement une bouteille défectueuse.
Pierre : 
Alain :

Château Musar 1998
Teinte de jeunesse. Rouge rubis relativement foncé au centre, reflets grenat moyen/orangés; brillant, ce vin semble être en parfaite forme.
Très beau nez de belle intensité, sur le café noir, torréfaction, épices (le plus coloré de tous!), mais moins complexe que les autres. Plus tard, Louis y a trouvé une pointe de céleri et du bois de santal. Un Musar bien typé, mais avec une certaine retenue; se développera sûrement beaucoup avec quelques années de cave supplémentaires.
En bouche, solide, rond, semble plus sucré que les autres vins de la soirée. Pierre l’a trouvé un peu racoleur. Bonne acidité, corps généreux, bonne structure tannique, moyennement corsé, du fruit, très épicé, cannelle, zeste d’orange, café, moins boisé. Encore très jeune.
Pierre : pour son potentiel à long terme.
Alain :
MAG : commenté en août 2008
MAG : commenté en juillet 2007

Château Musar 1999
Rouge rubis moyen, plus limpide que le 1998, couleur uniforme.
Un nez frais, moderne, arômes puissants, sur le fruit confit, la torréfaction, la cannelle, la prune;  un petit quelque chose de généreux – oui, c’est l’alcool. Bien typé : fruits confits, torréfaction et épices.
Bouche impressionnante, imposante, très jeune, plénitude. Tout y est! Fruits, acidité et tannins en équilibre. Rond et soyeux. Grande matière et très belle longueur. À boire maintenant ou à conserver. Très persistant.
À mettre en cave 8 à 10 ans.
Louis : Un classique! Du grand vin!
Pierre :
Alain :
MAG : commenté en août 2008

Château Musar 2000
Rubis moyen, un léger nuage, une couleur uniforme. Jeune.
Un nez assez mal défini, subtil, côté animal manifeste, mais il tourne un peu sucre d’orge. Manque peut-être de fruit par rapport à l’alcool. Bref un peu difficile à juger maintenant.
Bouche d’ampleur moyenne, manque un peu d’acidité et de fraicheur. Selon Louis, manque de définition. Tanins serrés et très fins.
Un vin «hors foyer» pour l’instant – une phase ingrate? Mais avec Musar il ne faut jamais désespérer; il pourrait causer une surprise dans quelques années.
Pierre :
Alain :

  Le site du Château Musar

Alain Brault, Pierre Bélanger et Louis Landry

N.D.L.R. Il n'y a pas de Château Musar actuellement à la SAQ. Le dernier millésime a été refusé parce qu'il contenait trop de carbamate d'éthyle. (Voir l'article 7223) M. Gaston Hochar espère que ses prochains millésimes seront acceptés.

De grands vins

Le grand vin est celui qui donne des émotions.
À ne pas confondre avec un gros vin barriqué ou encore une grande étiquette, ou un vin de luxe.
C'est le vin mature, c'est le vin éclatant de finesse et d'élégance.
On ne nait pas grand, on devient grand.
D'une persistance gustative et aromatique de grande qualité.
C'est le vin qui étonne. C'est celui qui se décrit en un ou deux mots.

Voici quelques exemples de grands vins bus lors d'un repas avec des amis.
Un festin des Rois Pierre, Alain, Louis et Alex!

Trévallon 1991   *****
   Merveilleux!

Cornas 1990, A. Clape   *****
  Superbe!

Ch. Lagrange 1990     ****1/2
  Savoureux et somptueux!

Sociando Mallet 1990 ****1/2
   Étonnant!

Malescot St-Exubéry 2000 ****1/2
  Mature, arômes exquis!

Ch. Rayas 1996   ****1/2
   Élégance épicée!

Deviendra grand
Sociando Mallet 2000   ****
  Encore jeune, saveur d'encre, fruité impressionnant!

Beaucastel 2004  ****
  Fougueux!

Musar blanc 2000
  Très belles saveurs originales  ****

Proche du Grand vin
Les Silex, Dagueneau 2007  ****
   Un sauvignon superbe. De la classe!

Des bulles éclatantes
Dom Pérignon 2002   ****1/2
Laurent-Perrier Rosé Brut  ****1/2
Champagne Cuillier   ****

D'autres grands vins ici http://vinquebec.com/grands-vins
Des discussions sur ce qu'est un grand vin Le Blogue du Grand Jury et La Paulée en ligne.

Domaine de Thalabert, Crozes-Hermitage 1998

CipailleJ'ai un peu mal à la gorge, un début de rhume. Je n'ai pas envie de boire un vin jeune, costaud, tannique ou trop fruité avec le cipaille. Alors, je pige dans la section des vieux vins de ma cave.

Un Thalabert 1998. J'ai été déçu par quelques-uns des derniers millésimes de ce vin. Mais je me souviens très bien avoir été impressionné par le 1998, en 2003. Une grande année!

En effet, le vin a bien vieilli. Il pourrait continuer. C'est suave, élégant, fin et tout de même bien serré, bien tendu. Un fruité délicatement épicé, pur et savoureux.

Crozes Hermitage. Pure syrah de la maison Paul Jaboulet. Alc. 13 %.
Il a très bien accompagné le cipaille (Une tourte de boeuf, canard, poulet et pommes de terre. Recette Est du Québec).

3.5 étoiles
Prix: 
29,75 $

Villa di Capezzana, Carmignano 2001

Le vin a bien vieilli et est rendu à maturité. Il a de belles notes de cuir, de bois roux, de cerises. Certains le trouveront trop boisé. Le reste des éléments s'attendrissent, mais le bois reste bien présent. Je n'aime pas beaucoup les vins boisés, mais ce boisé-ci, j'aime.
La bouche est tendre, fruit à noyau, un peu suret et légèrement amer. Des saveurs typiques du sangiovese. C'est agréable.

3 étoiles
Prix: 
29,75 $

Carpineto, Chianti classico riserva 1999

De très beaux arômes de vin mature. Fruité léger, note de cèdre, de bois sec.
Élégance et souplesse. Assez long.
Il commence à sécher.
Je crois que j'ai attendu trop longtemps. Le vin aurait dû être bu il y a deux ou trois ans.

C'est le millésime 2006 qui est sur les tablettes présentement, et il est 26 $!

3.5 étoiles
Prix: 
36,00 $

Montus blanc 2000

Le vin a bien vieilli. Il a une petite note rancio.
Une belle acidité, une jolie amertume. Une très longue finale.
Un vin très expressif.
Pacherenc du Vic Bilh.
Ces vins vieillissent très bien. Il faut en mettre d'autres en caves.

4 étoiles
Prix: 
22,00 $

Bin 389 Penfolds Cabernet/Shiraz 1998

De fortes odeurs de bois vernis et de cirage à chaussures.
Difficile à digérer.

Prix: 
37,00 $

Château Talbot 1982

C'est son anniversaire! Il apporte une bouteille de Talbot dans le très beau millésime 1982, en plus de quelques autres jolies fioles de bel âge!
Un vin superbe, élégant, suave et absolument exquis!

5 étoiles

Passo Doble Tupungato 2004, Masi

Il y a quatre ans (article no 1420), je recommandais de mettre ce vin en cave pour deux ou trois ans. Je viens d'en ouvrir une bouteille. Le vin a bien vieilli. Il est souple. Il a de belles saveurs de fruits à noyau, de pruneau séché, de figue et de cerise. Les tanins qui étaient fermes en 2006 sont maintenant bien fondus.
Une double fermentation (ripasso) de malbec et de corvina.

3 étoiles
Prix: 
17,30 $

Poças Colheita 1983

Un tawny absolument superbe, fin, délicat, digeste, subtile et très long.

5 étoiles

Alion 2002

Le plus grand vin espagnol que je connaisse.
Un bouquet très aromatique aux notes envoutantes de café. Une texture à la fois élégante et puissante.
Un réel plaisir.
C'est le 2005 qui est disponible actuellement.

4.5 étoiles
Prix: 
80,00 $

Le Galantin, Bandol 1998

Quel vin superbe! Acheté 17 $ en Ontario en 2001, ce vin m'avait bien impressionné.  Il est devenu absolument grandiose après quelques années de cave. Le vin a des arômes matures, des notes d'orange, mais il a encore toutes ses belles saveurs représentatives du bandol, des fines herbes, de la garrigue. Les tanins sont encore bien présents et assez fermes. Le vin est harmonieux, fin et costaud à la fois et surtout très persistant.

4 étoiles

Sociando-Mallet 2000

Le vin a atteint une bonne maturité. Tous les éléments sont bien fondus en un tout très plaisant.
C'est suave, élégant, d'un fruité bien agréable.
Digeste, consistant, rien n'accroche, pas trop exubérant, le vin se boit avec grand plaisir.
Déjà très bon, il pourrait encore s'améliorer avec quelques autres années de cave.
Deux participants à la dégustation ont dit que le côté cabernet franc ressortait beaucoup.

3.5 étoiles

Pesquera Crianza 2001

Le crianza de Pesquera est toujours un grand succès dans une dégustation!
Celui-ci est bien aromatique avec des notes qui rappellent le cocktail de légumes, de tomates mûres sur des nuances de cuir. C'est suave, un peu suret. Il faut bien l'aérer. Une jolie acidité. Une texture bien agréable. Très long. Il est bien mûr.
Tempranillo.
Le 2006 est 29 $.

3.5 étoiles

Pesquera Reserva 2002

Un Reserva aux belles saveurs de muscade. Le vin est costaud, riche, unidimensionnel, beaucoup trop jeune. À revoir dans cinq ans.
Le 1998 est 35 $, le 2005 est 44 $.

3 étoiles

D'Armailhac 2000

Un vin de Pauillac d'une belle maturité au bouquet exubérant de bois de santal. Une très belle texture en bouche. Finesse et élégance. Très persistant.
Une production de 220 000 bouteilles sur 50 hectares.
Cabernet sauvignon à 57 %, merlot 23 %, cabernet franc 18 %, petit verdot 2 %. Élevage en barrique neuve pour 25 %.
Le 2004 et le 2005 sont 69 $ et 75 $.

4 étoiles

Lynch Bages 1999

Des arômes de caramel chaud et de fleurs séchées.
Une bouche plaisante, de beaux tanins, des saveurs de caramel. Un boisé en final. N'a pas digéré son bois. Il me semble encore bien jeune.
À revoir dans deux ans.
Le 2004 est 82 $, le 2005 est 142$.

3 étoiles

Cambon La Pelouse 2005

Ce vin de Haut-Médoc est probablement dans une période ingrate. Son fruité gras ne réussit pas à enrober ses tannins très durs. Il est astringent et tout d'une pièce. Un participant à la dégustation nous dit «il m'a agressé!»
À revoir dans deux ou trois ans.
Le 2006 est 59 $ pour 1,5 litre.

2 étoiles

Bois de Boursan, Cuvée Félix 2001

Un châteauneuf du pape de belle maturité. Suave, séveux, de texture lisse, des saveurs de cerise dans l'alcool. Très persistant.

3.5 étoiles

Léoville-Barton 1990

Un vin absolument superbe. Fin, suave, juteux et consistant. D'un fruité élégant. Il est souple, les tanins sont fondus. Très long et digeste. Le vin semble à maturité, mais pourrait vieillir encore un bon nombre d'années.
On devrait pouvoir en boire tous les jours des vins comme celui-là.

Il y a plusieurs millésimes de ce vin à la SAQ : 1986, 1988, 1999, 2000 et 2001. Les prix vont de 197 à 424 $.

5 étoiles

Sociando-Mallet 1990

Nous avons dégusté deux bouteilles de Sociando-Mallet du millésime 1990 le lendemain du jour de l'An.

Les deux provenaient de deux caves, les étiquettes étaient différentes, probablement pas achetées dans la même province (Québec et Ontario) ou au même moment.

Deux vins totalement différents. L'un est très foncé, opaque, trouble, beaucoup de particules en suspension. Encore bien tannique, plein, gras, assez ferme et bien long. Pour accompagner un met costaud.

L'autre clair, nettement plus pâle, tanins plus légers, juteux, belle acidité, fruité frais, juteux, suave élégant et bien long. Pour accompagner un met pas trop costaud.

Chez le producteur, on nous dit que «nous n'assemblons chaque année qu'un seul lot de Sociando-Mallet, qui est mis en bouteille en une seule fois. Toutes les bouteilles d'un millésime donné contiennent donc le même liquide.» Toutefois, l'étiquette peut être différente selon le marché.

Un vin qui a donc évolué différemment en bouteille selon les conditions de conservation.

Une production de 220 000 bouteilles.

Il reste de 2000 à la SAQ à 138 $.

4.5 étoiles

Ducru-Beaucaillou 1994

Un beau bordeaux encore assez costaud, sèveux, riche, d'une belle tenue en bouche. Une légère pointe d'austérité. Une acidité vive. Du tonus. Du grand vin.

Les 2004, 2005 et 2006 sont disponibles à la SAQ à des prix exorbitants de 117 à 274 $.

4.5 étoiles

Gruaud-Larose 2001

Malgré de fortes odeurs phénolées (cuir, celle de cheval), le vin se boit quand même assez bien. Ces odeurs sont probablement dues à la présence d'un trop grand nombre de champignons brettanomyces Des personnes moins sensibles à ces odeurs vont dire que ça sent le cèdre, le tabac ou le cigare. (Je vais revenir sur ce sujet bientôt). Certains aiment ces odeurs, d'autres moins. À la longue, on peur se lasser.

J'ai même trouvé sur Internet une personne qui décrit ce vin ainsi «strong farmhouse bouquet, meaty and manure aromas (forte odeur de ferme, viande et fumier», et qui lui donne quatre étoiles!

Ce domaine est réputé pour ces odeurs particulières, un peu comme l'était Château Talbot. Il a ses aficionados qui apprécient retrouver presque année après année ces arômes de ferme, de cigare, de fumé et de cuir chaud dans ce Saint-Julien.

Le 2004 est 94 $, par contre le 2000 est 284$.

Bouscassé 1995

Déjà 14 ans!
Le vin est mature, mais on a l'impression qu'il pourrait encore s'améliorer.
Les tanins sont relativement fondus, mais c'est encore costaud.
Le fruité est élégant accompagnés de saveurs de vin mature, des notes de cuir et une nuance de raisin sec.
Une belle présence en bouche. Un léger amer en finale.
Un vieux costaud.
Un madiran de belle qualité.
Alc. 12,5 %.
C'est le 2006 qui est sur les tablettes, moins cher, mais plus d'alcool.

3.5 étoiles
Prix: 
22,50 $

Gourgazaud 2005

On a souvent de belles surprises à faire vieillir un peu ce qu'on appelle «des petits vins». Ce fut le cas ici de ce minervois qui est maintenant à maturité. C'est suave, tout est bien fondu et intégré. Un réel plaisir à bon prix.

Comment savoir si ce genre de vin est de garde? Le truc c’est peut-être de choisir les vins qui ont une bonne dose d'acidité.

C'est le 2007 qui est actuellement à la SAQ à 13,30 $.

3 étoiles

Ripassa 2004

J'ai bien aimé plusieurs millésimes de ce vin. J'avais donc mis un 2004 en cave. Mais il n'a pas bien vieilli. Tout ce qui reste après 34 mois de cave c'est un vin au fruité plutôt sucré. Le sucré s'est accentué au détriment des autres composantes.

1 étoile
Prix: 
25,95 $

La Bernardine 1999

Un châteauneuf-du-pape qui fête ses dix ans.
Le vin a bien évolué. Il a de beaux arômes de fruits séchés et de fines herbes. Il a encore plein de fruit, les tanins sont serrés. C'est suave. La finale sur les mêmes arômes que le bouquet est délicieuse. Digeste.
De la maison Chapoutier
Le millésime actuellement sur les tablettes est le 2006.
  Voir d'autres millésimes...

3.5 étoiles
Prix: 
37,00 $

Bouscassé 1994

Le vin a 15 ans et il est encore bien foncé et éclatant!
Les tanins se sont adoucis et le fruit est d'une belle rondeur comme s'il n'avait que cinq ans. Le vin est encore bien en forme, encore jeune. Très beau. Alc. 12,5 %.
C'est le 2006 qui est sur les tablettes actuellement.

3 étoiles
Prix: 
18,15 $

Pinot noir Terres de Famille 1999

Domaine de la Vougeraie
Ce pinot noir de Bourgogne de dix ans est vraiment bon. Il est d'une belle maturité. Suave et élégant. Digeste et très agréable.

3.5 étoiles
Prix: 
21,75 $

Dégustation de bordeaux matures

Récemment, un généreux collectionneur nous a permis de déguster onze bordeaux matures, ou presque. Les vins ont été conservés dans un cellier contrôlé, à 13 °C.

Pour ceux qui en auraient encore en cave, voici quelques notes sur les plus remarquables :

Château Le Bon Pasteur 1995, Pomerol
Encore assez foncé et peu évolué. Nez ouvert, fruité avec des notes végétales (poivron, blé d'Inde), assez complexe et très agréable. Rond en bouche, des tannins soyeux, presque fondus, bel équilibre. Fini sur le fruit.
Se vend environ 90 $ aux États-Unis.

Château Canon la Gaffelière 1990, St-Émilion 1er Grand Cru Classé "B"
Bien expressif, encore du fruit, avec des notes iodées et végétales (poivron, fines herbes séchées) et une très légère oxydation qui vient ajouter à la complexité. Le nez évolue beaucoup dans le verre. En bouche, c'est gras et solide, avec un beau fruit, presque sucré, et des tanins bien enrobés. Légère astringence en finale et persistance aromatique impressionnante. Ça frise la perfection.
Entre 100 et 160 $ en Californie. , presque
 
Château Troplong-Mondot 1990, St-Émilion 1er Grand Cru Classé "B"
Un peu plus discret au nez, mais aussi intéressant, avec les mêmes notes végétales (poivron et fines herbes séchées), mais plus épicées et torréfiées que le précédent. Texture, structure et équilibre impeccables en bouche, avec un beau fruité bien mûr. Là encore, légère astringence en finale et très belle longueur. Impressionnant!
Entre 325 et 500 $ aux États-Unis.

Château Léoville-Barton 1988, 2e Grand Cru Classé St-Julien
Nez intense de bordeaux mature, avec du cuir, de la torréfaction et des olives noires. Structure moyenne, bien frais, légère astringence et bonne longueur. Délicieux !
90 à 200 $. Le 1986 est 424 $ à la SAQ.

Château Léoville-Poyferré 1990, 2e Grand Cru Classé St-Julien
Un autre chef-d'oeuvre aromatique, intense, mature, animal (cuir), torréfié, épicé (poivre), complexe. La bouche est à l'avenant, grasse, ronde, avec une belle acidité et un équilibre impeccable. La finale est fraîche et légèrement astringente.
200 à 275 $ en Californie et en Europe.

Château Lagrange 1990, 3e Grand Cru Classé St-Julien
66 % cabernet sauvignon, 27 % merlot et 7 % petit verdot. Nez intense, bien bordelais, encore fruité, poivré, torréfié, fines herbes; belle maturité. Énorme en bouche et bien équilibré, avec des tannins presque soyeux, des notes fruitées, grillées et une belle fraîcheur. Très long en plus. De quoi tenir encore plusieurs années. Le bonheur parfait.
Entre 100 et 150 $ aux É.-U..

Château Pontet-Canet 1990, 5e Grand Cru Classé, Pauillac
Une autre perfection. 60 % cabernet sauvignon, 33 % merlot, 5 % cabernet franc et 2 % petit verdot. Nez bien ouvert très tertiaire, avec du cuir et une surprenante note fumée; tout à fait mature. Très gras et parfaitement équilibré en bouche et beaucoup de finesse, malgré une finale encore assez astringente. Difficile de demander plus, surtout pour un 5e.

Syndiquer le contenu