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Fournisseurs de vins italiens au Canada

Je vous ai mentionné dans un texte récent que le Canada était du point de vue du consommateur de vin une multitude de sociétés distinctes.
Du point de vue des consommateurs ou du point de vue de nos monopoles d'achats de vin?
 
Lorsqu'on examine les chiffres des fournisseurs de vins italiens de nos marchés au Canada, l'on constate une grande disparité.
 
Le principal fournisseur au Québec n'est pas le même que celui du reste du Canada.
 
Au Québec, le principal fournisseur de vin italien est la compagnie Botter, qui est aussi au 5e rang de tous les fournisseurs de vin au Québec. *
 
Botter a au moins 20 vins au répertoire de la SAQ. Il en a peut-être aussi en épicerie. Il nous donne les Bottero, Vivolo, Divici, Erra, Santi Nelo et autres. C'est 3,7 millions de bouteilles.
 
Par contre, dans le reste du Canada, le principal fournisseur de vins italiens est le Gruppo Italiano Vini (Bolla, Folonari, Lamberti, Melini, etc).
 
Botter est le 10e fournisseur de vin d'Italie en Ontario et n'est pas dans les 10 premiers dans les autres provinces.
Cette maison semble avoir charmé les dirigeants de la SAQ, mais pas ceux des autres monopoles.
 
Au Québec, après Botter et Gruppo Italiano Vini, c'est MGM Mondo del Vino qui est le troisième fournisseur de vin d'Italie avec l'équivalent de 2 millions de bouteilles. Quinze vins au répertoire de la SAQ, dont Giacondi, Mezzo Mondo, Itynera et Trivini. Puis, il y a Masi, Umberto Cesari, Martini Rossi et Ruffino.
 
En Ontario, les principaux fournisseurs sont Gruppo Italiano Vini, Farnesi, Citra, Colli Albani et Masi.
 
Donc, deux gros monopoles avec des clients différents.
 
Le Québec est le principal importateur de vin italien au Canada; 45 % du vin italien va au Québec; 36 % en Ontario. Il faut dire aussi que le Québec est le premier importateur de vin au Canada.
 
 * D'après les chiffres compilés par la Délégations commerciale d'Italie à Montréal parmi les données de l'Association des vignerons du Canada et de l'Association des distillateurs canadiens.

Du vernis à ongles dans le vin

Il vous est peut-être arrivé de sentir une odeur étrange de vernis à ongles dans un vin ou de dissolvant de vernis à ongles.
 
Une lectrice m'écrit «ce week-end, j'ai bu le vin biologique argentin Zolo. J'ai remarqué qu'il avait une odeur prononcée d'acétone (exactement comme le dissolvant de vernis à ongles). Quoique l'odeur s'estompe après avoir aéré le vin, est-ce normal? Est-ce nuisible à la santé?»
 
Bonnes questions !
«L'odeur de solvant, de vernis est causée par l'acétate d'éthyle qui avec l'acide acétique participe a l'acidité volatile du vin», nous dit Pascal Patron, professeur à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) qui ajoute que cette odeur provient de la fermentation alcoolique qui a forte température favorise la production d'acétate d'éthyle. «Dans ce cas, on parle d'acescence.»
 
«En dessous d'un certain seuil, ce n'est pas un défaut. Si ce seuil est dépassé, on parle de piqure acétique, de vin piqué», nous dit le prof. Patron.
 
Cette odeur de dissolvant, caractéristique de l’acétate d’éthyle, devient un défaut du vin à une certaine concentration. Toutefois, «il n’est pas nuisible à la santé. Sa disparition lors de l’aération n’est que momentanée», ajoute l'oenologue Jérémie d’Hauteville de R&J OenoQuébec.
 
Donc, un défaut, pas dangereux pour la santé et l'aération ne le fait disparaître que momentanément.
 
Le niveau de perception de cette odeur de vernis à ongles (acétate d'éthyle) peut varier aussi d'un individu à l'autre.

Prix moyen du vin importé au Canada: 4,05 $

Prix moyen
vin importé 750 ml
Monde 4,05$
France 5,60$
États-Unis 5,15$
Italie 4,74$
Australie 3,36$
Argentine 2,93$
Espagne 2,75$
@vinquebec.com

Le prix moyen d'une bouteille de vin importé au Canada est de 4,05 $.

Le prix varie selon la provenance des vins. Nos monopoles paient plus cher en moyenne pour les vins de France, soit 5,60 $ (5,53 $ en 2013).

Suivent les vins des États-Unis à 5,15 $ (5,83 $ en 2013) et ceux d'Italie à 4,74 $ la bouteille (4,33 $ en 2013).

Les moins chers sont les vins d'Espagne à 2,75 $ la bouteille (3,24 $ en 2013).

Ces chiffres comprennent aussi les vins importés en vrac.

«Selon les rapports de Statistique Canada, au cours des huit premiers mois de 2014, les importations canadiennes de vin étaient de 2,6 millions d'hectolitres, soit une augmentation de 5,3%, pour une valeur totale de 1.4 milliard CAD (979 millions € environ), une augmentation de 4,5%. La valeur moyenne des importations a été de 5,41 CAD (environ € 3,83) par litre (4,05 $ par bouteille de 750 ml)». Selon les chiffres compilés par la Délégation commerciale italienne à Montréal.

Nous n'avons pas le prix moyen d'un vin vendu au Québec. Toutefois, le prix moyen du vin rouge américain en produits courants à la SAQ est de 15,87 $. Pour l'Espagne c'est 12,86 $.

Le Canada: une multitude de sociétés distinctes

Le Canada c'est une multitude de sociétés distinctes de consommateurs de vin.

Lorque l'on regarde le tableau des parts de marché des vins étrangers au Canada, on se demande si on est dans le même pays!

En effet, les préférences des consommateurs — ou des monopoles — sont très différentes d'une province à l'autre.

Alors qu'au Québec, on préfère les vins français; en Ontario on préfère les vins italiens; en Colombie-Britannique, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse ce sont les vins australiens; en Alberta les vins américains.

Lorsque l'on regarde aussi les deuxièmes choix (en rouge), ça varie aussi d'une province à l'autre.

La France est en première place seulement au Québec, et loin dans les autres provinces.

Les Albertains, préfèrent de loin des vins américains; tandis que les gens de la Nouvelle-Écosse ont un faible évident pour les vins d'Australie.

Dans l'ensemble du pays, c'est l'Italie qui a la plus grande part de marché (17%), suivie de très près par l'Australie, les États-Unis et la France.

Quel pays!

Parts de marché en volume des vins étrangers (%)
  Québec Ont C-B Alb Man N E Can
France 28 9 5 5 6 7 15
Italie 20 20 7 15 14 12 17
Australie 13 15 22 15 22 33 16
Espagne 11 5 9       8
États-Unis 9 19 20 34 22 7 16
Argentine 5 6   9 6 7 6
Chili 5 13 20   15 16 10
Afri du Sud     7     6 4
Nou. Zéland.       7     2
Allemagne         5    
@vinquebec.com

Ce tableau a été fait à partir de données de Statistiques Canada, (jan-août 2014) colligées par la Délégation commerciale d'Italie à Montréal.

La consommation de vin par habitant stagne au Québec

Alors que la consommation de vin par habitant augmente partout au Canada, elle stagne au Québec!

La consommation de vin par habitant de 15 ans et plus au Canada est maintenant de 17,4 litres, en hausse d'un demi-point par rapport à l'année précédente (années 2012 et 2013).

Au Québec, notre consommation est plus élevée que la moyenne à 23,4 litres, mais elle n'a pas bougé en deux ans.

En Colombie-Britannique, elle est de 20,2 litres en hausse de 3 dixièmes de point.
En Alberta, elle est de 18,5 litres, en hausse de 1,3 point. C'est l'Alberta qui a connu la plus forte hausse au cours de la dernière année. En fait, la croissance de la consommation de vin en Alberta a été la plus forte au Canada depuis 2009, passant de 15,9 à 18,5 litres par habitant de 15 ans et plus. Soit une hausse de 16 %. Pendant ce temps, la hausse au Québec et en Ontario a été de 9 %.

En Ontario, la consommation est de 15 litres de vin par habitant.
C'est 11 litres en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard.
Un peu plus de 10 litres au Nouveau-Brunswick et au Manitoba.
Finalement, c'est plus ou moins 9 litres en Saskatchewan et à Terre-Neuve.

En France, la consommation de vin par habitant de 15 ans et plus est de 54 litres; en Italie c'est 53 litres.

Des rabais à la SAQ

La série de rabais continue à la SAQ. La circulaire de promotion de novembre annonce plusieurs vins réduits jusqu'à 3,50 dollars.

Même des vins vedettes comme les Ménages à Trois, des vins de Ricardo et de Chartier sont réduits.

Sans oublier les beaujolais nouveaux de l'an dernier. Celui de Mommessin est encore disponible dans 64 magasins; celui de Duboeuf dans 37 et celui Jean-Paul Brun dans 41 succursales.

En tout, 188 vins sont en rabais actuellement.

Un 10 % de rabais sur l'ensemble des vins s'ajoutera à cela la semaine prochaine.

Peu de bois neuf à Chablis: une raison historique

Plusieurs vignerons de Chablis n'utilisent pas de barriques de bois neuf pour élaborer leurs vins. C'est le cas de Jean-Paul Durup et de son équipe du Château de Maligny.
 
M. Durup dit qu'il n'a pas besoin de bois pour produire un bon vin. Il veut conserver la fraîcheur, la minéralité conférées par les sols de son domaine.
Lors de son passage au pays, il nous a dit qu'il y avait des raisons historiques expliquant pourquoi on n'utilise pas traditionnellement des barriques neuves en Chablis.
 
«C'est que nous sommes près de Paris. Nos vins quittaient le domaine jusqu'à Auxerre en barriques embarquées sur des charettes, puis prenaient le bateau sur l'Yonne et la Seine. Les barriques revenaient. Donc, on utilisait toujours les mêmes barriques.
 
C'était le cas aussi pour les vignerons de Champagne. Par contre, ce n'était pas le cas pour les autres vignobles loin de Paris qui ne récupéraient pas leurs fûts parce ça revenait trop cher de les faire revenir. Ils devaient donc utiliser des barriques neuves à chaque fois. De plus, à cause des longues distances, leurs vins arrivaient souvent oxydés dans la capitale. Ce qui n'était pas le cas des vins de Chablis qui y arrivaient tous frais et pimpants, d'où leurs succès auprès des consommateurs.»
 
Voilà donc, dit-il une explication historique à la non-utilisation du bois neuf en Chablis. De plus, on n'est pas tombé dans cette mode parce qu'on n'a en pas besoin, explique Jean-Paul Durup.
«Dans le but de rester proche de Dame Nature et afin de conserver au vin toutes ses caractéristiques naturelles, la vinification se fait uniquement en cuves et ne passe pas dans le bois.» Peut-on lire sur le site internet du domaine.
 
Maligny plus rond
Lors de cette rencontre un soir d'octobre à Montréal avec Jean-Paul Durup, quelques journalistes lui ont dit qu'ils trouvaient ses vins plus ronds et plus amples depuis quelques millésimes.
 
M. Durup nous expliqua qu'en effet, il y avait eu quelques modifications dans la manière de faire son vin. «On disait que notre vin n'était pas assez gras. Nous avons fait des tests de batonnage (remuage du vin sur ses lies), mais nous n'étions pas satisfaits. Le vin devenait plus gras, mais perdait en saveur et en minéralité.
 
Avec l'aide d'un nouvel oenologue depuis 2011, nous avons changé de levure. La nouvelle levure que nous utilisons contient de la poudre d'écorce et nous donne de meilleurs vins.» Il est possible aussi, comme l'admet le producteur, que le réchauffement climatique soit maintenant plus favorable à des régions nordiques comme Chablis.
 
Cette levure BRG, développée à Dijon dans les années 1990  «se distingue pour ses capacités de libération de mannoprotéines pendant et après la fermentation alcoolique ce qui renforce la rondeur en bouche», lit-on sur la fiche du produit. Elle développe des mannoprotéines comme le fait le batonnage.
 
Des problèmes de bouchon
Lors de cette rencontre, quelques collèges journalistes ont dit qu'ils étaient tombés sur plusieurs vins du domaine gâchés par de mauvais bouchons de liège.
 
M. Durup a admis qu'il avait eu de gros problèmes de bouchons ces dernières années et qu'il avait pris des mesures. Il utilise maintenant des bouchons de la marque Diam pour la moitié de sa production.
 
Ce sont des bouchons faits de liège en poussière qui sont reformés et ont l'allure de bouchons naturels. Ce sont aussi des bouchons plus étanches. Il hésite toutefois à l'étendre à toute sa production, «car je crois que l'échange d'air plus constant des bouchons naturels peut être bénéfique pour mes vins.»
 
Des vins élégants
«Que c'est bon du chablis!» c'est exclamé un collège en dégustant quatre vins du Château de Maligny. En effet, ces vins des premiers crus Vigne de la Reine, Fourchaume, Homme Mort et Montée de Tonnerre du millésime 2013 sont savoureux, ronds, tout en conservant une bonne tension, une grande fraîcheur et une belle minéralité. 

La Vigne de la Reine m'a semblé plus ronde avec de belles saveurs de beurre frais, de caramel même, du chardonnay typique, on l'aurait même cru boisé! Les trois autres m'ont paru plus tendus; l'Homme Mort a une belle acidité et la Montée de Tonnerre a un caractère minéral bien tranché. 

Ces vins sont dotés d'une belle acidité naturelle. Il ne faut pas alors hésiter à les laisser se réchauffer dans le verre. L'expression de leurs saveurs et de leurs textures peut varier énormément selon la température du vin: plus acide et rafraichissant lorsque le vin est servi froid et plus rond et savoureux au fur et à mesure qu'ils se réchaufferont. 

Les vins blancs de qualité ne craignent pas 10-14 Celcius. Ils se révèlent même plus à ces températures plus élevées.
 

Les meilleurs vins en ligne

Les régions du Québec sont moins bien desservies par la SAQ que l'île de Montréal.
Les nouveaux arrivages n'atteignent pas toujours nos rivages.
Il y a un moyen de contourner en partie l'offre inférieure faite en région par notre société étatique des alcools.
C'est par les achats en ligne.
Toutefois, sur les 8400 vins au format 750 ml présentement au répertoire de la SAQ, seulement 2600 sont disponibles en ligne.
C'est le même nombre qu'en 2009.
Sur ces 2600 vins, seulement 224 sont à moins de 15 $; 8 à moins de 10 $. 717 sont de 15 à 20 $; la plupart, soit 1024 sont de 20 à 30 $.

Du côté des bulles 144 des 478 mousseux (tous formats) sont disponibles en ligne. Pour ce qui est des vins de dessert, le choix est très limité: seulement 24 des 294 liquoreux.

Ce service est efficace et la livraison revient à 6-7 $ la caisse.

Voici les meilleurs vins disponibles en ligne dégustés au cours des derniers mois.
(Les prix peuvent varier)
 

Vins SAQ Cote Prix
Offley 20 ans 5 60,50$
Château Fortia, C.du Baron, Châteauneuf 2010 4 42,00$
Badia a Passignano 2008 4 42,50$
Offley, Late Bottled Vintage, Porto 2009 3,5 19,95$
Ijalba Graciano Rioja 2012 3,5 21,55$
Château Lamartine, Cuvée Particulière 2011 3,5 23,60$
La Moussière Sancerre 2013 3,5 29,25$
Tautavel, Grand Terroir 2011, Gérard Bertrand 3 18,75$
Bernard-Massard Cuvée de L'Écusson Brut 3 19,75$
Michel Gassier, Les Piliers, Viognier 2013 3 20,20$
Douro Reserva 2012 Sogrape 3 20,45$
Poggibano 2010 3 22,10$
Les Millères 2011, Jean Gardiés 3 23,55$
Ruché 2011 3 24,90$
Bourgogne pinot noir Les Ursulines 2012 3 24,95$
Pic Saint Loup, Zumbaum-Tomasi, Maginiai 2008 3 25,65$
Cum Laude 2010 3 30,25$
Predicador 2011 3 36,25$
Vila Regia 2013 2,5 10,50$
Marquis de Goulaine, Sauvignon Réserve 2013 2,5 16,00$
Prince Philippe, Bourgogne Aligoté 2013 2,5 16,45$
Carpenè Malvolti Prosecco Brut 2,5 17,20$
Ciliegiolo Grillesino 2013 2,5 17,55$
Pasqua Sangivese, Puglia 2013 2
11,40$
Borsao rosé 2013 2
12,90$

 

Pour savoir comment acheter en ligne, consultez le site de la SAQ : Comment acheter dans saq.com.

Alcool 10 % ! Comment faites-vous ?

Je vous ai parlé dernièrement d'un vin qui ne titre que 10 degrés d'alcool le Terrroir Grinou, un vin blanc de la région de Bergerac. Je me suis demandé «comment font-ils?» et j'ai posé la question au vigneron.

M. Guy Cuisset du Château Grinou m'a répondu d'une longue lettre dans laquelle il explique sa démarche et comment il en est venu à produire ce vin à 10 % d'alcool et qui est si bon.

D'ailleurs le vin ne contient même pas les 10,5 degrés minimum imposés par la plupart (sinon tous) des cahiers des charges des appellations AOC/AOP en vins secs.

Sa lettre est tellement intéressante et pleine d'enseignement que je veux la partager avec vous tous. J'ai donc demandé au vigneron la permission d'en publier de larges extraits.

Les sous-titres et les caractères gras sont de moi.

Les restaurateurs demandent des rabais à la SAQ

Lors d'un voyage en Italie, j'avais été bien étonné de voir que les prix des vins dans certains restaurants étaient les mêmes que chez le caviste d'en face.

C'est que le restaurateur achète en gros, il a droit à un rabais. Il achète aussi souvent directement du producteur.

Ici au Québec, il n'y a qu'un seul grossiste et c'est la SAQ. Elle n'offre pas de rabais de volume.
Les restaurateurs paient presque le même prix que les clients individuels (1 à 2 $ de moins la bouteille). Donc, même à la caisse, il n'y a pas de prix de gros.
Ce qui fait qu'ici au Québec, le prix du vin est très élevé dans les restaurants.
Un vin acheté 5 $ par la SAQ est vendu 15 dollars au restaurateur qui le vend 45 $ au client.

Les restaurateurs demandent donc un rabais de 10 %. «Étant donné l’important volume d’achats généré par le secteur de la restauration, les membres de l’industrie demandent (...) que soit instauré un programme de rabais automatique et universel par la SAQ.» C'est ce qu'on lit dans le rapport du Groupe de travail sur l'encadrement des conditions de ventes et de service des boissons alcooliques dans les restaurants. Ce rapport a été déposé le 27 octobre au ministère des Finances du Québec.

Les restaurateurs disent acheter l'équivalent de 14 % du chiffre d'affaires de la SAQ.
Ils soutiennent qu'ils bénéficient des meilleurs prix des produits alimentaires et des ristournes sauf de la SAQ. «Selon l’industrie, un programme de rabais est d’autant plus essentiel que le gouvernement doit prendre en compte le fait qu’une bouteille de vin de 0,75 litre vendue au restaurant rapporte deux fois plus en taxes que la même bouteille vendue à la SAQ.»

Toutefois, l'affaire n'est pas simple. Si le gouvernement accorde un rabais de 10 %, ceci occasionnerait une perte de près de 50 millions pour la SAQ qui devra aller les chercher ailleurs. Où?

La vente de vin est très importante pour les restaurants. C'est là qu'est le profit. Le profit facile et non pas sur la nourriture et la préparation des repas. L'alcool représente souvent de 20 à 30 % du chiffre d'affaires d'un restaurant.

La ministre de la Sécurité publique (hic), Lise Thibault, doit annoncer bientôt un projet de loi dépoussiérant la Loi sur la vente d'alcool. Le projet de loi 68 (avril 2012) sur le même sujet avait dû être abandonné lors de la chute du gouvernement du Parti Québécois.

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Source
Dépôt du rapport du Groupe de travail sur l’encadrement des conditions de vente et de service des boissons alcooliques dans les restaurants, 27 octobre 2014. Ministère des Finances du Québec. Document PDF, 40 pages.

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