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Hausse des importations de vin en vrac au Canada

Les importations de vin en vrac au Canada augmentent trois fois plus vite que celles en bouteille.

Nos monopoles d'État de vin sont de plus en plus friands des vins en vrac.

En effet, les importations de vin en vrac ont augmenté de 34 % de 2010 à 2015 au Canada.
Pendant ce temps, les importations de vin en bouteille n'ont augmenté que de 12 %.

Les importations de vrac sont passées de 87 millions de litres en 2010 à 117 millions de litres en 2015.

C'est que le prix du vin en vrac est 7 fois plus bas que celui du vin en bouteille; soit 0,99 $ le litre pour le vrac et 7,15 $ pour la bouteille en 2015.

De plus, le prix du vrac est redescendu. Il est passé de 0,93 $ en 2010 à 1,06 $ en 2013 pour descendre à 0,99 $ en 2015. Pendant ce temps, le prix du vin embouteillé augmentait régulièrement passant de 6,17 $ en 2010 à 7,15 $ le litre en 2015.

Nos monopoles ont ainsi décidé de hausser leur importation de vrac de 11 % en 2014 et de 13,5 % en 2015.

À 0,99 $ le litre, le vin en vrac est très avantageux. Il revient à l'équivalent de 0,74 $ la bouteille. Ces bouteilles sont ensuite revendues dans les magasins des monopoles ou dans les épiceries à plus de 11-14 $.

Ce vrac vient surtout d'Australie à 87 cents le litre et du Chili encore moins chers à 77 cents le litre.
Puis des États-Unis à 1,53 $; de la France à 1,60 $ et d'Espagne au prix très bas de 0,66 $ le litre.

En 2015, le Canada a importé 117 millions de litres de vin en vrac et 282 millions de litres en bouteille, selon les chiffres compilés par Il Corriere vinicolo.

Le consommateur ignore que ces vins sont importés en vrac et embouteillés ici. Ce n'est pas indiqué sur l'étiquette.

Le vin le plus populaire au Québec est d'ailleurs l'un de ces vins. C'est le Red Revolution, importé des États-Unis, vendu entre 12 et 14 $ le litre dans les épiceries; puis au format de 750 ml : 10,90 $ dans les magasins de la SAQ; 10,99 $ en Colombie-Brittanique; 11,95 $ dans les magasins du monopole du vin de l'Ontario et 12 $ au Manitoba.

Parmi les vins importés en vrac et vendu à la SAQ mentionnons les Jackson-Triggs, Cliff 79, Caballero, Settler's Cove et Lulu B.

Sujerts connexes :

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Voir les chiffres de 2014 des importations en vrac au Canada.

Frais de gestion élevés à la SAQ

La direction de la Société des alcools a annoncé hier qu'elle mettrait fin à la publication de ses trois magazines Cellier, Tchin Tchin et Le courrier vinicole.

Le mois dernier, la SAQ avait annoncé qu'elle supprimerait 90 emplois pour alléger sa structure administrative.

De plus, hier, la vice-présidente principale de la SAQ a dit à une journaliste du journal La Presse que la SAQ ouvrira le magasin de l'avenir à l'automne à Montréal. Mme Catherine Dagenais a déclaré que la SAQ «veut créer une succursale "fluide"» Il y aura «un mur avec des photos de produits et des codes à barres pour les acheter au moyen de son téléphone».

Des photos de produits au lieu des bouteilles de vin dans un magasin comme ici dans une station de métro de Montréal. Pour réduire les coûts.

De plus Mme Dagenais a dit espérer que les ventes par internet soient décuplées d'ici deux ou trois ans.

La société d'État est en train de tenter de réduire ses frais administratifs.

En août dernier, la Commission Robillard avait constaté que «la SAQ est l’agence provinciale ayant le ratio des frais d’administration sur les ventes nettes le plus élevé, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador.»

Par la suite, le gouvernement du Québec a demandé à la SAQ d'améliorer son efficience. C'est ce que semble essayer de faire la direction de la SAQ.

C'est que les frais administratifs de la SAQ sont jugés trop élevés. Si l'on compare avec les autres sociétés des alcools au Canada, l'on constate une grande différence dans les dépenses.

Pour des ventes presque du même niveau de 2,5 milliards à 3 milliards de dollars, trois provinces ont des frais administratifs très différents.

Pour des revenus assez prêts de ceux du Québec, la société des alcools de la Colombie-Britannique a des frais administratifs deux fois moindre que ceux de la société des alcools du Québec; soit 321 millions contre 634 millions $ au Québec. Pour ce qui est de l'Alberta, c'est 20 fois moins: soit seulement 32 millions de dollars.

Ce qui veut dire que pour 1 dollar de vente, la société des alcools du Québec dépense 0,21 $; alors que celle de Colombie Britannique en dépense la moitié soit 0,11 $ et l'Alberta 20 fois moins, une cenne!

 

Ventes et frais d'administration de trois régies des alcools du Canada 2014-2015

Québec Colombie-
Britannique
Alberta
Ventes 3000 2800 2500
Frais d'aministration 634 321 32
       
Ratio dépenses/ventes 0,21
0,11
0,01
Ces chiffres sont tirés des données de Statistiques Canada, Tableau CANSIM 183-0025, 10 mai 2016

Mort des trois magazines de la SAQ

La direction de la SAQ annonce par l'entremise du journal La Presse la mort de ses trois magazines Cellier, Tchin Tchin et Le Courrier vinicole.

Ils cesseront d'être publiés « dans leur format actuel » a dit la vice présidente Catherine Dagenais en exclusivité à La Presse.
Pourquoi d'ailleurs cette exclusivité. Pourquoi la direction de la SAQ choisit-elle ce journal pour publier ses communiqués? L'information n'apparait même pas dans le site de la SAQ ni à la section Nouvelles, ni à la section des communiqués de presse.

La SAQ dit aussi à La Presse que les circulaires seront moins nombreuses.
L'article ne dit pas combien coute la production de ces trois magazines ni ne parle des coûts de production des circulaires.

L'accent sera mis sur internet et sur la carte de fidélité Inspire.

Une phrase est étonnante dans ce texte du journal La Presse : «souligne Catherine Dagenais, qui mentionne que depuis l'automne, seulement 50 000 personnes (sur 1,5 million de membres Inspire) ont acheté le meilleur vendeur de la SAQ, pourtant écoulée à des millions d'exemplaires.»

La journaliste Marie-Eve Fournier ne mentionne pas le nom de ce vin. D'après des chiffres de la SAQ, le meilleur vendeur est le Red Revolution. Ce produit est vendu surtout dans les épiceries et dépanneurs, qui a notre connaissance n'acceptent pas la carte de fidélité de la SAQ. Si on exclue les ventes en épicerie, le meilleur vendeur est le Merlot Grand Sud.

La SAQ nous dit aussi par l'entremise de La Presse que les ventes en ligne ont doublé depuis un an; qu'elles représentent maintenant 1 % des ventes et que d'ici deux ou trois ans  ce sera 10 % des ventes qui se feront en ligne.

La SAQ essaye d'améliorer son efficience comme lui a ordonné le gouvernement du Québec à la suite de la publication du rapport de la commission Robillard. Ces magazines coutent probablement bien cher et rapportent fort peu.

La SAQ dévoile ses nouvelles stratégies en exclusivité à La Presse, 19 mai 6h28

Le cabernet franc

Le cabernet franc est un cépage plutôt méconnu.
Il est souvent à l'ombre du cabernet sauvignon et du merlot.
Il est aussi souvent assemblé avec ces deux cépages.
Il est entre le velouté merlot et le robuste cabernet sauvignon.
Il est moins tannique que le cabernet sauvignon, mais quelquefois plus aromatique.

C'est un cépage plus précoce que le cabernet franc, ce qui fait qu'il peut être utilisé dans les zones plus froides. Il lui faut toutefois un sol bien drainé et assez humide, car il supporte mal la sécheresse et le stress hydrique.

Le choix du porte-greffe aurait une grande influence sur ses arômes et saveurs. Le choix du sol aussi, comme nous le constaterons à la dégustation. On lui connait plus de 100 clones conservés en Anjou et dans le Bordelais.

En France, il est utilisé dans un grand nombre d'appellation, dont les suivantes:  Médoc, Graves, Saint-Émilion, Bergerac, Pécharmant, Côtes de Duras, Buzet, Madiran, Irouléguy, Béarn, Côtes du Marmandais, Côtes du Brulhois, Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Chinon, Saumur, Saumur-Champigny, Touraine, Coteaux du Loir, Anjou, Orléans-Cléry, Cheverny, Coteaux du Vendômois, Coteaux d'Ancenis, Vins du Thouarsais, Haut Poitou, Malepère, Cabardès, Limoux...

On le retrouve aussi dans plusieurs pays, dont l'Italie, le Canada, l'Australie, la Hongrie et les États-Unis.

Le cabernet franc est aussi utilisé pour faire du rosé.

Le spiritueux le plus vendu au Québec : un rhum

Le spiritueux le plus vendu au Québec est un rhum: c'est le Captain Morgan Original Spiced rhum épicé ambré (alc. 35 %) au format de 40 oz (1,13652 litre) à 39,75 $.
Il est disponible en ligne et dans 395 des 400 magasins de la SAQ.

Il est suivi d'une vodka et d'un Baileys.

La consommation de spiritueux a augmenté de 72 % au Québec de 1997 à 2013, passant de 2 litres à 3,5 litres selon les chiffres de Statistique Canada.
Malgré cette hausse, le Québécois consomme toujours moins de spiritueux que tous les autres Canadiens.

Voici la liste des 10 meilleurs vendeurs parmi les spiritueux à la SAQ pour l'année 2015.

 1 Captain Morgan Original Spiced rhum épicé ambré  40 oz (1,14 l) 39,75$
 2 Smirnoff triple distillation vodka  40 oz 35,25 $
 3 Baileys l'original boisson à la crème irlandaise  40 oz  39,75 $
 4 Captain Morgan Original Spiced rhum épicé ambré  750 ml 27,80 $
 5 Smirnoff triple distillation vodka  375 ml 13,75 $
 6 Grey Goose vodka  750 ml 47,75 $
 7 Smirnoff triple distillation vodka   750 ml 29,95$
 8 Baileys l'original boisson à la crème irlandaise  750 ml 29,95 $
 9 Bacardi Superior rhum blanc  40 oz  39,25$
10 Bombay Sapphire London dry gin   40 oz  39,75$

Du bon vin dans des viniers?

Vous connaissez les viniers? Ils n'ont pas bonne réputation auprès des connaisseurs ici au Québec.

C'est du vin en boite; en fait dans un sac de plastique contenu dans une boite de carton.
Nos cousins de France les appellent bag in box, ou bib.
Ce format est assez populaire en France et très populaire en Suède.

La revue Protégez-Vous a demandé à quatre experts de les tester. Ils en ont goûté 27.

Les meilleurs: en blanc, le Cuvée Saint-Pierre Blanc (45 $ le 4 litres); en rouge le Giacondi Nero d'Avola (32,75 $ le 3 litres). Ils ont obtenu la note de 79 %. Ils reviennent à 8,40 $ et 8,20 $ la bouteille.
Le rouge s'est conservé pendant seulement 7 jours; un blanc plus longtemps. C'est que le plastique est moins étanche que le verre, nous dit Protégez-vous.

Plusieurs de ces vins en viniers ont été jugés trop sucrés ou dilués. La plus basse note (70 %) a été donnée au Big House Cardinal Zin.

Le magazine nous dit de vérifier la date de péremption avant d'acheter. «Lors de notre test, nous avons dû retirer un vinier de notre sélection, le Murari Valpolicella. Sa date de péremption était dépassée depuis plus de sept mois»!

Pour tous les détails de ce test voir Les viniers au banc d'essai, Protégez-Vous, Clémence Lamarche, en ligne mai 2016, en magazine juin 2016.

La SAQ te souhaite bon anniversaire

C'est votre anniversaire et vous recevez un courriel de la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) vous disant «Joyeux anniversaire! Célébrez avec des points qui font pop. 10 X les points sur votre bouteille de BULLES préférée».

Le courriel dit que c'est valable pour les 7 prochains jours.

Qu'en penserez-vous?
Vous avez une la carte de fidélité SAQ-Inspire comme 1,5 million d'autres Québécois et la société d'État vous offre d'aller dépenser un peu d'argent dans un de ses magasins!

Un client de la SAQ n'a pas apprécié. Voici ce qu'il m'a écrit récemment.

«Aujourd'hui, le jour de mon anniversaire, je reçois un courriel de SAQ Inspire. Promotion spéciale pour mon anniversaire: 10X les points sur l'achat d'un mousseux et ce, valable pour les 7 prochains jours. Je suis sidéré», m'écrie-t-il.
 
Il ajoute: «Est-ce éthique? J'en doute. Je n'aime pas ce type de marketing utilisant des données personnelles. D'ailleurs, la date de naissance était un champ obligatoire lors de l'inscription à Inspire. Je n'aimais pas l'idée de partager cette info avec la SAQ... maintenant on voit le résultat

«À XX ans, on ne se laisse pas manipuler ainsi.... enfin pour les trucs évidents ... Qu'en est-il des plus jeunes ?  Très dangereux
 
Ce n'est peut-être qu'un début!
«Quelle est la prochaine étape?» se demande notre correspondant. «Utiliser mon profil d'acheteur: étude de ce que j'achète, les SAQ que je fréquente, ma consommation selon certaines dates fériées ... Tout cela est peut-être déjà en cours. L'étude de consommation d'un produit de luxe peut révéler une foule de renseignements à un organisme gouvernemental..

En effet, monsieur pose des questions pertinentes. Est-ce éthique, surtout de la part d'une société d'État, d'inciter des citoyens à aller acheter de l'alcool? Jusqu'où les dirigeants de notre société d'État vont-ils aller pour accroitre leurs ventes de vins mousseux, de spiritueux et de bière?

Le but de cette opération est évident. C'est d'inciter à dépenser et ainsi d'accroitre les ventes du commerce. Pourtant, au moment du lancement de la carte Inspire, on nous disait au bureau du ministre Carlos Leitão responsable de la SAQ «qu'il n'y aura pas de sollicitation

Les gens de la SAQ sont poussés par le ministère des Finances à rapporter continuellement plus d'argent, alors ils sont incités ainsi à trouver de nouveaux moyens pour remplir des objectifs de rendement de plus en plus élevés.

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Sur le même sujet voir SAQ Inspire, quel est le but? 1 oct 2015
 

Le modèle d'affaires de la SAQ sera revu

Le modèle d'affaires de la Société des alcools du Québec pourrait être modifié.

En effet, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, a déclaré en Commission parlementaire des Finances que «le modèle d'affaires de la SAQ sera revu».

Monsieur Leitão a répété cela à plusieurs reprises mardi lors d'une audience du projet de loi 88 sur la vente de vin québécois dans les épiceries. «Oui, nous sommes en train de revoir le modèle d'affaires au total de l'entreprise.»

Toutefois, le ministre n'a pas donné plus de précisions sur ces changements à venir.

Le ministre titulaire de la SAQ a fait cette déclaration lorsque le député François Bonardel a proposé un amendement au projet de loi 88 pour y inscrire l'obligation de la SAQ de faire la promotion des vins du Québec. «La Société a également pour fonction de soutenir la fabrication des boissons alcooliques du Québec et d'en promouvoir les produits.»
Le ministre a toutefois refusé d'ajouter cette phrase à la future  loi sans vraiment dire pourquoi.

Carlos Leitão a aussi dit qu'il avait mentionner lors de la présentation du budget en mars que le modèle d'affaires de la SAQ serait revu.

D'ailleurs c'était une des principales recommandations de la Commission Robillard en août 2015. La commission demandait alors de libéraliser le marché des vins et spiritueux et de mettre la SAQ en concurrence.

Québec-Alberta: 10 ans en vin

L'un est un marché de vin dominé par un monopole.
L'autre est un marché de libre commerce du vin.

On compare souvent ces deux marchés canadiens parce qu'ils ont deux modèles d'affaires différents.
La vente d'alcool en Alberta a été libéralisée en 1993; alors que celle du Québec est toujours sous la domination d'un monopole du moins pour le vin.

Lequel est le plus efficace?
Si l'on étudie les ventes de vin dans les deux provinces au cours des 10 dernières années l'ont obtient le tableau suivant. (10 dernières années parce que ce sont les années où les données sont disponibles)

Les résultats sont très éloquents. Les ventes de vin progressent presque deux fois plus vite en Alberta qu'au Québec.

  1. En 10 ans, les ventes en dollars ont progressé de 69 % au Québec et de 116 % en Alberta.
  2. En volume, la progression des ventes est de 46 % au Québec et de 85 % en Alberta.

Au Québec, les ventes de vin sont passées en 10 ans de 1,3 milliard à 2,2 milliards $: soit une hausse de 69 %. (Ventes dans les épiceries comprises)
Pendant ce temps en Alberta, les ventes passent de 261 millions à 565 millions $; une hausse de 116 %.

En volume, c'est une hausse de près de 50 % au Québec, pendant qu'en Alberta le volume de vin écoulé a presque doublé!

Ventes de vin en valeur et en volume Québec et Alberta
  Québec
Alberta
  2004-2005 2014-2015 + %
2004-2005 2014-2015 + %
Ventes en $ 1 341 815 2 264 245 69   261 416 565 672 116
Ventes en litres 110 027 160 166 46   23 507 43 608 85
Litres/habitant 17,6 23,1 31   9 12,9 43
Ce tableau a été établi à partir des données de Statistique Canada publiées le 9 mai 2016
@vinquebec.com

Par conséquent, la consommation de vin par année par habitant s'est accrue aussi beaucoup plus en Alberta qu'au Québec.

Si l'on regarde maintenant les progressions annuelles pour le volume des ventes de vin, nous constatons que ces volumes croissent beaucoup moins vite au Québec d'année en année et la situation s'est détériorée au cours des 3 dernières années. Les ventes en volume ont même diminué en 2013-2014 au Québec pour remonter légèrement de 2,3 % en 2014-2015. Pendant cette dernière année, les volumes de vente de vin ont augmenté de 8,2 % en Alberta.

Variations annuelles en pourcentage des ventes en volume Québec et Alberta
    2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
Québec
  7,5 6,5 4,7 3,8 3,8 4,4 4,5 1,4 -0,5 2,3
Alberta
  10,8 10,8 6,9 2,1 3,7 6,3 4,9 6,9 3,5 8,2
Extrait du tableau 183-0023 1, 2 Ventes et les ventes par habitant de boissons alcoolisées des régies des alcools et d'autres points de vente au détail, selon la valeur et le volume (variation en pourcentage (d'une année à l'autre)) annuel.

On pourrait penser que ces fortes hausses de ventes de vin en Alberta se sont faites au détriment des autres alcools. Mais non, les ventes de bière et de spiritueux ont aussi augmenté dans cette province.

Vente de vin: Québec à la traine!

Faible hausse des ventes de vin au Québec

Le Québec est, avec la Nouvelle-Écosse, la province où les ventes de vin ont le moins augmenté au Canada au cours de l'année dernière.

Pendant que les ventes de vin augmentaient de 5,1 % en moyenne au Canada, ce fut de seulement 2,3 % au Québec et 1,8 % en Nouvelle-Écosse.

En Ontario, la hausse des ventes de vin a été de l'ordre de 5,8 % de 2014 à 2015, selon les chiffres publiés cette semaine par Statistique Canada. En Alberta ce fut encore mieux avec +9,5 % et +7,1 % en Colombie Britannique.

Pendant ce temps, les ventes de bière au Québec ont augmenté de 3,2 % ce qui un peu au dessus de la moyenne canadienne (3,1 %).

Par contre, le Québec est champion canadien pour la hausse des ventes de spiriteux avec une hausse de 4 % alors que la moyenne canadienne est de 2,7 %.

Faut-il mettre fin au monopole de la SAQ?

L'organisme IRIS revient à la défense du monopole de la Société des alcools du Québec.
Deux chercheurs de l'organisme publient un document intitulé «Faut-il mettre fin au monopole de la SAQ?»

Les deux chercheurs, Julia Bosca et Simon-Tremblay Pepin, disent qu'il y a des magasins privés d'alcool en Colombie-Britannique et que les prix de certains vins dans certains de ces magasins y sont plus élevés qu'au Québec. Ils affirment alors qu'on n'a pas intérêt à libéraliser le commerce de l'alcool au Québec!

En effet, il y a des magasins dits privés en Colombie-Britannique, mais ils ne sont pas libres d'acheter le vin sur le marché privé. Ils doivent l'acheter au monopole de la province qui prend sa marge comme au Québec.

IRIS semble se spécialiser dans la défense du monopole de la SAQ. Le document de l'IRIS ne dit pas qui a financé l'opération. Dans un communiqué, le groupe de pression écrit seulement que «Le Syndicat des employé·e·s de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB-SAQ) a participé au financement de cette étude.»

Rappelons ici que ce qui fait le prix du vin au Canada se sont les taxes et les soit disant dividendes des monopoles qui sont eux aussi des taxes déguisée, puisque exigés par les gouvernements.

Le prix du vin c'est l'ensemble des taxes
Au Québec, sur un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars, les produits (vins et spiritueux) ne représentent qu'un milliard, les deux autres sont des redevances aux gouvernements. Ça se divise ainsi : dividendes déclarés 1 033 millions $; taxe de vente provinciale 340 millions $; taxes spécifiques 256 millions $; droits d'accise et de douane 227 millions $; taxe sur les produits et services 170 millions $.

Le plus gros montant est le dividende exigé par le ministre des Finances; soit plus d'un milliard de dollars. Il est très important dans le calcul, puisqu'il est taxable, donc le montant des taxes dépend de son élévation. Les taxes spécifiques sont aussi taxables.

Donc, sur des ventes totales de 3 006 millions en 2015 à la SAQ (y compris les ventes en dépanneurs) les produits eux-mêmes ne totalisent que 998 millions de dollars, selon le rapport annuel 2015 de la SAQ.

Que ce soit un monopole ou non, il nous est permis de croire que ces montants seront du même ordre.

Rapport annuel SAQ 2015, page 40

Si les gens d'IRIS veulent vraiment voir les effets de la libéralisation sur marché de l'alcool, ils devraient étudier le marché de la bière au Québec.

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Voir le document de l'IRIS ici. Le rapport annuel de la SAQ ici.

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mis à jour régulièrement.
Dernière mise à jour : 14 mai 2016


Plus de sulfites dans les vins à petit prix?

Est-ce qu'il y a plus de sulfites dans les vins à petit prix?

La question a dû sembler pertinente à des députés de l'Assemblée nationale du Québec qui l'on posée à la direction de la SAQ.

Chaque année, le président de SAQ (Alain Brunet - salaire annuel 390 540 $) apparait devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés du parti au pouvoir et de l'opposition.
Pourquoi la commission des finances et pas plutôt une autre commission?
C'est parce que la Société des alcools a comme ministre tutélaire le ministre des Finances.

Alors, des députés ont posé par écrit la question suivante, entre autres questions, en préparation de la visite du président de la SAQ à cette commission le 26 avril dernier.

Voici le libellé de la question

Question no 100
Le taux de sulfite moyen des vins vendus à la SAQ par tranche de prix au détail
 

La réponse de la direction de la SAQ

RÉPONSE :
Cette question est non pertinente à l’étude des crédits.

Si des députés ont jugé la question pertinente, pourquoi la direction de la SAQ a-t-elle donné une réponse si empreinte de mépris? Qu'est ce que cela aurait couté à la direction de la société d'État de fournir la réponse? 
Pourquoi une réaction si hautaine du monopole? Et surtout qu'est-ce que cela cache?

Chute du Ménage à Trois

La révolution rouge frappe le Québec!
Ménage à Trois en procédure de divorce!

Le populaire Ménage à Trois, le meilleur vendeur en dollars au Québec au cours des dernières années tombe en 14e position.
Il était le meilleur vendeur depuis au moins 2011. Il est maintenant 14e.

Le Ménage à Trois a été mentionné l'an dernier dans le recours collectif contre les vins qui contenaient beaucoup d'arsenic. (1) Ce qui peut expliquer sa chute dans la faveur populaire.

Le champion des ventes cette année est le Red Revolution, format 1 litre, vendu à 13,30 $ dans les épiceries du Québec. (12,89 $ au IGA) C'est aussi un vin de Californie. Il est embouteillé au Québec. Il contient du cabernet, du carignan et du shiraz. Depuis 2014, il est aussi commercialisé dans le réseau de la SAQ à 10,90 $ au format de 750 ml. La version vendue en SAQ contient 11 grammes de sucre au litre.

C'est une montée fulgurante, car il n'était même pas parmi les 50 meilleurs vendeurs l'an dernier.

Il est vendu à 10,95 $ (750 ml sucre 13) en Ontario et 10,99 $ en Colombie-Britannique.
C'est une marque de Woodbridge-Robert Mondavi.

Le deuxième meilleur vendeur en 2015-2016 est le Merlot Grand Sud (1 litre - 13 $ - sucre 8,8 g/l). Il est suivi du Sauvignon Kim Crawford (21 $ - 750 ml - sucre 4,9 g/l), puis du Wallaroo Trail Bin 212 (1 litre - 13,30 $). Ce dernier est vendu en plusieurs formats. Le litre est en épicerie, ainsi que le 4 litres et le 500 ml. Un format 750 ml est aussi vendu depuis l'an dernier dans les succursales de la SAQ (10,15 $ - 750 ml - sucre 11 g/l).

Le Wallaroo Trail était le meilleur vendeur en volume l'an dernier. L'est-il encore? Peut-être, mais nous ne pouvons l'affirmer, car la SAQ n'a pas divulgué cette année ses chiffres de vente en volume.

Le cinquième meilleur vendeur en valeur cette année est le Apothic Red (750 ml - 17 $ - sucre 17 g/l). Il est suivi du rosé White Zinfandel de Californie (12 $ -750 ml - sucre 39 g/l).

Nous constatons que les meilleurs vendeurs sont pour la plupart des vins à petit prix et au fort taux de sucre réducteur.

    $  
Red Revolution 1 litre 13,30 Épicerie
Merlot Grand Sud pays d'Oc i.g.p. 1 litre 13,00 SAQ
Sauvignon blanc Kim Crawford Marlborough 750 ml 21,00 SAQ
Wallaroo Trail Bin 212 rouge 1 litre 13,30 Épicerie
Apothic Red Californie 750 ml 17,00 SAQ
White Zinfandel Ernest & Julio Gallo Californie rosé 750 ml 12,00 SAQ
Pinot grigio Barefoot California 750 ml 11,00 SAQ
Shiraz/Cabernet Jacob's Creek South Eastern Australia 750 ml 15,75 SAQ
Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano Umberto Cesari Rubicone i.g.t. 750 ml 27,95 SAQ
Brouilly Georges Duboeuf 750 ml 19,95 SAQ
Wallaroo Trail lot 313 blanc 1 litre 13,30 Épicerie
Chenin blanc Robertson Winery Robertson 750 ml 10,60 SAQ
White Revolution 1 litre 13,30 Épicerie
Ménage à Trois Folie à Deux Californie rouge 750 ml 17,45 SAQ
@vinquebec.com 

Pour les chiffres de l'an dernier : Les vins les plus populaires au Québec en 2014

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1) Arsenic dans le vin

Libre d'acheter du vin partout au Canada?

Un juge du Nouveau-Brunswick vient de déclarer illégale une loi de cette province qui interdit de rapporter de l'alcool acheté dans une autre province.

Le juge Ronald Leblanc de la Cour provincial du Nouveau-Brunswick a déclaré anticonstitutionnel l'article 134 b de la Loi sur la réglementation des alcools de cette province.

Que dit cet article 134 b

134 Sauf dans les cas prévus par la présente loi et les règlements, nul ne doit, dans la province, soit personnellement, soit par l’entremise de son commis, employé, préposé ou représentant, avoir ou garder des boissons alcooliques
b) achetées ailleurs qu’à la Société.
(Loi sur la réglementation des alcools)

Le juge dans un jugement de 88 pages déclare que

Section 134(b) of the Liquor Control Act of New Brunswick constitutes a trade barrier which violates section 121 of the Constitution Act, 1867 and is therefore of no force or effect...

Donc, une province n'aurait pas le droit d'interdire d'acheter, de rapporter ou de faire venir un bien acheté dans une autre province. La section 121 de la Constitution dit que

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.
(Lois constitutionnelles de 1867 à 1982)
 

Ainsi, une province ne peut pas empêcher un citoyen de posséder un article acheté dans une autre province.

Est-ce à dire que la Loi québécoise serait elle aussi anticonstitutionnelle?

Que dit la Loi sur la Société des alcools du Québec?
À l'article 37, cette loi dite S-13, dit ceci

Sur recommandation du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et du ministre de la Sécurité publique, le gouvernement peut faire des règlements pour:
 9.2° déterminer les modalités selon lesquelles une personne peut apporter au Québec des boissons alcooliques acquises dans une autre province ou un territoire du Canada pour sa consommation personnelle et en prescrire les quantités;
(Loi sur la Société des alcools du Québec et Règlement sur la possession et le transport au Québec de boissons alcooliques acquises dans une autre province ou un territoire du Canada.)

Ainsi, si on se fie au jugement du juge Ronald Leblanc, l'article de la loi du Québec limitant le droit de rapporter un bien, en l'occurrence des boissons alcooliques, d'une autre province serait anticonstitutionnel.

Nous aurions donc le droit de faire venir du vin de n'importe où au Canada, comme nous pouvons le faire pour tout autre bien.

C'est d'ailleurs ce que veut le gouvernement fédéral qui insiste pour encourager le commerce libre entre les provinces de ce pays. Ainsi, depuis 2012, Poste Canada livre le vin partout au pays.

Et les taxes?
Il faut poser tout de même la question des taxes. La plupart des provinces utilisent le vin comme source de revenus en le surtaxant. Risquer de perdre de l'argent n'est pas une raison pour ne pas respecter la constitution. Il y aura alors plusieurs choix. Nous pourrions acheter le vin en franchise (hors-taxe) d'une autre province et payer les taxes dans notre province comme on le fait pour les meubles entre autres. Les provinces pourraient aussi décider d'harmoniser leurs taxes. Ou encore, elles pourraient décider de changer de modèle d'affaires comme l'Alberta l'a fait avec succès.

Le nombre de vins à moins de 12 dollars remonte à la SAQ

Après avoir réduit considérablement le nombre de vins à bon prix, la SAQ a recommencé à offrir des vins à «petits prix» à ces clients.

Le nombre de vins à moins de 12 $ était tombé 127 en janvier 2015. Puis il a tranquillement remonté pour atteindre 172 en janvier dernier. Pour redescendre à 152 en mars dernier et finalement remonter à 190 aujourd'hui. C'est une augmentation de 63 vins de moins de 12 $.

Le nombre de vins à moins de 10 $ varie de 23 à 31 depuis le début de 2015.

Par contre, pendant ce temps le nombre de vins de 12 à 15 $ n'a cessé de décroitre passant de 410 en janvier 2015 à 382 aujourd'hui.

Ce qui fait qu'au total le nombre de vins à moins de 15 $ n'a augmenté que de 35 unités.

  Nombre de vins par catégorie de prix  
Prix $
 janvier 2015 30 avril 2016  
-10 26 31 + 7
-12 127 190 + 63
12-15 410 382 - 28
tous 8370 7693 - 677

Dans les catégories supérieures, le nombre de vins diminue dans toutes les tranches de prix, particulièrement dans celle de 15 à 20 $.

L'offre totale de vins de la SAQ diminue depuis quelques moins. Elle était autour de 8300 produits au cours des années 2014 et 2015; elle est actuellement d'un peu moins de 7700 vins.

La loi qui limite l’importation d’alcool provenant d’une autre province est inconstitutionnelle

La loi qui limite l’importation d’alcool provenant d’une autre province est inconstitutionnelle.
C'est ce qu'a déclaré ce matin un juge de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick.

Le juge Ronald Leblanc a rendu sa décision et donne raison à Gérard Comeau, un résidant de Tracadie qui contestait l’article 134b de la Loi sur l’alcool du Nouveau-Brunswick.
M. Comeau avait été accusé d'avoir rapporté au Nouveau-Brunswick 14 caisses de bières achetées au Québec.

Dans un jugement lu pendant 2 heures 40 minutes, le magistrat affirme que l'interdiction provinciale de rapporter de l'alcool acheté dans une autre province du pays constitue une barrière commerciale ce qui contrevient à la l'article 121 de la Constitution du Canada.

L'article 121 de la Constitution dit ceci

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.

121. All Articles of the Growth, Produce, or Manufacture of any one of the Provinces shall, from and after the Union, be admitted free into each of the other Provinces.
(LOIS CONSTITUTIONNELLES DE 1867 à 1982)

Dans son jugement, le juge Leblanc dit qu'il était clair que les Pères de la Conférération canadienne visaient le libre échange entre les provinces lorsqu'ils ont adopté la constitution en 1867.

Le juge a également noté que les précédents ne pouvaient pas être ignorés et que la question du commerce interprovincial de l'alcool a été débattue dans les tribunaux canadiens dès 1921 dans une affaire opposant Gold Seal Ltd et l'Alberta. (Gold Seal Ltd. v. Alberta (Attorney-General))

Ce jugement pourrait changer énormément le commerce interprovincial des alcools au Canada.

Ce qui laisse entendre que la loi québévoise limitant l'achat d'alcool dans une province soit aussi anticonstitutionnelle (Loi 25, articles 195 à 197).

La couronne ne veut pas commenter la décision pour le moment. Le procureur dit qu'il est trop tôt pour dire s'il ira en appel.

Il est fort possible que ce jugement soit porté en appel par les monopoles d'alcool du pays ou par des gouvernements.

Le gouvernement fédéral a déjà abandonné en 2012 sa loi interdisant le commerce le l'alcool entre les provinces.

Toutefois, plusieurs provinces maintiennent des barrières et des limites à la libre circulation de ces produits.

________
Voir à ce sujet SAQ anticonstitutionnelle?  août 2015

Voir aussi Le concept d'union économique dans la Constitution canadienne: de l'intégration commerciale à l'intégration des facteurs de production, Ivan Bernier, Les Cahiers de droit, vol. 20, n°1-2, 1979, p. 177-228.

Baisses dans les ventes de vins courants à la SAQ

Pendant que les chiffres de la Société des alcools du Québec nous indiquent des hausses dans les ventes de vins de spécialité de plusieurs pays (voir ici), nous constatons de fortes baisses dans les ventes de vins courants de nombreux pays.

Les vins courants représentent environ 80 % des ventes de la SAQ. Ils sont placés dans les rayons à l'entrée et au centre des magasins de la société d'État. Alors que les vins de spécialité sont les vins importés en plus petites quantités, disponibles pour de courtes périodes et placées sur les rayons le long des murs, au fond du magasin ou dans la section «Cellier». Il y a environ 1000 vins courants et plus de 10 000 vins sporadiques de spécialité.

Les baisses des ventes sont surtout notables parmi les vins rouges.
Entre autres, les ventes des vins rouges (en valeur) des États-Unis ont connu une baisse de -10 % pour les 12 mois se terminant en septembre 2015 (Période no 5-2015). Ces chiffres ne comprennent pas les ventes en SAQ-Dépôt.

Les vins rouges de Languedoc, de la Vénétie, de Bordeaux, du Rhône, du Chili, du Beaujolais, de Beaugogne, d'Afrique du Sud et du Piémont ont aussi connu des baisses de ventes allant jusqu'à moins - 15 %.

Pendant ce temps, les vins rouges du Portugal connaissaient une hausse des ventes de 18 %; et ceux d'Australie et de plusieurs régions d'Italie étaient en hausse.

Les vins blancs ont connu plus de succès que les rouges pour la plupart des régions.
Ce fut notable pour des blancs d'Italie en hausse de 14 % en Vénétie; de 20 % dans diverses régions d'Italie. Les blancs du Chili et du Portugal ont connu des hausses de ventes respectives de 18 et de 13 %.

Vins rouges courants
  % millions
$
États-Unis -10  115
Languedoc -,6 80
Vénétie -11  66
Espagne -,4 69
Toscane -8  37
Bordeaux -8  33
Argentine -5  32
Rhone -9  26
Chili -5  24
Beaujolais -12  22
Sud-Ouest -13  15
Bourgogne -10  11
Afrique du Sud -11  11
Piémont -15  9

Les hausses
Portugal +18  30
Australie +6  40
Sicile et Sardaigne +8  14
Italie autres régions +5  73
France autres régions +32  7
Autres pays +5  5

En blanc
États-Unis +5  40
Vénétie +14  32
Nouvelle-Zélande +2  30
Languedoc +5  29
Sud-Ouest -3  25
Bourgogne -2  24
Italie autres régions +20  24
Australie -,7
23
Alsace +5  17
Chili +18  13
Portugal +13  10
Loire +4  8
Australie -13  6
Ventes $ : Produits courants, actifs et en écoulement (exculant SAQ Dépôt) 13 périodes mobiles se terminant à la P05-2015.

Du côté des champagnes, ce fut une hausse de 2 % à 25 millions de dollars; mais une légère baisse de - 0.8 % pour les mousseux à 48 millions de dollars. Finalement, les portos sont en baisse de 8 % à 15 millions de dollars.

Hausse de 25 % des ventes des vins de spécialité du Portugal au Québec

Les ventes de vins du Portugal, de l'Afrique du Sud, du Canada, de l'Autriche, des pays de l'Est et de l'Espagne sont en hausse dans la section des vins de spécialité des magasins de la Société des alcools du Québec.

La Société des alcools a publié les chiffres des tendances de ventes des vins de sa section de spécialité.
Il en ressort des indications dans les préférences des consommateurs québécois au cours des 12 derniers mois.

Ces chiffres ne comprennent toutefois pas les ventes des gros vendeurs de la section des vins courants ni les vins des SAQ-Dépôts. (Les ventes en vins courants du Portugal ont été de 30 millions $.)

Ainsi, les vins du Portugal ont connu une hausse des ventes de l'ordre de 25 % en 2015-2016 par rapport à 2014-2015. Les ventes des 260 produits de ce pays ont totalisé près de 22 millions de dollars. L'année précédente, les 180 vins du Portugal avaient aussi connu une hausse de 20 % à 16 millions de dollars.

Les 279 vins d'Afrique du Sud sont en hausse de 23 % à 15 millions de dollars. (Mais une baisse de -11 % en vins rouges courants à 11 millions $)

Les 223 vins du Canada sont en hausse de 21 % à près de 5 millions de dollars. (En vins courants, ce fut toutefois une baisse de -10 % à 1,7 millions $)

Les vins de la section des pays divers, dont l'Autriche et les pays de l'Est, sont en hausse de 12 % à près de 18 millions de dollars.

Les 827 vins d'Espagne sont en hausse de 11 % à 55 millions de dollars.

Les vins des États-Unis sont en hausse de 6 % à 64 millions de dollars. Ils ont connu une hausse de 14 % l'année précédente. (Pour les produits courants rouges, ce fut toutefois une baisse de -10 % à 115 millions $.)

Finalement, les bourgognes blancs sont en hausse de 5 % à près de 15 millions de dollars.

Les vins de Vénétie sont en hausse de 2 % à 30 millions $ et ceux du Piémont sont stables à près de 13 millions $.

Du côté des baisses, la SAQ ne mentionne que -2 % pour le Beaujolais et les vins du Rhône.

En conséquence, la direction de la SAQ dit qu'elle mettra ses efforts à ajouter à son répertoire des vins du Swartland en Afrique du Sud; du Douro et du Vinho Verde au Portugal; du Mâconnais en Bourgogne et du Comté de Prince Édouard en Ontario.

Produits courants
En ce qui concernen les produits courants, la hausse des ventes de vins protugais a été de 18 % pour les 15 vins rouges et de 13 % pour les 4 vins blancs.
La SAQ veut ajouter un blanc du Portugal de moins de 10 $ et un blanc de 12 à 15 $ à son répertoire de vins courants; ainsi que 3 rouges de ce même pays: un rouge de 10 à 12 $; un de 12 à 15 $ et un de 15 à 17,45 $.
De plus, 2 rouges supplémentaires seront disponibles bientôt: le Lab Red à moins de 12 $ et le Herdade Grande Vinho Regional Alentejano à moins de 17,45 $.

Le prix moyen des vins rouges courants à la SAQ est de 12,31 $; celui des blancs est de 12,11 $.
Les ventes de vins blancs courants ont été de 10 millions $; tandis que celles des vins rouges courants ont été de près de 30 millions de dollars.

Voir aussi

Fin des pesticides à Bordeaux ?

Le titre est fort !
La région viticole de Bordeaux est celle qui utilise le plus de pesticides en France avec la Champagne et la Loire. (1)

Pourtant, le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) vient de se déclarer favorable «à la sortie de l'usage des pesticides» pour les vins de Bordeaux.

M. Bernard Farges a fait cette déclaration hier lors de l'assemblée générale du CIVB. «Notre filière des vins de Bordeaux, dans son intégralité, a les mêmes attentes que les associations qui nous interpellent. Oui, la filière a pour objectif la diminution forte, voire la sortie, de l'usage de pesticides.»

Déclaration qui semble étonnante de prime abord. Le CIVB est poussé de tout bord par les organisations écologistes et celle de défense de la santé qui accusent les producteurs de vins de Bordeaux de polluer la région et de nuire à la santé de ses habitants.

De plus, la région a été frappée par deux «accidents» assez graves touchant la santé d'enfants et d'écoliers du département. Les épandages de pesticides près des écoles ont fait grand bruit dans la région. (2)

Le CIVB accusé de traiter à la légère les craintes des citoyens se devait donc de faire preuve d'un peu plus de compassion et d'empressement.

Toutefois le président des vignerons de Bordeaux tempère et dit que cette sortie des pesticides ne se fera pas rapidement. «Cet objectif, la diminution forte, voire la sortie, des pesticides, ne sera pas atteint en quelques semaines ni avec des mesures simplistes.»

Il ajoute avoir «un objectif commun avec nombre d’associations nous interpellant sur le sujet. Notre chemin pour y arriver peut être différent de celui réclamé par ces associations, toutefois l’objectif est commun.»

Il ne dit pas non plus comment ça se fera, mais plutôt comment ça ne se fera pas. «Il ne sera pas atteint non plus en opposant les modèles, conventionnel, certifié, bio, biodynamie.» Il dit plutôt sans préciser que «ces solutions seront diverses et complémentaires.»

À Bordeaux, l'on parle beaucoup de culture raisonnée, mais cette expression semble peu convaincante.
La culture sans pesticides semble plus difficile dans cette région en raison du climat atlantique qui amène de l'humidité favorable à la croissance des champignons qui nuisent à la vigne. De plus, les surfaces sont plus grandes ce qui inciterait à avoir recours plus souvent au chimique.

Toutefois, certains producteurs réussissent à faire du vin sans pesticides. Certains disent même qu'on ne devrait donner l'AOC qu'aux vins bios.

La conversion des vignerons au bio est lente à Bordeaux, mais tout de même progressive. Selon les chiffres de l'Agence Bio, il y avait, en 2014, 730 producteurs bio sur près de 10 000 hectares à Bordeaux. Bordeaux est tout de même la quatrième région productrice de vin bio de France avec 100 000 hectolitres après le Languedoc-Roussillon (500 000 hl), le Rhône (250 000 hl), la Provence (130 000 hl) et avant la Loire (70 000 hl), selon les chiffres publiés en janvier 2016 par Millésime Bio.

Le bio ne représentent que 4,7 % des surfaces agricoles en Aquitaine, contre 15 % en Provence et 11 % en Languedoc-Roussillon. (3)

Autrefois, tous les vins étaient bio. Tous les vignerons étaient bio. Maintenant, des vignerons disent ne plus savoir comment faire des vins sans pesticides chimiques. D'autres ajoutent que ça coutera trop cher et qu'il y aurait trop de perte. Pourtant, certains réussissent !

Réactions
Cette déclaration de vouloir sorit le chinique de la vigne bordelaise, est-ce sérieux ou tout simplement une opération de relation publique? «Prôner la "sortie" des pesticides ressemble fort à une annonce destinée surtout à calmer le jeu médiatique et à rassurer les acheteurs de vin français, surtout à l’étranger», écrit Richard Werly correspondant du Temps (site suisse d'information) à Paris.

«Il faut que le CIVB arrête de jouer les pucelles effarouchées en nous expliquant que les pesticides ça n'a pas de conséquences et qu'on ne les utilise pas. Il faut arrêter de ne pas reconnaître la vérité», dit, de son côté, Noël Mamère, député de la 3e circonscription de Gironde et maire de Bègles, commune limotrophes de Bordeaux.

________
(1) CARTE. Quels pesticides dangereux sont utilisés près de chez vous? Cash Investigation, FranceTv
(2) Est-ce que la culture de la vigne est en train de tuer des enfants, 
Le Monde au naturel
(3) Agriculture bio : votre région soutient-elle vraiment les alternatives aux pesticides? Basta Mag

 

Pourquoi certains vins nous déplaisent

Des vins qu'on aime et d'autres non!

Qu'est-ce qui fait que certains vins nous plaisent moins?

Vous êtes en train de déguster des vins avec des amis et les commentaires fusent de toute part. Certains aiment tel vin pendant que d'autres disent qu'il n'est pas bon!

Pourquoi donc des vins sont-ils jugés moins bons par plusieurs dégustateurs?

VÉGÉTAL
ACIDE
SUCRE
TANINS
ALCOOL
BOIS

Écoutons-les.
Végétal, acide, astringent, boisé, alcooleux, sucré.

Ce sont les principaux qualificatifs employés par des dégustateurs pour décrire des vins qui n'ont pas leur faveur.

Pourtant, dans les vins, il y a du végétal, de l'acidité, des tanins, du sucre, de l'alcool et quelques fois du bois. Ce sont les composants mêmes du vin et ce sont ces éléments qui font la qualité du vin.

Par contre, si on juge qu'il y a un excès d'un de ces éléments, le vin est dit moins plaisant ou carrément déplaisant.

Un vin qui a une belle acidité est dit rafraichissant. Par contre, si l'on perçois un excès d'acidité, trop d'acides on le dit vert et acerbe.

C'est la même chose pour les tanins. S'il y en a trop, le vin sera dit rugueux, âpre, astringent.

De même pour l'alcool. Si on juge qu'il y a trop d'alcool par rapport au fruit, on dira le vin alcooleux. La finale pourra alors paraitre brulante, ce qui peut être dû à la forte présence d'alcool ou encore à l'ajout de substances désaciditiantes au vin. L'abus de bois peut être jugé dévalorisant pour un vin. Si le vin a un fort goût de vanille, on pourrait le décrire comme étant du jus de madrier. Plus un amateur de vin progresse dans sa connaissance du vin, plus il sera réfractaire aux saveurs boisées.

Le sucre peut aussi déconsidérer un vin. Si le consommateur juge qu'il y a trop de sucre, le vin lui déplaira.

Donc, ce qui fait qu'un vin est moins aimé c'est souvent qu'il y a trop d'un de ses composants. Soit trop d'alcool, d'acide, de tanins, de sucre, de bois ou de végétal.

Plus rarement on dira d'un vin qu'il est moins bon parce qu'il manque d'acidité, de tanins, de sucre... Mais ça peut arriver dans le cas de certains vins dits mous, pâteux ou fluets.

Tout ceci dépend aussi des seuils de tolérance de chacun. Le niveau de perception de ces éléments varie d'une personne à l'autre.

Alors, la prochaine fois que vous jugerez un vin qui vous semble peu plaisant, essayez de mettre le doigt sur ce qu'il a de trop : acidité, végétal, bois, alcool, sucre ou tanins.

Hausse des importations de vin au Canada

Le Canada a de nouveau accru son volume d’importation de vin entre 2014 et 2015 de 300 000 hectolitres (+7,4%), passant ainsi la barre des 4 millions d'hectolitres. La valeur globale de ces importations a également progressé de 10,4 %, pour atteindre 1,6 milliard d'euros, selon les chiffres colligés par l'Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV).

Le Canada est le cinquième importateur de vin en valeur et le sixième en volume.

Près de 30 % des importations de vin se font en vrac au Canada, soit 28 %. Plus que les États-Unis où le vrac constitue 25 % des importations.

Le principal exportateur de vin est l'Espagne avec 24 millions d'hectolitres, suivis de l'Italie avec 20 millions et de la France avec 14 millions.

Toutefois en valeur, le principal exportateur est toujours de loin la France avec 8,2 milliards d'euros, suivi de l'Italie avec 5,3; pendant que l'Espagne ne récolte que 2,6 milliards d'Euros pour ses exportations pléthoriques.

Les principaux pays consommateurs sont les États-Unis en hausse de 1 %; la France en baisse de -1,2 %; l'Italie en hausse de 0,3 % et l'Allemagne en hausse de 1,1 %.

Selon les chiffres de l'OIV, le principal producteur de vin est l'Italie qui a accru sa production de 12 % entre 2014 et 2015. Il est suivi de la France, en hausse de 2 % et de l'Espagne en baisse de -6 %.

Nous payons le vin américain plus cher que tout le monde

L'importation de vin américain au Canada a connu une croissance en volume en 2015 malgré un taux de change défavorable.

La hausse des achats en volume a été de 5,8 % à 99 millions de litres.

Par contre, exprimées en dollars américains, les ventes ont été en baisse de 5,3 % à 461 millions de dollars américains. Il faut dire ici que plusieurs vins américains sont négociés en dollars canadiens.

«Les ventes de vin de la Californie ont continué à être fortes au Canada l'an dernier, malgré des taux de change défavorables. En 2015, les ventes de vins américains ont dépassé les vins de France et d'Italie pour la première fois accaparant ainsi la plus grande part du marché des vins de table à l'importation sur le marché canadien», a déclaré Rick Slomka, directeur commercial pour le Canada du California Wine Institute.

Pendant ce temps, les ventes de vin américain en Europe ont connu une croissance de 5 % en volume et de 20 % en valeur. Soit 238 millions de litres pour 621 millions de dollars.

Il est étonnant de constater que les Européens paient en moyenne 2,60 US$ pour un litre de vin américain; alors que nos monopoles du Canada le paient près du double à 4,90 US$.

Le prix moyen mondial pour le vin américain a été de 3,60 US$ en 2015.

Prix moyen payé pour un litre de vin importé des États-Unis en 2015
Mondial Europe Canada
3,60 US$ 2,60 US$ 4,90 US$

Le Canada avec 99 millions de litres est le deuxième marché en importance pour le vin américain après l'Europe (225 millions). Le troisième acheteur est le Japon avec 25 millions de litres. Les exportations totales de vin américain totalisent 442 millions de litres, selon le Wine Institute des États-Unis.

La SAQ a aujourd'hui 713 vins (750ml) des États-Unis à son répertoire, dont seulement 36 sont à moins de 15 $ !

Voici un extrait du tableau préparé par le Wine Institute des États-Unis.

U.S. WINE EXPORTS
Year to Date: January-December
2015 and 2014

 

 

Value (U.S. Dollars)

Variance
’15 v ‘14

Volume (Liters)

Variance
’15 v ‘14

PARTNER COUNTRY
Ranked by 2015 Value

 

2015

2014

Percent

2015

2014

Percent

European Union Total**

 

621,904,744

517,622,655

20.15%

238,587,949

225,918,167

5.61%

Canada

 

461,192,662

487,047,858

-5.31%

99,757,425

94,260,404

5.83%

WORLD TOTAL

 

1,606,826,382

1,494,057,715

7.55%

461,014,596

442,693,188

4.14%

**Stats for the 28 EU countries are combined because transshipments to final destinations in neighboring countries make a country-by-country breakdown not reflective of actual consumption in each country. Wine Institute.

 

De gros vins américains

Est-ce que gros vin est synonyme de grand vin ?

Est-ce qu'un grand vin doit être gros ?

J'ai eu l'honneur de participer à une dégustation de ce qu'on appelle des «grands vins de Californie». Des vins des maisons Sterling, Caymus, Dominus, Phelps, Grgich et autres à l'Académie du vin de l'Outaouais.

Des vins payés, à l'époque (vers 2009) jusqu'à 120 $. Plusieurs de ces vins sont plus chers aujourd'hui.

Des vins qui ont reçu de fortes notes des commentateurs américains. Ce sont des vins appelés «meritage», de cépages bordelais. À l'origine, ces producteurs tentaient d'imiter les vins de Bordeaux. Aujourd'hui, ce n'est plus aussi évident.

Ce sont de gros vins dans ce sens qui ont beaucoup de tout. Beaucoup de fruit, souvent confituré, beaucoup d'alcool, beaucoup de vanille, beaucoup de tanins.

Ces vins plaisent beaucoup aux grands commentateurs de vins américains parce qu'ils sont gras, amples, joufflus, nourris, boisés, tanniques, confiturés, riches, impressionnants et opulents. Ils en mettent plein la bouche. Ce n'est pas la finesse qui est recherchée ici, mais plutôt l'opulence. Le producteur veut que son vin frappe, impressionne et plaise à la première gorgée.

Il faut dire aussi que les chroniqueurs vin n'en prennent souvent qu'une gorgée et que celle-ci doit les impressionner suffisamment pour qu'il accorde une bonne note au vin. Ces chroniqueurs, Parker, Suckling et autres, jugent ces vins au moment de leur mise en marché et même quelquefois avant la mise en bouteille. Dans leur jeunesse, ils sont souvent très impressionnants.

Quand est-il au bout de 10 ans?
Est-ce que ces vins s'améliorent, s'affinent?
Est-ce qu'ils digèrent bien le boisé de leur jeunesse? Est-ce que les gros tanins s'affinent? Est-ce que ce fruité confituré devient plus fin?
Certains oui, d'autres non.

Merlot 2005, Sterling Vineyards
Belle texture quoiqu'un peu surette, un peu asséchant. Pas sucré, sec, vanillé et assez équilibré. Bien bon **1/2
14,2 %/vol. Contient du cabernet franc, gros verdot (fer servadou?), petite sirah (pas tout à fait un « meritage »), malbec et petit verdot. 25 $.

Cabernet sauvignon 2005, Joseph Phelps
Foncé, fruité, vanillé, plus rond que le précédent, alcool très marqué, finale un peu amère.  Bon. **
14,5 %/vol. 90 % cabernet sauvignon, 6 % merlot et 4 % petit verdot. 25 % des raisins achetés de vignerons indépendants. 10 mois dans du chêne français et américain de 2 à 4 ans. 80 $

Napa Valley Red 2006, Pahlmayer
Opaque, fruité, costaud, riche, alcooleux, floral violette, médicamenteux, peu tannique, du fruit en masse. Long. Très bon. ***
15,2 %/vol. 81 % cabernet sauvignon, 10 % merlot, 6 % cabernet franc, 2 % petit verdot et 1 % malbec. 18 mois en chêne français, 80 % neuf. Non collé, non filtré. 95 RMP (déc.’08), 93 S.Tanzer (juin’09), 90 WS (nov.’09). 120 $

Cabernet sauvignon 2006, Estate Grown, Grgich Hills
Rugueux, tannique astringent, finale piquante. Il a été le préféré du groupe. (voir le commentaire dans Facebook) Bien bon. **1/2
14,5 %/vol. 90 % cabernet sauvignon, 6 % petit verdot, 3 % merlot et 1 % cabernet franc.
21 mois de chêne français. En biodynamie. 75 $

Cabernet sauvignon 2006, Cakebread Cellars
Nez différent, plus juteux, tannique, beau nez végétal, sérieux, ample. Très bon. ***
14,2 %/vol. 78 % cabernet sauvignon, 16 % merlot, 4 % cabernet franc et 2 % malbec. 100$

Cabernet sauvignon 2006, Caymus
Très aromatique, violette, fruité sucré, alcool un peu brulant, un peu pâteux. Bien bon.  **1/2
14,5 %/vol. 92 WS (déc.’08), 90 S.Tanzer (déc.’08), 17,5/20 Jancis Robinson (août’09). 90 $

Cabernet sauvignon 2007, Joseph Phelps
Opaque, végétal, fougère, choux, bois vernis, asséchant, fait faire une grimace, le plus mauvais du groupe.
14 %/vol. 84 % cabernet sauvignon, 10 % merlot, 3 % petit verdot, 2 % cabernet franc et 1 % malbec. 41 % des raisins achetés de vignerons indépendants. 18 mois en chêne français et américain, 50 % neuf, 50 % 1 à 2 ans. 75 $

Mountain Cuvée 2007, Chappellet
Le vin est vert, vanillé et la finale est brulante. Le deuxième plus mauvais du groupe.
14,9 %/vol. 51 % cabernet sauvignon, 46 % merlot, 1 % petit verdot, 1 % malbec et 1 % cabernet franc. 40 $

Dominus 2007, Dominus Estate
Un vin crémeux, riche et un peu pâteux. Finale un peu brulante.  Correct. *
14,2 %/vol. 94 % cabernet sauvignon, 3 % cabernet franc, et 3 % petit verdot. 40 % de barriques neuves.  120$

Cabernet sauvignon 2008, Special Selection, Caymus
Très aromatique, très fruité. tutti-frutti, peu tannique, réglisse, violette et porto, très différent des autres, mon préféré. Excellent. ****
15,4 %/vol. Ce serait le premier millésime à contenir 14 % de merlot. 98 J.Suckling, 94 RMP, 94 WS, 93 S. Tanzer  120 $.

Donc, ce n'est pas parce que c'est gros et bien coté par les coteurs américains que c'est nécessairement encore bon ou meilleur après quelques années de vieillissement en cave. Ce qui est étonnant c'est de voir les prix demandés pour ces vins. Ils ne sont vraiment pas gênés ces producteurs de gros vins de Californie!

Vite un bon petit vin du Rhône, de la Loire, de l'Espagne ou de la Sicile pour replacer les papilles!

Progressions plus lentes des bénéfices de la SAQ

Les bénéfices de la Société des alcools augmentent beaucoup moins vite aujourd'hui qu'il y a 4 ans.

De 2006 à 2012, la croissance variait de 5,5 % à 9,3 % pour des hausses annuelles de revenus de 47 à 85 millions de dollars par année.

Par contre, ces dernières années, la croissance des revenus de la SAQ est allée de -2,6 % à 3 % pour des revenus maximums de 31 millions de dollars.

C'est en 2013-2014 que l'élastique a cassé!
Les bénéfices de la SAQ ont alors chuté de 27 millions de dollars.

Puis en 2014-2015, la croissance a été de 3 %.

Pour l'année en cours, la SAQ prévoyait que sa croissance sera de seulement 1,5 %.

Progression des bénéfices de la SAQ en millions $ et en %
  2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
$ 53 51 47 59 48 85 30 -27 31 16
% 8 % 7 % 6 % 7,3 % 5,5 % 9,3 % 3 % -2,6 % 3 % 1,5 %

 

Le bénéfice de la SAQ a atteint 1 milliard en 2011 et s'accroît plus lentement depuis ce temps. Ces sommes sont versées au gouvernement du Québec. Son bénéfice s'est accru rapidement après la grève de 2004-2005 jusqu'en 2013. La croissance est toutefois très faible depuis ce temps comme nous le montre ce tableau établi par la SAQ et le ministère des Finances du Québec.

Un million de litres de vin de plus aux Fêtes

Il s'est vendu un million de litres de vin de plus au trimestre se terminant le 2 janvier dernier au Québec.

Ce million supplémentaire, les Québécois l'ont acheté à 500 000 litres dans les succursales de la SAQ et à 500 000 litres aussi dans les épiceries et dépanneurs.

Ce qui représente une hausse des ventes de 2,5 % dans les succursales et de 3,6 % en épicerie.
En dollars, la hausse a été plus forte là encore dans les dépanneurs; soit +5 %, contre +1 % dans les succursales.

  Volume vin
(millions de litres)

Ventes $
(millions dollars)
  Noël
2014
Noël
2015

 
Noël
2014
Noël
2015
 
Succursales 40,9 41,4 2,5%   684,1 690,9 1%
Épiceries 13,6 14,1 3,6%   108,4 113,9 5%

(En dollars, ce sont les chiffres de ventes de la SAQ aux épiciers et non les chiffres de ventes des épiciers à leurs clients.)

Pour le trimestre de Noël 2013, la hausse avait été de 800 000 litres, dont 500 000 dans les épiceries. Pour Noël 2012, il y avait eu par contre une forte baisse des ventes.

Le Québécois achète son vin une bouteille sur quatre en épicerie.

D'après ces chiffres, la SAQ vend la bouteille de vin de 750 ml en moyenne 12,51 $ (avant taxes) en succursale et 6,05 $ aux épiciers.

Baisse dans les restaurants
Alors que les ventes en volume augmentent dans les succursales et les épiceries, elles diminuent dans les restaurants. En effet, au cours des 40 dernières semaines, la SAQ a vendu  200 000 litres de vins et de spiritueux de moins aux bars et restaurants.

Vins du Québec
Les ventes de vins du Québec ont connu une hausse de 9,3 % au cours des 40 dernières semaines; soit 319 000 litres. Par contre, elles ont baissé de 1,3 % au dernier trimestre de Noël.

La SAQ a publié ce matin ses résultats financiers pour les 40 premières semaines de l'année qui se terminera le 31 mars. Ses ventes se sont accrues de 1,7 %; ce qui est moins que la même période de l'année précédente où c'était une hausse de 2,7 %.

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Source: Rapports trimestriels SAQ.

14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 10 succursales

410 millions de dollars des ventes de 3 milliards de la Société des alcools du Québec se font dans seulement 10 succursales des 413 succursales.

C'est-à-dire que 14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 2,5 % des succursales.

De plus, de ces 10 succursales championnes, 7 sont des SAQ-Dépôt. Plus encore : 2 des autres succursales sont des fournisseurs de dépanneurs et épiceries. Elles approvisionnent les agences SAQ situées en région.

C'est ce que nous apprend la lecture des chiffres publiés ce matin par la journaliste Karyne Duplessis-Piché dans le journal La Presse. (SAQ: des dépôts et des succursales payantes)

Qu'elle est la leçon à tirer de ces chiffres?
Les SAQ-Dépôt tiennent un inventaire principalement composé de vins à moins de 20 $. La dépôt du marché central de Montréal qui a un chiffre d'affaire de 90 millions de dollars a 671 vins en stock, dont 512 à moins de 20 $; soit 76 % de son offre.

Cette succursale a 217 vins à moins de 15 $; soit 32 % de son offre.

Alors que pour l'ensemble des succursales de la SAQ, l'offre de vin à moins de 15 $ ne représente que 7 %; et l'offre à moins de 20 $ n'est que de 25 %.

Les consommateurs veulent donc du vin à bon prix!

La direction de la SAQ a finalement compris le message et a ajouté l'an dernier 4 succursales dépôts qui sont maintenant au nombre de 10.

De plus, maintenant 130 vins ne sont offerts que dans ces succursales dépôt, dont 11 au format d'un litre.

Les gens y achètent le vin à la caisse, profitant d'un rabais de 15 %.
Mais est-ce vraiment un rabais? Ça fonctionne par appel d'offres. Les (gros) producteurs paient le rabais. Ils haussent donc le prix de leurs vins pour offrir ce 15 %.

Ainsi, si on achète ces vins (plus de 500) dans les succursales ordinaires, on paie une surprime qui permet de réduire le prix pour ceux qui achètent dans les succursales dépôt.

Vin Québec a 19 ans

Le site Vin Québec a 19 ans ce mois-ci! 19 ans déjà !
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencé cette belle aventure.

Dix-neuf ans de recherches, d'études, de lectures, de dégustations, d'expérimentations, de voyages et de découvertes. Une passion qui perdure.

Un rappel : Vin Québec est un magazine gratuit et indépendant d'information sur le vin, sur le monde du vin.
Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Vin Québec est la revue du vin la plus consultée au Québec avec 350 000 lecteurs.

vinquebec.com depuis 1997

Du glyphosate dans le vin de Californie

Nous entendons beaucoup parler de cet herbicide puissant le glyphosate, contenu, entre autres, dans le pesticide de marque Roundup de la maison Monsanto. Une recherche dans Google Actualité nous donne des milliers de résultats juste pour le mois de mars.

Selon certains agriculteurs, on ne peut plus s'en passer. Par contre, d'autres disent qu'il faut maintenant l'interdire. C'est le cas de députés européens qui veulent faire interdire l'épandage de ce produit dans les campagnes européennes. Le glyphosate serait cancérigène et un perturbateur endocrinien. Il est devenu le numéro 1 des pesticides dans le monde. Il a été introduit en 1974 et depuis l'expiration du brevet en 2000, on le retrouve dans 750 produits phytosanitaires.

La lutte sera intense entre les pro et anti glyphosate.
En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (l'agence de l'Organisation mondiale de la santé chargée d'inventorier les substances cancérogènes) a classé le glyphosate «cancérogène probable» pour l'homme. C'est le niveau le plus élevé avant le niveau «certain».
Le renouvellement de son autorisation en Europe doit être décidé dans les prochaines semaines.

Le très puissant produit est utilisé pour désherber. Il est considéré comme étant très efficace par les agriculteurs qui ne savent plus comment s'en passer. On le retrouve aussi dans des fertilisants.

Le glyphosate est très répandu en Europe et en Amérique. La revue américaine Eco Watch rapporte qu'on en trouve dans le vin de Californie. La revue cite des chiffres du laboratoire Microbe Inotech de Saint-Louis qui en a trouvé dans des vins des vallées de Napa, Sonoma et Mendocino en Californie. Les quantités trouvées vont de 0,6 ppb à 18 ppb (parties par milliard). La plus faible quantité a été trouvée dans un vin bio.

Aux États-Unis, il n'y a pas de limite concernant le glysophate dans le vin. Toutefois, il y a une limite dans le raisin, et cette limite est de 200 ppb.

En février dernier, c'était l'émoi en Allemagne. On a trouvé du glyphosate dans le produit alimentaire phare de la Germanie: la bière. Dans les 14 bières analysées par l'Institut de l'environnement de Munich tous contenaient de 4 à 300 fois plus de glysophate que la quantité permise dans l'eau. En Allemagne la concentration permise dans l'eau serait de 1 µg/L. Au Canada, c'est 280 µg/L ! (280 microgrammes au litre ou 280 ppb)

Puis, on apprend que presque tous les Allemands seraient exposés au glyphosate. Le journal Le Monde rapporte que sur 2000 Allemands testés on a détecté 5 fois plus de glyphosate dans leur urine que la dose autorisée pour l'eau. De plus, ce taux était de 15 à 42 fois plus élevé pour 22 % des personnes analysées.

Le glyphosate aura donc la vie dure au cours des prochaines semaines.

Suivez ce dossier dans le fil de presse de Google Actualité.

 

Si c'est écrit Extra-sec, c'est que ce n'est pas sec !

L'autre jour, j'ouvre une bouteille de vin effervescent, un prosecco, un mousseux d'Italie.
Je le verse, et à la surprise de plusieurs, le vin n'est pas sec. Il a une belle saveur sucrée. Quelqu'un me fait remarquer qu'il est pourtant écrit «Extra-Sec» sur la contre-étiquette!

Je réponds que si c'est écrit «Sec» ou «Extra-Sec» que ce n'est pas sec!
Un mousseux vraiment sec sera étiqueté «Brut nature» ou «Non dosé» ou encore «Dosage zéro».
Il contiendra alors moins de 3 grammes de sucre au litre (3 g/l).

Un vin mousseux étiqueté «Brut» pourrait aussi paraître sec, si sont acidité est élevée. En effet, la réglementation européenne sur l'étiquetage réserve cette mention de «Brut» à des vins mousseux qui ont moins de 12 grammes de sucre, avec une tolérance allant jusqu'à 15 grammes.

On dit qu'en général la majorité des gens détecteront le sucre dans le vin à partir de 3 ou 4 grammes.
Cependant, si le vin est très acide, soit avec 6 à 7 grammes d'acidité en équivalence tartrique pour les vins hors France (ou 4-5 en équivalence H2SO4 pour les vins français) le seuil de perception montera alors à 5 ou 6 g/l de sucre pour une majorité de consommateurs.

Donc, en résumé, lorsque c'est écrit «Sec» ou «Dry» sur une bouteille de mousseux, c'est sucré!

Ces imprécisions sur le niveau de sucre des vins mousseux sont dommageables et nuisent aux ventes de ces vins. En effet, plusieurs consommateurs hésitent à acheter des vins mousseux craignant de tomber sur un vin sucré. Un mousseux sucré avec des fruits de mer ou du poisson ne fait pas bon ménage.

Voici donc les 7 mentions qui sont autorisées pour les vins mousseux sur le territoire de l'Union européenne et leur équivalence en grammes de sucre par litre.

Mentions Teneur en sucre

Brut nature
Extra brut
Brut
Extra dry
Sec
Demi-sec 
Doux

- 3 g/l
0 - 6 g/l
- 12 g/l
12 - 17 g/l
17 - 32 g/l
32 - 50 g/l
50 g/l et +

Il faut ajouter à ces chiffres la tolérance de 3 grammes.
En effet, le règlement dit que «la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure à plus de 3 g/l à l’indication figurant sur l’étiquette.»

Vous voyez ainsi que «Sec» c'est très sucré; soit jusqu'à 10 fois plus que ce qui est dit sec pour un vin non mousseux.
Ceci s'applique à tous les mousseux d'Europe: champagne, cava, prosecco, crémant et autres.

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Source : Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées, Maj : 05/2012 Guide d'étiquetage. (PDF)

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