Informations

Réforme du marché du vin au Québec

Les lois sur le commerce du vin au Québec datent de 1921.

Presque un siècle plus tard, nous nous rendons compte qu'elles ont pris de l'âge. Le système de distribution du vin au Québec a rendu de grands services, mais maintenant il est vieillot et sclérosé.

L'ensemble des règles encadrant le commerce du vin au pays a mal vieilli et est devenu un système contraignant qui limite le développement de ce marché qui pourtant devrait être en pleine croissance.

Cet ensemble de règles qui visaient à empêcher l'ivrognerie et le commerce de boissons frelatées doit être révisé.

Les crises répétées concernant la SAQ, les vins de dépanneurs, les vins du Québec, les hausses répétées de prix et le commerce interprovincial des vins nous ouvrent les yeux et nous forcent à réfléchir.

Comment donc améliorer ce système, sans foutre le bordel? Comment remettre de l'eau propre dans le bain sans jeter le bébé?

Certains proposent la privatisation et le démantèlement de la SAQ. C'est un projet qui ne fait pas consensus et qui semble trop drastique à une bonne partie de la population. Ce n'est probablement pas la meilleure solution à ce moment-ci.

Toutefois, il y a un ensemble de petites réformes qui peuvent être faites successivement et qui permettraient de revaloriser le commerce du vin au Québec.

Voici donc une série de propositions visant à rendre plus fluide la distribution du vin au Québec. Elles pourraient être mises en oeuvre dans un horizon de 12 à 36 mois. Sans se presser, mais en faisant les choses correctement. Autrement dit, hâtons-nous lentement!

Il faut viser à rendre service à toutes les clientèles: celles qui veulent des vins d'entrée de gamme, jusqu'aux connaisseurs et grands amateurs de grands vins en passant par tous les segments de consommateurs. Ceci doit être fait tout en maintenant et même haussant les revenus que Québec tire de la vente d'alcool.

Voici les points qui seront abordés: transparence, épicerie, importation privée, vins du Québec, spiritueux et taxes.

Transparence
L'actualité récente nous démontre que la population exige plus de transparence de la part des vendeurs de vin. L'étiquetage et surtout le contre-étiquetage devraient être plus informatifs.

Sur le moindre petit pot de confiture, on a une liste des ingrédients, mais rien ou très peu sur les pourtant grosses bouteilles de vin.

Nous devrions y retrouver les éléments suivants: taux de sucre résiduel, le pH indiquant la force de l'acidité, la quantité de sulfite; le lieu d'embouteillage; le type de bouchon. Dans un premier temps ces éléments devraient se retrouver sur le site de la SAQ.

Importation privée
Bon an, mal an, il y aurait plus de 15 000 vins différents en importation privée au Québec. C'est plus que ce que l'on retrouve dans le répertoire de la SAQ. C'est un marché en pleine croissance; +9,9 % en 2014 (+3,3 % en succursales). Toutefois, il est encarcané par des règlements désuets et anti-commerciaux. On doit acheter à la caisse. Il faudra plutôt permettre la vente à l'unité. De plus, ces vins devraient être ajoutés au site d'achat en ligne saq.com ou à un autre site accessible au public. Les mêmes règles d'achat et de livraison devraient être appliquées à ces vins comme à ceux de saq.com. Les importateurs privés devraient aussi pouvoir distribuer leurs vins dans les épiceries.

Les épiceries
Nous avons beaucoup entendu parler des vins de dépanneurs ces dernières semaines. C'est un marché en pleine croissance. Le vin en vrac n'est pas cher (0,80$ - 1,40$ le litre) et déguisé dans des bouteilles aux belles étiquettes il a la faveur d'une bonne partie du public. Le meilleur vendeur au Québec, le Wallaroo Trail rouge, est un vin de dépanneur. Les marchés d'alimentation sont les lieux préférés de plusieurs pour acheter du vin. C'est un commerce de proximité moins intimidant que les solennelles succursales du monopole.

Les ventes de vin dans les épiceries et dépanneurs ont connu une forte croissance au cours des trois dernières années. Une croissance plus soutenue que dans les succursales SAQ. La hausse des ventes dans les épiceries à été en 2014 de l'ordre de 5.3 %. C'est plus que le 3,3 % des succursales. (De plus les ventes des agences situées dans les dépanneurs ont augmenté de 7,8 % en 2014.) Les ventes en épicerie totalisent maintenant 369 millions de dollars (2231 en succursales). En volume, c'est encore plus important. Les ventes en épicerie représentent 26 % de ce qui est vendu en succursales, agences, restaurants et importation privée ensemble. Soit 20 % des ventes totales en volume. (39 millions de litres et 150 millions dans le reste du réseau.)

Pourtant, les dépanneurs ont des menottes. Ils ne peuvent vendre que du vin embouteillé au Québec. Ce qui est frein énorme au développement de ce marché. Comme l'a si bien signalé notre collègue Mathieu Turbide, «au Québec, dans la majorité des endroits où l’on vend du vin (lire ici: les 10 000 épiceries et dépanneurs), on ne retrouve que des vins étranges aux noms étranges et aux étiquettes totalement inventées. Des vins anonymes dont il faut cacher la provenance, l’année de vinification, les cépages qui les composent, etc., etc.» (Pour en finir avec les vins en vrac à la SAQ)

Cessons de gâcher ce magnifique réseau de distribution de 10 000 points de vente. Il faut dans un premier temps permettre aux dépanneurs d'indiquer le nom des cépages et la provenance de leurs vins. Les mêmes règles d'étiquetage devraient s'appliquer comme à la SAQ; soit taux de sucre, lieu d'embouteillage, pH, quantité de sulfites, lieu d'embouteillage, type de bouchon, comme mentionné plus haut.

Les dépanneurs devraient pouvoir vendre du vin québécois. Ils seraient plus à même d'encourager le commerce des vins locaux que le lourd réseau de la SAQ.

Dans un deuxième temps, les dépanneurs devraient être autorisés à vendre du vin embouteillé sur les lieux d'origine, des vins de meilleure qualité. Il devraient être autorité à vendre des vins d'importation privée ainsi que des vins au répertoire de la SAQ.

Les vins québécois
La production de vin québécois s'accroît d'année en année. Sa popularité aussi. Elle est toutefois limitée par les carcans imposés par les dirigeants de la SAQ et de la Régie des alcools. (Voir le tableau des restrictions imposées aux vignerons québécois)

Les vignerons du Québec devraient avoir le droit de vendre leurs vins dans les épiceries, dans les restaurants et dans les marchés locaux. Ils devraient aussi avoir le droit de vendre par internet dans la province et dans le reste du Canada, comme le permet la loi fédérale.

Les spiritueux ne seraient pas touchés par cette réforme et continueront d'être exclusivement vendus dans les 400 succursales de la SAQ ainsi que dans les 440 agences SAQ. Toutefois, il serait envisageable de hausser la marge bénéficiaire sur ces produits tout en réduisant celles sur les vins. Le Québec est en effet la province canadienne qui taxe le moins les spiritueux.

Nous devrions nous attendre a que ce plan réjouisse les amateurs de vin de la province, redonne aux consommateurs confiance dans la SAQ et dans les vins vendus en épicerie, relance la vente du vin tout en maintenant  - ou même haussant - les revenus que la province tire de cette industrie.

Vin Québec a 18 ans

Vin Québec a 18 ans ce mois-ci.
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencée cette belle expérience.
Ce fut à temps partiel au début, puis à temps plein à partir de septembre 2004.
 
Vinquebec.com est devenu comme le disait un journaliste de la télévision dernièrement un service d'intérêt public.
 
De plus, c'est quotidien et gratuit.
 
Le vin ce n'est pas seulement un liquide alimentaire c'est aussi de la géographie, de l'histoire, de la culture, de la chimie, de l'économie, du commerce, du marketing et encore...
 
Grâce au vin nous parcourons le monde, nous découvrons de nouveaux horizons. Le vin c'est la découverte, le partage, la convivialité.
 
C'est un monde immense et infini de connaissance. Dix-huit ans! Ce n'est qu'un début. Nous avons tellement à découvrir et à apprendre encore.
 
C'est le plaisir de découvrir, de fouiller, de rechercher, de vérifier, de goûter et de partager... le vin et l'info.
 
Prenons un verre de bon vin à notre santé!

Longue vie en santé à tous!

Du si bon vin en importation privée

Du vin de soif chez Véronique Rivest !   
Nous avons participé à une dégustation étonnante organisée par l'Académie du vin de l'Outaouais en collaboration avec la réputée sommelière Véronique Rivest à son bar à vin de Gatineau Soif.

Une dégustation à l'aveugle de 9 vins. Des vins déroutants, certains ont semblé bizarres à plusieurs des 28 participants. Nous sortions des sentiers battus; impossible, ou presque de reconnaître les cépages. Des vins fins, digestes, pour la table nous dit la sommelière Véronique.

«Les gros vins, c'est pour prendre avant de manger. À table, on a souvent plus de plaisir avec les vins plus fins, plus acides.»

Des vins bio, en biodynamie et certains natures.

Alors, ça commence avec un vin blanc floral, assez rond, qui semble acide à certains, moins à d'autres et même un peu sucré pour quelques autres. Nous sommes conquis dès le départ. C'est un vin de cépage grüner vetliner, Nikolaihof Hefeabzug de Wachau 2013 (Autriche).

Puis un Leccia Biancu Gentile, Corse 2012 aux étonnantes saveurs rappelant les biscuits à l'avoine.

Des succursales plus petites à la SAQ

Plus de ventes par internet, mais des succursales plus petites. Tels sont les plans de la direction du monopole d'État pour les prochaines années.

La nouvelle succursale de Bromont aura une superficie de moins de 5000 pieds carrés au lieu des 7000 pieds habituels, rapporte le magazine La Terre de Chez nous

La plus grande tâche actuelle de la SAQ est la distribution des produits dans ces 830 points de vente répartis sur le grand territoire du Québec.

«La SAQ se positionne pour être un leader dans la consommation en ligne», a expliqué Alain Brunet, président de la SAQ à Martine Giguère de Terre de Chez nous.

La succursale virtuelle saq.com doit devenir de loin la plus grande succursale du Québec. Elle a déjà 2800 vins différents à offrir pour achat en ligne. Six grands soldes sont prévus en ligne pour la prochaine année. Les soldes sur le web fonctionnent bien. Au Black Friday, les 10 produits de spécialité en rabais jusqu'à 40 % ont permis de faire 5500 transactions, 4500 caisses pour une vente totale de 1,9 million de dollars en 4 jours.

De plus, les acheteurs en ligne pourront se procurer les vins des arrivages Cellier 7 jours avant qu'ils soient en succursales.

La direction de la SAQ veut doubler le nombre de ses produits sur saq.com: les faire passer de 12 000 à 25 000 même 30 000 d'ici quelques années a dit M. Brunet. (Est-ce que les vins d'importation privée seront ajoutés à saq.com?)

D'autre part, le nombre d'agences dans les épiceries ne sera pas augmenté à court terme a promis la direction du monopole à ses syndicats. Il y a actuellement plus ou moins 401 succursales et 430 agences.

Budget Leitão et vin

Soupir de soulagement! À première vue, le budget québécois déposé hier par le ministre Carlos Leitão ne prévoit pas de hausse de taxe sur les vins.

«Pour l’année 2016-2017, les revenus attendus croîtront légèrement, de 0,2 %, en raison de la faible hausse des résultats prévus de Loto-Québec et de la Société des alcools du Québec», lit-on dans le budget 2015-2016 déposé jeudi à l'Assemblée nationale.

Le ministre des Finances s'attend donc à recevoir de la SAQ 1,040 milliard $ en 2015-2016 et 1,045 milliard $ l'année suivante. Il a reçu 1,021 milliard $ cette année.

Sans compter la marge de 1 milliard de la SAQ, les taxes sur les boissons alcoolisées ont été haussées continuellement rapportant 440 millions $ en 2011 et 551 millions $ en 2014.

Sur 3 milliards $ de ventes annuelles, la SAQ remet 2 milliards aux deux gourvernements. Soit 1 milliard en marge bénéficiaire, plus 551 millions $ en taxes provinciales et 386 millions $ en taxe fédérale.

Ce qui représente pour une bouteille de vin achetée 5,44 $ (incluant le transport): 7,34 $ pour la majoration de 134 % de la SAQ; 0,84 $ taxes spécifiques; 1,40 $ TVQ; 1,18 $ au fédéral. Résultat : un vin payé 16,20 $ par le consommateur-contribuable. (Rapport annuel SAQ)

La pression sera donc moins forte sur les dirigeants de la SAQ et surtout sur les amateurs consommateurs de vin.

Le message a donc été entendu. La réalité s'impose. On a suffisamment pressé le citron (le raisin) du consommateur de vin. Les ventes stagnent en volume depuis 18 mois. Il y avait péril dans la hausse continue des prix. D'ailleurs la direction de la SAQ a déjà annoncé qu'elle faisait marche arrière et recommence à nous fournir des vins à meilleurs prix.

D'autre part, le gouvernement annonce dans ce budget une simplification dans la gestion des permis d’alcool pour les bars. Il y aura un permis unique pour la vente d’alcool pour consommation
sur place dans les établissements et non pas un permis par salle. De plus, il y aura simplification de l'administration des contraventions en matière de boissons alcooliques.

   Source : Budget Québec 2015-2016

Les nouvelles du vin au compteur

Les nouvelles concernant le monde du vin sont très populaires.
Le compteur de Vin Québec est monté au plafond ces derniers jours.

Le nombre de visiteurs sur le site est constant à plus ou moins 1000 personnes par jour; et 21 000 visiteurs par mois (plusieurs reviennent plusieurs fois dans le mois).

Cependant, le lundi 16 mars, avec la publication du texte Des vins de dépanneur à la SAQ, et l'éditorial intitulé De la piquette à la SAQ ! ? le nombre de visiteurs double et monte à 2400. Il s'est maintenu de 1600 à 2200 quotidiennement jusqu'à vendredi soir.

Samedi, le texte De l'arsenic dans le Ménage à Trois (publié vendredi à 18 h 26) fait monter le nombre de visiteurs à 28 500 (plus en une journée que durant tout le mois précédent).

Dimanche, un record en 18 ans, le compteur monte à 55 000 visiteurs et 80 000 pages vues pour une seule journée! (Source Google Analytics)

5 fois plus d'arsenic dans le Ménage à Trois et 55 fois plus de visiteurs sur vinquebec.com

 

À qui profite ce flot de nouvelles sur l'arsenic

À qui profite la crise ?
Qui profitera de ce flot d'informations sur l'arsenic dans le vin et sur les vins de dépanneurs?

Il se pourrait bien que les consommateurs de vin, plus informés, se tournent maintenant vers les producteurs de vins bio.

Comment s'assurer d'avoir les produits les plus sains possible? Des vins qui contiennent le moins de produits chimiques?

Les vins vendus au Québec respectent les normes nationales. Soit, mais comment faire pour savoir quels sont les vins qui contiennent le moins d'arsenic et autres produits toxiques.

La SAQ dit que les produits sont dans les normes, mais ne publie pas le taux d'arsenic dans les vins incriminés. Une responsable du laboratoire de la société d'État dit qu'il serait autour de 20 parties par milliards. L'agence qui représente les vins de la marque Ménage à Trois ne veut pas non plus publier ces taux d'arsenic dans ses produits. À une demande en ce sens, l'agence Philippe Dandurand répond

Ce que je peux vous confirmer c’est que les taux d’arsenic contenus dans les vins de Trinchero se situent en deçà des normes émises par Santé Canada.  Tous les vins commercialisés au Québec sont testés par la SAQ, qui confirme ces résultats. Il n’y a donc aucun risque ou danger pour la santé des consommateurs tel que stipulé dans les communiqués émis par Trinchero, California Wine Institute ainsi que la SAQ.»

Pourquoi ne pas donner les chiffres et laisser le consommateur juger par lui-même?
Pourquoi aussi certains vins contiennent 5 fois plus d'arsenic que les autres?

À qui profitera la crise se demande M. Sammy Rabbat dans sa lettre circulaire envoyée aux gens du monde du vin au Québec.

Le peu de transparence démontré par les gros producteurs et les dirigeants de la SAQ profitera vraisemblablement aux producteurs de vin bio. Ils ont des normes beaucoup plus strictes concernant les produits utilisés pour la fabrication de leurs vins.

Les acheteurs de la SAQ et des agences font de plus en plus d'effort pour nous procurer des vins bio. Voici donc une sélection de bons vins bio commentée dernièrement.
(Les prix peuvent avoir été modifiés)

Nom Région SAQ Cote Prixicone de tri
Pircas Negras, Malbec 2013 Argentine 3,0 16,85$
Terroir Grinou, tradition, sauv sémillon 2013 Sud-Ouest 2,5 17,15$
Parés Baltà mousseux brut Espagne 2,5 17,20$
TETPAMYΘOΣ - Tetramythos, Kalavryta 2013 Grèce 3,0 17,40$
Château Cluzeau 2012 Sud-Ouest 2,0 17,70$
Autrement Languedoc 2012 Gérard Bertrand Languedoc 2,0 17,80$
Château Pelan Bellevue 2009 Bordeaux 2,5 17,80$
L'Impertinent 2012 Languedoc 3,5 18,05$
Naoussa, Thymiopoulos, J. V. Xynomavro 2012 Grèce 3,0 18,65$
Nerello Mascalese, Di Giovanna 2012 Italie 2,5 18,95$
Mas Elena, Parés Baltà 2011 Espagne 3,0 19,20$
Pieropan Soave Classico 2013 Italie 3,0 19,20$
Perrin Nature Côtes du Rhône 2011 Rhône 3,0 20,00$
Michel Gassier, Les Piliers, Viognier 2013 Rhône 3,0 20,20$
Château Seigneurs de Pommyers, Bordeaux 2010 Bordeaux 3,5 20,20$
Clos Château Gaillard, Les Vieilles Vignes 2009 Loire 3,0 20,30$
Les Terres Rouges, Saumur Champigny 2012 Loire 3,5 20,70$
Château la Tour de l'Évêque Blanc  2013 Provence 3,0 20,90$
Bourgogne aligoté Jean-Claude Boisset 2011 Bourgogne 2,5 21,50$
Château la Tour de l'Évêque rouge 2012 Provence 3,5 21,70$

Il y a arsenic et arsenic

On a beaucoup parlé ces derniers jours de l'arsenic dans le vin.
Le sujet nous touche particulièrement parce qu'un des vins impliqués dans la controverse est un chouchou ici au Québec.

Le Ménage à Trois, le troisième meilleur vendeur en volume et le premier en valeur en 2014 à la SAQ.

Une poursuite en action collective aux États-Unis affirme qu'il contiendrait plus de 10 parties par milliard d'arsenic, soit plus que ce qui est autorisé pour l'eau.

La poursuite reproche surtout à ces compagnies vinicoles d'avoir vendu du vin qui contient de l'arsenic inorganique. C'est la forme la plus dangereuse d'arsenic.

Il y a des normes au Canada concernant l'arsenic dans le vin. C'est 100 parties par milliard. Toutefois, on calcule l'arsenic total. Les chimistes affirment maintenant qu'il y a 6 sortes d'arsenic, dont deux, les formes III et V très toxiques.

Il se pourrait que les organismes de règlementation, telle la FDA des États-Unis, révisent les normes concernant les taux tolérables d'arsenic dans les produits alimentaires.

La poursuite intentée en Californie pourraient nous en apprendre plus sur le sujet et clarifier ce dossier.
 

L'Italie importe du vin en vrac

L'Italie est le deuxième principal client du vin en vrac américain et le quatrième client du vrac espagnol.

L'un des principaux producteurs de vin au monde a importé 135 millions de litres de vin en vrac d'Espagne et 47 millions de litres de vin en vrac des États-Unis en 2014.

L'importation de vin américain en vrac en Italie est assez étonnante!
C'est quatre fois plus que ce qu'importe le Canada des États-Unis en vrac (12 millions de litres)!
Le principal client du vrac américain est l'Allemagne avec 60 millions de litres.

Le vin américain en vrac est exporté à l'Italie au prix moyen de 1,05 $US le litre.

Le vrac espagnol est exporté en Italie au prix moyen de 0,38 euro le litre (0,52 $CAN le litre)

L'Italie importe aussi 9 millions de litres de vrac de l'Australie; 96 000 litres de vin en vrac de l'Argentine.

Selon les chiffres du Corriere Vinicolo, l'Italie exporte aussi du vrac: 6 millions de litres aux États-Unis. Son principal client est toutefois l'Allemagne avec une quantité énorme de 292 millions de litres.

Hausse de l'importation de vin en vrac au Canada

Le Canada a importé 103 millions de litres de vin en vrac en 2014. Soit une hausse de 11 % par rapport à l'année précédente.

Le prix unitaire moyen du litre de vin en vrac a légèrement diminué (-1,9%) à 1,04 $ le litre. C'est l'équivalent de 0,78 $ la bouteille.

Le Canada importe ce vrac principalement de l'Australie, du Chili et des États-Unis.

L'importation en bouteille est 2,7 fois plus élevée en quantité, soit 280 millions de litres.

Le vin rentre au Canada à 67 % en bouteille et à 23 % en vrac.
En bouteille, nos importations proviennent surtout d'Italie. Au total, c'est des États-Unis à cause du vrac.
Le prix moyen de l'importation en bouteille est presque 10 fois plus qu'en vrac, soit 7,04 $ (contre 0,78 $ pour le vrac).

Le Canada est le cinquième importateur de vin en vrac au monde.

Ces chiffres concernent les vins tranquilles. Nous traiterons des mousseux un autre jour.


Source: Corriere Vinicolo

L'arsenic et le vin : mauvais mélange

L'alcool du vin pourrait augmenter les effets de l'arsenic.
 
L'alcool peut ralentir l'élimination de l'arsenic dans le corps humain et le rendre ainsi plus nocif. Comme l'alcool le fait pour certains médicaments. Il y a des mélanges plus toxiques que d'autres. Ainsi, 1 + 1 peut donner 3.
 
Ceux qui boivent du vin et de la bière régulièrement ont de 20 à 30 % plus d'arsenic dans le corps que les autres!
 
«Les personnes qui ont déclaré avoir bu en moyenne 2 1/2 bières ou un verre de vin blanc tous les jours avaient des niveaux d'arsenic 20 à 30 pour cent plus élevés que ceux des personnes qui ne boivent pas

C'est ce qu'a découvert Kathryn Cottingham, chercheuse au Dartmouth College au New Hampshire à la suite d'une étude faite auprès de 852 personnes dans cet État de la côte est américaine.

Ce qui est plus troublant dans les découverte du groupe de Mme Cottingham c'est que l'alcool peut réduire les capacités de notre organisme à l'éliminer l'arsenic contenu dans l'eau et autres produits que nous ingurgitons quotidiennement.
 
«L'alcool lui-même peut être à blâmer pour les niveaux d'arsenic plus élevés, en altérant la capacité de l'organisme à détoxiquer l'arsenic», disait Mme Cottingham, cité dans Live Science en novembre 2013.
 
Les chercheurs ont analysé les régimes de 852 personnes dans le New Hampshire. Les niveaux d'arsenic dans leurs ongles ont montré des résultats significatifs à une exposition à long terme à cette substance chimique.

Sur les 120 aliments étudiés, quatre se sont révélés augmenter considérablement les niveaux d'arsenic des individus: la bière, le vin blanc (et dans une moindre mesure, le vin rouge), les choux de Bruxelles et les poissons foncés tels que le saumon, le thon et les sardines. Cette étude n'a pas démontré de problème avec le riz, contrairement à d'autres recherches.

 
L'étude qui a été publiée le 16 novembre 2013 dans le Nutrition Journal
______

Oui de l'arsenic dans certains vins, pas trop, mais combien et surtout pourquoi?

La nouvelle s'est répandue rapidement aux États-Unis, certains vins peu chers contiennent une quantité d'arsenic cinq fois plus élevé que les autres vins.

Une poursuite en action collective est intentée en Californie contre 28 fabricants de vin.
 

Ces vins contiendraient surtout de l'arsenic inorganique, considéré plus toxique encore que l'arsenic organique.

Un laboratoire de Denver au Colorado dit avoir trouvé jusqu'à 5 fois plus d'arsenic dans 83 vins de ces compagnies que dans les 1300 autres analysés.

Pusieurs de ces vins sont vendus au Canada et au Québec, dont le très populaire Ménage à Trois. (Voir De l'arsenic dans le Ménage à Trois.)

La compagnie Trinchero qui produit les vins de cette marque (et 30 des 83 produits incriminés) a distribué un communiqué en français à ses employés et partenaires. Son représentant au Québec nous en fait suivre une copie disant que «nous prenons très au sérieux cette situation et avons l'intention de nous défendre agressivement.» Trichero affirme que ses vins sont sains et qu'elle respecte toutes les règles et les normes. Elle termine en écrivant que «nous tentons de résoudre la situation le plus rapidement possible afin que les consommateurs puissent continuer à profiter en toute confiance des vins californiens de qualité que notre famille produit depuis des générations.»

Arsenic : pas la première fois au Canada

Un des vins impliqués dans la poursuite collective en Californie concernant la forte présence d'arsenic a été l'objet d'un rappel au Canada en octobre dernier.

En effet, le Mogen David Concord de la compagnie The Wine Group a été retiré du marché canadien sur ordre de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Le 28 octobre 2014, l'agence émettait une notification de rappel pour les contenants de 750 ml et 1,7 L du Mogen David Vin rouge Concord (CUP 0 85904 01440 7 et 0 85904 01550 3).

Ils dépassaient le plafond de 100 partis par milliard d'arsenic. «Tous les codes où le niveau d'arsenic a été établi supérieur à 100 ug / L

Ils étaient distribués en Alberta et on a ordonné à l'Alberta Gaming and Liquor Commission de les retirer du marché.

   Source : Rappel de « Vin rouge - concord » de marque Mogen David en raison de la présence d'arsenic

DE L'ARSENIC DANS LE MÉNAGE À TROIS

Mise à jour 21 mars  

Une poursuite en action collective a été déposée en Californie contre 28 producteurs de vin. La poursuite affirme que des vins de ces fabricants contiennent des taux d'arsenic trop élevés et dangereux pour les consommateurs.

Selon la poursuite, certains vins contiendraient jusqu'à 5 fois plus que la dose maximale autorisée pour l'eau.

Un laboratoire indépendant du Colorado BeverageGrades a testé 1300 vins et a découvert que 83 d'entre eux avaient des niveaux très élevés d'arsenic inorganique. Certains auraient 50 parties par milliard d'arsenic par litre; alors que la dose maximale pour l'eau est de 10 parties par milliard.

Interrogé par le LA Weekley, le directeur du laboratoire Kevin Hicks, a déclaré que «ce que nous avons trouvé était profondément troublant. Les niveaux d'arsenic dans certains de ces vins étaient au-delà de ce qu'on n’aurait jamais pu imaginer.» Il ajoute avoir constaté que «plus les prix de ces vins sont bas, plus le niveau d'arsenic est élevé.»

Les ventes de vin augmentent plus dans les dépanneurs qu'à la SAQ

Au cours du dernier trimestre terminé le 3 janvier, les ventes de vin dans les dépanneurs ont augmenté de 500 000 litres, contre 200 000 litres (tous produits) dans les succursales et agences de la SAQ comparées au même trimestre de l'année précédente.

Ce qui représente, d'après les chiffres publiés aujourd'hui par la SAQ, une hausse en volume de 3,8 % chez les grossistes-épiciers contre 0,4 % dans les succursales.

Pour les 40 dernières semaines, les hausses ont été de 3,6 % dans les épiceries et de 1,8 % dans les succursales.

Au dernier trimestre, les ventes dans les épiceries ont été de 13,6 millions de litres, contre 42,7 millions dans les succursales; 6 millions chez les restaurateurs et bars et 2,8 millions de litres dans les agences et autres clients.

Les ventes totales en dollars de tous les réseaux ont augmenté de 1,1 % au cours du dernier trimestre.

Les coûts des produits ont baissé de 499 millions à 498 millions, les ventes sont passées de 1,048 milliard à 1,060 milliard de dollars.

La SAQ a remis 575,6 millions de dollars au gouvernement du Québec. C'est 17,5 millions de plus (+3%). «Cette variation s’explique par un résultat net plus élevé, et également
par une perception plus importante des taxes à la consommation résultant de l’augmentation des ventes ainsi que de l’harmonisation, au 1er août 2014, des taux de la taxe spécifique prélevée sur la vente de boissons alcooliques au Québec
», dit le rapport de la SAQ. Elle a remis aussi 134,1 millions de dollars (+1,2%) au gouvernement fédéral.

Ce troisième trimestre — la période des fêtes — est le plus payant de l'année.

COMMENT EST FAIT LE VIN EN VRAC

Il y a en gros deux types de viticulture.
On ne fait pas le vin destiné à la vente en vrac comme on fait le vin qui sera embouteillé à la propriété.
Nous allons décrire ici ces deux modes de culture de façon simplifiée.
Commençons par le mode de culture du raisin destiné à la mis en bouteilles à la propriété.
 
Le vigneron metteur en bouteille
Le vigneron plante sa vigne en coteaux sur des sols pauvres propices à la production de raisins de qualité. Il cherchera à obtenir environ une bouteille de vin par plant de vigne pour environ 30-45 hectolitres à l'hectare. Il plantera des clones de vigne peu productive, car il ne cherche pas le gros volume, mais la qualité. Il taillera sa vigne de façon à obtenir moins de raisins, mais plus de concentration dans les baies. Il a tendance à utiliser des engrais organiques plus que chimiques. Il essayera de limiter le plus que possible l'utilisation de pesticides. Il en utilisera au besoin. Il récoltera souvent ses raisins à la main dans de petits contenants afin d'éviter de les écraser. Ses cueilleurs feront des sélections et des tris de grappes afin de ne collecter que celles désirées et d'éviter les raisins pas murs, trop murs ou endommagés. Il peut aussi utiliser des levures naturelles pour la fermentation. Finalement, le vigneron met son nom sur l'étiquette. Il s'attendra à le vendre au moins 3 à 5 dollars la bouteille pour entrer dans ses frais.
 
Le producteur de vrac
Il veut produire du volume. C'est sur le volume qu'il fait son argent. Il s'installera donc en plaine, plantera des clones de cépages les plus productifs possible. Il visera à faire au moins deux bouteilles par plant de vigne pour un rendement de 50 à 80 et plus hectolitres à l'hectare. Il irriguera son sol afin de stimuler la production. Il fera pisser la vigne comme on dit. Il utilisera les insecticides, fongicides et autres pesticides de manière préventive et répétitive afin de protéger son immense culture. La récolte se fera à la machine. Tous les raisins sont récoltés pêle-mêle, les murs, pas murs, trop murs et endommagés. Il ajoutera des sulfites afin que les raisins endommagés ne contaminent pas les raisins sains.
 
À la cave, il utilisera des levures industrielles, car les naturelles auront été tuées par les pesticides et les sulfites. Si ses raisins sont trop acides (climat froid ou récolte hâtive), il corrigera en ajoutant un désacidifiant dans ses cuves. Si ces raisins sont peu acides (en région chaude), il ajoutera de l'acidité tartrique. Si le jus est trop pâle, il ajoutera un colorant (Mega Purple). S'il n'est pas assez sucré, il y versera des poches de sucre pour monter le taux d'alcool; un procédé appelé chaptalisation. S'il est peu concentré, il y ajoutera du moût concentré. Il pourra ajouter des enzymes pour faciliter l'action des levures, puis de l'écorce de levure morte pour donner un goût plus sucré au vin. Des dizaines de produits sont autorisés en oenologie (Voir Liste comparative des traitements oenologiques autorisés) et les contrôles sont moins sévères dans les pays du Nouveau Monde. Finalement, il vendra son vrac de 1 à 2 dollars le litre et n'indiquera pas toujours son nom sur le produit.
C'est une culture industrielle faite sur de grandes propriétés ou par de grandes coopératives.
 
Ce vin ne sera pas nécessairement mauvais. Il peut en sortir même du bon vin, mais vous comprendrez que le processus n'est pas le même. En vrac, on vise à produire du volume plus que de la qualité.
 
Deuxième source de vrac
Il y une deuxième source possible de vrac. C'est le vin que le vigneron ne peut vendre en bouteille. Il le vendra alors en vrac. Vous comprendrez que le vigneron mettra son meilleur vin en bouteille et vendra le moins bon en vrac. Des négociants écument les campagnes pour récolter ce vrac, l'assemblent dans des entrepôts régionaux puis le revendent pour le vrac ou pour la mise en bouteille.
 
Résultats au Québec
Aussi étrange que cela puisse paraître, il se peut que les deux types de vin se retrouvent en bouteilles au Québec et au même prix. On n'est plus alors dans la production, mais dans le domaine du marketing. Si un vendeur peut faire croire que le vin de marque est aussi bon qu'un vin de domaine il en obtiendra un bon prix.
 
On ne dit pas toute la vérité dans le commerce du vin, comme dans les autres commerces d'ailleurs.
 
Plus de transparence serait souhaitable et permettrait aux consommateurs de faire des choix en pleine connaissance.

Le tiers du vin vendu au Québec est du vin canadien!

Le tiers du vin vendu au Québec est du vin canadien!
Ça semble plutôt étrange!

C'est pourtant ce que nous disent les chiffres publiés par l'organisme fédéral Statistique Canada.

Le fédéral considère que les vins qui sont embouteillés au Canada sont des vins canadiens.
En effet, les organismes fédéraux considèrent que si le produit est assemblé ici, modifié, ajusté, corrigé... il devient un produit canadien.

Donc, si nous regardons le tableau suivant, nous constatons avec étonnement que le tiers du vin vendu au Québec est du vin produit ici ou embouteillé ici!

Ce sont ce qu'on appelle les vins de dépanneurs vendues dans les épiceries et dans les succursales de la SAQ.

Tableau 183-0015 Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools, des producteurs de vins et des brasseries, selon le volume, exercices financiers se terminant le 31 mars, annuel (données en milliers)(1)
Contrôle et vente des boissons alcoolisées au Canada - 1726  
Géographie Volume Type de boissons Type de produit 2013
Québec (2) Volume en litres (3) Vins rouges Produits canadiens 34887
Québec (2) Volume en litres (3) Vins rouges Produits importés 72734
Québec (2) Volume en litres (3) Vins blancs Produits canadiens 17447
Québec (2) Volume en litres (3) Vins blancs Produits importés 28674

J'en fait un résumé ici en regroupant les vins rouges et blancs.

 
Vins rouges et blancs vendus au Québec en 2013 en litres
Importés 106 371 000 67 %
Canadiens 52 334 000 33 %
Total
158 705 000
 
 

En Ontario, c'est 38 % du marché qui est occupé par des vins canadiens. En Colombie-Britannique c'est 52 % du vin canadien.

Estimation de la proportion de vin de dépanneur à la SAQ
Dans le dernier rapport annuel de la SAQ, on y lit que les ventes chez les grossistes-épiciers ont été de l'ordre de 40 millions de litres en 2013. Ce qui laisse 12 millions de litres de vin dit canadien vendu dans les succursales de la SAQ ou chez les vignerons. Si on y enlève les 1,4 million de litres produits sur les vignobles (ASDEQ-ASQ), ainsi que quelques centaines de milliers de litres de vin de vignoble hors Québec et de litres vendus par nos usines dans d'autres provinces, il reste plus ou moins 10 millions de litres de vin embouteillés au Québec. 10 sur 150 millions vendus en succursales, ce qui voudrait dire qu'en gros 5-6 % du vin vendu dans les succursales de la SAQ est du vin embouteillé ici au Québec, du vin de dépanneur.

Bien sûr c'est une estimation. Mais jusqu'à preuve du contraire, nous estimons qu'en gros 5 % du vin vendu dans les succursales de la SAQ est du vin de dépanneur, soit l'équivalent de 13 millions de bouteilles.

Le vin préféré des Québécois est importé en vrac

On a beaucoup parlé cette semaine dans les médias des vins de dépanneurs vendus aussi à la SAQ.

Ces vins sont importés en vrac dans d'immenses conteneurs pouvant atteindre 24 000 litres et embouteillés dans une des usines du Québec.

Ils sont surtout destinés aux dépanneurs et épiciers. La SAQ aussi en vend. Elle a d'ailleurs augmenté le nombre de ces produits sur ses rayons cette dernière année.

Les connaisseurs le savaient, toutefois le grand public et même la plupart des employés de la SAQ n'étaient pas au courant avant que le Journal de Québec n'en fasse mention en première page dans son édition de lundi sous la plume de Pierre Couture.

Ces vins en vrac, que le grand public ne sait généralement pas qu'il sont importés en vrac, conditionnés ici dans une usine de la région de Montréal sont pourtant très populaires. Ce sont de gros vendeurs, comme ont dit. D'ailleurs le plus gros vendeur d'entre tous — le vin le plus populaire au Québec — est un de ces vins importés en vrac d'Australie. C'est le Wallaroo Trail rouge. Il est vendu en plusieurs formats. Chez IGA, c'est 12,49 $ au litre (avant TPS et TVQ) (1,25$/100ml). Il est aussi vendu en vinier de 4 litres à 42,29 $ (1,06$/100ml) et au 500 ml.

Il est aussi disponible à la SAQ. Je l'ai découvert il y a quelque temps à la SAQ-Dépôt. Il y est vendu 12,30 $ le 750 ml. Il est indiqué le nom du cépage, Shiraz, ce que la SAQ interdit aux dépanneurs. Les dégustateurs de la SAQ lui ont attribué la pastille «Aromatique et souple».

Sur le site saq.com, on lit «Producteur Constellation Brands Québec». Donc, le consommateur peut deviner qu'il est embouteillé au Québec. Il y en a des tonnes dans les 7 saq-dépôt, dont 1125 bouteilles à la seule succursale du Marché Central à Montréal. Son numéro de code SAQ est 12498459.

Pourtant il n'est pas sur la liste dite complète des 54 embouteillés au Québec et disponible à la SAQ, publiée par la SAQ cette semaine!

Selon les chiffres de la SAQ, il s'en est vendu l'équivalent de 2 551 000 bouteilles de 750 ml en 2013-2014, soit avant qu'il ne soit aussi disponible à la SAQ. Il devance ainsi le Merlot Grand Sud et le Ménage à Trois. (Voir liste des meilleurs vendeurs.)

C'est un vin importé d'Australie. D'ailleurs 20 des 50 millions de bouteilles de vin d'Australie vendues au Canada sont embouteillés ici même au pays. Le Québec est un marché important pour les vins en vrac d'Australie «exports growing strongly to Canada, because of strong demand for bulk wine from Quebec supermarkets(Voir Le quart du vin importé au Canada l'est en vrac).

Dégusté l'an dernier, je l'ai décrit ainsi «Nez de vin bien jeune, de vin maison, un peu fermentaire. Saveurs de petits fruits. Un peu bonbon. Pas tannique, peu acide. Petite note de caramel en finale. Ne laisse pas une belle impression en bouche. Après longue aération, l'odeur fermentaire disparait pour laisser la place à une odeur de vieux bois, de banc d'église, d'encens et de vernis. Finale vanillée.» (juillet 2014)

Toutefois, vu qu'il est assemblé ici, sa composition et ses cépages peuvent varier. C'est majoritairement shiraz, mais peut contenir du petit verdot et ou du cabernet.

En terminant, mentionnons le beau communiqué de la SAQ signé, entre autres, par François Chartier et Jessica Harnois qui dit que les Québécois sont chanceux.

Des vins de dépanneur à la SAQ

La Société des alcools du Québec nous vend des vins de dépanneur.
Ce n'est pas un phénomène nouveau, mais il s'amplifie.

La pression du gouvernement sur la SAQ est très forte pour soutirer le plus d'argent que possible de la vente de vin aux Québécois.

Cette année, le ministre des Finances exige plus d'un milliard de dollars.

La SAQ fait donc comme les dépanneurs. Elle achète des vins en vrac à 1 ou 2 dollars de litre, les fait embouteiller au Québec et les vend 14 $ et même 18 $ la bouteille. Le profit est énorme!

Ces vins contiennent beaucoup de sulfites, d'acidité volatile et de sucre résiduel, comme nous le révèle le Journal de Montréal et le Journal de Québec aujourd'hui.

Le journaliste Pierre Couture a fait analyser une dizaine de vins, certains vendus chez les dépanneurs et d'autres à la SAQ. (*)  Tous ces vins sont importés en vrac et embouteillés dans une usine au Québec. Les résultats démontrent un fort taux d'acidité volatile, une bonne quantité de sucre résiduel et surtout une bonne dose de sulfites. (voir l'article : Pires que des vins de dépanneur)

Certains de ces vins contiennent beaucoup de sucre résiduel; plus de 4 grammes au litre, ce qui fait qu'on doit y ajouter beaucoup de sulfites pour empêcher la refermentation en bouteille. Un des vins analysés pour le compte du Journal de Québec contient 7,6 g/L de sucre. On y a donc ajouté 243 mg/L de sulfites. C'est beaucoup, mais c'est légal. Ces vins qui contiennent 5 grammes de sucre ne sont plus considérés comme étant secs; alors on y applique la norme plus généreuse en sulfite des vins sucrés.

On en est rendu là au Québec. On baisse la qualité. On ajoute plus de sulfites et on ne le dit pas au consommateur.

Mais qui contrôle qui?
Au Québec, la SAQ achète et vend tous les vins. De plus c'est elle-même qui analyse les vins pour déterminer s'ils sont de bonne qualité. Est-ce qu'il n'y a pas une apparence de conflit d'intérêts? Le laboratoire ne devrait-il pas être indépendant du vendeur?

Transparence
Est-ce que la Société des alcools du Québec devrait être plus transparente et indiquer sur ses bouteilles celles qui sont assemblées ici au Québec.

Les sulfites
Comment boire moins de sulfites?
C'est possible. Voici dans ce texte quelques trucs permettant de découvrir des vins qui en contiennent le moins que possible :
       Vous voulez boire du vin avec moins de sulfites

Lire aussi Où va tout le vin en vrac que nous importons au Canada?

(*) Un des vins analysés par le Journal de Québec est vendu à la fois à la SAQ et chez les dépanneurs. C'est le plus gros vendeur au Québec en volume. Le Wallaroo Trail Shiraz (12,49 $ le litre chez IGA, et  12,30 $ le 750 ml dans les SAQ dépôt.

Des efforts pour les vins de 12 $

La direction de la Société des alcools a finalement entendu le message et elle semble vouloir faire des efforts pour améliorer la sélection qu'elle nous propose de vins d'entrée de gamme.

Après avoir abandonné sa section des vins de moins de 10 $ (183 vins en 2009, 90 en 2012 24 aujourd'hui); d'avoir tenté d'améliorer sa sélection de vins de moins de 11 $; la direction de la SAQ se branche finalement sur la section des vins de moins de 12 $.

Le mois dernier, nous avions sur le site saq.com, le tableau de droite, dont la catégorie la moins chère était celle des vins de moins de 15 $.

Puis, depuis hier, une catégorie a été ajoutée (image de gauche) celle des vins de moins de 12 $.

La pression était forte. Elle venait de la population, des députés, surtout du Parti libéral (particulièrement Mme Mme Rita de Santis, députée libérale de Bourassa-Sauvé). Le président du conseil d'administration de la société d'État, Sylvain Simard, avait même promis à deux reprises de maintenir et d'améliorer la catégorie des vins d'entrée.

C'est si on peut dire la catégorie d'avenir. Dans ce sens que c'est par les vins les moins chers que la SAQ attire de nouveaux clients et renouvelle sa clientèle. C'est aussi la catégorie du volume, des gros vendeurs. Finalement, la ou une des catégories qui rapportent le plus.

En effet, 32 % des ventes se font avec les vins de moins de 12,50 $; et 57 % des ventes sont dues aux vins de moins de 15 $. (Président SAQ)

«Le pain, pis le beurre, le gros de la business c'est le 1100 produits réguliers.» «On travaille ça. On convient qu'il faut améliorer ça», avait promis le président de la SAQ questionné par les députés du parti libéral en commission parlementaire en juin dernier.

Les gens de la SAQ se sont aussi rendu compte que les dépanneurs leur font une bonne concurrence avec des vins achetés à bas prix en vrac et embouteillés ici. Le vin le plus populaire au Québec, le plus vendu en volume, est le Shiraz Wallaroo Trail (12,49 $ le litre chez IGA/ et maintenant à la saq dépôt 12,30 $ le 750 ml 10,45$ si acheté 12 bouteilles).

Il y a donc maintenant 136 vins (format 750 ml) y compris les rabais dans cette catégorie de moins de 12 $. Ce n'est pas beaucoup sur 8542, c'est 1,5 % de l'offre.

Malgré ce qu'en disent les snobs, on peut trouver de bons vins à moins de 12 $.

Tocado 2013 Espagne 2,0 9,95$
Malbec Roble 2014 Finca Flichman Argentine 2,0 9,95$
Vive la Vie 2013 France
1,5 10,20$
Vila Regia 2013 Portugal 2,5 10,55$
Réserve St Martin Merlot 2013 Languedoc 2,0 10,90$
Les Petits Carreaux 2013 Languedoc 2,0 10,95$
Yali wild Swan, Cabernet sauvignon 2013 Chili 2,0 10,95$
Pasqua Sangivese, Puglia 2013
(Rabais de 1,50 $)
Italie 2,0 11,45$
9,95$
S. de La Sablette Sauvignon blanc 2013 France
2,5 11,55$

Sur le même sujet

Élyse Lambert : meilleure sommelière du Canada

Il y a cinq ans, Jacques Orhon écrivait « La femme est l'avenir de l'homme...du vin ! »

Il parlait alors de Véronique Rivest et d'Élyse Lambert.

Ces deux femmes sont au sommet de la sommellerie au Canada.

Véronique Rivest est devenu la meilleure sommellière du Canada, puis la deuxième au monde. Aujourd'hui, c'est Élyse Lambert qui monte sur le podium.

La meilleure sommelière du Canada (2015) est Élyse Lambert.

Elle vient de gagner ce beau trophée après deux jours d'épreuves au Concours du meilleur sommelier du Canada à Toronto.

Élyse représentera donc le Canada au Concours du meilleur sommelier du monde en Argentine au printemps 2016.

Steve Robinson d'Ottawa et Carl Villeneuve Lepage, les finalistes, se sont partagé les deuxième et troisième places. Ils pourront se présenter au concours du meilleur sommelier des Amériques le mois prochain.

Les autres candidats étaient Bertrand Eichel du 357c à Montréal; Robert Noël du Déjà Bu de Caraquet; William Predhomme de Toronto; Jason Yamasaki de Vancouver et Sean Dolenuck de Winnipeg.

Les membres du jury étaient:
Ricardo Grellet – 2008 Meilleur Sommelier du Chili, Vice-président Association Nationale du Chili;
Geoff Kruth – Master Sommelier, Guild of Sommeliers, États-Unis;
John Szabo – Master Sommelier, Wine Align, Canada;
Magdalena Kaiser - juge invitée, Wine Country Ontario.

 Biographie d'Élyse Lambert.

Pour en savoir plus sur ce concours consultez le site de l'Association canadienne des sommeliers professionnels.

Achat en ligne et livraison

La Société des alcools du Québec a modifié aujourd'hui son service de livraison de vins achetés en ligne.

Il en coûte maintenant plus cher, soit 12 $ au lieu de 5-8 $, pour faire livrer à domicile. Par contre, la livraison en succursale est gratuite si on commande pour 75 $ et plus, sinon c'est 6 $.

Le délai de livraison sera de 3 à 5 jours nous dit la SAQ. Un courriel sera envoyé au client lorsque sa commande arriva en succursale.

Aujourd'hui, 2610 des 8452 vins tranquilles (format 750 ml) de la SAQ sont disponibles pour livraison. C'est 30 %. Ce nombre devrait augmenter progressivement au cours des prochains mois.

Toutefois, ce sont surtout les vins d'entrée de gamme qui sont offerts pour livraison! En effet, seulement 13 % des vins de plus de 40 $ sont disponibles pour livraison dans une autre région, alors que 55 % des vins de moins de 15 $ le sont. Ce qui semble plutôt illogique! Pourquoi vouloir faire livrer dans une succursale de sa région ce qui y existe déjà?

Vins en ligne vs offre totale
8 mars 2015
$
saq.com
SAQ
 
-15 298 543 55 %
15-20 724 1468 49 %
20-30 1005 2323 43 %
30-40 286 945 30 %
40 + 409 3173 13 %
  2610
8452
30 %
Vins au format 750 ml   —  @vinquebec.com

  Voir la page de la SAQ à ce sujet...

Où va tout le vin en vrac que nous importons au Canada?

C'est étonnant la quantité de vin en vrac que nous importons au Canada.

   25 % du vin tranquille importé au Canada l'est en vrac!

Où va tout ce vin?
Dans les épiceries, à la SAQ, mélangé avec du vin canadien?

C'est très intrigeant! Alors que nous consommons surtout du vin en bouteille et très peu en vignier, l'équivalent d'un litre sur quatre importé au Canada est du vrac.

Peu de vins haut de gamme en ligne à la SAQ!

Seulement 11 % des vins  haut de gamme sont disponibles en ligne!

La Société des alcools est en train d'augmenter son offre de vins disponibles pour achat en ligne.

Il y avait 2300 vins tranquilles de format 750 ml disponibles pour livraison en janvier, il y en a maintenant 2610.

Les ventes en ligne sur saq.com ont doublé en valeur à deux reprises au cours des dernières années, comme nous le signalions dans un texte précédent (Tous les produits accessibles partout)

Toutefois, si nous regardons de plus près l'offre de la SAQ, nous constatons que ce sont surtout les vins d'entrée de gamme qui peuvent être achetés par internet.

En effet, même si 31 % des vins au répertoire de la SAQ sont maintenant disponibles pour achat en ligne, seulement 11 % des vins de plus de 40 $ peuvent être acheté en ligne dans saq.com. Par contre, plus de la moitié des vins de moins de 15 $ peuvent être achetés en ligne, comme nous le montre le tableau suivant.

De plus, seulement 29 % des vins de 30 à 40 $ sont disponibles pour livraison.

Vins en ligne vs offre totale
$
saq.com
SAQ
 
-10 15 24 62 %
-15 281 525 53 %
15-20 722 1484 48 %
20-30 976 2321 42 %
30-40 278 930 29 %
40 + 353 3083 11 %
  2610
8343
31 %
Bio
77
304
25 %
Vins au format 750 ml   —  @vinquebec.com

N.B. Seulement 25 % des vins bio sont disponibles pour livraison; 12 % des produits Origine Québec; aucune bière, ni aucun magnum de vin tranquille.

Nouveau service d'achat en ligne
La SAQ lancera dimanche ou lundi son nouveau service d'achat en ligne. La livraison à la maison coutera plus cher, toutefois la livraison dans une succursale sera gratuite si on achète pour plus de 75 $. (Comme expliqué dans un texte précédent Tous les produits accessibles partout.)

En général, les vins à moins de 15 $ sont des produits courants disponibles presque partout dans la plupart des 400 succursales et 400 agences. Ce sont plutôt les vins de milieu et de haut de gamme qui sont distribués dans un petit nombre de succursales. Ce sont donc ceux-là qui devraient normalement être accessibles pour livraison partout dans la province. Il y a donc là un problème! Est-ce qu'il sera corrigé lorsque la société d'État lancera son nouveau service de vente en ligne dans quelques jours?

Moins de choix en succursale?
Finalement, à long terme, est ce qu'il sera toujours nécessaire de maintenir un grand nombre de produits dans autant de succursales? Le choix en succursales pourrait diminué vu qu'il est comblé par le grand choix potentiel en ligne.

   Voir aussi notre sélection des meilleurs vins disponibles en ligne.

Prix moyen des vins par province

Classement des provinces canadiennes selon le prix de détail moyen des vins.

Qu'elles sont les provinces les plus gourmandes en taxes et majorations sur le vin?

Au Canada, ce sont des monopoles provinciaux qui vendent le vin, sauf en Alberta et en partie en Saskatchewan.

Selon ce tableau de la Canadian Association of Liquor Juridictions (CALJ), c'est le Nunavit (NU) et l'Ontario (LCBO) (en rouge dans le tableau suivant) qui on les prix moyens les moins élevés au Canada.

Le Québec (avec sa SAQ) (en bleu) est en cinquième place, derrière la Saskatchewan (SLGA) et la Colombie-Britannique (BCLDB).

La CALJ a calculé, pour l'année fiscale 2012-2013, le prix moyen de 13 vins disponibles dans les 13 provinces et territoires du Canada. C'est en Nouvelle-Écosse que ces vins sont les plus chers. D'après ces chiffres de la CALJ, l'Alberta vend ces 13 vins un peu plus cher que le Québec et arrive en 6e position.

 

Il faut dire ici que la position de la SAQ s'est tout de même améliorée si on la compare à 2009-2010. À ce moment-là, le monopole du Québec était en 11e position comme nous le montre le tableau suivant.

Toutefois, les marches entre les dernières positions ne sont pas très hautes. Par contre, les marches séparant la SAQ de la LCBO sont bien élevées.

Spititueux moins chers au Québec
D'autre part, en ce qui concerne les spiritueux c'est la SAQ qui a la première position. En effet, la SAQ est la société d'État qui vend le moins cher et qui prend le moins de profit sur les spiritueux au Canada.

C'est au Nunavut que les prix des spiritueux sont les plus élevés.

Ces tableaux proviennent des documents que la SAQ a fournis en réponse à des questions des députés québécois en commission parlementaire en 2013 et en 2010.
En 2014, la direction ne la SAQ n'a pas déposé les chiffres plus récents disant que «les membres du Canadian Association of Liquor Jurisdiction (CALJ) ont refusé, dans le cadre d’une demande d’accès à l’information, que la Société des alcools du Québec divulgue les informations contenues à un rapport produit par le CALJ et particulièrement, celles portant sur la comparaison des prix entre le Québec et les autres provinces canadiennes.»

La SAQ affirme toutefois qu'elle est maintenant au 4e rang des provinces pour le prix des vins les moins chers au Canada et toujours au 1er rang pour le prix des spiritueux.

Combien de minutes de travail pour acheter une bouteille de vin

Combien de minutes de travail faut-il pour se payer une bouteille de vin?

Au Canada, il faut 42 minutes de travail au salaire moyen pour acheter une bouteille de vin de 15 $.

C'est au Luxembourg qu'il faut le moins d'heures de travail au salaire moyen, soit 14 minutes, pour se payer une bouteille de vin au prix moyen qui est de 11,20 $ dans ce pays.

Le Canada est en 26e place dans ce palmarès établi par les rédacteurs du site internet La feuille de vigne.

Les consommateurs de 13 pays ont besoin de moins de 30 minutes pour se procurer une bouteille de vin au prix moyen local, soit: Luxembourg, Autriche, Danemark, Suisse, France, Allemagne, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Suède, Chypre et Royaume-Uni.

La France est en 5e position avec 18 minutes de travail nécessaires pour acheter une bouteille de vin au prix moyen local de 6,30 $ (4,50 €).

Les Suédois qui sont aussi sous l'emprise d'un monopole des alcools comme au Canada, ont besoin de 24 minutes pour se payer une bouteille de vin au prix moyen de 11,25 $.

Les États-Unis sont juste derrière le Canada, en 25e place.

En plus des 10 pays déjà mentionnés, les citoyens des pays suivants consacrent moins de revenus disponibles que nous pour acheter une bouteille de vin: Norvège, Malte, Finlande, Irlande, Slovénie, Portugal, Australie, Grèce, Afrique du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande et République Tchèque.

Les pays où une bouteille de vin ordinaire coûte le plus d'heures de travail sont les pays musulmans. Il faut près de 60 heures de travail à un Iranien pour acheter une petite bouteille de vin qui ne contient même pas d'alcool. Une bouteille de vin non alcoolisé coûte 39,40 $ en Iran!

_______

 

Tous les produits accessibles partout

La Société des alcools du Québec va lancer le dimanche 8 mars son nouveau service de vente en ligne.
 
À terme, presque tous les produits du répertoire de la SAQ pourront être commandés et livrés dans une succursale de votre choix.
 
L'entrepôt de l'est de Montréal a été agrandi afin d'assurer ce service.
 
Un projet pilote auprès de clients sélectionnés a été mené avec succès, selon la SAQ.
 
Ce service qui devait s'appeler «Destination succursale», sera finalement nommé «Cliquez, Achetez, Ramassez». Il est à l'étude depuis 2013 et était prévu pour 2014.
 
La livraison sera gratuite si vous commandez pour 75 $ et plus. Des frais seront appliqués pour des livraisons de moindre valeur. C'est Poste Canada qui livrera les colis dans un délai de 3 à 5 jours, nous dit la SAQ.
 
Le service sera implanté progressivement. Dans une première phase, le 8 mars, 229 succursales pourront réceptionner les colis. Puis en mai et juin, on pourra faire livrer dans les 400 succursales, si tout va bien.
 
Le nombre de produits disponibles à la livraison sera lui aussi augmenté. Au début ce sera 3650 produits. La direction de la SAQ prévoit rendre disponibles ses 12 000 produits dans les mois suivants (sauf les vins exclusifs à SAQ Dépôt).
 
Le paiement se fera par carte de crédit au moment de la commande par internet sur saq.com.
Lorsque votre colis arrivera en succursale, un courriel vous sera automatiquement envoyé.
 

Le service actuel de livraison à domicile sera maintenu avec frais de livraison de Poste Canada. La SAQ n'en paiera plus la moitié. Les frais de livraison passeront donc de 7 à 14 $.
 

Près de 80 millions $
Les ventes en ligne augmentent régulièrement sur saq.com. Elles étaient de 6 millions de dollars en 2009-2010; ont doublé à 12 millions l'année suivante; puis triplé en 2011-2012 à 40 millions de dollars; puis 66 millions en 2012-2013 et finalement totalisent 79 millions de dollars en 2013-2014. La SAQ évalue les coûts de son service de vente en ligne à 6,6 millions de dollars.

 

Le site d'achat en ligne actuel saq.com sera interrompu samedi à 16 heures jusqu'à dimanche 6 h 30 afin de permettre sa mise à jour pour le nouveau service. Alors, il faut en profiter pour faire livrer à la maison ou au bureau avant que les frais de livraison ne soient doublés.

Actuellement (4 mars), 2719 des 8924 vins tranquilles sont disponibles pour achat en ligne, ainsi que 143 des 478 mousseux; 79 des 300 vins fortifiés (portos) et 259 des 1588 spiritueux.

Texte modifié le 4 mars.

Quelle est l'appellation la plus bio

Quelle est l'appellation la plus bio à la SAQ?

En fait, elle sont deux. Les appellations Châteauneuf du pape et Alsace ont chacune 14 vins officiellement bio au répertoire de la Société des alcools du Québec.
Elles sont suivies de près par Hermitage avec 13 vins.
C'est dire que les grands vins sont plus souvent bio que les autres.

Puis plus loin, avec 6 vins, il y a Coteaux du Languedoc et Gevrey-Chambertin.

Quel est le pays le plus bio au répertoire?
C'est la France avec 205 des 306 vins tranquilles répertoriés officiellement bio au répertoire de la Société des alcools du Québec. L'Italie et l'Espagne n'en ont que 38 et 22. Ceci ne reflète pas le marché, puisque l'Espagne produit 27 % du vin bio dans le monde; la France et l'Italie 22 % chacun. (Chiffres Agence Bio)

Il y a presque autant de vin casher (51) que de vins bio d'Espagne et d'Italie au répertoire de la société d'État.

Quelle est la région la plus bio sur les rayons de la SAQ?
La Vallée du Rhône avec 51 des 306 vins tranquilles officiellement bio.
Puis le Languedoc-Roussillon-Pays d'Oc avec 35; la Vallée de la Loire avec 31 vins; la Bourgogne avec 30; Bordeaux avec 17 et la Provence, l'Alsace ainsi que la Toscane avec 15.

Ceci aussi ne reflète pas non plus le marché de la production de vin bio, puisqu'il y a 2,3 fois plus de producteurs bio en Languedoc-Roussillon que dans le Rhône et 6 fois plus que dans la Loire, selon les chiffres de l'Agence Bio (2014).

Le site saq.com indique 306 vins tranquilles bio, mais en fait il y en a plus. Peut-être 100, 200 de plus. En effet, plusieurs producteurs ne s'identifient pas bio auprès de la SAQ!

Du côté des 494 mousseux, il n'y a que 4 produits qui sont identifiés bio. Il semble qu'il faille beaucoup de chimiques pour produire du champagne et autres bulles!

Le prix médian des vins bio au répertoire de la SAQ est de 27 $; celui des non bio est plus élevé soit 29,45 $.

Quel est le pays qui boit le plus bio?
Ils sont deux: l'Allemagne et la France consomment chacun 21 % de la production vinicole bio mondiale. Ils sont suivis pas l'Italie avec 11 %. Puis l'Autriche avec 5 %; les États-Unis et le Royaume-Uni avec 4 %; les Pays-Bas et la Suède avec 3 %; le Canada, la Belgique et la Suisse avec 2 %. Même si l'Espagne est le troisième producteur mondial de vin bio, les Espagnols ne consomment que 1 % de la production mondiale bio. Ils ne boivent pas leurs vins bio, ils l'exportent à 64 % en Allemagne. (Chiffres Agence Bio)

Plus de 12 000 signatures pour le recyclage des bouteilles de vin

Nous, citoyennes et citoyens du Québec, demandons la mise en place d’une consigne sur les bouteilles provenant de la SAQ, pour que le verre soit trié à la source et recyclé

C'est le libellé de la pétition déposé sur le site de l'Assemblée nationale du Québec.

Au moment de la publication de cet article, 12 390 personnes avaient signé cette pétition.

La date limite pour la signer est le 25 février.

Même si nous mettons consciencieusement nos bouteilles de vin dans le bac à recyclage, elles sont pour la plupart envoyées au dépotoir. En effet, la majorité des bouteilles de verre ne sont pas recyclées.

C'est qu'il n'y a pas de collecte sélective au Québec, donc les bouteilles sont cassées dans les camions et mêlées aux autres cartons et aux journaux (corrompant ainsi ces deux matériaux).

La grosse usine de recyclage Owens-Illinois, situé à Montréal, doit donc acheter principalement son verre à recycler (bouteilles vides) en Ontario et au Nouveau-Brunswick qui eux font la collecte sélective.

Le Québec et le Manitoba sont les deux seules provinces à ne pas avoir de collecte sélective du verre.

En Ontario, la LCBO fait payer 20 cents de plus par bouteille. C'est la consigne. Ce montant est remboursable lorsque le client retourne la bouteille. Au Québec, la direction de SAQ nous fait payer 15 cents (4 cents + marge et taxes) de plus par bouteille pour combattre le retour des bouteilles. C'est non remboursable.

Pourtant, le syndicat des employés de la SAQ s'est lui déjà prononcé pour le retour des bouteilles vides.

Les bouteilles de la SAQ (240 millions par années) sont récupérées à 94% via la collecte sélective. Toutefois, récupérer ne veut pas dire recycler. Actuellement la presque totalité du verre de nos bacs de récupération pêle-mêle finit dans les sites d’enfouissement.» (Communiqué SEMB-SAQ, 28 octobre 2014)

La semaine dernière, l'organisme gouvernemental Recyc-Québec a publié le résultat d'un sondage auprès des 31 centres de tri disant que 37 % du verre est maintenant recyclé au Québec. Selon ce sondage, 57 % du verre récupéré dans les bacs à recyclage est envoyé aux dépotoirs, ce qui est considéré «valorisé» selon Recyc-Québec!. «57 % du verre récupéré est utilisé dans les LET pour matériel de recouvrement journalier et chemin d’accès», lit-on dans son communiqué. Les LET se sont ce que l'agence gouvernementale appelle «lieux d’enfouissement technique». Elle n'ose pas utiliser le mot dépotoir.

En janvier, la municipalité de Québec s'est officiellement prononcée pour la consigne des bouteilles de vin. «L’imposition d’une consigne sur les bouteilles de vin pourrait représenter à terme une économie d’environ 325 000 $ par année pour la Ville de Québec», dit la municipalité. Les municipalités d'Amqui, de Chandler et de Saint-Basile-le-Grand se sont aussi prononcées pour la consigne.

Vous trouverez la pétition demandant la consigne sur les bouteilles de vin de la SAQ à cette adresse : www.assnat.qc.ca

 

Finalement, à la fin de la période de signature de la pétition, 14 983 personnes l'avaient signée.
 

Pour en savoir plus:

Hausse des ventes de vin de 54 % en Outaouais

Les ventes de vin en valeur ont connu une hausse de 54 % en cinq ans de 2006 à 2011 dans l'Outaouais.

Pendant, ce temps, à Montréal, ce fut une hausse de 16 %.

Ce sont les chiffres publiés hier dans le site Argent, sous la plume de Jean-Sébastien Marsan qui écrit que ce sont «des chiffres de ventes obtenus par Argent après une année et demie de démarches devant la Commission d’accès à l’information.»

Sur la Côte-Nord les ventes de vin ont aussi progressé de 54 %, et en Abitibi-Témiscamingue ce fut 53 %.

Montréal (16 %) et Laval (26 %) ont connu les hausses les plus faibles.

Pourquoi les ventes sont plus fortes dans les régions les plus à l'est et à l'ouest de la province?
Pourquoi plus faibles dans la région de Montréal?

Pourquoi la SAQ était-elle réticente à donner ces chiffres?

_______
Sources:
SAQ : les ventes en région en pleine expansion
et
Ventes de la SAQ en région : le souci de mieux boire, Jean-Sébastien Marsan / Argent, 13 février 2015