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SAQ efficience : mission impossible?

Le président du Conseil du Trésor a demandé à la SAQ d'être plus efficiente, c'est-à-dire de réduire ses frais administratifs.

La Commission de révision permanente des programmes du gouvernement du Québec (Commission Robillard) a établi que la performance financière des dirigeants de la SAQ était la plus faible de tous les monopoles d'alcool en Amérique du Nord. Les chiffres de la commission Robillard disent que le ratio des frais d'administration sur les ventes nettes sont de 21 % à la SAQ; alors que c'est 16 % en Ontario; 10 % en Colombie-Britannique et 8 % dans les monopoles de Pennsylvanie et du New Hampshire.

La direction de la SAQ nie ces chiffres, disant qu'elle a un ratio de 18,8 %.

Le ministre Coiteux a exigé que la SAQ réduise ses coûts de fonctionnement.

Que va faire la direction de la SAQ?

On peut se demander maintenant que va faire la direction du monopole et comment elle tentera de déduire ses coûts.

La SAQ a un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars.
Comment se décomposent ces milliards? Le rapport annuel de la société d'État n'est pas très précis à ce sujet.(1) Toutefois on peut trouver ceci:
Bénéfice brut : 1,5 milliard
Dividende : 1 milliard
Charges nettes : 551 millions

Pour réduire ses coûts, la SAQ doit soit:

  1. Réduire le prix des produits achetés
  2. Hausser les prix des produits vendus
  3. Réduire ses dépenses
  4. Ou un mélange des trois précédents

Réduire ses dépenses
Ses charges nettes sont de 551 millions de dollars, qui se divisent comme suit:

  1. rémunération du personnel : 369 millions $
  2. les frais d’occupation d’immeubles : 93,6 millions
  3. frais d'utilisation d'équipement et de fournitures : 42 millions
  4. frais de livraison et de communication : 7,5 millions
  5. autres charges : 38,8 millions $

Ses charges nettes augmentent constamment. Elles étaient de 399 millions en 2003 et de 483 millions en 2010.

La rémunération du personnel
La SAQ dit avoir 7600 employés dont 5800 dans le réseau des ventes et 800 dans la distribution. Plusieurs des employés des succursales sont des employés à temps partiel. En fait, la SAQ évalue à 5500 le nombre d'employés en équivalence temps complet annuel.

Ce qui représente 47 600 $ par employé ou 65 800 $ par employé en équivalence temps complet annuel.

Les frais de rémunération du personnel augmentent constamment. C'était 252 millions en 2003;  332 millions en 2010.

Les frais d'occupation d'immeuble
Le loyer et autres dépenses d'immeuble des 400 succursales de la SAQ est de 93 millions. C'était 57 millions en 2003 et 79 millions en 2010.

Les possibilités
Donc la direction de la SAQ a plusieurs choix pour réduire son énorme ratio de 18,8 % de frais d'administration.

Hausser les prix
Ce sera difficile. Les ventes en volume stagnent. Il y a risque qu'elles diminuent.

Payer moins cher les produits
C'est possible. Plus de vin acheté en vrac, mieux négocier ses achats...

Réduire la masse salariale
Réduire le nombre d'employés, réduire les heures de travail. Toutefois, cela ne sera pas très bon pour le climat de relation de travail qui est déjà tendu dans l'entreprise.

Réduire les dépenses de loyer
Réduire le nombre de succursales. La SAQ a 400 succursales. Est-ce trop? Peut-on transférer une partie des ventes vers les épiciers, les agences et les ventes en ligne. En réduisant le nombre et la taille des succursales, on réduirait aussi la masse salariale.

En résumé, la direction de la société d'État a de la marge de manoeuvre pour obéir au gouvernement. Toutefois, ce sera risqué. Ïl peut en résulter une baisse de la qualité des services offerts aux consommateurs qui pourraient rechigner.

_______

1. Chiffres du rapport annuel 2014 (la SAQ n'a pas publié encore son rapport annuel 2015, attendu depuis juin.)

Efficience : Rapport entre les résultats obtenus et les ressources utilisées pour les atteindre. (Dictionnaire)

 

Bourgogne, Cuvée Échangeur Turcot 2021

 

Que fait ce «Bourgogne Cuvée Échangeur Turcot 2021» sur les rayons de la Société des alcools du Québec (SAQ)?

C'est le visuel qui a tourné en bouche en onde lundi lorsqu'une animatrice de RDI Économie a interrogé l'économiste Robert Gagné membre de la commission Robillard et professeur au HEC. (Fin du monopole de la SAQ?)

Que fait ce vin fictif d'un millésime futur (20121) dans une entrevue au sujet de la libéralisation du monopole de la SAQ?

Plusieurs l'ont remarqué et cela a causé étonnement et questionnement sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Qui connait le Bourgogne Échangeur Turcot visible sur RDI hier ?? demandait @ChaiVinetCie

Vu à RDI économie hier soir. Dans les images d'étalages de vins qui roulent, un Bourgogne cuvée échangeur Turcot ? s'étonnait @GMeneu

Est-ce une blague... d'un employé de la SAQ ou du personnel de RDI?

@SAQnouvelles a finalement mis fin au suspense hier en fin d'après-midi en dévoilant que le visuel provenait d'un reportage de @SRClanglois. Reportage intitulé «Un béton plus écologique», diffusé en septembre 2014. Il y était question de l'utilisation du verre des bouteilles vides de vin pour améliorer le béton. Dans le reportage on montrait des bouteilles avec des étiquettes d'un «Riesling Trottoir Hochelaga» d'un « Bordeaux Pont Champlain» d'un «Beaujolais Dalle de mon sous-sol» et du maintenant fameux »Bourgogne, Cuvée Échangeur Turcot 2021»

Le vin est 38 % plus cher au Québec qu'en Alberta

Le vin vendu au Québec est 38 % plus cher que le vin vendu en Alberta.
C'est du moins ce que nous montrent les chiffres de Statistique Canada pour l'année 2013 publiés en 2014.

Le prix moyen du vin vendu en Alberta est de 10,58 $ le litre, mais c'est 14,59 $ au Québec. En Ontario, le prix moyen du vin est 13,55 $ le litre, soit 8 % moins cher qu'au Québec.

Ventes de vins en volume et en valeur dans 3 provinces canadiennes en 2013
Vins
Québec
Ontario
Alb.
Volume millions litres 159 167 58
Valeur millions $ 2320 2263 614
   Prix par litre.
14,59$
13,55$
10,58$
@vinquebec

Voici un extrait du tableau de Statistique Canada:

Type de boissons = Total vins 5

Géographie Valeur et volume Type de produit 2013
 
Québec 2 Valeur en dollars Total produits 2 320 884(T)
Volume en litres 3 Total produits 159 811(T)
Ontario Valeur en dollars Total produits 2 263 607(T)
Volume en litres 3 Total produits 167 863(T)
Alberta Valeur en dollars Total produits 614 200(T)
Volume en litres 3 Total produits 58 801(T)

______

Source :
Statistique Canada, Tableau 183-0015  -   Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools, des producteurs de vins et des brasseries, selon la valeur et le volume, exercices financiers se terminant le 31 mars, annuel,  CANSIM (base de données). (site consulté : 2015-09-01)

Accueil froid du gouvernement au rapport Robillard

Les charges administratives de la SAQ sont trop lourdes. Nous pourrions avoir un plus grand dividende, si la direction de la société d'État portait attention à cela.»

Au sujet du monopole de la Société des alcools du Québec, le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux dit

Peut-être que dans le futur, ce modèle-là ne pourra pas aussi bien fonctionner...»

Le ministre a le rapport Robillard sur son bureau depuis juin et il n'a trouvé rien de plus à dire «que le modèle actuel de monopole de la SAQ a de grandes vertus, mais on peut se demander si on peut l'améliorer.» Il ajoute en se posant à lui-même la question «Quel modèle on va éventuellement penser, je ne peux pas le dire aujourd'hui. On est ouvert à regarder cela.» M. Coiteux a répété plusieurs fois en conférence de presse qu'il «faut prendre le temps de faire correctement les choses.»

Par contre, le ministre s'est dit très ferme sur les dépenses élevées de la SAQ. «On va demander à la SAQ de revoir ses charges administratives. Elles sont élevées. C'est signe que le consommateur n'en a pas pour son argent. Le versement des bonis se fera en vertu des objectifs d'efficience et de rentabilité.»

Le président du Conseil du Trésor a par contre élevé la voix et semblé ferme lorsqu'il a rabroué le président de la SAQ qui a commenté le rapport Robillard avant lui. «Ce n’est pas normal que le président de la SAQ sorte sur la place publique avant que le gouvernement indique les suites qu'il entend donner au rapport. Ça indique qu'on a un changement de culture à faire. On va aller vers une culture de l'humilité.»

Humilité, voir, prendre le temps, on va regarder cela; il faut prendre le temps de voir; ça va prendre du temps; prendre le temps d'analyser correctement les choses encore... sont les mots qui sont revenus le plus souvent dans la bouche de Martin Coiteux. Une parole d'action toutefois, il a osé un «on est là pour moderniser l'État».

Donc, en résumé, l'action du gouvernement à la suite du rapport de la Commission de révision permanente des programmes : «il faut que les charges administratives de la société d'État (SAQ) soient conformes à des modèles comparables, et c'est ce qu'on va demander à la SAQ au cours des prochains mois», a dit fermement le président du Conseil du Trésor et plus molement :

Est-ce que le modèle du monopole public qui a été conçu dans le passé est le modèle du futur? Je ne le sais pas. On va regarder ça attentivement.»

______
Source
Point de presse de M. Martin Coiteux, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes et président du Conseil du trésor (Transcription)
31 août 2015 | 13 h 36 | Vidéo. Durée : 0:43:01

La commission Robillard demande la fin du monopole de la SAQ

La Commission de révision permanente des programmes du gouvernement du Québec, dite commission Robillard, demande de mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).

La présidente de la commission, Mme Lucienne Robillard, dit que la commission s'est demandé quelle était la raison du monopole de la SAQ. Ce n'est pas une raison économique, «ce n'est pas pour aller chercher des revenus, sinon l'état vendrait aussi l'essence et les cigarettes», dit-elle.

«La seule raison que la commission a trouvée est une raison historique qui remonte à la Prohibition.» (en 1921)

«La question en 2015 est : est-ce qu'il est justifiable que le gouvernement soit impliqué dans la vente de détail des vins et spiritueux?» «Est-ce au bénéfice des consommateurs?»

Mme Robillard répond que la commission recommande

  1. de revoir le modèle d'affaires de la SAQ;
  2. de libéraliser les marchés des vins et spiritueux;
  3. et de mettre la SAQ en concurrence.

En conférence de presse ce matin, un membre de la commission, M. Robert Gagné a dit «qu'on s'est demandé si la SAQ est efficiente dans la vente de détail de l'alcool. La réponse est non.»

Toutefois, la commission ne recommande pas l'abolition de la SAQ, «la SAQ ne vaut rien, c'est le monopole qui vaut de l'argent»; mais sa mise en concurrence comme cela se fait dans le domaine postal au pays avec la société d'État Poste Canada face aux entreprises privées, telles UPS et Fedex. «Abolir la SAQ serait imprudent. Il faut lui laisser une chance de faire ses preuves, mais ce n'est pas en lui laissant le monopole qu'on sert le public.»

Extraits du rapport

Une réponse simple : libéraliser le commerce des vins et spiritueux
La façon la plus simple d’améliorer l’efficacité du commerce des vins et spiritueux consisterait à libéraliser cette activité, en mettant fin au monopole actuel de la SAQ et en ouvrant ainsi la porte à la concurrence.

Une telle libéralisation profiterait directement aux consommateurs. Elle favoriserait le développement de la vente des produits, grâce à la concurrence et à la réduction des prix qui en résulterait.

Il reviendrait à la SAQ – dont le statut public serait maintenu – de relever le défi et de mettre en oeuvre des stratégies appropriées pour profiter de ses atouts et s’adapter au nouveau contexte.

Le milliard
«Pour la commission, il est essentiel que le gouvernement protège ses revenus. Il suffirait pour cela de remplacer les dividendes par une augmentation de la taxe spécifique», lit-on dans le rapport. «Le gouvernement peut taxer comme il veut et faire le même montant d'argent en privatisant le commerce de l'alcool», dit le commissaire Gagné.

Internet et restaurants
Dans son rapport, la commission dit que le modèle monopolistique de la SAQ est «un modèle en train de s'effriter». Elle cite les ventes par internet qui constituent une menace au monopole et les intervenants privés «Certains acteurs ont commencé à exercer des pressions sur le modèle en place depuis plusieurs décennies. Par de nombreuses initiatives, les commerçants cherchent à élargir un cadre jugé trop étroit. Les magasins-entrepôts, les marchés spécialisés d’alimentation et les restaurants font une brèche dans le modèle de vente d’alcool prévalant au Québec»

Régionalisation
La libéralisation veut dire que le prix d'un vin ne sera peut-être plus le même dans toutes les villes du Québec. Oui, répond l'économiste Robert Gagné, «l'alcool ce n'est pas un service public. Pourquoi les prix seraient-ils les mêmes à Rimouski qu'à Montréal.»

SAQ inefficace et non efficiente
La commission note que les frais d'administration de la SAQ sont trop élevés. À 21 %, contre 10 % en Colombie-Britannique; 12 % au Manitoba et en Saskatchewan et 1 % en Alberta.

Pour ce qui est du ration de la rémunération sur les ventes nettes, la commission constate qu'il est beaucoup plus élevé à la SAQ que dans les autres cas analysés.

«La gestion de la SAQ paraît peu efficiente. Pour la commission, ces résultats décevants s’expliquent en bonne partie par la position de monopole de la société d’État. La SAQ bénéficie d’une rente, c’est-à-dire d’un avantage lié à sa situation de monopole, absorbée en partie dans les frais d’administration et de gestion de l’entreprise.»
 

Le rapport est dans le site de la Commission de révision permanente des programmes

Réaction de la SAQ à la commision Robillard

Avant même la publication du rapport de la commission Robillard à 10 h ce matin, la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) a répliqué en émettant un communiqué à 5 h du matin.

La direction du monopole ne conteste pas la proposition de libéralisation du commerce du vin, mais conteste les chiffres de la commission Robillard sur la performance de la société des alcools.

La direction dit que la SAQ a connu une forte croissance au cours des 10 dernières années, affirmant que ses «profits ont presque doublé en 10 ans» et en ajoutant que sa performance s'est fortement améliorée depuis 2005.

Ces chiffres sont exacts, toutefois, ils ne couvrent pas la même période que ceux mentionnés par la commission Robillard qui s'est concentrée sur les performances de la SAQ depuis 2010, performances qui sont moindres que celles des années précédentes.

D'autre part, dans son communiqué, la direction de la SAQ parle encore de privatisation; alors que la commission Robillard a totalement rejeté cette solution, misant plutôt sur la libéralisation du commerce dans régime mixte état-privé.

En terminant, contrairement à ce qu'a constaté la Commission de révision permanente des programmes du gouvernement du Québec, la direction du monopole des vins affirme qu' «aujourd’hui, la SAQ démontre une solide performance financière, un service client apprécié à 93 % et un dynamisme commercial envié. Est-ce que nous pouvons faire mieux? Nos résultats sont là et témoignent de notre volonté de toujours nous améliorer.»

La Commission Robillard recommande de mettre fin au monopole de la SAQ

Texte modifié le 29 août.  

La commission de la révision permanente des programmes du gouvernement du Québec, présidée par l'ancienne ministre libérale Lucienne Robillard, recommande de mettre fin au monopole de la SAQ sur les vins et les spiritueux (la SAQ n'a pas le monopole de la bière).

Le rapport Robillard sera déposé lundi et selon Radio-Canada «la commission Robillard ne proposera pas la disparition ou le démantèlement de la SAQ, mais plutôt de permettre au secteur privé de faire concurrence à la Société des Alcools du Québec.»

La SAQ rapporte un milliard de dollars par année au gouvernement. «Une augmentation des taxes perçues par Québec sur les vins et les spiritueux pourrait pallier le manque à gagner que la concurrence du secteur privé pourrait infliger à la SAQ», écrit Michel Pepin de Radio-Canada.

C'est ce qu'a fait l'Alberta qui en privatisant son monopole des alcools a conservé une taxe de 3,45 $ par bouteilles.

La SAQ écoule près de 250 millions de bouteilles par année. Il suffirait au gouvernement d'imposer une taxe de 4 dollars par bouteille pour amasser le même milliard.

Actuellement, la marge de la SAQ varie selon le type et le prix des produits. Elle est de 7 $ pour un vin payé 5 $ et vendu 16 $. Sa marge sur les vins est une des plus élevées au Canada, alors que celle sur les spiritueux est la plus basse.

Le journaliste Denis Lessard du journal La Presse nous révèle ce matin (29 août) que la SAQ est peu efficace.
«Les chiffres relevés par la commission Robillard sont embarrassants pour la société d'État. Comparés à celles d'autres organismes semblables, les frais administratifs de la SAQ sont beaucoup plus élevés. Ainsi, pour la période 2010-2014, la SAQ avale 21% de ses ventes nettes en frais d'administration, le niveau le plus élevé avec celui de Terre-Neuve. Pour 2014, la LCBO (Régie des alcools de l'Ontario) demandait 16% en frais d'administration; ils représentaient 10% en Colombie-Britannique et 8% dans plusieurs États américains.»

Un monopole n'est pas un système efficace dans le commerce de détail.

Dernière modification: 29 août, 9 h 18 pour ajouter la citation de La Presse.

Sujets connexes

Des rabais

Les dirigeants de la société des vins et spiritueux du Québec et certains producteurs ont haussé d'une main, jeudi dernier, les prix de certains de leurs vins. Pendant, ce temps, des producteurs offrent des rabais temporaires sur 64 de leurs vins.

Les rabais sont de 1 à 2,75 $ et sont valides jusqu'au dimanche 30 août.

Si vous voulez profiter de ces rabais, voici quelques suggestions :

  Rabais Prix temporaire
Vila Regia (Port) 1 9,55
Monasterio de las Vinas Crianza (Esp) 1 11,30
Torres Vina Sol (Esp) 1,30 11,35
Vento di mare (It) 1,50 11,45
Bonpas Gd Réserve des Chalières (Rh) 1 11,95
Borsao Rosé (Esp) 1 11,95
Carrelot des Amants rouge (Fr) 1,25 11,95
Pasqua Primitivo (it) 2 12,95
Louis Eschenauer Sauvignon (Bor) 1,55 14,40
Prince Philippe Bourgogne Alligoté 2 14,75
Le Petit Grand (Bor) 1,50 15,20
Raymond Field Blend  (Cal) 2 17,35
Ch Lamartine, C. Particulière (Cahors) 2 22,65
Il Bruciato (It) 2,75 23,25

Loire et Espagne croissance - Australie et Bourgogne décroissance

Pendant que les ventes de vins de Loire et d'Espagne augmentent, les vins d'Australie et de Bourgogne deviennent moins populaires au Québec, du moins dans la section des vins de spécialité de la SAQ.

Les ventes de vin d'Espagne ont connu une croissance de 10 % au cours de la dernière année dans la section des vins de spécialité des magasins de la SAQ.

Pendant ce temps, les vins d'Australie prenaient le chemin inverse pour une décroissance des ventes de 13 %.

Les vins de Loire ont connu du succès avec une hausse des ventes en valeur de 10 %, pendant que les vins rouges de Bourgogne subissaient une perte de 9 %.

Les ventes de vin chilien et argentin ont augmenté de 2 %; celles de Nouvelle-Zélande ont baissé de 5 %. Pour l'Alsace c'est une baisse de 2 %.

Pour sa sélection de nouveaux produits à ajouter à sa section des vins de spécialité, la SAQ informe les agents et producteurs qu'elle se concentrera sur les Sancerre, Pouilly-fumé et Menetou sous 25$ (blancs seulement); pour l'Espagne, elle recherchera des vins rouges et blancs d'Epagne sous 25$; et pour la Bougogne qu'elle concentrera ses recherches sur les vins régionaux et communaux.

La SAQ indique que les sections suivantes seront contingentées: Alsace, Argentine, Australie; Chili, Italie(autres régions), Languedoc-Roussillon et Nouvelles-Zélande. «Seules certaines offres d'exceptions pourraient être retenues» pour ces régions.

Les ventes (section spécialité seulement) de vin d'Espagne ont atteint 51 millions de dollars dans l'année courante ; ceux du Languedoc 20,9 millions $; Argentine 15 millions et Chili 13,8 millions $. Pour la Bourgogne en rouge ce fut presque 15 millions de dollars.

Comment juger un vin simplement

Imaginons que vous soyez invité à faire partie d'un jury pour juger un vin ou des vins.
Ou vous voulez tout simplement, seul ou avec des amis, juger de la qualité d'un vin ou de plusieurs vins.
 
Je vais vous montrer une manière bien simple de procéder.
 
Bien sûr, vous pouvez tenter de faire comme des «professionnels» de mirer le vin, de le faire tourner dans le verre sans en échapper une goûte, de juger de la couleur, de sentir fortement le vin en ayant les yeux tournés par en dedans et de faire beaucoup de bruit avec votre bouche. 

Mais plus simplement: versez-vous un verre; prenez une gorgée; avalez-la ou crachez-la si vous prévoyez déguster plusieurs vins; puis oubliez-la.

La première gorgée du premier vin ne compte pas. Elle ne sert qu'à préparer votre bouche, à l'aviner en terme savant. Vous pourriez faire la leçon à des pros qui ignorent cette étape.

Bon maintenant, ce sera la bonne. Prenez une deuxième gorgée et avalez (ou crachez) tout simplement. C'est là que le fun commence! Qu'elle est l'impression que le vin laisse en bouche: bon, pas bon, très bon, pas certain (alors on en prend une autre). Cette impression dure longtemps ou non. C'est le point capital. Un très bon vin c'est un vin qui laisse une très belle impression longtemps après l'avoir avalé. Un bon vin est un vin qui laisse une bonne et assez longue impression; un vin ordinaire est un vin qui laisse une impression ordinaire et pas très longue. Un mauvais vin est un vin qui laisse une mauvaise impression qui peut durer longtemps. C'est aussi simple que ça!

Bien sûr, vous pouvez aller un peu plus loin si ça vous tente et juger de la complexité du vin. Un vin simple est un vin qui goûte une chose, une saveur. Un vin complexe est un vin qui goûte plusieurs saveurs. On peut aimer les vins simples sur le fruit, un fruit, une sensation, mais sachez que les pros aiment les vins qui goûtent plusieurs saveurs, des étages, des couches de saveurs.  
Donc, est-ce que ce vin goûte une saveur ou plusieurs une après l'autre.  Il est simple ou complexe. Les vins complexes sont plus rares et souvent apparaissent avec l’âge, le vôtre et celui du vin. 

On peut aller encore plus loin! Mais là attention, danger, terrain glissant: les odeurs — les pros disent plutôt arômes — même quelquefois bouquet! Oup pe l'ail! 

Là vous sentez le vin. Ça sent bon et fort, une saveur ou plusieurs? Sachez que ça dépend de la température, la votre, celle de la pièce et celle du vin, de votre humeur, de l'ambiance, depuis combien de temps il est dans le verre, de la grosseur du verre, de ce qu'a dit votre voisin... Et demain, ça sentira autre chose.

Donc, l'odeur c'est personnel et très changeant. Toutefois, ça peut être très plaisant. 

On peut aller encore plus loin. Portant, j'ai dit que ce serait simple. Vous pouvez donc vous arrêter ici. Sinon, parlons de texture. Le liquide est fluet, simple, léger, moyen, acide, vif, tonique, gras, costaud, alcooleux, tannique, élégant, fin, riche, opulent, pâteux... Et ainsi de suite. La texture est plaisante ou non. Elle peut être simple et complexe aussi.
 
Le bon vin est un vin dont les saveurs et la texture sont agréables, persistent longtemps et qui sent bon.
Un très bon vin c'est un vin dont les saveurs et la texture sont très agréables, persistent très longtemps et qui sent très bon.
 
Un pointage
Finalement, si vous voulez ou si l'on vous demande de mettre des étoiles ou des points, ne vous cassez pas la tête, c'est très simple. Un vin correct c'est 1 étoile; un bon vin c'est 2; un très bon vin c'est 3 étoiles et un vin vraiment exceptionnel c'est 4 étoiles.
Pour ce qui est des points: un très bon vin c'est 90 points; un bon vin c'est 86, un vin correct c'est 80 et un vin exceptionnel c'est 94 points.
 
C'est aussi simple que ça! Le vin c'est du plaisir!

Notre système de notation des vins

Vin Québec a modifié son système de notation en janvier 2005. Nous adoptons le mode de notation sur cinq étoiles.

En fait, ces étoiles ne sont que la représentation graphique de cinq mots: exceptionnel, excellent, très bon, bon et correct.

Ce mode de notation est de plus en plus répandu. Au Québec, il a été adopté par la plupart des chroniqueurs de vin. Nous utiliserons aussi les demi-étoiles afin de nuancer les notes.

Correct
Bon
Très bon
Excellent - Grand vin
Exceptionnel

Qualité-prix

    pour les vins de moins 10 $
    pour ceux de moins 15 $
     - 20 $
     - 25 $
     - 30 $
     - 35 $

Pourquoi le vin est moins bon en avion

Le vin est moins bon en avion à cause du bruit!

Et c'est pour la même raison que le jus de tomate est si populaire!
 
Le vin comme la nourriture est moins savoureux en avion. Tout semble plus fade à 10 000 mètres d'altitude.
 
Une nouvelle étude nous présente un éclairage, un son nouveau, sur ce sujet.
 
Des chercheurs de l'université Cornell dans l'état de New York affirment que c'est le bruit qui rend les aliments moins savoureux.
 
Ils ont fait prendre 5 liquides savoureux à 48 personnes et analysé leur perception des cinq saveurs sucrées, salées, acides, amères et umami. Puis, ils leur ont servi les mêmes cinq liquides en leur faisant porter un casque d'écoute qui reproduisait un son de 85 décibels se rapprochant de bruit constant dans une cabine d'avion.
 
Les chercheurs ont alors constaté que les testeurs ne détectaient pas tellement de grands changements dans l'intensité du salé, de l'acide, ni de l'amère. Par contre, à niveau de bruit élevé, la saveur sucrée était décrite comme étant moins intense. D'autre part, la saveur umami (bacon, sauce soya, tomate, poisson, champignon et fromage) gagnait en intensité.

Que de bruit autour de la bouffe en avion! Est-ce à dire que les cuisiniers devront mettre plus de sucre dans leur plat et que les hôtesses de l'air devront servir des vins plus sucrés aux passagers?
 

Ainsi, là où les vins et les mets seraient les moins savoureux c'est derrière les moteurs. Par contre à l'avant, en première classe, c'est plus savoureux, il y a moins de bruit.

 
Alors, hôtesse, un bon Ménage à Trois, ou un shiraz australien, ou mieux un montbazillac et un sauternes.
Le bruit
La sécheresse
La pression (sinus)
L'altitude (oxygène)

D'autres études ont aussi évoqué d'autres facteurs qui rendraient les vins et les mets moins savoureux. La pression qui compresse les sinus;  l'altitude qui laisse moins d'oxygène dans le sang et le cerveau.

La sécheresse est aussi invoquée. Nos papilles, nos muqueuses et nos sinus sont moins hydratés donc moins aptes à apprécier les saveurs. En climat sec, le sel et le sucre seraient moins perceptibles.

Le jus de tomate aime le bruit
Voilà pourquoi le jus de tomate est si populaire à bord des avions!
Le jus de tomate est un bel exemple de la saveur umami. 
La compagnie aérienne Luftansa dit qu'elle sert presque autant de jus de tomate que de bière en avion. Intriguée que des Allemands, réputés amateurs de bière, préfèrent le jus rouge au jus blond en avion, elle a fait faire un sondage qui dit que 27 % de ses passagers prennent du jus de tomate sur leurs vols, et que 23 % de ces nouveaux amateurs de jus de tomate n'en prennent pourtant jamais au sol.
Alors, bon vol!
 

Quoi de nouveau dans l'affaire de l'arsenic dans le Ménage à Trois

En mars derniers, des avocats de Californie ont lancé une poursuite en action collective contre 28 producteurs de vin de cet État viticole des États-Unis.

Les avocats de trois firmes disent que 83 de leurs vins (dont le très connu Ménage à Trois) contiennent trop d'arsenic. Ils soutiennent que ces vins contiennent jusqu'à 5 fois plus d'arsenic que la dose maximale tolérée pour l'eau.

La poursuite poursuit son cours. Les avocats sont à préparer leur cause et à recruter les consommateurs pour voudront prendre part à la poursuite (www.taintedwine.com).

Pendant ce temps, les vins incriminés sont toujours sur les rayons des magasins aux États-Unis comme le rapporte le magazine internet Patch: «pas une seule bouteille n’a été rappelée. Aucun producteur n'a rappelé ses produits, et aucun détaillant n'a retiré les vins des rayons des magasins.»

Les gens Wine Institute of California disent que le rappel n'est pas nécessaire parce que ces vins sont sains.

Rob Feldman, porte-parole pour des avocats, a dit à Bea Karnes de Patch qu'il était déçu que ces vins n'aient pas été rappelés, mais que l'action en justice va de l'avant.

Au Canada aussi, ces vins n'ont pas été retirés des rayons. La SAQ a affirmé que «les vins au Québec sont testés par notre laboratoire et ne présentent aucune inquiétude quant à la présence d’arsenic.» 

Le Ménage à Trois est disponible en ligne et dans 400 des 420 magasins du monopole des vins et spiritueux du Québec.

Les 83 vins dans lesquels on a trouvé des doses élevées d'arsenic sont presque tous des vins vendus à très bas prix aux États-Unis. Certains contiennent jusqu'à 50 ppm d'arsenic, alors que la plupart des vins en contiennent moins de 1 ppm.

Parmi les 28 compagnies poursuivies, plusieurs sont très connues au Québec, dont Ménage à Trois (Folie à Deux), Sutter Home, Fetzer, Cupcake, Beringer et Constellation. Elles sont parmi les plus gros producteurs de vin aux États-Unis. Toutefois, le plus gros de tous, Gallo, n'est pas en cause ici.

Un faible niveau d'arsenic dans un aliment ne serait pas dangereux selon les autorités, toutefois, des scientifiques émettent des craintes face au mélange arsenic et alcool. C'est un exemple de ce qu'on pourrait qualifié «d'effet cocktail».

Pourquoi ces vins bas de gamme produits par de grandes compagnies américaines contiennent-ils beaucoup plus d'arsenic que les autres? C'est ce que le procès, s'il y a procès, nous permettrait peut-être de découvrir.

Pour en apprendre plus sur ce sujet:

Le vin canadien ne vaut pas cher

Le Canada a exporté 64,4 millions de litres de vin en 2014. 
Il en a retiré 66,3 millions de dollars. 
 
Ce qui fait un peu plus d'un dollar le litre (1,03 $), ou environ l'équivalent de 1,40 $ la bouteille de 750 ml.
Le vin canadien ne vaut donc pas cher, du moins à l'exportation.
 
Exportations
64,4 millions L
63,3 millions $
  1,03 $ le litre
En vrac 62 millions L
   0,54 $ le litre
En bouteilles 1,8 millions L
    32,6 millions $

Importations
384 millions L
1,6 milliard $
  4,16 $ le litre

Le vin canadien est surtout exporté en vrac. Il n'y a que 1,8 million de litres sur ces 64 millions qui sont exportés en bouteille.
Ce petit 1,8 million représente tout de même la moitié des exportations en valeur, soit 32,6 millions des 66 millions de dollars.
 
Ce qui ne laisse que 33,7 millions de dollars pour les 62,6 millions de litres de vin canadien exportés en vrac. Soit 54 cents le litre, ce qui représente l'équivalent de 0,72 $ la bouteille de vin canadien exporté en vrac.
Ce n’est pas cher le vin canadien!
 
Vin de glace
Ajoutons un dernier élément. Le vin canadien exporté est surtout connu sous le nom de vin de glace. C'est 228 000 litres pour l'année 2014. 
Principalement, sinon exclusivement exportés en bouteille, ces 228 000 litres représentent 19,5 millions de dollars sur les 64,4 millions $ de l'exportation totale et sur les 32,6 millions de litres d'exportations de vin en bouteilles.
 
(Le vin de glace à l'exportation vaut donc 85 $ le litre.)
 
Ce qui nous laisse 10,1 millions de dollars pour les 1,6 million de litres de vin exportés en bouteilles autres que vin de glace; soit 6,30 $ la bouteille de vin exporté (hors vin de glace). Ce qui est bien payé.
 
On le voit, il y a une énorme différence de valeur entre le vin en vrac et le vin en bouteille: 1,40 contre 8,19 $. 
 
Les principaux marchés ds vins du Canada sont en valeur les États-Unis, la Chine, Hong Kong, la Corée du Sud et le Royaume-Uni.
 
Il faut dire ici que les producteurs canadien préfèrent vendre leurs vins au domaine, là où des consommateurs sont prêts à payer 10 $, 20 $ et même plus pour ces bouteilles.
 
En terminant, disons au sujet du vin de glace que le gouvernement du Canada vient de signer un accord international «en exigeant que le vin qui porte la mention "vin de glace" soit fabriqué exclusivement de raisin ayant gelé naturellement sur la vigne.» Ce qui semble exclure une bonne partie de la production de vin dit de glace du Québec dont les raisins sont récoltés avant les gelées et mis à geler dans des filets au-dessus des vignes!
 
Si le Canada a exporté 64 millions de litres de vin pour 63 millions de dollars en 2014, il en a importé pendant ce temps 384 millions de litres d'une valeur de 1,6 milliard de dollars, en 2014. Ce qui représente 4,16 le litre ou 5,40 $ la bouteille de 750 ml. Un peu plus du tier est importé en vrac.
 
 

Les champagnes trop chers au Québec

Un collègue français publie aujourd'hui sur son blogue des chiffres sur les prix moyens des mousseux en France. 
 
Ainsi, Hervé Lalau nous apprend que le prix moyen des champagnes en grande distribution en France est de 18,5 euros, l'équivalent de 26,60 $
 
Ici, au Québec, le champagne le moins cher est 35,75 $. Nous n'avons pas le prix moyen, mais le prix médian indiqué dans SAQ.com est de 74,75 $. C'est près du triple du prix moyen payé en France pour les champagnes.
 
Au répertoire de la SAQ, seuls 30 des 179 champagnes sont sous la barre des 50 $. Pire encore, seuls 6 champagnes sont moins de 40 $. 

Donc, notre puissant monopole d'achats et de ventes ne nous offre aucun champagne dont le prix s'approche du prix moyen français!


Mousseux
Citant des chiffres de France Agrimer, le collègue Lalau nous dit de plus dans Chroniques vineuses que le prix moyen tous segments des mousseux et champagnes est de 8,16 €; soit 11,74 $ dans les grandes surfaces en France.
 
Si nous consultons le site SAQ.com, nous constatons que seulement 2 des 434 mousseux que nous fournit le monopole des vins sont sous la barre des 12 $, dont l'un est sans alcool. Le prix médian des mousseux au Québec est de 18,15 $
 
La différence de prix entre le libre marché français et celui étatisé au Québec est donc énorme.
 
Mousseux = 3 %
La consommation de vin mousseux est très faible au Canada. Les mousseux représentent seulement 3 % des vins consommés au Canada, contre 12 % au Japon et en Italie; 10 % en Suisse et 8 % en Angleterre. Les effervescents représentaient 8 % de la consommation mondiale de vin, mais seulement 3 % au Canada.
 
Le Canada est le 14e importateur de champagne derrière la Suède, les Émirats arabes, la Hollande, l'Australie, l'Espagne, la Suisse, le Japon. l'Italie, la Belgique, Singapour, les États-Unis et l'Angleterre. Nous importons 1,2 million de litres de champagne pendant que l'Angleterre en importe 24 millions! Nous importons 3,8 millions de mousseux pendant que l'Angleterre en importe 60 millions de litres. (Chiffres de UIV.IT)
 
La société des alcools et les agences représentant les producteurs de vin au Québec négligent la promotion des vins effervescents auprès des consommateurs d'ici.

Rabais de 10 % : seulement aujoud'hui

La direction de la SAQ a décidé d'offrir un rabais de 10 % sur l'achat de trois bouteilles et plus de vins blancs et de vin rosés, mais seulement pour aujourd'hui.
La SAQ veut maintenir ses ventes en volume qui tendent à stagner.
Mais pourquoi une vente une seule journée et un jeudi?
Habituellement les rabais se font le vendredi et la fin de semaine. Ils sont souvent étalés sur trois jours

Toutefois, il y a moyen de battre le système si vous n'avez pas le temps d'aller dans une succursale SAQ aujourd'hui. Il s'agit d'acheter vos vins en ligne et de les faire livrer dans votre succursale.
Un peu plus de 800 des 2400 vins blancs, rosé et sauternes sont disponibles pour achat en ligne.

Il est à noter que ce rabais ne s'applique pas aux mousseux.

Pigez dans cette sélection de vins blancs et dans celle des vins rosés.
Pour les meilleurs vins en ligne c'est ici.

Parts de marché des vins au Québec

La France est toujours en première place dans les parts de marché des ventes de vin au Québec, avec 30 % des ventes en volume. Elle est suivie de l'Italie avec 23 %.
Les États-Unis continuent leur progression atteignant 15 %.

Puis, c'est l'Espagne à 8 % et l'Australie à 6 %. L'Argentine et le Portugal sont à égalité avec 4 % des faveurs des Québécois.

Voici les parts de marchés des principaux pays présents au Québec pour quelques années depuis 2005.
La colonne de droite indique le nombre de vins par pays disponibles aujourd'hui dans les magasins de la SAQ.

  Parts de marché
vins tranquilles par pays d'origine, ventes de volume
succursales et centres spécialisés
N. de
Vins
  2005
2008
2010
2013
2014
2015
  26 juil
France 43 32 31 31 31 30   4000
Italie 19 23 23 24 23 23   1300
États-Unis 5 6 8 13 14 15   730
Espagne 10 8 7 7 8 8   560
Australie 7 6 6 6 6 6   310
Argentine 7 8 8 5 4 4   190
Portugal 2   3 4 4 4   190
Chili 3 3 3 3 3 3   200
Afri-du-Sud >1   >1 2 2 2   140
Nouv. Zélande >1   >1 2 2 2   110

Sur les 4000 vins de France sur les rayons aujourd'hui, 1200 sont de Bourgogne; 1000 de Bordeaux; 550 du Rhône et 260 du Languedoc-Roussillon.

Des 1300 vins d'Italie, 380 sont de Toscane; 270 du Piémont; 210 de Vénétie et 120 de Sicile.

Dans le reste du Canada, les vins des États-Unis, d'Italie et d'Australie dépassent ceux de la France (Les vins américains devancent ceux d'Italie au Canada).

Sources: les rapports annuels SAQ 2005-2014, le site saq.com et Nouvelles SAQ pour 2015.

Voir aussi les textes sur les parts de marché en 2014; en 2013; en 2012.

Baisse du prix de certains magnums de vin

Le prix de certains vins vendus au format de 1,5 litre est réduit aujourd'hui.

La SAQ avait annoncé à ses fournisseurs le 7 juillet qu'elle diminuait sa marge sur les vins au format de 1,5 litre.
Elle disait faire cela «afin de procurer un avantage plus significatif à nos clients qui achètent des vins en format 1,5 litre».

Il y a 209 vins tranquilles au format 1,5 litre actuellement à la SAQ.

Sur les 93 magnums de moins de 103 $ que nous avons relevés, près de la moitié, soit 43 vins, n'ont pas été réduits. Il semble donc que ces producteurs préfèrent encaisser le rabais plutôt que de le laisser à leurs clients.

Le magnum de Ménage à Trois n'a pas été réduit. Le Jacob's Creek Shiraz / Cabernet a été haussé. Pour les autres, les baisses sont en général de 2 dollars.

Voici ces 94 produits, avec les nouveaux prix. Nous indiquons trois traits ( --- ) lorsque le prix n'a pas été réduit.

Cerveteri Fontana Morella,  13,75 $   ---
Bottero,  16,75 $   15,70 $
Giacondi Nero d'Avola 2012,  17,35 $   16,35 $

Monasterio de Las Viñas Crianza 2008,  21,25 $   20,25 $
Gallo White Zinfandel,  21,50 $  20,55 $
Meia Encosta Dâo 2012,  22,05 $.  21,00

Beringer California Collection White Zinfandel,  22,20 $   ---
Castillo de Almansa Reserva 2010,  24,60 $   23,45 $
Baron Philippe de Rothschild Merlot 2012,  24,95 $  23,75 $

Laguna de la Nava Gran Reserva 2009,  26,35 $.   25,00 $
Masi Modello Delle Venezie,  26,85 $   25,50 $
Folonari Valpolicella 2012,  27,05 $   ---

Trevini Primo Merlot / Primitivo 2010,  27,30 $   ---
Jacob's Creek Shiraz / Cabernet 2012,  27,50 $  28,35 $  (en hausse)
Baron Philippe de Rothschild Pinot Noir Pays d'Oc 2013,  27,50 $   23,75 $

Velenosi Brecciarolo 2011,  27,80 $  25,50 $
Cortes de Cima Chaminé 2011,  28,45 $   ---
François Lurton Fumées Blanches 2013,  29,40 $.  ---

Ruffino Chianti 2012,  30,50 $  29,25 $
L'esprit de Château Capendu 2011,  30,75 $   ---
Le Pive Gris 2014,  32,00 $.   30,25

Bersano Costalunga Barbera-d'Asti 2010,  32,50 $.  ---
Carpineto Dogajolo 2013,  32,75 $.  30,75 $
Folie à Deux Ménage à Trois 2010,  33,75 $.  ---

Masciarelli Montepulciano d'Abruzzo 2012,  34,75 $   32,50 $
Zaccagnini La Cuvée dell'Abate 2007,  35,25 $   ---
Rocca delle Macìe Sasyr 2008,  35,75 $   ---

Montgras Quatro 2011,  35,75 $   ---
Bronzinelle Coteaux du Languedoc 2010,  36,00 $   ---
Inaki Nunez Pago de Cirsus 2010,  36,25 $   ---

San Valentino Scabi 2012,  36,50 $   34,50
Château Saint Antoine 2010,  37,00 $   34,75
Prix avec rabais : 38,75 $*      43,25 $  40,75

Costaripa RosaMara 2014,  39,00 $  ---
Palacios Remondo La Montesa 2010,  39,50 $  ---

Duorum Colheita 2012,  40,00 $  37,75 $
Duorum Colheita 2010,  40,75 $   ---

Coste delle Plaie Montepulciano d'Abruzzo 2009,  40,75 $   ---
Masi Campofiorin 2010,  41,00 $   38,50 $
Georges Duboeuf Brouilly 2011,  41,25 $   39,25

Torres Gran Coronas Reserva 2007,  42,00 $   39,50 $
Petalos Bierzo 2010,  42,25 $   ---
Torres Celeste Crianza 2010,  43,25 $   40,75 $

Borsao Tres Picos Garnacha 2011,  44,25 $   ---
Bernard Magrez Château Guerry Ma Récolte 2010,  45,00 $  42,50 $
Volver La Mancha 2011,  45,75 $   43,25 $

Juan Gil 2012,  46,50 $   ---
Ijalba Reserva 2008,  47,00 $   44,25 $
Alvaro Palacios Camins 2012,  47,50 $  45 $

Nicolas Potel Pinot Noir Vieilles Vignes 2012,  47,75 $  45,25 $
Château des Muraires 2013,  48,50 $   46 $
Bodegas Vina Herminia Excelsus 2009,  49,00 $   46,50 $

Umberto Cesari Liano Chardonnay Sauvignon Blanc 2012,  49,25 $  46,50 $
Pieropan Calvarino 2010,  49,75 $   ---
Whispering Angel 2014,  49,75 $  47,25 $

Antinori Villa Antinori 2011,  50,50 $   47,75 $
Barone Ricasoli Brolio 2010,  51,00 $  ---
Allegrini Palazzo Della Torre 2008,  51,50 $   ---

Clos de los Siete 2010,  52,00 $   ---
Descendientes Palacios Petalos 2011,  53,00 $  50,25 $
Arianna Occhipinti SP68 2013,  53,75 $  50,75 $

Zenato Ripassa 2010,  54,00 $   ---
Ninquén 2009,  54,75 $   ---
Masi Brolio Campofiorin Oro 2008 Prix avec rabais : 54,75 $*    61,00 $  58 $

San Felice Il Grigio Riserva 2009,  55,25 $   ---
Jean-Pierre Moueix Pomerol 2006,  55,50 $   ---
Umberto Cesari Yemula 2010,  56,50 $  ---

Farnito Cabernet-Sauvignon 2009,  58,75 $   55,75 $
Fontodi Chianti-Classico 2007,  58,75 $   ---
Patrick Piuze Chablis Terroirs de Chablis 2013,  59,50 $   56,50 $

Liano Blanc et Rouge + Tire-bouchon Umberto Cesari 2010,  60,75 $   ---
Umberto Cesari Liano Sangiovese/Cabernet-Sauvignon 2012,  61,00 $  58 $
Foradori Teroldego Rotaliano 2012,  62,00 $   59 $

Tolaini Al Passo 2009,  63,25 $   ---
Château de Chamirey Mercurey 2012,  64,00 $   61 $
Pieropan La Rocca 2011,  65,75 $   ---

Le Macchiole Bolgheri 2012,  66,75 $   60,75 $  (Réduction de 6 $)
Domaine Henri Boillot Côte-de-Beaune 2010,  66,75 $   ---
Ramos Pinto Duas Quintas Reserva 2007,  68,00 $  ---

Domaine Henri Boillot Côte-de-Beaune 2009,  69,00 $   ---
Tenuta dell'Ornellaia Le Volte 2012,  69,25 $   66,25 $
Tenuta Sette Ponti Crognolo 2010,  69,75 $  ---

Mer Soleil Santa Lucia Highlands Chardonnay 2010,  73,50 $   70,50 $
Domaine Chignard Fleurie Cuvée Spéciale VV 2012,  75,00 $   ---
Château Joanin Bécot 2010,  82,00 $   ---

Domaine Léon Barral Jadis Faugères 2012,  85,00 $   ---
Umberto Cesari Tauleto 2006,  86,25 $   ---
Osoyoos Larose Le Grand Vin 2009,  98,00 $   95 $

Clos Lunelles 2010,  99,00 $   ---
Mas Jullien Coteaux du Languedoc 2011,  99,00 $  96 $
Domaines OTT Château de Selle Cuvée Cœur de Grain 2014,  99,00 $  ---

Masi Costasera 2007,  100,50 $   ---
Château La Casenove Cuvée Commandant Jaubert 2000,  102,00 $   99 $

Plus avantageux?
Est-ce qu'il y a un avantage à acheter des doubles bouteilles de 1,5 litre au lieu de deux bouteilles de 750 ml?
Jusqu'à maintenant en général non. Le prix est souvent plus élevé pour les grosses bouteilles. Toutefois, depuis cette baisse de prix d'aujourd'hui, il peut être avantageux, dans certains cas d'acheter en magnum.

Prenons quelques exemples:
Meia Encosta  11,90 la bouteille - 21 $ le magnum
Laguna de la Nava   15,70 $  -  25 $
Carpineto Dogajolo 17,60  $   - 30,75 $
Villa Antinori 2011   24,50 $  -  47,75 $
Le Volte     29,95 $ (2013)  - 66,25 $  (2012)
Mas Jullien    49 $  - 96 $.

Il faut toutefois être conscient que ce n'est pas toujours le même millésime qui est sur les rayons pour les deux formats. Le Ijalba Reserva 2008 pour le magnum, mais 2010 pour la bouteille. C'est même situation, entre autres, pour le Volte et le Osoyoos Larose.

Toutefois, le vrai avantage est pour le vieillissement. En effet, dans les gros formats, la surface du vin en contact avec le maudit bouchon de liège est plus faible, ce qui fait que le vin vieillit mieux et plus lentement.

LA CHUTE DU FUZION ET LA MONTÉE DU KANGOUROU

La chute du Fuzion et du Mouton Cadet
La montée de Ménage à Trois et du Wallaroo Trail.

La gloire est éphémère!
Les goûts changent... les modes vont et viennent!

Vous vous souvenez du Fuzion, ce vin composé de shiraz et de malbec d'Argentine très populaire ici au Québec.
Il en arriva 7000 bouteilles en 2005. Un succès foudroyant qui culmina à plus de 3,2 millions de bouteilles en 2008-2009.
Il n'était pas cher à 8,15 $ et de très bonne qualité.

C'est le vin le plus vendu à la Société des alcools du Québec de tous les temps. Ce record de plus de 3 millions de bouteilles n'a pas encore été égalé.
Toutefois, la concurrence est vive dans la vente de vin de masse.

2010
Pour l'année 2009-2010 (12 mois terminant le 31 mars 2010) le Fuzion, maintient sa première place à 2,3 millions de bouteilles. Son plus proche concurrent est le Bottero rouge (1 litre à 9 $) pour des ventes de 945 000 litres, soit l'équivalent de 1,2 million de bouteilles. Le Modello de Masi est alors à 990 000 bouteilles; le Mouton Cadet (15,75$) à 373 000.

On voit apparaître aussi dans le top 50 des meilleurs vendeurs un dénommé Wallaroo Trail Nicolas Pellenc Reserve Rouge (Vincor), vendu dans les épiceries au format de quatre litres, 153 000 viniers soit l'équivalent de 800 000 bouteilles. (Vinier: vin en boîte, ici de 4 litres à moins de précision contraire.)

2011
Puis en mars 2011, le Fuzion (8,25 $) glisse à 1,8 million de bouteilles. Le Wallaroo monte à 171 000 viniers de quatre litres et à 628 000 formats de un litre, l'équivalent de 1,3 million de bouteilles. Apparait le Merlot Grand Sud à 946 000 litres, soit 1,1 million de bouteilles.  Le Ménage à Trois (19,60 $) fait son apparition dans le top 50 des produits avec 514 000 bouteilles, juste derrière le Mouton Cadet (664 000 bouteilles).

2013
(Nous n'avons de données pour 2012.)
En 2013, le Wallaroo Trail Nicolas Pellenc Reserve Rouge monte à 920 000 (1L à 12,20$) 1,2 million de bouteilles. Il est vendu aussi en vinier sous le nom de Wallaroo Trail Bin 212 avec 218 000 viniers de quatre litres; soit l'équivalent de 1,1 million de bouteilles; donc 2,3 millions de bouteilles.
Le litre de Merlot Grand Sud atteint le million, soit l'équivalent de 1,3 million de bouteilles.

Le Ménage à Trois (20 $) monte à 1,1 million de bouteilles. Le Monton Cadet tombe à 373 000 bouteilles.

En 2013, le Wallaroo Trail, vendu seulement en épicerie déclasse le Fuzion qui n'apparaît même plus dans le top 50 des meilleurs vendeurs.

2014
Le 1 litre de Wallaroo Trail Bin 212 (12,85$) monte à 1 million de litres et son 4 litres à 212 000; soit 2,5 millions de bouteilles pour le Wallarro Trail qui conserve sa première place.
Le Merlot Grand Sud vend 1,5 million de litre à 11,95 $ soit 2,1 millions de bouteilles.
Le Ménage à Trois, dont le prix est réduit à 16,95 $ monte à 1,7 million de bouteilles. La lutte est chaude! Le Mouton Cadet disparait du top 50.

2015
En avril 2015, les chiffres de la SAQ indiquent que le Wallaroo Trail Bin 122 rouge atteint l'équivalent de 2,3 millions de bouteilles de 750 ml. Il s'en vend 1 million de litres à 13,20 $ dans les épiceries, ainsi que 208 000 viniers de 4 litres. La SAQ l'introduit aussi dans ces 9 grandes surfaces SAQ Dépôt au format de 750 ml à 12,30 $. Il y en a présentement un peu plus de 1000 bouteilles, juste au Marché central.

Ce vin se vend aussi au demi-litre dans les épiceries. Le chiffre de 2,3 millions de bouteilles ne comprend pas les ventes de 750 ml en SAQ-Dépôt, ni les 500 ml en épicerie.

Il dépasse son chalenger est le Merlot Grand Sud  (1,4 million de 1 litre 12,95$) qui fait l'équivalent de 1,9 million de bouteilles.

Il est suivi du Cabernet Shiraz Cliff 79, en viniers de 3 litres et en bouteilles pour l'équivalent de 1,8 million de bouteilles.

Pendant ce temps, le Ménage à Trois (17,25 $) glisse à 1,4 million de bouteilles. Ce dernier est toutefois le meilleur vendeur en argent; soit 25 millions de dollars (taxes incluses) contre 23 millions pour le Wallaroo Trail. Ces deux vins représentent à eux seuls 1,25 % des ventes totales brutes des 11 000 produits de la SAQ.

Le Wallaroo Trail est un vin d'Australie embouteillé au Québec par le plus grand commerçant de vin au monde, le groupe Constellation, autrefois Vincor. Il a gagné une médaille d'or au Concours mondial de Bruxelles en 2012. (Voir mes notes de dégustation de ce vin en 2014.)

Ce vin est composé principalement de shiraz et peut être complété de cabernet et de petit verdot selon les arrivages. Il a maintenant des petits frères: Bin 717, Reserve... et se décline en rosé Bin 616 et en blanc avec le Bin 313.

Le wallaroo, Macropus robustus est une espèce de marsupial courante en Australie. C'est un kangourou de taille moyenne, d'où son nom qui est la contraction de wallaby et de kangourou.

Le vin blanc le plus populaire au Québec
Pour terminer, une question pour le concours du meilleur sommelier du Québec, du Canada et des Amériques.

Quel est le vin blanc le plus populaire au Québec?
C'est le Wallaroo Trail blanc Bin 313 (1 litre à 13 $) qui est le meilleur vendeur en blanc avec 903 290 litres en épicerie, soit l'équivalent de 1,2 million de bouteilles de 750 ml. C'est un mélange de chardonnay, sémillon et peut contenir un peu de colombard d'Australie. Il devance le Sauvignon Kim Crawford qui fait 829 000 bouteilles.
La SAQ offre maintenant aussi le Wallarro Trail blanc au format de 750 ml dans ses SAQ-Dépôt.

Voilà donc des revirements intéressants dans le monde du vin au Québec.

Une sur quatre est achetée en épicerie
Les ventes en volume de vin des épiceries représentent le quart (24 %) des ventes de vin au Québec.
C'est-à-dire que l'équivalent de 50 millions de bouteilles de 750 ml sont vendues dans les 8000 épiceries et dépanneurs contre 158 millions dans les 400 succursales de la société d'État.

En valeur, les ventes de vin en épiceries représentent 14 % des ventes totales de vin au Québec. C'est 313 millions $ en épicerie et 1,9 milliard $ dans les succursales et agences de le SAQ. (Rapport annuel 2014 SAQ)

Consultez les prix des Wallaroo Trail dans les supermarchés Metro, Loblaws et Provigo.
Vous pouvez consulter la liste des meilleurs vendeurs 2014-2015 ici vinquebec.com/node/12519

  Ces chiffres proviennent de données fournies par la SAQ à l'Assemblée nationale du Québec.

Remboursement de vieux vins défectueux

De temps en temps, on lit des commentaires sur les réseaux sociaux au sujet de personnes qui ont de la difficulté à se faire rembourser du vin jugé défectueux, du vin bouchonné.

Les commentaires concernent aussi des vins dits de garde, donc des vins achetés il y a plus de 12 mois. Comme ici dans le forum La Paulée en ligne, où un client affirme avoir reçu un appel d'un employé de la société d'État «me disant que la SAQ n'a pas à rembourser ces vins, mais que parce que je défends mon point, ils vont me faire un crédit.» (Remboursement d'IP après 1 an... La Paulée en ligne)

La politique de retour de la SAQ, publiée sur leur site web, dit qu'elle rembourse les vins achetés il y a moins de 12 mois en succursales ou à l'épicerie.

Toutefois, la société d'État rembourse aussi les vins bouchonnés qui ont été achetés il y a plus de 12 mois. Ceci comprend aussi les vins achetés en importation privée auprès d'agences québécoises.

D'ailleurs, la loi de protection du consommateur est très claire sur les produits défectueux.

«Échange et remboursement d’un bien défectueux
La Loi sur la protection du consommateur prévoit que les biens doivent pouvoir servir à un usage normal pendant une durée raisonnable. Ainsi, le commerçant qui vous a vendu un bien (ou son fabricant) a des obligations quand un bien est défectueux. Peu importe sa politique d’échange ou de remboursement, il doit, à son choix :

  • réparer le bien;
  • l’échanger;
  • vous rembourser.

Dernière modification : 23 juillet 2014
http://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/sujet/echange/remboursement/bien/...

Seulement deux plaintes à l'OPC
À l'Office de protection du consommateur (OPC), on nous dit avoir reçu que deux plaintes concernant la SAQ depuis septembre 2013. Ce que le porte-parole de l'Office, Charles Tanguay, qualifie de très peu. C'étaient des plaintes téléphoniques concernant la qualité de certains produits.

La SAQ offre quelquefois un crédit en compensation de produits défectueux retournés, au lieu d'un remboursement. Selon M. Tanguay, «la note de crédit n'est pas prévue dans la loi. Le client n'est pas obligé de l'accepter, mais elle peut faire l'objet d'une négociation et être acceptée pas le client.»

En général, les clients invoquent le goût de bouchon pour retourner une bouteille.

Il y a toutefois des abus. Un employé de la SAQ m'a conté qu'un client lui a rapporté une bouteille étiquetée «Sauvignon blanc de Nouvelle-Zélande» contenant du vin rouge! Le caissier a eu «un gros doute», dit-il.

Il y aurait aussi des abus du côté de certains employés de la SAQ, comme le rapporte un amateur de vin, Yannick Nantel, qui affirme s'est fait dire d'ouvrir toutes ses bouteilles achetées il y a plus d'un an.

Pourtant, certains clients n'ont aucune difficulté à se faire respecter. Est-ce que ça se fait «à la tête du client»? Y aurait-il de bons clients et les autres?

Comment juger
Comment juger de la conformité d'un vin? Le goût de bouchon, le goût de Brett, l'oxydation, la refermentation en bouteille, etc. Le caissier s'en remet à la bonne foi du client. Il prend toutefois les coordonnées de celui-ci; coordonnées qui seraient conservées dans la banque de données de la société d'État.

Mentionnons en terminant que la société des alcools de l'Ontario, la LCBO, rembourse aussi les vins défectueux achetés il y plusieurs années. Là encore, la LCBO est plus transparente que la SAQ et affiche clairement (toute) sa politique dans son site internet.

Si le produit que vous avez acheté à la LCBO vous paraît imparfait, vous pouvez le retourner à n’importe quelle succursale pour un remboursement intégral. Le coupon de caisse n’est pas exigé. Dès qu’un produit imparfait est retourné, tous les détails pertinents sont transmis au Service d’assurance de la qualité de la LCBO. Si le problème est grave et généralisé, le service peut ordonner le rappel du produit à l’échelle de la province.» (Retour de produits à la LCBO)

Les experts évaluent généralement entre 3 et 5 % le nombre de vins défectueux. Cependant, rares sont les consommateurs qui osent retourner ces vins.

Baisse du prix du magnum de vin

La Société des alcools du Québec réduit sa majoration sur les vins tranquilles rouges, blancs et rosés vendus au format de 1,5 litre. Des bouteilles doubles, appelées aussi magnums.

La SAQ dit que cette réduction entraînera une diminution d'environ 5 % du prix des grosses bouteilles qui sont sous les 60 $; «baisse qui s’atténuera progressivement pour des prix de détail plus élevés.»

Actuellement, il y a pas d'économie à faire en achetant un magnum. En fait, ils sont souvent plus chers. Ainsi dans le cas du rosé Le Pive, la bouteille de 750 ml est 15,95 $ et le magnum est 32 $.

Il y a aujourd'hui 214 vins tranquilles au format 1,5 litre au répertoire de la SAQ. Les prix de ces magnums vont de 13,75 $ à 2600 $. Les 32 magnums de champagne et autres mousseux ne sont pas concernés par cette réduction de prix.

La direction de la SAQ dit vouloir «procurer un avantage plus significatif à ses clients qui achètent des vins en format 1,5 litre».

Quelle est la majoration de la SAQ sur une bouteille de 1,5 litre? La société d'État n'a pas répondu à la question. La majoration pour une bouteille de 750 ml de 16 $ est de 134 %, selon le dernier rapport annuel du monopole des vins.

Cette baisse de prix d'environ 5 % sur ces 214 magnums entrera en vigueur le 22 juillet.

SAQ.COM : lents progrès

La Société des alcools du Québec fait depuis hier la promotion de son service d'achat en ligne en prévision de nos vacances dans la campagne québécoise.

«Passez votre commande en ligne et ramassez-la en route vers le chalet.»

Le service de livraison est efficace, toutefois seulement 33 % des vins sont disponibles en ligne. (En mai, c'était 31 %.) De plus, seulement 17 % des vins haut de gamme (40 $ et plus) peuvent être achetés en ligne. (C'était 12 % en mai.)

Par contre, plus de 60 % des vins de moins de 15 $ peuvent être commandés en ligne. Donc, ce sont relativement surtout les vins disponibles presque partout qui sont aussi disponibles en ligne.

Ainsi le Fuzion que l'on peut acheter dans 393 des 400 succursales est aussi disponible en ligne. Donc, on peut le faire livrer dans des succursales où il se trouve déjà! C'est le même cas pour le Mouton Cadet qui lui est déjà dans 397 succursales.

Pendant ce temps, 2637 des 3188 vins de plus de 40 $ ne sont pas disponibles pour livraison; ainsi que 2000 des 3000 vins de 20 à 30 $. Est-ce que ça ne vous semble pas illogique?

Donc, il y a là une aberration. Il y a encore du travail à faire, d'autant plus que le président Alain Brunet dit qu'il veut accroître les ventes en ligne et réduire la superficie des succursales.

Accès à tous les produits
Dans le journal La Presse du 4 juillet dernier, le journaliste Jean-Philippe Décarie citait le président Alain Brunet: «On réalise actuellement 1 ou 2 % de nos ventes en ligne. On veut rapidement les augmenter à 6 ou 7 %.» «Les consommateurs de partout au Québec ont maintenant accès à tous nos produits et c'est pourquoi la taille des magasins va changer.» (De commis à PDG, la passion du détail, La Presse Affaires, 4 juillet 2015)

Il y a peut-être là un détail qui échappe au président Brunet! Nous n'avons pas encore, loin de là, accès à tous les produits.

Bon! Admettons que cela avance, mais bien lentement, comme au golf monsieur Brunet! ;-)

Les vins que l'on peut commander en ligne sont livrables gratuitement dans 229 succursales si l'on achète pour 75 $ et plus.

Voici quelques-uns de ces bons vins livrables dans une succursale près de votre chalet ou camping.

Domaine Olivier Pithon, Cuvée Lais 2012 4 26,20$
Château Yvonne, La Folie 2012 3,5 26,55$
Chablis 1er Cru Montmains, Dom. des Malandes, VV 2013 3,5 37,00$
Saint-Aubin, 1er cru sur Gamay, Jaffelin 2012 3,5 45,25$
Côtes-du-Rhône, Bonpas, Des Challières 2013 3 14,95$
Barton et Guestier Côtes-du-Rhône, Les Galets 2013 3 15,95$
Sledgehammer 2011 3 18,95$
Raymond Field Blend no 5 2013 3 19,45$
Château de l'Abbaye, Haut-Médoc 2010 3 21,95$
Le Bourgogne, Chanson, Pinot noir 2012 3 24,45$
Seccal, Valpolicella Ripasso 2011 3 24,55$
Chatelain, Pouilly-Fumée 2013, Les Chailloux Silex 3 25,20$

Et bien d'autres ici...vinquebec.com/vins_en_ligne

La SAQ ne respecte pas la Charte de la langue française

L'anglais est prédominant sur plusieurs bouteilles de vin vendues par la Société des alcools du Québec (SAQ).

Des lecteurs m'ont écrit pour me signaler leur étonnement devant des bouteilles de vin achetées à la SAQ et dont les étiquettes et contre-étiquettes sont rédigées en anglais. Un des lecteurs m'a même fait parvenir plusieurs photos.

Les seuls mots en français sur certaines de ces bouteilles sont «Produit de...»; «Contient des sulfites»; «alc. vol.»; «vin rouge» et «produit et embouteillé par». Ces seuls mots en français apparaissent dans quelques cas sur un petit collant apposé en haut d'une longue description du produit rédigée en anglais seulement.

Ces bouteilles viennent principalement des États-Unis, mais surprise, il y en a aussi de France. Une rapide visite dans une succursale de la SAQ nous permit d'en trouver aussi.

Un des lecteurs a été écrit au Service à la clientèle pour se plaindre de cette situation. Voici la réponse qui lui a adressé par courriel.

Faisant suite à votre courriel, sachez que tous ces produits respectent les normes d’étiquetage de la SAQ.   À la gestion de la qualité, nous avons établi des « tolérances » sur les textes descriptifs anglais quand les quantités commandées sont faibles par rapport à d’autres produits vendus de large diffusion.  Cependant, les autres commandes devront être corrigées.  Il faut comprendre qu’il y a beaucoup de vins achetés en petits lots et ces producteurs ne peuvent souvent changer complètement leur habillage.  Cependant, tous ces vins comportent des mentions OBLIGATOIRES qui sont soient intégrées aux étiquettes existantes ou apposées sur des petites étiquettes autocollantes sur les bouteilles.

Des «tolérances»! C'est assez étonnant, surtout lorsque l'on sait que la SAQ ne tolère même pas qu'un producteur nous envoie ces bouteilles où on lit «75 cl» sur ces étiquettes comme c'est courant en Europe. Mais elle exige que le producteur fasse une étiquette indiquant 750 ml! (Règlement sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation - Guide d'étiquetage des bouteilles, SAQ)

Mais que dit la Loi québécoise sur l'étiquetage?
À l'Office de la langue française du Québec, on nous répond

«L'article 51 de la Charte de la langue française stipule que "toute inscription sur un produit, sur son contenant ou sur son emballage, sur un document ou objet accompagnant ce produit, y compris le mode d’emploi et les certificats de garantie, doit être rédigée en français. Cette règle s’applique également aux menus et aux cartes des vins. Le texte français peut être assorti d’une ou plusieurs traductions, mais aucune inscription rédigée dans une autre langue ne doit l’emporter sur celle qui est rédigée en français"».

Le directeur des communications et porte-parole de l'Office de la langue française, Jean-Pierre Le Blanc ajoute que

«La loi est donc claire, en matière d’étiquetage, elle permet les inscriptions dans une autre langue que le français pourvu qu’elles ne l’emportent pas sur le français.»

De son côté, la SAQ répond par l'entremise de son porte-parole que

Dans le cas où la langue sur l’étiquette n’est pas conforme, la SAQ avise le producteur. La SAQ permet toutefois la commercialisation lorsqu’il s’agit de petits lots.  Lors de telles situations, il peut arriver que certains éléments soient inscrits sur l’étiquette en anglais, mais également en italien ou en espagnol, ou toute autre langue selon l’origine du produit. Il s’agit de produits de spécialité qu’on retrouve en petite quantité.»

Vérifications faites, certains de ces vins se retrouvent aujourd'hui dans plus de 50 magasins de la SAQ. D'autres n'apparaissent pas sur le site saq.com, mais on les retrouve en magasin!

Pourtant, dans le Guide d'étiquetage de la SAQ, l'on retrouve bien ceci

1.8 Langue (Charte de la langue française)
Toute information (texte ou mention) sur l’étiquette principale, la contre-étiquette, la collerette ou la boîte d’emballage ou encore apposée sur le contenant et apparaissant dans une autre langue que le français doit également être inscrite en français dans des caractères de taille égale ou supérieure à celle des mentions de l’autre langue. De plus, toute marque descriptive et toute mention informative dans une langue autre que le français devront faire l’objet d’une traduction en français. (http://marketing.globalwinespirits.com/SAQ_B2B/Gestion%20Qualite/Guide_etiquetage_bouteilles.pdf)

 

Voici trois des bouteilles de vin dont l'anglais l'emporte sur le français.

Le rapport annuel de la SAQ n'est pas dévoilé

La Société des alcools du Québec (SAQ) remet son rapport annuel en retard. Il ne sera pas rendu public avant septembre.

Le rapport annuel de la société d'État des alcools pour l'année financière terminée le 31 mars est habituellement rendu public en juin.

Cette année, la SAQ dit l'avoir transmis au bureau du ministre des Finances, Carlos Leitao. Elle affirme qu'elle avait jusqu'au 30 juin pour le faire, comme le prescrit la Loi. Toutefois, au bureau du ministre, on nous dit que «le rapport annuel de la SAQ a été transmis au ministre alors que la session parlementaire était terminée. Il sera donc déposé au retour, en septembre.»

Les rapports annuels des autres sociétés d'État ont été remis en mai et au début juin (Loto Québec, 11 juin, SEPAQ 11 juin, Régie de l'Énergie 10 juin, Université du Québec 10 juin, SAAQ 12 mai, Régie des rentes 7 mai...)

La session du Parlement a été suspendue le 12 juin. Selon le service de presse du Parlement, la session ne reprendra qu'en septembre, ce qui fait que la SAQ ne pourra pas rendre public son rapport annuel 2014-2015 avant le 16 septembre.

La direction de la SAQ n'a pas rendu public non plus son dernier rapport trimestriel qui lui pourtant n'a pas à être soumis à l'Assemblée nationale.

La société d'État a toutefois publié un communiqué de presse disant que ses ventes ont augmenté de 2,4 % pour atteindre 3,006 milliards de dollars.

Autre point positif: les ventes de vin en volume qui stagnaient depuis deux ans ont recommencé à progresser: une progression de 2,4 % pour un total équivalent à 213 millions de bouteilles.

Le bénéfice de la SAQ s'est accru de 3,1 %. Elle versera donc un dividende de 1,034 milliard de dollars au gouvernement du Québec. Si on ajoute les taxes, c'est 1,630 milliard à Québec et 398 millions à Ottawa.
 

Dernière modification le 8 juillet à 16 h 30.

  Voir le texte sur le rapport annuel de l'année précédente.

SAQ écoresponsable, mais moins bio !

La direction de la Société des alcools du Québec a inauguré en fin de semaine dernière une succursale dite écoresponsable au marché Jean-Talon à Montréal.

Toutefois, le contenu lui n'a rien d'écoresponsable.

Lorsqu'on regarde la sélection de vins de cette succursale, on compte 1300 vins, mais seulement 35 vins bio! Soit 2,6 %. Étonnant! C'est même moins que la moyenne des succursales non écoresponsables! La proportion de vins bio dans l'ensemble des 400 succursales de la SAQ est de 3,8 %.

Le contenant serait écoresponsable, mais pas le contenu! Donc, les murs, le plancher, le toit et un banc seraient écoresponsables, mais pas le contenu!

De la diversion?
Une opération de relation publique pour détourner l'attention, selon des écologistes.

 La SAQ veut nous rouler dans la farine. Elle va tout faire pour détourner le débat de la consigne sur les bouteilles de vin, qui reste la manière la plus efficace d'avoir un verre de qualité et propre. C'est devenu une entreprise de relations publiques», dit Karel Ménard, directeur du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), cité par le réseau TVA.

La SAQ vend près de 300 millions de bouteilles par année, qui lorsque vides se retrouvent en grande partie au dépotoir, et se vante d'en avoir récupéré 10 000 pour les inclure dans le plancher d'une succursale.

De toute manière, même lorsqu'il y aura la consigne, la SAQ pourra en mettre dans ses planchers.

Écoresponsable signifie «qui est respectueux de la nature, de l’environnement», selon Antidote.

Mais qu'est-ce qu’une succursale écoresponsable sans (ou presque sans) vins bio?

Bouchon de liège, silicone et paraffine

De la non-étanchéité d'un bouchon de liège!
Est-ce qu'un bouchon de liège est étanche?
Le bouchon de liège peut être parfaitement étanche ou presque, cependant le problème c'est qu'il n'est pas sur le goulot, mais dans le goulot.

Le bouchon de liège est enduit de paraffine ou de silicone. Ou encore d'un mélange des deux. Ceci afin d'en faciliter la pose et le retrait. Sinon, sa paroi rugueuse rendrait bien difficile son extirpation.

C'est là le problème. C'est par la paroi du bouchon ou l'espace entre le bouchon et la surface intérieure du goulot que se fait l'échange avec l'extérieur.

Regardez attentivement ce bouchon du Santorini Hatizidakis 2013, Cuvée no 15 (35 $). C'est un vin blanc grec du millésime 2013 acheté ce printemps. La bouteille a été conservée couchée au cours des dernières semaines. Lorsque le bouchon a été retiré, il était mouillé. Presque toute sa paroi était mouillée. C'est-à-dire que le vin, le liquide, a circulé entre le bouchon et la paroi.

Ce vin blanc a une couleur jaune un peu terne. Il dégage une odeur de papaye séchée. Une odeur qui peut être agréable à certaines personnes (comme moi). Toutefois, une dégustatrice a dit qu'il sentait la vieille semelle. (Donc, odeur déplaisante pour d'autres personnes.)

En bouche, c'est asséchant, il a perdu son fruit (en supposant qu'il en ait déjà eu), l'alcool est prononcé et la finale asséchante. Ce n'est pas totalement mauvais, mais on est loin du bon vin.

Le vin n'est pas bouchonné, mais oxydé. Le liège n'a pas bien rempli sa fonction ici. Il peut être étanche par son milieu, mais pas sa paroi.

Une bouteille du même lot ouverte début avril dégageait une odeur de moufette. Il me reste encore 4 de ces bouteilles. Je vais voir comment elles évolueront au cours des prochains mois.

Il est étonnant de constater que des producteurs prennent grand soin de leur choix de bouchon pendant que d'autres sont si négligents. Ça prend toute une année pour faire un vin et on le gâche à la dernière minute en le bouchant si mal. Sur une bouteille de ce prix, soit 35 $, on s'attendrait à un bouchon de qualité. Il pourrait même être en métal ou en verre.

_______
Au sujet des enduits de paraffine et de silicone, voir Contrôle de la conformité des bouchons: objectifs et paramètres à l’usage des professionnels (PDF)
 

Une mauvaise et deux bonnes nouvelles à la SAQ

Il y a souvent de mauvaises nouvelles pour la SAQ depuis quelques années!

Aujourd'hui, il y en a une autre; cependant, nous avons aussi deux bonnes nouvelles pour les clients de la SAQ.

Commençons par la mauvaise nouvelle.
- La SAQ fait moins d'argent.
Les bénéfices baissent à la SAQ, et ce malgré la hausse constante des prix des vins.
Le Journal de Montréal (*) a une primeur ce matin. Il a obtenu le chiffre du bénéfice de la SAQ pour la dernière année. Il est de 1,021 milliard de dollars, soit moins que l'an dernier.

«Depuis deux ans, ses profits reculent alors que le prix de ses bouteilles de vin n’a jamais été aussi élevé», écrit le journaliste, spécialiste des sociétés d'État, Pierre Couture.

Il ajoute que «ces deux dernières années, la SAQ a d’ailleurs été incapable de livrer les profits attendus par le gouvernement du Québec.»

Ça fait plus de deux ans que dans Vin Québec nous publions des chiffres annonçant ces mauvais résultats.
En remplaçant des vins à bon prix par d'autres plus chers, la direction de la SAQ fait fuir des clients. De plus, en réduisant fortement l'offre des vins à bas prix, la SAQ n'attire pas les nouveaux clients, les jeunes...

Les signaux étaient là depuis 18 mois: baisse des ventes en volume; baisse de la consommation de vin par habitant; hausse des critiques dans les journaux, sur les réseaux sociaux... «la SAQ a pris des décisions qui jouent maintenant contre elle».(*)

La direction du monopole a tenté maladroitement de corriger le tir. «En éliminant systématiquement de ses tablettes les vins à moins de 10 $ embouteillés au vignoble pour les remplacer par des vins importés en vrac à prix très élevés, la SAQ s’est ridiculisée», écrit Pierre Couture.

Les deux bonnes nouvelles maintenant
Cette mauvaise nouvelle en annonce une bonne. La direction de la SAQ, le gouvernement, les politiciens et la population vont probablement réaliser que le modèle d'affaires actuel de la vente de vin au Québec est désuet. Il est temps de changer des choses. Nous en reparlerons.

Deuxième bonne nouvelle
Il y aura un rabais de 10 % sur les achats de 100 dollars et plus la fin de semaine prochaine.

 * Les profits plafonnent à la SAQ, Pierre Couture, Journal de Montréal.

L'affaire Carpinteri

La Régie des alcools du Québec contre le vignoble Carpinteri.
Le vignoble de Tony Carpinteri est situé à Saint-Ulric de Matane.

La Régie des alcools du Québec l'a à l'oeil depuis longtemps et y envoie des inspecteurs régulièrement.

La Régie ordonne en juin 2014 la saisie de tout le stock de vin du domaine Carpinteri. Elle révoque aussi son permis. «le 26 juin 2014, M. Stéphane Buist, inspecteur de la Régie, accompagné du sergent enquêteur de la Sûreté du Québec, M. Gérard Fillion, ont procédé à la saisie de l’inventaire des produits fabriqués» sur le domaine. Ils saisissent pour 240 000 $ de vin et matériel.

Les gens de la Régie le soupçonnent d'utiliser de grandes quantités de raisins concentrés achetés ailleurs pour fabriquer ses vins.

M. Carpinteri nie l'accusation, conteste la décision de la Régie des alcools et engage un avocat: Ghislain K. Laflamme, un ancien président-directeur général  de cette Régie de 1980 à 1998.

En décembre 2014, le tribunal administratif entend l'appel de M. Carpinteri contre la Régie.
La régie apporte une preuve de 1286 pages en 4 volumes. Elle fait entendre 4 témoins, dont une oenologue et une experte du laboratoire de la SAQ.

La preuve de la Régie
On a goûté les vins, on a constaté un faible taux de méthanol, on a vu la météo de la région et on a regardé la superficie du domaine Carpinteri et on soupçonne qu'il a utilisé du raisin concentré.

« Les résultats de dégustation à la bouche et analytique font conclure à l’experte (l'oenologue) que la majorité des vins sous étude a été élaborée en utilisant un moût de raisin concentré.»

Puis une chimiste de la SAQ affirme «que les analyses des vins saisis démontrent que ces vins proviennent de concentré. Quant à elle, la thermovinification n’a aucune influence sur le taux de méthanol. Elle ne croit pas que les vins blancs élaborés au Vignoble Carpinteri puissent provenir des cépages qui y sont cultivés.»

M. Carpinteri affirme pour sa part qu'il n'a jamais fait en 11 ans de vins avec des moûts concentrés et que la thermovinification (chauffe des raisins) fait baisser le taux de méthanol.

Il a, par contre, été démontré qu'il n'a pas bien tenu ses registres et que la traçabilité est impossible.

Cinq jours d'audiences
L'audience a duré 5 jours. Je vous épargne les autres détails. La Régie n'a fourni aucune preuve d'achat de raisins concentrés. Aucune facture, contenants ou autres indices matériels.

Le 15 mai 2015, les juges Gilles Reny et François Boutin du Tribubal administratif, section des affaires économiques écrivent que «l’implantation d’un vignoble à Saint-Ulric par M. Carpinteri mérite de l’admiration et le soutien à cet entrepreneur.»

Et ajoutent qu'en «aucun temps, dans toute la preuve administrée, la qualité ou la salubrité des vins n’a été remise en question. Les vins produits au Vignoble Carpinteri sont bons pour la consommation.»

«Le Tribunal ne peut (...) en venir à la conclusion que la requérante a utilisé du concentré dans la fabrication de ses vins.  En effet, le rapport de l’œnologue Barbara Gimenez-Herrero est basé sur deux volets : dégustation et commentaires des analyses chimiques.   La dégustation est une méthode subjective...»

De plus, le tribunal compare la révocation du permis à la peine capitale et ordonne à la Régie de remettre au vigneron ses vins. Il annule la révocation du permis et la remplace par une suspension de 6 mois du 21 septembre 2015 au 10 mars 2016.

La saison de M. Tony Carpinteri et ses employés est donc sauvée. Il annonce de plus qu'il se lancera dans la production de vigne en serre dès septembre.

_______
Voir le jugement
Une visite de Vin Québec au vignoble en 2011 Carpinteri, le vignoble le plus nordique du Québec!
Le site du vignoble Carpinteri
Des nouvelles sur ce dossier via Google Actualités
Site de la Régie des alcools

La Clape obtient l'AOC

La Clape vient d'être reconnue comme AOC, appellation contrôlée, par l'INAO, l'institut national de l'origine et de la qualité.

C'est Emmanuel Cazes, du Domaine Cazes en Roussillon, qui est le premier à l'annoncer. Voici son message sur Twitter.

 

Bravo pour les vignerons de La Clape!
La Clape c'est un petit territoire, un massif rocheux, près de la Métiterranée. En fait c'était autrefois une île. Elle est située près de Narbonne dans le département de l'Aude, au sud du Languedoc près du Roussillon.

Climat
«Le massif de La Clape a un climat sec et dur. Soleil et vent y forment un couple généreux qui
baigne et balaye les rochers mis à nu.»

Types de sols
«Ici, coexiste une alternance de sols : tapis de pierres plates aux angles acérés, terres rouges au fer oxydé,
marnes grises ou jaunes, grès rouges ou verts…» (Dossier de presse)

Couleurs et cépages
Les vins de l'AOC La Clape sont blancs ou rouges. Les cépages principaux en rouges sont le grenache, le mourvèdre et la syrah; en blanc c'est le bourboulenc, la clairette, le grenache, la marsanne, le piquepoul, la roussanne et le vermentino.  En cépages complémentaire, il y a le carignan et le cinsault, le maccabeu, le terret et le viognier. Les vins doivent être faits d'au moins deux cépages principaux.

Faits particuliers: «l’utilisation de morceaux de bois est interdite et tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est aussi interdit.» (Cahier des charges)

Lors de la semaine de dégustation Terrroirs et Millésimes en Languedoc, j'ai pu déguster, le 19 avril, 17 des 22 vins présentés.

En rouge, mes meilleures notes sont allées aux vins suivants.
L'Épervier 2012, Château Pech Redon 15 €
Rocaille 2013, Domaine du Capitoul
Combe de Sol 2013, Les Domaines Auriol
Marquis Raymond 2013, SCEA de Marmorières
Classique 2012 et Grand Vin 2012 du Château d'Anglès
L'Insulaire 2012, Caveau La Vendémières
Cuvée des Ducs de Fleury 2013, Château Mire l'Étang
Henry Lapierre 2012, Château Rouquette sur Mer.

En blanc
Ici, je dois dire que j'ai été vraiment étonné de la très belle qualité des vins blancs de La Clape.
Je crois qu'il y a beaucoup de potentiel en blanc sur ce massif rocheux.
Cuvée Le Marin 2014, Domaine Sarrat de Goundy 6,50 €
Arpège 2014, Ch. Rouquette sur Mer
Rocaille 2013, Dom. du Capitoul

Ma surprise de la semaine a été un 100 % bourboulenc, brut de cuve, du domaine Pech Redon. Un vin charmeur, complexe, vivace et d'une belle onctuosité.

Mentionnons d'autres domaines réputés: l'Hospitalet et Ch. des Karantes.

Il y a 29 producteurs embouteilleurs sur La Clape et deux caves coopératives. C'est rouge à 80 %.

Au Québec, nous avons quelques vins de La Clape des maisons Pech Redon, L'Hospitalet, des Karantes et d'Anglès. Il nous faudrait absolument des blancs du domaine Sarrat de Goundy.

Une mention particulière en terminant pour le Domaine Pech Redon de M. Christophe Bousquet, qui est aussi le président de l'AOC La Clape. Des vignes en belle santé, en haut du massif, travaillées en bio. Un écosystème magnifique, traité avec respect et grand soin, qui donnent des vins magnifiques. J'en reparlerai.

Donc bravo aux vignerons de La Clape.

_______
Voir
Le site www.la-clape.com
Le cahier des charges https://www.inao.gouv.fr/fichier/PNOCDCLa-Clape.pdf

LCBO, moins chers, mais moins de choix

Moins cher à la LCBO qu'à la SAQ; mais il y a moins de choix 

Trois textes sont publiés en ce début de semaine pour démontrer que les prix des vins sont moins élevés à la LCBO de l'Ontario qu'à la SAQ du Québec.
(Je mets les liens en bas du texte ainsi vous pourrez les consulter plus tard.)

J'habite dans la région d'Ottawa-Gatineau depuis très longtemps. Je sais donc depuis longtemps que les prix des vins sont moins élevés à Ottawa qu'à Gatineau. Toutefois, je ne vais presque plus jamais acheter du vin en Ontario. Pourquoi?

Il y a peu de choix. Du moins le choix y est moins grand qu'à la SAQ et surtout il y est vraiment moins intéressant.

Bien sûr, la SAQ a ses défauts. Sa direction est secrète, hautaine et semble mépriser "le petit peuple"; ses responsables des relations avec les médias sont dysfonctionnels. Cependant, il y a vraisemblablement à la SAQ des gens compétents qui aidés des agences privées de vin font une belle sélection de produits. C'est en général varié et de belle qualité. On pourrait préférer que ce ne soit pas seulement les fonctionnaires qui choisissent les vins que nous auront sur nos tables, mais c'est comme ça pour le moment.

Plus de choix au Québec
Il y a une centaine de vins par arrivage au Québec comme en Ontario. Cependant, il y a deux arrivages par mois en Ontario; alors qu'on Québec, c'est un arrivage par semaine. Donc, c'est 200 vins nouveaux à la LCBO, mais le double (400 vins) au Québec par mois.

À la LCBO ce sont surtout des vins de milieux de gamme. Trop souvent, se sont les mêmes qui reviennent millésime après millisime. Les prix vont surtout de 15 à 25 $. De plus, ils sont en si petites quantité qu'il faut y aller le samedi matin de l'arrivage pour avoir un réel choix. Au Québec, on couvre toute la gamme, des vins d'entrée de gamme, des milieux de gamme et des vins de haut niveau. Les quantités y sont plus grandes. Toutefois, la distribution régionale y est quelquefois déficiente.

C'est certain que si vous vous contentez de simples vins tutti frutti de l'Australie vous trouverez votre plaisir en Ontario. Par contre, si vous êtes un amateur de vin, un découvreur, vous aurez vite fait le tour de la section Vintages de la LCBO et vous rentrerez au Québec.

Un dernier point de comparaison: les marges, les prix
En Ontario, la marge sur les vins est unique, constante et transparente. Au Québec, ils y a plusieurs marges, elles sont secrètes (sauf une) et plus élevée pour les vins de moins de 20 $.

Donc, les vins de moins de 20 $ sont plus chers au Québec et en général ceux de plus de 30 $ y sont moins chers qu'en Ontario. La SAQ taxe plus les pauvres que les riches. Cependant, il y a plus de choix au Québec qu'en Ontario.

Trois textes publiés le 8 juin:
SAQ: Des centaines de produits moins chers en Ontario, Naël Shiab, Métro
SAQ contre LCBO: Éric Duhaime a-t-il raison? Jean-Huges Roy
Étude: les vins (que vous achetez vraiment) sont encore plus chers à la SAQ qu'en Ontario, Mathieur Turbide.

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