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Les cépages les plus répandus à la SAQ

Cabernet sauvignon 1046
Pinot noir 922
Syrah 915
Merlot 857
Chardonnay 663
Grenache 643
Cabernet franc 463
Sauvignon 303
Sangiovese 295
Mourvèdre 277
Tempranillo 230
Carignan 223
Petit Verdot 185
Riesling 162
Nebbiolo 160
Shiraz 137
Viognier 134
Gamay
134

Plusieurs amateurs de vin achètent le vin en fonction du cépage.

Il y a des amateurs de cabernet sauvignon, de pinot noir, de chardonnay, de riesling...

Le site internet de la SAQ indique 365 cépages pour ses 7593 vins au format de 750 ml. (Site consulté le 9 août.)

Le plus répandu est le cabernet sauvignon avec plus de 1000 vins qui en contiennent.

Il est suivi d'assez près par le pinot noir dans 922 vins et par la syrah dans 915 vins. Si on ajoute les 137 shiraz à ce dernier, on obtient 1052 vins. Donc la syrah/shiraz serait alors le cépage le plus répandu dans le répertoire de la SAQ.

Le merlot suit avec 857 vins et plus loin nous retrouvons le chardonnay et le grenache noir avec plus de 640 vins chacun.

Beaucoup plus loin, nous voyons le cabernet franc dans 463 vins et le sauvignon blanc dans 303 vins, suivis par le sangiovese à 295 vins et le mourvèdre dans 277 vins.

Dans un peu plus de 220 vins, nous voyons ensuite le tempranillo et le carignan.

Ce décompte ne teint pas compte des vins mousseux.

De nombreux cépages ne se retrouvent que dans un seul produit.

Connaissez-vous les suivants : le bursona longanesii; le baroque; le callet-fogoneu; le chenanson; le sussumaniello; le vien de nus; le nuragus; le grand noir et le cococciola?

Pour connaitre un peu certains de ces cépages, consultez notre page sur les cépages.

Trop grands nos magasins de la SAQ

Les magasins de la SAQ sont trop grands. Il y a trop de produits.
«J’entre dans un magasin de la SAQ, et c’est comme arriver dans la Tour de Babel».

Ce n'est pas un client ordinaire qui dit cela. C'est la rédactrice en chef de la revue Vins et Vignobles.

Mme Nicole Barette Ryan est dans le monde du vin depuis des dizaines d'années. Elle en connait plus que la moyenne du consommateur lambda. Si elle-même s'y perd dans ces grandes surfaces que sont nos SAQ; alors, imaginez comment se sent le consommateur ordinaire devant ce mille bouteilles.
C'est un commentaire qu'on entend souvent. — Trop, c'est trop. On ne sait pas quoi choisir!

Mme Barette aimerait retrouver ici ces magasins comme à Paris qui se spécialisent dans le bio ou la biodynamie ou les vins nature; ou encore les vins du Rhône, de la Loire, des champagnes ou autres. On y fait de petites dégustations et le client peut choisir du vin à son goût. «Maintenant que les Québécois ont apprivoisé le vin, je crois qu’ils seraient prêts à expérimenter le vin autrement», dit-elle en terminant son éditorial par un «On peut toujours rêver !!!»

C'est un point de vue fort intéressant. Vive la diversité, mais pas dans la confusion!
Vous pouvez lire son éditorial dans l'édition courante du magazine Vins et Vignobles.

Pour avoir une idée de ce qu'est ce genre de magasin, voyez le texte de Marie-Louise Banyols sur un caviste de Barcelone.
 

Loire, Italie et Nouvelle-Zélande en hausse

Les vins de Loire, d'Italie, de Nouvelle-Zélande, du Languedoc, du Chili, d'Argentine et les rouges de Bourgogne sont en hausse aux rayons des vins de spécialité de la SAQ.

Par contre les vins d'Australie et d'Alsace sont en baisse.

Les ventes des 490 vins de Loire, en rouge et en blanc se sont accrues de 18 %, à 21,8 millions $, dans la section des vins de spécialité de la SAQ.

Pendant ce temps, les 1700 vins rouges de Bourgogne ont connu une hausse de 11 % à près de 15 millions $.

Les ventes des 830 vins d'Italie (hors Piémont, Toscane, Vénitie et les îles) ont monté de 10 % à 32 millions $.
Ce fut 10 % pour les 323 vins du Chili à 13 millions $.

Celles des 500 vins du Languedoc ont connu une hausse de 9 % à près de 23 millions $.

L'Argentine aussi est en hausse de 8 % à 16 millions $ pour ses 280 vins.

Les 660 vins d'Australie ont baissé de 4 % à 8 millions.
Les 312 vins d'Alsace ont baissé encore de 2 % à 3,7 millions.

Devant ces tendances, la SAQ cherche à bonifier son offre pour les blancs de la Loire; de Nouvelle-Zélande; d'Italie; du Languedoc-Roussillon et d'Argentine entre autres.

 

Appels d'offres à prix planché par la SAQ

La direction de la SAQ ne nie pas qu'elle fait des appels d'offre à prix plancher! 

Le Journal de Québec publie aujourd'hui en première page que la SAQ fait des appels d'offres en demandant un prix pas trop bas, ce que pourtant lui avait reproché la Vérificatrice générale du Québec.

«Fustigée récemment par la vérifi­catrice générale pour cette prati­que, la Société des alcools du Québec (SAQ) continue de lancer des appels d’offres avec un prix de vente plancher fixé d’avance dans les succursales», écrit je journaliste Pierre Couture.

En effet, la SAQ a lancé un appel d'offres pour deux mousseux rosés, mais exige qu'ils soient proposés à un prix qui devra être supérieur à 11,95 $. Ceci empêche des producteurs de proposer des vins à un prix plus bas.

Comme, nous l'écrivions en juin: un producteur qui a un surplus ou qui voudrait faire un rabais pour entrer sur notre marché ne pourra pas nous faire de rabais. Il devra hausser son prix de départ pour atteindre le prix de détail plancher fixé par la SAQ.

La vérificatrice générale, Mme Guylaine Leclerc, avait critiqué ce procédé. «Pour aider les fournisseurs, la SAQ leur fournit une calculette afin qu’ils puissent déterminer si leur produit se situe dans la fourchette de prix mentionnée
dans l’appel d’offres. Si leur produit ne se classe pas dans cette fourchette de prix de détail, il sera refusé par la SAQ. En procédant ainsi, cette dernière annonce à l’avance le prix qu’elle veut payer. Si leur produit ne se classe pas dans cette fourchette de prix de détail, il sera refusé par la SAQ. En procédant ainsi, cette dernière annonce à l’avance le prix qu’elle veut payer.» (Chap 6; art. 34)

La SAQ annonce donc à l'avance le prix qu'elle veut payer. La direction de la SAQ avait promis de corriger. Mais non, on continue.

Se produit aussi
La réponse de la direction de la SAQ à l'article du journal est délicieuse. «Précisons que le phénomène inverse à la situation énoncée dans l’article se produit aussi», dit le communiqué appelé «rectificatif» de la SAQ. 

La SAQ ajoute aussi que ces prix sont aussi bons que ceux de la LCBO, mais oublie de mentionner que la LCBO fait aussi de tels appels d'offres à prix plancher comme le lui avait reproché le vérificateur général de l'Ontario en 2011.

Dans son communiqué d'aujourd'hui, la direction de la SAQ précise que «Dans son rapport déposé en mai dernier, la vérificatrice générale du Québec recommandait "d’examiner périodiquement la Politique d’achat et de mise en marché pour y inclure les meilleures pratiques en matière d’acquisition et mettre en place des moyens pour favoriser l’obtention des conditions d’achat les plus avantageuses". La SAQ avait alors souscrit publiquement à cette recommandation et travaille en ce sens.»

Le Québec est un des plus gros fournisseurs de vin en vrac aux É.-U.

Le Québec est un des plus gros exportateurs de vin en vrac aux États-Unis.

Ça semble incroyable, n'est-ce pas?

L'organisme FranceAgriMer publie des chiffres sur les exportations de vin aux États-Unis. Ces chiffres mis en ligne hier nous apprennent que les importations de vin en vrac ont fortement augmenté aux États-Unis ces dernières années.

On y apprend aussi que les deux principaux exportateurs de vins en vrac vers ce pays sont le Chili et le Canada. Chacun d’eux accapare 26 % des parts de marché de vin en vrac importé aux États-Unis.

L'an dernier, c'était 31 % pour le Chili et 21 % pour le Canada.

Le Canada a ainsi dépassé l'Australie et l'Argentine.

Le Canada exporte donc plus de vin en vrac aux États-Unis que l'Australie, l'Argentine, l'Italie et l'Espagne.

Le Canada exporte même deux fois plus de vin en vrac aux É.-U. que l'Italie!

Le Canada a exporté 71 millions de litres de vin en vrac en 2015, selon les chiffres de Statistique Canada (exportations domestiques au format de 2 litres et plus).

Qui au Canada exporte tant de vrac?
Je supposais l'Ontario, mais non, c'est le Québec.

En effet, toujours d'après Statistique Canada, le Québec a exporté 45 de ces 71 millions de litres, pendant que l'Ontario n'en exportait que 8 millions, la Colombie-Britannique 0 et l'Alberta 18 millions. Étonnant!

Exportations domestiques, vin, litres (2015)
Canada 71 000 000
  Québec 45 000 000
  Alberta 18 000 000
  Ontario  8 000 000

Mais d'où vient ce vin exporté par l'Alberta et le Québec?
Est-ce de la réexportation?
D'après Statistique Canada, la réexportation de vin en vrac a été de seulement 19 231 litres pour tout le Canada et ce fut envoyé à Hong Kong et à Saint Pierre et Miquelon!

Donc, le Québec exporte 45 millions de litres de vin en vrac outre frontière. Pour vous donner une idée de ce que représentent 45 millions de litres, disons que les ventes totales de vin au Québec, en SAQ et en épicerie ont été de 160 millions de litres en 2014-2015, toujours selon les chiffres de Statistique Canada.

Donc, nous exportons en vrac, l'équivalent du quart de notre consommation totale de vin.

L'organisme fédéral nous apprend aussi que ces 45 millions de litres se sont vendus pour 26 millions de dollars. Ça ne fait pas cher le litre! Soit 0,58 $ le litre.

Comment ce fait-il qu'on ne peut pas pas avoir de vin à moins de 10 $ le litre au Québec, alors qu'on en vend 44 millions aux Américains à 58 cents?

Mais où va ce vin aux États-Unis?
Les chiffres de Statistique Canada nous disent que ça va principalement au Kentucky, en Illinois, en Arkansas et au Maine. Il y en a même presque 1 million de litres qui vont directement en Californie.

58 cents le litre, c'est une moyenne.

Les 21 millions de litres vendus à l'Illinois, en 2015,  l'ont été pour 4 millions de dollars; soit à 20 cents le litre. (Pour y être distillés peut-être.)

C'est un marché en pleine croissance puisqu'en 2010 le Québec exportait 10 millions des 13 millions de litres de vin canadien en vrac aux États-Unis.

D'après les tableaux des douanes compilés par Statistique Canada, l'exportation de vins québécois en vrac aux États-Unis a débuté en 1997 avec une expédition de 141 000 litres en Alaska. Puis cela a rapidement monté à 12 millions de litres en 2002, destiné presque entièrement au New Jersey. Puis, pour retomber à moins de 2 millions de litres en 2006; pour reprendre à 6 millions en 2008, principalement au Maryland; puis 10 millions en 2010; 17 en 2013; 36 en 2014 et notre 45 millions de litres l'an dernier. (L'Alberta a commencé en 2003; l'Ontario en 1988.)

Nous exportons du vin en vrac seulement aux États-Unis, sauf pour un petit 640 litres (1452$) à Saint Pierre et Miquelon en 2015. L'Ontario a aussi exporté une petite quantité à fort prix à Cuba: 62 000 litres (260 000$).

La production de vin fait avec des raisins vraiment du Québec est d'environ 2 millions de litres. Alors qu'est-ce que ce 45 millions de litres?

L'importation
Étrangement, le Québec a importé presque la même quantité de vrac en 2015, soit 44,5 millions de litres; principalement d'Australie et d'Espagne à un peu plus de 1,00 $ le litre.

Le dernier rapport annuel de la SAQ nous dit qu'elle en a vendu 41 millions de litres aux épiceries et dépanneurs et que la SAQ en a vendu elle même plusieurs millions de litres dans ses succursales et agences en épiceries.

By Unknown early 1900s text writing in coptic and arabic [Public domain], via Wikimedia CommonsCeci n'explique pas cela. Alors d'où vient ce 45 millions de litres que le Québec vend aux Américains moins cher que ce qu'on importe?

Les noces de Cana (da)
Et qu'en est-il de l'Alberta qui a exporté 18 millions de litres de vin en vrac et qui en a importé seulement 627 000 litres?

Il est tout de même étrange que Québec, qui n'est pas un grand producteur de vin, se trouve à être dans le peloton de tête des exportations de vin en vrac aux É-U avec de grands producteurs comme le Chili et l'Australie. Est-ce que cela ressemble aux Noces de Cana? — Ou sont-ce les noces de Canada?

Le Québec semble donc avoir développé une expertise dans le domaine du vin en vrac!

Sources :
Les importations étrangères - bilan 2015, FranceAgriMer, 28 juillet 2016
Statistique Canada, Base de données sur le commerce international canadien de marchandises, Tableau 980-0022   22. Exportations domestiques
Rapport annuel 2016 SAQ
Du vrac canadien aux États-Unis, Vin Québec, oct. 2015

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mise à jour régulièrement.


Une caisse ou deux à la SAQ Dépôt

On trouve de plus en plus de belles choses dans les 10 magasins SAQ Dépôt de la SAQ.

Ces succursales à rabais sont devenues les endroits les plus populaires du réseau des 406 magasins de la SAQ.

Les ventes de ces 10 magasins approchent les 300 millions de dollars. Deux de ces magasins entrepôts vendent chacun pour plus de 50 millions de dollars.

La plupart des clients achètent au moins 12 bouteilles afin de profiter du rabais de 15 %.
Ce rabais est payé par les fabricants et non par la SAQ.

On y trouve maintenant des vins des grandes maisons, telles Antinori, Chapoutier, Perrin, Boissset, Jolivet, Batasiolo, et Willm. On y vend aussi le Chateau Simard et le grand vin d'Osoyoos Larose. On peut y dénicher des portos de Taylor Flagate et Offley, des champagnes des maisons Laurent-Perrier, Mumm, Pommery et Duval-Leroy; ainsi que des mousseux de Parés Balta, d'Antech et de Laurens.

On y trouve même des vins de François Chartier et de Ricardo Larrivée.

La plupart des vins y sont à moins de 20 $ dans ces 10 dépôts.
Il y a même 127 vins qui sont réservés exclusivement à ces magasins.

Toutefois, certaines régions sont dépourvues de ces grands magasins, dont le Bas-Saint-Laurent; la Gaspésie, la Côte-Nord et l'Abitibi.

La SAQ Dépot de Montréal est la mieux garnie avec 1000 produits, dont 780 vins.

Il n'y a plus seulement que des vins bas de gamme dans ces gros magasins. On peut maintenant y faire de belles trouvailles.

Nous mettrons donc à jour régulièrement la liste des meilleurs vins à la SAQ Dépôt vinquebec.com/meilleursdepot

Voici quelques-uns de ces vins qu'il est préférable d'acheter dans ces magasins afin de profiter du rabais de 15 %.

$/L indique le prix au litre.

Des Québécois honorés par l'Organisation internationale du vin

Des Québécois reçoivent un prix de l'Organisation de la Vigne et du Vin (OIV) pour leurs publications.

Le Jury des Prix de l’OIV a attribué 12 prix et 13 mentions spéciales parmi 40 ouvrages sélectionnés à partir de 76 candidatures reçues de 27 pays.

Pascal Patron, Kathleen McNeil et Jean-Luc Jault reçoivent le prix de la catégorie encyclopédie pour leur Manuel de sommellerie professionnelle. Une brique de 754 pages éditée par l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ). (Voir un compte-rendu de ce livre ici.)

De son côté, Jacques Orhron, professeur de sommellerie retraité et auteur, reçoit le prix de la catégorie littérature pour son livre Le vin snob.
Le prof. Orhon y tient des propos décapants sur le milieu des sommeliers qui ont tendance à se prendre trop au sérieux. (Voir le compte-rendu ici.)

Parmi les 12 grands prix, il y a aussi la réédition du Dictionnaire encyclopédique des cépages de Pierre Galet et The Oxford Companion of Wine de Jancis Robinson.

Voyez le Palmarès de l'Édition 2016 de l'OIV dans le site de l'organisme.

 

Achats en ligne à la LCBO

La boutique d'achats en ligne de la LCBO est maintenant ouverte.

Elle démarre avec 5000 produits. La LCBO dit que ce sera 16 000 l'an prochain. (À la SAQ c'est toujours 5000 après plusieurs années.)

De nombreux produits sont même disponibles exclusivement en ligne. C'est le cas pour 450 des 1200 vins rouges et pour près de 200 vins blancs.

Les vins de l'Ontario y sont en assez grand nombre: 135 rouges et 142 blancs. Il y a seulement 11 vins de la Colombie-Britannique.

La livraison est gratuite dans une succursale et 12 $ plus taxe pour livraison à la maison.

La livraison se fera par Postes Canada dans les 2 ou 3 jours à domicile, par contre ça prendra d'une à quatre semaines en succursales.

Le montant minimum de la commande est de 50 $.

La LCBO tient à préciser qu'elle ne livrera pas en dehors de la province de l'Ontario. Toutefois, les résidants de toutes les provinces (et même de l'Afghanistan) peuvent commander, mais doivent faire livrer dans une succursale de l'Ontario.

Le site de livraison de la LCBO est à cette adresse www.lcbo.com
 

Hausse du prix du vin de seulement 7 % depuis 2002

Indice prix à la consommation
Vin acheté en magasin

  2002
2015
Québec 100 107,7
Ontario 100 105,0
Alberta 100 118,8

Le prix des vins avant taxes n'a augmenté que de 7 % au Québec depuis 2002.

C'est évidemment le prix avant taxes.

En Ontario, ce fut une hausse de 5 % et en Alberta de 18 %.

Il est à noter que le prix en Alberta n'a pas augmenté depuis 2009. Il y est depuis ce temps à l'indice 118.

Pendant cette même période, l'indice des prix à la consommation de l'ensemble des produits a augmenté de 24 % au Québec; de 27 % en Ontario et de 33 % en Alberta. (D'après les chiffres de Statistique Canada - tableau CANSIM-0020).

Par contre, le consommateur paie maintenant plus ce +7 %.
C'est que lorsqu'on achète du vin au Québec, on ne voit pas le montant pour les taxes qui sont très nombreuses. En effet, en plus de la marge de 135 % de la SAQ; il y a une taxe spécifique de 1,05 $ la bouteille, en plus de la TVQ et de la TPS. (Voir Le prix d'une bouteille de vin au Québec)


Achat en ligne à la LCBO bientôt

Le monopole des alcools de l'Ontario (LCBO) annonce la mise sur pied bientôt d'un site d'achat en ligne sur lcbo.com.

Ce sera plus de 4000 produits, des vins, des bières et des spiritueux, «dont presque tous vos grands favoris en succursale, à partir de votre téléphone, de votre tablette ou de votre ordinateur», dit la LCBO.

Actuellement, il possible d'acheter en ligne en Ontario, mais seulement sur le site des produits de luxe de la société d'État www.vintagesshoponline.com. On y trouve aujourd'hui environ 400 vins — la plupart à plus de 50 $.

On ne donne pas plus de détails sur ce nouveau service de la LCBO.

Au Québec, saq.com affiche plus de 5000 produits disponibles pour achat en ligne et livraison à la maison ou dans une succursale.

Vin québécois en épicerie : est-ce légal?

Les vignerons du Québec auront bientôt le droit de vendre leurs vins dans les épiceries de la province. Les vignerons étrangers et même canadiens n'auront pas ce droit. Leurs vins sont toujours interdits de vente dans les 8000 épiceries du Québec.
 
Le gouvernement de Colombie-Britannique a aussi permis la vente de vin dans les épiceries de sa province, mais seulement les vins produits dans cette province. Les vignerons du reste du Canada et des autres pays sont exclus.
 
Est-ce légal selon les règles du commerce international?
 
Il semble que non. D'ailleurs, la première ministre de la Colombie-Britannique a reçu une lettre diplomatique de plusieurs gouvernements étrangers.
 
En effet, Glen Korstrom du journal Business in Vancouver rapporte dans son édition d'hier que des représentants au Canada de la Communauté européenne ont envoyé une missive à la première ministre de la province.
 
«B.C. implemented new wine-sale regulations that only allow sales of B.C. wine on grocery store shelves. In that the regulations appear on their face to accord less favourable treatment to imported wine than they do to B.C. wine, we question whether they are consistent with Canada’s commitments as a member of the World Trade Organization – specifically the national treatment obligations

Traduction

«La Colombie-Britannique a imposé de nouvelles règles qui ne permettent que la vente de vin de Colombie- Britannique dans les épiceries. Dans ces règles, il apparait clairement qu'on accorde un traitement moins favorable aux vins importés qu'aux vins de la Colombie-Britannique, nous nous demandons si ces règles sont compatibles avec les engagements du Canada en tant que membre de l'Organisation mondiale du commerce - en particulier les obligations de traitement national.»

La lettre, au ton bien diplomatique, est aussi signée par les représentants au Canada des États-Unis, de l'Australie, du Chili, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande et de l'Argentine.

Mais quelles sont ces «obligations de traitement national»?

Voici ce que dit le traité de l'Organisation mondiale sur le commerce à ce sujet:.

«2. Traitement national: égalité de traitement pour les étrangers et les nationaux. Les produits importés et les produits de fabrication locale doivent être traités de manière égale, du moins une fois que le produit importé a été admis sur le marché. (...) Ce principe du “traitement national” (accorder à d’autres le même traitement que celui qui est appliqué à ses propres nationaux) figure aussi dans tous les trois principaux Accords de l’OMC (article 3 du GATT, article 17 de l’AGCS et article 3 de l’Accord sur les ADPIC)».(OMC)
 
Imaginons donc un instant si ces pays faisaient de même en donnant un traitement défavorable aux produits étrangers  chez eux. Comment pourrions-nous alors exporter nos avions CSeries de Bombardier, nos trains Bombardier, notre papier, nos livres, nos logiciels, nos cidres et nos vins de glace?

Achats de vin en ligne dans trois provinces

Le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique permettront à leurs résidants d'acheter en ligne du vin de chacune de ces provinces via un site internet commun.

Les premiers ministres de ces provinces en sont venus à une entente intérimaire afin de permettre à leux citoyens et producteurs d'acheter et de vendre du vin dans ce «marché commun» de trois provinces.

L'annonce en a été faite aujourd'hui par les premiers ministres Philippe Couillard, Kathleen Wynne et Christy Clark.

La première ministre de l'Ontario a annoncé que la LCBO mettra en ligne un site internet qui regroupera les vins produits dans ces trois provinces. Ce site sera accessible aussi via le site de BC Liquor et de SAQ.com.

Les consommateurs pourront ainsi commander en ligne des vins des autres provinces et le faire livrer par Postes Canada à la maison ou dans un magasin d'une des sociétés d'alcool.

Cette annonce a été faite à 11 h ce matin (heure de Whitehorse ou 14 h heure de l'Est) en marge de la conférence des premiers ministres des provinces du Canada.

Pourquoi ne pas permettre aux consommateurs de commander directement des vignerons des autres provinces?
Le premier ministre du Québec a répondu que cela sera plus compliqué et aurait demandé encore plus de négociations. «Ça aurait pris encore deux ans de négociations» a dit M. Couillard. En attendant de faire mieux, nous posons ce jalon et il y en aura d'autres. Au moins cela permettra en attendant aux consommateurs de commander du vin de l'Ontario et de la Colombie-Britannique et cela permettra à nos vignerons de faire connaitre leurs produits au reste du Canada. C'est un progrès pour les consommateurs et les producteurs.»

«Nous sommes en train de revoir le modèle d'affaire de la SAQ. La réflexion est en cour. C'est un jalon et il y en aura d'autres», a ajouté le premier ministre du Québec.

M. Couillard a aussi invité les autres provinces à se joindre à ce système commun d'achats en ligne. La Nouvelle-Écosse serait intéressée, dit-il.

Un comité de travail interprovincial sera formé afin de trouver des moyens d'améliorer la circulation du vin, de la bière et des spiritueux au pays.

La première ministre de la Colombie-Britannique poussait depuis quelques années ce genre d'entente. Les vins de sa province auront ainsi un accès au vaste marché de l'Ontario et du Québec. L'Ontario profitera aussi du marché du grand nombre  d'amateurs de vins du Québec.

Pour ce qui est du Québec, ce marché commun profitera surtout aux consommateurs friands de nouveautés et de découvertes, les vignerons québécois étant encore trop petits pour tenter de percer dans les deux autres marchés. Ils ont encore à convaincre et conquérir les consommateurs d'ici. De plus, d'ici quelques semaines, ils pourront commencer à vendre leurs vins dans les épiceries de la province.

La Colombie-Britannique produit l'équivalent de plus de 50 millions de bouteilles par année; pour l'Ontario c'est 84 millions de bouteilles. (Chiffres de 2011, Frank et Rimerman)

Cependant, les trois quarts de cette production sont constitués de mélange de vin canadien et de vin étranger. C'est du vin dit «élaboré au Canada» ou «Cellared in Canada» ou encore «International Canadian Blended». Le vin vraiment fait avec des raisins de ces provinces, ceux qui ont le label VQA, représentent 25 % de ces chiffres.

Le Québec déclare l'équivalent 50 millions de bouteilles de vin. Toutefois, plus de 90 % de cette production est le fait d'usines qui embouteillent du vin importé en vrac. La production de vin fait principalement de raisins québécois serait inférieure à 3 millions de bouteilles.

La direction de la SAQ dit accueillir favorablement cette annonce. «La SAQ travaillera de concert avec la LCBO et la LDB afin que l’accessibilité aux produits locaux des trois provinces concernées soit simplifiée pour leurs clients réciproques. Au final, ce sont eux qui seront gagnants!»

De son côté, le député conservateur fédéral Dan Albas qui représente la circonscription viticole de Central Okanagan—Similkameen—Nicola dit que cette entente est «un progrès, mais que c'est décevant. Ce n'est pas ça le libre échange.

Le défenseur du libre commerce du vin au Canada dit que les consommateurs de toutes les provinces devraient être autorisés à communiquer avec les vignerons du pays et se faire livrer leurs vins sans intermédiaire provincial comme la LCBO ou la SAQ.

  Les trois derniers paragraphes ont été ajoutés le 23 juillet à 9 h 40.

Libre circulation du vin: le dossier avance

Le Québec, la Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard se prononcent en faveur de la libre circulation du vin au Canada.

Après une journée de discussions à Whitehorse au Yukon, les négociations sur le libre commerce entre les provinces canadiennes progressent.

Le dossier du vin et de la bière y est un enjeu important pour le fédéral et plusieurs provinces.

Le Québec semble maintenant favorable à une libéralisation de la circulation du vin d'une province à l'autre.
Du moins si on se fit aux rapports de presse publiés après la première journée de rencontre des premiers ministres.

La Presse Canadienne rapporte que le premier ministre du Québec Philippe Couillard a dit que la circulation du vin et de la bière est un enjeu important pour le Québec.

«M. Couillard a affirmé qu’un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs.
Il a indiqué que ce dossier était important pour les citoyens, qui se demandent pourquoi ils ne peuvent pas obtenir plus facilement des vins d’une autre juridiction.»

Puis, le Journal de Québec cite M. Couillard qui a dit que «nous faisons maintenant du très bon vin au Québec». Le journal écrit qu'il «s’agit, selon lui, de permettre non seulement aux producteurs locaux d’avoir accès à de nouveaux marchés au Canada, mais aussi de répondre aux besoins des citoyens.»

Commerce du vin entre les provinces: rencontre des premiers ministres

Les premiers ministres des provinces du Canada sont réunis pendant deux jours à Whitehorse dans le Yukon pour discuter, entre autres, du renouvellement de l'Accord sur le commerce intérieur. Cet accord date de 1994.

Parmi les éléments de l'accord ou du désaccord, il y a la question de la libre circulation des boissons alcooliques entre les provinces. Actuellement, plusieurs provinces imposent de fortes limites au commerce du vin entre les provinces et limitent aussi les droits des consommateurs canadiens à s'approvisionner en vin dans les autres provinces du pays.

«La libéralisation du commerce des boissons alcooliques est l’un des nombreux sujets ayant fait l’objet de discussions au cours des derniers mois, y compris lors de la dernière rencontre des ministres à Toronto (le 8 juillet 2016)», nous dit le responsable des relations média du Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

M. Jean-Pierre D'auteuil ajoute que lors de la rencontre d'aujourd'hui et demain que les premiers ministres recevront un rapport sur l’état des travaux visant le renouvellement de l’Accord sur le commerce intérieur, lesquels sont menés par les ministres responsables du commerce intérieur.

«L’enjeu des boissons alcooliques pourrait être brièvement abordé dans ce contexte, au même titre que plusieurs autres enjeux touchant au commerce interprovincial, mais aucune discussion "de fond" n’est prévue à ce sujet.

Taux de sucre SAQ versus LCBO


Un même vin, mais deux taux d'alcool différents!

Comment se fait-il que les taux de sucre indiqués pour les mêmes vins ne soient pas les mêmes à la SAQ et à la LCBO?

Les taux de sucre indiqués dans le site de la SAQ sont systématiquement moins élevés que dans le site de la LCBO.

Par exemple le Pinot Gris Réserve Trimbach 2012 est indiqué contenir 5,7 grammes de sucre au litre dans le site de la SAQ; alors que la LCBO lui donne 13 grammes!

La différence est presque systématiquement de 2 grammes de moins au Québec et elle même plus du double dans certains cas; et même le triple comme dans le cas du Beaujolais de Georges Duboeuf (LCBO 212480 - SAQ 212480) illustré dans l'image du haut. Voici quelques exemples dans ce tableau.

Taux de sucre SAQ/LCBO
  SAQ LCBO
Pinot Gris Réserve Trimbach 2012 5,7 13
Cono Sur Bicicletta Pinot noir rosé 2015 7,1 15
Beaujolais Duboeuf 2 6
Liano 9,6 16
Pasqua sangiovese 2015 9,4 14
Merelot Grand Sud 8,8 13
Centine 2013 7 9
Red Revolution 11 13
Ménage à Trois 12 14
Champagne Brut Cordon Rouge Mumm 9,6 11
Mateus 15 19

Pourtant, autant la SAQ que la LCBO disent utiliser la même méthode. Ils affirment calculer le taux de sucre réducteur, et ce une fois par année.

Il se peut donc qu'à certaines occasions ils n'analysent pas le même millésime. Toutefois, c'est une réponse insatisfaisante vu le grand nombre de différences entre les chiffres des deux monopoles.

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La SAQ Dépôt de Hull dénénage à Gatineau

Ça faisait plus de deux ans que les dirigeants de la société d'État cherchaient un local à Gatineau pour y déménager son magasin entrepôt de Hull.

En 2000, la SAQ a ouvert ses 6 premiers magasins SAQ-Dépôt. Celui de l'Outaouais a été installé dans une ancienne épicerie à quelques pas de la frontière ontarienne. On y vendait alors du vin et des spiritueux en vrac. Les Ontariens y venaient nombreux remplir des bidons.
La vente de vin en vrac a cessé en 2009.

La SAQ Dépôt de Hull déménage donc dans les locaux de l'ancien magasin Future Shop au 25 rue de la Savanne, dans le secteur des grands centres commerciaux. Elle sera à 200 mètres d'une succursale SAQ Express et à 1300 mètres d'une succursale SAQ-Sélection. Il y aura donc trois succursales de la SAQ dans le même quartier commercial des Promenades Gatineau.

La succursale Dépôt de Hull est parmi les moins performantes des 10 SAQ Dépôt. Elle est avant-dernière place avec des ventes de 13,2 millions $ devant la nouvelle succursale de Vaudreuil. Elle est tout de même en 13e position de toutes les 406 succursales du Québec pour les ventes de produits courants. Elle vend toutefois à peine plus que les trois principales succursales Sélection de Gatineau (Plateau 13 millions $; Casino 11,5 et Maloney 11 millions $).

La SAQ a ouvert 4 nouveaux magasins entrepôt ces dernières années au Québec. Ils sont maintenant au nombre de 10. Selon, le président de la SAQ, ces 10 magasins accaparent maintenant près de 20 % des ventes des 406 succursales de la société d'État. Les deux principales SAQ Dépôt de Montréal et de Québec ont un chiffre d'affaires de 57 millions $.

Ce sont des magasins à rabais où les prix sont déduits de 15 % si on achète une caisse de 12 bouteilles de n'importe quel produit. Ce rabais est illusoire, car le producteur hausse son prix affiché pour pouvoir offrir le supposé rabais.

La SAQ Dépôt de Hull a 680 produits, dont 432 vins; la majorité (357) à moins de 20 $; dont 175 vins à moins de 15 $.

  Donc, 40 % des vins y sont à moins de 15 $; alors que ces vins ne représentent que 7 % de l'offre dans l'ensemble des succursales.

Plus de 100 de ces produits sont exclusifs, c'est-à-dire qu'ils ne sont vendus que dans les SAQ-Dépôt. On y vend aussi une quinzaine de vins aux formats de 3 et 4 litres.

La SAQ-Dépôt quitte donc le centre-ville de Hull pour s'installer en novembre dans le quartier des centres commerciaux de Gatineau.

Trop d'alcool dans le vin blanc

C'est l'été. Il fait chaud. On veut prendre un apéritif léger. On ouvre alors une bouteille de vin blanc — Amaya Chardonnay 2013 — puis on s'exclame «du jus d'alcool». Le vin a une finale chaude, brulante et même caustique — aucune fraicheur. Ce n'est pas désaltérant. On a l'impression de boire un alcool, un spiritueux! On fait la grimace.

Puis on prépare un repas léger par cette journée de belle chaleur. On ouvre une autre bouteille de chardonnay — Domaine La Lieue 2015 — là encore le vin nous laisse une bouche sèche, le liquide a peu de fruits, l'alcool est bien marqué, sa finale est dure, pas de finesse, pas de plaisir!

Taux d'alcool dans les vins blancs du Chili
Alcool
n
12,5 %
2
13
2
13,4
3
13,5
13
13,9
1
14
6
14,4
1
14,5
2
14,7
1

Pourquoi des vins blancs se prennent-ils pour de gros rouges? Pourquoi tant d'alcool dans des vins qui devraient désaltérer?

Ce phénomène est très répandu dans le Nouveau Monde. Lorsque l'on consulte le taux d'alcool affiché dans le site saq.com pour les 31 vins blancs du Chili, on obtient ce tableau.

Il n'y a aucun vin qui a 12 % d'alcool; seuls 2 vins ont un taux de 12,5 %; 2 autres affichent 13 %; tous les autres ont plus de 13 % d'alcool. On joue même dans la précision ici avec 3 vins qui n'osent pas afficher 13,5 %: un autre qui affiche 14,4 % et un dernier qui frôle les 15 %.

Ces forts taux d'alcool pour les vins blancs représentent une tendance qui se répand aussi en Europe, particulièrement sur les chardonnays.

Je ne veux pas généraliser et dire que tous les vins blancs de plus de 13 % d'alcool sont déséquilibrés. Non! Certains ont beaucoup de matière, de fruit et peuvent supporter ces forts taux d'alcool. Par contre, d'autres, plus fluets, en fruit n'ont que l'alcool pour leur donner de la consistance.

Toutefois, si vous recherchez cette sensation d'alcool ou si vous y êtes peu sensible, ça ne vous dérangera pas. Cependant, pour les autres ce sera du déplaisir.

Donc, méfiez-vous. Si vous voyez plus de 13 % sur l'étiquette d'un vin blanc, il y a des risques que le vin ne soit pas agréable.

Des finales chaudes, asséchantes ou brulantes ne donnent pas de plaisir.

 Consultez la liste de beaux vins blancs pas alcooleux... par cote ou par prix.

Le vin d'une province à l'autre

L'agence Presse canadienne rapportait la semaine dernière que les ministres provinciaux et fédéral en étaient venus à une entente sur le libre commerce entre les provinces.

Malgré le fait que le Canada soit un pays depuis l'acte constitutionnel de 1867, il reste encore des barrières au commerce entre les provinces et à la libre circulation des biens, des services et des travailleurs.

L'entente est secrète. Elle doit être approuvée par chacun des gouvernements. Elle toucherait un grand nombre de produits, dont le vin et la bière.

Comme le rapporte la PC «Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, rappelait d’ailleurs en avril que le commerce intérieur au Canada est en fait moins libre, à certains égards, que le commerce extérieur.»

Les premiers ministres étudieront cette entente lors de leur prochaine rencontre à Whitehorse, au Yukon, à la fin de mois.

En fait, on ne sait même pas avec certitude si l'entente en question concerne le vin. Toutefois, l'on sait que le gouvernement fédéral veut libéraliser le commerce des produits entre les provinces. «Les obtacles au libre commerce sont un frein au développement du pays», a dit le ministre fédéral du Développement économique Navdeep Bains.

Ce dernier a aussi dit qu'il était favorable à la libre circulation du vin et de la bière d'une province à l'autre.

Il y a un mois, le Sénat disait aussi vouloir se pencher «sur les absurdités du commerce interprovincial» «Le gouvernement fédéral multiplie les accords commerciaux avec d'autres pays, mais il demeure incapable d'établir une véritable zone de libre-échange entre les provinces, à l'intérieur des frontières canadiennes», comme le rapportait La Presse.

Donc, ça bouge ! Qu'est-ce que cela veut dire pour les consommateurs et les producteurs de vin?

C'est ce que j'ai tenté d'expliquer dans cette entrevue de 6 minutes à TVA-Gatineau.

Le Nouveau-Brunswick réduit le prix de la bière pour concurencer le Québec

Le monopole des alcools du Nouveau-Brunswick annonce une réduction du prix de certaines bières. Cette vente vise à inciter les Néobrunswickois à acheter de la bière chez eux au lieu d'aller au Québec.

Le prix de la bière au Québec est en général deux fois moins évevé qu'au Nouveau-Brunswick.

La bière au Québec ne passe pas par le monopole de la SAQ; alors que celle du Nouveau-Brunswick passe par le monopole NB Alcool qui se prend une bonne cote au passage.

Pour profiter du rabais, il faudra acheter quatre caisses de cannettes parmi les produits Labatt (Budweiser, Bud Light), Molson (Molson Canadian, Coors Light) et Moosehead (Alpine, Moosehead Light) au prix de 74,99$, ce qui représente un prix de 18,75$ la caisse contrairement à 27,99$ l’unité, selon les calculs du journal Acadie Nouvelle. La caisse de bière est souvent 24,99 $ de l'autre côté de la frontière, ce qui fait que plusieurs consommateurs de l'Acadie s'approvisionnent au Québec.

Le porte-parole d'Alcool NB prétend que ce rabais ne vise pas à concurrencer les achats au Québec. Pourtant, le vice-président de la brasserie Moosehead, Trevor Grant dit que c'est évident que cela vise à contrer les achats au Québec.

Il a dit espérer que cette opération entraine une hausse de ses ventes, sinon sa compagnie pourrait perdre beaucoup d'argent. Il ajoute ne pas avoir eu de choix de participer à cette opération.

On s'attend maintenant que cela ait un effet aussi en Nouvelle-Écosse où des consommateurs pourraient vouloir profiter de ce rabais du Nouveau-Brunswick. Ce rabais sera en vigueur jusqu'au 4 septembre.

Rappelons le contexte; un juge du Nouveau-Brunswick (Affaire Comeau-Leblanc) a déclaré anticonstitutionnelle la loi provinciale qui interdit d'acheter de la bière en dehors de la province. Ce jugement a été porté en appel par le gouvernement libéral.

Pour en savoir plus sur ce sujet d'actualité:
Alcool NB lance une contre-attaque sur le prix de la bière, Acadie Nouvelle
New Brunswickers say cheers to new beer promotion offering Quebec prices  CTV News
NB Liquor price cut is a risk, Moosehead says, CBC News

La liste des ingrédients sur la bière

Des brasseries des États-Unis afficheront la liste des ingrédients de leurs produits.
Le Beer Institute, association qui regroupe la plupart des brasseurs de bières des États-Unis, annonce qu'elle demande à ses membres d'indiquer le nombre de calories et les ingrédients contenus dans les bouteilles de bière.

Les quatre grands producteurs de bière Anheuser-Busch InBev, MillerCoors, Heineken et Constellation Brands ont aussitôt déclaré qu'ils suivront cette recommandation de leur association.

La liste des calories sera indiquée sur les bouteilles et une liste des ingrédients pourrait être disponible via un code-barre ou sur le site internet du fabricant.

Le Beers Institute dit qu'un sondage récent mené aux États-Unis révélait que 72 % des consommateurs considèrent qu'il est important de connaitre les éléments nutritifs des aliments et des breuvages avant de les acheter.

On peut se demander maintenant quand les producteurs de vin feront la même chose.

   Communiqué du Beer Institute Brewers' Voluntary Disclosure Initiative

Le Vatican premier consommateur de vin au monde: c'est faux

On a vu cette «nouvelle» dernièrement concernant la consommation de vin au Vatican.
Des titres du genre : — Qui consomme le plus de vin au monde? Le Vatican! — Les prêtres et les religieuses du Vatican "se noient" dans le vin? — Et le plus grand consommateur de vin au monde est… le Vatican.

C'est faux. Les habitants du Vatican ne sont pas les plus gros consommateurs de vin au monde.

Mais d'où vient cette erreur? Selon certains médias les 900 habitants du Vatican consommeraient plus de 50, 60 et même 74 litres de vin chacun par année; soit 2 à 3 fois plus que les Québécois.

Selon les chiffres compilés par le Wine Institute de Californie, en 2015, il s'est vendu 45 000 litres de vin au Vatican qui avait une population de 836 personnes.

Toutefois, ces 836 personnes ne sont pas les seules à acheter du vin. Il y a plus de 5000 employés et employés retraités qui peuvent acheter du vin peu taxé au supermarché Spaccio dell’Annona du Vatican.

Donc, les ventes totales devraient être divisées par le nombre d'acheteurs soit près de 6000 et non divisées par le nombre d'habitants.

C'est la même distorsion statistique que l'on observe en Andore et au Luxembourg où un grand nombre d'étrangers achètent du vin à bon prix.

Le sucré des vins d'Alsace

Quel est le taux de sucre des vins d'Alsace?
Il varie énormément d'un vin à l'autre.
Comment s'y retrouver alors?

Il y a 104 vins blancs d'Alsace à la SAQ. La société d'État indique le taux de sucre pour la plupart de ces vins, soit 68, mais pas pour tous! Ce qui est étonnant!

Sans compter les vendanges tardives et grains nobles, le taux de sucre des vins alsaciens varie de 1 à 52 grammes de sucre au litre parmi les 68 vins d'Alsace dont la SAQ communique cette information.

Beaucoup de consommateurs hésitent à acheter des vins d'Alsace parce qu'ils craignent qu'ils soient trop fruités ou trop sucrés.

Un vin sec est un vin qui contient moins de 2 grammes de sucre. Toutefois pour les vins blancs qui sont plus acides que les rouges on ne détectera pas de sensation sucrée en bas de 4 grammes dans la plupart des cas.

De plus, pour certains vins bien acides qui ont des pH inférieurs à 3,3, le sucre ne dépassera pas trop même jusqu'à 9 ou 10 grammes de sucre selon les sensibilités.

Afin de vous aider dans vos achats, j'ai compilé ici la liste des vins blancs d'Alsace disponible à la SAQ en fonction des taux de sucre réducteurs donnés par la SAQ.

Attention, je ne dis pas ici que les vins qui ont un taux de sucre élevé ne sont pas bons. Tout au contraire, ils sont souvent délicieux. Toutefois, ces vins plus sucrés s'accordent mieux avec des mets épicés que des plats à base de poisson ou de fruits de mer.

Il y a 860 vignerons qui embouteillent du vin en Alsace, pourtant, la SAQ a moins de 30 producteurs à son répertoire.

Vins blancs d'Alsace $ sucre
René Muré Sylvaner 2014 18,80 <1,2
Domaine Barmès Buecher Trilogie 2014 20,85 1,6
Léon Beyer Pinot Gris 2014 22,60 2
Josmeyer Riesling Le Kottabe 2012 29,55 2,4
Sainte-Odile 15,65 2,6
Léon Beyer Riesling Cuvée des Comtes d'Eguisheim 2007 50,00 3,2
Trimbach Pinot Blanc 2015 19,55 3,4
Laurent Bannwarth Pinot Gris QVERVI 2011 49,00 3,4
Bestheim Pinot blanc Muscat 18,35 3,7
Michel Chapoutier Riesling Schieferkopf 2014 19,80 3,9
Léon Beyer Réserve Riesling 19,65 4,1
Gentil Hugel
17,95 4,4
Domaine Barmès Buecher Herrenweg Riesling 2014 27,15 4,5
Domaine Ostertag Riesling "Vignoble d'E" 2014 27,40 4,5
Domaine Ostertag Pinot Gris "Barriques" 2012 35,25 4,7
Willm Réserve Riesling
18,70 4,8
Hugel Riesling 2014 19,25 4,8
Rieflé Bonheur Convivial Riesling 18,85 4,9
Domaine Fernand Engel Riesling Réserve 2013 18,80 5,2
Willm Muscat Réserve 2011
18,10 5,3
Domaine Weinbach Pinot Blanc Réserve 2015 29,00 5,3
Willm Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2013 25,75 5,5
Domaine Marcel Deiss Alsace 2014 26,45 5,5
Trimbach Réserve Pinot Gris 2012 27,40 5,7
Domaine Ostertag Fronholz Pinot Gris 2014 52,50 6,1
Willm Réserve Pinot Blanc 16,85 6,3
Wolfberger Signature Riesling 2013 19,95 6,3
Domaine Barmes Buecher Pinot Gris Rosenberg 2012 32,99 6,3
Domaine Bott Geyl Points Cardinaux Métiss 2013 20,80 6,4
Pfaff Pinot Blanc Grande Réserve 15,95 6,5
Pfaff Riesling Cuvée Jupiter 18,95 7,4
Domaines Schlumberger Cuvée S 20,80 7,4
Pfaff Muscat Cuvée Diane 2013 19,00 7,6
Wolfberger W3 Riesling Muscat Pinot gris 17,90 8,3
Domaine Bott-Geyl Les Éléments Pinot Gris 2013 26,15 8,5
Zeyssolff Pinot Auxerrois 2014 17,50 8,6
Jean-Louis Schoepfer Gewurztraminer 2014 22,85 8,9
Domaine Ostertag Muenchberg Riesling 2014 53,00 8,9
Paul Buecher Réserve Personnelle Pinot Gris 2014 25,15 9,1
Trimbach Riesling Cuvée Frédéric Émile 2007 51,50 9,1
Trimbach Gewurztraminer 2013 26,10 9,3
Domaine Marcel Deiss Riesling 2014 32,50 9,9
Hugel Gewurztraminer 2013 21,00 10
Dirler Belzbrunnen Riesling 2012 28,25 10
Dopff & Irion Double Impact 2013 19,55 11
Jean-Baptiste Adam Muscat 2013 19,85 11
Pfaff Black Tie 2015 19,95 11
Domaine Albert Mann Pinot Gris Cuvée Albert 2013 28,00 11
Gentil de Pfaff 2013 16,90 12
Willm Réserve Pinor Gris 17,80 12
Cave Vinicole de Hunawihr Riesling Grand Cru Rosacker 2014 28,30 12
Domaine Marcel Deiss Alsace Engelgarten 2012 47,50 13
Pfaff Pinot Gris 17,50 15
Albert Mann Gewurztraminer 2014 28,80 15
Auxerrois Vieilles Vignes Domaine Albert Mann 2013 22,95 17
Trimbach Gewurztraminer Cuvée des Seigneurs de Ribeaupierre 2007 54,50 17
Pfaff Gewurztraminer Cuvée Bacchus 19,95 19
Preiss-Zimmer Réserve Personnelle Pinot Gris 2014 23,50 19
Domaine Barmes Buecher Gewurztraminer Rosenberg 2013 32,00 22
Ruhlmann Gewurztraminer Vieilles Vignes 2014 22,10 24
Kientz Gewurztraminer 2013 23,20 26
Pfaff Pinot Gris Grand Cru Steinert 2009 28,00 26
Domaine Weinbach Cuvée Théo Gewurztraminer 2014 47,75 29
Domaine Ostertag Gewurztraminer Vignoble d'Epfig 2014 38,50 37
Domaine Marcel Deiss Pinot Gris Beblenheim 2012 26,15 39
Rolly-Gassmann Moenchreben de Rorschwihr Auxerrois 2007 ***1/2
24,60 40
Domaine Barmes Buecher Pinot Gris Rosenberg 2012 32,00 40
Domaine Bott-Geyl Sonnenglanz Grand Cru Pinot Gris 2009 41,00 52

La SAQ ne donne pas le taux de sucre pour les vins de 55 $ et plus ainsi que pour certains vins moins chers!

Quelques statistiques sur les vins d'Alsace
4200 viticulteurs; 860 vignerons embouteilleurs.
150 millions de bouteilles.
Exportation: 28 %. Le Canada est le 6e acheteur en volume et le 4e en valeur avec 6,5 % des exportations. Le principal client est la Belgique, suivi des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la Suède.

Le pinot blanc a représenté 25 % de la production en 2014; le riesling 21 %; le pinot gris 16 %; le gewurztraminer 14 %; le sylvaner 7 % et le muscat 2 %.
L'Alsace c'est 18 % de la production française de vin blanc en AOP.

Le vin alsacien le moins cher à la SAQ est 15,65$.
Il y a 17 vins d'Alsace en produits réguliers. Les 6 vins de moins de 17,50 $ vendent pour 9,5 millions $; ceux de 17,50 $ à 20 $ vendent pour 7,7 millions $.

Il y a de plus en plus de vins bouchonnés : plus de 10 %

«Environ 10% des bouteilles de vin ont un bouchon contaminé susceptible de gâcher la dégustation.»  

Il y a de plus en plus de vins bouchonnés ou contaminés nous disent les experts du laboratoire Excell de Bordeaux.

Le taux de vins contaminés par les molécules TCA et autres dépasse maintenant les 10 % selon les tests de ce laboratoire de Mérignac.

Pendant que des marchands de vin et de bouchon nous disent le contraire que le taux de bouchons défectueux diminuent, le laboratoire Excell dit «qu'on se rend compte qu'il y a de plus en plus de lots de bouchons contaminés. À l'heure actuelle, on peut estimer à plus de 10 % des lots qui ont une contamination qui peut avoir un effet néfaste sur le vin.»

Le TCA (trichloroanisole) peut communiquer une forte odeur de liège, de poussière, de moisi au vin. Il peut aussi à faible dose ne pas communiquer d'odeur, mais masquer en partie ou totalement les aromes et saveurs d'un vin. «Pour finalement enlever tout attrait, tout plaisir et toute reconnaissance», dit un oenologue de l'Institut de la Vigne et du vin, interrogé par France TV3 Aquitaine.

La TCA n'est pas la seule impliquée dans la détérioration du vin en bouteille. Il y a aussi le gaïacol qui donne un goût de fumée ou de viande séchée et les methoxypyrazines qui communiquent des odeurs végétales au vin.

Ces molécules ont des effets pervers sur le vin. «À des seuils perceptibles très élevés, on va sentir la molécule elle-même, mais à des seuils olfactifs très bas, ces molécules ont un rôle de suppresseur d'arome», dit le laboratoire Excell.

Alors, si vous sentez ces aromes désagréables ou pas d'arome du tout dans le vin, c'est qu'il est probablement contaminé. Vous pouvez alors le retourner à la SAQ qui vous le remboursera si la bouteille est encore au trois quarts pleine.

Source : Pourquoi certains vins ont le goût du bouchon ? Reportage vidéo de 2 min 31, France TV 3 Aquitaine.

Pourquoi tant de Québécois aiment les vins rouges sucrés

Notre sensibilité aux molécules aromatiques diffère en fonction de notre culture. «Au Mexique, les consommateurs préfèrent les vins très fruités. Ils perçoivent mieux ces caractères, car ils sont habitués depuis l’enfance à boire beaucoup plus de jus, et à consommer davantage de fruits », remarque Miguel A. Pedroza.

Les vins rouges les plus populaires au Québec sont des vins rouges sucrés. Pourquoi ?

Cet extrait d'un article de la revue Vigne Réussir intitulé «Les neurosciences à l'assaut du vin» peut nous aider à comprendre ce phénomène.

Plusieurs des vins les plus populaires au Québec sont des vins rouges qui contiennent plus de 10 grammes de sucre, ce qui est 5 fois plus que ce doit contenir un vin dit sec.

* La compagnie Folie à deux a même lancé un Ménage à Trois dit Silk, du pinot noir et malbec encore plus sucré à 13,5 grammes de sucre.

Cette consommation de vin Ménage à Trois (12 grammes au litre)*; Apothic Red (17); Liano (10); Wallaroo Trail (11) Merlot Grand Sud (9), Little Pinguin (14) et autre Red Revolution (11 g/l) déconcerte plusieurs chroniqueurs de vin et grands amateurs de vin au Québec.

C'est pourtant la réalité et le fait de jeunes consommateurs à la dent sucrée. On a tendance à dire que c'est parce qu'ils n'aiment pas l'acidité. Acidité qui est censée être le signe de vin de qualité. Mais c'est peut-être plutôt parce que ces jeunes aiment beaucoup le sucre parce qu'ils ont été élevés au sucre.

Nous avons abreuvé nos enfants de jus de pomme et de jus d'orange toujours présent et facilement accessible dans nos frigos depuis la fin des années 1970. Ils s'en sont servi de grands verres au petit déjeuner, à la collation, au retour à la maison après l'école et parfois au coucher. Ce serait aussi un peu la raison de tant d'embonpoint d'une bonne part de notre jeunesse d'aujourd'hui.

Ainsi nos jeunes élevés au jus sucré désirent, rendus adultes, retrouver cette belle sensation de douceur dans les breuvages de l'âge adulte. Voilà peut-être une belle explication du phénomène de l'engouement pour le ménage à trois du vin, du rouge et du sucre.

Les puristes du vin crient au sacrilège et se désespèrent de cette jeunesse conrompue aux douceurs du sucre et des vins édulcorés et douçâtres qui font la richesse de certains producteurs industriels.

Il ne faut pas désespérer pour autant. Nous constatons qu'un certain nombre de jeunes finissent par se lasser de ces vins sucrés qu'ils finissent par trouver pâteux qui font de bons apéritifs, mais de mauvais compagnons à table. Ces vins s’accordent moins bien avec la nourriture. Ces jeunes consommateurs en viennent alors à préférer les vins plus classique, plus acide qui mordent dans le gras.

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Un cours sur la chimie du vin pour tous

Le vin c'est le résultat de la fermentation de raisins. C'est un processus chimique complexe qui donne les aromes, les saveurs et les textures du divin nectar. Le vin peut se décrire par des mots poétiques, mais il peut surtout se comprendre par la chimie, car il est le résultat de réactions chimiques.

«Il y a plus de 600 aromes et 1000 composés chimiques dans le vin.»

Pour mieux comprendre le vin, il faut donc en connaitre les raisons chimiques.

C'est ce qu'offre un professeur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) en présentant un cours sur la chimie du vin. «Cours d'intérêt général ouvert à un large public», nous dit le descriptif de l'UQAM.

Le cours se donnera en septembre. C'est un cours magistral. Il pourrait donc se donner à distance. Des amateurs de vins de partout au Québec seraient probablement intéressés. Serait-il alors possible de suivre ce cours sur la chimie du vin à distance?  Le professeur Benoit Marsan répond que «le cours de l’automne, qui sera le premier offert, n’a pas été initialement prévu pour être suivi à distance, ne connaissant pas à l’avance les demandes extérieures pour ce type de cours. Votre message me motive cependant à réfléchir sérieusement à cette éventualité pour le prochain cours qui pourrait, si la demande est suffisamment populaire, est offert à l'hiver.»

Alors, si un tel cours vous intéresse, faites-le savoir au professeur Marsan en lui écrivant à cette adresse marsan.benoit@uqam.ca.

Voici un résumé du sommaire du cours que vous trouverez à cette adresse UQAM-CHI2020.

Mise à niveau de quelques notions de base en chimie. Composition chimique des raisins et du vin, et impact des différents composants. Classification et rôle des composés phénoliques. Rôle et activité des sulfites ajoutés. Analyse sensorielle et interprétation dans l'identification d'un vin: les perceptions visuelles, olfactives et gustatives, et les sensations tactiles et pseudo-thermiques; mécanismes chimiques et biochimiques impliqués. Molécules odorantes et récentes découvertes sur le sens de l'odorat. Perception de minéralité: réflexion sur son origine controversée. Oxydation et réduction: vieillissement du vin en barrique de chêne et en bouteille. Bouchons et conservation des vins. Nature et origines des défauts potentiels du vin.

Tout ça semble bien intéressant. C'est un cours de 45 heures. Il n'y a pas de dégustations de vin en classe, mais des travaux de dégustation à faire à la maison.

Vous pouvez aussi écouter le professeur Benoît Marsan qui en parle à l'émission radiophonique Bien dans son assiette.

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