Informations

Du vin sans soufre - Château le Puy

Du vin sans soufre qui voyage!
Du vin sans soufre qui ne craint pas la chaleur!
Du vin sans soufre qui s'améliore en vieillissant!
Du vin sans soufre qui est très bon!

On entend souvent dire que le vin nature, le vin sans soufre, doit toujours être conservé à moins de 14 degrés; qu'il ne voyage pas bien; qui doit se boire jeune... Ce qui semble vrai pour la plupart des vins nature.

Pourtant, nous avons bu cette semaine du vieux vin sans soufre qui a voyagé et qui n'a pas été conservé à 14 degrés! Et surtout, qui est très bon.

Des vins du Château le Puy 2014, 2012, 2011, 2010, 2001, 1990, 1964 et 1959. En rouge, rosé en blanc.

Jean-Pierre Amoreau du Château le Puy a fait le voyage de Bordeaux à Gatineau pour présenter ses vins aux habitués du bar à vin Soif de Véronique Rivest.

En pleine forme, le jeune homme de 77 ans nous explique avec enthousiasme comment lui et sa famille font le vin. C'est en culture en bio, en biodynamie, sans sulfites ajoutés, sans pesticides de synthèse, sans levures ajoutées.

Du très bon vin sans soufre ajouté, sans pesticides, sans levures ajoutées, c'est donc possible! Mais pourquoi alors des producteurs nous disent que c'est impossible ou trop difficile? «Si je peux le faire, tous peuvent le faire», nous répond Jean-Pierre Amoreau.

Avec son garçon, Pascal, les Amoreau en sont à la quatorzième génération sans chimique. «Mon grand-père était trop radin pour acheter du chimique lorsque les fabricants de bombes sont venus lui présenter leur nitrate et potasse après la Grande Guerre.»

Accords difficiles vins et fromages

S'il y a des accords mets-vins difficiles à faire, c'est bien ceux entre le vin et le fromage.

Le fromage est un aliment gras, souvent très savoureux et qui se suffit à lui même. Il n'a pas besoin d'accompagnent et dans les mariages il a fortement tendance à dominer. S'il ne domine pas, il parait mal! C'est un célibataire endurci difficile à marier!

Malgré tout, nous persistons à vouloir le marier avec des vins.

Depuis une dizaine d'années, l'Académie de vin de l'Outaouais organise une dégustation annuelle de vins et fromages. On y présente 10 vins et 10 fromages. Avec des amis, je participe aux préparatifs.

Cette année, les préparatifs ont été bien planifiés. Nous avions trois comités de trois personnes devant marier chacun 3 ou 4 fromages. Pour ce faire, chaque comité avait 10 à 15 vins que ses membres avaient apportés prévoyant faire de beaux accords. Chacun des comités pouvait piger dans les vins des deux autres groupes. Donc, un peu plus de 40 vins pour trouver de beaux accords avec 10 fromages.

Nous avons été étonnés de constater qu'un grand nombre de vins que nous croyons qui s'accorderaient bien avec les fromages désignés se chicanaient plutôt.

En effet, plusieurs vins s'écrasaient devant ces fromages, d'autres, par contre écrasaient le fromage. Dans certains cas, le vin paraissait pâteux ou mince ou quelques fois étrangement métallique.

Après une dizaine d'années de pratique et de recherche d'accord vin/fromage, certaines règles ont émergé.

Masi c'est plus cher au Québec

Mais si, c'est plus cher au Québec!

La SAQ annonce un rabais pour achats en ligne sur quelques vins pour vendredi et samedi prochain, dont deux vins de la maison Masi.

De beaux rabais! Toutefois, lorsque l'on regarde les prix des vins de cette seule maison Masi, nous constatons de bonnes différences entre l'Ontario et le Québec.

Prenons juste l'exemple des vins de la maison Masi distribués au Québec et en Ontario.
Tous ces vins, sauf  deux, sont plus chers à la SAQ.
Est-ce que l'on augmente les prix le reste de l'année pour offrir un rabais pendant deux jours?


Ont SAQ  
Masi Modello blanc 11,95$ 13,95$ +2,00$
Modello delle Venezie Rosso Masi 12,95$ 14,95$ +2,00$
Tupungato Passo Doble Masi 14,95$
16,95$
+2,00$
Masi Bonacosta 15,00$ 16,95$ +1,95$
Pinot Grigio/Verduzzo Masianco Masi 15,00$
réduit à 14,00$
16,95$
+1,95$
+2,95$
Campofiorin Masi  19,95$
réduit à 16,95$
21,50$
réduit à 20,50$
+1,55$
+4,55$
Brolo Campofiorin Oro Masi 2010 26,95$ 26,95$  
Amarone Classico Costasera Masi 39,95$
réduit à 36,95$
42,25$ +2,30$
+5,30$
Amarone Riserva Costasera Masi 2009 69,95$ 65,25$ -4,75$

La notion d'équilibe dans le vin

On dit d'un vin de qualité qu'il est équilibré.
De plus, un vin déséquilibré est jugé mauvais.

Mais qu'est-ce que l'équilibre dans un vin?
C'est la relation, la position, la force de ces principaux éléments l'un par rapport à l'autre.

Quels sont les principaux éléments du vin?
L'alcool, le fruité (sucré), l'acidité, les tanins, l'amertume et le boisé.

L'équilibre d'un vin est donc le poids et la relation entre ces différents éléments qui s'influencent l'un et l'autre et qui laissent une impression en bouche. Si l'impression est belle, on dit alors le vin est équilibré, par contre si l'un des éléments domine trop et semble nuire aux autres alors le vin est dit déséquilibré. Ce qui est un défaut et le vin est alors jugé moins bon ou carrément mauvais.

L'alcool
Prenons un exemple concernant l'alcool. Vous vous versez un vin rouge qui vous laisse une sensation de brûlure en bouche. L'alcool est trop puissant par rapport au fruité. Il y a là déséquilibre qui fait que vous juger le vin alcooleux.

Le fruité
Un deuxième exemple au sujet du fruité. Un vin blanc ou un rouge vous laisse une forte sensation sucrée en bouche. Vous le jugez trop sucré, mou et même pâteux. C'est probablement parce que sa proportion de sucre est trop forte par rapport à son niveau d'acidité.

Les tanins
Un vin vous semble trop tannique, astringent. Il provoque une sensation désagréable sur vos gencives. C'est qu'il y a trop de tanins, qu'ils sont de mauvaise qualité ou que l'acidité trop forte accentue l'astringence de ces tanins.

L'amertume
C'est rare aujourd'hui d'avoir des vins amers. Mais un peu d'amertume en finale peut rendre un vin plus complexe. Trop le tuera.

Le boisé
Un excès de la mode. Si le boisé domine ou est trop envahissant, il peut alors cacher les autres qualités du vin. On dit que le boisé est comme le sel du vin. Mais trop de sel tue.

L'acidité
C'est peut-être le plus important parce qu'il affecte et modifie le fruité et la sensation tannique. Trop d'acidité par rapport au sucre alors le vin peut être coupant et même acerbe. Peu d'acidité peut aussi faire paraître un vin trop sucré ou mou.

Il y a donc six éléments distinctifs et perceptibles dans le vin qui forment le corps du vin. Chacun est un des éléments importants de la charpente.

Niveaux de perception
Toutefois, tout ceci est relatif et dépend des niveaux de perception (de tolérance) de chacun de nous pour chacun de ces éléments.

Nous n'avons pas tous la même sensibilité à chacun de ces éléments. Prenons le sucre. En général, la plupart d'entre nous percevront un vin sucré s'il a 4 grammes de sucre au litre. Toutefois, certains le diront sucré à 3 grammes; alors qu'il en faudra 6 pour que d'autres en disent autant.

De plus cette sensation sucrée sera modifiée par la force de l'acidité dans le vin. Et là encore, notre perception de l'acidité dépendra de la quantité de salive que chacun produit.

Tout ceci n'empêche pas que la notion d'équilibre soit importante et surtout utile. Utile à chacun de nous selon nos perceptions, mais pas nécessairement semblable à celle de tous nos voisins.

Trop équilibré
Équilibre ne veut pas dire platitude! L'équilibre n'est pas absolu ni mathématique. Ainsi, un vin dont l'acidité, ou le sucre ou les tanins ou l'amertume dépassent un peu pourra être jugé tout de même équilibré et bien plaisant. C'est souvent même le cas des grands vins. Le jupon peut dépasser un peu, ce qui nous fait constater que la fille est bien jolie!

Sujets connexes :

Les vignerons québécois seront-ils payés?

Le gouvernement de Mme Marois avait augmenté les subventions aux vignerons du Québec.
Ils recevaient depuis environ 4 $ par bouteille vendue à la SAQ.

Cependant, depuis la prise du pouvoir par les Libéraux, les chèques ont été bogués et les vignerons se plaignent de ne plus être payés.
Ils disent avoir augmenté leur production pour satisfaire la demande à la SAQ. Ils ont livré leurs produits, mais les chèques ne viennent plus.

Une question a été posée à ce sujet au ministre Carlos Leitão hier à l'Assemblée nationale par le député André Villeneuve du Parti Québécois.

La réponse du ministre des Finances fut: «Nous allons déposer un projet de loi d'ici 9 jours sur l'accès au marché des vins du Québec (...) pour ce qui est du programme d'aide spécifique d'aide aux entrepreneurs, ça c'est un programme séparé.»

Le député Villeneuve est revenu à la charge en disant «qu'il n'y a pas besoin de projet de loi pour envoyer un chèque aux vignerons. Il a demandé au ministre de s'engager à verser les sommes dues.»

Le ministre Leitão a répondu «qu'on travaille là-dessus.»

Le ministre a tenu à ajouter qu'il allait déposer un projet de loi «qui va clarifier l'action au marché.»

On s'attend donc à ce que le gouvernement permette la vente du vin québécois dans les épiceries et dépanneurs du Québec étant donné que la direction de la SAQ dit ne pas avoir assez de place sur ses tablettes pour tous les vins québécois.

Voir la vidéo de cette intervention à l'Assemblée nationale.

Beaujolais nouveaux 2015

Je lis tellement de bien du beaujolais nouveau dans la presse française que je suis allé en acheter quelques bouteilles.

Celui de Jean-Paul Brun et celui de Pierre-Marie Chermette; en plus du muscadet nouveau.

Il n'y avait pas affluence devant le rayon du vin nouveau ce matin à ma succursale. J'ai été un des premiers clients a en acheter à 11 heures. Il faut dire que la SAQ n'a pas fait de publicité là-dessus. Seulement un petit communiqué à 17 heures hier.

J'ai mis les deux rouges au congélateur 12 minutes pour les rafraîchir.

Les Griottes, Jean-Marie Chermette, Gamay Nouveau 2015
Il ne porte pas l'appellation Beaujolais Nouveau, mais est déclaré Vin de France.
Il est bouché avec un bouchon de silicone. Il a un beau nez de petits fruits acidulés. La bouche est fraiche, acidulée, peu tannique, bien vive d'une bonne acidité. C'est léger. La finale est fruitée et légèrement acidulée. Bel après-goût, il laisse une belle impression. Alc. 13 %. 17,70 $.  12846986 **

L'Ancien, Beaujolais Nouveau 2015
Du domaine Jean-Paul Brun. Nez de petits fruits. Ça ne sent pas le beaujolais nouveau, ça sent le vin ! Bouche assez intense. C'est surprenant. Un petit tanin sur un bon fruité. Moins acide que le précédent. Finale aromatique courte, mais gustative longue, mais d'une longueur asséchante. Plus gros et moins fin que le Chermette. Il ne laisse pas une belle bouche, mais une sensation pâteuse en après-goût. Je dirais correct. Je dois ajouter toutefois qu'il a mieux paru à table. Alc. 12 %.    11923994  19,75 $  *

Le Chermette est plus appétissant, plus fruité, plus typique beaujolais nouveau! Et surtout, il laisse une plus belle impression en bouche. De plus, il est moins cher. En France, les bons beaujolais nouveaux sont entre 5 et 7 euros (7-10$) selon la revue Le Point. Donc ici nous les payons deux fois plus cher. Nous payons pour le kérosène de l'avion.

Il y en a très peu au Québec. La mode est passée ici. Pour deux raisons: la qualité n'était pas au rendrez-vous et la SAQ n'achetait pas le meilleur.

Le Chermette est dans 212 succursales, mais à une caisse par succursale, sauf à celles d'Atwater et Rolland-Therrien à Longueuil où il y en a quatre.

Bon! Là, j'ai un peu mal à la tête ! Est-ce les sulfites, l'histamine, les amines biogènes, autres molécules dans le vin, ou parce que j'ai faim? Soyez prudents.

Deux conseils:

  • Aérez fortement pour tenter d'évacuer une partie des sulfites;
  • Servez frais à 12-14 degrés.

 

Le blanc maintenant.
J'ai aussi acheté le blanc nouveau. Parce qu'il est blanc et Bio!

Blanc puis Rouge rien de boug, Muscadet Nouveau 2015
Il dégage de beaux arômes de fruits blancs, de poire, sur une fine note de miel. Les mêmes saveurs reviennent en bouche. C'est bien sec. La finale est un peu asséchante. Il manque un peu de fruit. C'est original. Alc. 12 %.
 12847073 18,95 $ **
Dans 214 magasins, une caisse par succursale, sauf dans quatre succursales qui en ont 2 caisses.

Il est à noter que les vins nouveaux de la LCBO sont 2 à 3 dollars moins chers que ceux de la SAQ.

Des gagnants d'une compétition secrète à La Grande dégustation de Montréal

Les organisateurs de La Grande dégustation de Montréal ont annoncé lors du salon des vins les gagnants d'une compétition de vins mousseux.

Cinq gagnants dans quatre catégories de ce Palmarès Bulles du monde de La Grande Dégustation de Montréal 2015 ont été choisis.

Parmi eux, le meilleur cava a été le Segura Viudas Cuvée Heredad (non disponible à la SAQ); meilleur Crémant est le Vitteaut-Alberti...

On dit dans le communiqué que ce fut «un choix difficile» parmi 167 produits. Le jury présidé par Guénäel Revel était composé principalement de sommeliers, d'employés et de collaborateurs de la SAQ.

Mais quels étaient ces 167 produits?

Je ne peux pas vous fournir ces informations», nous répond La Grande dégustation de Montréal, «Uniquement les infos sur les gagnants.»

Étrange secret !

Ils sont les meilleurs parmi lesquels? Est-ce qu'il y avait de grands cavas, de grands crémants et de grands proseccos dans ce concours? Ou tous les autres vins sont-ils juste de la bibine? Lors d'une compétition, lors des Jeux olympiques, on donne les noms de tous les participants. Pourquoi pas pour ce concours? Qu'a-t-on à cacher? Que craint-on?

Des gagnants, mais pas de perdants !

Pourquoi ce manque de transparence ?

La Grande dégustation de Montréal est organisée par l'Association québécoise des agences de vins et de spiritueux (AQAVBS)  et par la Société des alcools du Québec (SAQ).

 

ÉcrisVins gentils et complaisants

Une citation :

Admettons toutefois que la situation, relativement sensible en matière de journalisme du vin, diffère d’un pays à l’autre. Les Anglo-Saxons manient très bien la plume, avec parfois autant de sévérité que d’humour. Les Français, en général peu flatteurs, n’ont pas la langue dans leur poche et sortent les crocs sans trop se gêner. De leur côté, les Belges ne laissent pas leur place, avec en prime un soupçon de dérision. Les Suisses sont assez accommodants, softs pourrait-on dire. À l’image du Québec où la plupart du temps il faut être gentil, respectueux et politiquement correct en faisant le moins de vagues possible. Ce qui, en corollaire, conduit plusieurs, au mieux à rester dans le propos nébuleux et imprécis, au pire à pratiquer une démagogie et une complaisance qui alimentent et renforcent des contre-vérités.» (Les caractères gras sont de la rédaction)

Ceci est un extrait du chapitre intitulé «ÉcrisVins» du livre à paraître cette semaine «Le vin snob» de Jacques Orhon, aux Éditions de l'Homme, Québecor Média.

Le journaliste québécois du vin gentil et complaisant !
Oui, nous le constatons aussi. Toutefois, nous pouvons nous demander si c'est seulement dû au bon caractère gentil du Québécois.

Ici nous vivons sous la coupe du Soviet des alcools, qualificatif donné par un chroniqueur de La Presse. Le journaliste du vin d'ici se sent peut être obligé de se comporter comme un journaliste de la Pravda: être bien gentil s'il craint de ne plus profiter des faveurs de la direction du monopole du vin, de ne plus être invité aux dégustations de prestige, de ne pas bénéficier de la pub de la SAQ pour son guide de vin, ses écrits et pire d'être boycotter par les mousquetaires du service de presse de la société d'État, comme c'est le cas de certains d'entre nous.  

Il n'y a qu'à consulter les quelques blogues d'ici sur le vin pour constater que des blogueurs gaspillent leur liberté de parole en tenant des propos lénifiants sur les vins et nos beaux monopoles.

Il y a là matière à réflexion.

Pour ce qui est du «les Français ...qui n'ont pas la langue dans leur poche et sortent les crocs». Oui et non! En privé, les journalistes du vin de France en général sont très critiqueux comme on dit en québécois, toutefois lorsque je lis La Revue du vin de France et pire la revue Terres de vin, ce n'est souvent ce qui semble être que des textes promotionnels et louangeurs l'un après l'autre.

Le vin snob, le dernier livre de Jacques Orhon, sortira mercredi. Je vous invite à le lire. Il y a là-dedans bien d'autre chose et des plus intéressantes. J'en parlerai cette semaine.

Quand je vous disais que la typicité est un défaut

«Ça ne goûte pas le pinot. Ce n'est pas ça du pinot. Ce n'est pas ça pour moi du pinot. Ça ne pinote pas!»
«Ce n'est pas un très bon champagne, il ne goûte pas le biscuit, la brioche.»

J'entends cela souvent. Je suis tenté alors de répondre que le bon pinot, ça ne goûte pas le pinot. Le bon champagne, ça ne goûte pas la brioche. C'est commun. Le bon sauvignon ne goûte pas la pelouse; le bon chardonnay ne goûte pas le beurre. Le bon riesling ne goûte pas nécessairement le pétrole. Le meursault ne goûte pas toujours le jus de madrier. Ce sont des arômes communs, soit, mais commun dans le sens de presque vulgaire.

Les très bons vins ont plus que ça à offrir et surtout pas ça! On dirait que des gens cherchent le générique, le repère. Ils se sont fixé un standard aromatique qu'ils cherchent à retrouver dans tous les vins d'un même cépage, d'une même appellation. Il me semble que ça doit devenir monotone. Pourtant, ça semble réconfortant. On se retrouve en terrain connu.

Certains ont même tendance à rejeter un vin s'il n'est pas conforme à l'idée qu'ils se sont des arômes et du goût du cépage principal du vin. Ce n'est pas ça du cahors, ce n'est pas ça du bordeaux, entend-on! Pourtant, le plaisir du vin n'est-il pas dans la diversité, dans la surprise, dans l'étonnement, dans le dépassement, dans le hors de l'ordinaire?

Le beaujolais d'aujourd'hui, le bon, ne goûte pas le beaujolais d'il y a 10 ans. Il aurait perdu sa typicité! Et c'est tant mieux. Certains beaujolais ne goûtent pas le beaujolais, et ce sont souvent les meilleurs.

Est-ce que cette recherche de la typicité ne nous mène-t-elle pas droit à la plate standardisation?
La typicité n'est ce pas une mode? On suit la mode du moment. Ça doit goûter ceci, alors fabriquons-le de façon à ce qu'il goûte ceci. La mode est au sauvignon poivron, au chardonnay beurré, au riesling pétrolé, au pinot pastille à la cerise, au cabernet vanillé. C'est lassant!

Les vins du Nouveau Monde nous semblent souvent typiques. Ces producteurs suivent une recette. Ils cherchent à atteindre un style donné, prédéterminé. Ailleurs, on s'égare, on nous égare, on nous déboussole, on est perdu, pour notre plus grand plaisir.

Je goûtais le mois dernier un vin blanc de la Loire original. Des arômes difficiles à décrire. Je suis en terrain inconnu. Mais c'est très bon, original. Je lis alors sur la contre-étiquette: sauvignon et chardonnay. Deux cépages communs très répandus. Des cépages français qu'on dit internationaux, tellement, ils sont répandus. Toutefois, je ne reconnais aucune des caractéristiques aromatiques attribuées généralement à ces cépages. Est-ce dire que le vin n'est pas bon? Pas du tout, il est très bon. Alors quoi?

Des vignerons disent qu'ils visent à refléter le terroir dans leur vin, mais pas les arômes variétaux du cépage. Ils affirment que si ces arômes typiques du ou des cépages dominent, alors ils ont manqué leur coup et n'ont pas réussi à préserver et à transmettre le goût du terroir à leurs vins!

C'est peut-être ce qui s'est passé dans ce vin de la Loire. Pas typique des cépages, mais peut-être typique du terroir. Allez savoir!

Le goût typique du cépage n'est-il pas dû à des modes de fabrication et à l'usage de levures typiques, de levures destinées à accentuer les arômes variétaux. Il y a de plus en plus de vignerons qui retournent aux levures indigènes, aux levures présentes dans leur environnement, n'ajoutant pas de levures exogènes achetées. On risque alors d'avoir des vins plus originaux que typiques. Et c'est tant mieux!

  Voir aussi le texte La typicité est un défaut.

Salon des vins de Montréal

La grand-messe annuelle du vin se tient cette semaine à Montréal.
Le salon des vins de Montréal, appelé La Grande dégustation de Montréal se déroulera du jeudi 5 au samedi 7 novembre. Le jeudi est réservé aux professionnels de l'industriel; le vendredi et le samedi sont ouverts au grand public. C'est organisé par l'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS) et la SAQ.

Près de 200 producteurs seront représentés. Cette année, c'est l'Espagne qui est mise en valeur avec son cépage le grenache (garnacha).

Dans ce genre de salon, il est toujours intéressant de rencontrer le producteur, le vigneron, ou tout au moins l'oenologue; soit celui ou celle qui fait le vin. À La Grande dégustation, il y aura aussi des directeurs export, des ambassadeurs de marque; des directeurs régionaux; des directeurs commerciaux...

Voici une liste, vite faite des tables à visiter. J'ai mis l'accent sur celles où on aura la possibilité de rencontrer celui ou celle qui fait le vin. Commençons par l'Espagne avec le nom de la maison, son représentant, sa fonction et le numéro de la table.

Espagne
Juve y Camps  Meritxell Juvé   Directrice export   I27  (des bulles)
Bujanda Martinez    Fiego Martinez  Dir. des ventes  I23
Parés Balta  Joan Cusiné  propriétaire  H18
Vins Bonhomme Nathalie Bonhomme propriétaire G25
Buil et Giné   Xavi Buil y Giné  propriétaire  J10
Montecillo  Rocio Osborne  vigneron  H23
Thelmo Rodriguez   Ricardo Etchats  Dir. général  H19
Ijalba  Bernard Robin  consultant export I16
Segura Viudas  Mary-Ann Yewen   I20
Cusumano Elvio Mobili  vp export  B13
Borsao  Inigo Alberto Dir. commercial  H09 (Alto Moncayo)
Muga  Jesus Viguera   Dir. export  G28
Juan Gil  Loren Gil   Dir. commercial  H09
Palacio   Federico Vasquez Amoedo  Dir. export  G27
Raventos i Blanc  Sabrina Grino  Directrice export  H05  (des bulles)
Gonzalez Byass  Christopher Canale-Parola  Dir. ventes Canada  I21
 

De Grèce
Gaia  Leon Karatsalos  copropriétaire  E18
Alpha Estate Angelos Iatridis  vigneron  B17
Semeli  Leonidas Nassiakos  Dir. générale  C17

De France
Laurent Miquel    Président  F03  (Cazal-Viel)
Ch. Sainte-Eulalie Isabelle Coustal B12
Vignobles Famille Quiot Jérome Quiot propriétaire C14  (Vieux Lazaret, Duclaux, Trignon)
Ch. D'Estieux Christian Dauriac  propriétaire  B10
Ch. Rouquette sur Mer  François Boscary propriétaire  B21
Gérard Bertrand  Jean-Philippe Turgeon Dir. Canada  H04 (Cigalus, de l'Aigle)
Champagne Deutz  Fabrice Rosset Dir. général  A19
Dom des Aubuissières  (Loire) Bernard Fouquet  Président  E02

D'Italie
Mazzei  Philippo Mazzei  propriétaire  B19 (Fonterutoli)
Punset  Marina du Marcarino  propriétaire  C16

Du Canada
Dom du Ridge Denis Paradis  propriétaire  D28
Bachelder   Thomas Bachelder propriétaire   G12 (Queylus)
Osoyoos Larose  Mathieu Mercier  oenologue  H06
 

Et tant d'autres, des vins d'Arménie à D11; François Chartier sera à la table G21 et Ricardo Larivée au I24.

Plus de 1000 vins et spiritueux. Des cépages originaux: Areni, Kangun, Xarel-Lo, Palomino, Merseguera, Caladoc, Mataro, Souson, Auxerrois, Assyrtiko, Limniodas. Mouhtaro, Negroamaro, Sorbara, Grasparossa, Traminer Aromatico, Albarossa, Baga, Arinto, Rabigato et encore...

La Grande Dégustation de Montréal
5-6-7 novembre. Jeudi (11-17h pour les pro); vendredi (15-21h) et samedi (13-21h)
Place Bonaventure Montréal
www.lagrandedegustation.com

Le vin le plus populaire au Québec maintenant à la SAQ

Le vin rouge le plus populaire au Québec est maintenant disponible à la SAQ!
De plus, le vin blanc le plus populaire au Québec est aussi maintenant disponible à la SAQ!

Ça peut sembler étonnant que les deux vins les plus vendus en rouge et en blanc ne fussent pas à la SAQ, mais en épicerie. Il faut toutefois savoir qu'une bouteille de vin sur quatre vendue au Québec l'est en épicerie. (39 millions sur 156,5 millions de litres.) Et cette proportion est probablement beaucoup plus élevée si l'on ne regarde que les vins d'entrée de gamme.

 

 

Ainsi, le vin le plus populaire au Québec, le Wallaroo Trail rouge est maintenant disponible dans près de 300 succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Au cours des trois dernières années, ce vin importé en vrac d'Australie et embouteillé ici au Québec par la compagnie Constellation a connu des records de vente. Il a fait fureur au format 4 litres, 1 litre et 1/2 litre sur les rayons des épiceries. Il s'en est vendu l'équivalent de 2,2 millions de bouteilles en 2014 dans les épiceries, loin devant le Merlot Grand Sud (1,9 Mbout); le Clif 79 rouge (1,8 Mbout) et le Ménage à Trois (1,4 Mbout) dans les succursales SAQ.

Devant cet engouement, la SAQ a commencé à l'introduire dans ses SAQ-Dépôt à l'hiver dernier.

Puis, depuis quelques jours, la direction de la SAQ l'a inscrit dans son offre Nouveauté à petits prix dans la plupart de ses succursales. Le rouge est dans 290 magasins aujourd'hui; tandis que le blanc est dans 269 succursales. Les deux vins sont à 11,25 $ le format de 750 ml. Ils sont 12,49 $ le litre avant taxe chez IGA et 42,69 $ au format de 4 litres.

Le Wallaroo Trail rouge est un vin de facture moderne, de style Nouveau Monde, peu acide et légèrement sucré. Il est fait principalement de shiraz, mais peut être complété de petit verdot et de cabernet selon l'arrivage.

Dans les épiceries, où il est interdit de mentionner le cépage, on le nomme Bin-Lot 212. Il contient 11 grammes de sucre résiduel au litre; tandis que le blanc en a 6,1 g/l. Rappelons qu'un vin est dit sec s'il contient 4 grammes et moins de sucre.

Mentionnons ici que la SAQ a toujours vendu des vins dits d'épicerie, soit des vins importés en vrac et embouteillés ici. Elle avait même sa propre usine d'embouteillage, La Maison des Futailles, qu'elle a vendue à l'entreprise privée Kruger en 2006.

La SAQ avait ralenti ses achats de vins embouteillés ici depuis quelques années. Toutefois devant la hausse
constante de la marge exigée par le gouvernement du Québec et les hausses répétées de la taxe dite spécifique (maintenant à 1,05 $ la bouteille), la direction de la SAQ a augmenté son stock de tels vins afin d'alimenter la population en vin à «petits prix».

En Ontario aussi
Ce vin est aussi vendu en Ontario dans les 120 magasins Wine Rack de la firme Constellation. Il est décrit comme étant un «International Canadian Blend». Il est vendu 12 $ (750 ml) ou 2 pour 20 $. On y précise qu'il contient 114 calories par 5 onces (148 ml).

Texte modifié le 31 octobre afin d'y ajouter l'information concernant l'Ontario.

Hausse de 2 % de la production mondiale de vin

L'Organisation mondiale de la Vigne et du Vin vient de publier ses prévisions de production de vin pour l'année 2015.
Elle prévoit une production totale de 275 millions d'hectolitres (275 Mhl), une hausse de 2 % par rapport à 2014.

La production mondiale de vin est en gros du même niveau depuis 1999. Les chiffres de 2015 sont du même ordre que ceux de 1999 et 2000. Les niveaux les plus bas avaient été enregistrés en 2012 et 2012; les plus élevés en 2004 et 2013.

Voici les grandes lignes des prévisions de l'OIV pour 2015.

  • L’Italie avec 48,9 Mhl redevient le 1er producteur mondial, suivi par la France (47,4 Mhl)
  • L’Espagne retrouve un niveau moyen de production (36,6 Mhl)
  • Les États-Unis enregistrent pour la deuxième année consécutive un niveau de production élevé de 22,1 Mhl (+0,5% par rapport à 2014)
  • En Amérique du Sud, la production argentine (13,4 Mhl) recule, tandis que le Chili (12,87 Mhl) affiche un record de production
  • Les productions australienne (12 Mhl) et néozélandaise (2,4 Mhl) sont quasi-stables depuis 3 ans, si on exclut la production exceptionnelle néozélandaise de 2014.

L'OIV estime la consommation totale pour 2015 dans une fourchette de 235 à 249 Mhl, donc inférieure à la production de 275 Mhl.

Le plus intéressant est de regarder les niveaux de production par pays depuis 5 ans. La production monte et descend un peu chaque année et varie peu sauf pour le Chili. (En Mhl)

  2010 2015
Italie 48 48
France 44 47
Espagne 35 36
États-Unis 20 22
Argentine 16 13
Chili 8 12
Australie 11 12
Chine 13 11
Afrique du Sud 9 11
Allemagne 6 8
Portugal 7 6
 
Total OIV
254
275

Du vin en épicerie chez IGA fait jaser en Italie

Des Italiens s'inquiètent du fait que du vin de Chianti classé DOCG soit importé en vrac au Québec et embouteillé ici.

DOCG veut dire «dénomination d'origine contrôlée et garantie». C'est un niveau supérieur à DOC dans la hiérarchie des vins d'Italie. (www.made-in-italy.com)

Le site internet italien Winesurf Giornale di Enogastronomia pose la question en éditorial «Chianti DOCG sfuso e imbottigliato in Canada…parliamone!» Chianti DOCG en vrac et embouteillé au Canada ... Parlons-en!

On y présente l'image d'un vin vendu dans les épiceries IGA au Québec. Le Chianti DOCG Mazia (15,89$), embouteillé au Québec par la firme Constellation pour le compte de la Société des alcools du Québec (SAQ) qui le revend aux épiciers.

L'auteur Carlo Macchi pose des questions concernant l'exportation de vin en vrac à bas prix et vendu 10 à 12 fois plus cher «uno sfuso comprato a meno di un euro può essere tranquillamente rivenduto a 10-12, con guadagni facilmente immaginabili», procurant des gains inimaginables.

Contrôlé et garantie dit le petit collant sur la bouteille. «Qui contrôle quoi?», se demande M. Macchi qui ajoute que la présence de ce vin dans nos épiceries lui a été signalée par un Canadien. Ce Canadien aurait écrit au président du consortium garantissant les vins du Chianti pour lui demander des explications sur le fait que ce vin soit exporté en vrac. La réponse du président Alessandro Bani «l'informazione che ci sta chiedendo è di natura sensibile e non siamo tenuti a divulgarla se non agli Organi preposti». «L'information que vous demandez est de nature sensible et nous ne sommes pas tenus d'y répondre».

Une réponse qui sème le doute chez le responsable du site d'information Winesurf qui se demande alors où en est la soi-disant traçabilité souvent invoquée par ces consortiums supposément garants de cette traçabilité?

Nous avions mentionné ici dans Vin Québec en novembre 2009 l'existence de ce vin chez IGA. L'étiquette indique le nom de Antolini Mazia, comme si c'était le nom du producteur. En fait cette Antolini Mazia n'existe pas. Un représentant de la firme Vincor (Constellation) nous a dit à l'époque que c'est en fait une marque de commerce et non le nom du producteur.

Si je me souviens bien, le chianti classico (qui provient de la zone centrale du chianti) ne peut être exporté en vrac, par contre le non-classico, même DOCG peut, lui, être exporté en vrac.

Le journaliste italien Carlo Macchi conclue son article en écrivant avoir beaucoup de questions à poser au président du Consortium du Chianti concernant les règles de l'appellation et surtout sur l'image du vin italien à l'étranger «l'immagine del vino italiano nel mondo

Quelques jours plus tard
Le 1er novembre, M. Macchi publie un autre texte après avoir rencontré un directeur du consortium qui lui dit que tout cela est légal. Le Chianti DOCG peut être exporté en vrac et embouteillé à l'étranger. Il signale d'ailleurs 17 cas d'exportation en vrac. Pour ce qui est de la question de traçabilité: alors là c'est impossible. (Chianti DOCG sfuso in Canada: interessanti novità)

 Texte modifié le 2 novembre pour y ajouter la mise à jour du dernier paragraphe.

Du vrac canadien aux États

Saviez-vous que le Canada exporte du vin en vrac aux États-Unis?

Le Canada est même devenu le deuxième exportateur de vin en vrac aux États-Unis après le Chili et devant l'Australie et l'Argentine.

En 2010, le Canada accaparait 7 % des importations de vin tranquille en vrac aux États-Unis, derrière l'Australie (34%), le Chili (28%) et l'Argentine (14%).

En 2014, le vin du Canada représente 22 % des importations de vin tranquille en vrac aux États-Unis, derrière le Chili (31%) et devançant maintenant l'Australie qui tombe à 20 %.

«Les importations américaines de vin en vrac ont explosé après 2005. Elles se sont effectuées en provenance de l’Australie et du Chili dans un premier temps. Par la suite, l’Argentine et plus récemment le Canada ont également vu leurs exportations de vin en vrac à destination du marché américain progresser.» C'est ce que nous révèlent les derniers chiffres de France Agrimer provenant de Global Trade Atlas.

Ce serait, d'après le tableau de Global Trade Altlas, plus de 500 000 hectolitres, l'équivalent de 66 millions de bouteilles.

Par contre, pour ce qui est des vins en bouteille, le Canada n'est même pas dans les 8 premiers. C'est l'Italie qui accapare 35 % du marché d'importation des vins tranquilles en bouteille, loin devant l'Autralie (16 %) et la France à 13 %, puis l'Argentine et le Chili à 9 % chacun.

Du gros volume: 27 % du vin importé aux États-Unis l'est en vrac. Par contre, ce vrac ne représente que 5 % des importations de vin en dollars.

Évolution des importations américaines de vin tranquille en vrac par pays fournisseur, en volume
(en milliers d’hectolitres)

Vins moins chers en hausse, vins plus chers en baisse

Les ventes de vins courants ont connu des baisses en valeur au cours de la dernière année. Les vins de presque tous les pays ont connu des baisses de ventes dans cette section des produits courants, dit aussi produits réguliers.

Cependant, à l'analyse des chiffres nous constatons qu'il y a de grandes différences de variation des ventes d'un segment de prix à l'autre.

La SAQ divise les ventes de ses vins courants par région et à l'intérieur de ces régions par segments de prix: moins de 10 $; entre 10 $ et 12 $, ainsi de suite.

Nous allons analyser ici les résultats pour la dernière année financière d'avril 2014 à fin mars 2015 dans les principales catégories régionales de vin.

Rappelons que la section des vins courants est celle qui entraîne le plus de ventes à la SAQ. C'est celle généralement située au milieu du magasin avec renouvellement continu des stocks. C'est un plus de 1200 vins qui génèrent plus de 75 % des ventes. L'autre section, souvent le long des murs, est celle des vins de spécialité. Ces derniers sont des vins plus chers, disponibles en moins grande quantité et de temps en temps.

Commençons par le Languedoc.

Languedoc
Il y a 58 vins rouges du Languedoc dans la section des produits courants à la SAQ. C'est 80 millions de dollars de ventes. Des vins qui se vendent d'un peu moins de 10 $ à 25 $, avec un prix moyen de 12,38 $.

Les ventes de cette catégorie ont décru de -0,6 % au cours de la dernière année. Mais ce chiffre cache une autre réalité. C'est que les ventes des vins de plus de 15 $ des rouges du Languedoc ont connu une chute de près de -30 %; ceux de 10 à 12 $ ont par contre connu une croissance de 47 %. De plus, la hausse de la section de moins de 10 $ a été de 320 %, selon les chiffres de la SAQ.

La SAQ cherche donc d'autres vins rouges de moins de 10 $ pour profiter de cet engouement.

L'Espagne
Pour ce qui est des vins rouges d'Espagne (décroissance moyenne de -0,6 %) toujours dans la section des vins courants, on note aussi une baisse des ventes des vins de plus de 17,50 $ de -20 %; alors que les ventes des vins de 12 à 15 $ augmentent de 11 %.

Le prix moyen des 48 vins rouges d'Espagne est de 13,58 $ pour des ventes de 69 millions de dollars. La SAQ cherche 5 vins de moins de 17,50 $ pour bonifier cette catégorie.

Afrique du Sud
Baisse moyenne de -11 % des ventes de la catégorie. Là encore ces chiffres cachent une autre réalité c'est que les 5 vins de moins de 12 $ ont été en hausse de 11 % et les 10 autres plus chers sont en baisse - 20 %.
Prix moyen 13,73 $. Ventes de 11,7 millions $.

Argentine
Même scénario: baisse moyenne de -5,3 %, mais hausse de 21 % pour les 7 vins de moins de 10 à 12 $.
27 vins; prix moyen 12,28 $; ventes 32,7 millions $.

Chili
Idem. Hausse des ventes de 8 % pour les 10-12 $ et de 16 % pour les 12-15 $, mais baisse de -15 % pour les plus chers. 26 vins; prix moyen de 13,81; ventes de 24 millions $.
Trois vins seront retirés et remplacés par deux autres.

États-Unis
Une catégorie qui regroupe 50 vins rapportant 115 millions de dollars. Tous les segments de prix en baisse, sauf celui des 9 vins de moins de 12 $ qui a connu une hausse des ventes de 13 %. Le reste des vins ont connu des ventes en baisse de - 12 %. Baisse moyenne de la catégorie: -10 %.

Australie
En hausse moyenne de 6 %, surtout dans les segments des 5 vins de 10 à 12 $ + 90 % et + 43 % pour les 3 vins de 20 à 25 $. Prix moyen 14,24 $;32 vins, ventes de près de 50 millions $.

Bordeaux
30 vins, 33 millions $. Hausses de 1 à 5 % pour les 14 vins de moins de 15 $; mais baisses des ventes de -6 % à -30 % pour les plus chers. Prix moyen: 17,57 $.

Rhône
Hausse de 10 % des vins de 10 à 12 $; mais baisse -35 % des vins 20 à 40 $.

Sicile et Sardaigne
Hausses de 26 % à 134 % des ventes des vins rouges de moins de 15 $; mais -17 % à - 45 % pour les plus chers.

Portugal
La section des vins rouges du Portugal s'est, elle, améliorée, tous prix confondus, les ventes se sont accrues de 18 %. Le prix moyen des 15 vins rouges du Portugal est de 12,31 $. C'est le segment des 15-17,50 $ qui a vu la plus forte hausse des ventes à 42 %. Ventes totales: 29 millions $.

Sud-Ouest
Baisse des ventes de -13 % des 13 vins rouges à 15,8 millions $. Prix moyen 15,21 $.

Vénétie
Baisse des ventes de -11 % des 38 vins rouges à 66 millions $. Prix moyen 13,89 $.

Toscane
Baisse des ventes de -8 % des 26 vins rouges à 37 millions $. Prix moyen 18,76 $.
Deux vins seront retirés de cette catégorie.

Voilà pour les rouges. On remarque que c'est dans les segments les moins chers, de 9-15 $ que les ventes sont en général en hausse. Par contre, les ventes sont en baisse pour la plupart des catégories pour les vins de plus de 15 $ dans la section des vins courant.

EN BLANC Maintenant
Vins blancs d'Australie
La même tendance là aussi. Hausse de 11 % pour les vins de moins de 15 $; mais baisse de -23 % pour les plus chers.

États-Unis
Tendance partagée. Hausse de 15 à 25 % pour les moins chers et les plus chers, mais baisse des ventes de -5 à -25 % pour les 15 à 20 $. 26 vins; 40 millions $; prix moyen 13,87 $.

Champagne
Il y a 19 champagnes dans la section des produits courants. Les ventes ont augmenté en moyenne de 2,5 %. Prix moyen 69,88 $. C'est dû surtout à la hausse des ventes de 43 % pour les 4 champagnes de moins de 50 $. Pendant ce temps, les 8 champagnes blancs de plus de 50 $ ont entraîné des baisses moyennes de -4 %. Ventes totales de 25 millions $.

Mousseux
Ils sont au nombre de 27 au prix moyen de 19,31 $. Ventes totales de 45 millions $. Les deux seuls segments qui ont connu des hausses sont les moins chers: + 2 % pour les 15-17,50 $ et +3 % pour les 12-15 $.

Les vins blancs ne représentent que 26 % des ventes de vins à la SAQ. Les rouges sont beaucoup plus populaires. Nous constatons là aussi en blanc, dans les catégories les plus vendues, que ce sont en général les vins les moins chers qui ont connu des hausses de ventes.
En conclusion, nous constatons que les ventes des vins dans la plupart des catégories étudiées ici ont baissé de quelques points de pourcentage au cours de l'exercice financier 2014-2015. Cette baisse est notable dans les segments des vins plus chers, soit ceux de plus de 15 $ ou 17,50 $ selon les régions.

Finalement, ce qui ressort clairement c'est que pendant ce temps les ventes ont augmenté, parfois fortement, dans les catégories des vins moins chers, soit les vins de moins de 15 $.

 

Finalistes du Born Digital Wine Awards

Un peu de lecture cette semaine sur le monde du vin.

Le Born Digital Wine Awards publie aujourd'hui la liste de ses finalistes pour les meilleurs articles dans les catégories Meilleur article d'investigation journalistique sur le vin; Meilleur article éditorial d'opinion sur le vin et Meilleur contenu de tourisme centré sur le vin; ainsi que les meilleures vidéos sur le thème du vin.

Pour cette troisième édition, 227 articles ont été soumis en provenance de 19 pays, dont 118 ont été sélectionnés pour une des quatre catégories. Puis, finalement, les membres du jury ont sélectionné 30 finalistes.

Best Editorial / Opinion Wine Writing
Alder Yarrow     A Grape By Any Other Name
Simon Woolf     Cornelissen's way - making wine without sulphur
Charles Jennings     Disorientation: Graham's 1948 Vintage Port
Jeff Siegel     Downton Abbey claret – wine merchandising for dummies
Paul Keers     Empty statements: what your recycled wine bottles say about you
Simon Woolf     How Valais put the charm in Chasselas
Matt Walls     Madeira quake
Wink Lorch     The Three Wine Events That Won't Occur in 2015
Marc André Gagnon     Vous voulez boire du vin avec moins de sulphites?
Wink Lorch     What's the Big Deal about Jura Wine?

Best Investigative / Journalistic Wine Story
Erika Szymanski     Do "hand-picked" grapes mean better wine?
Alder Yarrow     Do You Need to Worry About Arsenic in Your Wine?
Cathy Huyghe     How to Market Wine When It's Forbidden to Market Wine
Erika Szymanski     How to replicate a wine from 1500 year-old grape seeds
W. Blake Gray     Josh Jensen's Succession Plan? "Never to Die"
Becca Yeamans-Irwin     The Effects of Climate Change on The Global Wine Industry
Yolanda Ortiz de Arri     Un día recogiendo uvas en Rioja

Best Tourism Content with a Wine Focus
Alder Yarrow     Austria: The Wine Lover's Dream Destination
Yolanda Ortiz de Arri     De bodegas y tapas por El Puerto y Sanlúcar
Pauline Versace     Œnotourisme : escale à Marlborough en Nouvelle-Zélande
Sophie McLean     Re-birth, Re-match, Re-think: Wines of Argentina
Louise Hurren     Real Men Don't Wear Ponchos
Louise Hurren     Swallow (or spit) and stroll: Languedoc wine walks
Ted Lelekas     There's an idea: PDO Wine Tourism in Greece!

Best Wine Themed Video
Jason Stubblefield     All About That Rhone
Mark Ryan     Austrian Wine: Vienna
Lisa Mattson     Cab Wars: The Fruit Strikes Back
Fabien Lainé     Montirius - Piece of Heaven
François Desperriers     Pommard, le Temps Vigneron
Helena Nicklin     Winebird's VINALOGY: Tempranillo

Vous pouvez lire et voir la plupart des 30 articles et vidéos en suivant ce lien borndigitalwineawards.com/2015-shortlist

Vois aussi les articles des finalistes de 2012 et ceux de 2010.

Carte de points SAQ... avant taxes

La nouvelle carte de points de la SAQ nous donne 5 points par dollar.

Mais saviez-vous que c'est 5 points non pas par dollar dépensé, mais par «valeur nette»  nous dit le monopole de l'alcool. «Vous accumulez des points de base pour chaque dollar de la valeur nette dépensée sur tous vos achats admissibles.»

La SAQ explique que «la "valeur nette" désigne la valeur totale des achats admissibles, après rabais, moins les frais de livraison et la consigne, et avant toute taxe spécifique et tous droits applicables et autres taxes (TPS, TVQ, etc.).»

Donc, c'est 5 points avant taxes.
Ainsi, si vous achetez pour 100 $ de vin ne vous attendez pas à recevoir 500 points.

Le site de la SAQ donne un exemple, dans sa section Foire aux questions. Si vous achetez une bouteille de 12 $ — avant de calculer les points cadeaux — il faut enlever la taxe spécifique de 1,05 $ par bouteille; puis 1,56 $ de taxes fédérale et québécoise (TPS et TVQ). Il reste alors 9,39 $. C'est ce que la SAQ appelle la valeur nette. Ainsi pour un vin de 12 $, vous n'aurez pas 60 points, mais plutôt 9,39 X 5, soit 47 points, explique la SAQ.

Si à partir d'aujourd'hui vous achetez une bouteille de vin de 12 $ par semaine, en septembre 2020 vous aurez droit à une bouteille de 12 $ gratis. (Ceci sous condition que la SAQ ne change pas son calcul des points pendant ces 5 années.)

Il vous faudra ainsi acheter 256 bouteilles à 12 $ pour en recevoir une gratuite du même prix.

Ce n'est certes pas la manière la plus rapide d'accumuler des points. Il y en a une plus rapide: celle des points bonis. Je vous expliquerai bientôt comment cela fonctionne.

Carte SAQ limitée dans les SAQ Dépôt et agences

La carte de points de la SAQ est sur le marché depuis 1 semaine et déjà plus de 500 000 personnes l'ont prise, selon la SAQ.

Cette carte appelée SAQ Inspire n'est pas acceptée partout de la même manière.

Dans les 10 SAQ Dépôt, on reçoit un nombre forfaitaire de 500 points, quel que soit le montant de l'achat. Donc 500 points pour une bouteille et aussi 500 points pour 12 ou 15 bouteilles. C'est donc 500 points par facture, point final.

De plus, le nombre de points supplémentaires affiché sur le site internet ou dans les circulaires SAQ n'est pas valide dans les SAQ Dépôts. Ainsi les 500, 1000, 1500 ou 2000 points affichés sur certains vins ne sont pas valides dans les SAQ Dépôts. (1000 points = 1 $ de rabais)

Plus cher en région
De plus, la carte Inspire n'est pas acceptée dans les 430 comptoirs de la SAQ dans les épiceries, ce que la SAQ appelle les Agences SAQ. Ainsi, les consommateurs qui achètent les vins de la SAQ dans les Agences SAQ n'ont pas droit aux rabais accordés sur tous les produits. Ce qui veut dire que les clients paient maintenant plus cher les vins en régions éloignées et dans les zones éloignées des grands centres.

Par exemple, le client qui veut le Chardonnay XYZ aura droit à 2000 points, soit 2 $ de réduction s'il l'achète dans une succursale, mais n'aura pas droit à ce rabais s'il fait le même achat dans une Agence SAQ.
 

Les restaurateurs ne peuvent pas non plus utiliser la carte de points lors de l'achat des vins pour leurs établissements. Les achats en importation privée ne permettent pas d'accumuler des points.

La SAQ a maintenant 403 succursales, 430 comptoirs dans les épiceries et 10 SAQ Dépôts. Finalement, la carte n'est pas acceptée non plus dans les 8000 épiceries et dépanneurs qui vendent des vins achetés de la SAQ.

Les ventes dans les agences représentent 4 % du total des ventes de la société des alcools; c'est 10 % par les épiceries; 13 % par la restauration et bars et 72 % en succursales.

Prix hommage à Jacques Benoit

Jacques Benoit, journaliste et chroniqueur vin au quotidien La Presse est le premier récipiendaire du Prix Hommage décerné dans le cadre de la cinquième Grande Dégustation de Montréal.

Les responsables du salon des vins de Montréal, soit  l’Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS) et la SAQ donnent leur premier prix Hommage à Jacques Benoit «pour son apport exceptionnel au paysage vinicole québécois.»

«Aussi apprécié du grand public que des gens de l’industrie, il a contribué, au fil de centaines de chroniques, à faire connaître et apprécier le vin à des générations de Québécois», écrit Daniel Richard, président du salon.

M. Richard ajoute que «parmi les premiers véritables chroniqueurs vin au Québec, Jacques Benoit transmet depuis 33 ans ses coups de cœur pour le vin à des centaines de milliers de lecteurs.

Dégustateur curieux, doté d’un savoir d’une grande profondeur, il fait voyager ses lecteurs et invite à la découverte à travers des chroniques au langage accessible, précis et imagé. Qui n’a pas un jour couru à la SAQ pour se procurer l’une des trouvailles qu’il avait plébiscitées dans l’une de ses chroniques?»

Le premier Prix Hommage du grand salon des vins de Montréal sera remis à M. Benoit le 5 novembre dans le cadre de la Soirée Signature de La Grande Dégustation de Montréal.

Ce prix sera remis chaque année à une personnalité ayant contribué à l’engouement du public pour l’amour du vin.

Jacques Benoit, un gentleman, mérite amplement ce prix.

  M. Benoit est aussi l'auteur du livre Bouquets et arômes - Savoir déguster le vin, publié en 2007.
  Voir les chroniques vin de Jacques Benoit dans le site de La Presse.

Beaucoup d'arsenic dans le vin américain

Des vins américains contiennent beaucoup d'arsenic.
C'est ce que nous dit ce matin une étude de l'Université de Washington.

Un total de 65 vins représentatifs des quatre principaux États producteurs de vin aux États-Unis ont été analysés pour la teneur en arsenic par une équipe de l'Université.

«Tous les échantillons contenaient des concentrations d'arsenic qui dépassent la limite d'exposition pour l'eau potable de 10 parties par milliard (ppb) de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (U.S. EPA) et tous les échantillons contiennent de l'arsenic inorganique. La quantité moyenne d'arsenic détecté est de 23,3 ppb.»

De plus, les chercheurs ont trouvé que «les concentrations d'arsenic dans les vins américains dépassent celles trouvées dans d'autres études portant sur l'eau, l'eau minérale, le jus de pomme, le jus de pomme mélangé, le lait, le sirop de riz, et d'autres boissons.»

Les chercheurs concluent que «lorsqu'il est pris dans le contexte des modes de consommation aux États-Unis, l'omniprésence de l'arsenic dans le vin peut poser un risque sanitaire potentiel pour les buveurs réguliers de vin.»

98 % des vins rouges analysés contenaient de 10 à 76 parties par million d'arsenic. Les vins analysés proviennent des États de Californie, Washington, Oregon et New York.

L'auteure de l'étude, Denise Wilson note «que les vins européens ne montrent pas un taux important d'arsenic.» Elle suggère de mener d'autres études afin de mieux éduquer les vignerons américains à limiter les quantités d'arsenic dans leurs vins. «L'arsenic est un élément naturel et il est très difficile de contrôler quelque chose qui se produit naturellement»

SAQ Inspire, quel est le but?

La Société des alcools lance aujourd'hui sa toute nouvelle carte de fidélité appelée SAQ Inspire.

Une carte de fidélité pour un monopole! À première vue, cela semble bien incongru.

Les autres monopoles d'alcool au Canada utilisent plutôt la carte Air Miles.
Les dirigeants de la SAQ ont préféré avoir leur propre carte.

Les points accumulés permettront d'acheter de l'alcool.

Tout sera sur la carte. Les clients accumuleront des points au fur et à mesure des achats et des promotions. Points qui pourront être utilisés pour réduire le prix ou inciter à acheter plus d'alcool.

Carte découverte, carte de fidélité ou carte de récompenses?
Dans sa documentation sur la nouvelle carte, la SAQ écrit que le concept de SAQ Inspire est de «recevoir éventuellement des suggestions ciblées comme des idées de recettes, des avis lors des nouveaux arrivages, des invitations à participer à des concours ou à des dégustations en succursale, des offres promotionnelles, et plus.»

«En s'inscrivant au programme, le membre consent à recevoir des communications électroniques en lien avec le programme.» (Conditions du programme)

Est-ce le rôle d'une société d'État d'inciter les Québécois à consommer plus? Est-ce qu'il n'y a pas là un problème d'éthique? Et qui a autorisé ce programme?

Les grands vins ne sont pas toujours les meilleurs

Les grands vins ne sont pas toujours les meilleurs vins! Loin de là! En dégustation à l'aveugle, il peut arriver que les supposés grands vins se fassent planter par de supposés petits vins. Ceci arrive plus souvent que l'on pense. Et cela pourrait se produire plus souvent encore si on acceptait plus régulièrement de confronter à l'aveugle les vins chers avec des vins beaucoup moins chers.

Le plus étrange c'est que cela peut être le cas pour des vins de la même maison. Nous l'avons vu encore dernièrement lorsque le Mission Hill Reserve 2013 à 20 $ a été jugé meilleur que le prétentieux Perpetua 2008 (50$) de la même maison. Ce fut aussi le cas du frais Ripasso Tommasi 2008 (25$) comparé au défraichi et pâteux Amarone Il Sestente 2009 (45$) de la même maison.

Le comble, toutefois, fût constaté lors de la dégustation de l'Académie du vin de l'Outaouais. Dégustation à l'aveugle guidée de mains de maître par Louis Grignon. Il aligna 10 vins dont Léoville-Barton 1998, Branaire-Ducru 2004, Mas La Plana 2000 avec de simples Crozes-Hermitage et Ribera del Duero.

On dit que les grands vins sont grands parce qu'ils ont une plus grande capacité de s'améliorer en vieillissant. Eh bien l'épreuve du temps a été très dure pour les grands vins présentés ce soir-là. Tous les vins provenaient de la même cave et les champions ont été deux des vins les moins chers.

Encore un autre mythe démoli: les vins chers sont meilleurs, oui lorsque l'on voit l'étiquette et le prix, mais pas à l'aveugle.

Le champion de la soirée a été un simple Crozes-Hermitage de la maison Delas, le Domaine des Grands Chemins 2009 (29$). Puis le deuxième préféré des 16 dégustateurs chevronnés fut le Pesquera Crianza 2001 (28$).

Ces deux «petits vins» ont été de loin préférés aux grands vins Léoville-Barton 1998; Branaire-Ducru 2004 et Mas La Plana 2000.

Voici mes commentaires de dégustation en commençant par les préférés.

Domaine des Grands Chemins, Croses-Hermitage 2009
Très aromatique, très syrah. Épicé et juteux. Texture raffinée. Saveurs de poivre rose. Nous l'avons pris pour un Côte-Rôtie. Je lui ai donné la note de 4,5 sur 5. (Commenté aussi en 2011 et en 2012)
Espérons que le 20013 arrivera pour Noël.

Pesquera Crianza 2001
Il fait penser à un bordeaux mature avec ses belles notes de cuir. C'est juteux et très élégant. Un réel plaisir. 4,5

Domaine de Thalabert, Jaboulet, Crozes-Hermitage 2009
Le vin est chaleureux et encore jeune. Il a de beaux arômes et de beaux tanins granuleux sur les saveurs de pruneaux et de cassonade. 3,5

Léoville-Barton, Saint-Julien 1998
Plutôt fermé, mais belle texture. Saveus assez complexe avec une belle note de Brett. 3,5

Badia a Passignano 2005
Des arômes de vieux vin. Belle texture sur des tanins secs. Me semble trop vieux. 2,5

Mas La Plana 2000
Des arômes de menthe dans ce vin gras, chaleureux et légèrement sucré. 2,5

Mitolo Shiraz GAM 2004
Des flaveurs de goudron, de menthol et de melon. C'est rond, juteux, chaleureux (alcool). 2

Cape Mentelle Cabernet Sauvignon Merlot 2004
Très mentholé, chocolaté, poudré, finale chaude. 1

Branaire-Ducru, Saint Julien 2004
Asséchant, pâteux et amer. Une grimace!  0

Gran Reserva Marqués de Caceres 2004
Nez de liège et bouche fade. 0

Voir aussi l'analyse des résultats de cette dégustation de groupe faite par M. Louis Grignon.

Analyse des résulats d'une dégustation de groupe

Pour compléter notre texte précédent intitulé Les grands vins ne sont pas toujours les meilleurs, voici une analyse tabulée de cette dégustation du 16 septembre de l'Académie du vin de l'Outaouais faite par M. Louis Grignon. 

Le tableau montre le prix et les notes (étoiles) moyennes, médianes, minimales, maximales et écarts moyens attribués aux 9 vins dégustés.  De plus, le tableau présente, aux fins de comparaison, la note attribuée par Wine Advocate (WA) lorsque possible (7 vins sur 9).

               

$
Moy Méd Min Max Écart
moyen
WA
Thalabert 2009 43 2,8 3 1 4 0,7 4
Cape Mentelle 2004 25 2,5 2,5 1 3,5 0,5
Pesquera 2001 32 3,7 4 2,25 4,5 0,6 3,5
Branaire Ducru 2004 72 2,3 2,5 0 4 1,0 3
Badia  2005 43 2,9 3 1 4,5 0,7 2,5
Mitolo 2004 44 1,8 2 0 3 0,9 4
Gr Chemins 2009 29 4,3 4,5 2 5 0,5 3,5
Plana 2000 57 3,8 4 2 4,75 0,7
Barton 1998 105 3,3 3,5 2 4,5 0,5 3








Moyenne 50,2 3,0 3,2 1,3 4,2 0,7 3,4

Le prix moyen par bouteille était de $50,20 et la note moyenne attribuée par les participants de 3,0 étoiles sur une possibilité de 5.
 
Les meilleurs
La note moyenne la plus élevée (4,3) est allée au Crozes Hermitage Grands Chemins 2009 de Delas: un vin de $29,55, soit le 2e moins cher des vins dégustés.  Plusieurs participants ont cru qu’il s’agissait d’un bon Côte Rôtie, vin beaucoup plus cher.  Deux vins espagnols: le Mas La Plana 2000 de Torres et le Pesquera 2001 occupent respectivement les 2e et 3e place avec des notes moyennes de 3,8 et 3,7.  La revue Wine Advocate a donné des notes de 92 et 91-94  au Grands Chemins et au Pesquera respectivement, soit l’équivalent de 3,5 étoiles, un score assez semblable à la moyenne des participants.
 
Vins décevants
Quatre vins ont déçu, outre le Marques de Riscal Gran Reserva qui était bouchonné:
Les 2 vins australiens, le Cape Mentelle Cabernet Merlot 2004 et le Mitolo GAM Shiraz 2004 se sont attiré plusieurs critiques pour leur caractère trop fruité — le Shiraz a été comparé à du jus de framboise — et leur saveur d’eucalyptus typique. Le Cape Mentelle a obtenu la note moyenne de 2,5 étoiles et une fourchette de 1 à 3,5 étoiles. À sa décharge, c’était le vin le moins cher du groupe ($25) et il ne semblait pas trop vieux après 11 années d’âge.  Le Mitolo a pour sa part obtenu la note moyenne la plus faible (1,8). Fait à noter, le Mitolo GAM Shiraz 2004 a obtenu la note de 94 par le Wine Advocate (WA) de Robert Parker, ce qui équivaut à 4 étoiles, selon la table d’équivalence de Vin Québec. Les participants à la dégustation ne semblent pas être aussi friands de vins australiens que les dégustateurs de WA.
 
Bordeaux décevants
Les 2 crus classés de Bordeaux ont aussi déçu.  Branaire Ducru 2004 ($72) a eu la 2e note moyenne la plus faible (2,3).  C’était le vin le moins consensuel avec un écart moyen de 1 étoile et une fourchette allant de 0 étoile à 4 étoiles.  Le Barton 1998, s’est mieux tiré d’affaire avec une note moyenne de 3,3.  Mais pour $105 et 17 années de vieillissement, on se serait attendu à mieux.  Seulement 3 participants sur 13 lui ont donné 4 étoiles ou plus.  Parker (WA) a attribué 90 et 91 respectivement à ces 2 vins, soit l’équivalent de 3 étoiles.
 
Notes moyennes
Le Domaine de Thalabert (2009) et le Badia a Passignano (2005) ont reçu en moyenne 2,8 et 2,9 étoiles respectivement des participants. La moyenne cache cependant dans les 2 cas une diversité assez grande d’opinion; les fourchettes d’appréciation allant de 1 à 4 étoiles pour le Thalabert et de 1 à 4,5 étoiles pour le Badia a PassignanoWA a quant à lui beaucoup aimé le Thalabert avec une note de 95 soit 4 étoiles, presque 41/2. WA a moins aimé le Badia a Passignano lui attribuant une note de 89 ou 2,5 étoiles.

Évolution des vins et notes
Les notes de WA ont été données il y a quelques années. Le vin évolue.
Certains vins ont été goutés par WA à plusieurs reprises à des dates différentes et la dernière note est celle qui prévaut. Les notes de WA ont été données à ces vins alors qu'ils étaient plus jeunes.
 
Conclusion
Que peut-on apprendre de cet exercice?  À mon avis, le prix n’est pas un bon indicateur de la qualité d’un vin.  Les notes attribuées par les dégustateurs professionnels tels WA et Vin Québec peuvent contenir une information utile quant à la qualité des vins, mais il faut connaître ses propres préférences et celles du professionnel.  Par exemple, WA aime bien les bombes fruitées australiennes, et les notes qu’il leur attribue reflètent cette préférence qui n’est pas nécessairement partagée par tous.
 
Un gros merci à tous les participants de s‘être prêté au jeu du questionnaire et d’avoir participé avec enthousiasme et bonne humeur à cette belle soirée.

Louis Grignon

_____

Un gros merci à Louis Grignon pour cet atelier de dégustation et ce travail d'analyse qui nous permet encore une fois de constater les différences de goût et d'appréciation des vins de la part des consommateurs-dégustateurs. Certains vins ont été notés mauvais et corrects par des dégustateurs alors que d'autres les ont jugés très bons et même excellents. Il y en aurait donc pour tous les goûts.

Plus de vins à moins de 15 $

Le nombre de vins à moins de 15 $ a recommencé à augmenter à la SAQ!
Le choix de vins à bon prix s'améliore, du moins en quantité.
En effet, il y a aujourd'hui 567 vins à moins de 15 $ sur les tablettes du monopole du vin.

La direction de la SAQ avait réduit constamment sa sélection de vins à bon prix au cours des dernières années.
Ils étaient 1040 vins à moins de 15 $ en 2009; puis s'est tombé à 900 en 2012; puis 650 en 2013 et moins de 600 en 2014.

Le nombre de vins en bas de 10 $ est toutefois toujours aussi faible, à 31. Cependant, la SAQ a augmenté son choix dans le court segment de 11-12 $, qui est passé de 127 au début de l'année à 161 aujourd'hui.

Fait notable, le nombre de vins à bon prix est majoritaire parmi les 42 nouveaux vins en produits courants qui apparaissent sur les rayons ces jours-ci: 29 sur 42 sont à moins de 12 $.

Par contre la SAQ peine toujours à accroitre son choix de vins disponibles pour achat en ligne. Il ne dépasse toujours par le tiers de l'inventaire : 2700 sur 8300.

La SAQ va lancer la semaine prochaine sa carte de fidélité appelée Inspire. De plus, elle devrait annoncer aussi bientôt l'ouverture d'un troisième magasin Signature au Québec. Il sera logé à la succursale située en face du casino de Gatineau et ainsi bien accessible aux consommateurs de l'Ontario.

La SAQ dispose déjà d'un magasin SAQ-Dépôt à quelques mètres de la frontière ontarienne. À ce sujet, il est intéressant de noter que 43 % des vins du magasin entrepôt de Hull sont à moins de 15 $; alors que ce n'est que 25 % à l'entrepôt du marché central à Montréal!

D'autres changements à venir aussi: le gouvernement va enlever le contrôle exclusif de la SAQ sur la vente des vins produits au Québec. Ils pourront être vendus dans les épiceries. De plus, le gouvernement étudie la posibilité de convertir la marge-dividende de la SAQ en taxe (1 milliard $), ce qui sera plus transparent et assurera une entrée plus régulière d'argent dans les coffres de l'État.

La quantité de vin en bouche modifie les arômes

Vous dites que le vin goûte les amandes, alors que votre voisin le dit herbacé!
Vous le trouvez fruité, alors que votre voisin dit peu fruité, mais plutôt sur le miel!
Des odeurs de pomme, votre voisin dit non, plutôt banane!

Pourquoi tant de différences?
Ce serait parce que vous prenez une plus petite gorgée que votre voisin.

En effet, selon des chercheurs italiens «le volume de vin en bouche modifie la perception des saveurs.»
Si vous prenez des gorgées de 30 ml, vous ne percevrez pas les mêmes arômes que si vous en prenez 40 ml.

Des chercheurs de l'Université de Naples en Italie ont fait des expériences sur deux vins blancs de cépage falanghina en utilisant des techniques de détections des arômes et ont découvert que la perception des arômes volatiles varie énormément selon la quantité de vin en bouche. Une petite gorgée ce sera pomme, un plus grosse ce sera pamplemousse.

Les arômes de banane, de fleur, de pêche, d'anana et d'anis (éthyl octanoate) sont plus facilement perceptibles (+ 30 %) si la gorgée est de 40 ml au lieu de 30 ml. Par contre, les arômes d'amande, de cerise ou aigres-doux (benzaldéhyde) seront plus fortes (+243 %) si vous en prenez une plus petite gorgée. La même chose pour le fruité, l'herbacé et l'acool (+43 %). Le pétrolé sera plus apparent (+ 42 %) avec une grosse gorgée qu'avec une petite. Les arômes hexanoïque (fromage, gras, aigre-doux et rance) seront plus perceptibles (+ 45 %) avec une gorgée de 40 ml que de 30 ml.

Les chercheurs ont étudié les variations de l'intensité de 22 arômes volatils.

«Les résultats de notre étude suggèrent que le volume de vin en bouche affecte significativement les arômes perçus en rétronasal. Ceci varie d'un composé volatil à l'autre. Les saveurs fruitées et oxydatives varient énormément dépendant de la quantité de vin en bouche», écrivent les auteurs du Département de sciences agricoles de l'Université de Naples Frederico II.

Ils expliquent aussi les variations des odeurs au nez (orthonasal) par rapport aux arômes perçus en bouche (rétronasale) par l'action des protéines et enzymes de la salive.

Ainsi, si vous n'aimez pas les arômes de camphre et d'eucalyptus d'un vin, prenez-en une plus petite gorgée, cela réduira de 30 % la détection de ces molécules vitispiranes.

 Sip volume affects oral release of wine volatiles, Food Research International (2015)
 Alessandro Genovese, Luigi Moio, Raffaele Sacchi, Paola Piombino

Parts de marché des vins au Québec: France en hausse - Italie en baisse

Les vins de France sont toujours les préférés des Québécois. Ils présentent 30 % des ventes volume, en hausse de 0,5 %. De leur côté, les vins d'Italie ont perdu 1,8 % à 23 % des parts de marché. En troisième place au palmarès des faveurs viniques des Québécois, nous avons les vins des États-Unis en progression à 15 % des parts de marché. Les vins d'Espagne suivent en hausse à 8 %. Puis ceux d'Australie qui ont connu la plus forte progression à 6 % des parts de marché. L'Argentine avec 4 % a baissé un peu, alors que le Portugal avec 4 % devance le Chili. L'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande progressent à 2 % des parts de marché.

Si nous comparons ces chiffres avec ceux d'il y a 5 ans, nous constatons que la position des deux meneurs reste sensiblement la même. C'est dans les pays tiers qu'il y a de fortes évolutions. Les États-Unis ont presque doublé leurs parts du marché québécois en 5 ans, passant de 8 à 15 %. Pendant ce temps, l'Argentine perdait la moitié des siennes de 8 à 4 %. Le Canada (y compris le Québec) disparaît de top 10.

Si nous regardons la liste des 24 vins les plus vendus au Québec, 8 proviennent des États-Unis, 5 de la France et 5 de l'Italie; 3 de l'Australie; 2 d'Espagne et 1 d'Afrique du Sud. Plusieurs de ces vins populaires sont vendus au litre.

Le vin le plus populaire des États-Unis est le Ménage à Trois.
Le vin le plus populaire de France est le Merlot Grand Sud.

D'Australie c'est le Wallaroo Trail (épicerie et SAQ Dépot)
D'Afrique du Sud c'est le Chenin Blanc Robertson.
D'Italie, c'est le Merlot Donini.
D'Espagne, c'est le Toro Loco rouge (Épicerie).
______
Ces tableaux proviennent des rapports annuels 2010 et 2015 de la SAQ.

Les ventes de vin repartent à la baisse au Québec

Les ventes de vin ont diminué en volume au Québec au premier trimestre se terminant en juin dernier.

Les Québécois ont acheté 1 million de litres de vin de moins que lors de la même période l'an dernier. C'est l'équivalent de 1,3 million de bouteilles. La baisse a surtout été marquée dans les épiceries. En effet, il s'est vendu 600 000 litres de moins dans les épiceries et 400 000 litres de moins dans les succursales de la société d'État.

C'est une baisse des ventes en volume de 2,7 % à 36,6 millions de litres de vin. On recule ainsi presque au même niveau qu'en juin 2012 où les ventes de vin étaient à 36,2 millions de litres.

Les spiritueux ont augmenté de leur côté de 2 % à 5 millions de litres. Les boissons panachées ont connu une hausse de 5 % à 2,1 millions de litres. 

Au total, les ventes en argent ont diminué de 7,8 millions de dollars à 685,1 millions $. C'est 2,6 millions $ de moins dans les succursales et 5,2 millions $ de moins dans les épiceries d'avril à juin 2015.

La SAQ dit toutefois avoir quand même haussé son bénéfice 2,8 millions $ ou 1,2 %. La direction de la société explique que ce bénéfice est dû à «une programmation différente du calendrier des activités promotionnelles par rapport à l’exercice précédent ainsi qu’une saine gestion.»

L'année 2014-2015 s'était pourtant bien terminée avec une reprise des ventes de vin en volume de 2,4 %; après une baisse de 0,5 % l'année précédente. (Voir Une meilleure année pour la SAQ). Toutefois, la nouvelle année commence mal. Le premier trimestre est en général le plus payant après celui de Noël.

Le tableau suivant montre l'évolution des ventes en dollars pour les premiers trimestres depuis 2012. La ligne du haut totalise les ventes des succursales; tandis que celle du bas nous montre les ventes dans les épiceries.

Taux de sucre sur l'étiquette tablette

Le taux de sucre des vins sera indiqué sur les étiquettes de tablette dans les succursales de la Société des alcools du Québec.

Dans le coin gauche de l'étiquette qui est placée sur la tablette sous la bouteille de vin, vous noterez le nombre de grammes de sucre au litre, ainsi qu'une échelle graduée du taux de sucre.

Pour mémoire, répétons qu'un vin sec a moins de 4 grammes de sucre au litre; un demi-sec de 4 à 12 gl/ et au-delà c'est dit un vin sucré.

Les changements se feront au fur et à mesure de l'impression de nouvelles étiquettes de tablette à partir du  21 septembre. Ceci concernera les vins courants et les vins de spécialité en approvisionnement continue.

La SAQ dit que «les changements seront visibles progressivement dans les succursales lors des ajustements des planogrammes et des plages de changement de prix de détail en succursale».

Jusqu'à maintenant, le taux de sucre des vins n'était indiqué que dans le site de la SAQ.

Pour en savoir plus sur le taux de sucre dans le vin, consultez notre texte sur le sujet ici.

Remontée progressive des vins blancs au Québec

Les vins blancs remontent la pente au Québec.
Dire que nous buvions surtout du vin blanc dans les années 70 !

Il y a 5 ans, notre consommation de vins blancs tranquilles était de 23 % (contre 73 % en rouge).

Aujourd'hui, nous sommes 28 % blanc (67,5 % en rouge et 4,5 % en rosé).

La progression est de 1 point de pourcentage par année depuis 5 ans. C'est une remontée lente, mais constante.

Il faut dire que la qualité des vins blancs présents sur notre marché s'est améliorée. Il y a moins de vins verts et trop acides. La variété est aussi plus grande: du très sec au plus sucré.

Pour bien apprécier le vin blanc, il faut le servir à la bonne température. On a souvent tendance à les servir trop froids. Essayez-les entre 10 et 12 degrés, ils seront alors moins mordants et plus appétissants.

Il y a 2173 vins blancs (750 ml) actuellement sur les rayons de la SAQ, contre 6008 rouges et 144 rosés. Près de 1200 de ces vins blancs proviennent de la France et 260 de l'Italie.

En Ontario c'est 43 % vin blanc et 54 % vin rouge.

Quelques suggestions rapides de bons vins blancs:
La Hitaire, Les Tours 2014  10,45 $
Genoli Ijalba 2014   15,10 $
Paul Mas, Vignes de Nicole blanc  rabais 14,45 $
La Sablette Muscadet   rabais 14,45 $
Jurançon sec Cauhaupé Chant des Vignes   17,70 $
Gotin del Risc Godello 2012  17,95 $
Le Master Muscadet, Donatien Bahaud   19,95 $
Muros-Antigo, Alvarinho 2014  21 $
Chavet Menetou Salon 2014  23,10 $
Château de Maligny, Chablis, 1er cru Fourchaune 2013  36,50 $

Vous en trouvez d'autres à notre section des meilleurs vins blancs. (par prix ici)

Une meilleure année pour la SAQ

Le rapport annuel de la Société des alcools du Québec a finalement été déposé à l'Assemblée nationale avec trois mois de retard. Il faut dire qu'il a été fortement ébranlé notre cher monopole au cours des derniers mois.

Les chiffres présentés dans le rapport annuel de 2015 sont bons en général. Après une période 2014 plutôt maussade où elle avait connu une baisse de l'achalandage, des bénéfices, des ventes en volume et une hausse des dépenses (voir Année de recul à la SAQ), la société d'État peut présenter des résultats plus positifs cette année.

Les ventes en valeur ont augmenté de 2,4 % à 3 milliards 6 millions de dollars.
Les ventes en volume ont augmenté de 1,7 % à 192,7 millions de litres.
Le bénéfice brut a été haussé de 2,9 % à 1,6 milliard.
Les dépenses se sont accrues de 2,5 % à 5