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Hausse des importations de vin français au Canada

Les importations de vin de France au Canada ont été en hausse de 6 % en volume en 2017.

L'an dernier, la hausse avait été de 3,5 %.

Cette année, nous avons importé 75 millions de bouteilles de vin de France.
Le Canada est le 7e client des vins de France en volume après l'Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Chine, la Belgique et les Pays-Bas. L'an dernier, nous étions en 8e place. Nous avons dépassé le Japon.

En argent, c'est 352 millions d'euros, soit environ 520 millions de dollars. Soit une hausse de 7,8 %. En valeur, le Canada est le 8e client des vignerons de France, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Chine, la Belgique, le Japon et Hong-Kong.

Au total, les exportations de vin de France dans le monde ont augmenté de 6 % en volume en 2017. C'est la première en cinq ans qu'il y a une hausse des exportations. «En  hausse  de  10%,  les  exportations  de  vins  en  valeur atteignent  un  niveau  historique  de  8,7 milliards  d’euros.  Cette  croissance  s’accompagne,  pour  la  première  fois  en  cinq  ans,  d’une augmentation des volumes (+6%). La très faible récolte 2017 risque néanmoins de peser à moyen terme sur la capacité des opérateurs à occuper les marchés», écrit la Fédération des exportations de vins et spiritueux de France.

Les exportations en volume de champagne ont été en hausse de 4 %; les autres mousseux de 11 %; les Bordeaux de 7 %; le Rhône de 5 %; la Provence de 35 %; le Languedoc de 4 %; le Pays d'Oc de 6 %; mais la Loire en baisse de -5 % et la Bourgogne de près de -1 %.

Voici une sélection de très bons vins de France d'un bon rapport qualité-prix.

En rouge

Domaine Milan Le Vallon 2010 Provence 3,5 25,00$
Claudie Jobard, Rully La Chaume 2015 Bourgogne 3,5 29,45$
Château Cambon La Pelouse 2014 Bordeaux 3,5 30,75$
Réserve des Challières, Ventoux 2015 Rhône 3,0 11,95$
Doudet-Naudin, Pinot noir 2016 Languedoc 3,0 15,10$
Jean Perrier, Vin de Savoie 2016 Savoie 3,0 17,85$
Château Maris, Vin biologique, Minervois 2016 Languedoc 3,0 18,35$
Marquis de Bordeaux 2015 Bordeaux 3,0 18,65$
Cheverny rouge, Domaine Maison 2014 Loire 3,0 18,65$
Côtes-du-Rhône rouge Guigal 2013 Rhône 3,0 19,25$
Carignan 2014, Élisabeth et François Jourdan Languedoc 3,0 19,80$
L'impromptu 2015 Auvergne 3,0 20,55$
Château Bonnet, Chénas, Vieilles vignes 2015 Beaujolais 3,0 20,70$

En blanc

Domaine des Huards, François 1er, Vieilles Vignes 2014 Loire 3,5 30,25$
L'Oeuvre de Perraud, Chardonnay, Mâcon Village 2015 Bourgogne 3,0 18,70$
Duché D'Uzées, Mathilde Chapoutier 2016 Rhône 3,0 18,95$
Arbois-Pupillin, Chardonnay Floral 2016 Jura 3,0 20,35$
Château la Tour de L'Évêque blanc 2016 Provence 3,0 22,45$
Château Coupe Roses, Schiste, Minervois Blanc 2016 Languedoc 3,0 23,20$
Château de Maligny, La Vigne de la Reine, Chablis 2016 Bourgogne 3,0 23,95$
Macon-Fuissé 2016, Domaine de Fussiacus Bourgogne 3,0 24,25$
Château-Thébaud, Muscadet 2012 Loire 3,0 24,90$
Chardonnay, Rijckaert, Arbois 2015 Jura 3,0 25,10$
Cami Salié, Jurançon sec 2015 Jurançon 3,0 25,30$
Chinon, Blanc Bec 2016 Loire 3,0 25,65$
Domaine des Rabichattes, Pouilly-Fumé 2015 Loire 3,0 26,50$
Sancerre, La Chatellenie, Joseph Mellot 2016 Loire 3,0 26,70$
Les Sarres, Savagnin, Côtes du Jura 2015, Rijckaert Jura 3,0 29,95$

Des bulles maintenant

Pol Roger Champagne Brut Champagne 3,5 61,50$
Veuve Clicquot 2008 Champagne 3,5 99,50$
Louis Bouillot, Perle Rare, 2014 Bourgogne 3 21,55$
Clos des Demoiselles, Tête de cuvée, Brut 2014 Languedoc 3 22,50$
Laurens, Clos Des Demoiselles, Tête De Cuvée 2014 Languedoc 3 22,50$
Crémant du Jura Brut, André et Mireille Tissot Jura 3 28,75$
Champagne Gardet Premier Cru Brut Champagne 3 41,75$
Paul Goerg, Blanc de blancs, Premier Cru Brut Champagne 3 45,75$
Champagne Jacquart, Brut Mosaïque Champagne 3 47,25$
Drappier Brut Nature, Pinot Noir Zéro Dosage Champagne 3 48,25$
Nicolas Feuillatte Brut Réserve Champagne 3 48,50$

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


L'Alberta interdit l'achat de vin de la Colombie-Britannique

Une chicane bien canadienne!
Une province interdit l'importation de vin d'une autre province!

Le gouvernement de l'Alberta interdit l'achat de vin de la province voisine parce que le gouvernement de cette dernière veut limiter le transit de pétrole sur son territoire et dans ses eaux afin de protéger l'environnement.

La Colombie-Britannique veut examiner de nouveau l'efficacité des mesures d'intervention et de décontamination en cas de déversement de pétrole.

Par mesure de rétorsion, le gouvernement de l'Alberta suspend toutes les importations de vins venant de la Colombie-Britannique.

La vente de vin au détail est privée en Alberta, mais l'importation controlé un monopole L'Alberta Gaming and Liquor Commission.

L'Alberta est le premier importateur de vin de la Colombie-Britannique. Un quart du vin de cette province est exporté en Alberta. De plus, 30 % du vin consommé en Alberta provient de la Colombie-Britannique pour une valeur de 160 millions de dollars. Le reste provient surtout des États-Unis (108 millions $), de l'Italie (44), de l'Australie (35) et de la France (30 millions $). (Global News et Stat. Can.)

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L'Alberta suspend les importations de vin de la Colombie-Britannique
radio-canada.ca/colombie-britannique

« Beaucoup de nos clients sont en Alberta », se désole un producteur de vin
radio-canada.ca/colombie-britannique

Embargo sur le vin : « frustrant » pour certains, salué par d'autres
radio-canada.ca/alberta

Canadian trade war: Alberta boycotts B.C. wine
Video de la CBC, 3 min 4

The Government of Alberta has directed the Alberta Gaming and Liquor Commission (AGLC) to put an immediate halt to the import of British Columbia wine to Alberta. AGLC, 6 février

Un peu de vin nettoie le cerveau

Un peu de vin nettoie le cerveau, éloigne la maladie d'Alzheimer et la démence!

Alors que quelques verres de vin peuvent aider à relaxer après une journée bien remplie, une nouvelle étude montre que cela peut aussi aider à nettoyer le cerveau.

Les résultats de cette recherche, publiée hier dans la revue Scientific Reports, montrent que la consommation d'un peu de vin atténue l'inflammation au cerveau et l'aide à éliminer les toxines, y compris celles associées à la maladie d'Alzheimer.

«Ces observations suggèrent que l'éthanol a un effet en forme de J (décroissance puis forte croissance soudaine) sur le système glymphatique par lequel de faibles doses d'éthanol augmentent la fonction glymphatique.»

Le système glymphatique nettoie notre cerveau durant notre sommeil.

L'étude a été menée sur des souris. Celles exposées à l'équivalent de deux verres et demi de vin par jour présentaient moins d'inflammation dans leur cerveau et leur système glymphatique était plus efficace pour éliminer les déchets.

Par contre, si on boit trop d'alcool sur une longue période c'est l'effet inverse qui est observé.

«Inversement, un apport chronique en éthanol de 1,5 g / kg induisait une gliose réactive et une fonction glymphatique perturbée, ce qui peut éventuellement contribuer au risque plus élevé de démence observé chez les gros buveurs.»

Un des auteurs,  Maiken Nedergaard, M.D., D.M.Sc., codirecteur du Center for Translational Neuromedicine au Medical Center de l'University de Rochester (État de New York), a déclaré au magazine Science Daly que «Les données sur les effets de l'alcool sur le système glymphatique semblent correspondre au modèle en J relatif aux effets de dose de l'alcool sur la santé et la mortalité générales, où de faibles doses d'alcool sont bénéfiques, tandis qu'une consommation excessive est préjudiciable à la santé globale. Des études ont montré que la consommation d'alcool faible à modérée est associée à un risque moindre de démence, tandis que la consommation excessive d'alcool pendant de nombreuses années confère un risque accru de déclin cognitif. Cette étude peut aider à expliquer pourquoi cela se produit. En particulier, de faibles doses d'alcool semblent améliorer la santé globale du cerveau.»

Cette étude montre comment le liquide céphalorachidien est pompé dans le tissu cérébral et évacue les déchets, y compris les protéines associées à la maladie d'Alzheimer (bêta amyloïdes et tau) et à d'autres formes de démence. Des recherches ultérieures ont montré que le système glymphatique est plus actif pendant que nous dormons et peut être endommagé par un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme, et il s'améliore avec l'exercice.

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Beneficial effects of low alcohol exposure, but adverse effects of high alcohol intake on glymphatic function.
Iben Lundgaard, Wei Wang, Allison Eberhardt, Hanna Sophia Vinitsky, Benjamin Cameron Reeves, Sisi Peng, Nanhong Lou, Rashad Hussain et Maiken Nedergaard. Reçue le 26 juin 2017; acceptée le 18 janvier 2018 et publiée le 2 février 2018

In Wine, There’s Health: Low Levels of Alcohol Good for the Brain, Rochrester University, 2 février 2018

Systhème glymphatique :  Scientists Discover Previously Unknown Cleansing System in Brain, 2012

Que se passe-t-il dans le cerveau des malades d’Alzheimer?  Sept. 2017, Figaro Santé

Champagne: le double de pesticides

Je reviens sur ce sujet de l'usage excessif de pesticides en Champagne parce que l'Association américaine des économistes du vin (American Association of Wine economics) publie ce matin une étude sur le sujet.

Les trois chercheurs français ont analysé les attitudes face aux risques des producteurs de raisins de cuve de 10 régions viticoles de France.

Ils ont compilé des chiffres sur l'utilisation des pesticides par hectare dans ces régions viticoles pour la période de 2005-2014 et présenté ces chiffres en moyenne annuelle. Ils présentent la Champagne à part étant donné les différences fort notables à tous les points de vue.

Le tableau suivant est édifiant. On y voit que les vignerons de Champagne utilisent presque deux fois plus de pesticides qu'ailleurs; quatre fois plus d'engrais; dépensent presque quatre fois plus pour la protection des vignes; quatre fois plus pour la main-d'oeuvre; récoltent deux fois plus de raisins pour la même superficie de terrain; produisent plus que le rendement autorisé et finalement ils ont des revenus six fois plus élevés à l'hectare que les autres vignerons des autres régions de France.

  Champagne Autres
Superficie moyenne des fermes (ha) 4 18
Rendements (kg/ha) 12130 6694
Rendements autorisés 10770 8333
Revenus (€/année/ha) 37529 5499
Cout protection des plantes 1907 570
Coût des engrais (€/année/ha) 954 199
Cout main-d'oeuvre (€/année/ha) 10759 2359
Pesticides (kg/ha) 66 39
Engrais 60 37
Main-d'oeuvre (heures/ha) 677 194
Traduction du tableau 2 de Risk attitudes in viticulture: the case of french winegrowers, www.wine-economics.org, janvier 2018

Les auteurs disent que «nous constatons que la demande de pesticides est inélastique et que tous les types de vignerons sont réticents au risque. Pour la majorité d'entre eux, l'aversion au risque décline avec le rendement attendu (DARA), mais pour la région Champagne, c'est le contraire. Le bénéfice escompté est beaucoup plus élevé que dans les autres régions et les vignerons sont plus réticents à prendre des risques lorsque le bénéfice escompté augmente (IARA).»

De plus, la viticulture «Étant une culture commerciale, elle implique des rendements élevés grâce à l'utilisation d'intrants chimiques.»

Au sujet de l'aversion au risque, elle est beaucoup plus forte en Champagne qu'ailleurs en France comme le démontre le tableau suivant.


ARA=absolute risk aversion; DRA=downside risk aversion; RRP=relative risk premium

«L'utilisation de pesticides tend à réduire l'incertitude de la production et la viticulture.»

En conclusion, «ces viticulteurs qui visent à maximiser le profit utiliseront les pesticides aussi longtemps que les couts marginaux de l'utilisation seront inférieurs aux avantages marginaux qu'ils obtiennent.»

Autrement dit, les vignerons auront tendance en général à utiliser moins de pesticides s'ils espèrent faire plus d'argent. Par contre, c'est le contraire en Champagne: plus ils escomptent faire de l'argent, plus ils utilisent de pesticides!

Ceci, selon moi, cela peut s'expliquer par trois facteurs:

  • En Champagne la grande majorité des viticulteurs ne font pas de vin, mais font du raisin qu'ils vendent à des négociants qui eux font et vendent le vin;
  • Le climat de la Champagne est moins propice à la culture du raisin de qualité que d'autres régions;
  • Le champagne se vend très bien. Les prix sont contrôlés et très élevés. On vise le marché du luxe.

Finalement, les auteurs disent aussi constater l'échec du plan Échophyto 2008 censé inciter les viticulteurs à diminuer l'utilisation de pesticides. «Nous ne pouvons pas non plus constater d'effet de push-pull règlementaire attendu après la mise en place en 2008 du plan Ecophyto, censé offrir de fortes incitations à diminuer utilisation de pesticides dans l'agriculture française.»

Cette forte et constante utilisation de pesticides en Champagne représente peut-être un nuage noir sur ce produit de luxe très valorisé par un brillant marketing.
Ajout le 2 février
Le Comité interprofessionnel des vins de Champagne n'a pas voulu donner son opinion sur cette étude. «Nous n’avons pas les éléments nous permettant de commenter cette étude car nous ne disposons pas des chiffres des autres régions», nous dit M. Thibaut Le Mailloux Directeur de la communication CIVC.

 

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RISK ATTITUDES IN VITICULTURE: THE CASE OF FRENCH WINEGROWERS
Joël Aka, Adeline Alonso Ugaglia (Bordeaux Sience Agro) et Jean-Marie Lescot (ISTEA France) www.wine-economics.org. Janvier 2018. PDF 38 pages.

Sujets connexes

Le président de la SAQ adore le vin d'épicerie

Le président de la Société des alcools du Québec a été interrogé hier soir par Benoit Dutrisac à l'émission des Francs Tireurs sur les ondes de Télé-Québec.

L'animateur lui a fait boire un vin d'épicerie. M. Alain Brunet a dit «moi j'en bois du vin de dépanneur.» Il a qualifié plus tard ce vin de très bon. Il a ajouté avec insistance qu' «il n'y a pas de piquette à l'épicerie.»

Il a même dit qu'il n'hésiterait pas à le servir à ses amis un jeudi soir.

Au sujet de son salaire de plus de 440 000 $, le PDG a laissé entendre qu'il gagnerait le double dans l'entreprise privée.

M. Brunet a dit qu'il offre ce que les clients veulent. Il offre des rabais parce que «le client en veut des rabais». Au sujet de la carte SAQ Inspire: «En fait, c'est une demande du client. Le client ce qu'il veut c'est être reconnu.» Et plus loins dans l'entrevue :«S'ils veulent du pot, ils vont en avoir.»

Le PDG du monopole est fier de la réduction de 9 % du prix des vins depuis un an. «Il faut être les meilleurs.» «Un monopole ça peut être efficace.» L'animateur lui a fait remarquer que c'était que «les prix des vins étaient peut-être 20 % trop élevés.»

Le PDG de la SAQ n'aime pas que l'on appelle sa société d'État un monopole. Il dit que «c'est un choix de société. Ça s'appelle un choix qui a été fait en 1921.» «Il y a des avantages. Il n'y a pas juste des inconvénients.»

M. Brunet s'est dit aussi être très fier d'avoir à vendre du cannabis. (S'il juge le cannabis comme le vin, ses chums sont mieux d'apporter leur propre cannabis jeudi soir.)

Alain Brunet quitte la SAQ à la fin décembre.

Un bon show de 15 minutes !

Vour pouvez voir et entendre cette entrevue de 15 minutes dans le site de l'émission Les Francs Tireurs.

Un cours sur le vin en ligne et gratuit

Vous désirez en apprendre un peu plus sur le merveilleux monde de vin.

Vous pouvez suivre un cours en ligne de chez vous, du métro ou du train, du travail (lors de vos temps libres) et cela gratuitement.

Ça s'appelle Fun Mooc. C'est un regroupement d'établissements d'enseignement supérieur et universitaires français qui offrent des cours dans plusieurs domaines.

Cette semaine commence celui sur le vin. Fun Mooc Vin. C'est cinq séances : introduction; biologie; viticulture; oenologie et économie.

«Cette première semaine est consacrée à la prise en main de la plateforme, à la découverte de l’organisation du mooc...»

On nous dit que c'est 3 heures d'effort par semaine. On peut le suivre à notre rythme en direct ou en différé. C'est en français ou en anglais.

C'est donné par quatre professeurs: deux professeurs de viticulture, l'un de Bordeaux Sciences Agro et l'autre de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse; un oenologue de l’Institut des Hautes Études de la Vigne et du Vin et un spécialiste en analyse sensorielle au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation.

Ça commençait mercredi matin. Il y a déjà 8300 inscrits de 119 pays. On peut s'inscrire jusqu'au 18 février.

Est-ce que ce sera bon? Je ne le sais pas. On nous dit que c'est de niveau supérieur ou universitaire. De toute manière c'est gratuit et on peut se désinscrire. Le premier cours est en ligne n'est toutefois qu'une présentation du cours, de son fonctionnement et de la plateforme Fun Mooc.

Vidéo – Le teaser du MOOC Vine & Wine

Pour en savoir plus sur ces Fun Mooc, voyez la vidéo ici.

Pour vous inscrire c'est ici Fun Mooc Vin

Malheureusement, les vidéos du cours sont en anglais, sous-titrées en français.

​Champagne non bio, mais durable

Mon article du 16 décembre intitulé «Le champagne c'est chimique» a fait réagir en Champagne.

J'y disais que la Champagne est une région viticole très chimique. La surface de vigne cultivée en bio n'est que de 646 hectares sur les 34 000 hectares de l'appellation.

Les 300 grands producteurs de champagne, les 140 coopératives et la plupart des 15 000 vignerons ne sont pas intéressés par l'agriculture biologique.

Alors, ils ont recours à toute la panoplie des aides chimiques: insecticides, fongicides et engrais chimiques.

M. Thibaut Le Mailloux, directeur de la communication du Comité interprofessionnel du vin de Champagne a tenu à me dire que si la Champagne n'est pas bio, elle vise toutefois a être durable.

«La certification Viticulture durable en Champagne représente une surface de 12,5% de l’aire d’appellation Champagne.»

M. Thibaut ajoute «ensuite et surtout, la stratégie de la Champagne est collective, c’est-à-dire qu’elle part du principe que le fait que 100% des acteurs soient en mouvement aura un impact largement plus fort que si nous encourageons uniquement la certification, qui séduit une proportion plus faible des exploitants...»

Le porte-parole de la Champagne viticole ajoute que les quantités de pesticides utilisées en Champagne ont chuté de 50% en 15 ans; ainsi que l'usage des engrais azotés.

Il y a donc du progrès, toutefois on est loin du bio et il semble bien que l'on ne s'y rapprochera jamais.

C'est que la plupart des vignerons champenois ne produisent pas de vin, mais vendent plutôt leurs raisins à de grandes marques.

En 2016, le reportage de l'émission Cash Investigation révélait que le département de l'Aube (Champagne) est celui où se vendent le plus de pesticides dangereux. (Vidéo 2h15)

Puis, l'Association Robin des Bois publiait la carte des départements de France où il se vend le plus de pesticide. «L'Aube et la Marne sont les premières régions de France où sont vendus des pesticides avec des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. / © Robin des Bois» (Cliquez sur la carte pour l'agrandir.)

L'Aube et la Marne ce sont les deux départements de la Champagne.

À la suite de ces révélations, des vignerons bios ont réclamé en 2016 l'interdiction totale des pesticides dans le cahier de charge de l'appellation Champagne. «Plus de 85 % des surfaces viticoles de Champagne sont ainsi touchées par l'utilisation d'herbicides. Les fortes précipitations de ces derniers jours incitent les vignerons à traiter à nouveau les vignes avec des produits chimiques.» (France 3)

Les dirigeants de la Champagne viticole ont alors refusé la proposition d'interdire les pesticides. Le vice-président de l'Association viticole champenoise, Jean-Louis Normand, a dit que «dans nos exploitations, il y a des problématiques très diverses. Il faut laisser le temps. C'est pour cela que la Champagne a mis en place la viticulture durable qui permet à chacun de faire son autodiagnostic...) (Voir la vidéo de France 3)

Champagne
34 000 hectares
15 000 exploitants
140 coopératives
300 maisons
15 000 salariés
grappe de raisin 6 €
312 millions de bouteilles
7,2 milliards $
Exportation 4 milliards $
civc

Pourtant, ça ne semble pas être une question d'argent, car selon des producteurs de vins bios en Champagne, il n'en couterait que de 10 à 30 centimes de plus la bouteille pour y faire du vin bio.

La Champagne est en retard dans ce domaine. Elle est la région de France où l'on achète le plus de pesticides; soit 788 tonnes dans le département de l'Aube et 710 tonnes dans celui de la Marne.

Au niveau de l'épandage du controversé glyphosate (Rounbup) l'Aube a le record avec 276 tonnes en 2011-2013. (Cité par France Info en octobre 2017)

Pourtant, la Champagne est riche. Le prix du raisin y est le plus élevé au monde, soit 6 euros le kilo.

Pourquoi alors cette réticence? L'explication se trouve peut-être dans le mode de commerce du raisin dans cette région. La plupart des vignerons ne font pas de vin, mais vendent leurs raisins à des négociations; le prix du raisin est très élevé; les vignerons ont des contrats à très long terme avec ces négociations ces grandes maisons de champagne... Rien pour inciter à la production de raisins plus sains.

Est-il encore aujourd’hui concevable, acceptable, imaginable que l’on trouve dans les caisses de vendanges des raisins qu’aucun être humain et aucun animal n’oserait même porter à sa bouche...

Ainsi, s'exprimait Pierre-Emmanuel Taittinger en décembre dernier (cité par L'Est Éclair). Le président de l'Association viticole champenoise ajoutait «On ne fait pas une bonne bouteille avec des raisins pourris.» Il poursuivait en disant «Il est temps d’être ferme et catégorique sur le sujet, à moins […] qu’on en vienne à différencier les prix du raisin en raison de leur état sanitaire au moment de la cueillette.»

En effet, le raisin n'est pas payé en fonction de sa qualité, mais selon un prix fixé par contrat d'approvisionnement long terme. Un peu comme dans les vieilles coopératives. Un système de grand confort qui n'encourage peut-être pas la qualité ni n'incite à travailler plus fort pour produire le plus écologiquement possible.

Forte croissance du vin bio en France

​La filière vin bio a triplé son chiffre d'affaires en six ans en France.

En 2010, 6 % du vignoble français était bio avec 3 898 viticulteurs bios.
En 2016, 9 % du vignoble français est bio; avec 5 258 viticulteurs bios.

Le vin biologique c'était 322 millions d’euros de chiffre d’affaires en France en 2010.
C'est 792 millions d’euros en 2016.

Les ventes de vins bios se font surtout en ventes directes en France. En effet, 41 % des ventes de vins bios se font directement entre le vigneron et le client; contre 23 % en magasins bios; 19 % chez les cavistes et 17 % dans les autres magasins.

L'exportation de vin biologique représentait 145 millions d’euros en 2010; c'est monté à 419 millions en 2016.
On constate ainsi que la majorité des vins bios vont à l'exportation!

De 2015 à 2016, la valeur des exportations de vin français a diminué de - 0,8 %.
Pendant ce temps, le chiffre d’affaires des vins bios français à l’export à augmenté de + 32 %.

La plupart des vins bios sont en AOC, soit 82 %.
Ils ne sont pas trop chers, puisque 43 % des vins bios en France sont entre 5 et 9,99 € et 26 % de 10 à 14 euros.

Les vins biologiques proviennent surtout du Languedoc et du Roussillon.

La France c'est 21 % du vignoble bio mondial. L'Espagne accapare 27 % et l'Italie 23 %.

L'Allemagne est le premier importateur mondial de vins bios. Le vin bio est très populaire aussi en Suède avec 17 % des volumes de ventes.

Selon l'organisme Sudvinbio, «les jeunes générations ont plus tendance que leurs ainés à consommer du bio. En France, les moins de 35 ans, plus sensibles aux enjeux de santé et d’environnement, représentent ainsi 15 % des consommateurs de vin, mais 21 % des consommateurs de vin bio, ce qui laisse supposer une augmentation mécanique de la part de marché des vins bios du simple fait du renouvèlement des générations.»

Au Québec, le monopole des vins a augmenté substantiellement son offre de vins bios la faisant passer de 500 à 700 en un an. De plus, les vins bios sont maintenant identifiés par un mica vert sur les rayons des magasins de la SAQ. Il est a noter aussi que ce ne sont pas tous les vins bios qui sont identifiés comme tels à la SAQ.

Étonnamment, la grande majorité des vins bios à la SAQ proviennent de France; soit 450. On n'y trouve que 90 vins bios d'Italie et 40 d'Espagne alors que ces deux pays produisent 50 % du vin bio au monde!

Vous pouvez consulter notre liste des meilleurs vins bios commentés ces derniers mois ici vinquebec.com/vins-bio-qualite; ainsi que la section des vins bios vinquebec.com/bio.
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Source : Millésime Bio et Société des alcools du Québec.

Vos vins 15 % moins chers

Vous avez dépensé beaucoup durant le temps des fêtes. Votre portefeuille est plus mince. Vous devez économiser, mais vous voulez aussi continuer à boire du bon vin.

Savez-vous que certains des vins que vous achetez régulièrement se vendent 15 % moins cher dans certains magasins de la SAQ.

En effet, un peu plus de 800 vins du répertoire de la société des alcools du Québec sont 15 % moins chers dans les 10 magasins SAQ-Dépôts de notre cher monopole.

On y trouve des champagnes, des barolos, des bordeaux, des chiantis, des portos, des amarones, des vins du Rhône et même un brunello.

En voici quelques-uns qui sont pour la plupart de bons rapports qualité/prix.

Les prix indiqués sont avant le rabais de 15 %, si vous achetez 12 de n'importe lesquels de ces vins.

Pouilly-Fuissé, Jean-Claude Boisset 2016 Bourgogne 3,5 25,25$
Cabral 10 Anos Porto 3,5 28,60$
Pol Roger Champagne Brut Champagne 3,5 62,25$
 
Réserve des Challières, Ventoux 2015 Rhône 3,0 11,95$
Paul Mas, Vignes de Nicole blanc 2016 Languedoc 3,0 14,55$
Blanquette de Limoux, Domaine de Fourn
Languedoc 3,0 16,75$
Pétale de Rose 2016   BIO Provence 3,0 19,65$
Côtes-du-Rhône rouge Guigal 2013 Rhône 3,0 19,70$
Beaujolais Villages 2015, Grandes Mises, Mommessin Beaujolais 3,0 19,50$
Louis Bouillot, Perle Rare, 2014 Bourgogne 3,0 21,60$
Taylor Fladgate LBV 2012 Porto 3,0 21,85$
Il Grigio, Chianti Classico Riserva 2013 Italie 3,0 26,30$
Crozes-Hermitage, Guigal 2013 Rhône 3,0 27,35$
Côtes Rocheuses, Saint-Émilion 2013 Bordeaux 3,0 27,95$
Faustino I Gran Reserva 2005 Espagne 3,0 28,45$
Batasiolo, Barolo 2013 Italie 3,0 28,55$
Paul Goerg Blanc de Blancs Champagne 3,0 46,25$
Nicolas Feuillatte Brut Réserve Champagne 3,0 48,50$
Laurent-Perrier Champagne Brut Champagne 3,0 64,00$
 
Cavit, Pinot Grigio 2016 Italie 2,5 11,75$
La Vieille Ferme, blanc 2016 Rhône 2,5 13,00$
Parès Balta, Cava Brut   BIO Espagne 2,5 16,55$
Willm Riesling Réserve 2015 Alsace 2,5 17,30$
Cosme Palacio 2014 Espagne 2,5 17,55$
San Felice, Chianti Classico 2015 Italie 2,5 18,55$
Kung Fu Girl 2015 Washington 2,5 18,75$
PETITS PRIX
Fonte di Nico 2016
Portugal 2,0  8,00$
Vila Regia 2016 Portugal 2,0  8,95$
Santi Nero, Pinot Nero 2016 Italie 2,0 10,60$
Borsao rosé 2016 Espagne 2,0 11,75$

Suivez ce lien pour savoir où sont situés ces magasins à rabais.

Une suggestion pour la direction de la SAQ:
Il serait bien aussi que la SAQ offre des rabais pour les achats en ligne.

Le goût des pesticides dans le vin

Vous sentez la fraise dans un vin. On vous a dit que ça venait de la fermentation du raisin. Mais si c'était plutôt l'odeur laissée par des traces de pesticides dans ce vin?

La même chose pour la pêche, la vanille, le bonbon anglais, le bonbon tagada, l'odeur de fumée et autres.

Vous avez une sensation d'astringence. On vous dit que ça vient des tanins et du bois. On vous apprend maintenant que ça peut aussi être l'oeuvre de certains fongicides.

Le vin est court, asséchant, la finale tombe vite, c'est amer ou piquant; ça pourrait être dû à l'action d'un restant d'herbicides dans le vin.

Est-ce que les pesticides ont un gout, une saveur, des aromes? C'est la question que se sont posée le biochimiste Gilles-Éric Séralini et son ami le chef cuisinier étoilé Jérôme Douzelet.

Une dégustation de pesticides
Pour répondre à cette question,  ils ont décidé de «gouter les pesticides dans l'eau aux doses où ils sont dans le vin. Ils ont fait mesurer les quantités de pesticides dans 32 vins de France et d'Italie. Puis, ils ont choisi les pesticides les plus répandus dans ces vins et les ont mélangés chacun dans les mêmes quantités dans de l'eau. Eau qu'ils ont fait gouter à des vignerons, oenologues, sommeliers et cuisiniers.

Ainsi, ils ont trouvé une moyenne de 10 parties par milliard (10 ppb) de glyphosate dans 4 vins et ont alors versé 10 ppb de glysophate (un fongicide) dans le l'eau et l'on fait gouté à des professionnels du vin.

Sur deux ans, ils ont donc fait gouter 11 pesticides à 36 professionnels du vin, pour un total de 195 tests.

La plupart des vins bio testés ne contenaient pas de pesticides; mais tous les vins dits conventionnels en contenaient.

Des résultats étonnants
Les résultats sont surprenants. «Il exprime un gout de bonbon chimique doucereux évoquant la fraise Tagada, voire le bonbon anglais très souvent décrit dans des dégustations de vins.» C'est ainsi que s'expriment des dégustateurs après avoir gouté un verre contenant du fenhexamide à 500 ppb. Un pesticide vendu sous les noms de Lazulie et de Teldor.

On nous dit dans ce livre «qu'il est possible d'apprendre à reconnaitre le gout des pesticides, pour ensuite éviter les produits qui en contiennent.»

On y apprend aussi qu'on y traite des tonneaux de bois avec des fongicides, ce qui a donné deux fois plus de traces de pesticides dans un vin.

Après avoir conté ces expériences, les auteurs présentent à la fin de leur livre 11 fiches décrivant les pesticides retrouvés le plus souvent dans ces vins; boscalide, cyprodinil, diméthomorphe, fenhexamide, folpet et phtalimide, glyphosate et AMPA, iprodione, iprovalicarbe, pyriméthanyl.

Des exemples, des extraits de ces fiches:

Les odeurs de carton ou de chiffon peuvent provenir du diméthomorphe.

Le folpet: alcool volatil, médicamenteux, amertume, assèche l'avant du palais...

Glyphosate: acide, âcre, calcaire, nez d'essence, menthol...

Iprodione: fumée, pneu brulé, bois, vanille...

Iprovalicarbe: médicament, noix...

Pyriméthanil: essence de pin, menthol...

Roundup: faible odeur d'essence, bois putréfié, amertume, picotements...

Cyprodinil: astringence, amertume...

Le fenhexamide est «le mieux détecté, avec une saveur de bonbon chimique, à la fraise, au caramel, de chocolat, de pêche, de vanille chlorée, voire de carton.»

Caractéristiques communes de spesticides: asséchants et donnant une sensation de bouche cassante.

Terrroir, levures et pesticides

Donc, il n'y a pas que le terroir, le cépage, la fermentation, les levures qui donnent un arome et une texture au vin. Les pesticides aussi «ont une influence sur le gout final du vin.»

L'industrie appelle ces produits des phytosanitaires ce qui signifie «qui soigne les plantes». En fait, ce sont des pesticides qui tuent comme dans homicide et suicide.

On trouve des «traces de pesticides» dans le vin à des doses 11 000 fois plus fortes que dans l'eau. Il n'y a pas de normes concernant le maximum permis dans le vin, mais seulement des limites maximales de résidus dans le raisin.

Les auteurs ont découvert que même de grands vins contiennent de bonnes quantités de pesticides, comme un grand pomerol 2009 (100 points Parker) à 400 euros qu'ils n'osent pas nommer.

 

Les doses limites des pesticides acceptables dans l'eau sont de 0,1 ppb, alors qu'on en trouve 2920 fois en moyenne dans les vins. «Ces doses rendent l'eau impropre à la consommation et pourtant ces bouteilles (de vin) sont partout en vente libre, il faudrait qu'on m'explique...» dit Jérôme Douzelet.

Et plus encore
Il y a bien d'autres choses dans ce petit livre de 142 pages. Je ne vous mentionne que ce qui m'a le plus étonné. On y parle aussi des métaux lourds dans le vin, de l'arsenic longtemps permis, des métabolites et des formulants encore plus dangereux que les molécules actives déclarés par les fabricants de ces pesticides. Il est particulièrement question du glyphosate qui cache la vraie toxicité des Roundups.

Utile et formateur
«Notre petit guide est salvateur pour la santé : si chacun découvre grâce à lui les goûts des pesticides indiqués par ses professionnels, il pourra les reconnaitre et éviter à long terme les mauvais produits qui en contiennent.»

Ce livre n'est pas une étude scientifique, selon les auteurs, «il se conçoit comme un outil original pour aider à découvrir et comprendre les goûts des ingrédients chimiques dont le milieu viticole n'est pas fier, ceux des pesticides.»

Donc, un petit livre-choc qui fera surement beaucoup parler. Rappelons que l'auteur principal, ce professeur de biologie à l'université de Caen, Gilles-Éric Séralini, est très controversé. C'est lui qui a publicisé en 2012 les dangers du Roundup de Monsanto. On a dit bien du mal de lui. Monsanto a fait écrire des articles par ses employés, mais signés par des scientifiques pour contrer les travaux de M. Séralini. Ce dernier a toutefois gagné ses 7 procès en diffamation. Voir à ce sujet l'enquête de deux journalistes du quotidien Le Monde «Informations génétiquement modifiées», octobre 2017.

Le goût des pesticides dans le vin
Et Petit guide pour reconnaitre le goût des pesticides
Jérôme Douzelet et Gilles-Éric Séralini
Éditions Actes Sud. 142 pages Janvier 2018.
14,80 euros, 10,99 euros en numérique.
Je l'ai téléchargé au format PDF chez Galimard Montréal, 19,99 $
Voir aussi le communiqué de presse d'Actes Sud.

Voir aussi une entrevue faite hier soir sur ARTE avec le professeur Séralini.
 

Le champagne c'est chimique

Avez-vous déjà essayé de trouver du champagne bio?
C'est rare, très rare!

Sur les 300 champagnes disponibles aujourd'hui au répertoire de la Société des alcools du Québec, il n'y en a que 13 qui sont bio. Dont 7 sont de la même maison : Fleury.

Les champagnes bio ne représentent même pas 5 % du répertoire de la SAQ. C'est très peu!

C'est que la Champagne est une région viticole très chimique. La surface de vigne cultivée en bio n'est que de 646 hectares sur les 34 000 hectares de l'appellation. Soit 1,9 %.

Il serait plus difficile de produire bio en Champagne que dans la plupart des autres régions viticoles de France. Le climat ferait en sorte que les risques de pourriture des raisins par les champignons seraient très élevés.

Il ne faut pas compter sur les 300 «grandes maisons de Champagne» pour cultiver des raisins bio. Car ces grandes maisons ne cultivent pas ou peu de raisin, elles l'achètent.

Il y a toutefois Roederer qui a un petit 10 hectares en bio, mais là aussi les millions de bouteilles proviennent d'achats à des vignerons qui sont au nombre de 15 000.

Ces vignerons n'acceptent pas de perdre 10-20 % de la récolte en raison des aléas climatiques. Alors, il ont recours à toute la panoplie des aides chimiques: insecticides, acaricides, fongicides et engrais chimiques.

Le site de l'Association des champagnes biologiques ne mentionne que 40 vignerons bio, en plus de 16 autres en conversion bio.

Toutefois, dans le site de l'Agence Bio de France, on retrouve 165 vignerons bio en Champagne.

Ce n'est guère mieux du côté des mousseux hors Champagne. On ne trouve que 12 vins indiqués bios sur les 222 mousseux blancs au répertoire de la SAQ. Dont 7 proviennent d'Espagne.

Il est donc bien difficile de s'abreuver bio avec des bulles.

Voici tout de même quelques noms : Parés Baltà; Barmès Buecher; Pureté de Silex; Cabelier; La Vida al Camp; Gramona; Fleury; Doquet et De Sousa.

Au sujet des pesticides en Champagne, écoutez ce producteur de la région Éric De Sousa qui nous dit que l'on peu faire du vin sans chimie et même en biodynamie en Champagne.

 


 (Entrevue ajoutée dans YouTube en décembre 2012 par Génaël Revel)

L'Australie déclare la guerre du vin au Canada

«Canada wine war launched»
Tel est le titre de la première page du 17 janvier du quotidien australien The Australian.

Le gouvernement australien accuse le Canada et ses provinces d'avoir des pratiques commerciales discriminatoires envers les vins des autres pays et de favoriser indument les vins canadiens au détriment des vins de l'Australie.

L'Australie a déposé une plainte formelle à ce sujet auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le journal The Australian cite le ministre du Commerce de l'Australie Steve Ciobo qui dit que "L'Australie a demandé des consultations formelles à l'OMC sur les mesures discriminatoires à l'encontre des importations australiennes de vin que nous considérons comme manifestement incompatibles avec les engagements pris par le Canada dans le cadre de l'OMC. Les mesures incompatibles du Canada comprennent des taxes supplémentaires, des frais et des majorations sur le vin importé, des canaux de distribution distincts réservés au vin canadien et limitant la vente de vin importé dans les épiceries».

De plus, le directeur général de l'association des producteurs de vin de l'Australie, Tony Battaglene, déclare que les restrictions imposées par le Canada ont une incidence sur les exportations australiennes.

Importation de vin d'Australie en bouteilles et en vrac en millions de litres et millions de dollars.
        bout.  vrac         $
2017   24    32     208
2016   28    32     223
2015   30    33     236
2014   30    28     226
2013   30    20     226
2012   33    15     239
2011   34    15     251
2010   36    17     259
2009   35    10     252
2008   39     4      286
2007   43     7      308
2006   41    12      291
2005   38     9      273
2004   34     4      234
Statistique Canada

«Les provinces canadiennes ont adopté des mesures non tarifaires qui favorisent les vins produits locaux.»
M. Battaglene ajoute qu'il y a des problèmes depuis longtemps sur l'égalité d'accès au marché canadien, mais que le niveau de protection a encore augmenté au cours des deux dernières années.

Ainsi, pendant que le Canada proteste contre des pratiques commerciales déloyales des États-Unis, d'autres pays protestent contre les pratiques commerciales déloyales du Canada.

C'est ainsi le cas de l'Australie qui proteste contre les pratiques commerciales discriminatoires du Canada dans le domaine du vin.

En octobre dernier, les États-Unis ont fait les mêmes plaintes particulièrement contre la Colombie-Britannique accusée de favoriser les vins de cette province.

Devant ces plaintes, le gouvernement fédéral a répondu, selon la CBC, que les règles de la distribution et de la vente de l'alcool relèvent des provinces.

Les gouvernements de Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec ont adopté l'an dernier des lois et des règlements qui favorisent les vins locaux au détriment des vins étrangers dans les épiceries.

Selon les règles de l'OMC, le Canada a 60 jours pour régler ce différend avec l'Australie. Par après, l'Australie pourrait demander à l'OMC de forcer le Canada à modifier ses lois. L'Australie pourrait aussi adopter des mesures de rétorsion et imposer des sanctions commerciales au Canada.

________

Canada wine war launched through WTO, The Australian
Australia complains to WTO about Canadian rules on selling wine, CBC
Australia challenges Canadian provinces' wine sales at WTO, Globe & Mail
Vins: l'Australie porte plainte à l'OMC contre le Canada, La Presse Canadienne
L'Australie porte plainte à l'OMC contre les pratiques de vente du vin québécois, Radio-Canada
Le vin engendre un litige entre l’Australie et la Colombie-Britannique, Radio-Canada.

Forte hausse de la production de vin au Canada

La production de vin au Canada a été multipliée par 5 de 2003 à 2016.

C'est une hausse de 531 %.

En 2003, le Canada produisait 251,000 hectolitres de vin. En 2016, c'est 1 585 000 hectolitres de vin qui sortent des vignes du pays. Ce qui est l'équivalent de 210 805 000 de bouteilles de 750 millilitres.

La croissance de la production au pays s'est surtout fait sentir à partir de 2013 où elle a doublé en un an selon les chiffres colligés par le Il Corriere vinicolo.

Ce 1,5 million d'hectolitres place le Canada à la 19e place des pays producteurs de vin juste après l'Autriche et la Grèce.

Ce 1,5 million est toute de même encore bien loin des 43, 45 et 52 millions d'hectolitres de vin de l'Espagne, de la France et de l'Italie.

La production mondiale de vin est relativement stable dans le monde. Elle oscille entre 256 millions et 296 millions au cours des 14 dernières années.

Elle était de 264 millions d'hectolitres en 2003 et 271 millions en 2016.

Les 4 principaux pays producteurs (Italie, France, Espagne et États-Unis) produisent 70 % de ce vin; soit 189 des 271 millions de litres.

Consommation
Le Canada produit maintenant 28 % de sa consommation. En effet, la consommation de vin au Canada est passée de 3 millions d'hectolitres en 2002 à 5,7 millions d'hectolitres en 2016. Soir une hausse de la consommation de vin de 4,3 %.

Les Canadiens préfèrent les rouges.  C'est 3,1 millions hl en rouge; 2 millions en blanc et un peu de  rosé 158 000 hl. Pour le mousseux, c'est 182 000 hectolitres.

Les vins canadiens se vendent très peu au Québec. Sur les 8500 vins au répertoire de la SAQ, il y a 270 du Canada (y compris 114 du Québec).

_______
Source : Vino in Cifre, Unione Italiana Vini.

Ras le bouchon de liège !

Le bouchon de liège est le pire ennemi du vin et ce problème est loin d'être réglé.
Il y a quelquefois des coups de gueule, des protestations contre l'usage de ce morceau d'écorce d'arbre pour boucher le vin. C'est un produit non consistant et qui a de nombreux défauts.

Toutefois, le conservatisme des producteurs, vendeurs et même de certains consommateurs fait en sorte que de belles quilles sont encore bouchées avec ce vilain petit morceau de liège.

De temps en temps, le sujet refait surface dans l'actualité. Cette semaine, c'est la gang des Cinq du vin qui repart à la charge contre le vilain cylindre.

«Et vous trouvez cela normal ? Ras le bouchon de liège !» titre le journaliste David Cobbold. «Je ne peux m’empêcher de pousser un nouveau coup de gueule contre ces abominables petits morceaux de liège qui abiment tant des bonnes...»

«Il est grand temps de tourner la page du bouchon de liège massif ...évitons de continuer à le laisser en contact avec nos vins.»

À lire, ainsi que les dizaines de commentaires. «Et vous trouvez cela normal ? Ras le bouchon de liège !»

Comment les minéraux entrent dans le vin

On entend beaucoup parler de la minéralité des vins. Mais comment ces minéraux du sol peuvent-ils entrer dans la vigne, dans le raisin puis se retrouver dans le vin?

Les minéraux sont insolubles donc non assimilables par les racines des vignes. Ce sont les microbes qui modifient ces minéraux afin de les rendre solubles dans l'eau et ainsi assimilables par les racines de la vigne.

C'est ce qu'affirme l'agronome Claude Bourguignon, éminent spécialiste des sols de la vigne.

Il a fait une présentation de ses dernières découvertes sur ce sujet à la 15e matinée des oenologues de Bordeaux en avril dernier.

Voici ce qu'il y a dit.

Quel est le rôle du sol dans la dégustation des vins?
Le lien entre le gout du vin et le lieu se situe à deux niveaux.

  • Au niveau de la nutrition de la vigne.
  • Au niveau du toucher en bouche qui permet de ressentir la texture du sol.
Les sols argileux donnent toujours un côté collant au vin. On a l'impression que ça colle entre le palais et la langue.
Les sols sableux donnent toujours un côté pétillant. On a l'impression que ça sautille entre la langue et le palais.
Et les limons vous donnent toujours un côté poudreux, parfois même poudre de chocolat.
Par contre, on n'a aucune donnée scientifique sur la faculté qu'a la texture du sol de modifier notre toucher de bouche.

Organique et minérale
Le gout du vin est lié à deux types de molécules: les molécules organiques, les aromes, les tanins, les alcools. Et les molécules minérales. Ces molécules vont interagir entre elles.
Le sodium, le potassium, le magnésium vont modifier votre perception des aromes, des alcools et des tanins.

La vigne se nourrit dans l'atmosphère et dans le sol. En fait, 94 % de la matière sèche provient de l'atmosphère. La vigne va y chercher du carbone, de l'oxygène et de l'hydrogène. C'est une alimentation en quantité, mais pas tellement en qualité. Les deux premiers vont donner le sucre. Les viticulteurs contrôlent cette alimentation par la taille des feuilles de la vigne.

La qualité du vin vient du sol
Le sol ne fournit que 6 % de la matière, mais elle provient de 24 atomes. La qualité vient donc du sol.

Ce sont les enzymes qui synthétisent les molécules aromatiques que nous percevons dans le vin. Il y a des milliers de ces enzymes.

Une plante est incapable de se nourrir dans le sol sans l'aide des microbes.
Car pour qu'un élément soit assimilable par la vigne, il faut qu'il soit soluble dans l'eau.
Les microbes transforment les minéraux du sol en les mettant sous forme anionique (d'ions négatifs).

Par exemple, l'azote est transformé en nitrite, puis en nitrates (NO3-) assimilables par la vigne. C'est aussi le cas pour le soufre transformé en sulfates et pour le phosphore transformé en phosphates.

Tous les autres éléments du sol ne sont pas solubles. Les microbes utilisent pour ces autres éléments la chélation (prononcé kélation). Les microbes vont prendre l'oligoélément — le fer, le sélénium, le zinc, le cobalt — et vont l'attacher à un acide organique. Ce chélate deviendra soluble dans l'eau, comme le nitrate de fer.

Pour cela il faut que le sol soit aéré. Aéré par la faune, par les microbes, par un sol vivant non compacté.

Dans un gramme de sol aéré, on peut trouver des centaines de millions de microbes (champignons, bactéries et autres). Ça donne 2 à 3 tonnes de microbes à l'hectare. Ils ont une énergie biochimique au poids 350 fois supérieur à celle de l'humain. Ainsi 1 kilo de bactéries a autant de force que 350 kilos d'être humain. C'est la plus grosse énergie biochimique de la planète, affirme monsieur Bourguignon.

De plus, la fermentation va accroitre le taux de minéralité dans le vin.
Par exemple, les sols de magnésium de l'Italie vont donner cette amertume commune à beaucoup de vin de ce pays.

Donc, M. Bourguignon explique ainsi comment ces minéraux théoriquement insolubles se retrouvent dans le vin grâce à l'action des microbes. Malheureusement, on tend souvent à remplacer cette force par des engrais. Engrais qui vont interférer entre les microbes et les racines de la vigne.

Une présentation étonnante que je vous invite à visionner ici.

La microflore du sol : une alliée de choix pour la nutrition qualitative de la vigne
15e Matinée des Oenologues de Bordeaux / "Les minéraux, du sol au palais"
, Claude Bourguignon, Vidéo de 15 minutes.
 

Le vin, vous le reniflez ou vous le buvez

La dégustation géosensorielle
Vous avez surement déjà vu de ces dégustateurs renifleurs qui passent de longues minutes à renifler le vin et à vous le décrire avec un catalogue d'aromes. On croirait qu'ils en inventent. Puis, ils le mettent en bouche et tout ce qu'ils peuvent vous en dire c'est «acidité médium plus; tanins médium plus.» Leur plus grand plaisir c'est de deviner le cépage.

«L’industrie du vin, qui a fait de ce dernier un produit agro-alimentaire, un vin technique, de cépage et de marque, a simplifié la dégustation.»

C'est ce que nous dit le vigneron bourguignon Jacky Rigaux dans son livre LA DÉGUSTATION GÉO-SENSORIELLE.

«Ce livre est destiné à ramener sur le devant de la scène (...) la dégustation qui privilégie le toucher de bouche, la texture, la consistance, la souplesse, la viscosité, la minéralité… autant de descripteurs qui permettent d’apprécier les vins de terroir, les "vins de lieu"».

La lisibilité des cépages est visible avec les vins de cépage, les vins industriels. Mais ce qu'il faut lire ce sont les terroirs, nous dit l'auteur.

Deux types de dégustation
On oppose les vins techniques de cépages aux vins de terroirs. La dégustation sensorielle à la dégustation géo-sensorielle. La première se concentre sur les aromes, la deuxième sur le touché de bouche.

«Dès que l’on introduit des levures industrielles en vinification, le terroir commence à disparaitre… surtout si on a commencé à l’affaiblir en détruisant la vie dans les sols avec les pesticides, herbicides et autres fongicides, associés aux engrais chimiques. Le vin est de plus en plus "fabriqué" au cellier, de moins en moins "accouché" naturellement par le vigneron!»
 

«D’un goût de lieu on passe à un goût fabriqué.»

Le bréviaire des aromes
«La primauté accordée au nez privilégie bien évidemment les vins techniques qui, à coups d’artifices technologiques et chimiques, rassurent le consommateur en quête de parfums vantés par les critiques et les sommeliers qui se plaisent à rivaliser d’audace en identifiant toujours plus d’odeurs dans leurs commentaires.»

«Les vins naturels de terroir sont ainsi pénalisés par l’analyse sensorielle au temps de leur jeunesse.»

Mais qu'en est-il de la minéralité, de la consistance, de la texture, de la viscosité, de la souplesse et de la vivacité?

«Avec la surenchère des critiques et sommeliers qui trouvent chaque jour de nouvelles odeurs dans le vin, il est de beaux jours pour l’analyse sensorielle!»


«Le vin n’était pas fait pour être reniflé, mais pour être bu.»

«Quand on a fait tout le travail nécessaire à la vigne, pour qu’elle accouche d’un raisin à la maturité physiologique optimale, que ce dernier a été cueilli avec soin, mis en cuve après un tri sévère, il convient alors de devenir paresseux, c’est-à-dire d’intervenir le moins possible pendant la vinification, pour que chaque climat livre naturellement toute sa complexité, en réalité sa vraie nature, son originalité, son caractère unique, inimitable.»

«C’est cette viticulture de virtuose, plus que de technicien, qui est l’avenir de la filière viticole européenne.»

Séduire avec l'industrie des aromes
«De plus en plus nombreux sont les amateurs qui renouent avec l’importance du "toucher de bouche" en dégustation. La bouche est beaucoup plus sensible et fidèle au "goût du lieu" que le nez que l’on peut facilement séduire et tromper avec les artifices de l’industrie des arômes. L’identité d’un vin de terroir s’exprime en effet principalement par la sapidité, c’est-à-dire par sa saveur singulière. Cette dernière est perçue par l’organe gustatif quand le vin entre en bouche. L’analyse sensorielle a réduit cette perception aux cinq saveurs classiques:
acide, amère, salée, sucrée et alcaline. La "dégustation géo-sensorielle du gourmet", sans ignorer ces descripteurs, valorise donc le "toucher de bouche", intimement associé au ressenti de la saveur».

Apprendre les arômes des vins relève de la quadrature du cercle
«Enfin, il faut ajouter que chaque dégustateur possède un appareil olfactif différent, que nous n’avons pas les mêmes seuils de perception. On l’aura compris, apprendre les arômes des vins relève de la quadrature du cercle».

Donc, abrégeons la description des aromes qui est particulière à chacun et concentrons-nous sur le toucher de bouche; de la texture du vin, de son étoffe; de la consistance du vin, de sa sève; de sa structure, de sa charpente, de son corps (charnu, compact, épais...); de la viscosité du vin; de sa souplesse, de son attaque; de sa vivacité; de sa signature; de sa minéralité; de sa longueur en bouche; de sa sensation tactile et de sa persistance aromatique et gustative.

«Un vin de terroir, qu’il soit blanc ou rouge, se doit d’offrir un toucher de bouche qui évoque la soie, le taffetas, le velours…»

«Un encerclement progressif et sincère, pour serrer de près l’insaisissable vérité.»

Un vocabulaire étranger
Au sujet de la description des vins, l'auteur cite Pierre Poubon.
«En matière de goût, il est impossible de parvenir à une précision définitive. Ainsi le dégustateur, qui analyse un vin, procède-t-il par approximations en se servant d’un vocabulaire curieusement étranger à son sujet. De ces approximations, parfois brillantes et imagées comme une improvisation poétique, le profane ne retient que le souvenir d’une élégante jonglerie verbale autour d’un verre. Mais il s’agit, en fait, d’un encerclement progressif et sincère, pour serrer de près l’insaisissable vérité». (Dégustations de toute une vie, 2001)

Donc, un petit livre très inspirant qui nous fait réfléchir sur notre manière d'apprécier le vin. Trop souvent, nos descriptions du vin mettent l'emphase sur ses odeurs. Pourtant, les odeurs sont très personnelles. On renifle le vin au lieu de le gouter. Ceci nous éloigne du consommateur qui lui boit le vin tout simplement.

LA DÉGUSTATION GÉO-SENSORIELLE DU GOURMET
Réveil des terroirs et réveil du goût
Jacky Rigaux, 51 pages.
ici dans internet www.zindhumbrecht.fr/wp-content/uploads/presse/LA_DEGUSTATION_GEO.pdf

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Pour vous aider à décrire la texture de vin, consultez le petit lexique Les mots du vin
 

Statistiques de Vin Québec pour 2017

Vinquebec.com a plus de 20 ans maintenant.
Le site a atteint une certaine maturité.
Près de 250 000 personnes ont consulté le site au cours de l'année 2017.
Tout près de 1000 utilisateurs viennent le consulter chaque jour avec des pics de 1827 visiteurs le 11 mars, 1755 le 30 décembre et 1778 visiteurs le 31 décembre.
 

Les pages les plus visitées, en plus de la page d'accueil, sont les pages Meilleurs vins rouges; Qualité-prix; La conservation des portos; Sulfites dans le vin; Taux de sucre dans le vin rouge; Les meilleurs vins blancs; Les meilleurs vins à la SAq-Dépôt; La conservation du vin une fois la bouteille ouverte et Les températures de service du vin.

La majorité des visiteurs atteignent le site via un moteur de recherche (300 000); un peu plus de 100 000 arrivent directement sur le site par l'adresse vinquebec.com; 10 000 proviennent de Facebook, 7000 de Twitter, les autres sont référencés par d'autres sites.

Le site vinquebec.com existe depuis mars 1997.

Vinquebec.com est un site internet indépendant d'information sur le monde du vin. Nous ne demandons et n'acceptons aucune publicité des producteurs de vins, de leurs agents, ni de la Société des alcools du Québec.
C'est un site d'intérêt public axé sur les besoins des consommateurs.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Qu'est ce que la SAQ veut acheter pour vous?

La SAQ a publié en décembre sa liste de produits souhaités pour l'année 2018. «Catégorie en développement pour laquelle nous souhaitons bonifier l'assortiment,» dit l'appel d'offres du monopole.

La direction de la SAQ indique ainsi aux producteurs et à leurs agents qu'elles sont les types de vins qu'elle veut ajouter sur ces rayons de vins de spécialité.

Voici donc ce que la SAQ veut acheter pour vous en produits de spécialité pour l'année 2018.

 

Bourgogne blanc: millésime 2015 appellations régionales et communales.
Loire: Sancerre, Pouilly-Fumé et crus du Muscadet.
Rhône: vins blancs toutes appellations.
Jura et Savoie: rouges et blancs.
Champagne: produit avec forte reconnaissance. Produit bio. Édition spéciale ou de collection. (Ainsi que des champagnes à moins de 40 $ pour la section des produits courants.)
Mousseux: produit en appellation Jura, Bourgogne et Espagne. Produit bio. Édition spéciale ou de collection.

Italie: Soave et Lugana en milieu et haut de gamme.
Sicile : Etna en entrée et milieu de gamme.

Afrique du Sud : pinot noir, cinsault et syrah en milieu de gamme. Et vins blancs milieu de gamme.
Canada: vins blancs VQA moyen et haut de gamme.
Grèce : assyrtiko milieu de gamme.
Allemagne : Riesling Kabinett, Spätlese, Auslese en milieu de gamme.
Nouvelle-Zélande: vins blancs, pinot gris, sauvignon et chardonnay.
Vin orange: entrée et milieu de gamme.

Pour sa section des produits courants, les acheteurs de la SAQ recherche aussi :

Tout produit dont le Nebbiolo est le cépage principal (Appellations Langhe nebbiolo, Nebbiolo d'Alba, Langhe Rosso, Piemonte).
Terre siciliane rouge et blanc en entrée de gamme.
Nous recherchons des vins des appellations Vouvray, Saumur et Touraine avec quantités suffisantes.
Soave et Lugana en entrée et milieu de gamme. Veneto IGT cépage international.

Les producteurs ou leurs agents ont jusqu'au 30 janvier pour soumettre leurs offres de nouveaux vins.
La SAQ n'indique pas combien elle en acceptera. Toutefois, elle indique ses demandes prioritaires.
Elle fait maintenant cet appel d'offres deux fois par année.
 

Les meilleurs vins rouges à moins de 12 dollars

Oui, il est possible de trouver de bons vins rouges à moins de 12 $ au Québec.
En voici 7 qui sont de très bons rapports qualité/prix.

Fonte di Nico 2016  *
Portugal 2,0 8,00$
Vila Regia 2016  *
Portugal 2,0 8,95$
Chevalier de Dyonis, Pinot Noir 2015 Roumanie 3,0 9,50$
Jardins de Meyrac rouge 2016 Languedoc 2,5 9,95$
Santi Nero, Pinot Nero 2016  *
Italie 2,0 10,60$
Cono Sur, Bicicleta, Pinot Noir 2016 Chili 2,0 11,15$
Réserve des Challières, Ventoux 2015 Rhône 3,0 11,95$

Ces vins sont aussi tous disponibles en ligne.
Ceux qui sont marqués d'un astérisque sont aussi disponibles dans des SAQ-Dépôts ce qui fait qu'on peut ainsi les obtenir à 15 % moins chers.

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