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La SAQ veut maintenant des vins moins chers!

Les dirigeants de la Société des alcools du Québec se sont fait critiquer ces deux dernières années parce qu'ils remplacent souvent des vins à moins de 15 $ par d'autres plus chers.

Ils fixent des prix plancher aussi élevés que 17,50 $ pour les appels d'offres des vins de la section des produits courants. Pourtant, c'est dans cette section, au centre des magasins, que l'on retrouve les vins les moins chers.

On a même vu plusieurs vins de moins de 15 $ substitués par des vins des mêmes producteurs sous une nouvelle étiquette, mais à plus de 17,50 $.

Est-ce en train de changer ?
Si l'on étudie les derniers appels d'offres de la SAQ pour les vins courants, l'on constate un accroissement de la demande des vins à moins de 15 $ et une diminution des demandes de vin à plus de 17,50 $.

D'ailleurs, il faut signaler ici cette pratique fort étrange des fonctionnaires acheteurs de la SAQ qui fixent un prix minimum! Dans le commerce on est plutôt habitué à des acheteurs qui veulent payer le moins cher possible.

SAQ 13,40 $ égal LCBO 11,50 $

J'entendais à une radio de Montréal (98,5 Isabelle Maréchal) un auditeur de la Montérégie qui disait qu'il allait souvent en Ontario acheter du vin qu'il y payait moins cher qu'à la SAQ. Il mentionnait alors qu'il avait économisé deux dollars par bouteille en Ontario sur un vin qui coute 13,40 $ à la SAQ.
 
Je suis donc allé voir sur les deux sites internet de nos monopoles d'État pour comparer les prix. J'ai commencé par des vins qui sont 13,40 $ à la SAQ pour trouver le vin mentionné par l'auditeur et j'ai continué avec les vins de 13,20 $ à 13,70 $

Voici ce que ça donne.
Tous les vins de cette gamme de prix, sauf un, sont moins chers en Ontario.
L'écart de prix sur certains produits est énorme. Ainsi le Modelo blanc de Masi est 10,95 $ en Ontario et 2,75 $ plus chers au Québec à 13,70 $; soit 25 % de plus.
La différence de prix va de -0,60 $ à 2,75 $ pour les vins de 13,20 $ à 13,70 $ à la SAQ qui sont de 10,95 $ à 13,95 $ en Ontario.
Si vous achetez ces 19 vins en Ontario, vous économiserez 27,75 $; soit 12 %. Six vins sont plus de 2 $ plus chers au Québec!

Nous comprenons ainsi pourquoi plusieurs consommateurs de l'Outaouais préfèrent acheter le vin de l'autre côté de la rivière.

  SAQ LCBO diff %
Bin 50 Shiraz 13,20 11,95 1,25 10%
Yellow Tail cs 13,20 11,95 1,25 10%
Cono Sur Bicicleta Pinot noir 13,25 10,95 2,30 21%
Merlot Philippe de Rothschild 13,30 11,95 1,35 11%
Beauvignac Picpoul 13,35 13,95 (0,60) -4%
Cellier des Dauphins Carte noire 13,40 11,50
1,90 17%
Sangre de Toro 13,40 12,95 0,45 3%
Almansa Reserva 13,40 11,95 1,45 12%
Brumont Gros Manseng Sauv 13,40 12,95 0,45 3%
Les Jamelles  13,40 12,95 0,45 3%
Catedral Dao 13,45 11,15 2,30 21%
JP Chenet Merlot Cab      13,50 12,95 0,55 4%
JP Chenet Chardonnay     13,50 10,95 2,55 23%
Shiraz/Cabernet JJ McWilliam  13,50 10,95 2,55 23%
Jp Chenet pinot noir  13,55 12,95 0,60 5%
Patriache pinot noir 13,65 10,95 2,70 25%
Masi Modello blanc    13,70 10,95 2,75 25%
Baron P. de Rothschild Chard 13,70 11,95 1,35 15%
Baron P. de Rothschild CS 13,70 11,95 1,35 15%
Total 255,55 227,80 27,75 12%

(Ajout le 13 juin) Un lecteur me signale que l'on peut se procurer certains de ces vins à la SAQ Dépôt et obtenir 10 % ou 15 % de rabais si on en achète 6 ou 12.

Un vin turc remporte le concours des Sélections mondiales

Un vin turc obtient la meilleure note au concours québécois Sélections mondiales des vins Canada.

Le concours Sélections mondiales des vins Canada, «le plus grand concours international de vins en Amérique du Nord», selon ses organisateurs, a eu lieu du 31 mai au 4 juin 2014, à Québec.

Ce concours appartenait à la SAQ qui l'a privatisé en 2007. Il est maintenant dirigé par Ghislain K-Laflame ancien PDG de la Régie des Alcools.

Plus de 1700 produits étaient en compétition; 521 produits ont été médaillés;  13 ont reçu la première médaille (dite grand or), 278 la seconde (or) et 230 la troisième médaille (argent).

La plus haute note a été donnée au vin turc Corpus 2008, le haut de gamme du domaine Corvus de Resit Soley. Un assemblage de cabernet sauvignon complété de merlot et de syrah. Lac. 15 %. (52 $).

Corvus est un vignoble créé en 2002 sur l'île de Bozcaada en mer Égée par l'architecte Resit Soley.

Deux vins du vignoble québécois Le Marathonien ont aussi remporté la grande médaille; ainsi que deux vins de la coopérative des vignerons de Pfaffenheim en Alsace.

Voir la liste des 13 lauréats sur le site du concours www.smvcanada.ca

Nos monopoles paient plus cher les vins du monde

Le Canada est le pays qui paie le plus cher les vins du monde !

Le Canada est le quatrième importateur de vin au monde avec des achats totalisant 1,8 milliard de dollars américains pour l'année 2013 et 372 millions de litres, selon les chiffres publiés dernièrement par Il Corriere Vinicolo d'Italie. (C'est Statistique Canada qui a fourni les chiffres canadiens.)

Le premier importateur de vin au monde ce sont les États-Unis (4,1 milliards $), puis le Royaume-Uni (3,5 milliards $) et l'Allemagne (2 milliards $).

Le Canada devance la Chine et le Japon qui ont importé respectivement pour 1,3 milliard et 1 milliard $.  Toutefois, il faut dire ici que les chiffres de Hong-Kong ne sont pas comptabilisés avec ceux de la Chine. Hong-Hong a importé 974 millions de dollars de vin en 2013.

Le Canada est le dixième importateur de vin en vrac au monde avec 95 millions de dollars. Nous sommes le dixième importateur mondial de vins mousseux (128 millions de dollars).

Le Canada a donc, en théorie, un très gros pouvoir d'achat. Ce pouvoir est décuplé du fait que chaque province a un acheteur unique. Les deux plus gros sont la Lcbo et la SAQ.

La SAQ (Société des alcools du Québec) est le plus gros acheteur de vin au Canada et peut-être au monde. Elle achète 155 millions des 372 millions de litres de vin importés au Canada, la LCBO en importe 97 millions de litres. (La LCBO achète aussi 40 millions de litres de vin canadien.)

Nous payons très cher le vin américain

Le Canada est le meilleur client des vignerons américains.
Nous sommes les plus gros acheteurs en valeur de vins américains.

Le Canada est le plus gros acheteur de vins américains en valeur. Mais nous le payons très cher; plus cher que tout le monde (sauf la France).

Nos monopoles achètent le vin américain en moyenne 8 dollars le litre, alors que l'Angleterre le paie 3,27 $ et que le Japon, troisième acheteur le paye 4,93 $. Le prix moyen déboursé par l'ensemble des acheteurs du monde est 5,13 $.

Le Canada achète 50 millions de litres de vins américains pour 405 millions de dollars.
L'Angleterre en achète 52 millions de litres, mais ne donne que 173 millions de dollars.

Nos achats de vins américains ont presque doublé en volume et plus que doublé en valeur depuis 2009. (voir tableau de Unione Italia Vini)

Il y a 629 vins américains aujourd'hui sur le site de la SAQ, dont seulement 33 sont à moins de 15 $.

Demain, nous parlerons de nos achats en Italie, en France, en Espagne et en Afrique du Sud.

Sujets connexes :

Nous payons le champagne plus cher que tout le monde

La Champagne vend son vin plus cher au Canada qu'à tous les autres pays du monde!
 
Le Canada est le pays qui paie son champagne le plus cher!
Nous ne parlons pas ici du prix vendu aux consommateurs canadiens, mais bien du prix que paient nos monopoles d'État aux producteurs de champagne.
 
Nos monopoles, SAQ et LCBO, qui se vantent d'être les acheteurs de vins les plus gros au monde, paient le champagne plus cher que tous les autres pays du monde!
 
En effet, le prix moyen payé par le Canada pour le champagne a été de 33 euros le litre l'an dernier; alors que la moyenne mondiale est de 22,50 €. Même les Émirats arabes unis paient le champagne moins cher que nos monopoles, soit 30 €. Les États-Unis le paie 25 € et le Royaume-Uni est le pays qui paie moins cher le champagne, soit 19 € le litre.

Ce n'est pas fortuit. C'est historique. Selon les chiffres compilés par l'Unione Italiana Vini, depuis 2008 au moins, les monopoles du Canada paient le champagne plus cher que tout le monde.
 
Le Canada est le 11e importateur de vins de Champagne au monde avec 1,2 million de litres pour 42 millions d'euros.
 
Il y a actuellement 186 champagnes au format de 750 ml sur les rayons de la SAQ, dont le prix médian est de 76 dollars. À la LCBO, il y a 108 champagnes, le prix médian est 69 dollars.
 
Le Canada paie aussi les mousseux d'Espagne plus cher que tous les grands pays acheteurs de mousseux d'Espagne.
Nous le payons 4,51 euros le litre; alors que la moyenne mondiale est de 2,67 euros le litre. Les États-Unis le paient 3,35 €.

Nous payons cher les vins chiliens

Le Canada est le 7e importateur de vin chilien en volume et en valeur avec des achats de 80 millions de dollars pour l'année 2013.
 
Toutefois, nous sommes après la Corée du Sud, le pays qui paie le plus cher pour les vins du Chili.
 
Nos sociétés d'État (SAQ, LCBO et autres) qui se targuent d'être les plus gros acheteurs de vin au monde paient en moyenne 4,46 $ (US) par litre de vin du Chili. Ce qui est 1,14 $ de plus que la moyenne de ce que paient les acheteurs des autres pays.
 
Les États-Unis paient 3,26 $ le litre; le Royaume-Uni 2,78 $; le Japon 2,99 $; les Pays-Bas 3,16 $. La moyenne mondiale est de 3,32 $.
 
Depuis au moins 2008, nos monopoles d'État du vin sont les acheteurs qui paient le prix le plus élevé (1er ou 2e) pour les vins du Chili.
 

Ce sont des chiffres pour l'année 2013 colligés par l'Unione Italiana Vini.
La ligne noire en haut c'est nous !

Il y a 225 vins du Chili actuellement sur les rayons de la SAQ, dont 21 rouges en produits réguliers au prix moyen de vente de 13,75 $ (ventes de 32 millions $) et 7 blancs courants au prix moyen de 14,90 $ (ventes de 14 millions $).

Voir aussi : Le Canada paie toujours plus cher les vins du Chili, février 2012.

Taxe supplémentaire régressive de 25 cents la bouteille de vin

Le gouvernement libéral du Québec impose une taxe supplémentaire de 25 cents la bouteille de vin.
Taxe qui sera applicable le 1er août dans les SAQ et dans les dépanneurs.
C'est ce qui vient d'être annoncé dans la présentation du budget du ministre Carlos Leitao.

La taxe est qualifiée de régressive par Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l'Institut de recherche et d'information socio-économiques, puisqu'elle touchera plus fortement les gens les moins fortunés. (Les voies du retour)
Au lieu de faire une hausse en pourcentage, le gouvernement libéral a préféré un montant fixe.

Fort étrangement, la surtaxe annoncée est en fait de 24 cents, selon La Presse Canadienne. Ce qui est étonnant, puisqu'il n'y a plus de pièce de 1 cent pour rendre la monnaie. De toute manière, la SAQ affiche ses prix par multiple minimum de 5 cents. Donc, la hausse et le bénéfice seront de 25 cents. Le ministre libéral s'attend à récolter ainsi 55 millions de dollars de plus par année.

Cette hausse de 25 cents sera plus sensible pour les produits de 11,95 $ et 14,95 $ que pour les vins à 25 $. Le prix moyen d'une bouteille courante de vin rouge du Languedoc est de 11,85 $; d'Espagne (12,45 $); du Portugal (11,45 $).
Il est donc possible que plusieurs producteurs absorbent eux-mêmes cette nouvelle ponction du gouvernement.

D'autre part, pendant que le ministre libéral hausse la taxe des consommateurs, il réduit celle des hommes d'affaires. En effet, la taxe sur les bouteilles de vin vendues dans les restaurants sera réduite de 92 cents, selon La Presse Canadienne. En théorie, cela signifierait une réduction de près du 3 $ le prix de la bouteille au client, pour les restaurateurs qui appliquent le multiple de 3. Il reste à voir si vraiment les restaurateurs vont refiler la réduction aux consommateurs. En conférence de presse, le ministre Leitao s'est dit certain que cette baisse se répercutera sur la facture des clients.

Rosé : plus la SAQ hausse les prix, moins les ventes augmentent

Les clients de la SAQ veulent des vins moins chers, la SAQ leur offre le contraire tout en prétendant l'inverse!

Plus la SAQ offre des rosés chers, plus la croissance des ventes de rosés ralentit!

Deux séries de chiffres sur les ventes de vins rosés ont été publiées ces derniers jours.
Deux informations à mettre en parallèle.

Premièrement, le journal La Presse nous apprenait hier que la SAQ gonfle les prix de ses rosés. «La société d'État confirme avoir supprimé depuis 2011 42% des rosés à moins de 15$ parmi les marques les plus répandues sur ses tablettes» (Le prix des rosés gonfle au Québec).

Le prix moyen des bouteilles de rosé augmente sans cesse depuis trois ans, selon les chiffres obtenus par le quotidien de Montréal et publiés dans Internet. «Au cours de la même période, la quantité de rosés "courants" à plus de 15$ a plus que doublé», constate la journaliste spécialisée dans le vin Karyne Duplessis-Piché.

Rosés courants SAQ
et hausse ventes
 

Nombre
rosés
+15$

Hausse
ventes
%
2010 17 11
2011 16  4
2012 24  3
2013 29  0,3
2014 34  ?

 

Deuxièmement, nous lisons sous la plume du consultant en vin Nick Hamilton (lesconseillersduvin.ca) que la croissance des ventes de rosé a fortement chuté depuis quatre ans. Selon les chiffres que M. Hamilton a reçus de la SAQ, la croissance des ventes de rosé ne cesse de diminuer. Cette croissance était de 11 % en 2010, 4 et 3 % les deux années suivantes, puis un faible 0,3 % l'an dernier.

Donc, si on met les deux textes en parallèle, l'on constate que plus ont diminue le nombre de rosés à moins de 15 $, plus ont ralenti la croissance des ventes.

De la même manière, plus la SAQ augmente le nombre de rosés supérieurs à 15 dollars, plus elle ralentit sa croissance, comme le montrent le tableau et le graphique de droite.

Que dit la SAQ pour justifier le plus grand nombre de produits chers. Sa porte-parole, Linda Bouchard, citée par La Presse affirme que ce sont les Québécois qui s'intéressent aux rosés plus dispendieux. «La variation de l'offre dépend de la demande, dit-elle. À chaque fois que le client achète un vin, il vote. Nous, on lui offre ce qu'il veut.»

Pourtant, les chiffres de la SAQ disent exactement le contraire!
En effet, troisième information, celle-ci directement du site commercial de la SAQ (SAQ-B2B).

L'an dernier, les ventes des rosés de moins de 15 $ ont représenté 69 % des 71 millions de dollars de ventes de rosés. Donc, les rosés de plus de 15 $ n'ont fourni que 31 % des ventes. Qui plus est, le prix moyen d'une bouteille de rosé payée par le client de la SAQ a été de 12,08 $ en 2013.

En vérité, le client a voté pour des vins de moins de 15 $, des vins dont le prix moyen est de 12,08 $. Les chiffres de la SAQ contredisent totalement les paroles de sa porte-parole!

Leurs clients veulent des vins moins chers, la SAQ leur offre le contraire tout en prétendant l'inverse!

SAQ: perdu 100 vins de moins de 15 $ en 6 mois

Nous avons perdu 100 vins de moins de 15 $ à la SAQ en 6 mois.
Les consommateurs québécois ont perdu la bataille des vins de moins de 10 $.
Perdront-ils celle des vins à moins de 15 $ ?
En six moins, la SAQ a éliminé 103 vins de moins de 15 $ à son répertoire.

En novembre 2012, il y avait 902 vins de moins de 15 $ à la SAQ.
Un an plus tard, c'est tombé à 651.
Et aujourd'hui, il n'y en a plus que 548.

Pendant ce temps, le nombre de vins à plus de 20 $ continue d'augmenter.
Pire : même le choix des vins de 15 à 20 $ diminue au profit des vins plus chers.

  Novembre 2012 Novembre 2013 2 juin 2014
-15 $ 902 651 548
15-20 $ 1721 1660 1533
+ 20 $ 5636 5749 5917
total 8259 8060 7998

Même les rosés subissent le même sort!
Le site internet du journal La Presse nous apprend aujourd'hui que «la société d'État confirme avoir supprimé depuis 2011 42% des rosés à moins de 15$ parmi les marques les plus répandues sur ses tablettes.» (Le prix des rosés gonfle au Québec)

La porte-parole de la SAQ affirme à La Presse que ce sont les Québécois qui s'intéressent aux rosés plus dispendieux. Est-ce vrai? Est-ce que c'est bon pour les ventes? Voir Rosé : plus la SAQ hausse les prix, moins les ventes augmentent.

Entretemps, nous apprenons que les 10 vice-présidents de la SAQ se sont versé des bonis de 400 000 $ (Huffington Post).

Prix de consolation : rabais de 10 % sur les achats de 100 $ et plus du 20 au 22 juin.

CellarTracker: des moutons

Les quatre premiers noteurs comptent,
les autres sont des moutons!
 
CellarTracker est un réseau social sur internet où tous peuvent donner des notes sur des vins.
 
On y trouve 4,6 millions de notes de 305 000 individus sur 1,7 million de vins.
 
Des chercheurs de l'American Association of Wine Economists se sont intéressés à ce forum de notation de vin.
 
Ils ont découvert que seuls les quatre premiers noteurs comptent et que les autres sont des moutons.
 
Ils ont calculé la moyenne des notes des quatre premiers noteurs et affirment que les notes des 10 ou 100 suivants ne changent rien à cette moyenne. 
 
Si les quatre premiers noteurs d'un vin publient une note moyenne de 89,6; la note moyenne des dizaines ou centaines de noteurs suivants sera la même.
 
C'est assez étonnant. Les auteurs affirment que les suivants voient la note des 3 ou 4 premiers et votent en conformité avec ceux-ci.
 
«Nous avons trouvé une relation directe significative entre les évaluations auxquelles les noteurs ont été exposés et leurs propres évaluations ultérieures du vin.»

En Alberta, personne ne décide à votre place quel vin boire

En Alberta personne ne décide à votre place quoi boire et si un produit n’est pas disponible, on le commande pour vous.

Nous avons entendu toute sorte de choses concernant la privatisation de la vente de l'alcool en Alberta. Des voyageurs en reviennent et disent que cela a été profitable pour le consommateur, d'autres disent le contraire.

Le Journal de Québec a envoyé un de ses journalistes sur place pour y voir plus clair.

Pierre Courture en revient avec un dossier qui a été présenté les 27 et 28 mai dans le Journal de Québec et dans le Journal de Montréal.

Il écrit que «la privatisation de la vente d’alcool, en Alberta, a accru la concurrence au bénéfice des consommateurs.» Les points de vente ont été multipliés, la concurrence y est féroce donnant des prix très compétitifs. «Depuis la privatisation du monopole d’État menée sous le gouvernement de Ralph Klein, en 1993, n’importe qui peut vendre de l’alcool en Alberta.»

Le nombre de magasins est passé de 200 à 1330. Il y en a 401 au Québec. Le nombre de produits est de 19 000, presque le double de la SAQ. La présidente de l'Alberta Liquor Store Association dit au journaliste «qu'ici personne ne décide à votre place quoi boire.» Et encore plus: «Si un produit n’est pas disponible, on le commande pour vous.»

L'Alberta touche une taxe unique de 3,45 $ par bouteille de vin. C'est une compagnie choisie par le gouvernement, Connect Logistics, qui s'occupe de l'entreprosage et de la distribution du vin.

La recherche d'un vin dans la province peut se faire via le site www.liquorconnect.com.

Le journaliste a constaté que certains vins étaient vendus 50 % moins cher en Alberta. Voici trois des six exemples qu'il donne:

  • Yellow Tail 7,98 $ en Alberta contre 13,85 $ au Québec;
  • Wolf Blass Red 8,98$ en Alberta contre 16 $ au Québec;
  • Catena  Malbec 13,98 $ en Alberta contre 21,95 $ au Québec.

De son côté, la direction du syndicat des employés de la SAQ (SEMB) dit que «les produits appréciés par les clients de la SAQ sont très difficiles à retrouver sur les tablettes albertaines. Le choix de produits ainsi que les prix varient selon la ville et le commerçant, ce qui crée des disparités régionales.»

De l'alcool à prix imbattable, Journal de Québec, Pierre Couture, 27 mai 2004
Privatiser la SAQ pourrait être payant
, Journal de Québec, Pierre Couture, 28 mai 2014

Sujet connexe: SAQ: privatisation, statu quo ou libéralisation

Qu'est-ce qu'un bon dégustateur?

Dans le grand public, l'on croit souvent qu'un bon dégustateur est celui qui peut deviner le cépage, l'appellation, le nom du producteur et le millésime d'un vin qu'on lui présente à l'aveugle.
 
Ce n'est pas ça du tout. Il s'agit ici plutôt d'un jeu de devinette, d'un jeu de hasard. Mais alors qu'est-ce qu’un bon dégustateur?
 
La blogueuse vin du journal Le Monde nous dit qu'un bon dégustateur est celui qui a un goût constant.
 
Ophélie Neiman donne l'exemple du Concours mondial des vins de Bruxelles où on vérifie la régularité des testeurs en plaçant deux fois le même vin dans quelques séries. «Le but est de tester la fiabilité du dégustateur et sa capacité à reproduire ses impressions à l'identique, par une note approchante.»
 
Mme Neiman ajoute aussi qu'un bon dégustateur est celui qui sait expliquer son goût, «savoir expliquer ce qui nous gêne ou nous charme dans un vin.»
 
Savoir l'expliquer, réussir à se faire comprendre de façon à ce que le consommateur puisse retrouver dans le vin ce qu'écrit le dégustateur. 
 
«Déguster, c'est représenter», dit le chercheur Frédéric Brochet.     
 
 
Il faut que le consommateur puisse revivre l'expérience décrite par le dégustateur.
 
Lisez les descriptions de Claude Langlois, de Jacques Benoit, de Jean Aubry, de Karyne Duplessis Piché ou de Vin Québec et déguster le vin commenté vous verrez que même si vous n'avez pas le même goût que ces descripteurs vous comprendrez mieux le vin. 
 
Essayer de découvrir le cépage ou la région peut jouer de mauvais tours. Lorsque l'on croit avoir affaire à un vin de bordeaux, on cherche alors d'autres indices pour confirmer cette impression. On se met ainsi des oeillères ce qui nous empêche de voir les autres éléments qui nous guideraient ailleurs.
 
On peut continuer à jouer aux devinettes des cépages et des AOC, c'est divertissant et parfois spectaculaire, mais le plus instructif est de se concentrer sur la compréhension et la description du vin qui s'offre à nous.
 
Ceci nous amène à nous poser une autre question: comment devient-on un bon dégustateur?
La réponse pourrait être: par la pratique, l'étude, la concentration, l'écoute, le doute, la réflexion et on recommence.
 

 La dégustation. Étude des représentations des objets chimiques dans le champ de la conscience. Frédéric Brochet

Quand le client entrera à la SAQ, il fera face au miroir de son goût

Virage marketing à la SAQ!
Qui et comment on décide ce que vous allez voir sur les rayons de vos magasins de vin?
Le Journal de Québec nous annonce cette semaine que la SAQ change de cap en matière de marketing.
«Après une année difficile, la Société des alcools du Québec (SAQ) entreprend un virage marketing majeur afin d’optimiser les ventes dans ses 400 succursales à travers­ le Québec», écrit Pierre Couture.

«Dorénavant, chaque magasin de la SAQ devra maximiser l’espace sur les rayons et sur le plancher selon la popularité de ses produits. Une première dans l’histoire du monopole d’État.»

C'est un logiciel qui va analyser les ventes dans chacune des 401 succursales et établir un profil par succursale, dit le porte-parole de la SAQ interrogé par Michel C. Auger de Radio-Canada. «On va jouer sur l'espace tablette», dit Renaud Dugas qui ajoute que «dans certaines succursales, au lieu d'avoir quatre produits en façade, on en aura peut-être deux, pour laisser de la place à un troisième produit plus populaire, pour avoir plus d'espaces tablette.»

«Quand le client entre dans le magasin, il fera face au miroir de son goût.»
Michel C. Auger note que si la SAQ «met toujours les mêmes produits devant les clients c'est clair que vous allez influencer leur goût.»  La SAQ répond qu'il y aura autant de produits, mais qu'ils seront positionnés de façon différente. Les produits seront placés seront l'ordre de préférence des goûts détectés dans chaque succursale. «Ils seront plus visibles à la hauteur des yeux», dit le porte-parole de la SAQ qui ajoute aussi du même souffle que «les nouveaux produits seront aussi plus visibles.» Ce qui semble contradictoire! «On les classe par ordre de performance, en fait, par ordre de préférence selon les goûts.»

Et si vous n'avez pas les mêmes goûts que tout le monde, fait remarquer l'interviewer? La réponse : «on y va selon les goûts, selon ce qui est plus populaire. On veut faciliter l'expérience. La succursale va être le reflet des goûts de la masse, mais le client pourra avoir d'autres choix dans la section des vins de spécialité.»

Virage marketing majeur à la SAQ, Journal de Québec, Pierre Couture, 22 mai 2014

Virage marketing à la SAQ,  audio 6 min 59, Michel C. Auger interroge le porte-parole de la SAQ Renaud Dugas, radio de Radio-Canada, émission 15-18, région de Montréal, 23 mai.

Baisse des importations de vin en vrac au Canada

Le Canada a moins importé de vin en vrac en 2013, selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Nos importations de vins d'Espagne ont diminué de 26 % en volume. Par contre, nos importations d'Espagne en valeur ont augmenté de 8 %.

Nos importations de vins de France et d'Italie ont aussi diminué en volume d'environ 3 %, mais augmenté en valeur de 5 % pour l'Italie et de 7 % pour la France.

Nous importons surtout des vins de France pour 468 millions de dollars, en hausse de 7 %; mais nous achetons de plus en plus des États-Unis, soit 15 % de plus en 2013 à 430 millions de dollars.

Le prix unitaire au litre des vins importés (CAD/L) est de 7,85 $ pour les vins de France, 7,20 $ pour ceux des États-Unis, 5,98 $ pour ceux d'Italie et 3,89 $ pour ceux d'Espagne.

Voici ce que dit l'OIV dans son étude du le marché mondial du vin.

«Dans le cas du Canada, les importations en 2013 ont été inférieures en volume (-1 %), mais avec des prix plus élevés (6,8 %), ce qui a augmenté le coût des vins étrangers de 5,7 % en dollars canadiens.

L’Espagne a particulièrement été affectée par ces évolutions, ses exportations en vrac au Canada ayant été réduites de 46 %, soit 11.3 millions de litres (mio l), et n’ont pas pu être compensées par les ventes d’autres catégories de vins.

Une telle réduction des vins en vrac, légèrement compensée par des achats plus importants en provenance d’Afrique du Sud et du Chili, a conduit à une diminution des importations canadiennes en volume.

Les achats auprès des autres fournisseurs européens, tels que la France et l’Italie, ont également chuté en litres, mais ont progressé en dollars, bien qu'à un moindre taux.»

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