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Fin des magasins SAQ Signature

La SAQ ferme son dernier magasin Signature à Québec.
C'est ce que nous apprend le Journal de Québec sous la signature de Pierre Couture.

«La SAQ soutient qu’elle n’ouvrira plus de magasins sous la bannière Signature.

Les succursales sous la bannière SAQ Signature offraient aux amateurs de vin et de spiritueux des produits dits hauts de gamme uniques au monde où les prix des bouteilles pouvaient parfois atteindre les milliers de dollars.

La SAQ propose désormais ces produits dans quelques succursales Sélection.»

La dernière succursale Signature du Boulevard Laurier à Québec affiche 5600 produits, dont 1500 produits dits Signature.

Actuellement, il y a 1375 vins sous cette bannière Signature dans l'ensemble du réseau. Des vins allant de 22 $ à 19,000 $; ainsi que 600 spiritueux dont certains à plus de 20 000 $. Un peu plus de 800 de ces produits sont disponibles en ligne.

Le magasin Signature de Montréal a été fermé en mars 2017. Le site saq.com n'affiche plus la bannière Signature, mais seulement les bannières Classique; Sélection; Express et Dépôts.

Ces produits Signature étaient depuis quelques temps dispersés dans plusieurs succursales de la SAQ et non plus réservés à la bannière Signature.

Malgré la fermeture des magasins affichant la bannière Signature, le site saq.com continuera d'afficher la liste des produits de cette catégorie. «L'offre demeure et est plus accessible», nous dit la porte-parole de la SAQ, Mme Linda Bouchard.

La société d'État avait inauguré sa première succursale de prestige sous le nom de Maison des vins en 1973 à Québec. Puis 3 autres ont suivi à Montréal (1975), à Hull (1977) et Trois-Rivières (1981). Elles ont été fermées puis remplacées par la bannière SAQ Signature en 1999 avec deux succursales à Québec (au Château Laurier) et à Montréal.

Rabais avant la hausse

La Société des alcools du Québec fera une campagne de rabais vendredi, samedi et dimanche juste avant de hausser les prix le dimanche suivant.

En effet, la SAQ donnera 8000 points de sa carte Inspire par tranche d'achats de 75 $ au cours de ces trois jours. Ces 8000 points équivalent à un rabais de 8 dollars.

Puis, 7 jours plus tard, le dimanche 26 mai, ce sera une hausse de prix sur un certain nombre de produits.

La direction de la SAQ permet en effet — incite diront certains — ses fournisseurs à hausser leurs prix deux fois par année. Les producteurs peuvent ainsi hausser leurs prix sur des vins qui sont déjà achetés, payés et déjà même sur les rayons ou dans l'entrepôt de la SAQ. Incidemment, ils peuvent aussi les réduire.

La SAQ profite grandement de ces hausses, car sur chaque hausse de 5 cents demandée par le producteur, la SAQ ajoute une majoration de 6 cents (majoration de 115 %). À cela il faut ajouter 1 cent de taxes.  Ce qui donne 12 cents. Mais comme la SAQ arondi au 5 cents supérieur pour donner 5 cents de plus au producteur, le consommateur doit débourser 15 cents de plus.

La deuxième hausse de l'année sera le 10 novembre.

Consommation de vin par habitant au Canada

Le Québécois est celui qui consomme le plus de vin au Canada et de loin.

C'est 24,8 litres de vin par habitant de 15 ans et plus.

C'était 18 litres en 2005; 20 en 2007; 22 en 2010 et 23 litres en 2014.

Il est suivi par le Colombien de l'ouest avec 18,4 litres par habitant.

On consomme aussi beaucoup de bière au Québec — 80 litres par habitant — mais moins qu'à Terre-Neuves (89) et dans les territoires (94 l) et au Yukon (115 l).

Finalement, le Québécois consomme beaucoup moins de spiritueux que le Canadien.

Consommation d'alcool au Canada
en litres par habitant de 15 ans et plus
(2017-2018)
  Vin Bière Spiritueux
Québec 24,8 80 3,6
Colombie-Brit 18,4 71 6,4
Ontario 16,1 67 5,5
Alberta 13,3 74 7,8
Nouvelle-Écosse 12,3 72 6,1
Manitoba 11,2 70 6,8
Nouveau-Brunswick 10.7 71 4,6
Terre-Neuve 10   89 8,2
Saskatchewan 8,5 70 7,7
   Canada 13   72 5,6
Extrait de : Statistique Canada.  Tableau  10-10-0010-01   Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au détail, selon le volume.

Baisse des ventes de bière au pays

En 9 ans, les ventes de bière en volume ont diminué de 9 % au Québec.
Ce qui a entrainé une baisse de 2 % des ventes totales de boissons alcoolisées.

Les ventes de bière au Québec ont connu leur apogée en 2009 à 634 000 litres. Puis, ce fut une baisse régulière depuis ce temps.

Par contre, les ventes de vins et de spiritueux ont connu une hausse de 26 et 28 % pendant la même période.

Les ventes de vin sont constantes année après année. Toutefois, la hausse des ventes de spiritueux s'est surtout faite au cours des 4 dernières années, passant de 22 millions de litres en 2014 à 25 millions de litres l'an dernier.

Bénéfices alcool: l'Alberta beaucoup plus performante que la SAQ

La Commission des alcools de l'Alberta fait presque autant d'argent que la SAQ sur la vente d'alcool sans vendre d'alcool !

Ça peut sembler très étonnant, mais c'est la réalité. L'Alberta a privatisé son réseau de vente au détail de l'alcool en 1993. Toutefois, la vente d'alcool lui rapporte 866 millions de dollars par année.

La Commission des alcools de l'Alberta ne possède aucune succursale. Elle contrôle toutefois l'importation et a conservé une partie de sa marge sur l'alcool. La Société des alcools du Québec possède 407 succursales ce qui lui coute 602 millions de dollars par année. Par contre, les frais de la commission des alcools de l'Alberta ne sont que de 42 millions $.

Ainsi, l'Alberta fait 34 % de bénéfice sur les ventes d'alcool, tout comme le Québec, mais sans avoir à vendre de l'Alcool. Le ratio bénéfice/ventes pour l'Ontario est en gros le même, soit 35 %; et c'est 32 % pour la Colombie-Britannique.

L'Alberta vend 1 milliard de dollars de moins en alcool que le Québec; portant commission des alcools  récolte presque autant en bénéfice net.

Le phylloxéra a été une bonne chose pour la Loire

La destruction presque complète du vignoble a été un bien pour le vignoble de la Loire. Ça peut sembler très contradictoire! Dire que l'action de ce terrible puceron a été bénéfique.

En 1885, la récolte française de vin passe de 80 à 25 millions d’hectolitres. Le phylloxéra détruit en quelques années plus des deux tiers du vignoble de France.

La production vinique française était alors à son apogée. Le développement du chemin de fer ouvre aux vins de la Loire le marché national. Les vignerons de Loire concurrencent ceux du sud de la France en produisant de grandes quantités de vin à bas prix. Ils utilisent alors les cépages les plus productifs. Ce sont des cépages à forts rendements, mais aussi des cépages moins qualitatifs. Le vignoble s'étant dans les plaines.

Puis, arrive la tragédie, ce minuscule puceron jaune arrivé des États-Unis sème la destruction. De nombreux agriculteurs abandonnent la vigne. Puis on trouve un remède qui consiste à greffer les cépages français sur des porte-greffes américains résistants à cet insecte.

On recommence alors à replanter, mais pas n'importe où et pas n'importe quoi. On choisit les meilleurs cépages adaptés aux meilleurs sols. On abandonne les cépages très productifs, mais peu qualitatifs. Et on replante dans les secteurs les plus favorables à une production de qualité.

Voilà pourquoi le directeur général d'Interloire déclare que «le phylloxéra a été une bonne chose pour la viticulture dans la Loire parce que l'on a replanté de bons cépages plus adaptés à la région.»

Forte hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les ventes de vins de la Loire ont augmenté de 24 % au cours de l'année 2017-2018 comparées à l'année précédente. C'est près de 2,4 millions de bouteilles.

En dollars, c'est 43 millions de dollars soit une hausse de 17 % par rapport à l'année précédente.

C'est une hausse continue depuis quelques années. En effet c'est près d'un million de bouteilles de plus comparées à 2010-2011. Soit une hausse de 67 %.

Sur sept ans, c'est 20 millions de dollars de plus: soit une hausse de 86 %.

Ventes de vins de Loire au Québec
  2010-2011 2016-2017 2017-2018   var.
dern. année
var.
depuis 2010
Quantité 1 418 371 1 910 464 2 374 694   24 % 67 %
Vente ($) 23 168 282 36 783 925 43 204 603   17 % 86 %
Quantité: bouteilles de 750 ml.         Source   SAQ

Voici de beaux vins de la Loire vinquebec.com/vins-loire

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

 

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


Popularité des vins embouteillés au Québec

Les vins importés en vrac et embouteillés au Québec totalisent 657 millions de dollars en ventes brutes ce qui représente le quart des ventes de vin au Québec. (1)

D'après les chiffres de la SAQ, il y a plus de 700 marques de vins importés en vrac et embouteillés ici. La plupart sont vendus dans les épiceries et quelques dizaines sont écoulés dans les succursales de la SAQ.

Ces vins disponibles dans les épiceries sont très populaires. En effet, en 2018-2019, cinq des dix meilleurs vendeurs en valeur sont des vins vendus en épiceries (Bù Splendido; Smoky Bay vin rouge; Wallaroo Trail lot 313 blanc; Wallaroo Trail Bin 212 rouge et Red Revolution Vin Rouge).

C'est encore plus marqué lorsque l'on regarde les ventes en volume (2). Pour l'année 2017-2018, nous constations que les quatre plus gros vendeurs en volumes sont tous des vins embouteillés ici et vendus en épicerie. Ils sont dans cet ordre Smoky Bay rouge; Wallaroo Trail Bin 212 rouge; Red Revolution et Wallaroo Trail lot 313 blanc.

Ceux vendus dans les succursales de la SAQ sont moins populaires, mais mentionnons tout de même parmi les vins importés en vrac et vendus dans les succursales de la société d'État les noms de certaines marques : Cliff; Lindemans; Boussac; Antoine Bonet; RH Philips; Perón; EXP; Jackson-Triggs; Monkey Bay; Settler's Cove; Beringer; Lulu B.; Murari; Nobella; Mazzi, Faciés...

 

  1. Ventes de vins valeurs 2018-2019;
  2. Ventes de vins en volume 2017-2018
  3. Comment est fait le vin en vrac

Biodynamie, Alsace et Adam

L'Alsace, les grands crus, la biodynamie, les bulles, le riesling, pinot gris... des mots qui sonnent doux à nos oreilles et à nos palais!

Le vigneron Jean-Baptiste Adam est venu présenter quelques-uns de ses vins en Outaouais; à l'Académie du vin de l'Outaouais.

Vigneron en Alsace, M. Adam s'est converti à la biodynamie après une dégustation chez un ami en Loire qui lui a fait gouter des vins. Ses préférés se sont révélés être des vins bios. Il a alors abouti chez Nicolas Joly, dit le pape de la biodynamie. La conversion a été totale. Depuis 2004, il soigne ses 20 hectares de vignes selon les préceptes de la biodynamie et il en est très fier.

Donc levures indigènes, vendanges manuelles, observation et soins intensifs de la vigne et exit les pesticides.

Ses vins sont droits, précis et succulents. De plus, Jean-Baptiste Adam n'a pas succombé à la mode des cuves en acier inoxydable. Il utilise toujours de vieux foudres pour élever ses blancs.

En biodynamie, ses raisins arrivent à maturité 8 jours avant les voisins, dit-il, tout en conservant une belle acidité.

Le défi d'aujourd'hui en Alsace c'est la date de récolte qui arrive de plus en plus tôt. Il fait très chaud en Alsace, le Soleil est abondant et les changements climatiques évidents.

La dégustation commence comme il se doit avec un crémant que M. Adam exige qu'il soit servi dans un grand verre et non une flute. «C'est avant tout un vin. Il est aromatique et vineux.» Ses bulles seront alors perçues en bouche et non à l'oeil. Le Crémant Brut Les natures (bio) est sec avec ses 7 grammes de sucre. Il a des saveurs de craie, de noix, de bonbon jaune. Encoe meilleur en se réchauffant dans le verre. Les raisins sont vendangés très tôt, vers le 20 août. C'est bien bon. 34,25 $ en commande privée.

Oui, les vins de Jean-Baptiste Adam ne sont plus disponibles à la SAQ. Allez donc savoir pourquoi.

Le deuxième vin est fait du cépage auxerrois, dit aussi pinot auxerrois. Cépage typique de l'Alsace. L'Auxerrois Vieilles Vignes 2017 (34 $) est très beau, sec, d'une texture serrée, vif, minéral, assez riche et très long. Original et bien agréable à boire.

Le troisième est le Grand Cru Kaefferkopf Riesling 2015. Cru réputé et facilement vendu, ses producteurs n'avaient jamais cru nécessaire de demander de le classer en grand cru. Ils se sont ravisés il y a quelques années, sous l'insistance de M. Adam, et Kaefferkopf a été ajouté à la liste des 50 grands crus d'Alsace. Il est donc le 51e. Ce 2015 est un grand vin absolument délicieux aux fins aromes de pétrole. C'est gras, fruité, légèrement sucré (4 g/l), citron confit, floral, bonbon jaune, note de noix. Superbe et pour la longue garde. (64,10 $)

Letzenberg Pinot gris 2016 est peu aromatique, mais d'une belle bouche sucrée (33,4 g/l), ample, assez fin et très persistant. Letzenberg est un lieu dit. À 61,85 $ c'est très bon, original et cher.

Le dessert est un somptueux vin moelleux, le Vendanges Tardives, Pinot Gris 2015. Sucre (66 g/l) et acide en bel équilibre. C'est ample, gras, sucré et très persistant. (70,30 $ en commande privée auprès de l'agence IVSP).

Donc, des vins de grande qualité, à découvrir, plutôt cher, en commande privée, à mettre en cave et à apprécier sur plusieurs années.

Vin : meilleurs vendeurs en valeur au Québec

Voici la liste des vins les plus vendus en dollars au Québec pour les années 2017-2018 et 2018-2019, ainsi que leurs rangs pour chacune de ces années.

On remarque que certains de ces vins sont vendus en épicerie et quelques-uns sont au format d'un litre. Nous constatons aussi que certains vins blancs sont en progressions, tels que le Fumée Blanche et le Wallaroo blanc qui a dépassé le Wallaroo rouge.

Le Sauvignon blanc Kim Crawford de Nouvelle-Zélande occupe toujours la première place.

2017 2018    
1 1 Sauvignon blanc Kim Crawford 19,95$
3 2 Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano 26,95$
2 3 Bù Splendido vin blanc  (Épicerie) 15,50$
6 4 Smoky Bay vin rouge         (1 litre) (Épicerie) 13,20$
9 5 Sauvignon bl. Fumées Blanches Cotes de Gascogue 14,10$
7 6 Wallaroo Trail lot 313 blanc    (1 litre) (Épicerie) 13,40$
8 7 Veuve Clicquot Ponsardin Brut Champagne 71,25$
4 8 Wallaroo Trail Bin 212 rouge    (1 litre) (Épicerie) 13,40$
5 9 Red Revolution Vin Rouge       (1 litre)  (Épicerie) 13,25$
12 10 Brouilly Georges Duboeuf 18,75$
13 11 Ruffino Chianti 14,95$
15 12 Wallaroo Trail Bin 212 shiraz   (4 litres) (Épicerie) 45,75$
  13 Pinot Grigio Lumina Ruffino Delle Venezie i.g.t. 13,30$
20 14 Bourgogne Aligoté Albert Bichot 15,90$
17 15 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek  Australie 13,75$
14 16 Dogajolo Carpineto Toscana i.g.t. 15,95$
19 17 Apothic Red Californie 14,95$
21 18 Sauvignon blanc Oyster Bay Marlborough 19,05$
10 19 Chenin blanc Robertson Winery Robertson 9,60$
16 20 Merlot Grand Sud Vin de France   (1 litre) 11,75$
11 21 Le Pive Gris Sable de Carmague Rosé 15,60$
@vinquebec.com 

Il est à noter ici que les meilleurs vendeurs en dollars ne sont pas nécessairement les meilleurs vendeurs en quantité. Nous verrons prochainement qui sont les vins les plus vendus au Québec. En attendant, vous pouvez consulter la liste des meilleurs vendeurs en volume de l'année précédente.

Faibles hausses du dividende de la SAQ

La direction de la Société des alcools du Québec s'engage à hausser très légèrement le dividende qu'elle versera au gouvernement au cours des prochaines années.

D'après ce qui a été dévoilé ce matin par la présidente de la SAQ, Catherine Dagenais, devant les députés membres de la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale, le montant que la société d'État s'engage à donner au gouvernement sera de 1 milliard 161 millions de dollars pour la prochaine année et de 1 milliard 180 millions $ pour l'année suivante.

L'an dernier, la SAQ a remis 1 milliard 113 millions au Trésor public. On est ainsi loin des fortes hausses successives des années précédentes.

En 2010, le dividende était de 867 millions $; en 2005 c'était 545 millions $.

D'autre part, il a aussi été question de la promesse électorale de la CAQ de libéraliser le commerce du vin au Québec. Le ministre des Finances de la CAQ maintenant au pouvoir a répété qu'il n'en était pas question pour le moment.

Éric Girard dit que ses priorités sont l'éducation et l'investissement des entreprises. Le ministre a aussi affirmé que la dernière étude sur le sujet, celle de Price Waterhouse Coopers (PwC), ne le satisfaisait pas du tout et n'est vraiment pas concluante, selon lui. Le ministre a ajouté qu'il n'en était qu'au début de sa réflexion sur le sujet et encore à l'étape de «cadrer le processus de discussion de l'avenir de la SAQ.» Il a laissé entendre qu'il ne laissera surement pas ce dossier à une firme extérieure au gouvernement.

Il est évident que le nouveau gouvernement a d'autres chats à fouetter en ce début de mandat.

___________

Au sujet de cette étude de PwC, voir Une étrange étude sur l'amélioration du modèle d'Affaires de la SAQ.

La SAQ pousse les spiritueux

La Société des alcools du Québec fait de plus en plus d'argent avec les spiritueux.

Lorsque nous consultons les chiffres de la SAQ sur ses ventes, nous constatons que les ventes des spiritueux s'accroissent plus vite que celles des vins.

C'est ce que nous voyons en comparant les chiffres que vient de publier la société d'État pour son dernier trimestre comparés à ceux du même trimestre en 2013.

Ainsi, en 5 ans, les hausses de ventes en dollars des spiritueux se sont accrues de 18,1 %; alors que les hausses des ventes de vin n'ont été que de 4,6 %.

La SAQ augmente ainsi beaucoup plus vite ses revenus grâce à la vente d'alcool fort. Elle se vante même dans son dernier communiqué de presse d'avoir accru fortement les ventes de gins locaux. «Depuis le début de l’année, la catégorie des gins québécois a obtenu une croissance de 21 % de ses ventes en volume.»

Ventes dans les succursales de la SAQ
3e trimestre
  2013 2018  
Millions $
 Spiritueux  237  280 + 18,1 %
 Vins  789  826 + 4,6 %
 Millions de litres 
Spiritueux 8 8,8 + 10   %
Vins 40,6 43,7 +  7,6 %
Chiffres exprimés en millions de dollars et millions de litres.
Ne comprennent pas les vins vendus aux épiceries.

Les ventes en volume de spiritueux augmentent aussi plus vite que celles des vins; soit + 10 %, contre + 7,6 %.

La SAQ, tout comme les autres monopoles d'alcool au Canada, fait beaucoup plus d'argent avec un litre d'alcool fort qu'avec un litre de vin. «Le Canada impose déjà des taxes sur l'alcool parmi les plus élevées au monde et, dans le cas des spiritueux, vous payez 80% de taxes», révèle Jan Westcott, président et chef de la direction de Spirits Canada.

Est-ce une tendance lourde? Est-ce la volonté de la direction de la SAQ de nous faire boire plus d'alcool ?

Aujourd'hui, en première page de son site internet, la SAQ nous dit «Explorez plus de 800 recettes de coktails.» Elle nous propose dans les pages suivantes 855 recettes de cocktails avec de la vodka, du rhum, du gin, de la téquila et des ligueurs.

La société d'État vend aujourd'hui 2158 spiritueux différents; la plupart, à plus de 40 $. Chaque semaine, il y en a une trentaine de nouveaux. Elle fait aussi des soldes en ligne sur les spiritueux; des soldes de 15 à 25 %. Finalement, elle fait aussi de la promotion en envoyant des courriels à ses nombreux abonnés de sa carte Inspire.

Elle vise les jeunes
De plus, la société des alcools fait une intense promotion de spiritueux dans les réseaux sociaux, peu dans Tweeter, utilisé par les consommateurs matures; pas mal dans Facebook, mais surtout dans le réseau social qui est populaire auprès des jeunes : Instagram. Voir Instagram.com lasaq.

D'ailleurs, au cours des derniers mois, la grande majorité des publications de la SAQ dans Instagram est de la publicité sur les cocktails et les spiritueux: surtout de gin et de vodka. Elle y parle bien moins de vin!

Baisse des ventes de vin dans les succursales de la SAQ

Les ventes de vin en volume ont diminué fortement dans les succursales de la Société des alcools au cours du dernier trimestre.

Elles sont passées de 44,4 millions de litres à 43,7 millions de litres.

LA SAQ a ainsi vendu l'équivalent de 930 000 bouteilles de vin de moins au cours du dernier trimestre terminé le 5 janvier 2019, comparativement au même trimestre de l'année précédente.

Malgré cette baisse de vente en volume, la SAQ a tout de même accru ses ventes en argent à ce chapitre de 13 millions de dollars à 724,6 millions $.

Pendant ce temps, les ventes de vin en épicerie se sont accrues de 300 000 litres (390 000 bouteilles) passant de 13,7 millions de litres à 14 millions de litres.

Ceci s'explique peut-être, du moins en partie, par les 6 journée de grève dans les succursales de la SAQ.

La SAQ a vendu pour 277 millions de dollars de vin aux épiceries. Des vins qui lui ont couté 142 millions de dollars. Donc un bénéfice net de 135 millions de dollars pour cette seule opération.

Pendant ce temps, les succursales de la SAQ ont vendu plus de spiritueux; soit 300 000 litres de plus.

En dollars, la hausse des revenus s'est surtout fait grâce aux spiritueux qui ont rapporté 15 millions de dollars de plus.

Les spiritueux représentent maintenant 13 % des ventes en volume, mais 25 % des ventes en argent.

Les succursales de la SAQ ont aussi vendu 100 000 litres de panachés de plus à 1,8 million de litres.

Même si la SAQ a moins vendu en volume total (moins 200 000 litres), le panier moyen d'achats en succursales a augmenté de 3 $ de 51,93 $ à 54,97 $.

Le prix de vente moyen d'un litre d'alcool est passé en un an de 19,88 $ à 20,56 $.

Malgré les 6 jours de grève perlée, la SAQ a dépensé 3 millions de plus en salaire au cours de ces trois mois. Ceci est peut-être dû au temps supplémentaire payé aux cadres et aux employés. (Une hausse de 2,6 %.)

Dans l'ensemble, la SAQ a tout de même accru son bénéfice de 2,9 %, cela surtout à cause des ventes des spiritueux et des ventes aux épiceries et cela malgré une baisse des ventes totales en volume de 200 000 litres d'alcool.

Ce sont des chiffres tirés du dernier rapport trimestriel de la SAQ publié ce matin.

La direction de la société d'État des alcools se dit satisfaite des résultats financiers du troisième trimestre. «Grâce à la croissance de ses ventes et à l’impact de l’optimisation de ses activités, la SAQ est confiante (sic) d’atteindre un résultat net légérement (sic) supérieur aux objectifs.»

 

Troisième trimestre SAQ (clos le 5 janvier 2019)
En résumé :
930 000 bouteilles de vin de moins vendus en succursales;
390 000 de plus en épiceries;

300 000 litres de spiritueux de plus en succursales;
Spiritueux 13 % de volume, 25 % des revenus;

Prix moyen du litre d'alcool passe de 19,88 $ à 20,56 $;

3 millions $ de plus en salaire malgré 6 jours de grève;

Hausse du bénéfice de 2,9 %.

 

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,22 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin achetée à la Société des alcools du Québec est de 15,22 $.

C'est le prix moyen calculé pour les deux premiers trimestres de l'année fiscale 2018-2019.

C'est une augmentation de 0,09 $ la bouteille par rapport à l'année précédente.

Pour l'année 2017-2018, le prix moyen de la bouteille vendue à la SAQ était de 15,13 $.

Au cours de cette année 2017-2018, la direction de la SAQ avait haussé son offre de vin à «petits prix» et réduit les prix de plusieurs de ses vins qui avaient atteint l'année précédente (2016-2017) un prix moyen de 15,78 $.

Cette baisse de prix sur environ 2000 produits les plus vendus avait donc entrainé une baisse moyenne de 0,65 $ du prix moyen de la bouteille.

En 2015-2016, le prix moyen était de 15,81 $. Ce qui était probablement le prix moyen annuel le plus élevé.

En 2014-2015, le prix moyen était de 15,45 $. Mais alors la taxe d'accise était de 0,84 $ au lieu de 1,05 $ depuis.

Prix moyen d'une bouteille de vin
à la SAQ
2018 (26 semaines) 15,22 $
2017-2018 15,13 $
2016-2017 15,78 $
2015-2016 15,81 $
2014-2015 15,45 $
@vinquebec.com  

Ces chiffres sont calculés à partir des chiffres des rapports annuels de la société d'État. Ils comprennent les vins vendus aux restaurateurs et en commandes privées, mais pas ceux vendus dans les épiceries.

Voici comment nous avons calculé ce prix moyen de 2017-2018 en nous basant sur des chiffres du rapport annuel de la SAQ.

Vente de vin totale en millions de litres 173,1
                      moins ventes grossistes 41,2
                  Vente de vin en litres SAQ 131,8

Vente de vin totale en dollars 2387,9 millions $
    moins ventes aux grossistes 342,7
           Vente de vin à la SAQ 2045,2 millions $

2045,2 millions $ divisé par 131,8 millions litres = 15,517 $/l
Donc prix par bouteilles de vin vendues à la SAQ = 11,64 $ avant taxes.
11,64 $ + taxe spécifique 1,05 $ et taxe d'accise 0,47 $ = 13,16 X TPS (5 %) et TVQ (9,975 %) = 15,13 $.

 

Du vin d'une autre province, pas demain la veille

 

Extrait du budget du Canada
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

La semaine dernière, je vous ai parlé de ce paragraphe énigmatique du discours du budget déposé par le ministre canadien des Finances le 19 mars dernier. Le gouvernement fédéral y dit qu'il veut éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l'alcool.

Est-ce à dire que nous pouvons faire venir du vin des autres provinces?
Après plusieurs courriels et des réponses vagues du ministère fédéral des Finances, j'ai finalement reçu une réponse claire en fin d'après-midi.

C’est donc dire qu’il en reviendra à chaque province et territoire de déterminer si les individus, bars, et restaurants pourront acheter directement des producteurs.
(Relations avec les médias, ministère des Finances Canada)

Donc, nous tournons en rond ici. Le fédéral veut bien faciliter le commerce intérieur, mais si les provinces ne veulent pas, il sera seul à danser.

Assouplissement du commerce du vin entre les provinces

Le gouvernement fédéral veut faciliter le commerce du vin d'une province à l'autre au pays. Dans son dernier budget déposé cette semaine, le gouvernement fédéral écrit vouloir «Éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l’alcool.»

Et il ajoute que pour ce faire «le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale.»

Extrait du budget fédéral
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

Cependant, dans la dernière phrase, le texte du budget dit aussi que «Les provinces et les territoires continueraient de règlementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.»

Qu'est ce que le gouvernement fédéral a voulu dire par cela? C'est un peu ambigu!

La loi fédérale a été modifiée en 2012 afin de permettre le transport de vin d'une province à l'autre. Toutefois, le fédéral avait laissé aux provinces la possibilité d'imposer des limites. (Loi sur l’importation des boissons enivrantes)

Les provinces ne se sont pas gêné d'imposer des limites qui empêchent de fait de faire venir du vin d'une autre province. La porte se refermait donc aussitôt.

Le président de l'Association des vignerons du Canada dit approuvé grandement ces intentions du gouvernement fédéral. Dans un communiqué, M. Dan Paszkowski, dit que « si un vin n'est pas disponible dans sa province que les consommateurs du Canada devraient pouvoir le faire venir de n'importe quel des 700 domaines viticoles au pays comme ça se fait presque partout dans le monde.

Le gouvernement fédéral est-il maintenant plus sérieux et veut-il vraiment assurer plus de liberté de commerce aux vignerons et aux consommateurs canadiens? Les provinces vont-elles encore limiter ce droit? Nous verrons.

Taxe élevée égale vin de piètre qualité

Les prix élevés n’encouragent pas la consommation de vin de qualité, mais plutôt la consommation de vin de piètre qualité.

C’est ce qui se produit dans les pays qui taxent fortement le vin.

C’est le cas du Canada, du Québec et de l’Irlande.

Au sujet de ce dernier pays, la meilleure sommelière d’Irlande Julie Dupouy dit que «Si en France un vin premier prix se vend 2 à 3 euros, l’entrée de gamme est de 7 à 8 € en Irlande. À cause d’importantes taxes à l’importation, les gens dépensent ces sommes pour des produits qui ne sont pas de grande qualité».  Elle affirme donc que «taxer les vins ne joue pas sur la quantité de vin consommé, mais sur sa qualité». (Magazine en ligne Vitisphère, 18 mars 2019).

Julie Dupouy ajoute que l’Irlande est déjà, de loin, le pays européen taxant le plus les vins.
Sur un prix de vente de 9 euros pour une bouteille de vin tranquille en Irlande est constitué à 54 % de taxe et droits d’accise.

C’est en gros, la même chose au Québec. Une bouteille de vin vendu 15 $ est taxée 3,47 $ et la SAQ ajoute une majoration de 6,17 $, dont une bonne partie est ce que l’on appelle la taxe théorique exigée par le gouvernement qui est cette année d’un peu plus d’un milliard de dollars.

Ce qui fait que le vin est très cher ici au Québec.

C’est ce qui explique probablement en bonne partie pourquoi les vins les plus populaires sont des vins de basse qualité.

Alors que l’entrée de gamme en France est de l’ordre de 3 à 5 $, il est de 10 à 12 $ au Québec.

La plupart des consommateurs d’ici ne peuvent donc se payer que ces vins industriels sans grande qualité.

Ainsi, les vins les plus populaires sont des produits importés en vrac et vendus dans les épiceries tels que les Smoky Bay, Wallaroo Trail rouge et blanc et le Red Revolution.

Il nous faut donc un budget conséquent et une bourse bien garnie pour nous payer de bons vins qui sont souvent à plus de 20 $.

__________

Marketing d’influence et transparence

Vous mentionnez un vin, publiez une photo ou une vidéo d'un vin que vous avez reçu d'un commerçant dans votre blogue ou dans les réseaux sociaux, vous devez indiquer clairement que vous avez reçu ce vin du commerçant.

Si vous être payés pour le faire ou récompensé, vous devez aussi l'indiquer clairement.

Les modes de communications ont beaucoup changé ces dernières années. Avec l'arrivée des nouveaux médias ou de ce qu'on appelle maintenant les réseaux sociaux, les canaux de communications dirigés vers le grand public se sont transformés.

La télévision, la radio et les journaux ne sont plus les seuls à communiquer avec le public. Il y a maintenant les sites internet, les blogues et tous les nouveaux outils formant les réseaux sociaux; soit Facebook, Twitter, YouTube et Instagram pour ne nommer que les plus populaires.

Les nouveaux médias
Une grande partie de l'information circule maintenant via ces réseaux, ces nouveaux outils.

Il y en est de même pour la publicité. Les grandes et petites entreprises préfèrent maintenant faire passer leurs messages; faire connaitre et vendre leurs produits par ces nouveaux canaux.

En délaissant la télé, les journaux et la radio trop remplis de messages publicitaires et en nous alimentant dans internet, nous pensions nous évader, nous éloigner de cette multitude de commerciaux.

Mais non, ils nous y rejoignent, mais souvent sous un mode déguisé.

Le public d'aujourd'hui fait moins confiance aux grands médias, mais plus à son entourage pour s'informer sur la qualité des produits de consommation.

Les jeunes ne regardent plus la télévision, alors pour les rejoindre les marketeurs passent par internet.

Échantillon reçu

[Échantillon reçu]
Cette mention
[Échantillon reçu] associée à un commentaire de vin indique que ce vin a été reçu d'un producteur ou d'une agence le représentant ou de tout autre marchand de vin. Ceci s'applique aussi au cidre, aux livres et à la bière ou à tout autre produit reçus que nous commentons.

Nous indiquons cette information afin d'être totalement transparents et crédibles et afin de respecter l'esprit et le texte des lois canadiennes (et celle de plusieurs pays) concernant les divulgations, les conflits d'intérêts,  le marketing d'influence et les liens entre communicateurs et commerçants.

Ces échantillons nous sont envoyés par des producteurs ou leurs représentants dans l'espoir que nous en parlions dans notre site internet ou sous nos plateformes Facebook, Twitter ou autres.

Pour plus de détails sur ces nouvelles normes de transparence, voir le texte Marketing d'influence et transparence.

Les influenceurs influencent-ils vraiment ?

On a vu ces derniers temps des palmarès des plus grands influenceurs sur le vin. «10 influenceurs à suivre sur Instagram»; «5 influenceurs dans le vin à suivre absolument»; «Top 20 best wine Instagram accounts to follow»; «Top 40+ Wine Influencers»; «Top Wine Influencers In 2019 You Need to Pay Attention To»; «Top wine influencers in the beverage industry»; «Top Wine Influencers’ global list is out»...

Ce sont des listes de personnes qui ont des milliers d'abonnés dans Facebook, Twitter et Instagram *. Certaines d'entre elles affichent 10 000 amis, abonnés, suiveurs, suiveux ou followeurse comme on dit en parisien.

Un Québécois parmi les demi-finalistes au concours du meilleur sommelier du monde

Un Québécois parmi les demi-finalistes du Concours du meilleur sommelier du monde.

Pier-Alexis Soulière a réussi les deux premiers jours d'épreuves de ce concours réputé qui se tient cette année à Anvers en Belgique.

Il y avait 66 candidats, 19 seulement ont été retenus pour la demi-finale.

Le deuxième candidat canadien Carl V. Lepage (Restaurant Toqué, Montréal) n'a pas réussi toutes les épreuves.

Pier-Alexis Soulière fera donc face à 18 autres concurrents pour les prochaines épreuves.

Il aura de la forte concurrence, entre autres, du candidat de la France David Biraud et du meilleur sommelier d'Europe Raimonds Tomsons qui représente la Lettonie.  

Voici la liste des 19 demi-finalistes
Martin Bruno (Argentine), Avril Loïc (Australie), Antoine Lehebel (Belgique), Pier-Alexis Soulière (Canada), Reeze Choi (Chine), Nina Jensen (Danemark), David Biraud (France), Marc Almert (Allemagne), Julie Dupouy-Young (Irlande), Satoru Mori (Japon), Wataru Iwata (Japon), Raimonds Tomsons (Lettonie), Martynas Pravilonis (Lituanie), Andrea Martinisi (Nouvelle-Zélande), Piotr Pietras (Pologne), Julia Scavo (Roumanie), Aleksandr Rassadkin (Russie), Vuk Vuletic (Serbie) et Fredrik Lindfors (Suède).

Pier-Alexis Soulière avait remporté le titre de meilleur sommelier des Amériques en mai dernier. L'année précédente, il avait gagné le concours du meilleur sommelier du Québec. Il a aussi le titre de Master Sommelier. Il est sommelier au restaurant La Chronique à Montréal.

Auparavant, il a travaillé en Californie, à New York, à Londres et en Australie.
Il a étudié à l'École hôtelière de la Capitale à Québec, à l'ITHQ de Montréal et à l'Université du vin  de Suze-la-Rousse en France.

Mercredi, ces 19 professionnels subiront six épreuves: questionnaire sur la viticulture et l’œnologie, les accords et les techniques de service, dégustation à l’aveugle de vins avec commentaire dans une langue seconde, identification de boissons, service du vin, accords avec vin et autres boisons, et scénario commercial.
 
Les noms des trois finalistes seront dévoilés vendredi matin. Puis le grand gagnant devrait être connu vendredi midi.

Le point sur la production de vin au Québec

Le vin au Québec c'est :

  134 vignerons. La moitié (49 %) sont établis en Montérégie.

  558 hectares en production (2017).

     9 % de ces vignobles ont un revenu brut de plus de 500 000 $;
    16 % ont un revenu brut de 150 000 $ à 500 000 $;
    26 % de 50 000 à 100  000 $.

La principale association de vignerons du Québec, le Conseil des vins du Québec (CVQ) déclare 2,3 millions de bouteilles pour ses 71 vignerons membres sur 377 hectares de vignes en production.

Donc, on peut évaluer la production totale de vin au Québec à un peu moins de 3 millions de bouteilles.

  Vin blanc 40 %
  Vin rouge 35 %
  Vin rosé   16 %
  Vin mousseux 6 %
  Vin de glace 0,6 % (chiffres du CVQ).

Cépages principaux
  Frontenanc noir; vidal; seyval blanc; marquette; frontenac blanc; frontenac gris; maréchal foch et pinot noir.
    Le frontenac blanc et le pinot noir sont en forte progression.
 

Ventes
La majorité des vins sont écoulés en ventes directes, aux restaurants ou en épiceries.
Ventes par la SAQ 533 000 bouteilles (2017).

«La demande pour les vins québécois est portée par les plus jeunes générations qui
adoptent naturellement la consommation de produits locaux», écrit Stéphanie Keable du ministère de l'Agriculture du Québec.

Les vignerons du Québec peuvent maintenant vendre directement aux épiciers sans passer par la SAQ, ce qui devrait permettre à cette jeune industrie de se développer.

«Par ailleurs, les viticulteurs ont quelques défis à relever pour réaliser leurs projets de croissance, notamment : investir davantage pour augmenter les superficies cultivées et pour adapter l’encépagement aux gouts des consommateurs.»

Les ventes totales de vin au Québec sont de l'ordre de 230 millions de bouteilles, selon les chiffres de la SAQ, dont 55 millions sont écoulés en épicerie.

Ontario
  7000 hectares
    332 vignobles (2016)
  31 millions bouteilles

Colombie-Britannique
  4000 hectares
    328 vignobles (2017)

Nouvelle-Écosse
    300 hectares
      20 vignobles (2014).
    
   

_________________
Sources :


Bouchonné comme un bébé carotte

Vous avez peut-être déjà retourné une bouteille de vin qui sentait mauvais, qui sentait la cave humide, le carton mouillé ou la poussière. Au restaurant, vous dites au sommelier que le vin est bouchonné. Il aurait été contaminé par une molécule appelée TCA (trichloroanisol).

Par contre, avez-vous déjà retourné un plat, une salade, un jus ou un dessert parce qu'ils étaient bouchonnés? Pourtant, ça peut se produire, car certains aliments peuvent être contaminés par ce TCA, en particulier les légumes racines.

Ainsi, les pommes de terre, les betteraves, les champignons, l'ail, les pommes, les bleuets, les oranges et particulièrement les bébés carottes.

Un sommelier bouchonné
Il pourrait même vous arriver de devoir retourner le sommelier lui-même parce que son tablier est bouchonné. En effet, on peut retrouver le TCA sur les tissus.

Qu'ont donc en commun ces produits, légumes, fruits, vin et même tissus pour être contaminés par la trichloroanisol et sentir le carton mouillé, le liège, la cave humide, le grenier ou le journal détrempé?

Ils ont tous été nettoyés par un produit chloré. Prenons l'exemple des mini carottes si pratiques et si populaires. Ce sont des carottes découpées en petits morceaux, formés en bâtonnets, sablés et blanchis sous la pression d'un produit contenant du chlore, puis fourrés dans un sac de plastique étanche. Et voilà, vous avez ainsi créé un milieu propice à la reproduction de cette molécule TCA.

Vous mangez beaucoup de mini carottes? Alors, vous serez vous-même bouchonnés, ou plus exactement vous vous habituez à cette odeur et ne la détecterez peut-être plus.

Les Ontariens favorables à la libéralisation du commerce du vin

Les Ontariens se disent maintenant en faveur de la libéralisation du commerce du vin dans leur province.

En effet, 76 % des Ontariens disent être favorables à l'ouverture de magasins privés de vente de vin.

C'est du moins ce qu'ils répondent à un sondage mené par la firme Abacus et dévoilé aujourd'hui.

Seulement 8 % des Ontariens sondés par la maison Abacus disent être fortement opposés à l'ouverture de magasins privés spécialisés dans la vente de vin.

De plus, 68 % des répondants disent appuyer la décision du gouvernement qui autorise la prolongation des heures d'ouverture des magasins d'alcool de 9 heures à 23 heures. Le gouvernement de l'Ontario a en effet annoncé que les magasins d'État de la LCBO ainsi que les magasins privés pourront vendre de l'alcool jusqu'à  23 heures.

D'autre part, 60 % des Ontariens interrogés disent être aussi favorables à la vente de spiritueux dans les épiceries.

Toutefois, les Ontariens sont plus divisés sur l'expansion des ventes d'alcool dans les épiceries. Ainsi 51 % sont en faveur et 40 % sont contre.

Même s'ils veulent étendre le commerce de l'alcool dans le secteur privé, les Ontariens disent aussi être généralement satisfaits des services offerts présentement dans les magasins d'État de la LCBO.

David Cotello patron de la maison Abacus Data écrit que «dans l’ensemble, nous constatons un large soutien à la libéralisation des ventes d’alcool. Malgré la satisfaction généralisée à l'égard de la LCBO, la plupart des Ontariennes et des Ontariens appuient l'augmentation des ventes en épicerie et l'inclusion des spiritueux, veulent autoriser les dépanneurs à vendre du vin et de la bière et permettre l'ouverture de magasins de vin privés dans toute la province.»

Le gouvernement de l'Ontario a commencé à libéraliser la vente d'alcool dans la province depuis deux ans. Ainsi 70 épiceries sont autorisées à vendre du vin et 350 épiceries vendent aussi maintenant de la bière.

Le nouveau gouvernement conservateur de la province a déjà annoncé qu'il étudiait la possibilité de moderniser les règles relatives à la vente d’alcool et d'offrir «plus de choix et de commodité pour la population en matière d’alcool».

Ce sondage a été fait auprès de 800 personnes du 11 au 14 janvier par la maison Abacus Data qui tient à préciser qu'il n'a pas été commandité.

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Beyond the LCBO? Broad support for Liberalizing Alcohol Sales in Ontario,  ABACUS, 5 février 2019
Beer, wine and cider sales in grocery stores
, Ontario.ca
LCBO is extending its hours to align with cannabis stores
, 15 novembre 2018
Libéralisation du commerce du vin en Ontario
,  12 janvier 2019

La SAQ gère mal ses ventes en ligne

La SAQ ne propose que le tiers de ses vins pour les achats en ligne !

Malgré les promesses faites, la direction de la société d'État n'a toujours pas réussi à offrir la majorité de ses vins en ligne.

Elle a lancé son programme «Cliquez, Achetez, Ramassez» au début de 2015.

Ainsi, le 4 mars 2015, 2719 des 8924 vins tranquilles ont été rendus disponibles pour achat en ligne. Ce qui représentait 30 % des vins.

L'ancien président de la SAQ avait promis lors du lancement de ce programme appelé «Cliquez, Achetez, Ramassez» en 2015 de rendre disponibles tous les produits dans les mois suivants. Ce devait être tous les produits accessibles partout.

Toutefois, trois ans plus tard l'offre en ligne de la SAQ est loin d'atteindre l'objectif promis. En date d'aujourd'hui, la SAQ n'offre en ligne que 3026 de ses 8938 vins; soit 34 %.

Nous sommes donc passés de 30 à 34 % en trois ans. On est encore bien loin de tous les produits accessibles partout.

Pourquoi donc cette incapacité à rendre disponible à l'ensemble des Québécois l'ensemble de son offre de vin?

La SAQ répond à cette question en disant que le service en ligne de saq.com est tout simplement géré comme une simple succursale. Donc, une succursale comme les autres et non comme un véritable centre de distribution.

Ainsi saq.com avec 3026 vins offre moins de vin à l'ensemble des Québécois que la seule succursale du Marché Atwater de Montréal qui propose 3210 vins aux résidants de ce quartier du sud-ouest de la ville! C'est fort étonnant.

L'offre en ligne devrait pourtant permettre de combler une lacune de la SAQ qui dessert moins bien les consommateurs des régions que ceux de Montréal comme il l'a été déjà démontré ici en mars 2016 et en janvier 2017.

Ses ventes en ligne de vin n'atteignent que 38,8 millions de dollars; ce qui est très peu comparé aux ventes totales de vin de 2,3 milliards de dollars de la SAQ.

Pourquoi gérer la vente en ligne comme une simple succursale et offrir un choix limité de vin au tiers des stocks?

«Comme pour une succursale, lorsqu’un produit n’est plus disponible en ligne, il n’apparait plus dans l’inventaire», a dit une porte-parole de la SAQ au journal Le Soleil.

C'est incompréhensible parce que les locaux du centre de vente en ligne sont dans le même édifice que l'entrepôt de la SAQ dans l'est de Montréal!

Pourtant le cannabis est tout en ligne
C'est très surprenant; d'autant plus que la SAQ offre tous les articles de cannabis en ligne à tous les citoyens du Québec via sa filiale SQCD comme le rapportait le journaliste Jean-Michel Genois Gagnon dans le journal Le Soleil d'hier «la direction de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a choisi d’offrir lors de son lancement en octobre dernier le même nombre de produits en ligne que dans ses magasins, et ce, malgré également un défi d’approvisionnement».

Ainsi, si les Québécois des régions ont accès à tout le cannabis, ils doivent toujours se contenter d'un choix plus réduit de vin !

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Sur le même sujet :

Didier Dagueneau bien cher et bien ordinaire

Des vins d'un producteur très réputé se révèlent bien décevants dans une dégustation à l'aveugle.

Rien de mieux qu'une dégustation à l'aveugle pour se faire une idée de la réelle valeur d'un vin.
L'étiquette est peut-être bien belle; la réputation du producteur est peut-être énorme; les critiques dithyrambiques et le prix bien élevé, mais si le vin dans ce verre n'est pas très bon; alors on déchante.

La vérité est dans le verre !

Didier Dagueneau, Fumé de Pouilly 2013
Des odeurs de fromage et de pomme de terre crue sur une note bien verte.
Vif, patate et végétal en bouche. Bien vert. 83 $

Didier Dagueneau, Fumé de Pouilly 2005
Le vin a des odeurs et des saveurs oxydées très fortes, cire, noix et de rancio. Certains peuvent aimer, mais c'est là le défaut d'un vin qui a mal vieilli. La finale amère et rancio est bien longue.
106 $

Didier Dagueneau, Buisson Renard 2005
Des odeurs de soufre, de pipi de chat. C'est très sec et extrêmement vif. La très forte acidité cache le fruit. Ne laisse pas une belle bouche.
150 $

Trois vins bien décevants dégustés à l'aveugle avec d'autres vins blancs de la Loire.

Ce n'est pas la première fois qu'une dégustation de vins de ce domaine réputé de Pouilly-Fumé se révèle si décevante. En fait, je ne devrai pas dire décevante, mais éclairante, instructive et économique. Car on a beau déguster à l'aveugle, mais on n'achètera pas à l'aveugle. Nous venons ainsi d'économiser beaucoup d'argent, car nous n'achèterons certainement pas des vins de ce domaine.

Finalement, nous devrions toujours demander de déguster avant d'acheter des vins de ce prix.

Heureusement, lors de la même dégustation, nous avons découvert de superbes vins de Sancerre des cousins Cotat. Je vous en parlerai bientôt.

Sulfites : un grand mensonge ?

On entend souvent dire et — on lit souvent — que les sulfites contenus dans le vin sont dangereux pour la santé. Toutefois, je n'ai pas trouvé une seule étude scientifique prouvant que les sulfites dans le vin puissent causer des problèmes de santé!

Est-ce une légende urbaine?
Il n'a donc jamais été prouvé que les sulfites contenus dans le vin sont la cause principale et générale de malaises, ou de ce que l'on appelle intolérance au vin ou allergie au vin.

On a observé que des gens ont quelquefois des malaises subits et brefs en consommant du vin. Ça peut être un bref et surprenant mal de tête; une sensation subite de chaleur, des rougeurs; un écoulement nasal; une sensation de malaise...

On attribue cela aux sulfites. Mais pourquoi? Puisqu’aucune étude ne l'a démontré. Ce ne seraient donc que des soupçons!

Les seules études que j'ai trouvées sur le sujet disent plutôt le contraire. C'est le cas de l'étude Valley, Thompson et Misso (Australie 2001) qui a démontré que le soufre dans le vin n'était pas responsable de la plupart des réactions. (www.allergique.org)(Clinical and experimental allergy)

On mentionne les dangers des sulfites dans le vin dans de nombreux livres et articles, mais sans jamais cité de sources scientifiques. Ces auteurs croient aveuglément les auteurs qu'ils ont lus et répètent ad nauseam les mêmes choses sans preuve.

On ne peut nier les malaises occasionnels lors de consommation de vin; mais on ne peut pas affirmer qu'ils sont causés par les sulfites à moins de preuves contraires.

Malgré toutes mes recherches, je n'ai pas trouvé d'études scientifiques prouvant que les sulfites étaient la cause principale des malaises occasionnels causés par le vin.

Alors, si vous connaissez une étude scientifique démontrant que les sulfites contenus dans le vin sont la cause de ces malaises s'il vous plait, faites-le-moi savoir à info@vinquebec.com.

Vous pouvez aussi participer à la discussion sur ce sujet dans Facebook.

Le responsable de ces malaises serait plutôt l'éthanal.
 


LES MEILLEURS QUALITÉ/PRIX 2018

Voici les vins qui ont obtenu les meilleurs notes par prix en 2018.

Commençons par les rouges avec un maximum de trois vins par note.

Barolo Riserva 2008, Batasiolo Italie 37,25$
  Ch. Mont-Redon, Chateauneuf-du-Pape rouge 2013 Rhône 46,25$
       
Château de L'Ou, Roussillon 2016 Roussillon 20,65$
  Dehesa La Granja 2008 Espagne 21,10$
  Mas del Périé, Les Escures, Cahors 2016 Cahors 21,15$
       
Doudet-Naudin, Pinot noir 2016 Languedoc 15,10$
  Domaine d'Aupilhac, Lou Maset 2016 Languedoc 15,90$
  Alpataco, Pinot Noir 2017 Argentine 15,95$
       
Chevalier de Dyonis Pinot Noir Roumanie 9,55$
  Vinaria Din Vale, Pinot Noir 2016 Moldavie 9,95$
  Borsao Seleccion Garnacha Rouge 2016 Espagne 11,75$
       
Vila Regia 2017 Portugal  8,95$
  Otoñal 2017 Espagne 11,70$
  Bonpas, Grande Réserve des Challières, Ventoux 2016 Rhône 11,90$

En blanc

La Pépière, Muscadet Château Thébaud 2012 Loire 29,80$
  La Chablisienne, Chablis Premier Cru, Grande Cuvée 2015 Bourgogne 29,90$
  Alois Lageder, Porer, Pinot Grigio 2016 Italie 30,25$
       
Cuvée des Conti 2016 Sud-Ouest 16,80$
  Bourgogne Aligoté 2016, Jaffelin Bourgogne 17,25$
  Domaine de Lévêque, Sauvignon, Touraine 2017 Loire 17,50$
       
Gazela, Vinho Verde Portugal 9,25$
  Deakin Estate, Chardonnay 2017 Australie 11,00$
  Marqués de Cáceres, Rueda 2016 Espagne 12,90$
       
Acantus, Sauvignon blanc 2017 Espagne 9,65$
  Ionos, Roditis-Moscato, Cavino Grèce 10,80$
  Cademusa, Pinot Grigio et Catarratto 2017 Italie 11,00$
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