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Ventes de vin: baisse en SAQ; hausse en épicerie

Les ventes de vins ont sensiblement baissé dans les succursales de la SAQ depuis le début de la pandémie. (- 4 %)

Par contre, elles ont fortement augmenté dans les épiceries ( + 30 %)

La SAQ a écoulé 1,1 million de litres de vin de moins dans ses succursales du 1er avril au 20 juin par rapport à la même période l'an dernier. C'est 28 millions de litres contre 29,1 l'an dernier. C'est l'équivalent de presque 1,5 million de bouteilles de moins.

Par contre, les consommateurs se sont tournés vers les épiceries à qui la SAQ a vendu 11,1 millions de litres de vin comparativement à 8,6 l'an dernier. C'est 2,5 millions de litres de plus; soit 3,3 millions de bouteilles de vin. Une hausse de 30 %.

En résumé, les clients ont acheté 1,5 million de bouteilles de vin de moins dans les succursales de la SAQ, mais 3,3 millions de bouteilles de vin de plus dans les épiceries et dépanneurs. Les épiceries ont ainsi battu leur record.

La SAQ écrit que «Cette forte hausse (dans les épiceries) est principalement attribuable à un achalandage accru dans le secteur de l’alimentation causé par l’impact de la COVID-19, notamment au niveau des fermetures dans le secteur des restaurants et des bars.»

La SAQ dit aussi que les ventes en ligne ont augmenté de 167 %.

Au total, les ventes de vins ont augmenté de 1,4 million de litres, mais c'est essentiellement dû aux épiceries.

Ceci est probablement dû en bonne partie à la fermeture des bars et de nombreux restaurants et aux longues files d'attente devant les magasins de la société d'État.

L'an dernier, 23 % des vins vendus au Québec l'étaient en épicerie. Maintenant, c'est 28 % des vins qui sont achetés en épicerie.

Si les succursales de la SAQ vendent moins de vin, elles vendent beaucoup plus de boissons panachées: soit 1,7 million de litres de plus à 4,6 contre 3,9, l'an dernier ce qui représente une hausse de 18 %. La SAQ a aussi augmenté ses ventes de spiritueux de 200 000 litres à 6,1 millions de litres.

Les ventes aux bars et restaurants ont presque été nulles pendant cette période, soit 300 000 litres au lieu de 5 millions de litres de vin, de spiritueux, de panachées et de bières.

De plus, les clients vont moins souvent dans les magasins du monopole, mais lorsqu'ils y vont ils achètent plus d'alcool. L'achat moyen de tous les alcools en succursale qui était de 48 $ par visite est maintenant de 85 $.

Au final, le bénéfice net de la SAQ a baissé de 17 millions de dollars, à 243,5 millions de dollars; soit - 6,6 %.
La SAQ dit avoir dépensé 18,9 millions de dollars de plus surtout en mesure de sécurité due à la pandémie. De plus, elle a dépensé 14,6 millions de dollars de plus en salaire, une hausse de 17,3 %.

La direction du monopole des alcools pourrait avoir de meilleurs résultats au trimestre suivant puisqu'elle a augmenté les prix de la plupart de ces vins les plus populaires depuis ce temps.

    Source : Rapport 1er trimestrie 2020-2021 SAQ.

Hausses des ventes d’alcool pendant la pandémie au Canada

Hausses des ventes en dollars de boissons alcoolisées pendant la pandémie au Canada

1er trimestre 2020.         2e trimestre 2020

       5719                                 5768

En millions dollars constants.

SAQ: hausses de prix et cachoteries

La SAQ annonce une hausse de prix pour dimanche.

À ma connaissance, ce sera la plus forte hausse de prix des dernières années à la SAQ: autant en dollars qu'en nombre de produits touchés.

Dans un communiqué publié ce matin, la société d'État dit qu'elle haussera les prix de 1828 produits.

Toutefois, ce serait beaucoup que cela. Le Journal de Québec révèle que ce seront en fait 3400 produits qui seront haussés. Le journaliste Jean-Michel Genois Gagnon a découvert qu'en plus de ces 1828 produits réguliers, la SAQ haussera les prix de 1572 autres produits de spécialité en approvisionnement par lot, les produits Celliers.

La SAQ écrit dans son communiqué que «Les demandes d’augmentation proviennent principalement des producteurs.»

Alors, quelle est la part qui reviendra au producteur? Combien recevra-t-il, suite à cette hausse ? La SAQ nous dit que si le producteur est payé en euro ou en dollar américain (c'est près de 20 % des vins courants qui sont payés en euros et 5 % en dollar amérivain, selon la SAQ), il recevra le même montant; pour les vins non transigés en devises étrangères c'est la SAQ qui encaisse la hausse pour ce qui est déjà ici et le producteur aura une augmentation lors de la prochaine commande.

Ce sont des vins et spiritueux qui sont déjà sur les rayons des magasins et dans les entrepôts. Des produits qui ont déjà été payés. 

C'est une hausse de prix étonnante en pleine pandémie alors qu'il y a un surplus de vin dans le monde et que les prix des vins devraient baisser et non augmenter ! (Voir Hausse injustifiée des prix à la SAQ.)

Concernant les 1572 vins de spécialité en approvisionnement par lot, la SAQ nous dit que «ce sont les produits de moyen et de haut de gamme qui sont négociés à chacun des lots achetés, souvent offerts en quantités limitées par les producteurs. Donc, habituellement négociés selon la qualité du millésime et de la demande sur les marchés internationaux. Bien qu’ils ne représentent que 8% de nos ventes, on parle ici de plus de 8000 références qui sont offertes à des moments différents dans l’année. Chacun des lots se vendant en moyenne sur une période de 2 mois, l’offre se renouvelle constamment créant ainsi une fluctuation en continu des prix. Les 1572 produits mentionnés sont ceux qui ont des résiduels dans nos magasins au moment où le lot suivant arrive sur les tablettes. Il peut s’agir de quelques caisses ou encore de quelques bouteilles seulement.»

Au final, pourquoi cette hausse?
C'est que le gouvernement du Québec a demandé à la SAQ de lui donner plus d'argent que l'an dernier malgré la pandémie. La direction de la SAQ doit donc hausser les prix et nous faire débourser plus afin de remettre 1,25 milliard de dollars au ministre des Finances d'ici la fin de l'année.

Pourtant la SAQ nous dit qu'elle "n’augmente pas ses prix pour augmenter sa marge bénéficiaire."

  (Texte modifié le 17 août pour y ajouter des informations données par la SAQ.)

 — Ajout le 15 septembre : la SAQ a de nouveau haussé les prix de 691 produits le 13 septembre, selon le Journal de Québec du 9 septembre.

Sujets connexes :

Vol à l'étalage à la SAQ

Le vol à l’étalage explose à la Société des alcools du Québec (SAQ), apprend-on ce matin à la lecture du Journal de Montréal et du site internet de réseau TVA.

«La société d’État a été privée de revenus de près de 14 millions de dollars, l’an dernier. Il s’agit du plus important montant depuis au moins 2012-2013.» écrit le journaliste Jean-Michel Genois Gagnon qui a obtenu ces chiffres de la SAQ après avoir fait une demande en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics.
Prix moyen d'une bouteille volée et récupérée à la SAQ
    Clients          58 $
    Employés        6 $

Selon ces chiffres, la SAQ a toutefois pu mettre la main sur 506 voleurs et récupéré 936 bouteilles valant 54,761 $. Elle a aussi pincé de ses propres employés qui auraient subtilisé «72 bouteilles d’une valeur de 437,40 $».

Ce sont des chiffres étonnants comme me le fait remarquer un ami grand amateur de vin. Les voleurs de l'extérieur piquent des bouteilles d'une valeur moyenne de 58 $, alors que les employés, de leur côté, subtilisent des bouteilles d'une valeur moyenne de 6 $ !»

Est-ce que les employés pris sur le fait volent surtout des bouteilles de bière pendant que les clients rattrapés essayaient de voler de grands vins et des grands scotchs?

Ce qui m'a toujours étonné à la SAQ c'est que l'inventaire indique souvent qu'il ne reste qu'une ou deux bouteilles d'un grand nombre de vins et que lorsque l'on veut avoir ces bouteilles, les employés ne les trouvent presque jamais.

La SAQ cherche des vins bios

La Société des alcools du Québec est à la recherche de vins bios.

La SAQ a lancé un avis de recherche pour qu'on lui propose des vins bios. Régulièrement, les acheteurs de la société des alcools publient ce qu'ils appellent leurs «besoins par catégorie» à l'intention de leurs fournisseurs.

Dans cette note, ils indiquent quelles sont les catégories, les régions dont ils aimeraient qu'on leur propose des vins.

Et pour plusieurs de ces régions, ils indiquent que «Seuls les produits issus d'agriculture agrobiologique certifiés seront considérés.» C'est le cas pour l'Espagne, le Portugal, l'Australie, le Chili, les États-Unis, l'Autriche, la Hongrie et la Grèce. Pour d'autres régions, ils indiquent «Atout : vins issus de l’agriculture agrobiologique certifiés et/ou végétaliens.» C'est le cas pour la Bourgogne, Bordeaux, le Languedoc, le Sud-Ouest, le Rhône, la Loire ainsi que plusieurs régions d'Italie.

De plus, les acheteurs de la SAQ indiquent aussi être à la recherche de vins natures et de vins végétaliens, en particulier du Beaujolais, du Languedoc, de la Loire, du Rhône, d'Alsace, des États-Unis et en rosé.

Il est à noter que la SAQ recherche aussi des vins de Champagne en entrée de gamme ainsi qu'en bio.

La SAQ a fortement augmenté sa sélection de vins bios depuis quelques années. Il y en avait 300 en 2015; puis 500 en 2017. Il y a aujourd'hui 1171 vins bios au répertoire de la société des alcools.

La nouvelle catégorie dite de vins nature augmente aussi passant de 12 en 2018 à 71 aujourd'hui. Pour ce qui est des vins oranges, il y en a aujourd'hui 47. (Ces chiffres sont pour les vins tranquilles au format de 750 ml).

Les vins bios sont de plus en plus populaires. Leur production augmente aussi dans le monde, en particulier en France, en Italie et en Espagne.

Voici les 10 meilleurs rapports qualité-prix en vins bios tranquilles et mousseux.

Cap au Sud, Cazes, Syrah-Mourvèdre 2018 Roussillon 3,5 13,20$
Feuille de Garance 2018 Rhône 3,5 20,35$
Tète Nat' 2018 France 3,5 23,35$
Rascaña, Baldovar 923, Valencia 2018 Espagne 3,5 26,90$
Les Meysonniers, Chapoutier, Crozes-Hermitage 2018 Rhône 3,5 27,65$
Vouvray 2018, Vincent Carême Loire 3,5 28,40$
Parès Balta, Blancs de Pacs 2019 Espagne 3,0 16,45$
Espinhosos 2019 Portugal 3,0 17,75$
Volalto, Monastrell bio 2018 Espagne 3,0 18,30$
Barbera Bio, Bonelli 2017 Italie 3,0 18,65$

Consultez aussi nos dernières notes sur des vins bios, ainsi que le palmarès des meilleurs vins bios de qualité.

Commande à l'auto


En cette période de contagion rapide du virus de la Covid-19, il est plus prudent d'utiliser le service de commande, de cueillette, de livraison de vos vins à l'auto.

Choisir votre vin en ligne parmi le répertoire d'une bonne succursale bien garnie et le faire déposer dans le coffre de votre voiture le jour même.

C'est le service qu'offre présentement la société des alcools de l'Ontario, la LCBO.

«Ouvrez votre coffre et votre commande sera déposée à l'intérieur de façon sécuritaire», nous dit la LCBO. Ce service est offert dans 5 villes de l'Ontario et sera étendu à plusieurs autres succursales. Pour les détails, voir Cueillette à l'auto LCBO.

De plus, la LCBO propose aussi la cueillette le jour même dans plusieurs de ses magasins.

Ce service a été lancé en mars 2019 et il est maintenant offert dans 111 de ses succursales.

Le client fait sa commande en ligne dans le site de sa succursale préférée et il va récupérer sa ou ses bouteilles le jour même s'il a passé sa commande au moins 3 heures avant la fermeture du magasin.

Et tout ça, c'est gratuit !

Et à la SAQ
La société des alcools du Québec n'offre pas ces deux services. Tout ce que l'on peut y faire c'est commander en ligne parmi un choix bien limité dans saq.com et faire livrer 5 jours plus tard.

Pourtant, il y a un bien meilleur choix de vin dans les succursales de la bannière SAQ-Sélection. Il y a 14 000 produits dans les succursales.

Est-ce que la direction de la SAQ offrira ces deux services avant la deuxième vague de la pandémie?

La SAQ répond avoir augmenté l'offre en ligne à 2000 produits (1140 vins) «soit la quantité moyenne de produits d’une succursale de bannière Sélection.» Et ajoute «Nous poursuivrons l’ajout des produits sur SAQ.com au cours des prochaines semaines pour faire en sorte de revenir à l’offre habituelle (avant la pandémie) dès cet automne.»  Cette offre était alors de 3000 vins en ligne avant la pandémie.

   Texte modifié le 31 juillet afin d'y ajouter la réponse de la SAQ.

   Santé !

Entente partielle dans la guerre du vin avec l'Australie

Les vins canadiens devront aussi payer la taxe d'accise et la Nouvelle-Écosse suspend sa réduction de taxe aux vignobles locaux.

Ceci est le résultat d'une plainte déposée en 2018 par l'Australie à l'Organisation du commerce international.

L'Australie estime que le Canada accorde un traitement de faveur aux vins canadiens au détriment des vins étrangers. D'après les accords internationaux, «les taxes ainsi que les lois, règlements et prescriptions affectant la vente, la mise en vente, l'achat, le transport, la distribution (...) ne devront pas être appliquées aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale». (Art. III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12  GATT de 1994).

Depuis 2006, les vins canadiens étaient exemptés de la taxe d'accise fédérale qui est de 0,50 $ la bouteille depuis le 1e avril.

En vertu de cette entente partielle dans ce litige avec l'Australie, le Canada accepte de réimposer cette taxe aux vins locaux d'ici juin 2022. Ceci pourrait signifier une hausse du prix des vins canadiens et québécois. Hausse qui pourrait être plus grande encore si les monopoles comme la SAQ y ajoutent leur majoration.

L'Australie était appuyée dans cette dispute avec le Canada par la plupart des pays producteurs de vin.

Ceci règle en partie ce litige, car l'Australie accuse aussi les provinces canadiennes d'avantager les vins locaux au détriment des vins étrangers.

Dans ce litige, la Nouvelle-Écosse annonce qu'elle mettra fin à son aide aux vignobles de la province. Elle imposait une majoration de 100 % aux vins importés, mais de 43 % aux vins locaux. Elle a promis à l'Australie de rétablir progressivement l'équilibre d'ici 4 ans.

De son côté l'Ontario «s’engage à éliminer la différence de taxation entre le vin ontarien et le vin non ontarien vendu dans les points de vente situés à l’extérieur des établissements vinicoles» progressivement d'ici trois ans.

Pour ce qui est du Québec, le dossier semple plus complexe, il n'y a pas encore d'entente entre le gouvernement de la province, celui du Canada et de l'Australie. Ça devrait être réglé d'ici la mi-aout.

Au Québec, les vignerons qui vendent à la SAQ se font rembourser une partie de la marge de la SAQ par le gouvernement provincial. Par contre, ceux qui vendent directement aux épiciers ne paient pas cette majoration de la SAQ contrairement aux vins étrangers qui doivent tous la payer. Cette majoration de la SAQ est de 6,17 $ pour une bouteille vendue 15 $. De plus, le Québec ne permet que la vente de vin embouteillé localement dans les épiceries.

À la SAQ, on ne veut pas se prononcer sur ce sujet pour le moment, on nous dit «qu'il s’agit d’une décision partielle dans un dossier beaucoup plus vaste qui comprend différents éléments. Nous allons prendre le temps d’analyser ses impacts et attendre la finalité des présentes négociations sur l’ensemble du dossier avant d’émettre des commentaires.»

Pour sa part, la Colombie-Britannique aurait réglé ce différend parce qu'elle a retiré son règlement favorisant les vins locaux dans les épiceries lors de l'accord de l'ALÉNA 2 avec les États-Unis.

Texte modifié le 2 août afin d'y ajouter les renseignements concernant l'Ontario.
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Le Canada conclut un accord partiel sur le vin avec l’Australie, Communiqué Canada

Plainte de l'Australie à l'OMC.

La Nouvelle-Écosse se résigne à abandonner son aide aux producteurs de vin, Radio-Canada, Nouvelle-Écosse

N.S. pours out policy to support wine industry rather than risk crossing WTO, CBC, Nova Scotia

Canada seeks to end wine war with Australia, National Observer 

Il est impossible de détecter plus de 4 odeurs dans le vin

L'être humain serait incapable de détecter correctement plus de 4 odeurs dans un mélange.

«Chez l’Homme, il est admis que la capacité d’analyse des odorants en mélanges est limitée à 4 constituants; au-delà, la perception passerait automatiquement en mode synthétique (Jinks et Laing, 1999a, 2001; Laing et Francis, 1989)», écrit Charlotte Sinding dans sa thèse de doctorat intitulée «Perception des mélanges d'odeurs».

Mme Sinding cite ainsi plusieurs recherches, dont celles de David Laing. Ce dernier a publié plusieurs études sur le sujet. Dans l'une d'elles, il conclut que «Les résultats ont indiqué que les sujets ne pouvaient identifier que jusqu'à quatre odeurs dans un mélange.» (Livermore et Laing 1998)

Pourtant, il arrive fréquemment que des dégustateurs, des sommeliers et des chroniqueurs vin nomment 5,10 et même 15 odeurs dans un verre de vin. Comment font-ils alors que la science dit bien que c'est impossible? Est-ce le fruit de leur imagination?

Fumée
Fraise
Lavande
Kérosène
Rose
Miel
Fromage
Chocolat

M. Laing a mené de nombreuses études sur le sujet avec de ses collègues. Dans l'une d'elles, il a choisi un panel de 10 femmes et 16 hommes de 18 à 32 ans et leur a demandé de tester 8 odeurs répandues, distinctives et facilement identifiables : la fumée; la fraise; la lavande; le kérosène; la rose; le miel, le fromage et le chocolat. Il les a fait pratiquer pendant 5 jours afin de s'assurer que chacun puisse reconnaitre facilement ces odeurs, jusqu'à obtenir un taux de reconnaissance de 97 %.

Puis, il a demandé aux participants d'identifier ces odeurs dans un mélange d'air. Il leur a présenté 16 mélanges aléatoires contenant de 1 à 8 odeurs.
Le taux de succès a été de :

  • 50 % pour 1 odeur;
  • 15 % pour les mélanges de 2 odeurs:
  • 5 % pour 3 odeurs;
  • 3 % pour les mélanges contenant 4 odeurs.

Au-delà de 4 odeurs, le taux de bonnes réponses était proche de zéro. L'expérience a été répétée 3 fois en 3 jours.

Le même type d'expérience a été fait aussi avec des parfumeurs et des aromaticiens et les résultats ne sont pas significativement plus élevés. Les chercheurs ont noté dans leurs expériences menées sur plusieurs années que les résultats des experts et entrainés n'étaient que très légèrement supérieures à ceux des non-experts.

«Les résultats ont indiqué que pour les deux panels, seuls 3 ou 4 composants d'un mélange complexe pouvaient être distingués et identifiés et que cette capacité ne pouvait pas être augmentée par la formation.» (Influence of training and experience on the perception of multicomponent odor mixtures. Livermore, Laing, 1996)

Donc, toutes ces odeurs que nous énumérons au-delà des 3 ou 4 premières ne sont que le fruit de notre imagination. Ces odeurs existent dans notre cerveau, dans nos souvenirs olfactifs. Elles sont personnelles, mais ne sont pas présentes dans le verre de vin et nos voisins ne sentiront pas nécessairement les mêmes odeurs.

«Une fois que vous avez un mélange d'odeurs, il devient difficile de choisir des odeurs individuelles, semble-t-il: certaines des longues listes de descripteurs de vin relèvent de l'imagination», nous répond Jamie Goode dans Twitter.

Si nous sommes incapables de nommer correctement plus de deux ou trois odeurs dans notre verre de vin, nous devrions peut-être nous contenter de descriptifs plus généraux; tels que floral, fruité, végétal, animal, terreux...

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Perception des mélanges d'odeurs, Charlotte Sinding
Thèse soutenue le 13 avril 2012 pour obtenir le grade de Docteur de l’Université de Bourgogne  293 pages.

The influence of chemical complexity on the perception of multicomponent odor mixtures
Andrew Livermore, Charles Sturt University, Bathurst, New South Wales, Australia
et  David G. Laing, University of Western Sydney, Richmond, New South Wales, Australia, 1998

Influence of training and experience on the perception of multicomponent odor mixtures. Livermore, A., & Laing, D. G. (1996)

The Science of Wine, 2e édition, Jamie Goode, 2014.

Du progrès en ligne à la SAQ

La SAQ annonce 123 nouveaux produits ce matin, dont 113 sont disponibles en ligne.

Chaque jeudi, la SAQ présente un peu plus d'une centaine de produits dans son site internet.

Jusqu'à maintenant seulement 1/3 de ces nouveautés étaient disponibles pour achat en ligne.

C'est donc un réel progrès.

De ces 123 nouveaux produits 90 sont des vins tranquilles et 88 d'entre eux sont disponibles en ligne.
Il y a aussi 8 mousseux, dont 7 sont en ligne.

À noter aussi parmi ces 123 nouveaux produits que 24 sont bios.

Bravo! Souvent, nous critiquons la SAQ, mais ici il faut la féliciter.

Parmi ces 123 produits, 112 ne sont disponibles qu'en ligne pour le moment.
Les quantités de ces produits ne sont toutefois pas très élevées : soit de 6 à un peu plus d'une centaine de bouteilles.

Voici ici la liste de ces 123 nouveaux produits : www.saq.com/fr/nouveautes

Au total, le site saq.com affiche 14 000 produits, dont 1800 sont disponibles pour achats en ligne.

 

Vive le vin du Québec

Carte des vins et vignobles du Québec 2020

Voici un très beau travail de notre collègue Karyne Duplessis Piché.
C'est une grande carte représentant 11 régions viticoles du Québec.
Avec les adresses des 140 producteurs de vin du Québec, classé par région, ainsi que les adresses de leurs sites web.
Karyne nous décrit aussi les principales caractéristiques des 22 cépages les plus utilisés par ces vignerons.
C'est indispensable pour planifier vos tournées dans les vignobles du Québec.
C'est 12 $ et vous pouvez commander la carte à cette adresse : https://karynevivelevin.com/

Vive le vin du Québec, carte des vins et vignobles du Québec 2020
par Karyne Duplessis Piché, 41 x 46 cm. 12 $.
 

Une pub inexacte de la SAQ

La SAQ se paie toute une publicité dans La Presse+ ce matin !

Le monopole d'État y vante les avantages des vins importés en vrac et embouteillés ici.

Citant une vice-présidente du plus gros embouteilleur du Québec, elle écrit que « Seule différence : son mode de transport est optimisé, ce qui assure la qualité du produit et permet de réduire son empreinte environnementale. »
— Mira Natal, Arterra, le plus gros embouteilleur de vin au Québec.  

Cueillette express en succursale SAQ

La SAQ annonce un nouveau mode de cueillette de produit en succursale.
Elle dit que ce sera plus rapide et que dans certains cas, il ne sera pas nécessaire d'entrer dans la succursale.

La SAQ ne donne pas beaucoup de détails, mais écrit dans une publication Facebook

  1. «Commandez en ligne dans SAQ.COM
  2. et choisissez l’option de livraison en succursale (gratuite à l’achat de 75$ et +).
  3. Quand vous recevrez le courriel de confirmation qui avise que la commande est prête à récupérer, rendez-vous à la succursale que vous avez choisie.
  4. Composez le numéro de téléphone inscrit dans le courriel de confirmation (celui de la succursale).
  5. Un employé vous donnera alors les directives pour récupérer votre colis.»

La SAQ offre ainsi un genre de service à l'auto comme le font plusieurs commerces de détail depuis le début de la pandémie. Comme on le sait la SAQ est toujours beaucoup plus lente à s'adapter que les autres commerces de vente au détail.

À la SAQ, on nous dit ne pas être lent, mais s’être adapté progressivement au nouveau contexte de la pandémie et améliorer constamment le service à la clientèle.

Il n’y aura pas de service à l’auto, nous dit Linda Bouchard responsable des relations de presse. Les clients devront peut-être tout de même aller récupérer leurs colis à l’intérieur dans certaines succursales. À d’autres succursales, les colis pourront être récupérés à la porte du garage. Le service sera différent selon les succursales, le personnel et la configuration des lieux, précise Mme Bouchard.

Il reste toujours le problème de la piètre qualité du choix en ligne. C'est seulement 10 % de l'offre en succursale et ce sont surtout des vins d'entrée de gamme. La SAQ dit que ce sont les produits les plus populaires qui sont en ligne et que ceci répond à la demande générale.

Il serait encore plus intéressant de plutôt pouvoir choisir parmi l'inventaire de notre succursale préférée. Il y en effet un bien meilleur choix dans les succursales sélection qu'en ligne.

À cela Mme Bouchard répond que la SAQ n’a pas le personnel suffisant pour offrir ce service et qu'il n’est pas envisagé de le faire.

  Texte modifié à 17 h 52

Prix moyen du vin importé : 4,13 $

Le prix moyen du vin tranquille importé en vrac et en bouteilles au Canada a été de 4,13 $ la bouteille au cours des 3 premiers mois de l'année 2020.

Le Canada a importé 62 millions de litres de vin en bouteilles et 31 millions de litres en vrac au cours de cette période. Un litre sur trois est importé en vrac. Tout cela au cout de 516 millions de dollars, selon les chiffres de Wine by Numbers.

Le prix moyen du vin en bouteilles est resté inchangé à 7,84 $ le litre (soit 5,88 $ la bouteille de 750 ml). Par contre, le prix du vrac a diminué de 15 % à 0,89 $ le litre; soit l'équivalent de 0,67 $ la bouteille.

Ce vin en vrac est embouteillé ici et est vendu dans les épiceries et dans les magasins des monopoles. On peut se demander si le prix du vin va diminuer de 15 % dans les épiceries.

En bouteille, nous avons importé 14 millions de litres de vin d'Italie et 11 millions de litres des États-Unis et de la France. En vrac ce fut 8 millions de litres de l'Argentine et 7 millions de l'Australie.

Du côté des vins mousseux, nous avons augmenté nos achats en Italie (+12%) et diminué celles en Espagne (-7%) et en France (-1%). L'importation totale de mousseux a augmenté de 3,6 % à 3 millions de litres et le prix moyen a aussi augmenté de 3,6 % à 11,53 $ le litre.

Le volume total d'importation de vin est en gros le même que pour les trois premiers mois de l'année précédente.

Importations de vin au Canada, 1er trimestre 2020

   litres  $ 750ml
 En bouteilles  62 299 102  488 302 495 5,88$
 En vrac  31 575 982  27 997 230 0,67$

Wine by Numbers

 

Produits du Québec en provenance d'ailleurs

Produits du Québec provenant de France, d'Australie et d'ailleurs!

La SAQ offre ces jours-ci de multiplier par 10 les points de rabais sur l'achat des produits du Québec «Sur tous les produits du Québec.»

Il y en a aujourd'hui 1289 au répertoire de la SAQ. Ces vins et spiritueux proviennent toutefois de 14 pays, dont la Guyane, Trinidad Tobago...

Parmi les 309 vins dits «Produits du Québec», il y en a 33 de France; 26 d'Australie; 24 d'Italie; 20 des États-Unis; 11 d'Espagne... et même 2 de l'Ontario.

Le cellier de 3 litres de Cabernet Shiraz Cliff 79 en provenance d'Australie arbore la belle fleur de lis stylisée en forme de verre parce qu'il est embouteillé au Québec. Et aussi le très populaire Wallaroo Trail et le 4 litres de Caballero de Chile.

Le rosé et le 3 litres de Jackson-Triggs de l'Ontario sont aussi dans cette section «Produits du Québec».

Et qu'est-ce qui leur vaut de faire partie des produits d'ici? «Produit fièrement assemblé et mis en bouteilles dans une entreprise locale, par du monde d'ici», lit-on dans le site de la SAQ. (www.saq.com/fr/produits/produits-origine-quebec)

La SAQ affiche aussi du rhum des Caraïbes et un whisky écossais dans cette section.

Cette catégorie «Produits québécois» est un vrai fourretout. Il y a les produits étiquetés «Origine Québec»; ceux dits «Préparé au Québec» et tout ceux qui sont «Embouteillé au Québec». Ainsi tous les vins de dépanneurs seraient des produits du Québec!

La SAQ a mis en valeur il y a quelques années le logo «Origine Québec». Puis, le 4 juin dernier, elle a ajouté deux nouveaux logos. «Alors que la popularité des produits du Québec est grandissante et que nos clients sont de plus en plus sensibles aux enjeux liés à l’achat local, la SAQ annonce la mise en place de deux nouvelles identifications distinctives pour les produits québécois : Préparé au Québec et Embouteillé au Québec.»

«Avec ces nouveaux identifiants distinctifs, nous mettrons encore plus en valeur la grande famille des produits québécois», a déclaré Catherine Dagenais, présidente et chef de la direction de la SAQ.

Ce qui ajoute aussi un peu de confusion et qui dilue l'expression produit du Québec.

La SAQ n'est pas seule à agir ainsi. Statistique Canada classe comme «vin canadien» tous les vins importés en vrac et embouteillés au Canada, car ils peuvent y être modifiés, acidifiés, colorés, sucrés...

En Italie, l'huile d'olive espagnole, tunisienne et grecque est dite huile d'olive d'Italie si elle est embouteillée en Italie.

Alors, est-ce que des oranges emballées au Québec peuvent être qualifiées de «produits du Québec»?

Les restaurants pourront acheter le vin au prix de gros en Colombie-Britannique

Les restaurants de la Colombie-Britannique pourront acheter le vin, la bière ainsi que les spiritueux au prix de gros.

Le gouvernement de cette province prend cette mesure pour aider les restaurateurs fortement touchés par la crise du Covid-19.

Actuellement, les restaurants et les bars paient le vin et autre alcool au même prix de détail que les consommateurs individuels.

Ils paieront à partir du 1er juillet environ 20-25 % de moins et cela jusqu'au 31 mars 2021.

Le procureur général de la province qui a fait cette annonce estime que cela coutera 50 millions de dollars à l'État. M. David Eby dit ne pas s'attendre à que les tenanciers réduisent leurs prix et refilent l'économie à leurs clients. Cette mseure vide plutôt à les aider à rentabiliser leurs commerces.

Les restaurateurs de cette province demandent depuis longtemps de bénéficier d'un prix de gros étant donné qu'ils achètent en grande quantité.

Maintenant, on peut se demander si le gouvernement du Québec fera de même. Au Québec, la part de la SAQ sur un vin de 15 $ est de 53 % du prix de détail.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique s'est engagé depuis quelques années dans un processus de libéralisation du commerce de l'alcool. Entre autres mesures, des épiceries peuvent maintenant y vendre du vin de qualité embouteillé à l'étranger. De plus, le gouvernement veut réduire les couts et étudie la possibilité de permettre que certains produits alcoolisés soient expédiés directement aux magasins de détail ou aux restaurants sans avoir à être entreposés par le gouvernement.

La Colombie-Britannique est la seule province canadienne qui a un système mixte de vente de vin en partie étatique et en partie libre.

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  Province expands measures to support restaurant, tourism industries, Ministry of Attorney General
 

Achats en ligne: la SAQ double ses clients

Les achats en ligne ont fortement augmenté l'an dernier dans le site de la Société des alcools du Québec. (SAQ). 

Le nombre de personnes qui ont acheté en ligne sur la plateforme saq.com à doublé l'an dernier. C'est passé de 52 000 clients à 100 000 pour l'année 2019-2020 qui s'est terminée le 28 mars dernier.

Les ventes en ligne sont toutefois toujours minimes à 55,5 millions de dollars (sur des ventes totales de 3,4 milliards $), mais c'est tout de même 20 % de plus que l'année précédente.

Le site saq.com serait, selon la SAQ, le site de magasinage en ligne québécois le plus fréquenté au Québecavec 37 millions de connexions.

La SAQ dit que cette utilisation accrue de son site est due en partie au confinement contre la Covid-19. «En effet, avant le 13 mars 2020, les ventes en ligne enregistraient une progression de 15 %, alors que cette croissance a bondi et atteint 20,1 % au 28 mars 2020.» (Rapport annuel 2020 SAQ)

Maintenant, la moitié des clients de saq.com font livrer à domicile.
La proportion de livraison à domicile par rapport aux livraisons en succursale est en effet passée de 10 % à 49 % au cours des dernières semaines de mars.

Un petit sondage mené auprès des lecteurs de Vin Québec nous apprend que 40 % des répondants ont fait des achats en ligne; 21 % disent le faire quelquefois; 10 % souvent et 9 % disent toujours acheter en ligne.

Toutefois, 60 % n'achètent jamais en ligne. C'est que le choix en ligne est beaucoup moins grand qu'en succursale. En effet, la SAQ n'offre que 10 % de ces vins pour achat en ligne. C'est trois fois moins qu'avant la crise de la pandémie.

Voici une belle sélection de vin actuellement disponible en ligne dans le site de la SAQ.

Mas des Tourelles 2019 2   9,20$
Boussac, Languedoc 2018 2 10,30$
Santi Nello, Botter, Pinot noir 2019 2 10,65$
Dão, Adega de Penalva, Branco 2019 2,5 11,65$
Albis 2019 Blanc 2 11,70$
Borsao Selección 2018, Garnacha 2 11,90$
La Vielle Ferme, Ventoux rouge 2018 2,5 12,95$
Anciano, Gran Reserva 2010 2 13,50$
Pinot Noir, Les Jamelles, Pays d’oc 2018 2 13,95$
Cusumano, Syrah 2018 2,5 13,95$
Champs de Florence, Rosé 2019 2 14,55$
Paul Mas, Vignes de Nicole, Blanc 2018 2 14,80$
Domaine Labranche, Vin d'érable, Classique 2019 2 14,95$
La Sablette, Muscadet 2018 2,5 15,45$
Luna Di Luna, Salento 2 15,60$
Côtes du Rhône Réserve, Famille Perrin 2017 2 15,65$
Le Pive Gris 2018 BIO Rosé 2,5 15,80$
Dogajolo 2018 2 15,95$
El Coto, Rioja Crianza 2016 2,5 16,75$
La Vendimia, Palacios Remondo, Rioja 2018 2 17,75$
Faustino V, Rioja Reserva 2014 2,5 18,50$
Otazu, Premium Cuvée 2016 2 18,80$
Pétale de Rose 2019 BIO 3 20,80$
Bonterra Rosé 2018 BIO 2 20,95$
Syrah, La dernière Vigne, Pierre Gaillard 2018 2 25,15$
Les Meysonniers, Chapoutier, Crozes-Hermitage 2018 3,5 27,65$

Les vins blancs montent en popularité au Québec

La popularité des vins blancs continue de croitre au Québec au détriment des vins rouges.
La part de marché des vins blancs a été de presque 36 % l'an dernier. Une hausse de plus de 1 point. Les rouges pendant ce temps sont tombés à moins de 60 %.

Les rosés ne bougent pas. Ils sont toujours à un peu moins de 5 %.

En 10 ans, les blancs sont passés de 23 % des parts de marché à 35,9 %.
Les rouges ont baissé de 73 % à 59 %.

Parts de marché - vin à la SAQ - selon les couleurs
  2010
2012 2014 2016 2018 2019 2020
Blancs 23 24,5 26,9 29,6 33,2 34,8
35,9 %
Rouges 73 70,9 68,8 65,8 62,4 60,3
59,2 %
Rosés 4 4,6 4,5 4,6 4,4 4,9 4,9 %
Source : rapports annuels SAQ  

Il faut dire aussi que la qualité des vins blancs offerts au Québec s'est accrue énormément ces dernières années. Il y aurait aussi le fait que les Québécois ont modifié leur régime alimentaire. Ils mangent plus léger. Nous constatons aussi un engouement pour les vins moins corsés et plus digestes.

Voici quelques exemples de vins blancs de bon rapport qualité-prix actuellement disponibles au Québec.


Nom Région Cote Prix
Wine by Nature du Vin, Latúe 2018 Espagne 2,0  9,70$
Vale da Judia Branco 2019 Portugal 2,0 10,15$
Dão, Adega de Penalva, Branco 2019 Portugal 2,5 11,65$
Albente, Feudi di San Gregorio 2018 Italie 2,5 13,90$
Mega Spileo, Assyrtiko 2018 Grèce 2,5 14,60$
Chenin Blanc, Saumur, Marcel Martin, La Sablette 2018 Loire 2,5 14,65$
La Sablette, Muscadet 2018 Loire 2,5 15,45$
Methea blanc 2017 Grèce 3,0 17,30$
Il Salinaro, Grillo 2017 Italie 3,0 17,70$
La Croix Belle, Chardonnay 2018 Languedoc 3,0 17,95$
Bourgogne, Côtes Salines, Domaine Gueguen 2018 Bourgogne 3,0 18,75$

D'autres ici...

Hausse des achats de vin au Québec

Les ventes de vin repartent à la hausse au Québec.

Après avoir baissé de 3,5 millions de litres l'année précédente, les ventes de vin ont augmenté au cours du dernier exercice financier de la SAQ de 5,2 millions de litres. C'est une hausse de 3,1 %.

Les Québécois ont ainsi acheté l'équivalent de 7 millions de bouteilles (750 ml) de vin de plus.

En 2018-2019, ils avaient acheté 5,2 millions de bouteilles de moins dans les succursales que l'année précédente. (Voir Forte chute des ventes de vin à la SAQ, juin 2019)

Ces achats pour l'année 2019-2020 ont augmenté tant dans les succursales de la SAQ (+4 millions litres) qu'aux épiceries (+1,2 million litres)

C'est surtout au dernier trimestre se terminant le 28 mars que les ventes de vin ont augmenté; soit une hausse de 3,9 millions de litres. Toutefois, la direction de la société d'État n'attribue pas cela à la pandémie. «L’exercice financier 2019-2020 s’est terminé dans les premières semaines de la pandémie de COVID-19. L’impact financier sur le résultat net, les ventes ainsi que les coûts additionnels occasionnés par cet évènement de santé publique n’est pas important», écrit-elle dans son rapport annuel publié en fin de journée hier.

En dollars, la hausse des ventes de vin a été de 4,6 %. Les revenus de la vente de vin représentent 2,5 milliards sur les ventes totales de 3,4 milliards de la SAQ.

La hausse a toutefois été plus forte du côté des spiritueux; soit 7 % en volume et 9 % en valeur.

L'achalandage en succursale, après avoir diminué de 62,5 millions de transactions à 60,3 millions en 2018-19, a remonté à 63 millions de transactions au cours de la dernière année.

Ces hausses ont permis à la SAQ d'accroitre son bénéfice net de 6,9 % à 1,2 milliard soit 69 millions de plus que ses prévisions.

La direction de la SAQ s'engage à faire un autre bon bénéfice pour l'année qui s'en vient malgré la crise économique causé par la pandémie. Elle écrit que «bien que l’incertitude économique provoquée par la crise de la COVID-19 rende difficile l’établissement de perspectives fiables, la direction de la SAQ s’engage à déployer les efforts nécessaires afin de sécuriser les revenus de l’État.»

La direction de la SAQ a donné 488 000 $ en allocation de transition à sa vice-présidente aux ressources humaines qui a quitté le 2 octobre en plus de 40 000 $ en boni, après lui avoir payé un salaire de 186 000 $ et un autre montant de 15 000 $.

Ventes de vin en millions de litres
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
148
155
157
156
160
162
163
173
169
174

  Chiffres tirés du Rapport annuel de la SAQ 2020.

L'industrie vinicole étatsunienne soutient massivement Donald Trump

Les grands du monde du vin aux États-Unis soutiendraient massivement la candidature de Donald Trump en vue des élections de novembre.

C'est ce que soutient l'Association des économistes du vin des États-Unis (AAWE) qui a publié des chiffres ces derniers jours sur les contributions de l'industrie du vin des États-Unis aux candidats à l'élection présidentielle.

«En termes de dollars, l'industrie viticole américaine soutient massivement Trump», écrit l'AAWE dans ses pages Facebook et Twitter.

Celui qui a donné le plus est l'éditeur du magazine Wine Spectator, Marvin R. Shanken (185 800 $), suivie de Jordan Winery, de Westerly Wine, du Domaine Serene et de l'agence promotionnelle Southern Glazers. Cette dernière agence fait affaire aussi au Québec où elle représente les vins de Gérard Bertrand et la maison de Champagne Duval Leroy.

 

L'association des économistes a publié par après plusieurs autres données démontrant que l'industrie du vin des États-Unis contribue très peu à la campagne électorale de Joe Biden, le candidat démocrate. Ils ont donné 606 000 $ à Donald Trump contre 10 000 $ à Joe Biden.

Ces chiffres de l'AAWE ont été obtenus auprès de la Commission électorale fédérale des États-Unis.
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- 2020 Presidential Elections in the U.S. Wine Industry’s Contributions to Presidential Candidates
- Compte Twiter de l'AAWE
- Compte facebook de l'AAWE

 

TROP DE VINS EN ENTREPÔT À LA SAQ

Il y aurait trop de vins dans les entrepôts de la SAQ !

La société d’État dit qu’elle a un surplus de 70 000 caisses dans ses deux entrepôts. Elle a donc annoncé à ses fournisseurs qu’il n’y aura pas de nouvelles commandes de vins de spécialité en approvisionnement par lot avant le 15 septembre.

Ce sont des milliers de vins de qualité produits en plus petites qualités par de bons vignerons. 

Les ventes de ces produits auraient fortement diminué depuis le début de la crise de Covid-19, affirme la SAQ. «Depuis le début de la pandémie, nous réalisons entre 70 % et 75 % des ventes périodiques ce qui fait en sorte que nous avons accumulé un surplus d’inventaires de près de 70 000 caisses dans nos entrepôts.»

La direction du monopole des vins affirme que le comportement des clients a changé. Ses clients achèteraient moins de produits de qualité pour se tourner vers les vins d’entrée de gamme.

«Nous avons observé dans notre commerce, et ailleurs, que les clients prennent moins de temps pour magasiner, ils sont plus réticents à demander des conseils et ils tendent à acheter des produits connus, en plus grande quantité», écrit la SAQ à ses fournisseurs.

Donc, la SAQ prévoit que cela va perdurer et elle concentrera son offre sur les vins d’entrée de gamme.

Elle dit ainsi que «somme toute, avec les inventaires et commandes déjà émises, nous n’avons pas besoin d’émettre aucune commande supplémentaire avant la P07-2020 (15 septembre) et ce, pour toutes les catégories de spécialités par lot.»

Il faut dire aussi que la SAQ ne laisse plus entrer les agents promotionnels dans les succursales depuis le début de la pandémie. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus pousser leurs produits et ne les font plus déguster aux conseillers. Les conseillers ne connaissent donc plus les derniers arrivages puisqu’ils n’ont pas l’occasion de les déguster.

Avant la pandémie, les conseillers en vin choisissaient une partie des vins de spécialité à faire venir dans leur succursale. Maintenant, c’est le siège social qui choisit ce qui sera envoyé dans les magasins. «Les produits sélectionnés respectent une saine répartition entre les catégories, dit la SAQ, afin d’avoir une bonne représentativité, les tendances des ventes, l’intérêt des clients par succursale, les inventaires ainsi qu’un équilibre dans les prix.»

Devant cela, des agents promotionnels craignent maintenant que la direction de la SAQ ne les laisse plus jamais entrer dans les magasins.

Les prochaines commandes de vin de spécialité se feront donc pour les fêtes de Noël.

La vérificatrice générale du Québec avait reproché en 2016 aux gestionnaires du monopole de très mal gérer la catégorie de vins en achat par lot. Elle avait noté que le taux de rotation de ces vins étaient deux fois moins élevés que celle des vins en approvisionnement continue ce qui accroissait ses couts.

Ajout le 8 juin.
Plusieurs lecteurs suggèrent à la SAQ de faire des ventes à rabais pour écouler ses surplus de vin.

 

Il y a trois catégories d’approvisionnement de vin a la SAQ.

Les vins courants, environ 1200, dit aussi vins réguliers. Ce sont les gros vendeurs, les vins produits et achetés en grande quantité. Des vins qualifiés quelques fois de vins industriels. L’approvisionnement est régulier et continue. Aussitôt que le stock diminue la SAQ en commande afin qu’il n’y a pas de rupture et que ces vins soient toujours disponibles sur les rayons.

Il y a ensuite les vins de spécialités. Ce sont les vins que l’on retrouve dans la section Cellier ou le long des murs. Des vins produits en plus petites quantités, des vins souvent plus chers, en général plus de 18 $. Ce groupe se divise en deux. Il y a premièrement les vins de spécialité en approvisionnement continue dont les stocks sont renouvelés automatiquement. Cette catégorie en approvisionnement continue a été fortement accrue ces dernières années. Ils seraient maintenant environ 2000.

Puis la dernière catégorie, les vins de spécialité en approvisionnement par lot. Ce sont des milliers de vins (environ 9000) produits en plus petites quantités. Ils ne sont pas nécessairement renouvelés lorsqu’ils sont tous vendus, mais une a deux fois par année selon le bon vouloir de l’employé de la SAQ responsable de cette catégorie.

Arbitrage entre l'Australie et le Canada

Le Canada et l'Australie s'entendent aujourd'hui pour demander à un comité d'arbitrage de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de régler leurs différends au sujet de la vente du vin au Canada.

L'Australie a déposé une plainte à l'OMC en janvier 2018 accusant les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada de ne pas respecter plusieurs articles de l'Accord du GATT de 2014 (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).

L'Australie estime que le Canada accorde un traitement de faveur aux vins canadiens au détriment des vins étrangers. D'après les accords du GATT, «les taxes ainsi que les lois, règlements et prescriptions affectant la vente, la mise en vente, l'achat, le transport, la distribution (...) ne devront pas être appliquées aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale». (Art. III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12  GATT de 1994)

L'Australie estime que les monopoles des alcools d'État du Québec, de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ne respectent pas ces règles du libre-commerce, en particulier l'article XVII,1. Le Québec, entre autres, ne permet pas la vente de bouteilles importées dans ses épiceries et accorde un traitement de faveur aux vins locaux.

Plusieurs autres pays se sont joints à l'Australie pour soutenir sa plainte, dont les États-Unis; l'Union Europénne; l'Argentine et le Chili.

En acceptant l'arbitrage, le Canada évite ainsi les sanctions commerciales que pourraient imposer ces pays.

L'arbitrage devrait être rendu dans les 90 jours. Les parties conviennent de se conformer à la décision arbitrale, qui sera définitive.

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OMC. Canada — Mesures régissant la vente de vin - Procédures convenues pour l'arbitrage au titre de l'article 25 du Mémorandum d'accord WT/DS537/15  PDF| 3 juin 2020

DS537: Canada — Mesures régissant la vente de vin, OMC

L'Australie déclare la guerre du vin au Canada, janvier 2018

Baisse des prix des vins

La pandémie et la crise économique qui en découle entrainent une baisse des prix des vins.

La production de vin dans le monde dépasse la consommation depuis quelques années déjà. Il y a donc plus de vin à vendre que d'acheteurs. L'offre dépasse la demande depuis 1963. Ce phénomène est accentué depuis quelques mois par la pandémie de Covid-19. Les restaurants sont fermés dans le monde, le tourisme est à zéro et les consommateurs ont moins d'argent. De plus, en temps de crise, les consommateurs ont tendance à consommer des vins moins chers.

Les producteurs de Champagne font de grands efforts ces jours-ci pour éviter de réduire les prix de leurs vins. L'association des vignerons et l'Union des maisons se sont entendues pour maintenir les prix élevés malgré le fait que le tiers des bouteilles ne trouve pas preneur.

Cependant, dans d'autres régions, il n'y a pas de cartel comme en Champagne, c'est le marché libre et des vignerons ont déjà décidé de baisser leurs prix. C'est le cas à Bordeaux où les propriétaires de grands châteaux annoncent des prix plus bas pour leur millésime 2019. C'est 25 % de moins à Cos d'Estournel; 31 % de moins à Château Pontet-Canet et 33 % de moins à Château Palmer.

Dans plusieurs régions, c'est la crainte. Les ventes sont en baisse. Il n'y a plus de visites aux domaines, plus de salon des vins, plus de grandes dégustations. Les exportations sont minimales. À Cahors on s'inquiète «On ne sait pas si les touristes viendront. Et s’ils viennent, auront-ils les moyens d’acheter. Avec les pertes de salaire liées au chômage partiel, beaucoup de gens ont perdu de leur pouvoir d’achat» dit Caroline Cassot, présidente de la fédération des vignerons indépendants du Lot à France3.

En Alsace, «même à bas prix il n’y a pas d’acheteurs en face»,  affirme Claude Freyermuth à Vitisphère. Alors que les cours alsaciens sont sur un plateau de 100 à 200 €/hl en AOC générique.

En Beaujolais, on songe à déclasser les crus en Beaujolais, Beaujolais Villages et Coteaux Bourguignons.

En Loire, on espère vendre, écouler au moins un millésime avant aout pour faire de la place pour la prochaine vendange qui commencera vers le 20 aout.

Les stocks sont élevés en cave et il faudra vendre pour faire de la place à la nouvelle récolte. De nombreux producteurs demandent aux gouvernements d'acheter leurs surplus pour le distiller afin d'empêcher un effondrement des prix.

Les importateurs, de leur côté, exigent des prix plus bas. «Les prix baissent et il va falloir que les exportateurs français fassent des efforts pour rester sur le marché», prévenait Delphine Chemla, gérante de l’importateur Vini di Francia en Italie, citée par Le Moniteur du commerce international.

En Angleterre, les consommateurs de vins ont troqué le «moins. mais mieux» pour une multiplication des occasions de consommation et des prix d’achat plus faibles, rapporte Wine Intelligence.

C'est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs, mais une moins bonne nouvelle pour les producteurs.
 

   Texte modifié le 4 juin afin d'y ajouter des informations sur l'Alsace, le Beaujolais et la Loire.

La SAQ affiche-t-elle les meilleurs prix au Canada ?

Dans une lettre publiée dans le journal LaPresse, M.Roch Bissonnette affirme que la SAQ affiche les meilleurs prix au Canada.

On me demande si c’est vrai.

M. Bissonnette président du regroupement des agents promotionnels d’alcool A3 Québec dit que «la perception populaire tend à laisser croire que les Québécois payent plus cher qu’ailleurs. Pourtant, la SAQ occupe depuis deux ans le premier rang en matière de prix parmi les Liquor Boards du Canada.» La Presse, 28 mai 2020

Le président de l’agence promotionnelle Sélections Oeno ne donne pourtant pas de chiffres pour soutenir cette affirmation!

Est-ce que la SAQ affiche vraiment les meilleurs prix au Canada ?
Les spiritueux sont moins chers à la SAQ que dans les autres monopoles. Les bières vendues ici au privé sont aussi moins chères que dans le reste du Canada.

En ce qui concerne le vin c’est une tout autre affaire. Ça dépend de ce qui est comparé. Si l'on compare les vins identiques, c’est-à-dire les vins de même nom d’un monopole à l’autre oui c’est vrai, parce que c’est obligatoire.

En effet, la SAQ exige depuis quelques années de ses fournisseurs des prix identiques ou inférieurs à ceux des autres monopoles du Canada. Elle appelle cela «son meilleur prix canadien».

Elle ne veut plus voir dans les médias des mentions «2 dollars moins chers en Ontario » et ne plus voir de Québécois louer des autobus pour aller acheter du vin dans les magasins de la LCBO de l'Ontario.

Toutefois, ces seuls vins identiques ne reflètent pas l'ensemble de la réalité ni l’ensemble de l’offre des monopoles.* La LCBO a trois fois plus de vins à moins de 10 $ que la SAQ. On n’est donc pas à la veille de voir des Ontariens noliser des autobus jaunes pour aller magasiner à la SAQ.

De plus, les taxes sont beaucoup plus élevées au Québec qu'en Ontario. Il y a surtout la bien nommée taxe spécifique de 1,05 $ la bouteille de 750 ml. C’est 1,05 $ sur une bouteille de 10 $ comme sur une bouteille de 40 $.  Il est donc plus difficile pour les fournisseurs de proposer des vins pas chers à la SAQ à un prix concurrentiel à celui de l’Ontario.

D'autres parts, selon les chiffres tirés des tableaux de Statistiques Canada, le prix moyen du litre de vin vendu au Québec est 14,11 $ et de 15,16 $ en Ontario. Cependant, c'est avant les taxes. Après taxes de 13 %, ce sera 17,13 $ en Ontario.

Toutefois au Québec, il faut ajouter la taxe spécifique de 1,05 $ ce qui donne aussi 15,16 $ puis la TPS et TVQ de 14,975 % qui nous donne un litre de vin à 17,43 $. Donc, plus cher qu'en Ontario.

Donc, ce n'est pas de sitôt que nous verrons des Ontariens louer des autobus pour venir magasiner à la SAQ.

Ce qui serait plus intéressant serait de comparer les prix des vins ici avec ceux des vins en France, en Italie, en Belgique ou encore en Angleterre. Car ici au Canada, ce sont tous des monopoles qui importent les vins et agissent presque tous de la même manière.
 

Ventes de vin: valeur et volume (2018-2019)
Québec :  2 393 785 000 $  169 633 000 Litres    14,11 $  + 1,05 = 15,16 + tx (14,975%) = 17,43 $
Ontario  : 2 614 346 000 $   172 465 000 Litres    15,16 $   +tx (13%) = 17,13 $
(Statistique Canada.  Tableau  10-10-0010-01   Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au détail, selon la valeur, le volume)
(*) Comparez seulement les vins identiques, c'est comme comparer deux magasins dont l'un offre :
Coke 1 $ et Seven up 1,10 $
et l'autre
Coke 1,10 $, Sprite 0,95 $ et KikCola 0,80 $
et dire que le premier offre les meilleurs prix.


DE BONS VINS DISPONIBLES EN LIGNE

Voici quelques bons vins dégustés dernièrement et qui sont disponibles en ligne pour livraison à domicile.

  Cette liste est mise à jour régulièrement.

    Cote Prix
Côte des Roses, Gérard Bertrand, Languedoc 2019 3 18,35$
Notarpanaro 2010
3 20,45$
Barolo 2015, Batasiolo
3 30,85$
Réserve des Challières, Ventoux 2018
2,5 12,20$
La Vielle Ferme, Ventoux rouge 2018 2,5 12,95$
Cusumano Syrah 2018 2,5 13,95$
Le Pive Gris 2018.  BIO
2,5 15,80$
Faustino V, Rioja Reserva 2014
2,5 18,50$
Bonterra, Cabernet Sauvignon 2017. BIO
2,5 19,25$
Boussac, Languedoc 2018 2 10,30$
Albis 2019
2 11,10$
Paul Mas, Vignes de Nicole, Blanc 2018 2 14,80$
Domaine Labranche, Vin d'érable, Classique 2019 * 2 14,95$
Dogajolo 2018
2 15,95$
Côtes du Rhône Réserve, Famille Perrin 2017
2 15,65$
La Vendimia, Palacios Remondo, Rioja 2018 2 17,75$
Naturae, Chardonnay 2019, Gérard Bertrand. BIO
2 18,70$
Otazu, Premium Cuvée 2016
2 18,80$

   * Le vin d'érable est disponible pour commande en ligne directement du domaine.

Il n'y a plus de commandes privées à la SAQ

La Société des alcools du Québec a interrompu les commandes privées.

Selon la SAQ, les entrepôts sont pleins de ces vins commandés par des agences promotionnelles du Québec et destinés principalement à la restauration. «En raison de la situation qui sévit actuellement, notre niveau d’entreposage de produits d’importations privées est à pleine capacité», écrit la SAQ à ses fournisseurs.

Les restaurants et bars étant fermés, ce marché s'est donc écroulé. Il y a toutefois quelques ventes aux particuliers, mais c'est minime et limité par un processus compliqué.

Aucune nouvelle commande aux producteurs n'a été envoyée par la SAQ depuis le 25 mars. La société d'État dit que ce sera ainsi jusqu'au 13 juin au moins.

Les commandes privées de vin totalisaient des ventes de près de 150 millions de dollars annuellement. Ce sont des vins sélectionnés par des agents promotionnels, achetés, payés et importés par la SAQ, entreposés à la SAQ et distribués principalement dans les bars et restaurants. Ils ne sont vendus qu'à la caisse et non à l'unité.

Certaines agences ont beaucoup de ces vins qui croupissent à l'entrepôt de la SAQ; alors que d'autres qui vendent aussi aux particuliers n'en ont plus et craignent de manquer de stock lorsque les restaurants vont rouvrir. «Certaines agences seront vides en vin sans avoir pu faire de réapprovisionnement depuis 3 mois, et ça prend 3-4 mois pour qu’une commande soit disponible aux agences», nous dit le propriétaire d'une de ces agences.

Ajout le 2 juin
La SAQ reprend progressivement les achats des commandes privées sous certaines conditions au début juin.

Pas de vente d'alcool directe de vin d'autres provinces

Des rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux, et reprisent par un site internet ontarien de promotion de vin, voulant que le gouvernement de l'Ontario autorise l'achat et la livraison directe de vin d'une autre province sans passer par la LCBO et ce dès le 1er juillet.

Ça ne se fera pas, nous dit Scott Blodgett, porte-parole du ministère des Finances de l'Ontario.

«Malgré l'expiration, le 1er juillet 2020, de la disposition actuelle, des modifications supplémentaires seraient nécessaires pour permettre les ventes interprovinciales directes aux consommateurs d'alcool de boisson.»

M. Blodgett précise que «l'Ontario s'est engagé à améliorer les réseaux de vente d'alcool existants et à en envisager de nouveaux. Dans le cadre de l’examen du secteur de l’alcool en Ontario, nous désirons mettre en œuvre un modèle de vente directe aux consommateurs, tout en respectant les obligations commerciales. Nous savons que d'autres provinces et territoires sont également intéressés à établir des réseaux de vente directe aux consommateurs par-delà les frontières provinciales. Nous sommes impatients de travailler ensemble pour accroître le choix et l’accessibilité pour les consommateurs et créer plus d'opportunités pour les entreprises à travers le Canada.»

Donc, ce n'est pas pour cet été et le responsable des relations avec les médias du ministère des Finances de l'Ontario tient à ajouter que «sans ces changements supplémentaires, les Ontariens doivent toujours se conformer au cadre existant de l'Ontario qui interdit la possession d'alcool, sauf s'il a été acheté ou fait d'une manière autorisée, comme l'importation d'alcool en Ontario par le biais de la LCBO.»
 

DE BONS VINS DISPONIBLES EN LIGNE

Les ventes en ligne auraient triplé à la SAQ depuis quelques semaines. «Nos ventes en ligne ont explosé de 200% dans les dernières semaines», a dit aujourd'hui la présidente de la SAQ, Catherine Dagenais, à la Chambre de commerce de Montréal.

L'an dernier, les ventes en ligne de la SAQ ne représentaient que 45.6 millions de dollars.

La crainte du virus Covid-19 pousse donc plusieurs consommateurs à être prudents et à commander en ligne.

Voici d'ailleurs quelques bons vins dégustés dernièrement et qui sont disponibles en ligne pour livraison à domicile.

Vins SAQ Cote Prix
Côte des Roses, Gérard Bertrand, Languedoc 2019 3 18,35$
Brochet Réserve, Sauvignon de la Loire 2018. BIO
3 19,75$
Notarpanaro 2010
3 20,45$
Pétales de Roses 2019  Bio 3 20,80$
Barolo 2015, Batasiolo
3 30,85$
Réserve des Challières, Ventoux 2018
2,5 12,20$
La Vielle Ferme, Ventoux rouge 2018 2,5 12,95$
Le Pive Gris 2018.  BIO
2,5 15,80$
Faustino V, Rioja Reserva 2014
2,5 18,50$
Bonterra, Cabernet Sauvignon 2017. BIO
2,5 19,25$
Boussac, Languedoc 2018 2 10,30$
Albis 2019
2 11,10
Paul Mas, Vignes de Nicole, Blanc 2018 2 14,80$
Domaine Labranche, Vin d'érable, Classique 2019 * 2 14,95$
Côtes du Rhône Réserve, Famille Perrin 2017
2 15,65$
La Vendimia, Palacios Remondo, Rioja 2018 2 17,75$
Naturae, Chardonnay 2019, Gérard Bertrand. BIO
2 18,70$
Otazu, Premium Cuvée 2016
2 18,80$
Inama Soave 2018
2 19,85$

  Cette liste est mise à jour régulièrement. 

    * Le vin d'érable est disponible pour commande en ligne directement du domaine.

Les Québécois consomment moins d'alcool

La consommation d'alcool a diminué au Québec en 2018-2019.
Elle est passée de 110,1 litres par habitant à 109 litres.

C'est une diminution de la consommation de vin et de bière. La consommation des spiritueux restant stable.

La consommation de vin par habitant a diminué au Québec.
Elle est passée de 24,7 litres de vin par habitant en 2017-2018 à 24 litres par habitant l'année suivante.

Selon les chiffres publiés aujourd'hui par Statistique Canada, la croissance de la consommation de vin était constante au cours des 15 dernières années. Elle est passée de 17,6 litres par habitant en 2004 à 20 litres en 2007-2008; à 21 en 2008-09; 22 en 2010-11; puis à 23 en 2011-12; puis à 24,7 en 2017-18 pour baisser à 24 litres par habitant en 2018-2019.

La consommation de bière a diminué pour cette dernière année, passant de 80,5 à 79,8 par habitant. La consommation de bière est en constante baisse au Québec depuis 2004; alors qu'elle était de 94,9 litres.

Pour revenir au vin, la consommation totale au Québec a diminué à 169,6 millions de litres; soit 3,4 millions de litres de moins que l'année précédente. En bouteilles, ça donne 4,5 millions de bouteilles de moins. Il s'est donc vendu 4,5 millions de bouteilles de vin de moins en 2018-19 que l'année précédente.

En dollars
Le Québécois a aussi dépensé moins pour l'achat de son vin en 2018-2019. C'est 338,9 $ par habitant; 2,60 $ de moins que l'année précédente. C'est la première année que le Québécois consacre moins d'argent pour l'achat de vin depuis 15 ans.  C'était en hausse constante depuis 2004; de 214 $ alors; à 300 $ en 2010; puis 330 $ en 2015.

Les Québécois ont toutefois dépensé plus pour les spiritueux: 115,6 $ par habitant; soit 3 $ de plus que l'année précédente. C'est presque le double de ce qu'il dépensait à ce chapitre en 2004.

Il a aussi dépensé 1 $ de plus pour la bière; soit 318,20. C'était 328 $ 15 ans auparavant.

La même tendance est aussi observée en gros en Ontario où la consommation de vin par habitant a diminué de 15,2 à 14,3 litres. La consommation de vin a ainsi diminué dans presque toutes les provinces.

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Source :  Statistique Canada.  Tableau  10-10-0010-01   Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au detail, selon la valeur, le volume et le volume absolu

Hausse injustifiée des prix à la SAQ

La présidente de la SAQ a annoncé hier qu'elle allait augmenter les prix cet été.

Pourtant, les prix devraient plutôt baisser.
En effet, l'offre de vin est plus grande que la demande.
Les producteurs ont plus de vin qu'ils peuvent en vendre.

La fermeture des bars, des restaurants en Europe entraine de fortes baisses des ventes. Le président de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV) estime que «la disparition radicale dans la plupart des pays de ce canal de distribution pourrait entrainer une réduction de 35 % du volume et de plus de 50 % de la valeur des ventes».

De plus, selon M. Paul Roca, la baisse des ventes est accentuée par «la suppression radicale de l'industrie touristique très développée, qui sera fortement limitée, même une fois que le confinement aura pris fin».

Le président de l'OIV a fait ses prévisions lors de sa conférence du 23 avril dernier.

De son côté, le ministre de l'Agriculure de la France précise qu' «après les taxes de Trump, qui a planté une partie des entreprises viticoles, aujourd'hui avec la fermeture des restaurants, la fermeture des salons, la fermeture des caveaux, la fermeture de la vente dans les exploitations, les viticulteurs français sont en train d'être totalement asphyxiés » (LCI)

De plus, le journal La Dépêche écrivait le 10 avril que «le secteur du vin est en danger. Avec le confinement, un milliard de litres de vin européen pourraient être perdus et avec eux le revenu de milliers d'acteurs de la filière viticole. Trois pays sont particulièrement concernés : la France, l'Italie et l'Espagne, plus gros producteurs de vins en Europe et pays les plus touchés par le coronavirus. Chacun a environ 300 millions de litres de vin en excédent.»

Il y a donc un grand surplus. Des associations de viticulteurs demandent même aux gouvernements européens de les subventionner pour faire distiller ces surplus. En France seulement, ils demandent la permission de distiller 300 millions de litres de vin. (Voir AFP du 12 mai.)

C'est l'équivalent de 390 millions de bouteilles seulement pour la France. C'est plus de bouteilles que les ventes totales annuelles de la SAQ!

Alors, pourquoi hausser les prix?
La directrice de la SAQ, Catherine Dagenais, a évoqué trois raisons. Ce sont toujours les mêmes. Une hausse de la taxe d'accise. C'est un cent de hausse par bouteille (voir canada.ca );
Elle mentionne aussi la fluctuation de l'euro. Pourtant, l'euro vaut aujourd'hui 1,52 $. Là aussi une cent. C'était 1,51 $ le 13 mai 2019. (voir XE) L'euro fluctue tout le temps par rapport au dollar: ça monte, ça descend. C'est autour de 1,50 $ depuis 2 ans (voir ce tableau). Avez-vous déjà entendu la SAQ dire qu'ils allaient baisser les prix lorsque l'euro descend?

Et la troisième raison, c'est que 600 producteurs demanderaient une hausse.
Normalement, dans un marché concurrentiel, les compagnies acheteuses de vin pourraient plutôt demander une baisse des prix vu qu'il y a des surplus de vin sur le marché. L'offre est plus forte que la demande. Mais ici au Québec, nous sommes en présence d'un monopole. Et ce monopole veut payer plus cher afin de faire plus d'argent. Ces gros producteurs le savent. Le consommateur, lui, n'a pas le choix, il ne peut qu'acheter à la SAQ.

Les bars et restaurants du Québec sont fermés. La SAQ vend moins d'alcool à ces établissements. Ses ventes stagnent et ses frais augmentent à cause de la Covid, la direction de la SAQ cherchera donc à hausser ses prix afin de donner un peu plus d'argent au gouvernement. Ce dernier exige 1,25 milliard pour l'année financière qui vient de commencer en avril; alors que l'an dernier il a reçu de la SAQ 1,14 milliard de dollars,

Ce qu'a fait la présidente de la SAQ hier c'est de la préparation psychologique ou du conditionnement psychologique. On annonce une hausse possible, sans plus de précisions, afin de préparer le consommateur à cette éventualité et à faire en sorte qu'il l'accepte plus facilement malgré la crise financière et la baisse de revenu des individus provoquées par la pandémie.

Des propriétaires de bars à vin veulent vendre du vin

Des propriétaires de bars à vin demandent au gouvernement Legault la permission de vendre du vin pour emporter. De vendre du vin «en Drive» comme disent certains de nos cousins de France.

Les restaurants ont le droit de vendre du vin avec les repas pour emporter. Toutefois, les détenteurs de licence de bar à vin n'ont pas le droit. Cependant la SAQ a permis à une compagnie privée de vendre le vin de ces bistrots, ce qui est jugé comme étant discriminatoire par ces propriétaires de bars à vin, dont la célèbre sommelière Vérinique Rivest du bar à vin Soif de Gatineau.

Véronique et quelques-uns de ces collègues ont fait parvenir une lettre au premier ministre François Legault. Nous reproduisons ici cette lettre telle que parue dans le site internet du quotidien Le Droit de Gatineau.

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