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Les surprises de l'année

Il y a des vins qui nous surprennent plus que d'autres. Des vins qui nous étonnent par leur très beau rapport qualité/prix. Des vins très bons et pas trop chers.

En rouge ce fut surtout le Mas des Capitelles, La Catiède, Faugères 2013 à 17,65 $ qui nous a semblé superbe et a obtenu 4 étoiles.
Puis, un Faugères encore le Mas Olivier, Faugères 2013 17,90 $ qui a obtenu 3,5 étoiles.

Encore moins chers, nous avons eu le Monasterio de Las Viñas, Crianza 2008 à 12,35 $; ainsi que le très beau Des Challières, Ventoux 2015 à 13,35 $ et le Duque de Viseu 2014 à 14,95$. Ces trois vins ont obtenu la mention «très bon», 3 étoiles, soit l'équivalent des 90 points de nos confrères des États-Unis.

À moins de 10 $, il y a eu aussi le Medoro Sangiovese 2013 à 9,45 $, pour 2,5 étoiles.

Il est souvent plus difficile de trouver de très bons vins blancs à bas prix. Toutefois, l'année 2016 nous a donné de belles surprises en blanc, particulièrement avec le Château Jolys, Cuvée Jean 2013, 4 étoiles à 24,25 $ ainsi que le Gaun, Chardonnay, Alois Lageder 2014 à 26 $. Puis, pour 3,5 étoiles le Lois, Fred Loimer, Grüner Veltliner 2014 à 18,35 $ et le Bianco di Morgante 2014 à 18,90$.

Le meilleur rapport qualité/prix en blanc est probablement le très bon (3 étoiles) Peñascal Verdejo 2015 à 12,10 $. Notons aussi le Lac des Roches 2014 à 12,50 $; le Cusumano, Angimbé 2015 à 14,75 $ ainsi que le Genoli 2015 à 15,55 $.

À moins de 12 $, La Sablette, Sauvignon blanc 2015 à 11,55 $ à obtenu 2,5 étoiles. Notons aussi le Giacondi Nero d'Avola 2014 à 9,10 $ qui a obtenu 2 étoiles.

Certains de ces vins sont possiblement encore disponibles dans ces mêmes arrivages; sinon il faudra surveiller le prochain millésime.

Voir la liste des vins commentés au cours des 365 derniers jours et classés par rapport qualité-prix.
 

La dégustation du vin n'est pas affectée par le calendrier lunaire

Le vin serait meilleur en jour «fruit» et moins bon en jour «racine», selon des adeptes du calendrier lunaire.

Ce ne serait pas vrai selon une étude menée en Nouvelle-Zélande et publiée au début du mois.

Le calendrier lunaire est utilisé en culture biodynamique. Il prescrit que certains gestes agricoles doivent être faits à certains jours selon ce calendrier qui calcule la position de la lune en axe avec certaines constellations d'étoiles. Il y a ainsi des jours fruit, fleur, feuille et racine. Les semis de certaines plantes doivent être faits certains jours et pas d'autres, de même pour la taille, la récolte et ainsi de suite.

Des amateurs de vin appliquent ce calendrier à la dégustation du vin disant que les vins seront meilleurs les jours fruit.

Des vendeurs de vins organisent même leurs dégustations à la presse seulement les jours fruit. (La Lune influencerait les dégustateurs de vin?)

Il y a aussi une application pour téléphone intelligent qui nous dit quand les astres seront bien alignés pour la dégustation de nos vins. (La Lune influence-t-elle le goût du vin?)

Des chercheurs de Nouvelle-Zélande ont démontré que le vin n'est pas meilleur les jours fruit.
Dominique Valentin, Phil Reedman, Claire Grose et James A. Green ont fait déguster à l'aveugle 12 pinots noirs de Nouvelle-Zélande à 19 professionnels du vin (moyenne de 18 ans d'expérience) à 4 reprises sur 2 jours. On leur a demandé de juger les vins selon 20 critères.

Les 12 vins jeunes vins (2012-2013) sous capsule à vis (30-50 $) ont été servis dans le même ordre les 4 fois. Ces tests ont démontré que les vins n'étaient pas meilleurs ou plus mauvais selon les jours fruit et racine du Calendrier lunaire de Thun.

«En conclusion, les résultats rapportés dans la présente étude ne fournissent aucune preuve à
l'appui de la notion que le goût de vin est associé au cycle lunaire», disent les auteurs de l'étude Expectation or Sensorial Reality? An Empirical Investigation of the Biodynamic Calendar for Wine Drinkers.

Il y avait là des vins en agriculture bio et conventionnelle. Les vins en agriculture conventionnelle ont été jugés meilleurs. Les vins ont été achetés directement des producteurs, conservés à 14 degrés et montés progressivement à la température ambiante de 22 degrés.

Le seul vin en biodynamie n'a pas démontré lui non plus de différence de qualité selon les jours.

Les auteurs ont analysé aussi d'autres facteurs tels que la pression atmosphérique, l'humidité, l'ensoleillement, la vitesse du vent et la pluie. Il n'y a pas eu de différence dans la qualité exprimée sur ces vins selon les jours.

Toutefois, d'autres études ont démontré que d'autres facteurs, s'ils sont connus des dégustateurs, peuvent eux réellement influencer la perception du goût du vin. Ces facteurs sont le prix de la bouteille, le poids de la bouteille, la réputation du producteur, la musique et le lieu de dégustation.

Les auteurs terminent en disant qu'une question reste en suspend : à savoir pourquoi certains vins apparaissent meilleurs certains jours et moins bien d'autres jours?

Des réactions originales dans la webosphère:
Si l'expérience avait été menée sur les pinots noirs de Bourgogne, les résultats auraient été différents.
Les bordeaux tanniques sont eux influencés par la Lune.
La Lune influence les vins naturels, mais pas les autres.
La biodynamie n'étant pas scientifique, elle ne peut donc pas être mesurée scientifiquement.
Et la meilleure : la Lune n'a aucune influence en Nouvelle Zélande!

L'étude peut être consultée ici : Expectation or Sensorial Reality? An Empirical Investigation of the Biodynamic Calendar for Wine Drinkers, Plos One, 3 janvier 2017.

Intolérance au vin : le nouveau suspect

Un mal de tête subit, des rougeurs, une sensation de chaleur en prenant un verre de vin.

Ça peut nous arriver à l'occasion en buvant un verre de vin. Certaines personnes ont un ou plusieurs de ces malaises assez souvent. Elles croient alors qu'elles sont allergiques au vin. En fait, le monde médical dit plutôt qu'elles ont une intolérance au vin. De 7 à 10 % de la population seraient affecté.

On a longtemps soupçonné les sulfites d'être responsables de ces malaises. Puis, on a cru que c'était dû à l'histamine; puis on a soupçonné les autres amines biogènes. On n'a pas réussi à le prouver. On cherche ailleurs. Le nouveau suspect est l'éthanal.

L'éthanal serait responsable de l'intolérance au vin, selon la professeure Gisèle Kanny chef de recherche au Service de médecine interne, immunologie clinique et allergologie du Centre hospitalier universitaire de Nancy en France.

«Les sulfites peuvent faire tousser les personnes asthmatiques, mais c'est l'éthanal qui cause ce qu'on appelle le "flash facial" et autres malaises lors de la consommation de certains vins, dit la docteure Kanny.

L'éthanal, appelé aussi acétaldéhyde, est produit par les levures lors de la fermentation alcoolique qui transforme le jus de raisin en vin. Il est aussi le résultat de l'oxydation de l'éthanol.

 Pour plus d'information sur ce sujet lisez l'article que j'ai publié dans la revue Le monde au naturel : Intolérance au vin : le coupable est l'éthanal.

Vin Québec.com depuis 1997

Vin Québec aura 20 ans cette année.
Le site existe depuis mars 1997.
C'est le site indépendant d'information sur le vin le plus visité au Québec.
C'est ainsi le guide du vin le plus consulté au Québec.

Il a 269 000 utilisateurs qui sont venus 466 000 fois consulter 856 000 pages en 2016.
 

La journée la plus active a été le 23 décembre avec 2368 visiteurs.
Décembre a aussi été le mois le plus actif avec 39 564 utilisateurs.

Vinquebec.com est un site internet indépendant d'information sur le monde du vin. Nous ne demandons et n'acceptons aucune publicité des producteurs de vins, de leurs agents, ni de la Société des alcools du Québec.
C'est un site d'intérêt public axé sur les besoins des consommateurs.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Voir aussi les chiffres des années précédentes...

Des bulles pour les fêtes

Explosion de bulles durant le temps des fêtes !
La SAQ vend 25 % de ses mousseux durant la période du 6 décembre au 2 janvier.
L'an dernier, 1 236 000 bouteilles de mousseux ont été écoulées durant ces 4 semaines.

À lui seul, le 31 décembre a compté pour 4 % des ventes de l’année, dit la SAQ.

En 2015, les 5 champagnes les plus populaires ont été le Veuve Clicquot Ponsardin Brut, le Nicolas Feuillatte Brut Réserve, le Moët & Chandon Impérial, le Tribaut Schloesser Blanc de Chardonnay Brut et le G.H. Mumm et Cie Cordon Rouge Brut.

Quant aux mousseux hors Champagne préférés des clients de la SAQ, les plus populaires ont été le Hungaria Grande Cuvée Brut, suivi de très près du Martini & Rossi Asti. Les Henkell Trocken, Segura Viudas Cava Reserva Brut et Sieur d’Arques Première bulle ont complété le palmarès, nous dit un communiqué de la société d'État.

Les vins mousseux deviennent populaires au Québec. Les ventes de mousseux de Champagne ont été en hausse de 8 % dans la section des produits courants au cours de la dernière année, pour des ventes de 34 millions de dollars. Celles des mousseux hors Champagne ont atteint 65 millions de dollars, une hausse de 7 %. (Ceci ne comprend pas les ventes de la section des vins de spécialité.)

Le prix moyen d'un mousseux de Champagne (section courante) est de 65 $; tandis que celui du mousseux hors champagne est de 18 $. Il y a 595 mousseux dans les magasins de la SAQ aujourd'hui.

Voici les meilleurs mousseux commentés au cours des derniers mois.

Hungaria, Grande Cuvée Brut Hongrie 2 13,45$
Segura Viudas Reserva Cava Brut Espagne 2,5 14,95$
Villa Conchi Cava Brut (épuisé le 23 décembre, mais en IP)
Espagne 3 16,75$
Fiol, Prosecco extra-dry Italie 2,5 16,45$
Gamay Fizz France 3 17,30$
Pureté de Silex Brut, Crémand de Loire Loire 2 19,50$
Blanquette de Limoux, Domaine de Fourn 2013 Languedoc 3 19,55$
Prestige Moingeon, Crémant de Bourgogne Bourgogne 2,5 20,10$
Wolfberger Crémant d'Alsace Brut Alsace 2,5 20,45$
Perelada Brut Reserva Espagne 2,5 21,05$
Louis Bouillot, Perle Rare, Crémant de Bourgogne 2012 Bourgogne 2,5 22,45$
Crémant de Bourgogne Brut, Cave de Viré Bourgogne 2 23,35$
Veuve Ambal, Cuvée Brut Prestige Bourgogne 2,5 24,00$
Vouvray Brut, Vincent Carême 2013 Loire 2,5 25,25$
Vitteaut-Alberti Blanc de Blancs Brut, Crémant de Bourgogne Bourgogne 2,5 24,45$
Roederer Estate Brut, Anderson Valley, Californie Californie 3 34,75$
Paul Goerg Blanc de Blancs, Champagne Champagne 3,5 45,75$
Lallier Grande Réserve Grand Cru, Champagne Champagne 3,5 48,50$
Nicolas Feuillatte Brut Réserve, Champagne Champagne 4 48,50$
Devaux Blanc De Noirs Brut, Champagne Champagne 4 52,50$
Nicolas Feuillatte Blanc de Blanc 2006, Champagne Champagne 4,5 57,00$
Taittinger Réserve Brut, Champagne Champagne 4 59,75$
Pol Roger Brut, Champagne Champagne 4 61,50$
Ayala Majeur Brut Rosé, Champagne Champagne 3,5 61,50$
Gosset Grande Réserve Brut, Champagne Champagne 4 72,00$
Bollinger Spécial Cuvée Brut, Champagne Champagne 4,5 76,25 $

SAQ : Révision du processus pour les appels d’offres

Finalement la direction de la Société des alcools du Québec modifie son système d'appel d'offres.

La SAQ écrit que «dans son récent rapport, le Vérificateur général a analysé le processus d’acquisition des produits par la Société des alcools du Québec (SAQ) et a émis des recommandations afin que la SAQ s’assure d’obtenir les conditions d’achat les plus avantageuses.»

La Vérificatrice générale reprochait à la SAQ d'indiquer le prix qu'elle voulait payer pour ses vins. Les appels d'offres donnaient en effet le prix de détail voulu. La SAQ fournissait une calculette aux producteurs avec laquelle ils pouvaient trouver le prix de gros recherché par la SAQ. Ce qui, selon Mme Guylaine Leclerc, revenait à dire quel prix les acheteurs de la société d'État voulaient payer. Il n'y avait donc pas de tentative d'obtenir le plus bas prix possible. Elle a donc demandé à la SAQ de changer de façon de procéder afin de tenter d'obtenir le plus bas prix possible.

La SAQ dit donc qu' «un engagement a donc été pris pour émettre nos appels d’offres avec mention du prix d’achat, et ce, à partir de l’appel d’offres mis en ligne aujourd’hui, le 15 décembre.»

Donc, la SAQ n'affiche plus le prix de détail souhaité, mais le prix d'achat souhaité. Exemple «Un vin blanc de repas, France Sud. Prix d’achat bouteille maximum : 4,34 $ CAD».

La direction de la SAQ dit que «cette nouvelle façon de procéder permettra aux produits ayant le meilleur rapport qualité/prix de se démarquer et d’être sélectionnés dans le cadre des appels d’offres.»

La SAQ a ainsi lancé une série d'appels d'offres en indiquant «Prix d'achat maximum par bouteille». Ce qui donne ceci: Vin Canada 5,15$;  Vin Canada monocépage 8,03 $; Vin blanc Val de Loire 4,36 $; Vin blanc Nouvelle-Zélande 5,68 $; Vin rouge États-Unis, Washington, Oregon 8,48 $.

Une chose est étrange dans ces prix! Pourquoi des prix maximums du genre 8,03 $ ? Pourquoi pas 8 $ tout simplement?  Ou 5,68 $; 4,36 $ ? Est-ce que cela n'est pas tout simplement la même calculette, mais à l'envers. D'ailleurs, les nouveaux appels d'offres mentionnent encore cette fameuse calculette décriée par la Vérificatrice générale.

On lit dans l'appel d'offres du 15 décembre que «la calculette ne tient pas compte des baisses de prix de la SAQ.  Du résultat affiché, la SAQ retranchera 0,50 $ pour refléter la baisse de prix annoncée en novembre 2016.»

De plus, on lit ceci : «Le chargé de compte va valider les montants d'investissement avec l'agent avant la confirmation du produit.»

Est-ce que le bureau de la Vérificatrice générale serait satisfait de cette soi-disant nouvelle façon de procédé?
Va-t-on obtenir le meilleur prix possible en indiquant le prix qu'on est prêt à payer?

N'est-ce pas tout simplement dire 4 trente sous au lieu d'une piastre?

Sujets connexes

Dans la série COMPRENDRE LA SAQ    

Du vin québécois chez Metro

Finalement, 408 ans après la fondation de Québec, les Québécois auront le droit d'acheter du vin du Québec dans leurs épiceries!

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il était interdit aux épiciers québécois de vendre du vin québécois. Que de chemin fait très lentement au pays du froid depuis la venue de Samuel de Champlain.

Le réseau des épiceries Metro annonce que l'on pourra acheter du vin du Québec, à côté du vin d'Italie, de Californie et d'ailleurs dans plusieurs de ses 208 supermarchés.

Des vins des Domaine de Lavoie, du Domaine du Ridge, du Coteau Rougemont, du Domaine Côtes d’Ardoise, du Vignoble Gagliano et autres auront leur place sur les rayons de l'épicerie. De plus, il ne sera plus illégal d'afficher les cépages. Oui, c'était interdit!

Au moment où on légalise la vente du pot, on légalise la vente du vin de chez nous.

«Nous avions donc très hâte de pouvoir appliquer ce principe aux vins du Québec et de faire découvrir à nos clients de nouveaux produits d’ici», déclare Marie-Claude Bacon, directrice principale, service des affaires de Metro. « Nous nous y préparions depuis longtemps et avons multiplié les rencontres avec les vignerons du Québec afin d’offrir à nos clients un maximum de produits et certaines exclusivités.»

«Un parcours simplifié pour le consommateur, qui pourra planifier et accorder repas et vins du Québec lors d’une seule visite à l’épicerie».

Elle vendait jusqu'à maintenant des vins importés en vrac et embouteillés au Québec.

Les épiciers du Québec peuvent maintenant se procurer du vin d'ici sans passer par la SAQ et en négociant librement avec les vignerons de la province.

Metro est la seule grande entreprise canadienne de distribution alimentaire à avoir son siège social au Québec. Elle a 600 magasins sous la bannière Metro et Super C. La maison fondée en 1947 à un chiffre d'affaires de 12 milliards de dollars.

L'Europe subventionne ses vignerons

On entend quelquefois dire qu'il est difficile de concurrencer le vin européen parce qu'il est subventionné par les gouvernements européens.
 
Tout le monde admet que c'est vrai, mais jusqu'à quelle hauteur?
Il n'y avait jusqu'à aujourd'hui aucun chiffre précis d'avancé.
 
C'est ce à quoi se sont attaqués deux économistes Kym Anderson d'Afrique du Sud et Hans G. Jensen du Danemark.
 
Ils affirment, chiffres à l'appui, que l'Europe donne en moyenne 700 euros par hectare à ses producteurs de vin ou 0,15 € par litre. (Le prix moyen du vin français exporté est de 3,40 € le litre.)
 
La France à elle seule aurait donné plus de 840 millions d'euros à ses vignerons en 2012. La contribution de l'Italie serait d'un peu plus de 500 millions et celle de l'Espagne est évaluée à 400 millions d'euros.
 
Par hectare, c'est toutefois l'Autriche qui serait la plus généreuse avec une aide de 2400 euros par hectare. La France et l'Allemagne donneraient 1100 euros par hectare.
 
Par hectolitre, les auteurs estiment les subventions à 370 € en Autriche, plus de 150 € en France et au Portugal et plus de 100 € en Grèce, en Allemagne, en Espagne et en Italie.
Ils affirment que «cela dépasse certainement le soutien fourni par tous les autres gouvernements de grands pays.»

Cette aide est donnée principalement (40 %) sous forme d'aide au marketing et à la promotion. Les auteurs estiment que l'Europe y a consacré 522 millions € pour la période de 2008 à 2012.

Anderson et Jensen terminent en disant qu' «il n'est pas étonnant que des producteurs non européens s'inquiètent de leur capacité à concurrencer sur la scène internationale ces producteurs européens bien appuyés par leurs pays.»
 

 

Ces chiffres sont publiés dans une étude intitulée How Much Government Assistance Do European Wine Producers Receive? et publié aujourd'hui dans le Journal of Wine Economics (Volume 11, No 2, 2016, Pages 289–305).
Kym Anderson, School of Economics, Université d'Adelaide, Australie
Hans G. Jensen, Institute of Food and Resource Economics, Université de Copenhage.

Rambo Gauthier... sommelier

Un peu d'humour... Qu'est-il arrivé aux pastilles de goût de la SAQ, demande Mme Bombardier. Les vins sont pas tous bons lui répond le nouveau sommelier Rambo Gauthier à Laflaque.


Il y a donc maintenant une pastille de goût de Brett !
 

Ventes de vin : plus forte croissance en épicerie

Les ventes de vin croissent beaucoup plus vite en épiceries qu'en succursales de la Société des alcools du Québec.

Au cours des 12 derniers mois se terminant le 10 septembre dernier, les épiciers ont vendu 1,6 million de litres de vin de plus que lors de la même période de l'année précédente.

Pendant ce temps, les succursales de la SAQ, les agences de la SAQ dans les épiceries, les ventes dans les restaurants et en importation privée n'ont augmenté que de 900 000 litres.

La croissance des ventes a donc été de 3,9 % en épiceries et de 0,7 % dans les succursales de la SAQ.

Ventes de vin
(millions de litres)
  2014
2015
2015
2016
+
%
Épicerie 40,7 42,3 1,6 3,9
Succursales 120,4 121,3 0,9 0,7
Total
161,1 163,6 2,5 1,5
Sources : Rapports trimestriels SAQ
2014 T3+T4+2015 T1+T2  / 2015 T3+T4+2016 T1+T2

Les ventes de vin au Québec se sont accrues de 1,5 % au cours de la dernière année. C'est 2,5 millions de litres de plus et c'est surtout dû aux ventes dans les épiceries. Ces dernières ont accru leurs ventes de 1,6 million de litres.

Qu'est-ce qui explique ces succès dans les épiceries?
Qu'est-ce qui explique que les Chartier, Harnois et Ricardo sont de plus en plus dans les épiceries?

Malgré la carte Inspire et ses points bonis, malgré les nombreux rabais dans les seules succursales, ces dernières n'ont pas été aussi performantes que les épiceries!

Est-ce une question de prix, d'offres, de choix, de services, ou autres raisons?
Pourquoi les ventes de vin dans les épiceries augmentent-elles presque deux fois plus en volume que dans les succursales?

  Un vigneron d'ici me signale que dans presque tous les pays du monde on achète le vin en faisant l'épicerie.

   Voir ausssi Plus de croissance en épiceries qu'en succursales.


La SAQ recherche des pastilles de goût au lieu de négocier les prix

La vérificatrice générale du Québec a fortement critiqué le système d'appel d'offres de la Société des alcools qui ne permet pas d'acheter les vins au meilleur prix.

Ses appels d'offres précisaient le prix de détail voulu. La SAQ disait ainsi à ses fournisseurs le prix qu'elle était prête à payer. Il n'y avait donc pas de négociations. La vérificatrice reprochait ainsi à la SAQ de ne pas rechercher le meilleur prix.

Le président de la société d'État a donc dû promettre à la Commission d'administration publique du Parlement de modifier son système d'appel d'offres.

Les nouveaux appels d'offres viennent d'être publiés le 1er décembre. À première vue, ils semblent différents.

Prenons l'exemple de l'appel d'offres pour 2 vins rouges de Bordeaux. On y lit : «Profils recherchés en priorité: arômatique et charnu ou arômatique et souple» (sic). Ces termes correspondent à des pastilles de goût de la SAQ.

On n'y mentionne plus de prix de détail recherché. On lit plutôt «Vins de Châteaux et Domaines de coeur de gamme». Dans d'autres cas, on dit «Entrée et coeur de gamme recherché pour l'Argentine»
«Coeur de gamme priorisé pour le Chili.» Puis «premium avec les vins de l'état de Washington et Oregon».

On n'indique plus de cible de prix — comme l'indiquait le tableau plan d'introductions de l'ancien système (ci-dessous) — mais des mots: entrée de gamme, coeur de gamme, premium.

Cependant, la SAQ y inclut toujours les mêmes tableaux qu'il y avait dans les anciens appels d'offres. Dans ces tableaux (voir à droite), le producteur y verra bien le prix des entrées de gamme, ceux du coeur de gamme et celui du premium (20,00$). On y voit même un prix minimum pour l'entrée de gamme (12,00$).

De plus, les tableaux contiennent des indices de ventes qui permettront aux vendeurs de voir dans quelle catégorie de prix ils devront présenter leurs soumissions!

Finalement, dans plusieurs appels d'offres, la SAQ indique que «les transferts de répertoire seront priorisés». Est-ce dire transfert de la catégorie des vins de spécialité, donc des vins plus chers?

Mis à part l'ajout des pastilles de goût, ce nouveau système d'appel d'offres est-il vraiment différent du précédent? Les pastilles sont-elles un maquillage?

Qu'elle est la différence entre dire que l'on cherche un vin dont le prix de détail sera de 15 à 17,45 $ ou de dire que l'on cherche un vin de «coeur de gamme» en montrant un tableau, dont le «coeur» est de 15 à 17,45 $ ?

Autre exemple: la SAQ veut avoir un vin blanc d'Espagne ou du Portugal. Elle ne dit plus qu'elle cherche un vin entre 12 et 15 $, mais «Renforcer l'offre en coeur de gamme» et montre un tableau ou la catégorie du milieu est de 12 à 15 $ ! (voir Vin blanc.pdf)
Est-ce que la vérificatrice du Québec serait impressionnée?
Comment pense-t-on obtenir le prix le plus bas possible avec cela?

Les acheteurs de la SAQ semblent incapables de rénover leur mode d'achat. Si les acheteurs de la SAQ veulent ajouter 2 nouveaux vins du Rhône, par exemple, ne serait-t-il pas mieux qu'ils aillent dans le vignoble choisir 2 beaux vins et négocier le prix au lieu d'attendre derrière leur ordinateur dans leur bureau du siège social que de grosses compagnies leur fassent des offres à prix déterminés?

Ce soi-disant nouveau système d'appel d'offres ne ressemble-t-il pas au précédent comme quatre trente sous égalent une piastre?

Sujets connexes :
La SAQ va finalement négocier ses prix de gros;
Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié;
La SAQ veut payer cher (rapport de la Vérificatrice générale);
Comment inciter un producteur à nous vendre son vin cher;
La SAQ n'utilise pas son fort pouvoir d'achat;
Vins retirés remplacés par des plus chers;
Les monopoles canadiens ne veulent pas acheter à meilleur prix;
Comment la SAQ fait disparaître des vins de moins de 15 $.

Dans la série Comprendre la SAQ 
 

SAQ: plus de croissance en épiceries qu'en succursales

Malgré tous ses efforts, la SAQ n'a réussi qu'à augmenter de 300 000 litres ses ventes de vin en succursales au cours de l'été. Ce qui représente une hausse de 1%.

Pendant ce temps, les épiciers ont réussi eux aussi à augmenter leurs ventes de vin de 300 000 litres, soit une hausse de 3,3 %.

Si l'on regarde, la situation des deux derniers trimestres, soit le printemps et l'été, la différence est beaucoup plus marquée. Comme nous le montre le deuxième tableau, pendant que les ventes de vin en volume diminuent de 600 000 litres en succursales (- 1 %), elles augmentent de 1 300 000 litres dans les épiceries (+ 7 %).

Ventes de vin en volume trimestre d'été
(millions litres)

  2015 2016  
Épiceries 9,2 9,5 3,3 %
Succursales 28,9 29,2 1 %
  38,1 38,7 1,6 %
Printemps et été
  2015 2016  
Épiceries 18,3 19,6 7 %
Succursales 56,4 55,8 -1 %
  74,7 75,4  1 %

 

Au cours de l'été dernier, il s'est vendu 9,5 millions de litres de vin dans les épiceries et 29,2 millions de litres en succursales de la SAQ.  Une bouteille sur 4 vendue au Québec l'est donc en épicerie.

Pour l'été dernier, la SAQ a acheté pour 39 millions de dollars de vin aux usines d'embouteilleurs de vin importé en vrac pour le revendre 79 millions de dollars aux épiciers. Ce qui donne 8,31 $ le litre ou 11,06 $ la bouteille. Les épiciers revendent ce vin avec un profit plus taxes.

Rappelons ici que la SAQ agit comme grossiste auprès des épiciers.

Si l'on regarde maintenant les chiffres en dollars, nous constatons que même si la SAQ n'a haussé ses ventes de vin en volume que de 1 %, elle les a haussé en valeur de plus de 3 %.

Ventes de vin en $ trimeste d'été
(millions $)
  2015 2016  
Épiceries 75,1 79 5,2 %
Succursales 453,7 468.7 3,3 %

Il est à noter aussi que les ventes de spiritueux ont connu une croissance de 300 000 litres.

Grâce à ces hausses de ventes, à la diminution de la rénumération du personnel de 1,3 millions $; à la réduction de 1,7 millions $ de frais immobilier et de 1,6 millions $ de coûts de publicité et d'honoraires professionnels (-16%); la SAQ a pu accroitre son bénéfice net de 7,5 % au cours de l'été dernier.

______
Sources : Les rapports trimestriels de la SAQ.

   Voir aussi  Ventes de vin : plus forte croissance en épicerie (2014-2016)

  Voir les chiffres du printemps. Vin : croissance en épicerie; décroissance en succursale SAQ
 

Le commerce de l'alcool en Cour Suprême

La Cour Suprême est appelé à se pencher sur le commerce de l'alcool au Canada.

Actuellement des provinces imposent des limites au commerce des vins, bières et spiritueux entre les provinces.

Ce serait inconstitutionnel selon un jugement récent de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick.

La Direction des poursuites publiques du Nouveau-Brunswick a demandé hier à la Cour Suprême la permission d'en appeler de ce jugement.

En avril dernier, le juge Ronald Leblanc a acquitté Gérard Comeau accusé d'avoir rapporté au Nouveau-Brunswick de l'alcool acheté dans la province voisine, le Québec.

Le juge Leblanc a statué que l'interdiction provinciale de rapporter de l'alcool acheté dans une autre province du pays constitue une barrière commerciale ce qui contrevient à la l'article 121 de la Constitution du Canada.

L'article 121 de la Constitution dit ceci

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.

121. All Articles of the Growth, Produce, or Manufacture of any one of the Provinces shall, from and after the Union, be admitted free into each of the other Provinces.
(LOIS CONSTITUTIONNELLES DE 1867 à 1982)

Le juge Leblanc conclut qu'il était ainsi clair que les Pères de la Confédération canadienne visaient le libre échange entre les provinces lorsqu'ils ont adopté la constitution en 1867.

Le Canada a été fondé lorsque les États-Unis ont décidé de mettre fin au libre échange puisqu'il soupçonnait les colonies britanniques d'avoir appuyé les sudistes lors de la guerre de Sécession. Ces colonies (future Québec et Ontario et autres) ont alors décidé de former une union de libre-échange. (Voir JugementNB-Gerard-Comeau_Ronald-Leblanc.html)

Depuis un jugement de la Cour Suprême de 1921 (Gold Seal Ltd. v. Alberta (Attorney-General)), la constitution était interprétée dans le sens que les provinces pouvaient limiter le commerce. Le gouvernement fédéral avait d'ailleurs par la suite interdit le commerce interprovincial des alcools. Il a depuis aboli cette loi en 2012. Toutefois, les provinces ont continué à limiter ce commerce.

Si la Cour Suprême interprète la constitution comme l'a fait le juge Leblanc, ceci donnera plus de liberté aux commerçants et aux consommateurs du Canada. Le gouvernement fédéral est en faveur de cette liberté, mais pas les gouvernements de la plupart des provinces.

L'avocat Mikaël Bernard qui défend Gérard Comeau a déclaré au journal Acadie Nouvelle qu' «avec la montée du protectionniste chez nos voisins du sud (États-Unis), et ailleurs dans le monde, je crois que c’est plus pertinent que jamais que les provinces abaissent leurs barrières et travaillent ensemble plutôt que de chercher à se nuire».

Sur le même sujet

Voir aussi le reportage de Radio-Canada Nouveau-Brunswick.

De la complexité des vins de Bourgogne

Les vins de Bourgogne!
Vous connaissez ?
Pas moi !

Ça semble simple, c'est du pinot et du chardonnay. Du blanc et du rouge, même pas de rosé, ni de jaune, ni d'orange. Mais en réalité c'est très complexe et très varié.
C'est du vin de climat, climat au pluriel: climats!

Les Bourguignons peuvent nous nommer 640 climats, 640 terroirs ou groupes de parcelles. Nommez-les. Ils sont tous ici sur une belle carte. Ça va de Sur la rigole, le plus méridional au Le Chapître, le plus septentrional. Ceci en passant par Meix-Bas, En songe, En Palud, Clos de Bèze, Jouise, Les Amoureuses, Aux Fourches, Aux Tuyaux, Les Sizies, Les Languettes, Les Fèves, Les Renardes, Les Aubuzes, Les Charmes Dessus, Ez Connardises, La Vache, La Gogotte et autres.

Ils sont maintenant classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, et je n'en connais même pas la moitié; que dis-je, le tiers du quart de la moitié!

C'est drole qu'il y en ait 640, car selon Wikipédia «la première mention d'un lieu-dit viticole remonte à 640, concernant le clos de Bèze à Gevrey-Chambertin.» La magie des chiffres!

Déjà que le nombre d'appellations pour cette région est déjà bien élevé. J'en compte 100.

Donc, on n'est pas sorti de l'auberge, de la Bourgogne!

Fort heureusement, il y a des gens qui veulent nous aider à nous y retrouver. C'est le cas de Véronique Rivest qui nous a donné hier une belle introduction sur les climats de cette région au bar à vin Soif. Ce fut 2 heures 30 bien intéressantes, mais j'ai encore l'impression que je n'en connais qu'un tout petit peu.

J'ai noté le le Trias, le Jurassique, le Crétacé et le Quaternaire. Il faudrait que je revoie ma Géologie. J'ai noté aussi que la France était sous une mer tropicale peu profonde, donc tous ces beaux sols calcaires qu'elle a laissés.

Toutefois, ce qui a plus de chance de s'imprégner dans ma molle mémoire, ce sont les vins dégustés par ce bel après-midi. Ils étaient au nombre de huit. Des blancs et des rouges. J'ai préféré les blancs. Ce qui est étrange avec les vins de Bourgogne, c'est que parfois je préfère les blancs, d'autres fois, je préfère les rouges.

Était-ce parce que nous étions en Jour Feuille selon When Wine, les blancs me sont apparus plus savoureux, plus expressifs et plus gras en bouche?

Le Pouilly-Fuissé, La Roche 2014 des frères Bret était très vivace, calcaire et floral. (Importation privée Trialto  60,05$)

Le Mercurey 1er cru Les Veleys 2013, François Raquillet plus simple, plus unidimentionnel avec ses saveurs de maïs. (12337006 37,25 $)

Le Meursault 1er cru Les Charmes 2012 Xavier Monnot, était gros, gras, exhibitionniste avec ses flaveurs de fruits tropicaux, de laine mouillée et de noix grillée. C'est puissant et enjôleur. J'aime! (11010781  96 $)

Voilà pour les blancs.
Les rouges me sont apparus plus fermés, moins expressifs, plus cachotiers.
St-Aubin 1er cru Les Pitangerets 2014, Jacques Carillon, simple d'un fruité acidulé; assez bien­. (IP Maître de Chais 42,45$)

Givry 1er cru A Vigne Rouge 2013 François Lumpp, ample, boisé, d'une belle texture granuleuse et assez généreux. (IP Réserve et Sélection 56,75$)

Aloxe-Corton 1er cru Les Valozières 2012 Jean-Claude Boisste, gelée de fruits, beaux tanins, pas complexe, agréable. (12481411   75 $)

Gevrey-Chambertin 1er cru Au Closeau 2012, peu expressif, petites notes d'anis et d'épices, mais d'une belle texture.  (11817673  82 $)

Le huitième, Chassagbe-Montrachet 1er cru Morgeot 2012 était sévère, renfrogné, il s’ouvrira plus tard peut-être. (11491802  50 $)

Donc, les blancs ont gagné ce coup-ci.

On nous fait très peur avec les bourgognes depuis quelques semaines. On nous dit que la récolte n'a pas été bonne et qu'on nous le fera payer encore plus cher, dixit Le Figaro.

Déjà que ce n'est pas donné!
Sur les 1200 vins de Bourgogne disponibles aujourd'hui à la SAQ — Oui 1200 sur 8000 vins viennent de cette seule petite région! — 900 sont à plus de 40 $. Le prix médian est à 85 $. Alors s'ils nous montent les prix qui pourra se les payer?
Un peu plus de 800 sont rouges et un peu moins de 400 sont blancs.
Il y en a 524 de la Côte de Nuit et 414 de celle de Beaune.
Deux sont exclusifs à la SAQ-Dépôt et 453 dans les 3 magasins Signature.

Bon, quelques petites informations en terminant.

Seulement 29 % des vins de Bourgogne sont rouges;
Les cépages: chardonnay 49 %; pinot noir 35 %; gamay 8 %, aligoté 6 % et 2 % autres dont du pinot gris.

  • 1,3 % est en grand cru, 33 AOC (Clos de Tart, Chambertin...) 57 % rouges;
  • 9,9 % en 1er cru (les 640 climats) 56 % blancs;
  • 37 % en Villages (Pouilly-Fuissé, Mercurey...) et 51 % en régionale (Mâcon, Crémant...)

Vous les trouverez tous ici : toutes-les-appellations-de-bourgogne

Finalement, 50 % sont exportés. Il n'en reste que la moitié aux Français!

Pour en savoir plus — si vous avez l'âge légal — vous pouvez consulter le site www.vins-bourgogne.fr

Après les baisses de prix, les hausses à la SAQ

LA SAQ a diminué de 50 cents les 1600 vins courants le 9 novembre. Ce sont des vins pour la plupart à moins de 20 dollars. Toutefois, depuis un an, elle a haussé le prix de plusieurs vins en haut de 20 dollars.

Voici une liste de vins qui ont connu de bonnes hausses de prix au cours de la seule dernière année.
Ils proviennent d'une recherche rapide dans la base de données des vins commentés au cours des 365 derniers jours et des prix affichés le 27 novembre dans le site saq.com.

Hausses de prix au cours des 365 derniers jours
  Depuis
28-11-15
27-11-16
Sigalas Asirtiko Athiri 19,55$ 23,65$
Domaine André Et Mireille Tissot Brut 24,60$ 28,30$
Chablis, J-M Brocard, VV de St-Claire
25,85$ 29,95$
Argyros Santorini, Assyrtiko
22,15$ 25,25$
Arbois, Chardonnay Jacques Tissot 22,45$ 25,00$
Condado de Haza 25,90$ 26,85$
Dom. des Roches Neuves, Saumur Champigny
20,65$ 22,70$
Saint-Bris, Sauvignon 2013, J-F&P-L Bersan 20,85$ 22,85$
Baldíos Crianza 2009 20,90$ 22,10$
L'Hereu, Raventos i Blanc, Conca del Riu
21,10$ 22,50$
Ch. du Brézé, Clos du Midi, Saumur blanc
21,45$ 22,60$
Juvé y Camps, Reserva de la Familia
21,45$ 22,70$
Ch. de Vaurenard, Baron de Richemont 21,30$ 22,05$
Château Revelette 21,95$ 23,30$
Épaulé Jeté, Cuvée Trinch 2014 22,10$ 23,55$
Les Terres Rouges, Saumur-Champigny 20,60$ 21,80$
Cuvée Flor, Baud, Jura, Chardonnay 2015 20,00$ 21,00$
Granite, Muscadet, Domaine de l'Écu
22,30$ 23,55$
Poggio Della Costa
22,30$ 23,50$
Alsace Rouge, Marcel Deiss 26,35$ 28,05$
Hatzidakis Assyrtiko Cuvée 15 35,00$ 38,75$
Méthode : Comparaison entre les prix de la liste de l'année et les prix sur saq.com au 27 nov. 2016

Certains vins ont même connu de fortes hausses depuis deux ans. Le Marchese Antinori, Chianti-Classico Riserva  était 28,75 $ en 2014. Il a monté à 35 $ en juin 2015; puis 38 $ en mars 2016 et 39,75 $ aujourd'hui.

Il ne faut pas en déduire que la plupart des vins de 20 $ et plus ont été haussés, mais plutôt qu'on a haussé le prix de certains d'entre eux.

La Saskatchewan privatise la moitié de ses magasins d'alcool

La Saskatchewan privatise 31 des 75 succursales de sa société des alcools, la Saskatchewan Liquor and Gaming Authority (SLGA)

De plus, le gouvernement vient d'accorder des permis pour 11 nouveaux magasins privés d'alcool.

Certains de ces magasins seront en coopérative, 6 seront exploités par des employés de la SLGA; 6 autres pas la chaine Sobeys; 3 par la chaine Metro et les autres seront exploités par des entrepreneurs.

La société avait envoyé un avis de licenciement à 170 de ses employés en août dernier. Certains de ses employés ont d'ailleurs acquis des licences pour ces magasins.

Il y a déjà depuis quelques années des magasins privés d'alcool en Saskatchewan, mais ils étaient surtout situés en zone rurale.

Ces magasins privés seront à Regina, Saskatoon, Moose Jaw et dans 11 localités de la province. Il ne restera que 36 magasins d'alcool exploités par la société d'État.

Il y aura donc ainsi 50 nouveaux magasins privés d'alcool dans cette province.

Répondant aux critiques qui disent que le gouvernement dilapide des magasins profitables, le ministre responsable de la SLGA, Jeremy Harrison dit que «tous ces promoteurs retenus auront des entreprises dans la province, employeront des gens de la Saskatchewan et payeront des impôts ici dans la province».

Les ventes d'alcool de SLGA ont été de 641 millions $ en 2015-2016 et les revenus tirés de l'alcool ont totalisé 258 millions $.
7,7 millions de litres de spiritueux, 17,8 millions de litres de vins (et coolers) ainsi que 72 millions de litres de bière.
15,6 litres de vin par habitant.
Les magasins d'État avaient cette année-là 2700 produits; les magasins privés et franchisés 3000 autres produits. (Rapport annuel SLGA 2015-2016)

Le président du syndicat dit que 190 personnes perdent ainsi un emploi payant et que les seuls gagnants sont les acheteurs de ces magasins.

Le gouvernement réplique que cela se fera à coût nul pour le gouvernement et que la plus grande partie du revenu provincial provenant de l'alcool est généré par les ventes en gros et non par les magasins de détail.

La Saskatchewan se conserve donc l'importation et la vente de gros, comme le fait la Colombie-Britannique et l'Ontario. En Alberta c'est un monopole privé qui a le contrôle de l'importation et de la vente en gros et qui collecte l'argent pour le gouvernement.

Rappelons que sa voisine l'Alberta a privatisé tous ses magasins d'alcool en 1994, la Colombie-Britannique a un régime mixte de magasins d'État et de magasins privés de vin et l'Ontario vient de permettre aussi l'ouverture de nouveaux magasins privés de vin.

En novembre 2014, le gouvernement de la Saskatchewan a mené un sondage en ligne sur son site internet demandant l'opinion des citoyens sur la vente d'alcool dans la province. Plus de 6600 personnes ont répondu et laissé plus de 3000 commentaires. Résultats: 56 % ont dit vouloir laisser plus de place aux commerces privés d'alcool.

D'autres baisses de prix à la SAQ

Le nombre de vins à moins de 15 dollars augmente sur les tablettes de la SAQ.
Il atteint même le niveau de février 2014.

La direction de la SAQ a fait réduire le prix de certains vins depuis le début du mois.
En effet, en plus de la réduction de 0,50 $ de la marge de la SAQ, le prix de certains vins a même été réduit de 2 et 3 dollars.

Ces deux derniers vins sont des vins importés en vrac et embouteillés au Québec par la firme Constellation.

Ce sont ceux que nous avons trouvés. Il y en a probablement d'autres. Ce qui fait que depuis le 8 novembre :

  • Le nombre de vins à moins de 10 $ passe de 33 à 49;
  • Le nombre de vins à moins de 12 $ passe de 196 à 223;
  • Le nombre de vins à moins de 15 $ passe de 574 à 634.

Le nombre de vins à moins de 15 $ rejoint ainsi celui de l'année 2014.

Nombre de vins à moins de 15 $ à la SAQ
Nov
2013
Mars
2014
Nov
2014
Nov
2015
Mars
2016
8 nov
2016
9 nov
2016
23 nov
2016
902 638 510 572 534 574 622 631

Interrogée sur ces baisses, la porte-parole de la SAQ, Mme Linda Bouchard dit ne pas vouloir commenter chaque changement de prix, mais affirme que «la SAQ négocie davantage et autrement et elle s’assure d’obtenir le meilleur prix à chaque occasion« et que ses «fournisseurs s’adaptent et réajustent leur prix pour demeurer compétitif, et cela, en lien avec nos réajustements.»

La direction de la société d'État a donc décidé de vraiment passer de la parole aux actes. C'est-à-dire de modifier sa marge de profit et de négocier de meilleurs prix avec des fournisseurs.

La SAQ devra améliorer son efficacité sinon les consommateurs paieront plus cher!

La SAQ n'a pas amélioré sa productivité depuis 30 ans.

Si elle continue comme ça, le consommateur paiera son vin encore plus cher!

Ce n'est pas très encourageant comme perspective!
C'est pourtant ce qu'affirment des chercheurs des Hautes études commerciales (HEC Montréal).

«Les prochaines années seront déterminantes pour la SAQ. En ne pouvant miser indéfiniment sur la croissance du volume de ses ventes pour atteindre ses objectifs en matière de dividendes, la SAQ devra inévitablement améliorer son efficacité sans quoi, ce seront les consommateurs qui paieront la facture en payant plus cher pour leur alcool.»

C'est la dernière phrase d'un document de 4 chercheurs du Centre de la productivité et de la prospérité de l'école des Hautes études économiques (HEC) de Montréal.
 
Les chercheurs ont étudié la productivité de la SAQ de 1989 à nos jours et ils en concluent que la SAQ n'a pas augmenté sa productivité.
 
«Depuis la fin des années 80, la SAQ a largement augmenté les dividendes qu’elle verse annuellement
au gouvernement, mais sa productivité n’a pas progressé. Autrement dit, aucun gain d’efficacité n’a
été réalisé, de sorte que le gouvernement n’a pas maximisé le rendement dégagé des activités de la
SAQ.»
 
Les chercheurs disent qu'il ne faut pas que regarder le dividende de la SAQ, mais sa productivité et «Le constat est donc sans appel : tant que les exigences du gouvernement à l’égard de la SAQ ne se
limiteront qu’à l’évaluation du dividende versé, la société d’État n’aura aucun incitatif à améliorer
l’efficacité avec laquelle elle assure son mandat. De fait, il apparait nécessaire de développer des
indicateurs pour évaluer concrètement l’efficacité de la société d’État.»
 
Ils constatent que malgré sa situation de monopole sans concurrence, la SAQ n'est pas plus profitable que l'entreprise privée en situation de concurrence. «Malgré des marges nettement plus élevées que la moyenne de l’industrie et un contrôle quasi-total sur le marché, la SAQ n’a pas été en mesure de dégager davantage de richesse de ses activités que la moyenne de l’industrie.»
 
Malgré la hausse des ventes en volume et en valeur; malgré la hausse des prix, du nombre de succursales, du nombre d'employés, la performance de la SAQ est au même niveau aujourd'hui qu'en 1989.
 
Les auteurs proposent des indices qui permettraient à l'avenir d'évaluer la performance de cette société d'État.
 
Donc la SAQ n'a pas rapporté autant qu'elle aurait dû malgré tout ce qu'elle nous fait payer. Et si ça continue comme ça, le consommateur devra payer encore plus cher. Ce n'est pas une perspective très réjouissante!
 
Réponse de la SAQ
La direction de la société d'État a répondu qu'elle s’est engagée dans une démarche d’amélioration en continu.
Elle donne l'exemple de la dernière baisse de prix de 50 cents. Elle ajoute qu'elle va modifier sa majoration au cours des prochaines années et que «dans le cadre de cette démarche d’optimisation, la SAQ a entrepris des initiatives permettant des économies d’une trentaine de millions de dollars pour l’exercice en cours.»
 
De son côté les syndicats des employés disent que depuis 2008 la SAQ a suivi toutes les recommandations de firmes externes pour améliorer la productivité des salariés», mais que «trop souvent, c’est sur le dos des salarié-es que ces gains ont été réalisés.» De plus, les dirigeants syndicaux jugent déplorable que la SAQ ne se défende pas avec plus de vigueur.
______________
La productivité de la SAQ stagne depuis plus de 30 ans
Productivité dans le secteur public québécois. Jonatham Deslauriers, Robert Gagné, Claude Laurin, Johathan Paré.
HEC Montréal

Les changements à la SAQ : bon ou non pour le consommateur?

Est-ce que les changements annoncés à la SAQ vont être à l'avantage des consommateurs?
 
  • Premièrement, la SAQ va changer la manière de négocier les prix avec les producteurs de vin.
  • Deuxièmement, elle va aussi changer le calcul de sa majoration.
Ce sont les deux plus grands changements qui ont été dévoilés au début du mois à un groupe de députés.
Ça fait partie du plan de redressement de la SAQ à la suite du rapport de la Vérificatrice générale du Québec.
 
Cette dernière reprochait à la direction de la SAQ de ne pas négocier les meilleurs prix de gros possible.
La direction de la SAQ a répondu qu'elle essaiera dorénavant d'obtenir des prix plus bas, mais que pour compenser son manque à gagner elle essaiera d'obtenir plus de budgets de promotion de la part des producteurs de vin.
 
Donc, elle va chercher à faire baisser les prix des vignerons, mais elle va leur demander plus d'argent en frais de promotion dans les publicités et en vendant des espaces tablette.
 
Ça semble assez contradictoire. En effet, pour payer plus de ristournes en publicité et frais de marketing à la SAQ, les producteurs devront plutôt vendre leurs vins plus chers.
 
Actuellement, la SAQ paie ses produits 1,3 milliard $ et récolte seulement 63 millions $ en revenus publicitaires payés par les producteurs.
 
Si elle réussit à réduire les prix de gros de 10 %, cela représentera 130 millions de dollars. Pour compenser, elle devrait alors faire payer 130 millions de dollars de plus aux fournisseurs en frais publicitaire ce qui est trois fois plus qu'actuellement!
 
De toute manière, est-ce que le prix de détail qui va en découler sera plus bas? C'est difficile à croire.
Si on enlève un dollar à l'achat pour l'ajouter en frais de publicité payable par le producteur de vin, ça revient au même en fin de compte. C'est échanger quatre trente-sous pour une piastre!
 
Il ne semble donc pas que cette tactique va réduire les prix de détail. Il n'y aurait donc pas plus de vin à meilleur marché. De plus, le président de la SAQ a dit qu'il n'était pas question d'augmenter le nombre de vins à petit prix. Il dit que 155 vins à moins de 12 $ c'est largement suffisant. «Alors, l'équilibre à 155 produits, comme c'est le cas actuellement, est trouvé.»
 
La deuxième mesure proposée par le président de la SAQ est d'adopter une majoration semblable à celle de la LCBO en Ontario. Une majoration qu'il appelle linéaire. Soit le même pourcentage de bénéfice pour tous les produits. Actuellement, la SAQ se prend une plus grande marge sur les vins moins chers et une plus petite sur les vins plus chers.
 
Ce qui fait qu'après taxes ça donne une majoration de 260 % pour un vin à 14 $, mais 160 % pour un vin à 26 $ (Voir La SAQ taxe plus les pauvres http://vinquebec.com/node/12759)
 
«Notre scénario de croissance, il se fait avec des produits qualitatifs et avec des produits comme la spécialité, des produits un peu plus pointus, différents, innovants, et c'est là qu'il faut investir,» a affirmé M. Alain Brunet à la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale au début de novembre.
 
Comme me le disait avec déception un ami en fin de semaine, on va dorénavant soutirer plus d'argent  des grands amateurs de vin.
 
Ainsi après avoir mécontenté ceux qui veulent des vins moins chers, la SAQ va décevoir ceux qui achètent des vins de plus de 20 $. Ceux qu'elle appelle les connaisseurs.
 
Est-ce que c'est une bonne stratégie?

Les meilleurs vins de l'année

Quels ont été les vins qui ont obtenu les meilleures notes?
Quels sont les vins les moins chers?
Quels sont les vins qui ont obtenu les pires notes?

Réponse à ces questions dans la liste des vins commentés et publiés au cours des 12 derniers mois.
Vous trouverez en suivant le lien suivant

vinquebec.com/annee

De gros changements à la SAQ!

Le dernier rapport de la Vérificatrice générale du Québec a été tout un électrochoc pour la direction de la SAQ.

Le président de la société d'État dit avoir eu trois mois pour présenter un plan d'action.

En voici les grandes lignes.

  1. La SAQ négociera finalement les prix de gros avec ses fournisseurs afin d'obtenir de plus bas prix;
  2. Elle ne fixera pas le prix de détail à atteindre lors de ses appels d'offres;
  3. En compensation, elle essayera d'aller chercher plus d'argent des fournisseurs en frais de marketing, de positionnement de produit;
  4. Elle modifiera le calcul régressif de sa majoration qui désavantage actuellement les vins à petits prix pour s'aligner sur une marge linéaire comme en Ontario;
  5. Elle baissera progressivement les prix de ses vins courants afin de les amener au même niveau que ceux de la LCBO de l'Ontario;
  6. Elle maintiendra le nombre de vins à petit prix à 155;
  7. Elle offrira des vins à 8 $.
  8. Elle éliminera plus rapidement les vins qui se vendent peu;
  9. Elle maximisera ses ventes via le web;
  10. Elle réduira la surface totale de ses magasins de 10 % tout en les maintenant au nombre de 400-410;
  11. Elle négociera avec ses employés des horaires en fonction de l'achalandage.

Le président Alain Brunet a présenté un plan de redressement qui contient 37 actions réalisables en 3 ans. Ceci afin de corriger les lacunes dénoncées par la Vérificatrice générale du Québec.
Ce plan a été dévoilé à la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale au début de novembre.

Nous expliquons plus en détail ces points principaux dans les textes suivants:

Le bois mort de la SAQ

  — On va mieux gérer et sortir le bois mort.

C'est ce que promet le président de la Société des alcools du Québec.
Par bois mort, il entend les bouteilles qui prennent de la poussière sur les tablettes.

M. Alain Brunet veut augmenter le taux de roulement des produits et éliminer plus vite ceux qui ne se vendent pas bien.

Il entend d'ailleurs utiliser internet pour faire rouler les vins plus vite. Il appelle ça «la mobilité transactionnelle». Ça concerne surtout les vins dits de spécialité. Ce sont les 10 000 vins en plus petite quantité, quelquefois des vins de niche.

«C'est que tous ces produits-là de spécialité sont difficiles à distribuer. Et s'ils prennent de la poussière sur les tablettes, ils prennent de l'espace, c'est du pied carré. Il ne faut plus qu'ils soient sur les tablettes à prendre de la poussière.»

«Alors, maintenant, on les garde dans l'entrepôt de la SAQ.com, puis, quand on les pousse en magasin, c'est parce qu'ils sont vendus, parce qu'ils ont été tirés par le Web. Dans notre jargon du commerce de détail, on appelle ça le «long tail» : tu gardes l'inventaire virtuel en entrepôt, tu deviens beaucoup plus efficace en matière de gestion des stocks et tu peux accélérer sur l'offre de produits.»

Ils seront poussés et distribuées par le système d'achat en ligne appelé Cliquez, achetez, ramassez. De plus, grâce au Web, la direction de la SAQ compte ainsi réduire de 10 % la surface totale de ses magasins tout en les maintenant au nombre de 400-410.

Ce système d'achat en ligne semble très profitable selon le président Brunet. Il vise aussi à accroitre l'achalandage en magasin. Les clients passent en magasin ramasser leur caisse et dans 30 % des cas, le client achète aussi autre chose.

D'ailleurs, vous avez peut-être remarqué que la SAQ propose en ligne, depuis peu, tous ces nouveaux vins deux semaines avant qu'il ne soit en magasin.  (Voir à ce sujet Réservez des vins qui arriveront dans deux semaines.)

La SAQ va modifier sa majoration

La direction de la Société des alcools du Québec a décidé de modifier le calcul de sa majoration sur les vins.

Longtemps accusée de surtaxer les pauvres, la SAQ a décidé de réagir aux critiques et de modifier cette majoration tant décriée.

 

La majoration actuelle est régressive, c'est-à-dire qu'elle est plus élevée pour les vins à petits prix. Ainsi, après les taxes, un vin acheté par la SAQ 4 $ est vendu 14 $ aux Québécois, soit une majoration de 260 %; pendant qu'un vin acheté 50 $ est vendu 100 $; soit une majoration de 99 %. (La SAQ taxe plus les pauvres)

(Le système actuel de majoration est expliqué plus en détail ici : La majoration de la SAQ.)

Le président de la société d'État a annoncé à un groupe de députés qu'il allait chercher à modifier la majoration de façon à ce qu'elle soit linéaire.

 

«Mais on a une structure qui est régressive ou dégressive, là, qui... dans le fond qui maximisait l'impact en pourcentage sur les petits prix. Mais, comme le volume est là, ça rapportait des grosses sommes. Et ce qu'on veut, c'est réduire le pourcentage pour amener une structure qui est beaucoup plus linéaire.

Alors, nous, ce qu'on veut, c'est rendre notre structure linéaire (comme en Ontario).»

 

En Ontario, la majoration de la LCBO est constante et transparente soit à 71 % pour tous les niveaux de prix.

 

À une question et suggestion du député Nicolas Marceau (PQ), M. Alain Brunet a répondu que «tout est ouvert, même une majoration progressive.» C'est-à-dire qu'il n'écarte pas la possibilité de taxer plus les vins chers que les vins moins chers.

 

Toutefois, M. Brunet a dit que ça ne se fera pas en un jour. «C'est un processus qui va être un long travail exigeant, qui va requérir plusieurs étapes et qui requiert des ressources financières.» Ça pourrait donc prendre 3 ans.

 

De plus le président Brunet dit qu'il ne prendra plus de marge sur les frais fixes tels que les sommes versées à Éduc'alcool et celles réservées à l'environnement. En effet, pour donner 10 cents à Educ'alcool, la SAQ prélevait 30 cents, se gardant ainsi un 20 cents supplémentaire de profit!

Des vins qui arriveront le 29 novembre

Des vins qui arriveront dans deux semaines et que vous pouvez commander aujourd'hui!

C'est une nouvelle méthode de mise en marché adoptée par la SAQ il y a déjà quelques semaines. Le président de la SAQ appelle cela «la mobilité transactionnelle».

Près d'une centaine de vins sont alors affichés en ligne entre mercredi midi et vendredi matin de chaque semaine.

La société d'État veut ainsi faire rouler les stocks plus vite et réduire le nombre de bouteilles qui prennent de la poussière sur les rayons.

M. Alain Vrunet dit que «tous ces produits-là de spécialité sont difficiles à distribuer. Et s'ils prennent de la poussière sur les tablettes, ils prennent de l'espace, c'est du pied carré. Il ne faut plus qu'ils soient sur les tablettes à prendre de la poussière. Alors, maintenant, on les garde dans l'entrepôt de la SAQ.com, puis, quand on les pousse en magasin, c'est parce qu'ils sont vendus (en partie) et parce qu'ils ont été tirés par le Web. Dans notre jargon du commerce de détail, on appelle ça le long tail : tu gardes l'inventaire virtuel en entrepôt, tu deviens beaucoup plus efficace en matière de gestion des stocks et tu peux accélérer l'offre de produits.»
 

Cette semaine, c'est 86 vins, la plupart (53) de France. De 200 à 400 bouteilles de chacun de ces vins sont réservées pour commande en ligne dès aujourd'hui.

En voici quelques-uns qu'il serait intéressant d'essayer.

Domaine Fernand Engel Riesling Réserve 2013  BIO 18,80$

Lyrarakis Kotsifali 2014 14,05$
Nyakas Sauvignon Blanc 2015 15,95$
Domaine Labbé Abymes 2015   16,95$

Domaine De Fenouillet Faugères Combe Rouge 2014   18,75$
Domaine de l'Idylle Mondeuse 2015   19,25$
Clos d'Albizzi Cassis 2015   21,85$

Marchese di Barolo Ruvei Barbera d'Alba 2014  21,95$
Château Sainte-Eulalie La Cantilène 2013   22,80$
Borgogno Barbera-d'Alba Superiore 2014   23$

Bouchard Père & Fils Bourgogne Les Coteaux des Moines 2014   23,95$
Domaine Louis Moreau Chablis 2015   25,25$
Château du Cèdre Cahors 2013   27,15 $

Clos Triguedina 2011   28,85$
Badia a Passignano Chianti-Classico Gran Selezione 2010   43$
Domaine Bott-Geyl Sonnenglanz Grand Cru Pinot Gris 2009   44,50$

Louis Roche La Rose Pauillac 2012 45,75$
Poderi Colla Roncaglie 2012   47,50$

La SAQ va finalement négocier ses prix

De gros changements à la SAQ!
À l'aube de son centenaire,
la Société des alcools du Québec
va finalement négocier les prix de gros
avec ses fournisseurs de vin!

Nous l'avons expliqué ici à plusieurs reprises. La SAQ ne cherchait pas à obtenir les meilleurs prix. Tout au contraire: elle voulait payer cher pour vendre cher.

Son système était simple et bancal. Elle fixait et communiquait à ses fournisseurs le prix de détail recherché. Puis leur donnait une calculette pour qu'ils sachent à quel prix de gros vendre le vin à la SAQ afin qu'il atteigne le prix de détail recherché après l'ajout de la marge de la SAQ et des taxes. (Voir Encore une preuve que la SAQ ne veut pas payer les vins le moins cher possible.)

C'est fini cela «nous déployons actuellement de nouvelles façons de faire», dit le président de la SAQ. «Avant, on mettait le prix de détail pour indiquer un peu ce qu'on recherchait dans les appels d'offres et on ne fait plus ça. Maintenant, on travaille vraiment à partir de la base de la négociation des coûtants.»

Alain Brunet ajoute «un exemple : on a changé la pratique de telle sorte que quand on va en appels d'offres maintenant, on identifie, dans les catégories de produits qu'on cherche, quelle devrait être la base à appuyer, à accoter, là, pour le fournisseur en termes de coûtant maintenant. On ne parle plus de prix de détail.»

Pour chaque appel d'offres pour un vin nouveau, la SAQ dit recevoir de 20 à 30 soumissions, mais ne négociait pas le prix à la baisse; puisque le prix de détail était déjà affiché. De plus, elle n'avait pas intérêt à faire baisser les prix puisque sa majoration étant en proportion du prix coutant elle aurait réduit ses bénéfices.

Mais tout ça va changer. La SAQ va aussi modifier la manière de calculer sa majoration.

Ça partait d'une bonne intention
La direction de la SAQ dit qu'elle agissait de bonne foi. «Ça fait que, quand on a un besoin qui est spécifique sur une strate de prix, on le mettait; ça partait d'une bonne intention.» Tout était orienté sur le prix de détail recherché. Ce système était vicié. (Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié)

On arrête ça
La vérificatrice générale du Québec a fortement reproché à la direction de la SAQ d'agir ainsi, de ne pas utiliser son fort pouvoir d'achat et de ne pas chercher à obtenir le meilleur prix. Ce rapport de Mme Guylaine Leclerc a été un électrochoc pour la direction du monopole. (La SAQ veut payer cher)

«Mais ce que le rapport dit (le rapport de la VG), c'est que, ça, ça amène un vice, un peu. C'est-à-dire que ça détermine tout de suite le prix que vous voulez payer, parce qu'à rebours vous pouvez arriver au coûtant. Dans notre monde, c'est comme ça que ça marche un peu. Vrai. C'est pour ça qu'on change. On a arrêté...»

C'est ce qu'a dit le président Brunet à un groupe de députés. «On a arrêté déjà cette pratique-là, O.K. On ne mettra plus le prix de détail, même si c'est bien important, mais on va le gérer autrement dans notre processus.»

C'est déjà en marche, dit M. Brunet «Oui. Mais on l'a déjà testé, on a fait déjà un appel d'offres comme ça, puis là, c'est pour ça qu'on a résolu de continuer.»

On ne gérait pas les prix
«On regarde dans le rétroviseur. On ne gérait pas le commerce de l'alcool selon les normes commerciales, les meilleures pratiques du marché, là, en général, on appelait ça la courroie de transmission. On ne gérait pas les prix, hein? Le prix rentrait, et même il y avait des banques de listing pour des agents, tout ça. On ne gérait pas les prix», finit par avouer le président directeur général de la société fondée en 1921.

Alors, comment négocier les prix?
«Il y a des choses qui émergent, il y a des choses qu'on voit, qu'on va voir, qu'on voit déjà, et on va pouvoir commencer à dresser le fondement, le principe de la structure de la majoration. Ça va émerger, ça va arriver.»

La nouvelle méthode semble un peu floue, mais le président Brunet explique qu'il veut faire plus d'argent du côté du marketing. Donc, faire payer plus cher pour le positionnement des produits, les «displays», les dégustations, les tablettes, les frigos... «Les fournisseurs, ils paient pour ça. On va beaucoup mieux gérer la négociation, pas juste des coûtants, mais du prix net. Et c'est vers ça qu'on veut aller.»

Vendre des expaces tablettes, faire payer le fournisseur pour mieux positionner son produit rapporte des dizaines de millions de dollars à la SAQ. Le président Brunet qui n'a pas voulu donner un chiffre plus précis veut intensifier cette action.

Les circulaires seront à travers le web et les réseaux sociaux, ajoute le président qui compte bien les faire payer encore plus par les fournisseurs. C'est ce qu'il appelle des «Promo Punch».

On va aller chercher des revenus supplémentaires sur les dépenses publicitaires de plus de 70 % des produits; essentiellement sur les produits courant, affirme M. Brunet.

Pourquoi ne pas l'avoir fait avant?
«En fait, pourquoi, là... encore une fois, là, on regarde dans le rétroviseur, tu sais, moi... ça fait presque 100 ans que la SAQ existe, mais on a bâti là-dessus, puis, après, faire un virage puis aller vers autre chose, bien, ça nécessite d'avoir des ressources puis de se donner une marge de manoeuvre pour le faire. C'est ambitieux, puis peut-être que ça n'a jamais été fait avant parce qu'on n'a jamais eu les bonnes conditions pour le faire.»

Le président de la SAQ a fait ces révélations lors d'une séance de la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale, en présence de la Vérificatrice générale du Québec, le 3 novembre dernier.

  Source : Journal des débats de la Commission de l'administration publique

Voir aussi
Auditions des sous-ministres et des dirigeants d’organismes publics sur leur gestion administrative – Observations, conclusions et recommandations – 35e rapport – Décembre 2016, Chapitre 3

Dans la série COMPRENDRE LA SAQ  

Du vin à 8 dollars à la SAQ

Changement de cap à la SAQ!
Après avoir presque complètement éliminé l'offre de vin à moins de 10 $, la SAQ offre des vins à 8 $.

En effet, le président de la SAQ révèle avoir lancé un appel d'offres pour des vins à ces prix en juillet dernier. (Du 30 juin au 21 juillet) «Ce qui manquait aussi dans l'offre», dit M. Alain Brunet. «On en rentre cinq nouveaux en janvier.»

Certains de ces vins seront en Tetra Pak ou PET. D'autres seront même au format de 1 litre. L'appel d'offres pour ces vins de spécialité mentionnait le «Prix de détail suggéré : Moins de 8,00 $CA».

«Dans le cadre de son effort à rejoindre tous les segments de ses clients, La Société des alcools du Québec lance un avis de recherche intitulé "Éditions limitées - Petits prix"».

On ajoutait que «la SAQ prendra en charge la mise en valeur des produits dans ses véhicules promotionnels et assurera le marchandisage en succursales. Ainsi, aucun frais promotionnel ne sera facturé aux agents/fournisseurs.» (SAQ Petits-prix 2017) (Du vin à 7,95 $)

Il y a aujourd'hui 9 vins à 8 $ et quelques sous à la SAQ.

Ce qui ramène le nombre de vins à moins de 10 $ à 50, comparé à 33 au début de novembre. Ce nombre était tombé à son plus bas, soit 23 en mars dernier.

Rappelons aussi que le nombre de vins à moins de 10 $ était de 67 en décembre 2013; de 90 en novembre 2013 et de 183 en 2009.

La SAQ essaie de se rattraper un peu et de récupérer des clients qui avaient quitté le joli monde de la consommation de vin parce que des prix trop élevés.

Si l'on compare avec sa voisine: la LCBO a un vaste choix de vins à 8 dollars. Sa gamme de prix commence d'ailleurs à 6,40 $; alors que le vin le moins cher à la SAQ est à 8,20 $.

Rappelons aussi que la SAQ a réduit de 50 cents près de 1600 vins au début du mois. Ce ne serait qu'un début selon le président du monopole.

Les journalistes de la SAQ

Le saviez-vous?
Les chroniqueurs de vin, les sommeliers chroniqueurs de vin font partie de l'écosystème de la SAQ!

Voici la retranscription des propos tenus par un député en présence du président de la Société des alcools du Québec.

M. Jean-Denis Girard, député libéral de Trois-Rivières
«Je vais retourner vers Trois-Rivières. Tout à l'heure je vais écouter la radio, et je risque d'avoir un sommelier qui va me parler d'un vin qu'il va déguster avec les animateurs de radio. Demain matin, je vais me lever, je vais ouvrir la télévision à un poste que je ne nommerai pas, mais je vais avoir une chronique vin, et qui va recommander certains vins. Curieusement, ce vin-là, je vais à la SAQ, il est sur la tablette en avant et il va se vendre comme ça ne se peut pas durant tout le week-end. Est-ce que…
Mais est-ce que ces gens-là travaillent avec vous? Est-ce qu'il y a des ententes de commercialisation, de marketing?

M. Brunet (Alain) : Non. Pas d'entente. On les laisse libres.

M. Girard : Comment ça fonctionne à ce moment-là?

M. Brunet (Alain) : On appelle ça l'écosystème SAQ. La SAQ, ce n'est pas en vase clos.
Mais c'est bien qu'on soit lié puis qu'on ait un bon réseau. C'est ça, l'écosystème.
Puis l'écosystème, c'est l'ITHQ, c'est la sommellerie, c'est les chroniqueurs en vin. Alors, oui, on leur fait des dégustations, oui, on travaille avec eux.»

(3 novembre 2016 dans un local de l'Assemblée nationale)

Et 50 cents de moins

Les dirigeants du monopole du vin au Québec ont réduit de 50 cents le prix de 1600 vins ce matin!
Comme promit par le président Brunet.

Quel est vraiment le but de cette opération de deux trente- sous?
Est-ce qu'il y aura un impact sur les ventes?
Car c'est ce qu'il y a de plus important. Au-delà de l'image, il y a le résultat.

Un des effets notables constatés ce matin est que le nombre de vins à moins de 12 $ passe ainsi de 196 (hier, tableau de gauche) à 215 (aujourd'hui, tableau de droite) et celui des vins de de 12 à 15 $ augmente de 378 à 407.

Donc, le consommateur a plus de choix en bas de 15 $ (622 au lieu de 574); soit 48 vins de plus. Cette situation devrait durée jusqu'en avril prochain, car la direction de la société d'État a annulé les 3 prochaines hausses prévues.

Ce nombre de 574 vins à moins de 15 $ nous ramène presque au niveau de février 2014.

Nombre de vins à moins de 15 $ à la SAQ
de mars 2009 à novembre 2016
mars 09
jan 13
mars 13
fév 14
mars 14
8 nov 16
9 nov 16
1040
895
641
638
546
474
622
@vinquebec.com  

Le nombre de vins à moins de 10 $ est passé de 33 hier à 51 aujourd'hui.

Le président de la SAQ, Alain Brunet, dit vouloir atteindre les prix pratiqués en Ontario d'ici 3 ans.

Importation privée et chère

Nous avons beaucoup parlé d'importation privée ces derniers jours en marge du Salon des importations privées qui se tenait à Montréal et à Québec.

Un lecteur nous a signalé un écart énorme de prix d'un vin distribué au Québec sous le système d'importation privée et le même vin dans les magasins du monopole de l'Ontario LCBO.

«Voici un écart de prix énorme pour un vin (Lopez de Haro reserva 2009 ) entre un importateur privé ici au Québec (Passion Gourmet) et la LCBO ($26,02 vs $15,95)».

En effet, la LCBO vend ce vin 17,95 $. Il est même en rabais à 15,95 $ jusqu'au 27 novembre.

Interrogé sur ce grand écart de prix, l'agent au Québec M. Jose Lopez de Passion Gourmet, nous répond que «le prix auquel vous référez est en importation privée comparativement à des achats de volume considérable avec la LCBO.»

Donc, si vous achetez 12 bouteilles de ce vin au Québec ce sera 312,24 $; alors que cette caisse vous coutera 191,40 $ en Ontario; une différence de 120,81 $.

De quoi vous permettre d'acheter en plus une caisse de vins à 10 $ à la LCBO!

«C'est un vin que j'apprécie en regard du prix et je me suis même déjà déplacé en Ontario pour en acheter, c'est ce qui a attiré mon regard», m'écrit le lecteur qui m'a signalé son étonnement face à cette différence de prix.

Dans ce cas si, il n'y a vraiment pas d'aubaine au Québec, même si on achète à la caisse!

Le site de l'agence Passion Gourmet donne une liste de vin. Il n'affiche pas les prix, mais les donne par courriel, comme dans l'image en haut à droite.

En Ontario et au Québec, ce vin est importé par les deux monopoles d'état.

Toutefois, au Québec, vu que c'est sous le chapitre «importation privée»,  c'est une agence qui choisit le vin, qui détermine le prix avec le producteur.

La SAQ paie le producteur, importe le vin, prend une bonne marge, le conserve dans son entrepôt. L'agent se charge de le faire vendre. Il agit comme intermédiaire de la SAQ. Cette dernière le livre dans une de ses succursales. Le consommateur paye la SAQ lorsqu'il va cherche la caisse, après avoir envoyé un chèque de commission à l'agence, comme l'explique l'étape 4 du site de l'agence Passion Gourmet.

Comme l'a constaté ce lecteur, il faut donc être vigilant et vérifier les prix. Ce qui est loin d'être facile.

C'est frustrant lorsque l'on constate que l'on paie presque le double de nos voisins de l'Ontario pour un même vin!

Ce n'est pas un cas isolé. Un ami sommelier nous donne dans Facebook deux autres exemples.

Nous comprenons maintenant la réticence des agences et de la SAQ à publier dans internet les prix des vins en importation privée.

Pour mieux comprendre ce système dit d'importation privée, lire vinquebec.com/importation-privee.