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14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 10 succursales

410 millions de dollars des ventes de 3 milliards de la Société des alcools du Québec se font dans seulement 10 succursales des 413 succursales.

C'est-à-dire que 14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 2,5 % des succursales.

De plus, de ces 10 succursales championnes, 7 sont des SAQ-Dépôt. Plus encore : 2 des autres succursales sont des fournisseurs de dépanneurs et épiceries. Elles approvisionnent les agences SAQ situées en région.

C'est ce que nous apprend la lecture des chiffres publiés ce matin par la journaliste Karyne Duplessis-Piché dans le journal La Presse. (SAQ: des dépôts et des succursales payantes)

Qu'elle est la leçon à tirer de ces chiffres?
Les SAQ-Dépôt tiennent un inventaire principalement composé de vins à moins de 20 $. La dépôt du marché central de Montréal qui a un chiffre d'affaire de 90 millions de dollars a 671 vins en stock, dont 512 à moins de 20 $; soit 76 % de son offre.

Cette succursale a 217 vins à moins de 15 $; soit 32 % de son offre.

Alors que pour l'ensemble des succursales de la SAQ, l'offre de vin à moins de 15 $ ne représente que 7 %; et l'offre à moins de 20 $ n'est que de 25 %.

Les consommateurs veulent donc du vin à bon prix!

La direction de la SAQ a finalement compris le message et a ajouté l'an dernier 4 succursales dépôts qui sont maintenant au nombre de 10.

De plus, maintenant 130 vins ne sont offerts que dans ces succursales dépôt, dont 11 au format d'un litre.

Les gens y achètent le vin à la caisse, profitant d'un rabais de 15 %.
Mais est-ce vraiment un rabais? Ça fonctionne par appel d'offres. Les (gros) producteurs paient le rabais. Ils haussent donc le prix de leurs vins pour offrir ce 15 %.

Ainsi, si on achète ces vins (plus de 500) dans les succursales ordinaires, on paie une surprime qui permet de réduire le prix pour ceux qui achètent dans les succursales dépôt.

Vin Québec a 19 ans

Le site Vin Québec a 19 ans ce mois-ci! 19 ans déjà !
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencé cette belle aventure.

Dix-neuf ans de recherches, d'études, de lectures, de dégustations, d'expérimentations, de voyages et de découvertes. Une passion qui perdure.

Un rappel : Vin Québec est un magazine gratuit et indépendant d'information sur le vin, sur le monde du vin.
Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Vin Québec est la revue du vin la plus consultée au Québec avec 350 000 lecteurs.

vinquebec.com depuis 1997

Du glyphosate dans le vin de Californie

Nous entendons beaucoup parler de cet herbicide puissant le glyphosate, contenu, entre autres, dans le pesticide de marque Roundup de la maison Monsanto. Une recherche dans Google Actualité nous donne des milliers de résultats juste pour le mois de mars.

Selon certains agriculteurs, on ne peut plus s'en passer. Par contre, d'autres disent qu'il faut maintenant l'interdire. C'est le cas de députés européens qui veulent faire interdire l'épandage de ce produit dans les campagnes européennes. Le glyphosate serait cancérigène et un perturbateur endocrinien. Il est devenu le numéro 1 des pesticides dans le monde. Il a été introduit en 1974 et depuis l'expiration du brevet en 2000, on le retrouve dans 750 produits phytosanitaires.

La lutte sera intense entre les pro et anti glyphosate.
En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (l'agence de l'Organisation mondiale de la santé chargée d'inventorier les substances cancérogènes) a classé le glyphosate «cancérogène probable» pour l'homme. C'est le niveau le plus élevé avant le niveau «certain».
Le renouvellement de son autorisation en Europe doit être décidé dans les prochaines semaines.

Le très puissant produit est utilisé pour désherber. Il est considéré comme étant très efficace par les agriculteurs qui ne savent plus comment s'en passer. On le retrouve aussi dans des fertilisants.

Le glyphosate est très répandu en Europe et en Amérique. La revue américaine Eco Watch rapporte qu'on en trouve dans le vin de Californie. La revue cite des chiffres du laboratoire Microbe Inotech de Saint-Louis qui en a trouvé dans des vins des vallées de Napa, Sonoma et Mendocino en Californie. Les quantités trouvées vont de 0,6 ppb à 18 ppb (parties par milliard). La plus faible quantité a été trouvée dans un vin bio.

Aux États-Unis, il n'y a pas de limite concernant le glysophate dans le vin. Toutefois, il y a une limite dans le raisin, et cette limite est de 200 ppb.

En février dernier, c'était l'émoi en Allemagne. On a trouvé du glyphosate dans le produit alimentaire phare de la Germanie: la bière. Dans les 14 bières analysées par l'Institut de l'environnement de Munich tous contenaient de 4 à 300 fois plus de glysophate que la quantité permise dans l'eau. En Allemagne la concentration permise dans l'eau serait de 1 µg/L. Au Canada, c'est 280 µg/L ! (280 microgrammes au litre ou 280 ppb)

Puis, on apprend que presque tous les Allemands seraient exposés au glyphosate. Le journal Le Monde rapporte que sur 2000 Allemands testés on a détecté 5 fois plus de glyphosate dans leur urine que la dose autorisée pour l'eau. De plus, ce taux était de 15 à 42 fois plus élevé pour 22 % des personnes analysées.

Le glyphosate aura donc la vie dure au cours des prochaines semaines.

Suivez ce dossier dans le fil de presse de Google Actualité.

 

Si c'est écrit Extra-sec, c'est que ce n'est pas sec !

L'autre jour, j'ouvre une bouteille de vin effervescent, un prosecco, un mousseux d'Italie.
Je le verse, et à la surprise de plusieurs, le vin n'est pas sec. Il a une belle saveur sucrée. Quelqu'un me fait remarquer qu'il est pourtant écrit «Extra-Sec» sur la contre-étiquette!

Je réponds que si c'est écrit «Sec» ou «Extra-Sec» que ce n'est pas sec!
Un mousseux vraiment sec sera étiqueté «Brut nature» ou «Non dosé» ou encore «Dosage zéro».
Il contiendra alors moins de 3 grammes de sucre au litre (3 g/l).

Un vin mousseux étiqueté «Brut» pourrait aussi paraître sec, si sont acidité est élevée. En effet, la réglementation européenne sur l'étiquetage réserve cette mention de «Brut» à des vins mousseux qui ont moins de 12 grammes de sucre, avec une tolérance allant jusqu'à 15 grammes.

On dit qu'en général la majorité des gens détecteront le sucre dans le vin à partir de 3 ou 4 grammes.
Cependant, si le vin est très acide, soit avec 6 à 7 grammes d'acidité en équivalence tartrique pour les vins hors France (ou 4-5 en équivalence H2SO4 pour les vins français) le seuil de perception montera alors à 5 ou 6 g/l de sucre pour une majorité de consommateurs.

Donc, en résumé, lorsque c'est écrit «Sec» ou «Dry» sur une bouteille de mousseux, c'est sucré!

Ces imprécisions sur le niveau de sucre des vins mousseux sont dommageables et nuisent aux ventes de ces vins. En effet, plusieurs consommateurs hésitent à acheter des vins mousseux craignant de tomber sur un vin sucré. Un mousseux sucré avec des fruits de mer ou du poisson ne fait pas bon ménage.

Voici donc les 7 mentions qui sont autorisées pour les vins mousseux sur le territoire de l'Union européenne et leur équivalence en grammes de sucre par litre.

Mentions Teneur en sucre

Brut nature
Extra brut
Brut
Extra dry
Sec
Demi-sec 
Doux

- 3 g/l
0 - 6 g/l
- 12 g/l
12 - 17 g/l
17 - 32 g/l
32 - 50 g/l
50 g/l et +

Il faut ajouter à ces chiffres la tolérance de 3 grammes.
En effet, le règlement dit que «la teneur en sucre ne peut être ni supérieure ni inférieure à plus de 3 g/l à l’indication figurant sur l’étiquette.»

Vous voyez ainsi que «Sec» c'est très sucré; soit jusqu'à 10 fois plus que ce qui est dit sec pour un vin non mousseux.
Ceci s'applique à tous les mousseux d'Europe: champagne, cava, prosecco, crémant et autres.

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Source : Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées, Maj : 05/2012 Guide d'étiquetage. (PDF)

Moins de choix à la SAQ

La Société des alcools du Québec a réduit le nombre de vins disponibles dans ces magasins.

Il y a aujourd'hui 662 vins de moins que l'an dernier.
Soit 7748 contre 8410 le 1er février dernier.
À notre connaissance, c'est la plus faible quantité de produits depuis novembre 2013.

Il y a 194 vins de moins dans la catégorie des 40 $ et plus.
C'est 171 de moins dans celle de 30 à 40 $.
Puis 188 de moins parmi les 20 à 30 $.
Puis 118 vins de moins dans les 15-20 $.
Il n'y a que dans la catégorie des vins de moins de 15 $ que le choix augmente légèrement pour revenir au niveau de janvier 2015.
 

Prix 1 Février 2015 24 Mars 2016 Diff
Nombre de vins (format 750 ml)
Total 8410 7748 -662
       
+40$ 3120 2926 -194
30-40 924 753 -171
20-30 2317 2129 -188
15-20 1514 1396 -118
-15$ 535 544 +9

Arsenic dans le vin: un tribunal rejette la plainte

Un juge américain a rejeté la demande de recours collectif contre 5 des 6 plus grands producteurs de vin californien dont les vins contiennent plus d'arsenic que la moyenne.

Les poursuivants prétendaient que ces fabricants de vin devraient informer le consommateur que leurs produits contiennent plus d'arsenic que le maximum permis pour l'eau.

Le juge a rejeté la cause disant que rien dans la loi ne les oblige à le faire.

En mars dernier, un laboratoire de Denver au Colorado a découvert que des vins de bas de gamme de 5 gros fabricants de vins de la Californie contenaient jusqu'à 25 fois plus d'arsenic que d'autres vins et cinq fois plus que la dose maximale pour l'eau.

Certains vins contenaient 50 parties par milliard d'arsenic par litre. Parmi les vins incriminés il y avait le fameux Ménage à Trois, si populaire au Québec.

Le juge John Shepard Wiley de la Cour supérieure de Californie rejette donc la demande de recours collectif.

Les poursuivants ont déclaré qu'ils en appellerait de cette décision.

Des questions en suspens
Plusieurs questions restent donc sans réponses.
Pourquoi ces vins bas de gamme contiennent-ils beaucoup plus d'arsenic que d'autres vins?
Pourquoi les vins du plus gros producteur de vin de Californie, Gallo, ne font-ils pas partie du groupe?

Pourquoi tant d'arsenic?
Pourquoi ces vins contiennent-ils tant d'arsenic? Nous émettons l'hypothèque que c'est à cause d'une forte utilisation d'eau et de pesticides.
Ces vins sont produits à partir de vignes établies en plaine et cultivées de manière intensive et fortement arrosées (irriguées) d'eau. L'eau contient plus d'arsenic en Californie qu'ailleurs. Soit souvent 3 ppm, contre moins de 1 ppm ailleurs. L'arsenic d'accumule dans le sol et les raisins. Ces vignes sont ensuite protégées par de fréquents arrosages de pesticides. Puis ces raisins sont traités de manière industrielle dans des usines à vin.

Y a-t-il danger?
L'arsenic et l'alcool ne font pas bon ménage, comme l'a démontré une étude faite au New Hampshire. L'alcool et l'arsenic forment un effet cocktail indésirable. En effet, notre foie en présence de l'alcool et de l'arsenic va traiter l'alcool en premier, laissant l'arsenic s'accumuler dans le sang.

Que doit faire le consommateur?
Comme dans toute chose concernant l'alimentation, la prudence est de mise. Vaut mieux choisir la qualité que la quantité à bas prix.

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Sur le même sujet:

Le site web de la poursuite : www.taintedwine.com

 

Le goût de bouchon ne vient pas toujours du TCA

Le goût de bouchon est détectable par une odeur de liège, de moisi ou de cave humide. Il est en général causé par un contaminant qui vit dans le bouchon; le TCA ou 2,4,6-Trichloroanisole.

À forte concentration, la plupart des amateurs de vin peuvent le détecter.
Toutefois, à faible concentration, on ne le détectera pas au nez. Toutefois il camoufle complètement les saveurs du vin, même à faible concentration. Le vin est alors dit fade.

On apprend maintenant que le TCA n'est pas le seul à donner ce goût de bouchon.
Un autre composé le MDMP (2-méthoxy-3,5-diméthylpyrazine donne aussi un gout de liège au vin.

Le laboratoire Excell de Bourdeaux dit dans un communiqué que «la 2-méthoxy-3,5-diméthylpyrazine (MDMP) qui communique un arôme plus complexe évoquant à la fois le "liège humide" (caractère "liégeux"), la "noisette fraîche" (caractère "végétal") et jusqu’à une odeur franchement "moisie" ou "terreuse" (pomme de terre) lorsque la concentration est élevée.»

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Origine et Incidence de la 2-Méthoxy-3,5-Diméthylpyrazine (MDMP), composé à l’arôme « moisi » et « liégeux », détectable dans les bouchons en liège et les copeaux de bois de chêne placé au contact des Vins, Laboratoire Excell, Bordeaux

Goût de bouchon dans les vins : EXCELL s'investit

Forte hausse des ventes de vins bio au Québec

Les ventes de vins bio se sont accrues de 16 % en volume au cours des 2 dernières années dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Pendant ce temps, les hausses de ventes en volume du total des vins dans les succursales, en épicerie et chez les agences n'ont été que de 1,9 %.

En dollars, c'est une hausse de 18 % pour les bio contre 3,7 % pour l'ensemble des vins.

Donc, le vin bio a finalement le vent dans les voiles!

L'offre de vins bio s'est aussi accrue à la SAQ au cours des deux dernières années. En effet, il y avait 215 vins bio indiqués comme tels sur le site saq.com fin 2013 et c'est monté à 370 en décembre 2015.

Sur 8000 vins c'est encore bien peu. Toutefois, il faut dire ici que le nombre de vins bio à la SAQ est plus élevé qu'indiqué dans le site du monopole. En effet, plusieurs producteurs ne veulent pas être étiquetés bio. De plus, la direction de la SAQ a des règles très strictes concernant l'étiquetage. Ce qui fait que certains producteurs ne peuvent pas indiquer «bio» sur leurs bouteilles.

Projet bio à la SAQ
La direction de la SAQ a dans ses cartons des projets de valorisation des vins bio. La firme Ad Hoc Recherche a été mandatée pour sonder les consommateurs sur les vins bio.

Ce n'est pas la première fois que la SAQ commande un sondage sur le sujet. En juin 2011, la société d'État avait publié les résultats d'un tel sondage. À la question «Vous arrive-t-il d'acheter des vins agrobiologiques?»  les réponses ont été: À l'occasion 42 %; Souvent 9 %; Rarement 34 % et Jamais 15 %.

Aujourd'hui, la SAQ se demande s'il faut regrouper les vins bio sous une même enseigne dans les magasins de la SAQ, comme elle l'a fait pour les produits «Origine Québec».

Il y a déjà eu des sections bio dans des magasins de la SAQ. Elles ont été fermées en mars 2011. On a dit alors que les producteurs préféraient que leurs vins restent dans leurs sections géographiques.

Depuis ce temps, suivant la demande de consommateurs, des conseillers en vin ont recommencé à regrouper certains vins bio dans une section de leurs succursales.

La demande de produits bio progresse rapidement dans les commerces d'alimentation. Il est normal que ce soit le cas aussi pour le vin.

Toutefois, dans le domaine du vin, l'offre n'est pas encore très évidente du moins dans les succursales de la SAQ. Ces produits sont éparpillés, peu identifiés et peu valorisés.

En Europe, la demande est galopante. En France, la consommation de vin bio a triplé en 10 ans, passant de 189 millions € en 2005 à 572 millions € en 2015. Le pourcentage de vigne bio est maintenant de 8 % en France; de 9 % en Espagne et de 10 % en Italie et en Autriche.

Même le monopole des alcools de la Suède le Systembolaget, qui vend surtout du vin en vigniers, s'est donné comme objectif de doubler ses ventes de vins bio.

Les reportages récents des médias sur les dangers des pesticides ne sont surement pas étrangers à cet engouement pour les vins faits avec des raisins bio. La sensibilisation écologique s'accroît chez les consommateurs et chez les vignerons. Il a même des vignerons qui demandent carrément l'interdiction des herbicides pour obtenir le label AOC en 2017, comme viennent de l'exiger des vignerons de Champagne.

Bio, pas cher et capsule à vis se vendent vite

Fuenteseca, Macabeo Sauvignon Blanc 2014
Ce vin blanc bio d'Espagne, bouché d'une capsule à vis et pas cher (12,75 $) s'est vendu à la vitesse de l'éclair!

Il y en avait en ligne et dans 108 magasins de la SAQ le 12 février.

Moins d'un mois plus tard, il n'en reste plus,
sauf une caisse de 12 oubliée dans l'arrière-boutique d'une succursale de Rivière-du-Loup. (Cette caisse de 12 a été ouverte en après-midi.)

Voir nos commentaires sur ce vin.

De même, le Cademusa Nero d'Avola Syrah, un vin bio d'Italie pas cher (11,50 $) et obturé par une capsule à vis s'écoule aussi à la vitesse grand V. Il y en avait dans 145 magasins le 4 mars. Il n'en reste plus que dans 77 magasins!

Voir nos commentaires sur ce Néro d'Avola bio.

Qui dit que les vins bio ne sont pas populaires au Québec?
Qui médit des capsules à vis?
Qui dit que les vins à petits prix sont tous des picrates?
 

Les 15 vins les moins chers en Ontario et au Québec

Les 15 vins les moins chers en Ontario

Pinot Gris Reserve Baron de Hoen France 7,25 $
Foris Pinot Gris  États-Unis   7,35 $
Colli Albani Fontana di Papa  Italie  7,45 $
Castelli Romani Fontana di Papa Italie  7,45 $ (10 $/Litre SAQ)
Candidato Oro Espagne  7,55 $
Velletri Centurio Italie    7,65 $
Velletri Superiore Villa Ginetti (DOC) Italie 7,65 $
Chardonnay Terre Di Chieti Quartana Spinelli Italie 7,70 $
Sangiovese di Romagna Tini Italie 7,75 $
Alandra Rouge Finagra Portugal     7,80 $
Terra Boa Tinto Aliança   Portugal  7,85 $
Cuvée St-Pierre Rouge Mommessin Export France 7,95 $  (9,95 $ SAQ)
Merlot Delle Venezie Cesari   Italie      7,95 $ (11,55 $ SAQ)
Montepulciano d'Abruzzo Dragani 7,95 $
Vila Regia Sogrape                    7,95 $  (10,60 $ SAQ)

 

Les 15 vins les moins chers à la SAQ

Fre Merlot 2013 États-Unis    8,05 $
Bonne Nouvelle Merlot France 8,20 $
Bonne Nouvelle Chardonnay France 8,25 $
Los Molinos Tempranillo Espagne  9,25 $
Fre Chardonnay 2013  États-Unis 9,25 $
Innovacion Argentine  9,25 $
Bodegas Casa del Valle Acantus Espagne 9,30 $
Fonte do Nico   Portugal       9,35 $
Casal Mendes   Portugal       9,55 $
Giacondi Nero d'Avola Italie 9,55 $
Santa Florentina Malbec / Syrah  Argentine 9,80 $
Sonovino Italie 9,95 $
Mommessin Cuvée Saint-Pierre France  9,95 $ (7,95 $ en Ontario)
Santa Rita 120 Cabernet-Sauvignon Rosé Chili 9,95 $
Castillo de Liria Bobal / Shiraz Espagne 9,95 $

À la LCBO, les 15 vins les moins chers sont tous en bas de 8 $.
À la SAQ, les 15 vins les moins chers sont tous en haut de 8 $.

La LCBO à 33 vins à moins de 8 $.
La SAQ n'a aucun vin à moins de 8 $.

La LCBO va surtout chercher ses petits prix en Italie (7 des 15 vins).

Répartition régionale de l'offre de la SAQ

Est-ce que l'offre de produits de la Société des alcools est équitable dans toute la province.
Les défenseurs du monopole des vins affirment qu'un des avantages de ce monopole est qu'il offre une grande variété de choix dans toutes les régions de la province.

Mais est-ce vrai?
Est-ce que l'offre de vin est aussi bonne à Gatineau, Rimouski, Val-d'Or, Chicoutimi, Trois-Rivières qu'à Montréal?

Allons-y voir.

Offre de la SAQ à Montréal et en région
Succursales Produits Vins Mousseux Bio 20-30$ +40$
Montréal - Maché Atwater 4078 2643 175 120 753 473
Montréal - Rockland 3480 2262 169 116 653 484
Montréal - Beaubien 3269 2088 152 90 572 333
Montréal - Westmount 3063 1925 185 79 571 273
             
Sherbrooke
3137 2061 110 89 671 202
Laval - Centropolis 3124 2015 162 74 583 286
Gatineau - Casino Signature
3066 1809 150 78 479 281
Chicoutimi
2810 1847 134 65 555 231
Sept-îles
2707 1769 111 75 531 138
Saint-Jérome Nord
2707 1764 123 62 504 186
Rimouski - Méga centre 2505 1576 86 64 466 125
Val d'Or 2330 1476 93 45 398 82
Trois-Rivières
2331 1494 102 45 363 164

Nous constations ici une grande disparité de l'offre entre Montréal et les grandes villes des régions.
La différence est notable dans toutes les catégories analysées ici. Nous ne parlons pas ici de quantité de bouteilles (normalement plus élevée dans une métropole), mais du nombre de produits différents, de marques différentes.

  • Le nombre de produits bio est deux et trois fois moins grand en région qu'à Montréal.
  • Le choix des mousseux est aussi moins élevé en région.
  • Le choix parmi les vins de haut de gamme (+40 $) est de trois à quatre fois plus réduit en région.
  • Même la sélection des vins de milieu de gamme (20-30 $) est moins élevée hors Montréal.

Hausse de prix: la défense de la SAQ

La direction de la SAQ a publié ce matin un rectificatif concernant sa dernière hausse de prix.

La direction du monopole écrit qu’«au cours des derniers jours, quelques médias ont parlé des ajustements de prix effectués par la SAQ sur quelques centaines de produits. Nous avons notamment écouté l'entrevue qu'a accordée hier matin le professeur en économie Frédéric Laurin à l'animateur Paul Arcand. Pour nous assurer que tous obtiennent l'heure juste et bénéficient de la même information exacte, nous publions ici un rectificatif de certaines affirmations faites par M. Laurin.

Notez que la SAQ ne parle pas de hausses de prix, mais «d'ajustements».
Les patrons actuels de la SAQ tiennent à donner l'heure juste suite, entre autres, à ce propos du professeur Laurin qui a dit ceci :

Ce que la SAQ a eu tendance à faire, c’est éliminer les vins les moins chers vers 10 $ pour les remplacer par des vins qui sont plus chers, autour de 15 $. Sans augmenter le prix d’une bouteille, ce qu’on fait c’est qu’on change le choix qui est offert au consommateur.» (Frédéric Laurin)

Voici «l'heure juste» donnée par la SAQ:

«La SAQ offre près de 700 vins courants disponibles dans toutes ses succursales.  Dans la dernière année, près de 60 % des ventes de vins courants l’ont été pour des vins dont le prix se situe entre 10 et 15 $. En ce moment,  le nombre de vins vendus à moins de 12 $ est le même qu’il y a 4 ans. Il est donc faux de prétendre qu’ils ont été remplacés.»
(Rectificatif SAQ)

M. Laurin parle des vins de 10 $ et de 15 $. Dans sa réponse, la SAQ donne plutôt l'exemple des moins de 12 $. C'est une réponse intéressante, mais invérifiable. Car ça ne fait que 15 mois que la SAQ indique ses vins de moins de 12 $ dans son site Internet. Ils ne sont d'ailleurs que 154 aujourd'hui. Auparavant, c'étaient deux catégories: moins de 10 $ et moins de 15 $.

Or, depuis 4 ans, le nombre de vins à moins de 15 $ est passé de 902 à 536 dans le site saq.com. Ces chiffres tendent donc à confirmer plutôt les propos de M. Laurin.

  Novembre 2012 Mars 2016
Nombre de vins de moins de 15 $ dans saq.com 902 536

Voici ici l'entrevue du professeur d'économie Frédéric Laurin donnée à une radio locale de Montréal.

 

Mis en ligne le jeudi 03 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand

Voir le rectificatif de la direction de la SAQ.

L'euro est-il vraiment responsable de la hausse des prix?

La SAQ a haussé le prix de plusieurs vins invoquant la hausse de l'euro.

Le Vi-No-Ze-Ro, un vin désalcoolisé, vendu à la Société des alcools passe de 7,30 $ à 7,75 $ en un jour.

Les dirigeants de notre monopole ont haussé les prix de plusieurs produits le 2 mars.
Les chiffres mentionnés vont de 180 à 800.
Ce serait près de 200 vins en produits courants et près de 600 en produits de spécialité.

La direction de la SAQ ne veut pas donner plus de détails et se fait aussi peu transparente et aussi cachotière que possible. Elle a, entre autres, refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada Gatineau-Ottawa.

Un porte-parole de la SAQ a toutefois mentionné un chiffre, soit 180, à quelques médias. Étonnamment ce chiffre ne concerne que les produits courants. Pourtant la hausse est constatée aussi dans la section des produits de spécialité.

Elle est parfois très forte, comme pour le Boutari Naoussa 2013 qui fait un joli bond de 15,05$ à 16,80$.

Un porte-parole de la SAQ a dit au Journal de Montréal que ces hausses étaient dues à la faiblesse de notre dollar fasse à l'euro.

Il est à noter que ce ne sont pas de nouveaux achats de la SAQ, mais plutôt des vins qui sont déjà sur les tablettes et qui ont déjà été payés. Donc, la SAQ hausse les prix des vins déjà ici en invoquant une raison postérieure à l'achat.

L'euro: le coupable?
La valeur de notre dollar par rapport à l'euro fluctue continuellement.
D'après les chiffres de la Banque du Canada, notre dollar vaut aujourd'hui 68 cents d'euro. La moyenne des 12 derniers mois est de 69 cents.

Quelle est la moyenne des 10 dernières années ?  69 cents
Comme nous le montre ce tableau de la Banque du Canada du 3 mars 2006 au 2 mars 2016.

Europe, euro

Bas [Haut] 2012-08-15 1,2153 CAD [0,8228 EUR]
Moyenne 2006-03-03 — 2016-03-02 1,4345 CAD [0,6971 EUR]
Haut [Bas] 2008-12-29 1,7316 CAD [0,5775 EUR]

(Taux quotidiens : recherche - dix dernières années
http://www.banqueducanada.ca/taux/taux-de-change/recherche-dix-dernieres-annees/)

Donc, la valeur de note monnaie fluctue continuellement, mais la valeur des 12 derniers mois est la même que celle des 10 dernières années; soit 69 cents.

À partir de 2010, la valeur du dollar canadien a fortement augmenté par rapport à l'euro passant de 0,63 à 0,79 €. A-t-on vu des baisses de prix à la SAQ?

Nous sommes revenus aujourd'hui un peu au même niveau qu'en mars 2014 alors que notre dollar valait 65 cents, soit même moins qu'aujourd'hui, comme nous le montre ce tableau de la Banque du Canada.

 


Aujourd'hui, notre dollar faut 0,68 euro et l'euro vaut 1,46 $ comme en octobre dernier.


Nous comprenons ainsi pourquoi les dirigeants de la SAQ sont gênés et ne veulent pas parler aux médias.

Voici des vins dont les prix ont été haussés

Vi-No-Ze-Ro Müller-Thurgau  7,30  7,75$
Los Molinos Tempranillo   8,80  9,25
Sicalia Rosso Terre Siciliane  9,75  10,30
Cesari Adesso Chardonnay   9,75  10,30$

Jean-Noël Bousquet Terre à Terre   10,45   11,05$
Campobarro Tempranillo   10,50  11,10
Herdade das Albernoas  10,50    11,10
Saveurs Oubliées 10,60   11,20
Si Italia Rosso IGT Veneto 10,90  11,55
Cesari Adesso Merlot delle Venezie 10,90  11,55$

Rapitala Nero d'Avola 2014   15   15,45$
Boutari Naoussa 2013   15,05   16,80
Lady Lola Delle Venezie  15,15   16,15
Sainte-Odile   15,20   16,20
Ijalba Genoli 2014   15,20  16,20
Quintas das Amoras Reserve 2013  15,20   16
Vina Urbezo Carinena 2014  15,30  16,65
Fontal Crianza Tempranillo / CS 2012   15,30  16,25
Laderas de El Seque Alicante 2014   15,30   16,30$

Prà Otto Soave Classico 2014  20  21,20$
Mara Ripasso 2013   20,05  21,30
Palacios La Montesa  20,05  21,30
Château L'Escart Julien 2014  20,05  21,25
Monasterio de Las Vinas Gran Reserva  20,20  21,45
Vieux Château Champs de Mars  22,85   24,40
Laurens, Clos des Demoiselles, Crémant de Limoux  23,25   24,80$

Les producteurs ont le droit de hausser le prix de leurs vins, comme les consommateurs ont le droit d'acheter ce qu'ils veulent, mais la société d'État entre les deux ne devrait-elle pas jouer franc jeu?
 

Le Canada est un des pays où l'on paie le plus cher pour le vin

Prix moyen du litre de vin

Irlande
17,94
Norvège
17,56
Inde
16,14
Corée Sud
14,96
N. Zélande
14,16
Japon
14,00
Suède
13,76
Canada
12,03
Chine
11,69
Belgique
11,11
Australie
11,06
Russie
9,84
Italie
9,71
Roy-Uni
9,63
Portugal
9,48
Danemark
9,30
Mexique
9,11
Hollande
9,06
Moyenne
9,06
États-Unis
8,91
France
8,44
Espagne
8,07
Hongrie
7,01
Allemagne
6,63
Brésil
6,32
Afri Sud
6,18
Pologne
5,72
Turquie
4,63

 

Le prix moyen mondial pour un litre de vin acheté en 2015 est de 9 euros. (Ce qui représente 9,50 $ la bouteille de 750 ml.)

Au Canada, le prix moyen d'un litre de vin acheté en 2015 est de 12 euros. (Soit 12,60 $ par bouteille) C'est 33 % plus cher que la moyenne mondiale.

Le Canada se situe juste après la Suède pour le prix moyen du vin payé en 2015. En Suède, comme au Canada, le commerce du vin est sous la main d'un monopole.

C'est en Irlande et en Norvège que les vins sont les plus chers; soit 17 euros.
Suivi de l'Inde, où le prix moyen du litre de vin est de 16 euros.

Puis, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Suède où le prix moyen se situe entre 13 et 15 euros.

Le Canada est en 8e place dans ce palmarès entre la Suède et la Chine.

On paie moins cher le vin en Belgique et en Australie; soit 11 euros.

C'est 9 euros en Russie, en Italie, au Royaume-Uni, au Portugal, au Danemark, au Mexique et en Hollande.

Aux États-Unis, le prix moyen du litre de vin est d'un peu moins de 9 euros; soit 8,91 €.

C'est 8 euros en France et en Espagne.

En Hongrie, c'est 7 euros.

En Allemagne, au Brésil et en Afrique du Sud c'est 6 euros.

En Pologne, c'est 5 euros le litre.

En Turquie, le litre de vin est de 4,63 euros.

Donc, le Canada se situe en 8e position parmi ces 28 pays où l'on consomme du vin. Nous le payons deux fois plus cher qu'en Allemagne et en Afrique du Sud; et 50 % plus cher qu'en France.

Le prix moyen payé par litre au Canada (12,03 €) a augmenté de 2,7 % de 2010 à 2015.

Consommation par habitant
Le Canadien a consommé en moyenne 13,5 litres de vin par année en 2015. C'est une hausse de 14 % depuis 2010. Ce qui est beaucoup moins qu'en France, en Italie, au Portugal et au Danemark où l'on consomme entre 41 et 43  litres de vin par habitant par année.
(Au Québec, c'est 23 litres par habitant)

La consommation par habitant de plusieurs pays du monde se situe entre 20 et 30 litres. C'est le cas pour l'Allemagne, l'Australie, la Belgique (29), la Hollande, la Hongrie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et la Suède (25).

Entre 10 et 20 litres de consommation par habitant, nous trouvons, en plus du Canada (13 litres), l'Espagne (17), les États-Unis (10), l'Irlande (18), la Norvège (14) et la Russie (10).

Dépenses par habitant
Le Canadien a dépensé en 2015 163 € (soit 230 $). C'est 17 % de plus que 5 ans auparavant. C'est un peu moins que les Allemands (170 €) et les Hongrois (170 €).

Ce sont les Italiens qui dépensent le plus pour le vin par année soit 425 €. Ils sont suivis des Portugais (397 €), des Danois (364 €), des Français (362 €), des Suédois (353 €), des Irlandais (325 €), des Belges (324 €) et des Néo-Zélandais (323 €).

Les Américains ne dépensent que 90 € en moyenne par habitant par année.

Consommation en volume
La consommation mondiale de vin a augmenté de 8 % de 2010 à 2015.
Au Canada, la hausse a été plus forte que la moyenne; soit 20 %.
Tout comme au Brésil, au Danemark et en Irlande.
En Suède et en Russie, ce fut un peu plus, soit 27 et 29 %.
C'est en Chine que la hausse a été la plus forte: 132 %.
Aux États-Unis, la hausse a été de 10 % ainsi qu'en Belgique, en Australie et au Japon.

Par contre, dans les pays producteurs, la consommation de vin a diminué. Ce fut de - 7 % en France, de - 6 % en Italie et de - 18 % en Espagne.

Prévisions de croissance
Selon la Constanza Business & Protocol School de Madrid, qui a compilé ces chiffres, la consommation de vin au Canada devrait connaître une croissance de 21 % en volume d'ici 2019. Les dépenses par habitant devraient aussi s'accroitre du même ordre pour atteindre 199 €. En volume, les auteurs de l'étude El Gasto en Vino prévoient que la consommation par habitant atteindra presque 16 litres en 2019, soit 17 % de plus qu'aujourd'hui.

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Ces chiffres sont tirés du Boletín de Investigación de Constanza Business & Protocol School: El Gasto en Vino, Madrid, janvier 2016. Ils ont été compilés à partir des données du MarketLine-Datamonitor et du Fonds monétaire international
(Étonnamment, les auteurs n'ont pas relevé les chiffres de la Suisse ni de l'Argentine.)

La conversion de l'euro en dollar canadien est faite au taux moyen de l'année 2015 établi par la Banque du Canada; soit 1 x 1,41.

 

Le monde au naturel

Voici quelques articles parus dans la revue Le Monde au Naturel.

 
 
 
 
 
 
 
Les pesticides dans le vin —  Novembre 2013
 
Le goût du bouchon  —  Octobre 2013

Est-ce que le vin bio a meilleur goût?

Des producteurs de vin se lancent dans la culture bio. Ils disent le faire pour leur santé, celle de leur famille, de leurs employés et de leurs voisins. Ils déclarent aussi que c'est mieux pour l'environnement.

De plus, certains affirment vouloir faire ainsi de meilleurs vins. Ils supposent que le sol, la vigne et les raisins étant moins pollués par les pesticides que leurs vins seront de meilleure qualité.

Mais est-ce tangible? Est-ce vrai? Est-ce mesurable?

C'est la question que se sont posée trois professeurs d'économie et d'administration, Magali A. Delmas et Jinghui Lim de l'Université de Californie à Los Angeles et Olivier Gergaud du KEDGE Business School (campus de Bordeaux).

Leur étude vient d'être publiée dans le site de l'association américaine des économistes du vin.

Ils ont analysé les notes de dégustations des trois principaux magazines de vin des États-Unis: le Wine Advocate de Robert Parker, le Wine Spectator et le Wine Enthusiast. Ils ont compilé les notes de 74 000 commentaires de dégustation de vin de 3800 vignobles de Californie des millésimes 1998 à 2009.

Les principaux dégustateurs ont été Robert Parker pour le Wine Advocate, James Laube pour le Wine Spectator et Steve Heimoff pour le Wine Enthusiast.

Le nombre de vins bio de cet échantillon est de 1,1 %. L'agriculture bio représente seulement 2 % des surfaces cultivées en Californie.

Ils ont cherché à savoir si les vins bio obtiennent de meilleures notes ou de moins bonnes notes que les vins en agriculture conventionnelle.

La réponse est :
Les vins bio obtiennent une note moyenne supérieure de 0,46. C'est d'ailleurs constant pour les trois magazines; soit 0,43 pour le Wine Spectator; 0,45 pour le Wine Enthousiast et 0,51 pour Robert Parker.

Les chercheurs ont fait la ventilation des résultats en rouge et en blanc. Les rouges obtiennent une note moyenne supérieure de 0,638 à l'ensemble des vins. Pour les blancs, c'est seulement +0,154.

Nos résultats indiquent que l'éco-certification est associée à une augmentation statistiquement significative de l'évaluation de la qualité des vins.»

Il serait intéressant de faire la même étude pour des vins plus récents et surtout en Europe ou la proportion de vin bio atteint maintenant 8 % en France.

En Europe
Donc, les vins bio sont mieux jugés que les vins conventionnels. En 2014, au Concours général Agricole, près d’un vin bio sur 2 a été médaillé alors qu’en moyenne 23% des vins en compétition sont primés.
 
Puis, au concours international du magazine Decanter (Decanter Wolrd Wine Awards), près de 65% des vins bio présentés ont été primés. En général, le nombre total de médailles dans les concours tourne autour de 33%, disent les organisateurs de Millésime Bio 2015.

Sujets connexes :

Voir aussi la section des vins bio de Vin Québec et la sélection des meilleurs vins bio commentés récemment.
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Les résultats de cette étude sur les vins de Californie viennent d'être publiés dans le site de l'American Association of Wine Economics. Does Organic Wine taste better? An Analysis of Experts’ Ratings. (Document PDF) AAWE Woring Paper No. 190 – Economics. Magali A. Delmas, Olivier Gergaud & Jinghui Lim.

Ajout le 5 mars. Écoutez aussi l'entrevue qu'a donnée Magali Delmas à l'émission Bien dans son assiette le 3 mars.

Le vin en vrac : 40 % des parts de marché au Québec

On ne s'en doute pas, mais le vin importé en vrac et embouteillé au Québec représente maintenant un peu moins d'une bouteille de vin sur deux consommées au Québec.

En effet, selon les chiffres de la firme SECOR/KPMG dévoilés par l'Association des viniculteurs négociants du Québec, les trois principaux embouteilleurs de vin au Québec accaparent 36,7 % des parts de marché du vin au Québec.

Vrac :      +/- 60 millions L
Bouteille : +/- 90 millions L

C'est 57,4 millions de litres sur les 156,5 millions de litres qui coulent sur marché québécois.

Ce 36,7 % est l'addition des ventes des trois principaux embouteilleurs et ne comprend pas la production des autres, telle Julia Wine.

Ces trois embouteilleurs sont Constellation Brands avec son usine de Rougemont; La Maison des Futailles avec ses deux usines de Montréal et de Saint-Hyacinthe et Lassonde avec l'usine de sa division Arista à Rougemont. Ces trois entreprises totalisent 375 emplois.

Ces entreprises vendent le vin une fois embouteillé à la SAQ. Cette dernière en écoule une partie dans ses 403 succursales et vend une autre partie aux épiciers et dépanneurs du Québec.

Vin en vrac
En 1999, 6 bouteilles de vin sur 10 consommées au Québec étaient du vin importé en vrac et embouteillé par trois compagnies.
Aujourd'hui, c'est 4 bouteilles sur 10
.

Parts de marché de 60 à 40 %
On ne s'en doutait pas non plus, mais étonnamment 6 bouteilles de vin sur 10 consommées au Québec en 1999 étaient du vin importé en vrac et embouteillé par ces trois compagnies.

Cette proportion diminue depuis ce temps. En effet, la part de marché de l’industrie des vins conditionnés au Québec a régressé de 22 points de pourcentage de 1999 à 2014. «Alors qu’elle se situait à près de 60% au tournant des années 2000, elle est désormais inférieure à 37 %», dit l'association de ces trois embouteilleurs. Ce qui est une baisse de près de 38 %.

C'était 59 % en 1999; puis 41 % en 2006 et 36,7 % en 2014.

En 2006, la SAQ a vendu ses parts dans La maison des Futailles à la compagnie Kruger.

En dollars, les ventes de vins embouteillés ici par ces trois entreprises totalisent 625 millions de dollars; soit 28 % des ventes totales de vin au Québec qui sont de 2,2 milliards de dollars.

Le vin embouteillé ici est vendu en moyenne 3,41 $/litre à la SAQ qui le revend aux dépanneurs. Le consommateur le paie en moyenne 11 $ le litre avant taxes. Soit un multiple de 3,41.

Secor écrit que «la part des dividendes de la SAQ au gouvernement du Québec provenant des ventes de vins fabriqués ou distribués par l’industrie est estimée à près de 133,1 M$ en 2014.»

De plus, Secor dit que les vins embouteillés au Québec représentent «2,2 fois plus de recettes par caisse pour le gouvernement du Québec» que les vins importés en bouteille. Ceci en tenant compte des emplois générés ici par cette industrie.

Finalement, les embouteilleurs estiment qu'il est plus écologique d'importer du vin en vrac qu'en bouteille.

Ces renseignements sont tirés du mémoire que l'Association des viniculteurs négociants du Québec a déposé à la Commission des Finances du Parlement de Québec et rendu publique le 19 février 2016.

La vente de vin en épicerie a été autorisée au Québec en 1978. Le gouvernement a alors délivré 12 permis de production industrielle. Il y a 8000 épiciers et dépanneurs qui vendent du vin au Québec.
 

Laboratoire de la SAQ : inutile ?

À quoi sert le laboratoire de la SAQ ?

Le Québec, la SAQ, importe des milliers de vins du monde.
Des échantillons de chacun de ces vins sont analysés par le laboratoire de la SAQ.
Mais pourquoi?
La question : à quoi sert donc le laboratoire de la SAQ?
La réponse : à vérifier ce qui a déjà été vérifié !

Le laboratoire de la SAQ analyse 70 000 produits par année, dit un de ses employés à Télé-Québec. Au cours des 5 dernières années, seulement 28 vins ont été rejetés. (Voir un exemple d'un vin refusé ici)

Pourquoi revérifier ce qui a déjà été vérifié à la source?
Les vins de France, d'Italie, d'Espagne ou d'autres pays sont contrôlés dans leur pays respectif. N'est-ce pas suffisant?

Est-ce que les États-Unis et la Grande-Bretagne, les plus gros importateurs de vin au monde revérifient tous les lots de vin qui entrent chez eux?

Le laboratoire vérifie même les vins en importation privée. «Le même produit pour le même millésime, même si nous en commandons 8 fois durant l’année, passera à l’analyse chaque fois», nous dit un agent. Est-ce nécessaire? Est-ce abusif?

Est-ce qu'on vérifie tous les lots des liquides, des produits alimentaires qui entrent au Québec?

Est-ce que des contrôles ponctuels sur les vins importés ne seraient pas suffisants?
 

L'Ontario libéralise la vente de vin

L'Ontario devance le Québec et permet la vente de vin par l'entreprise privée.

La première ministre Kathleen Wynne annonce que la vente de vin sera permise dans 300 supermarchés.

Des permis seront donnés à 70 magasins l'été prochain afin qu'ils puissent commencer à vendre du vin, de la bière et ce qui est appelé «des vins de fruits» dès cet automne. Puis 80 autres permis seront octroyés par après.

De plus, 150 magasins situés actuellement hors supermarchés seront autorisés en s'installer dans ces supermarchés avec des caisses partagées. Ces 150 épiceries seront autorisées à vendre tout vin de l’Ontario de même que de la bière et du cidre.

Les gens de l’Ontario pourront enfin acheter leur vin et leurs victuailles au même endroit», dit la première ministre de l'Ontario.

Le gouvernement dit vouloir y aller progressivement afin de ne pas brusquer le marché et aider à la fois les producteurs ontariens et étrangers.

Toutefois, la moitié des détenteurs de ces nouveaux permis devront s'engager à ne vendre que du vin ontarien, certifié VQA Ontario, pendant les trois premières années, afin de protéger temporairement les producteurs de vin de la province, dit la première ministre.

La vente de cidre sera aussi autorisée dans les commerces où l'on vend de la bière.

L'Ontario espère que ces mesures lui permettront d'accroitre ses revenus.

L'AMARONE, ce grand vin d'Italie

L'amarone, avec le barolo et le brunello fait partie du trio de tête des trois grands vins d'Italie.
Ces trois vins sont considérés comme étant des produits haut de gamme et demandent des prix en conséquence.

L'Amarone le moins cher à la SAQ est à 30 $. Cinq des 32 amarones de la SAQ sont de 30 à 40 $; neuf sont de 40 à 50 $; les autres sont à plus de 65 $.

La particularité de l'amarone c'est qu'il est fait de raisins séchés pendant 60 à 120 jours dans des greniers. C'est la technique de l'appassimento ou passerillage. Les baies perdent ainsi de 35 à 40 % de leur liquide. Ce qui donne des vins concentrés, légèrement sucrés (4 à 12 g/l) et au degré d'alcool élevé de 14 à 17. Le taux d'acidité de ces vins est souvent très élevé aussi, ce qui fait que dans les meilleurs on ne perçoit pas le sucre.


Les raisins sèchent de 60 à 120 jours.

Ces vins sont élevés en barriques neuves et moins neuves, petites de 225 litres à plus grosses, des tonneaux, de Slovénie, de France et des États-Unis.

La technique permettant de faire l'amarone a été développée dans les années 1950 lorsqu'on a découvert une famille de levure, la Saccharomyces bayanus, permettant de transformer presque tout le sucre en alcool. La compagnie Banfi a alors popularisé ce vin aux États-Unis. Le vigneron démarre souvent la fermentation avec les levures indigènes puis ajoute la bayanus. Cette souche est aussi utilisée pour les beaujolais nouveaux et les tokaji.

Le vin blanc se conserve plus longtemps que le rouge

Combien de temps peut-on conserver une bouteille de vin une fois ouverte?

C'est la question qui revient souvent dans les forums, dans les blogues et dans Facebook.

Cette question est d'ailleurs commentée aujourd'hui dans le blogue SAQ Tchin-Tchin et dans la page Facebook de la SAQ.

Je déguste des vins régulièrement. Je ne les bois pas tous loin de là. Après dégustation, je place certaines de ces bouteilles dans une glacière. Il y en a une quinzaine que je redéguste les jours suivants et que je renouvelle au fur et à mesure des arrivages.

À ma grande surprise, j'ai constaté ces dernières années que les blancs se conservent beaucoup plus longtemps que les rouges. Certains blancs peuvent être aussi bons et même meilleurs après 5-8 et même 10 jours! C'est étonnant!

Pour ce qui est de la conservation des rouges, c'est beaucoup plus variable et restreint. Certains rouges dépérissent après deux jours, d'autres tiennent 4-5 jours, mais rarement.

Pourquoi est-ce ainsi? L'hypothèse que j'ose avancer, c'est que les blancs sont plus acides et cette acidité préserverait ses saveurs et ses arômes.

Donc, contrairement à la croyance populaire, le vin blanc se conserve plus longtemps que le vin rouge, une fois la bouteille ouverte et au frais. Le rouge c'est 2-4 jours; le blanc c'est 4-8 jours et plus quelques fois.

Les rouges québécois
La sommelière Véronique Rivest nous dit «que de façon très générale
qu'il est plutôt vrai que les blancs se gardent en général mieux et plus longtemps ou du moins ils se détériorent moins vite, mais perdent quand même pas mal de peps et de fraîcheur».

Cependant, Mme Rivest dit avoir constaté dans son bar à vin de Gatineau Soif que ce sont les vins rouges québécois qui se conservent le plus longtemps. «Les vins qui se sont le mieux gardés (parmi les vins secs) étaient des rouges québécois (des Pervenches et des Météores).» «Ce doit être l'acidité!» ajoute la réputée sommelière.

Les cidres du Québec dans les épiceries

L'association des producteurs de cidre du Québec se dit favorable à la vente de cidre et de vin dans les épiceries du Québec.

 

Il y a 78 producteurs de cidre artisanaux au Québec. Vingt-deux d'entre eux ont aussi un permis de production industrielle.

 

Selon le producteur Michel Jodoin, producteur de cidre et président de l'association, il s'est produit 1,8 million de litres de cidre en 2013 et 2,5 millions en 2014 pour des ventes de 23 millions de dollars.

 

L'Association des cidriculteurs artisans du Québec a fait part de ses commentaires ce matin devant la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale qui étudie le projet de loi 88 qui permettra la vente de produits alcoolisés artisanaux dans les épiceries.

 

Selon M. Jodoin les 8000 points de vente des épiceries et dépanneurs représentent une bonne occasion de croissance. Il ajoute qu'il souhaite que la SAQ continue toute de même de faire la promotion du cidre du Québec et que ce soit inscrit dans sa mission.

De la confiture ajoutée dans le vin italien ?

Quanto è dolce il vino italiano!

Un journaliste italien du vin Carlo Macchi s'étonne de voir que le vin de son pays vendu au Québec est si sucré.

M. Macchi a découvert dans le site de la SAQ que le taux de sucre y est indiqué. Après avoir consulté quelques-uns des 1500 vins italiens du répertoire de la SAQ, il dit que «il vino italiano sta prendendo forse una piega “cocacolesca”». Le vin italien prend un pli Coca-Cola. Il dit s'étonner de cette tendance dans son article Quanto è “dolce” il vino italiano! (1) (Comme est doux le vin italien!)

Le journaliste affirme qu'en Italie le vin est réputé sec et doit contenir moins de 2 grammes de sucre. Il se demande si ces mêmes vins rouges vendus aussi en Italie contiennent autant de sucre. Car si c'est le cas, il ne peuvent plus être considérés comme étant secs.

L'auteur signale que des producteurs ajoutent du MRC à leur vin lors de l'embouteillage. C'est dans le langage des oenologues du «mout rectifié corrigé», un concentré de jus de raisin décoloré, une confiture, un sirop qui sucre le vin. C'est vendu dans le commerce des produits oenologiques. (2)

Un des commentateurs de l'article signale aussi que des producteurs en ajoutent plus ou moins selon les pays de destination.

Cette technique était à l'origine destinée à accroitre le taux d'alcool (3). On ajoutait alors ce sirop avant la fermentation pour faire monter le taux d'alcool d'un degré. Il semble maintenant qu'on l'ajoute après la fermentation pour accroitre la douceur, la sucrosité du vin et ainsi réduire le gout acide des vins. C'est une technique courante en Champagne où on l'appelle liqueur d'expédition.

On voudrait ainsi plaire à de nombreux consommateurs qui n'aiment pas les vins acides, mais aiment plutôt les vins d'une certaine sucrosité.

Ceci est assez étonnant surtout pour les vins italiens. L'on sait que les Californiens et les Australiens produisent des vins d'une bonne sucrosité. Toutefois, les vins rouges italiens étaient reconnus pour leur acidité rafraichissante qui en fait des vins de repas.

Le vin italien le plus vendu à la SAQ, le Modello Masi (670 000 bouteilles) contient 6 grammes de sucre, le deuxième meilleur vendeur, le Liano Cesari, en contient 10 grammes de sucre au litre, donc 5 fois plus qu'un vin sec. Ce qui est même plus élevé que le taux de sucre que l'amarone ce vin rouge italien demi-sec qui contient souvent de 4 à 8 grammes de sucre. Le troisième en ligne, le Chianti Ruffino contient moins de sucre : 2,2 g/l.

Le vin français le plus populaire, le Merlot Grand Sud (13$/litre - 1,4 million de litres vendu en 2014) contient 8,8 grammes de sucre.

Des producteurs italiens semblent vouloir concurrencer les Californiens et les Australiens qui font des affaires d'or au Québec en vendant des vins rouges sucrés.

Les champions du rouge sucré au Québec sont les Californiens avec le Ménage à Trois à 12 grammes de sucre et l'Apothic Red (950 000 bouteilles) à 17 grammes. Le meilleur vendeur toutes catégories au Québec est l'australien Wallaroo Trail (2 500 000 bouteilles) à 11 grammes de sucre.

Il faut ajouter ici que le taux de sucre indiqué sur le site de la SAQ n'est pas le taux total, pas le taux de sucre résiduel, mais le taux de sucre réducteur comme nous l'indique notre collège retraité Claude Langlois. Il faut donc y ajouter entre 0,5 et 1,7 g/l pour avoir le portrait réel. (4)

Une question en terminant : ne devrait-on pas indiquer sur la bouteille le taux de sucre, le taux d'acidité, le pH, les pesticides et la quantité de sulfite ?

  Pour en savoir plus sur le sucre dans le vin rouge voir Taux de sucre dans le vin rouge

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1. Quanto è “dolce” il vino italiano! Winesurf, 14 février 2016

2. Le MCR SUCRAISIN® est élaboré à partir de jus de raisin dont on extrait tous les composants « non sucres ». Après concentration, on obtient un sirop de sucre incolore et pur. Il est parfaitement neutre. Il se compose de glucose et fructose. Disponible en contenants de 10 litres à plus de 1000 litres.
www.grapsud.com/nos-produits/oenologie/mout-concentre-rectifie-mcr

3 L'enrichissement des moûts à l'aide de techniques additives, Vigne et vin.

4 Sucres résiduels et sucres réducteurs, Journal de Montréal, 16 janvier.
 

Du vin privé dans les épiceries de l'Ontario dès l'automne prochain

L'Ontario annonce qu'elle va permettre l'installation de magasins privés de vente de vin dans les supermarchés de la province.

Le gouvernement va délivrer des permis pour 70 de ces kiosques de vins privés cette année. Le nombre montera à 150 par après.

La vente de cidre va ensuite aussi être autorité par le privé.

Toutefois, la régie des alcools de l'Ontario conservera le monopole des spiritueux.

Il y a déjà des magasins privés de vente de vin en Ontario, mais ils vendent exclusivement les vins de deux compagnies Wine Rack et Wine Shop.

L'Ontario a déjà enclenché la vente de bière dans les épiceries. Cette année 160 épiceries vendront de la bière, ce nombre passera à 450 d'ici 3 ans.

  Ontario should go faster on opening up wine sales, The Star
  Du vin en vente dans les épiceries de l'Ontario dès cet automne, Radio-Canada

Le vin québécois doit être 100 % québécois

Les embouteilleurs de vin en vrac demandent que le vin québécois qui sera vendu en épicerie soit fait à 100 % de raisins québécois.

Ils ont fait cette demande aujourd'hui aux audiences de la commission parlementaire sur le projet de loi 88 concernant la vente de vin québécois en épicerie.

Les dirigeants de l'Association des viniculteurs négociants du Québec disent que la norme 85-15 n'existe pas dans le monde du vin pour la provenance des raisins, mais seulement pour la proportion des cépages.

Les embouteilleurs de vin qui mettent en marché 37 % des vins au Québec, soit 77 millions de bouteilles, s'opposent donc à ce que les vignerons du Québec inclue du vin ou des raisins étrangers dans leurs bouteilles. «Un vin québécois doit provenir à 100 % du Québec; comme un vin du Chili embouteillé au Québec provient à 100 % du Chili.»

Ils disent que si on donne des subventions aux vignerons québécois qui mettent des vins étrangers dans leurs bouteilles qu'on donne alors les mêmes subventions aussi aux embouteilleurs de vin étrangers en vrac.

Ils s'opposent ainsi à l'association des vignerons du Québec qui demande qu'on permette aux vignerons de mettre jusqu'à 15 % de vin étranger dans leurs bouteilles qui seront vendues en épicerie.

Les embouteilleurs veulent aussi que ne soit plus interdit la mention des cépages sur les étiquettes.

Les vignerons du Québec veulent continuer à vendre à la SAQ

Les vignerons du Québec disent vouloir continuer à vendre leurs vins surtout à la SAQ.
C'est ce qu'a déclaré ce matin, le président de leur association principale, Yvan Quirion.

Témoignant devant la commission parlementaire des finances qui étudie le projet de loi 88 sur la vente de vin québécois en épicerie, M. Quirion a dit que «les épiceries se comparent à la Ligue de hockey junior majeure du Québec et la SAQ est l'équivalent de la Ligue nationale.»

Le président de l'AVQ qui dit représenter 95 % de la production de vin du Québec affirme que le «le message des vignerons du Québec est limpide : ils veulent jouer sur la patinoire de la Ligue nationale,» donc celle de la SAQ. «C'est là où ils pourront se comparer aux appellations étrangères et amener les vins d'ici à des sommets inégalés.»

L'association des vignerons exige aussi que les vins qui seront vendus en épicerie soient faits avec au moins 85 % de raisins québécois.

Ils demandent de plus que l'indication des cépages et millésime soient autorisé. Ce qui semble faire l'unanimité dans le milieu du vin. Ils veulent aussi pouvoir choisir librement un transporteur pour livrer leurs vins en épicerie.

  Voir le témoignage de deux dirigeants de l'Association des vignerons du Québec devant la commission parlementaire des finances, lors de l'étude du projet de loi 88.

La SAQ ne s'oppose pas à la vente de vin québécois en épicerie

Le président de la SAQ a déclaré ce midi en commission parlementaire que la société d'État ne s'oppose pas à la vente de vin en épicerie.

M. Alain Brunet a fait cette déclaration lors des audiences sur le projet de loi 88 qui permettra aux vignerons de vendre directement leurs vins dans les épiceries et dépanneurs du Québec.

Toutefois, M. Brunet a dit craindre des problèmes au niveau du contrôle de la qualité des produits. «Il faudra s'assurer que le consommateur retrouve dans la bouteille à l'épicerie ce qui est supposé y avoir». M. Brunet dit s'interroger sur l'encadrement de ce nouveau marché.

Actuellement, la SAQ encadre et contrôle tout, du transport, de l'analyse en laboratoire, de l'entreposage, de la livraison de tous les vins au Québec... Le projet de loi 88 prévoit que les vins soient examinés par le laboratoire de la SAQ ou un laboratoire approuvé par celle-ci, mais ne prévoit pas les autres étapes du processus, comme le transport.

De plus, le président du monopole du vin dit être favorable à ce qu'on indique les cépages et les millésimes sur les étiquettes de tous les vins vendus dans les 8000 épiciers et dépanneurs du Québec comme c'est le cas à la SAQ.

Finalement, M. Brunet dit qu'il veut continuer à vendre et à promouvoir les vins du Québec dans ses 400 magasins.

  Voir le témoignage d'Alain Brunet en commission parlementaire.

Les vignerons du Québec recevront leurs subventions

Le ministre des Finances du Québec rétablit les subventions aux vignerons du Québec.

C'est un dossier difficile à suivre que celui des subventions aux viticulteurs de la Belle province.

En janvier dernier, les vignerons apprenaient que le ministère de l'Agriculture, appellé le MAPAQ, mettait fin au programme de subvention des vignerons qui écoulent leurs vins via la SAQ.

C'était 2 $ par bouteille plus 18 % de la valeur de vente de la bouteille, jusqu'à un maximum de 300 000 $ par vigneron. Donc en gros 4 à 5 dollars la bouteille.

Le ministère de l'Agriculture mettait fin au programme rétroactivement et limitait la subvention à 100 000 $ par vigneron.

Les vignerons étaient très mécontents d'autant plus qu'ils avaient déjà fait les investissements et livré le vin à la SAQ.

Aujourd'hui, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a annoncé en commission parlementaire sur le projet de loi 88 (vente de vin en épicerie) que «le programme de financement est rétabli selon ses bases initiales.»

Le vin québécois dans les épiceries québécoises

Il pourra bientôt être permis de trouver du vin québécois dans les épiceries québécoises!

En effet, presque un siècle après la Prohibition, l'Assemblée nationale étudie un projet de loi qui permettrait aux vignerons québécois d'écouler leur vin dans les épiceries et dépanneurs de la province. La vente de vin québécois est actuellement interdite dans ces 8000 magasins du Québec. Les vignerons ne pouvaient vendre qu'au domaine. Certains avaient tout de même réussi à obtenir la permission des dirigeants du monopole de la SAQ de vendre leurs vins dans quelques-uns des 400 magasins de la société d'État.

Le projet de loi 88 intitulé Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales commence à être étudié aujourd'hui par les membres de la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale. Oui, le vin au Québec relève du ministère des Finances et non de celui de l'Agriculture!

Voici les grandes lignes du projet de loi parrainé par le ministre des Finances.
«Ce projet de loi autorise le titulaire d’un permis de production artisanale à vendre et à livrer des boissons alcooliques qu’il fabrique, autres que les alcools et spiritueux, au titulaire d’un permis d’épicerie.

Il peut également vendre et livrer les boissons alcooliques qu’il fabrique à un titulaire
de permis d’épicerie délivré en vertu de la Loi sur les permis d’alcool (chapitre P-9.1), si ces boissons remplissent les conditions suivantes :
1° elles ne sont pas des alcools ou des spiritueux;
2° elles sont obtenues par la fermentation alcoolique de jus de fruit, de jus de fruit reconstitué, de moût de fruit, de miel ou de sirop d’érable;
3° leur titre alcoométrique acquis est d’au plus 16 % d’alcool par volume;
4° elles sont embouteillées par le titulaire de permis, sans indication de cépage ou de millésime.

Le titulaire d’un permis de production artisanale ne peut offrir en vente les alcools et les spiritueux qu’il fabrique sans les avoir fait au préalable analyser par la Société ou par un laboratoire reconnu par celle-ci...»

Les auditions de la commission parlementaire se tiendront sur trois jours.
Aujourd'hui, seront entendus: l'Association des vignerons du Québec; puis la Société des alcools du Québec; le Regroupement Le Québec dans nos verres; l'Association des viniculteurs négociants du Québec; l'Association des microdistilleries du Québec et l'Union des producteurs agricoles.

Nous ferons aujourd'hui un résumé des principaux témoignages entendus lors de cette commission.

Commission des finances publiques
Web diffusion de l'audience de la commission
Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales (PDF, 172 ko)

 

Comment se forment les bulles dans les verres de mousseux

La quantité, la grosseur et le nombre de bulles dépendent du verre.
Elles peuvent donc varier d'un verre à l'autre.

Les bulles se forment dans des cylindres microscopiques.
Ces cylindres sont généralement de fines particules de cellulose, de textile laissées par le linge à vaisselle ou par l'air ambiant.

Des fabricants de verre font aussi parfois des incisions au fond des flutes pour concentrer les bulles.

Le vin entre dans ces cylindres, s'y forme alors une bulle au fond du verre ou au milieu de la cellulose.

Sous la pression, cette bulle se divise, sort du cylindre et agglomère le gaz carbonique en remontant à la surface.
Cette opération se fait de 1 à 30 fois par seconde, avec une moyenne de 15 bulles au début.

La grosseur et la finesse des bulles dépendent de l'âge du mousseux et de la hauteur du verre. Il reste moins de bulles dans les vieux mousseux, donc les bulles sont plus fines.

De plus, plus le verre est haut, plus la bulle grossira en montant à la surface. Plus de deux millions de bulles peuvent s'échapper de la flute.

Image tirée du livre Les vins effervescents - Du terroir à la bulle

Ces renseignements sont tirés du livre Les vins effervescents - Du terroir à la bulle de Gérard Liger-Belair et Joël Rochard, Dunod.

Voilà pour le visuel. Le plus important c'est la sensation que procurent les bulles en bouche et ici c'est le fruité, le sucré, l'acidité et l'âge du vin qui font que la bulle sera fine, évanescente, grossière ou agressive.

À Vin Québec, lorsque nous parlons des bulles dans nos commentaires de mousseux, nous faisons référence aux bulles en bouche et non aux bulles dans le verre qui seront forcément différentes de celles dans votre verre.

Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez aussi ce texte.
Si vous cherchez de bons mousseux, voir ici vinquebec.com/meilleursmousseux

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