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Libre d'acheter du vin partout au Canada?

Un juge du Nouveau-Brunswick vient de déclarer illégale une loi de cette province qui interdit de rapporter de l'alcool acheté dans une autre province.

Le juge Ronald Leblanc de la Cour provincial du Nouveau-Brunswick a déclaré anticonstitutionnel l'article 134 b de la Loi sur la réglementation des alcools de cette province.

Que dit cet article 134 b

134 Sauf dans les cas prévus par la présente loi et les règlements, nul ne doit, dans la province, soit personnellement, soit par l’entremise de son commis, employé, préposé ou représentant, avoir ou garder des boissons alcooliques
b) achetées ailleurs qu’à la Société.
(Loi sur la réglementation des alcools)

Le juge dans un jugement de 88 pages déclare que

Section 134(b) of the Liquor Control Act of New Brunswick constitutes a trade barrier which violates section 121 of the Constitution Act, 1867 and is therefore of no force or effect...

Donc, une province n'aurait pas le droit d'interdire d'acheter, de rapporter ou de faire venir un bien acheté dans une autre province. La section 121 de la Constitution dit que

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.
(Lois constitutionnelles de 1867 à 1982)
 

Ainsi, une province ne peut pas empêcher un citoyen de posséder un article acheté dans une autre province.

Est-ce à dire que la Loi québécoise serait elle aussi anticonstitutionnelle?

Que dit la Loi sur la Société des alcools du Québec?
À l'article 37, cette loi dite S-13, dit ceci

Sur recommandation du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et du ministre de la Sécurité publique, le gouvernement peut faire des règlements pour:
 9.2° déterminer les modalités selon lesquelles une personne peut apporter au Québec des boissons alcooliques acquises dans une autre province ou un territoire du Canada pour sa consommation personnelle et en prescrire les quantités;
(Loi sur la Société des alcools du Québec et Règlement sur la possession et le transport au Québec de boissons alcooliques acquises dans une autre province ou un territoire du Canada.)

Ainsi, si on se fie au jugement du juge Ronald Leblanc, l'article de la loi du Québec limitant le droit de rapporter un bien, en l'occurrence des boissons alcooliques, d'une autre province serait anticonstitutionnel.

Nous aurions donc le droit de faire venir du vin de n'importe où au Canada, comme nous pouvons le faire pour tout autre bien.

C'est d'ailleurs ce que veut le gouvernement fédéral qui insiste pour encourager le commerce libre entre les provinces de ce pays. Ainsi, depuis 2012, Poste Canada livre le vin partout au pays.

Et les taxes?
Il faut poser tout de même la question des taxes. La plupart des provinces utilisent le vin comme source de revenus en le surtaxant. Il s'agirait alors d'acheter le vin en franchise (hors-taxe) d'une autre province et de payer les taxes dans notre province comme on le fait pour les meubles entre autres. Les provinces pourraient aussi décider d'harmoniser leurs taxes.

Le nombre de vins à moins de 12 dollars remonte à la SAQ

Après avoir réduit considérablement le nombre de vins à bon prix, la SAQ a recommencé à offrir des vins à «petits prix» à ces clients.

Le nombre de vins à moins de 12 $ était tombé 127 en janvier 2015. Puis il a tranquillement remonté pour atteindre 172 en janvier dernier. Pour redescendre à 152 en mars dernier et finalement remonter à 190 aujourd'hui. C'est une augmentation de 63 vins de moins de 12 $.

Le nombre de vins à moins de 10 $ varie de 23 à 31 depuis le début de 2015.

Par contre, pendant ce temps le nombre de vins de 12 à 15 $ n'a cessé de décroitre passant de 410 en janvier 2015 à 382 aujourd'hui.

Ce qui fait qu'au total le nombre de vins à moins de 15 $ n'a augmenté que de 35 unités.

  Nombre de vins par catégorie de prix  
Prix $
 janvier 2015 30 avril 2016  
-10 26 31 + 7
-12 127 190 + 63
12-15 410 382 - 28
tous 8370 7693 - 677

Dans les catégories supérieures, le nombre de vins diminue dans toutes les tranches de prix, particulièrement dans celle de 15 à 20 $.

L'offre totale de vins de la SAQ diminue depuis quelques moins. Elle était autour de 8300 produits au cours des années 2014 et 2015; elle est actuellement d'un peu moins de 7700 vins.

La loi qui limite l’importation d’alcool provenant d’une autre province est inconstitutionnelle

La loi qui limite l’importation d’alcool provenant d’une autre province est inconstitutionnelle.
C'est ce qu'a déclaré ce matin un juge de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick.

Le juge Ronald Leblanc a rendu sa décision et donne raison à Gérard Comeau, un résidant de Tracadie qui contestait l’article 134b de la Loi sur l’alcool du Nouveau-Brunswick.
M. Comeau avait été accusé d'avoir rapporté au Nouveau-Brunswick 14 caisses de bières achetées au Québec.

Dans un jugement lu pendant 2 heures 40 minutes, le magistrat affirme que l'interdiction provinciale de rapporter de l'alcool acheté dans une autre province du pays constitue une barrière commerciale ce qui contrevient à la l'article 121 de la Constitution du Canada.

L'article 121 de la Constitution dit ceci

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.

121. All Articles of the Growth, Produce, or Manufacture of any one of the Provinces shall, from and after the Union, be admitted free into each of the other Provinces.
(LOIS CONSTITUTIONNELLES DE 1867 à 1982)

Dans son jugement, le juge Leblanc dit qu'il était clair que les Pères de la Conférération canadienne visaient le libre échange entre les provinces lorsqu'ils ont adopté la constitution en 1867.

Le juge a également noté que les précédents ne pouvaient pas être ignorés et que la question du commerce interprovincial de l'alcool a été débattue dans les tribunaux canadiens dès 1921 dans une affaire opposant Gold Seal Ltd et l'Alberta. (Gold Seal Ltd. v. Alberta (Attorney-General))

Ce jugement pourrait changer énormément le commerce interprovincial des alcools au Canada.

Ce qui laisse entendre que la loi québévoise limitant l'achat d'alcool dans une province soit aussi anticonstitutionnelle (Loi 25, articles 195 à 197).

La couronne ne veut pas commenter la décision pour le moment. Le procureur dit qu'il est trop tôt pour dire s'il ira en appel.

Il est fort possible que ce jugement soit porté en appel par les monopoles d'alcool du pays ou par des gouvernements.

Le gouvernement fédéral a déjà abandonné en 2012 sa loi interdisant le commerce le l'alcool entre les provinces.

Toutefois, plusieurs provinces maintiennent des barrières et des limites à la libre circulation de ces produits.

________
Voir à ce sujet SAQ anticonstitutionnelle?  août 2015

Voir aussi Le concept d'union économique dans la Constitution canadienne: de l'intégration commerciale à l'intégration des facteurs de production, Ivan Bernier, Les Cahiers de droit, vol. 20, n°1-2, 1979, p. 177-228.

Baisses dans les ventes de vins courants à la SAQ

Pendant que les chiffres de la Société des alcools du Québec nous indiquent des hausses dans les ventes de vins de spécialité de plusieurs pays (voir ici), nous constatons de fortes baisses dans les ventes de vins courants de nombreux pays.

Les vins courants représentent environ 80 % des ventes de la SAQ. Ils sont placés dans les rayons à l'entrée et au centre des magasins de la société d'État. Alors que les vins de spécialité sont les vins importés en plus petites quantités, disponibles pour de courtes périodes et placées sur les rayons le long des murs, au fond du magasin ou dans la section «Cellier». Il y a environ 1000 vins courants et plus de 10 000 vins sporadiques de spécialité.

Les baisses des ventes sont surtout notables parmi les vins rouges.
Entre autres, les ventes des vins rouges (en valeur) des États-Unis ont connu une baisse de -10 % pour les 12 mois se terminant en septembre 2015 (Période no 5-2015). Ces chiffres ne comprennent pas les ventes en SAQ-Dépôt.

Les vins rouges de Languedoc, de la Vénétie, de Bordeaux, du Rhône, du Chili, du Beaujolais, de Beaugogne, d'Afrique du Sud et du Piémont ont aussi connu des baisses de ventes allant jusqu'à moins - 15 %.

Pendant ce temps, les vins rouges du Portugal connaissaient une hausse des ventes de 18 %; et ceux d'Australie et de plusieurs régions d'Italie étaient en hausse.

Les vins blancs ont connu plus de succès que les rouges pour la plupart des régions.
Ce fut notable pour des blancs d'Italie en hausse de 14 % en Vénétie; de 20 % dans diverses régions d'Italie. Les blancs du Chili et du Portugal ont connu des hausses de ventes respectives de 18 et de 13 %.

Vins rouges courants
  % millions
$
États-Unis -10  115
Languedoc -,6 80
Vénétie -11  66
Espagne -,4 69
Toscane -8  37
Bordeaux -8  33
Argentine -5  32
Rhone -9  26
Chili -5  24
Beaujolais -12  22
Sud-Ouest -13  15
Bourgogne -10  11
Afrique du Sud -11  11
Piémont -15  9

Les hausses
Portugal +18  30
Australie +6  40
Sicile et Sardaigne +8  14
Italie autres régions +5  73
France autres régions +32  7
Autres pays +5  5

En blanc
États-Unis +5  40
Vénétie +14  32
Nouvelle-Zélande +2  30
Languedoc +5  29
Sud-Ouest -3  25
Bourgogne -2  24
Italie autres régions +20  24
Australie -,7
23
Alsace +5  17
Chili +18  13
Portugal +13  10
Loire +4  8
Australie -13  6
Ventes $ : Produits courants, actifs et en écoulement (exculant SAQ Dépôt) 13 périodes mobiles se terminant à la P05-2015.

Du côté des champagnes, ce fut une hausse de 2 % à 25 millions de dollars; mais une légère baisse de - 0.8 % pour les mousseux à 48 millions de dollars. Finalement, les portos sont en baisse de 8 % à 15 millions de dollars.

Hausse de 25 % des ventes des vins de spécialité du Portugal au Québec

Les ventes de vins du Portugal, de l'Afrique du Sud, du Canada, de l'Autriche, des pays de l'Est et de l'Espagne sont en hausse dans la section des vins de spécialité des magasins de la Société des alcools du Québec.

La Société des alcools a publié les chiffres des tendances de ventes des vins de sa section de spécialité.
Il en ressort des indications dans les préférences des consommateurs québécois au cours des 12 derniers mois.

Ces chiffres ne comprennent toutefois pas les ventes des gros vendeurs de la section des vins courants ni les vins des SAQ-Dépôts. (Les ventes en vins courants du Portugal ont été de 30 millions $.)

Ainsi, les vins du Portugal ont connu une hausse des ventes de l'ordre de 25 % en 2015-2016 par rapport à 2014-2015. Les ventes des 260 produits de ce pays ont totalisé près de 22 millions de dollars. L'année précédente, les 180 vins du Portugal avaient aussi connu une hausse de 20 % à 16 millions de dollars.

Les 279 vins d'Afrique du Sud sont en hausse de 23 % à 15 millions de dollars. (Mais une baisse de -11 % en vins rouges courants à 11 millions $)

Les 223 vins du Canada sont en hausse de 21 % à près de 5 millions de dollars. (En vins courants, ce fut toutefois une baisse de -10 % à 1,7 millions $)

Les vins de la section des pays divers, dont l'Autriche et les pays de l'Est, sont en hausse de 12 % à près de 18 millions de dollars.

Les 827 vins d'Espagne sont en hausse de 11 % à 55 millions de dollars.

Les vins des États-Unis sont en hausse de 6 % à 64 millions de dollars. Ils ont connu une hausse de 14 % l'année précédente. (Pour les produits courants rouges, ce fut toutefois une baisse de -10 % à 115 millions $.)

Finalement, les bourgognes blancs sont en hausse de 5 % à près de 15 millions de dollars.

Les vins de Vénétie sont en hausse de 2 % à 30 millions $ et ceux du Piémont sont stables à près de 13 millions $.

Du côté des baisses, la SAQ ne mentionne que -2 % pour le Beaujolais et les vins du Rhône.

En conséquence, la direction de la SAQ dit qu'elle mettra ses efforts à ajouter à son répertoire des vins du Swartland en Afrique du Sud; du Douro et du Vinho Verde au Portugal; du Mâconnais en Bourgogne et du Comté de Prince Édouard en Ontario.

Produits courants
En ce qui concernen les produits courants, la hausse des ventes de vins protugais a été de 18 % pour les 15 vins rouges et de 13 % pour les 4 vins blancs.
La SAQ veut ajouter un blanc du Portugal de moins de 10 $ et un blanc de 12 à 15 $ à son répertoire de vins courants; ainsi que 3 rouges de ce même pays: un rouge de 10 à 12 $; un de 12 à 15 $ et un de 15 à 17,45 $.
De plus, 2 rouges supplémentaires seront disponibles bientôt: le Lab Red à moins de 12 $ et le Herdade Grande Vinho Regional Alentejano à moins de 17,45 $.

Le prix moyen des vins rouges courants à la SAQ est de 12,31 $; celui des blancs est de 12,11 $.
Les ventes de vins blancs courants ont été de 10 millions $; tandis que celles des vins rouges courants ont été de près de 30 millions de dollars.

Voir aussi

Fin des pesticides à Bordeaux ?

Le titre est fort !
La région viticole de Bordeaux est celle qui utilise le plus de pesticides en France avec la Champagne et la Loire. (1)

Pourtant, le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) vient de se déclarer favorable «à la sortie de l'usage des pesticides» pour les vins de Bordeaux.

M. Bernard Farges a fait cette déclaration hier lors de l'assemblée générale du CIVB. «Notre filière des vins de Bordeaux, dans son intégralité, a les mêmes attentes que les associations qui nous interpellent. Oui, la filière a pour objectif la diminution forte, voire la sortie, de l'usage de pesticides.»

Déclaration qui semble étonnante de prime abord. Le CIVB est poussé de tout bord par les organisations écologistes et celle de défense de la santé qui accusent les producteurs de vins de Bordeaux de polluer la région et de nuire à la santé de ses habitants.

De plus, la région a été frappée par deux «accidents» assez graves touchant la santé d'enfants et d'écoliers du département. Les épandages de pesticides près des écoles ont fait grand bruit dans la région. (2)

Le CIVB accusé de traiter à la légère les craintes des citoyens se devait donc de faire preuve d'un peu plus de compassion et d'empressement.

Toutefois le président des vignerons de Bordeaux tempère et dit que cette sortie des pesticides ne se fera pas rapidement. «Cet objectif, la diminution forte, voire la sortie, des pesticides, ne sera pas atteint en quelques semaines ni avec des mesures simplistes.»

Il ajoute avoir «un objectif commun avec nombre d’associations nous interpellant sur le sujet. Notre chemin pour y arriver peut être différent de celui réclamé par ces associations, toutefois l’objectif est commun.»

Il ne dit pas non plus comment ça se fera, mais plutôt comment ça ne se fera pas. «Il ne sera pas atteint non plus en opposant les modèles, conventionnel, certifié, bio, biodynamie.» Il dit plutôt sans préciser que «ces solutions seront diverses et complémentaires.»

À Bordeaux, l'on parle beaucoup de culture raisonnée, mais cette expression semble peu convaincante.
La culture sans pesticides semble plus difficile dans cette région en raison du climat atlantique qui amène de l'humidité favorable à la croissance des champignons qui nuisent à la vigne. De plus, les surfaces sont plus grandes ce qui inciterait à avoir recours plus souvent au chimique.

Toutefois, certains producteurs réussissent à faire du vin sans pesticides. Certains disent même qu'on ne devrait donner l'AOC qu'aux vins bios.

La conversion des vignerons au bio est lente à Bordeaux, mais tout de même progressive. Selon les chiffres de l'Agence Bio, il y avait, en 2014, 730 producteurs bio sur près de 10 000 hectares à Bordeaux. Bordeaux est tout de même la quatrième région productrice de vin bio de France avec 100 000 hectolitres après le Languedoc-Roussillon (500 000 hl), le Rhône (250 000 hl), la Provence (130 000 hl) et avant la Loire (70 000 hl), selon les chiffres publiés en janvier 2016 par Millésime Bio.

Le bio ne représentent que 4,7 % des surfaces agricoles en Aquitaine, contre 15 % en Provence et 11 % en Languedoc-Roussillon. (3)

Autrefois, tous les vins étaient bio. Tous les vignerons étaient bio. Maintenant, des vignerons disent ne plus savoir comment faire des vins sans pesticides chimiques. D'autres ajoutent que ça coutera trop cher et qu'il y aurait trop de perte. Pourtant, certains réussissent !

Réactions
Cette déclaration de vouloir sorit le chinique de la vigne bordelaise, est-ce sérieux ou tout simplement une opération de relation publique? «Prôner la "sortie" des pesticides ressemble fort à une annonce destinée surtout à calmer le jeu médiatique et à rassurer les acheteurs de vin français, surtout à l’étranger», écrit Richard Werly correspondant du Temps (site suisse d'information) à Paris.

«Il faut que le CIVB arrête de jouer les pucelles effarouchées en nous expliquant que les pesticides ça n'a pas de conséquences et qu'on ne les utilise pas. Il faut arrêter de ne pas reconnaître la vérité», dit, de son côté, Noël Mamère, député de la 3e circonscription de Gironde et maire de Bègles, commune limotrophes de Bordeaux.

________
(1) CARTE. Quels pesticides dangereux sont utilisés près de chez vous? Cash Investigation, FranceTv
(2) Est-ce que la culture de la vigne est en train de tuer des enfants, 
Le Monde au naturel
(3) Agriculture bio : votre région soutient-elle vraiment les alternatives aux pesticides? Basta Mag

 

Pourquoi certains vins nous déplaisent

Des vins qu'on aime et d'autres non!

Qu'est-ce qui fait que certains vins nous plaisent moins?

Vous êtes en train de déguster des vins avec des amis et les commentaires fusent de toute part. Certains aiment tel vin pendant que d'autres disent qu'il n'est pas bon!

Pourquoi donc des vins sont-ils jugés moins bons par plusieurs dégustateurs?

VÉGÉTAL
ACIDE
SUCRE
TANINS
ALCOOL
BOIS

Écoutons-les.
Végétal, acide, astringent, boisé, alcooleux, sucré.

Ce sont les principaux qualificatifs employés par des dégustateurs pour décrire des vins qui n'ont pas leur faveur.

Pourtant, dans les vins, il y a du végétal, de l'acidité, des tanins, du sucre, de l'alcool et quelques fois du bois. Ce sont les composants mêmes du vin et ce sont ces éléments qui font la qualité du vin.

Par contre, si on juge qu'il y a un excès d'un de ces éléments, le vin est dit moins plaisant ou carrément déplaisant.

Un vin qui a une belle acidité est dit rafraichissant. Par contre, si l'on perçois un excès d'acidité, trop d'acides on le dit vert et acerbe.

C'est la même chose pour les tanins. S'il y en a trop, le vin sera dit rugueux, âpre, astringent.

De même pour l'alcool. Si on juge qu'il y a trop d'alcool par rapport au fruit, on dira le vin alcooleux. La finale pourra alors paraitre brulante, ce qui peut être dû à la forte présence d'alcool ou encore à l'ajout de substances désaciditiantes au vin. L'abus de bois peut être jugé dévalorisant pour un vin. Si le vin a un fort goût de vanille, on pourrait le décrire comme étant du jus de madrier. Plus un amateur de vin progresse dans sa connaissance du vin, plus il sera réfractaire aux saveurs boisées.

Le sucre peut aussi déconsidérer un vin. Si le consommateur juge qu'il y a trop de sucre, le vin lui déplaira.

Donc, ce qui fait qu'un vin est moins aimé c'est souvent qu'il y a trop d'un de ses composants. Soit trop d'alcool, d'acide, de tanins, de sucre, de bois ou de végétal.

Plus rarement on dira d'un vin qu'il est moins bon parce qu'il manque d'acidité, de tanins, de sucre... Mais ça peut arriver dans le cas de certains vins dits mous, pâteux ou fluets.

Tout ceci dépend aussi des seuils de tolérance de chacun. Le niveau de perception de ces éléments varie d'une personne à l'autre.

Alors, la prochaine fois que vous jugerez un vin qui vous semble peu plaisant, essayez de mettre le doigt sur ce qu'il a de trop : acidité, végétal, bois, alcool, sucre ou tanins.

Hausse des importations de vin au Canada

Le Canada a de nouveau accru son volume d’importation de vin entre 2014 et 2015 de 300 000 hectolitres (+7,4%), passant ainsi la barre des 4 millions de litres. La valeur globale de ces importations a également progressé de 10,4 %, pour atteindre 1,6 milliard d'euros, selon les chiffres colligés par l'Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV).

Le Canada est le cinquième importateur de vin en valeur et le sixième en volume.

Près de 30 % des importations de vin se font en vrac au Canada, soit 28 %. Plus que les États-Unis où le vrac constitue 25 % des importations.

Le principal exportateur de vin est l'Espagne avec 24 millions d'hectolitres, suivis de l'Italie avec 20 millions et de la France avec 14 millions.

Toutefois en valeur, le principal exportateur est toujours de loin la France avec 8,2 milliards d'euros, suivi de l'Italie avec 5,3; pendant que l'Espagne ne récolte que 2,6 milliards d'Euros pour ses exportations pléthoriques.

Les principaux pays consommateurs sont les États-Unis en hausse de 1 %; la France en baisse de -1,2 %; l'Italie en hausse de 0,3 % et l'Allemagne en hausse de 1,1 %.

Selon les chiffres de l'OIV, le principal producteur de vin est l'Italie qui a accru sa production de 12 % entre 2014 et 2015. Il est suivi de la France, en hausse de 2 % et de l'Espagne en baisse de -6 %.

Nous payons le vin américain plus cher que tout le monde

L'importation de vin américain au Canada a connu une croissance en volume en 2015 malgré un taux de change défavorable.

La hausse des achats en volume a été de 5,8 % à 99 millions de litres.

Par contre, exprimées en dollars américains, les ventes ont été en baisse de 5,3 % à 461 millions de dollars américains. Il faut dire ici que plusieurs vins américains sont négociés en dollars canadiens.

«Les ventes de vin de la Californie ont continué à être fortes au Canada l'an dernier, malgré des taux de change défavorables. En 2015, les ventes de vins américains ont dépassé les vins de France et d'Italie pour la première fois accaparant ainsi la plus grande part du marché des vins de table à l'importation sur le marché canadien», a déclaré Rick Slomka, directeur commercial pour le Canada du California Wine Institute.

Pendant ce temps, les ventes de vin américain en Europe ont connu une croissance de 5 % en volume et de 20 % en valeur. Soit 238 millions de litres pour 621 millions de dollars.

Il est étonnant de constater que les Européens paient en moyenne 2,60 US$ pour un litre de vin américain; alors que nos monopoles du Canada le paient près du double à 4,90 US$.

Le prix moyen mondial pour le vin américain a été de 3,60 US$ en 2015.

Prix moyen payé pour un litre de vin importé des États-Unis en 2015
Mondial Europe Canada
3,60 US$ 2,60 US$ 4,90 US$

Le Canada avec 99 millions de litres est le deuxième marché en importance pour le vin américain après l'Europe (225 millions). Le troisième acheteur est le Japon avec 25 millions de litres. Les exportations totales de vin américain totalisent 442 millions de litres, selon le Wine Institute des États-Unis.

La SAQ a aujourd'hui 713 vins (750ml) des États-Unis à son répertoire, dont seulement 36 sont à moins de 15 $ !

Voici un extrait du tableau préparé par le Wine Institute des États-Unis.

U.S. WINE EXPORTS
Year to Date: January-December
2015 and 2014

 

 

Value (U.S. Dollars)

Variance
’15 v ‘14

Volume (Liters)

Variance
’15 v ‘14

PARTNER COUNTRY
Ranked by 2015 Value

 

2015

2014

Percent

2015

2014

Percent

European Union Total**

 

621,904,744

517,622,655

20.15%

238,587,949

225,918,167

5.61%

Canada

 

461,192,662

487,047,858

-5.31%

99,757,425

94,260,404

5.83%

WORLD TOTAL

 

1,606,826,382

1,494,057,715

7.55%

461,014,596

442,693,188

4.14%

**Stats for the 28 EU countries are combined because transshipments to final destinations in neighboring countries make a country-by-country breakdown not reflective of actual consumption in each country. Wine Institute.

 

De gros vins américains

Est-ce que gros vin est synonyme de grand vin ?

Est-ce qu'un grand vin doit être gros ?

J'ai eu l'honneur de participer à une dégustation de ce qu'on appelle des «grands vins de Californie». Des vins des maisons Sterling, Caymus, Dominus, Phelps, Grgich et autres à l'Académie du vin de l'Outaouais.

Des vins payés, à l'époque (vers 2009) jusqu'à 120 $. Plusieurs de ces vins sont plus chers aujourd'hui.

Des vins qui ont reçu de fortes notes des commentateurs américains. Ce sont des vins appelés «meritage», de cépages bordelais. À l'origine, ces producteurs tentaient d'imiter les vins de Bordeaux. Aujourd'hui, ce n'est plus aussi évident.

Ce sont de gros vins dans ce sens qui ont beaucoup de tout. Beaucoup de fruit, souvent confituré, beaucoup d'alcool, beaucoup de vanille, beaucoup de tanins.

Ces vins plaisent beaucoup aux grands commentateurs de vins américains parce qu'ils sont gras, amples, joufflus, nourris, boisés, tanniques, confiturés, riches, impressionnants et opulents. Ils en mettent plein la bouche. Ce n'est pas la finesse qui est recherchée ici, mais plutôt l'opulence. Le producteur veut que son vin frappe, impressionne et plaise à la première gorgée.

Il faut dire aussi que les chroniqueurs vin n'en prennent souvent qu'une gorgée et que celle-ci doit les impressionner suffisamment pour qu'il accorde une bonne note au vin. Ces chroniqueurs, Parker, Suckling et autres, jugent ces vins au moment de leur mise en marché et même quelquefois avant la mise en bouteille. Dans leur jeunesse, ils sont souvent très impressionnants.

Quand est-il au bout de 10 ans?
Est-ce que ces vins s'améliorent, s'affinent?
Est-ce qu'ils digèrent bien le boisé de leur jeunesse? Est-ce que les gros tanins s'affinent? Est-ce que ce fruité confituré devient plus fin?
Certains oui, d'autres non.

Merlot 2005, Sterling Vineyards
Belle texture quoiqu'un peu surette, un peu asséchant. Pas sucré, sec, vanillé et assez équilibré. Bien bon **1/2
14,2 %/vol. Contient du cabernet franc, gros verdot (fer servadou?), petite sirah (pas tout à fait un « meritage »), malbec et petit verdot. 25 $.

Cabernet sauvignon 2005, Joseph Phelps
Foncé, fruité, vanillé, plus rond que le précédent, alcool très marqué, finale un peu amère.  Bon. **
14,5 %/vol. 90 % cabernet sauvignon, 6 % merlot et 4 % petit verdot. 25 % des raisins achetés de vignerons indépendants. 10 mois dans du chêne français et américain de 2 à 4 ans. 80 $

Napa Valley Red 2006, Pahlmayer
Opaque, fruité, costaud, riche, alcooleux, floral violette, médicamenteux, peu tannique, du fruit en masse. Long. Très bon. ***
15,2 %/vol. 81 % cabernet sauvignon, 10 % merlot, 6 % cabernet franc, 2 % petit verdot et 1 % malbec. 18 mois en chêne français, 80 % neuf. Non collé, non filtré. 95 RMP (déc.’08), 93 S.Tanzer (juin’09), 90 WS (nov.’09). 120 $

Cabernet sauvignon 2006, Estate Grown, Grgich Hills
Rugueux, tannique astringent, finale piquante. Il a été le préféré du groupe. (voir le commentaire dans Facebook) Bien bon. **1/2
14,5 %/vol. 90 % cabernet sauvignon, 6 % petit verdot, 3 % merlot et 1 % cabernet franc.
21 mois de chêne français. En biodynamie. 75 $

Cabernet sauvignon 2006, Cakebread Cellars
Nez différent, plus juteux, tannique, beau nez végétal, sérieux, ample. Très bon. ***
14,2 %/vol. 78 % cabernet sauvignon, 16 % merlot, 4 % cabernet franc et 2 % malbec. 100$

Cabernet sauvignon 2006, Caymus
Très aromatique, violette, fruité sucré, alcool un peu brulant, un peu pâteux. Bien bon.  **1/2
14,5 %/vol. 92 WS (déc.’08), 90 S.Tanzer (déc.’08), 17,5/20 Jancis Robinson (août’09). 90 $

Cabernet sauvignon 2007, Joseph Phelps
Opaque, végétal, fougère, choux, bois vernis, asséchant, fait faire une grimace, le plus mauvais du groupe.
14 %/vol. 84 % cabernet sauvignon, 10 % merlot, 3 % petit verdot, 2 % cabernet franc et 1 % malbec. 41 % des raisins achetés de vignerons indépendants. 18 mois en chêne français et américain, 50 % neuf, 50 % 1 à 2 ans. 75 $

Mountain Cuvée 2007, Chappellet
Le vin est vert, vanillé et la finale est brulante. Le deuxième plus mauvais du groupe.
14,9 %/vol. 51 % cabernet sauvignon, 46 % merlot, 1 % petit verdot, 1 % malbec et 1 % cabernet franc. 40 $

Dominus 2007, Dominus Estate
Un vin crémeux, riche et un peu pâteux. Finale un peu brulante.  Correct. *
14,2 %/vol. 94 % cabernet sauvignon, 3 % cabernet franc, et 3 % petit verdot. 40 % de barriques neuves.  120$

Cabernet sauvignon 2008, Special Selection, Caymus
Très aromatique, très fruité. tutti-frutti, peu tannique, réglisse, violette et porto, très différent des autres, mon préféré. Excellent. ****
15,4 %/vol. Ce serait le premier millésime à contenir 14 % de merlot. 98 J.Suckling, 94 RMP, 94 WS, 93 S. Tanzer  120 $.

Donc, ce n'est pas parce que c'est gros et bien coté par les coteurs américains que c'est nécessairement encore bon ou meilleur après quelques années de vieillissement en cave. Ce qui est étonnant c'est de voir les prix demandés pour ces vins. Ils ne sont vraiment pas gênés ces producteurs de gros vins de Californie!

Vite un bon petit vin du Rhône, de la Loire, de l'Espagne ou de la Sicile pour replacer les papilles!

Progressions plus lentes des bénéfices de la SAQ

Les bénéfices de la Société des alcools augmentent beaucoup moins vite aujourd'hui qu'il y a 4 ans.

De 2006 à 2012, la croissance variait de 5,5 % à 9,3 % pour des hausses annuelles de revenus de 47 à 85 millions de dollars par année.

Par contre, ces dernières années, la croissance des revenus de la SAQ est allée de -2,6 % à 3 % pour des revenus maximums de 31 millions de dollars.

C'est en 2013-2014 que l'élastique a cassé!
Les bénéfices de la SAQ ont alors chuté de 27 millions de dollars.

Puis en 2014-2015, la croissance a été de 3 %.

Pour l'année en cours, la SAQ prévoyait que sa croissance sera de seulement 1,5 %.

Progression des bénéfices de la SAQ en millions $ et en %
  2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
$ 53 51 47 59 48 85 30 -27 31 16
% 8 % 7 % 6 % 7,3 % 5,5 % 9,3 % 3 % -2,6 % 3 % 1,5 %

 

Le bénéfice de la SAQ a atteint 1 milliard en 2011 et s'accroît plus lentement depuis ce temps. Ces sommes sont versées au gouvernement du Québec. Son bénéfice s'est accru rapidement après la grève de 2004-2005 jusqu'en 2013. La croissance est toutefois très faible depuis ce temps comme nous le montre ce tableau établi par la SAQ et le ministère des Finances du Québec.

Un million de litres de vin de plus aux Fêtes

Il s'est vendu un million de litres de vin de plus au trimestre se terminant le 2 janvier dernier au Québec.

Ce million supplémentaire, les Québécois l'ont acheté à 500 000 litres dans les succursales de la SAQ et à 500 000 litres aussi dans les épiceries et dépanneurs.

Ce qui représente une hausse des ventes de 2,5 % dans les succursales et de 3,6 % en épicerie.
En dollars, la hausse a été plus forte là encore dans les dépanneurs; soit +5 %, contre +1 % dans les succursales.

  Volume vin
(millions de litres)

Ventes $
(millions dollars)
  Noël
2014
Noël
2015

 
Noël
2014
Noël
2015
 
Succursales 40,9 41,4 2,5%   684,1 690,9 1%
Épiceries 13,6 14,1 3,6%   108,4 113,9 5%

(En dollars, ce sont les chiffres de ventes de la SAQ aux épiciers et non les chiffres de ventes des épiciers à leurs clients.)

Pour le trimestre de Noël 2013, la hausse avait été de 800 000 litres, dont 500 000 dans les épiceries. Pour Noël 2012, il y avait eu par contre une forte baisse des ventes.

Le Québécois achète son vin une bouteille sur quatre en épicerie.

D'après ces chiffres, la SAQ vend la bouteille de vin de 750 ml en moyenne 12,51 $ (avant taxes) en succursale et 6,05 $ aux épiciers.

Baisse dans les restaurants
Alors que les ventes en volume augmentent dans les succursales et les épiceries, elles diminuent dans les restaurants. En effet, au cours des 40 dernières semaines, la SAQ a vendu  200 000 litres de vins et de spiritueux de moins aux bars et restaurants.

Vins du Québec
Les ventes de vins du Québec ont connu une hausse de 9,3 % au cours des 40 dernières semaines; soit 319 000 litres. Par contre, elles ont baissé de 1,3 % au dernier trimestre de Noël.

La SAQ a publié ce matin ses résultats financiers pour les 40 premières semaines de l'année qui se terminera le 31 mars. Ses ventes se sont accrues de 1,7 %; ce qui est moins que la même période de l'année précédente où c'était une hausse de 2,7 %.

_______
Source: Rapports trimestriels SAQ.

14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 10 succursales

410 millions de dollars des ventes de 3 milliards de la Société des alcools du Québec se font dans seulement 10 succursales des 413 succursales.

C'est-à-dire que 14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 2,5 % des succursales.

De plus, de ces 10 succursales championnes, 7 sont des SAQ-Dépôt. Plus encore : 2 des autres succursales sont des fournisseurs de dépanneurs et épiceries. Elles approvisionnent les agences SAQ situées en région.

C'est ce que nous apprend la lecture des chiffres publiés ce matin par la journaliste Karyne Duplessis-Piché dans le journal La Presse. (SAQ: des dépôts et des succursales payantes)

Qu'elle est la leçon à tirer de ces chiffres?
Les SAQ-Dépôt tiennent un inventaire principalement composé de vins à moins de 20 $. La dépôt du marché central de Montréal qui a un chiffre d'affaire de 90 millions de dollars a 671 vins en stock, dont 512 à moins de 20 $; soit 76 % de son offre.

Cette succursale a 217 vins à moins de 15 $; soit 32 % de son offre.

Alors que pour l'ensemble des succursales de la SAQ, l'offre de vin à moins de 15 $ ne représente que 7 %; et l'offre à moins de 20 $ n'est que de 25 %.

Les consommateurs veulent donc du vin à bon prix!

La direction de la SAQ a finalement compris le message et a ajouté l'an dernier 4 succursales dépôts qui sont maintenant au nombre de 10.

De plus, maintenant 130 vins ne sont offerts que dans ces succursales dépôt, dont 11 au format d'un litre.

Les gens y achètent le vin à la caisse, profitant d'un rabais de 15 %.
Mais est-ce vraiment un rabais? Ça fonctionne par appel d'offres. Les (gros) producteurs paient le rabais. Ils haussent donc le prix de leurs vins pour offrir ce 15 %.

Ainsi, si on achète ces vins (plus de 500) dans les succursales ordinaires, on paie une surprime qui permet de réduire le prix pour ceux qui achètent dans les succursales dépôt.

Vin Québec a 19 ans

Le site Vin Québec a 19 ans ce mois-ci! 19 ans déjà !
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencé cette belle aventure.

Dix-neuf ans de recherches, d'études, de lectures, de dégustations, d'expérimentations, de voyages et de découvertes. Une passion qui perdure.

Un rappel : Vin Québec est un magazine gratuit et indépendant d'information sur le vin, sur le monde du vin.
Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Vin Québec est la revue du vin la plus consultée au Québec avec 350 000 lecteurs.

vinquebec.com depuis 1997

Du glyphosate dans le vin de Californie

Nous entendons beaucoup parler de cet herbicide puissant le glyphosate, contenu, entre autres, dans le pesticide de marque Roundup de la maison Monsanto. Une recherche dans Google Actualité nous donne des milliers de résultats juste pour le mois de mars.

Selon certains agriculteurs, on ne peut plus s'en passer. Par contre, d'autres disent qu'il faut maintenant l'interdire. C'est le cas de députés européens qui veulent faire interdire l'épandage de ce produit dans les campagnes européennes. Le glyphosate serait cancérigène et un perturbateur endocrinien. Il est devenu le numéro 1 des pesticides dans le monde. Il a été introduit en 1974 et depuis l'expiration du brevet en 2000, on le retrouve dans 750 produits phytosanitaires.

La lutte sera intense entre les pro et anti glyphosate.
En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (l'agence de l'Organisation mondiale de la santé chargée d'inventorier les substances cancérogènes) a classé le glyphosate «cancérogène probable» pour l'homme. C'est le niveau le plus élevé avant le niveau «certain».
Le renouvellement de son autorisation en Europe doit être décidé dans les prochaines semaines.

Le très puissant produit est utilisé pour désherber. Il est considéré comme étant très efficace par les agriculteurs qui ne savent plus comment s'en passer. On le retrouve aussi dans des fertilisants.

Le glyphosate est très répandu en Europe et en Amérique. La revue américaine Eco Watch rapporte qu'on en trouve dans le vin de Californie. La revue cite des chiffres du laboratoire Microbe Inotech de Saint-Louis qui en a trouvé dans des vins des vallées de Napa, Sonoma et Mendocino en Californie. Les quantités trouvées vont de 0,6 ppb à 18 ppb (parties par milliard). La plus faible quantité a été trouvée dans un vin bio.

Aux États-Unis, il n'y a pas de limite concernant le glysophate dans le vin. Toutefois, il y a une limite dans le raisin, et cette limite est de 200 ppb.

En février dernier, c'était l'émoi en Allemagne. On a trouvé du glyphosate dans le produit alimentaire phare de la Germanie: la bière. Dans les 14 bières analysées par l'Institut de l'environnement de Munich tous contenaient de 4 à 300 fois plus de glysophate que la quantité permise dans l'eau. En Allemagne la concentration permise dans l'eau serait de 1 µg/L. Au Canada, c'est 280 µg/L ! (280 microgrammes au litre ou 280 ppb)

Puis, on apprend que presque tous les Allemands seraient exposés au glyphosate. Le journal Le Monde rapporte que sur 2000 Allemands testés on a détecté 5 fois plus de glyphosate dans leur urine que la dose autorisée pour l'eau. De plus, ce taux était de 15 à 42 fois plus élevé pour 22 % des personnes analysées.

Le glyphosate aura donc la vie dure au cours des prochaines semaines.

Suivez ce dossier dans le fil de presse de Google Actualité.

 

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

 

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mis à jour régulièrement.
Dernière mise à jour : 25 mars 2016


Si c'est écrit Extra-sec, c'est que ce n'est pas sec !

L'autre jour, j'ouvre une bouteille de vin effervescent, un prosecco, un mousseux d'Italie.
Je le verse, et à la surprise de plusieurs, le vin n'est pas sec. Il a une belle saveur sucrée. Quelqu'un me fait remarquer qu'il est pourtant écrit «Extra-Sec» sur la contre-étiquette!

Je réponds que si c'est écrit «Sec» ou «Extra-Sec» que ce n'est pas sec!
Un mousseux vraiment sec sera étiqueté «Brut nature» ou «Non dosé» ou encore «Dosage zéro».
Il contiendra alors moins de 3 grammes de sucre au litre (3 g/l).

Un vin mousseux étiqueté «Brut» pourrait aussi paraître sec, si sont acidité est élevée. En effet, la réglementation européenne sur l'étiquetage réserve cette mention de «Brut» à des vins mousseux qui ont moins de 12 grammes de sucre, avec une tolérance allant jusqu'à 15 grammes.

On dit qu'en général la majorité des gens détecteront le sucre dans le vin à partir de 3 ou 4 grammes.
Cependant, si le vin est très acide, soit avec 6 à 7 grammes d'acidité en équivalence tartrique pour les vins hors France (ou 4-5 en équivalence H2SO4 pour les vins français) le seuil de perception montera alors à 5 ou 6 g/l de sucre pour une majorité de consommateurs.

Donc, en résumé, lorsque c'est écrit «Sec» ou «Dry» sur une bouteille de mousseux, c'est sucré!

Ces imprécisions sur le niveau de sucre des vins mousseux sont dommageables et nuisent aux ventes de ces vins. En effet, plusieurs consommateurs hésitent à acheter des vins mousseux craignant de tomber sur un vin sucré. Un mousseux sucré avec des fruits de mer ou du poisson ne fait pas bon ménage.

Voici donc les 7 mentions qui sont autorisées pour les vins mousseux sur le territoire de l'Union européenne et leur équivalence en grammes de sucre par litre.

Mentions Teneur en sucre

Brut nature
Extra brut
Brut
Extra dry
Sec
Demi-sec 
Doux

- 3 g/l
0 - 6 g/l
- 12 g/l
12 - 17 g/l
17 - 32 g/l
32 - 50 g/l
50 g/l et +

Il faut ajouter à ces chiffres la tolérance de 3 grammes.
En effet, le règlement dit que «la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure à plus de 3 g/l à l’indication figurant sur l’étiquette.»

Vous voyez ainsi que «Sec» c'est très sucré; soit jusqu'à 10 fois plus que ce qui est dit sec pour un vin non mousseux.
Ceci s'applique à tous les mousseux d'Europe: champagne, cava, prosecco, crémant et autres.

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Source : Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées, Maj : 05/2012 Guide d'étiquetage. (PDF)

Moins de choix à la SAQ

La Société des alcools du Québec a réduit le nombre de vins disponibles dans ces magasins.

Il y a aujourd'hui 662 vins de moins que l'an dernier.
Soit 7748 contre 8410 le 1er février dernier.
À notre connaissance, c'est la plus faible quantité de produits depuis novembre 2013.

Il y a 194 vins de moins dans la catégorie des 40 $ et plus.
C'est 171 de moins dans celle de 30 à 40 $.
Puis 188 de moins parmi les 20 à 30 $.
Puis 118 vins de moins dans les 15-20 $.
Il n'y a que dans la catégorie des vins de moins de 15 $ que le choix augmente légèrement pour revenir au niveau de janvier 2015.
 

Prix 1 Février 2015 24 Mars 2016 Diff
Nombre de vins (format 750 ml)
Total 8410 7748 -662
       
+40$ 3120 2926 -194
30-40 924 753 -171
20-30 2317 2129 -188
15-20 1514 1396 -118
-15$ 535 544 +9

Arsenic dans le vin: un tribunal rejette la plainte

Un juge américain a rejeté la demande de recours collectif contre 5 des 6 plus grands producteurs de vin californien dont les vins contiennent plus d'arsenic que la moyenne.

Les poursuivants prétendaient que ces fabricants de vin devraient informer le consommateur que leurs produits contiennent plus d'arsenic que le maximum permis pour l'eau.

Le juge a rejeté la cause disant que rien dans la loi ne les oblige à le faire.

En mars dernier, un laboratoire de Denver au Colorado a découvert que des vins de bas de gamme de 5 gros fabricants de vins de la Californie contenaient jusqu'à 25 fois plus d'arsenic que d'autres vins et cinq fois plus que la dose maximale pour l'eau.

Certains vins contenaient 50 parties par milliard d'arsenic par litre. Parmi les vins incriminés il y avait le fameux Ménage à Trois, si populaire au Québec.

Le juge John Shepard Wiley de la Cour supérieure de Californie rejette donc la demande de recours collectif.

Les poursuivants ont déclaré qu'ils en appellerait de cette décision.

Des questions en suspens
Plusieurs questions restent donc sans réponses.
Pourquoi ces vins bas de gamme contiennent-ils beaucoup plus d'arsenic que d'autres vins?
Pourquoi les vins du plus gros producteur de vin de Californie, Gallo, ne font-ils pas partie du groupe?

Pourquoi tant d'arsenic?
Pourquoi ces vins contiennent-ils tant d'arsenic? Nous émettons l'hypothèque que c'est à cause d'une forte utilisation d'eau et de pesticides.
Ces vins sont produits à partir de vignes établies en plaine et cultivées de manière intensive et fortement arrosées (irriguées) d'eau. L'eau contient plus d'arsenic en Californie qu'ailleurs. Soit souvent 3 ppm, contre moins de 1 ppm ailleurs. L'arsenic d'accumule dans le sol et les raisins. Ces vignes sont ensuite protégées par de fréquents arrosages de pesticides. Puis ces raisins sont traités de manière industrielle dans des usines à vin.

Y a-t-il danger?
L'arsenic et l'alcool ne font pas bon ménage, comme l'a démontré une étude faite au New Hampshire. L'alcool et l'arsenic forment un effet cocktail indésirable. En effet, notre foie en présence de l'alcool et de l'arsenic va traiter l'alcool en premier, laissant l'arsenic s'accumuler dans le sang.

Que doit faire le consommateur?
Comme dans toute chose concernant l'alimentation, la prudence est de mise. Vaut mieux choisir la qualité que la quantité à bas prix.

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Sur le même sujet:

Le site web de la poursuite : www.taintedwine.com

 

Le goût de bouchon ne vient pas toujours du TCA

Le goût de bouchon est détectable par une odeur de liège, de moisi ou de cave humide. Il est en général causé par un contaminant qui vit dans le bouchon; le TCA ou 2,4,6-Trichloroanisole.

À forte concentration, la plupart des amateurs de vin peuvent le détecter.
Toutefois, à faible concentration, on ne le détectera pas au nez. Toutefois il camoufle complètement les saveurs du vin, même à faible concentration. Le vin est alors dit fade.

On apprend maintenant que le TCA n'est pas le seul à donner ce goût de bouchon.
Un autre composé le MDMP (2-méthoxy-3,5-diméthylpyrazine donne aussi un gout de liège au vin.

Le laboratoire Excell de Bourdeaux dit dans un communiqué que «la 2-méthoxy-3,5-diméthylpyrazine (MDMP) qui communique un arôme plus complexe évoquant à la fois le "liège humide" (caractère "liégeux"), la "noisette fraîche" (caractère "végétal") et jusqu’à une odeur franchement "moisie" ou "terreuse" (pomme de terre) lorsque la concentration est élevée.»

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Origine et Incidence de la 2-Méthoxy-3,5-Diméthylpyrazine (MDMP), composé à l’arôme « moisi » et « liégeux », détectable dans les bouchons en liège et les copeaux de bois de chêne placé au contact des Vins, Laboratoire Excell, Bordeaux

Goût de bouchon dans les vins : EXCELL s'investit

Forte hausse des ventes de vins bio au Québec

Les ventes de vins bio se sont accrues de 16 % en volume au cours des 2 dernières années dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Pendant ce temps, les hausses de ventes en volume du total des vins dans les succursales, en épicerie et chez les agences n'ont été que de 1,9 %.

En dollars, c'est une hausse de 18 % pour les bio contre 3,7 % pour l'ensemble des vins.

Donc, le vin bio a finalement le vent dans les voiles!

L'offre de vins bio s'est aussi accrue à la SAQ au cours des deux dernières années. En effet, il y avait 215 vins bio indiqués comme tels sur le site saq.com fin 2013 et c'est monté à 370 en décembre 2015.

Sur 8000 vins c'est encore bien peu. Toutefois, il faut dire ici que le nombre de vins bio à la SAQ est plus élevé qu'indiqué dans le site du monopole. En effet, plusieurs producteurs ne veulent pas être étiquetés bio. De plus, la direction de la SAQ a des règles très strictes concernant l'étiquetage. Ce qui fait que certains producteurs ne peuvent pas indiquer «bio» sur leurs bouteilles.

Projet bio à la SAQ
La direction de la SAQ a dans ses cartons des projets de valorisation des vins bio. La firme Ad Hoc Recherche a été mandatée pour sonder les consommateurs sur les vins bio.

Ce n'est pas la première fois que la SAQ commande un sondage sur le sujet. En juin 2011, la société d'État avait publié les résultats d'un tel sondage. À la question «Vous arrive-t-il d'acheter des vins agrobiologiques?»  les réponses ont été: À l'occasion 42 %; Souvent 9 %; Rarement 34 % et Jamais 15 %.

Aujourd'hui, la SAQ se demande s'il faut regrouper les vins bio sous une même enseigne dans les magasins de la SAQ, comme elle l'a fait pour les produits «Origine Québec».

Il y a déjà eu des sections bio dans des magasins de la SAQ. Elles ont été fermées en mars 2011. On a dit alors que les producteurs préféraient que leurs vins restent dans leurs sections géographiques.

Depuis ce temps, suivant la demande de consommateurs, des conseillers en vin ont recommencé à regrouper certains vins bio dans une section de leurs succursales.

La demande de produits bio progresse rapidement dans les commerces d'alimentation. Il est normal que ce soit le cas aussi pour le vin.

Toutefois, dans le domaine du vin, l'offre n'est pas encore très évidente du moins dans les succursales de la SAQ. Ces produits sont éparpillés, peu identifiés et peu valorisés.

En Europe, la demande est galopante. En France, la consommation de vin bio a triplé en 10 ans, passant de 189 millions € en 2005 à 572 millions € en 2015. Le pourcentage de vigne bio est maintenant de 8 % en France; de 9 % en Espagne et de 10 % en Italie et en Autriche.

Même le monopole des alcools de la Suède le Systembolaget, qui vend surtout du vin en vigniers, s'est donné comme objectif de doubler ses ventes de vins bio.

Les reportages récents des médias sur les dangers des pesticides ne sont surement pas étrangers à cet engouement pour les vins faits avec des raisins bio. La sensibilisation écologique s'accroît chez les consommateurs et chez les vignerons. Il a même des vignerons qui demandent carrément l'interdiction des herbicides pour obtenir le label AOC en 2017, comme viennent de l'exiger des vignerons de Champagne.

Bio, pas cher et capsule à vis se vendent vite

Fuenteseca, Macabeo Sauvignon Blanc 2014
Ce vin blanc bio d'Espagne, bouché d'une capsule à vis et pas cher (12,75 $) s'est vendu à la vitesse de l'éclair!

Il y en avait en ligne et dans 108 magasins de la SAQ le 12 février.

Moins d'un mois plus tard, il n'en reste plus,
sauf une caisse de 12 oubliée dans l'arrière-boutique d'une succursale de Rivière-du-Loup. (Cette caisse de 12 a été ouverte en après-midi.)

Voir nos commentaires sur ce vin.

De même, le Cademusa Nero d'Avola Syrah, un vin bio d'Italie pas cher (11,50 $) et obturé par une capsule à vis s'écoule aussi à la vitesse grand V. Il y en avait dans 145 magasins le 4 mars. Il n'en reste plus que dans 77 magasins!

Voir nos commentaires sur ce Néro d'Avola bio.

Qui dit que les vins bio ne sont pas populaires au Québec?
Qui médit des capsules à vis?
Qui dit que les vins à petits prix sont tous des picrates?
 

Les 15 vins les moins chers en Ontario et au Québec

Les 15 vins les moins chers en Ontario

Pinot Gris Reserve Baron de Hoen France 7,25 $
Foris Pinot Gris  États-Unis   7,35 $
Colli Albani Fontana di Papa  Italie  7,45 $
Castelli Romani Fontana di Papa Italie  7,45 $ (10 $/Litre SAQ)
Candidato Oro Espagne  7,55 $
Velletri Centurio Italie    7,65 $
Velletri Superiore Villa Ginetti (DOC) Italie 7,65 $
Chardonnay Terre Di Chieti Quartana Spinelli Italie 7,70 $
Sangiovese di Romagna Tini Italie 7,75 $
Alandra Rouge Finagra Portugal     7,80 $
Terra Boa Tinto Aliança   Portugal  7,85 $
Cuvée St-Pierre Rouge Mommessin Export France 7,95 $  (9,95 $ SAQ)
Merlot Delle Venezie Cesari   Italie      7,95 $ (11,55 $ SAQ)
Montepulciano d'Abruzzo Dragani 7,95 $
Vila Regia Sogrape                    7,95 $  (10,60 $ SAQ)

 

Les 15 vins les moins chers à la SAQ

Fre Merlot 2013 États-Unis    8,05 $
Bonne Nouvelle Merlot France 8,20 $
Bonne Nouvelle Chardonnay France 8,25 $
Los Molinos Tempranillo Espagne  9,25 $
Fre Chardonnay 2013  États-Unis 9,25 $
Innovacion Argentine  9,25 $
Bodegas Casa del Valle Acantus Espagne 9,30 $
Fonte do Nico   Portugal       9,35 $
Casal Mendes   Portugal       9,55 $
Giacondi Nero d'Avola Italie 9,55 $
Santa Florentina Malbec / Syrah  Argentine 9,80 $
Sonovino Italie 9,95 $
Mommessin Cuvée Saint-Pierre France  9,95 $ (7,95 $ en Ontario)
Santa Rita 120 Cabernet-Sauvignon Rosé Chili 9,95 $
Castillo de Liria Bobal / Shiraz Espagne 9,95 $

À la LCBO, les 15 vins les moins chers sont tous en bas de 8 $.
À la SAQ, les 15 vins les moins chers sont tous en haut de 8 $.

La LCBO à 33 vins à moins de 8 $.
La SAQ n'a aucun vin à moins de 8 $.

La LCBO va surtout chercher ses petits prix en Italie (7 des 15 vins).

Répartition régionale de l'offre de la SAQ

Est-ce que l'offre de produits de la Société des alcools est équitable dans toute la province.
Les défenseurs du monopole des vins affirment qu'un des avantages de ce monopole est qu'il offre une grande variété de choix dans toutes les régions de la province.

Mais est-ce vrai?
Est-ce que l'offre de vin est aussi bonne à Gatineau, Rimouski, Val-d'Or, Chicoutimi, Trois-Rivières qu'à Montréal?

Allons-y voir.

Offre de la SAQ à Montréal et en région
Succursales Produits Vins Mousseux Bio 20-30$ +40$
Montréal - Maché Atwater 4078 2643 175 120 753 473
Montréal - Rockland 3480 2262 169 116 653 484
Montréal - Beaubien 3269 2088 152 90 572 333
Montréal - Westmount 3063 1925 185 79 571 273
             
Sherbrooke
3137 2061 110 89 671 202
Laval - Centropolis 3124 2015 162 74 583 286
Gatineau - Casino Signature
3066 1809 150 78 479 281
Chicoutimi
2810 1847 134 65 555 231
Sept-îles
2707 1769 111 75 531 138
Saint-Jérome Nord
2707 1764 123 62 504 186
Rimouski - Méga centre 2505 1576 86 64 466 125
Val d'Or 2330 1476 93 45 398 82
Trois-Rivières
2331 1494 102 45 363 164

Nous constations ici une grande disparité de l'offre entre Montréal et les grandes villes des régions.
La différence est notable dans toutes les catégories analysées ici. Nous ne parlons pas ici de quantité de bouteilles (normalement plus élevée dans une métropole), mais du nombre de produits différents, de marques différentes.

  • Le nombre de produits bio est deux et trois fois moins grand en région qu'à Montréal.
  • Le choix des mousseux est aussi moins élevé en région.
  • Le choix parmi les vins de haut de gamme (+40 $) est de trois à quatre fois plus réduit en région.
  • Même la sélection des vins de milieu de gamme (20-30 $) est moins élevée hors Montréal.

Hausse de prix: la défense de la SAQ

La direction de la SAQ a publié ce matin un rectificatif concernant sa dernière hausse de prix.

La direction du monopole écrit qu’«au cours des derniers jours, quelques médias ont parlé des ajustements de prix effectués par la SAQ sur quelques centaines de produits. Nous avons notamment écouté l'entrevue qu'a accordée hier matin le professeur en économie Frédéric Laurin à l'animateur Paul Arcand. Pour nous assurer que tous obtiennent l'heure juste et bénéficient de la même information exacte, nous publions ici un rectificatif de certaines affirmations faites par M. Laurin.

Notez que la SAQ ne parle pas de hausses de prix, mais «d'ajustements».
Les patrons actuels de la SAQ tiennent à donner l'heure juste suite, entre autres, à ce propos du professeur Laurin qui a dit ceci :

Ce que la SAQ a eu tendance à faire, c’est éliminer les vins les moins chers vers 10 $ pour les remplacer par des vins qui sont plus chers, autour de 15 $. Sans augmenter le prix d’une bouteille, ce qu’on fait c’est qu’on change le choix qui est offert au consommateur.» (Frédéric Laurin)

Voici «l'heure juste» donnée par la SAQ:

«La SAQ offre près de 700 vins courants disponibles dans toutes ses succursales.  Dans la dernière année, près de 60 % des ventes de vins courants l’ont été pour des vins dont le prix se situe entre 10 et 15 $. En ce moment,  le nombre de vins vendus à moins de 12 $ est le même qu’il y a 4 ans. Il est donc faux de prétendre qu’ils ont été remplacés.»
(Rectificatif SAQ)

M. Laurin parle des vins de 10 $ et de 15 $. Dans sa réponse, la SAQ donne plutôt l'exemple des moins de 12 $. C'est une réponse intéressante, mais invérifiable. Car ça ne fait que 15 mois que la SAQ indique ses vins de moins de 12 $ dans son site Internet. Ils ne sont d'ailleurs que 154 aujourd'hui. Auparavant, c'étaient deux catégories: moins de 10 $ et moins de 15 $.

Or, depuis 4 ans, le nombre de vins à moins de 15 $ est passé de 902 à 536 dans le site saq.com. Ces chiffres tendent donc à confirmer plutôt les propos de M. Laurin.

  Novembre 2012 Mars 2016
Nombre de vins de moins de 15 $ dans saq.com 902 536

Voici ici l'entrevue du professeur d'économie Frédéric Laurin donnée à une radio locale de Montréal.

 

Mis en ligne le jeudi 03 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand

Voir le rectificatif de la direction de la SAQ.

L'euro est-il vraiment responsable de la hausse des prix?

La SAQ a haussé le prix de plusieurs vins invoquant la hausse de l'euro.

Le Vi-No-Ze-Ro, un vin désalcoolisé, vendu à la Société des alcools passe de 7,30 $ à 7,75 $ en un jour.

Les dirigeants de notre monopole ont haussé les prix de plusieurs produits le 2 mars.
Les chiffres mentionnés vont de 180 à 800.
Ce serait près de 200 vins en produits courants et près de 600 en produits de spécialité.

La direction de la SAQ ne veut pas donner plus de détails et se fait aussi peu transparente et aussi cachotière que possible. Elle a, entre autres, refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada Gatineau-Ottawa.

Un porte-parole de la SAQ a toutefois mentionné un chiffre, soit 180, à quelques médias. Étonnamment ce chiffre ne concerne que les produits courants. Pourtant la hausse est constatée aussi dans la section des produits de spécialité.

Elle est parfois très forte, comme pour le Boutari Naoussa 2013 qui fait un joli bond de 15,05$ à 16,80$.

Un porte-parole de la SAQ a dit au Journal de Montréal que ces hausses étaient dues à la faiblesse de notre dollar fasse à l'euro.

Il est à noter que ce ne sont pas de nouveaux achats de la SAQ, mais plutôt des vins qui sont déjà sur les tablettes et qui ont déjà été payés. Donc, la SAQ hausse les prix des vins déjà ici en invoquant une raison postérieure à l'achat.

L'euro: le coupable?
La valeur de notre dollar par rapport à l'euro fluctue continuellement.
D'après les chiffres de la Banque du Canada, notre dollar vaut aujourd'hui 68 cents d'euro. La moyenne des 12 derniers mois est de 69 cents.

Quelle est la moyenne des 10 dernières années ?  69 cents
Comme nous le montre ce tableau de la Banque du Canada du 3 mars 2006 au 2 mars 2016.

Europe, euro

Bas [Haut] 2012-08-15 1,2153 CAD [0,8228 EUR]
Moyenne 2006-03-03 — 2016-03-02 1,4345 CAD [0,6971 EUR]
Haut [Bas] 2008-12-29 1,7316 CAD [0,5775 EUR]

(Taux quotidiens : recherche - dix dernières années
http://www.banqueducanada.ca/taux/taux-de-change/recherche-dix-dernieres-annees/)

Donc, la valeur de note monnaie fluctue continuellement, mais la valeur des 12 derniers mois est la même que celle des 10 dernières années; soit 69 cents.

À partir de 2010, la valeur du dollar canadien a fortement augmenté par rapport à l'euro passant de 0,63 à 0,79 €. A-t-on vu des baisses de prix à la SAQ?

Nous sommes revenus aujourd'hui un peu au même niveau qu'en mars 2014 alors que notre dollar valait 65 cents, soit même moins qu'aujourd'hui, comme nous le montre ce tableau de la Banque du Canada.

 


Aujourd'hui, notre dollar faut 0,68 euro et l'euro vaut 1,46 $ comme en octobre dernier.


Nous comprenons ainsi pourquoi les dirigeants de la SAQ sont gênés et ne veulent pas parler aux médias.

Voici des vins dont les prix ont été haussés

Vi-No-Ze-Ro Müller-Thurgau  7,30  7,75$
Los Molinos Tempranillo   8,80  9,25
Sicalia Rosso Terre Siciliane  9,75  10,30
Cesari Adesso Chardonnay   9,75  10,30$

Jean-Noël Bousquet Terre à Terre   10,45   11,05$
Campobarro Tempranillo   10,50  11,10
Herdade das Albernoas  10,50    11,10
Saveurs Oubliées 10,60   11,20
Si Italia Rosso IGT Veneto 10,90  11,55
Cesari Adesso Merlot delle Venezie 10,90  11,55$

Rapitala Nero d'Avola 2014   15   15,45$
Boutari Naoussa 2013   15,05   16,80
Lady Lola Delle Venezie  15,15   16,15
Sainte-Odile   15,20   16,20
Ijalba Genoli 2014   15,20  16,20
Quintas das Amoras Reserve 2013  15,20   16
Vina Urbezo Carinena 2014  15,30  16,65
Fontal Crianza Tempranillo / CS 2012   15,30  16,25
Laderas de El Seque Alicante 2014   15,30   16,30$

Prà Otto Soave Classico 2014  20  21,20$
Mara Ripasso 2013   20,05  21,30
Palacios La Montesa  20,05  21,30
Château L'Escart Julien 2014  20,05  21,25
Monasterio de Las Vinas Gran Reserva  20,20  21,45
Vieux Château Champs de Mars  22,85   24,40
Laurens, Clos des Demoiselles, Crémant de Limoux  23,25   24,80$

Les producteurs ont le droit de hausser le prix de leurs vins, comme les consommateurs ont le droit d'acheter ce qu'ils veulent, mais la société d'État entre les deux ne devrait-elle pas jouer franc jeu?
 

Le Canada est un des pays où l'on paie le plus cher pour le vin

Prix moyen du litre de vin

Irlande
17,94
Norvège
17,56
Inde
16,14
Corée Sud
14,96
N. Zélande
14,16
Japon
14,00
Suède
13,76
Canada
12,03
Chine
11,69
Belgique
11,11
Australie
11,06
Russie
9,84
Italie
9,71
Roy-Uni
9,63
Portugal
9,48
Danemark
9,30
Mexique
9,11
Hollande
9,06
Moyenne
9,06
États-Unis
8,91
France
8,44
Espagne
8,07
Hongrie
7,01
Allemagne
6,63
Brésil
6,32
Afri Sud
6,18
Pologne
5,72
Turquie
4,63

 

Le prix moyen mondial pour un litre de vin acheté en 2015 est de 9 euros. (Ce qui représente 9,50 $ la bouteille de 750 ml.)

Au Canada, le prix moyen d'un litre de vin acheté en 2015 est de 12 euros. (Soit 12,60 $ par bouteille) C'est 33 % plus cher que la moyenne mondiale.

Le Canada se situe juste après la Suède pour le prix moyen du vin payé en 2015. En Suède, comme au Canada, le commerce du vin est sous la main d'un monopole.

C'est en Irlande et en Norvège que les vins sont les plus chers; soit 17 euros.
Suivi de l'Inde, où le prix moyen du litre de vin est de 16 euros.

Puis, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Suède où le prix moyen se situe entre 13 et 15 euros.

Le Canada est en 8e place dans ce palmarès entre la Suède et la Chine.

On paie moins cher le vin en Belgique et en Australie; soit 11 euros.

C'est 9 euros en Russie, en Italie, au Royaume-Uni, au Portugal, au Danemark, au Mexique et en Hollande.

Aux États-Unis, le prix moyen du litre de vin est d'un peu moins de 9 euros; soit 8,91 €.

C'est 8 euros en France et en Espagne.

En Hongrie, c'est 7 euros.

En Allemagne, au Brésil et en Afrique du Sud c'est 6 euros.

En Pologne, c'est 5 euros le litre.

En Turquie, le litre de vin est de 4,63 euros.

Donc, le Canada se situe en 8e position parmi ces 28 pays où l'on consomme du vin. Nous le payons deux fois plus cher qu'en Allemagne et en Afrique du Sud; et 50 % plus cher qu'en France.

Le prix moyen payé par litre au Canada (12,03 €) a augmenté de 2,7 % de 2010 à 2015.

Consommation par habitant
Le Canadien a consommé en moyenne 13,5 litres de vin par année en 2015. C'est une hausse de 14 % depuis 2010. Ce qui est beaucoup moins qu'en France, en Italie, au Portugal et au Danemark où l'on consomme entre 41 et 43  litres de vin par habitant par année.
(Au Québec, c'est 23 litres par habitant)

La consommation par habitant de plusieurs pays du monde se situe entre 20 et 30 litres. C'est le cas pour l'Allemagne, l'Australie, la Belgique (29), la Hollande, la Hongrie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et la Suède (25).

Entre 10 et 20 litres de consommation par habitant, nous trouvons, en plus du Canada (13 litres), l'Espagne (17), les États-Unis (10), l'Irlande (18), la Norvège (14) et la Russie (10).

Dépenses par habitant
Le Canadien a dépensé en 2015 163 € (soit 230 $). C'est 17 % de plus que 5 ans auparavant. C'est un peu moins que les Allemands (170 €) et les Hongrois (170 €).

Ce sont les Italiens qui dépensent le plus pour le vin par année soit 425 €. Ils sont suivis des Portugais (397 €), des Danois (364 €), des Français (362 €), des Suédois (353 €), des Irlandais (325 €), des Belges (324 €) et des Néo-Zélandais (323 €).

Les Américains ne dépensent que 90 € en moyenne par habitant par année.

Consommation en volume
La consommation mondiale de vin a augmenté de 8 % de 2010 à 2015.
Au Canada, la hausse a été plus forte que la moyenne; soit 20 %.
Tout comme au Brésil, au Danemark et en Irlande.
En Suède et en Russie, ce fut un peu plus, soit 27 et 29 %.
C'est en Chine que la hausse a été la plus forte: 132 %.
Aux États-Unis, la hausse a été de 10 % ainsi qu'en Belgique, en Australie et au Japon.

Par contre, dans les pays producteurs, la consommation de vin a diminué. Ce fut de - 7 % en France, de - 6 % en Italie et de - 18 % en Espagne.

Prévisions de croissance
Selon la Constanza Business & Protocol School de Madrid, qui a compilé ces chiffres, la consommation de vin au Canada devrait connaître une croissance de 21 % en volume d'ici 2019. Les dépenses par habitant devraient aussi s'accroitre du même ordre pour atteindre 199 €. En volume, les auteurs de l'étude El Gasto en Vino prévoient que la consommation par habitant atteindra presque 16 litres en 2019, soit 17 % de plus qu'aujourd'hui.

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Ces chiffres sont tirés du Boletín de Investigación de Constanza Business & Protocol School: El Gasto en Vino, Madrid, janvier 2016. Ils ont été compilés à partir des données du MarketLine-Datamonitor et du Fonds monétaire international
(Étonnamment, les auteurs n'ont pas relevé les chiffres de la Suisse ni de l'Argentine.)

La conversion de l'euro en dollar canadien est faite au taux moyen de l'année 2015 établi par la Banque du Canada; soit 1 x 1,41.

 

Le monde au naturel

Voici quelques articles parus dans la revue Le Monde au Naturel.

 
 
 
 
 
 
 
Les pesticides dans le vin —  Novembre 2013
 
Le goût du bouchon  —  Octobre 2013

Est-ce que le vin bio a meilleur goût?

Des producteurs de vin se lancent dans la culture bio. Ils disent le faire pour leur santé, celle de leur famille, de leurs employés et de leurs voisins. Ils déclarent aussi que c'est mieux pour l'environnement.

De plus, certains affirment vouloir faire ainsi de meilleurs vins. Ils supposent que le sol, la vigne et les raisins étant moins pollués par les pesticides que leurs vins seront de meilleure qualité.

Mais est-ce tangible? Est-ce vrai? Est-ce mesurable?

C'est la question que se sont posée trois professeurs d'économie et d'administration, Magali A. Delmas et Jinghui Lim de l'Université de Californie à Los Angeles et Olivier Gergaud du KEDGE Business School (campus de Bordeaux).

Leur étude vient d'être publiée dans le site de l'association américaine des économistes du vin.

Ils ont analysé les notes de dégustations des trois principaux magazines de vin des États-Unis: le Wine Advocate de Robert Parker, le Wine Spectator et le Wine Enthusiast. Ils ont compilé les notes de 74 000 commentaires de dégustation de vin de 3800 vignobles de Californie des millésimes 1998 à 2009.

Les principaux dégustateurs ont été Robert Parker pour le Wine Advocate, James Laube pour le Wine Spectator et Steve Heimoff pour le Wine Enthusiast.

Le nombre de vins bio de cet échantillon est de 1,1 %. L'agriculture bio représente seulement 2 % des surfaces cultivées en Californie.

Ils ont cherché à savoir si les vins bio obtiennent de meilleures notes ou de moins bonnes notes que les vins en agriculture conventionnelle.

La réponse est :
Les vins bio obtiennent une note moyenne supérieure de 0,46. C'est d'ailleurs constant pour les trois magazines; soit 0,43 pour le Wine Spectator; 0,45 pour le Wine Enthousiast et 0,51 pour Robert Parker.

Les chercheurs ont fait la ventilation des résultats en rouge et en blanc. Les rouges obtiennent une note moyenne supérieure de 0,638 à l'ensemble des vins. Pour les blancs, c'est seulement +0,154.

Nos résultats indiquent que l'éco-certification est associée à une augmentation statistiquement significative de l'évaluation de la qualité des vins.»

Il serait intéressant de faire la même étude pour des vins plus récents et surtout en Europe ou la proportion de vin bio atteint maintenant 8 % en France.

En Europe
Donc, les vins bio sont mieux jugés que les vins conventionnels. En 2014, au Concours général Agricole, près d’un vin bio sur 2 a été médaillé alors qu’en moyenne 23% des vins en compétition sont primés.
 
Puis, au concours international du magazine Decanter (Decanter Wolrd Wine Awards), près de 65% des vins bio présentés ont été primés. En général, le nombre total de médailles dans les concours tourne autour de 33%, disent les organisateurs de Millésime Bio 2015.

Sujets connexes :

Voir aussi la section des vins bio de Vin Québec et la sélection des meilleurs vins bio commentés récemment.
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Les résultats de cette étude sur les vins de Californie viennent d'être publiés dans le site de l'American Association of Wine Economics. Does Organic Wine taste better? An Analysis of Experts’ Ratings. (Document PDF) AAWE Woring Paper No. 190 – Economics. Magali A. Delmas, Olivier Gergaud & Jinghui Lim.

Ajout le 5 mars. Écoutez aussi l'entrevue qu'a donnée Magali Delmas à l'émission Bien dans son assiette le 3 mars.

Le vin en vrac : 40 % des parts de marché au Québec

On ne s'en doute pas, mais le vin importé en vrac et embouteillé au Québec représente maintenant un peu moins d'une bouteille de vin sur deux consommées au Québec.

En effet, selon les chiffres de la firme SECOR/KPMG dévoilés par l'Association des viniculteurs négociants du Québec, les trois principaux embouteilleurs de vin au Québec accaparent 36,7 % des parts de marché du vin au Québec.

Vrac :      +/- 60 millions L
Bouteille : +/- 90 millions L

C'est 57,4 millions de litres sur les 156,5 millions de litres qui coulent sur marché québécois.

Ce 36,7 % est l'addition des ventes des trois principaux embouteilleurs et ne comprend pas la production des autres, telle Julia Wine.

Ces trois embouteilleurs sont Constellation Brands avec son usine de Rougemont; La Maison des Futailles avec ses deux usines de Montréal et de Saint-Hyacinthe et Lassonde avec l'usine de sa division Arista à Rougemont. Ces trois entreprises totalisent 375 emplois.

Ces entreprises vendent le vin une fois embouteillé à la SAQ. Cette dernière en écoule une partie dans ses 403 succursales et vend une autre partie aux épiciers et dépanneurs du Québec.

Vin en vrac
En 1999, 6 bouteilles de vin sur 10 consommées au Québec étaient du vin importé en vrac et embouteillé par trois compagnies.
Aujourd'hui, c'est 4 bouteilles sur 10
.

Parts de marché de 60 à 40 %
On ne s'en doutait pas non plus, mais étonnamment 6 bouteilles de vin sur 10 consommées au Québec en 1999 étaient du vin importé en vrac et embouteillé par ces trois compagnies.

Cette proportion diminue depuis ce temps. En effet, la part de marché de l’industrie des vins conditionnés au Québec a régressé de 22 points de pourcentage de 1999 à 2014. «Alors qu’elle se situait à près de 60% au tournant des années 2000, elle est désormais inférieure à 37 %», dit l'association de ces trois embouteilleurs. Ce qui est une baisse de près de 38 %.

C'était 59 % en 1999; puis 41 % en 2006 et 36,7 % en 2014.

En 2006, la SAQ a vendu ses parts dans La maison des Futailles à la compagnie Kruger.

En dollars, les ventes de vins embouteillés ici par ces trois entreprises totalisent 625 millions de dollars; soit 28 % des ventes totales de vin au Québec qui sont de 2,2 milliards de dollars.

Le vin embouteillé ici est vendu en moyenne 3,41 $/litre à la SAQ qui le revend aux dépanneurs. Le consommateur le paie en moyenne 11 $ le litre avant taxes. Soit un multiple de 3,41.

Secor écrit que «la part des dividendes de la SAQ au gouvernement du Québec provenant des ventes de vins fabriqués ou distribués par l’industrie est estimée à près de 133,1 M$ en 2014.»

De plus, Secor dit que les vins embouteillés au Québec représentent «2,2 fois plus de recettes par caisse pour le gouvernement du Québec» que les vins importés en bouteille. Ceci en tenant compte des emplois générés ici par cette industrie.

Finalement, les embouteilleurs estiment qu'il est plus écologique d'importer du vin en vrac qu'en bouteille.

Ces renseignements sont tirés du mémoire que l'Association des viniculteurs négociants du Québec a déposé à la Commission des Finances du Parlement de Québec et rendu publique le 19 février 2016.

La vente de vin en épicerie a été autorisée au Québec en 1978. Le gouvernement a alors délivré 12 permis de production industrielle. Il y a 8000 épiciers et dépanneurs qui vendent du vin au Québec.
 

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