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Les ventes de vin augmentent plus dans les dépanneurs qu'à la SAQ

Au cours du dernier trimestre terminé le 3 janvier, les ventes de vin dans les dépanneurs ont augmenté de 500 000 litres, contre 200 000 litres (tous produits) dans les succursales et agences de la SAQ comparées au même trimestre de l'année précédente.

Ce qui représente, d'après les chiffres publiés aujourd'hui par la SAQ, une hausse en volume de 3,8 % chez les grossistes-épiciers contre 0,4 % dans les succursales.

Pour les 40 dernières semaines, les hausses ont été de 3,6 % dans les épiceries et de 1,8 % dans les succursales.

Au dernier trimestre, les ventes dans les épiceries ont été de 13,6 millions de litres, contre 42,7 millions dans les succursales; 6 millions chez les restaurateurs et bars et 2,8 millions de litres dans les agences et autres clients.

Les ventes totales en dollars de tous les réseaux ont augmenté de 1,1 % au cours du dernier trimestre.

Les coûts des produits ont baissé de 499 millions à 498 millions, les ventes sont passées de 1,048 milliard à 1,060 milliard de dollars.

La SAQ a remis 575,6 millions de dollars au gouvernement du Québec. C'est 17,5 millions de plus (+3%). «Cette variation s’explique par un résultat net plus élevé, et également
par une perception plus importante des taxes à la consommation résultant de l’augmentation des ventes ainsi que de l’harmonisation, au 1er août 2014, des taux de la taxe spécifique prélevée sur la vente de boissons alcooliques au Québec
», dit le rapport de la SAQ. Elle a remis aussi 134,1 millions de dollars (+1,2%) au gouvernement fédéral.

Ce troisième trimestre — la période des fêtes — est le plus payant de l'année.

COMMENT EST FAIT LE VIN EN VRAC

Il y a en gros deux types de viticulture.
On ne fait pas le vin destiné à la vente en vrac comme on fait le vin qui sera embouteillé à la propriété.
Nous allons décrire ici ces deux modes de culture de façon simplifiée.
Commençons par le mode de culture du raisin destiné à la mis en bouteilles à la propriété.
 
Le vigneron metteur en bouteille
Le vigneron plante sa vigne en coteaux sur des sols pauvres propices à la production de raisins de qualité. Il cherchera à obtenir environ une bouteille de vin par plant de vigne pour environ 30-45 hectolitres à l'hectare. Il plantera des clones de vigne peu productive, car il ne cherche pas le gros volume, mais la qualité. Il taillera sa vigne de façon à obtenir moins de raisins, mais plus de concentration dans les baies. Il a tendance à utiliser des engrais organiques plus que chimiques. Il essayera de limiter le plus que possible l'utilisation de pesticides. Il en utilisera au besoin. Il récoltera souvent ses raisins à la main dans de petits contenants afin d'éviter de les écraser. Ses cueilleurs feront des sélections et des tris de grappes afin de ne collecter que celles désirées et d'éviter les raisins pas murs, trop murs ou endommagés. Il peut aussi utiliser des levures naturelles pour la fermentation. Finalement, le vigneron met son nom sur l'étiquette. Il s'attendra à le vendre au moins 3 à 5 dollars la bouteille pour entrer dans ses frais.
 
Le producteur de vrac
Il veut produire du volume. C'est sur le volume qu'il fait son argent. Il s'installera donc en plaine, plantera des clones de cépages les plus productifs possible. Il visera à faire au moins deux bouteilles par plant de vigne pour un rendement de 50 à 80 et plus hectolitres à l'hectare. Il irriguera son sol afin de stimuler la production. Il fera pisser la vigne comme on dit. Il utilisera les insecticides, fongicides et autres pesticides de manière préventive et répétitive afin de protéger son immense culture. La récolte se fera à la machine. Tous les raisins sont récoltés pêle-mêle, les murs, pas murs, trop murs et endommagés. Il ajoutera des sulfites afin que les raisins endommagés ne contaminent pas les raisins sains.
 
À la cave, il utilisera des levures industrielles, car les naturelles auront été tuées par les pesticides et les sulfites. Si ses raisins sont trop acides (climat froid ou récolte hâtive), il corrigera en ajoutant un désacidifiant dans ses cuves. Si ces raisins sont peu acides (en région chaude), il ajoutera de l'acidité tartrique. Si le jus est trop pâle, il ajoutera un colorant (Mega Purple). S'il n'est pas assez sucré, il y versera des poches de sucre pour monter le taux d'alcool; un procédé appelé chaptalisation. S'il est peu concentré, il y ajoutera du moût concentré. Il pourra ajouter des enzymes pour faciliter l'action des levures, puis de l'écorce de levure morte pour donner un goût plus sucré au vin. Des dizaines de produits sont autorisés en oenologie (Voir Liste comparative des traitements oenologiques autorisés) et les contrôles sont moins sévères dans les pays du Nouveau Monde. Finalement, il vendra son vrac de 1 à 2 dollars le litre et n'indiquera pas toujours son nom sur le produit.
C'est une culture industrielle faite sur de grandes propriétés ou par de grandes coopératives.
 
Ce vin ne sera pas nécessairement mauvais. Il peut en sortir même du bon vin, mais vous comprendrez que le processus n'est pas le même. En vrac, on vise à produire du volume plus que de la qualité.
 
Deuxième source de vrac
Il y une deuxième source possible de vrac. C'est le vin que le vigneron ne peut vendre en bouteille. Il le vendra alors en vrac. Vous comprendrez que le vigneron mettra son meilleur vin en bouteille et vendra le moins bon en vrac. Des négociants écument les campagnes pour récolter ce vrac, l'assemblent dans des entrepôts régionaux puis le revendent pour le vrac ou pour la mise en bouteille.
 
Résultats au Québec
Aussi étrange que cela puisse paraître, il se peut que les deux types de vin se retrouvent en bouteilles au Québec et au même prix. On n'est plus alors dans la production, mais dans le domaine du marketing. Si un vendeur peut faire croire que le vin de marque est aussi bon qu'un vin de domaine il en obtiendra un bon prix.
 
On ne dit pas toute la vérité dans le commerce du vin, comme dans les autres commerces d'ailleurs.
 
Plus de transparence serait souhaitable et permettrait aux consommateurs de faire des choix en pleine connaissance.

Le tiers du vin vendu au Québec est du vin canadien!

Le tiers du vin vendu au Québec est du vin canadien!
Ça semble plutôt étrange!

C'est pourtant ce que nous disent les chiffres publiés par l'organisme fédéral Statistique Canada.

Le fédéral considère que les vins qui sont embouteillés au Canada sont des vins canadiens.
En effet, les organismes fédéraux considèrent que si le produit est assemblé ici, modifié, ajusté, corrigé... il devient un produit canadien.

Donc, si nous regardons le tableau suivant, nous constatons avec étonnement que le tiers du vin vendu au Québec est du vin produit ici ou embouteillé ici!

Ce sont ce qu'on appelle les vins de dépanneurs vendues dans les épiceries et dans les succursales de la SAQ.

Tableau 183-0015 Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools, des producteurs de vins et des brasseries, selon le volume, exercices financiers se terminant le 31 mars, annuel (données en milliers)(1)
Contrôle et vente des boissons alcoolisées au Canada - 1726  
Géographie Volume Type de boissons Type de produit 2013
Québec (2) Volume en litres (3) Vins rouges Produits canadiens 34887
Québec (2) Volume en litres (3) Vins rouges Produits importés 72734
Québec (2) Volume en litres (3) Vins blancs Produits canadiens 17447
Québec (2) Volume en litres (3) Vins blancs Produits importés 28674

J'en fait un résumé ici en regroupant les vins rouges et blancs.

 
Vins rouges et blancs vendus au Québec en 2013 en litres
Importés 106 371 000 67 %
Canadiens 52 334 000 33 %
Total
158 705 000
 
 

En Ontario, c'est 38 % du marché qui est occupé par des vins canadiens. En Colombie-Britannique c'est 52 % du vin canadien.

Estimation de la proportion de vin de dépanneur à la SAQ
Dans le dernier rapport annuel de la SAQ, on y lit que les ventes chez les grossistes-épiciers ont été de l'ordre de 40 millions de litres en 2013. Ce qui laisse 12 millions de litres de vin dit canadien vendu dans les succursales de la SAQ ou chez les vignerons. Si on y enlève les 1,4 million de litres produits sur les vignobles (ASDEQ-ASQ), ainsi que quelques centaines de milliers de litres de vin de vignoble hors Québec et de litres vendus par nos usines dans d'autres provinces, il reste plus ou moins 10 millions de litres de vin embouteillés au Québec. 10 sur 150 millions vendus en succursales, ce qui voudrait dire qu'en gros 5-6 % du vin vendu dans les succursales de la SAQ est du vin embouteillé ici au Québec, du vin de dépanneur.

Bien sûr c'est une estimation. Mais jusqu'à preuve du contraire, nous estimons qu'en gros 5 % du vin vendu dans les succursales de la SAQ est du vin de dépanneur, soit l'équivalent de 13 millions de bouteilles.

Le vin préféré des Québécois est importé en vrac

On a beaucoup parlé cette semaine dans les médias des vins de dépanneurs vendus aussi à la SAQ.

Ces vins sont importés en vrac dans d'immenses conteneurs pouvant atteindre 24 000 litres et embouteillés dans une des usines du Québec.

Ils sont surtout destinés aux dépanneurs et épiciers. La SAQ aussi en vend. Elle a d'ailleurs augmenté le nombre de ces produits sur ses rayons cette dernière année.

Les connaisseurs le savaient, toutefois le grand public et même la plupart des employés de la SAQ n'étaient pas au courant avant que le Journal de Québec n'en fasse mention en première page dans son édition de lundi sous la plume de Pierre Couture.

Ces vins en vrac, que le grand public ne sait généralement pas qu'il sont importés en vrac, conditionnés ici dans une usine de la région de Montréal sont pourtant très populaires. Ce sont de gros vendeurs, comme ont dit. D'ailleurs le plus gros vendeur d'entre tous — le vin le plus populaire au Québec — est un de ces vins importés en vrac d'Australie. C'est le Wallaroo Trail rouge. Il est vendu en plusieurs formats. Chez IGA, c'est 12,49 $ au litre (avant TPS et TVQ) (1,25$/100ml). Il est aussi vendu en vinier de 4 litres à 42,29 $ (1,06$/100ml) et au 500 ml.

Il est aussi disponible à la SAQ. Je l'ai découvert il y a quelque temps à la SAQ-Dépôt. Il y est vendu 12,30 $ le 750 ml. Il est indiqué le nom du cépage, Shiraz, ce que la SAQ interdit aux dépanneurs. Les dégustateurs de la SAQ lui ont attribué la pastille «Aromatique et souple».

Sur le site saq.com, on lit «Producteur Constellation Brands Québec». Donc, le consommateur peut deviner qu'il est embouteillé au Québec. Il y en a des tonnes dans les 7 saq-dépôt, dont 1125 bouteilles à la seule succursale du Marché Central à Montréal. Son numéro de code SAQ est 12498459.

Pourtant il n'est pas sur la liste dite complète des 54 embouteillés au Québec et disponible à la SAQ, publiée par la SAQ cette semaine!

Selon les chiffres de la SAQ, il s'en est vendu l'équivalent de 2 551 000 bouteilles de 750 ml en 2013-2014, soit avant qu'il ne soit aussi disponible à la SAQ. Il devance ainsi le Merlot Grand Sud et le Ménage à Trois. (Voir liste des meilleurs vendeurs.)

C'est un vin importé d'Australie. D'ailleurs 20 des 50 millions de bouteilles de vin d'Australie vendues au Canada sont embouteillés ici même au pays. Le Québec est un marché important pour les vins en vrac d'Australie «exports growing strongly to Canada, because of strong demand for bulk wine from Quebec supermarkets(Voir Le quart du vin importé au Canada l'est en vrac).

Dégusté l'an dernier, je l'ai décrit ainsi «Nez de vin bien jeune, de vin maison, un peu fermentaire. Saveurs de petits fruits. Un peu bonbon. Pas tannique, peu acide. Petite note de caramel en finale. Ne laisse pas une belle impression en bouche. Après longue aération, l'odeur fermentaire disparait pour laisser la place à une odeur de vieux bois, de banc d'église, d'encens et de vernis. Finale vanillée.» (juillet 2014)

Toutefois, vu qu'il est assemblé ici, sa composition et ses cépages peuvent varier. C'est majoritairement shiraz, mais peut contenir du petit verdot et ou du cabernet.

En terminant, mentionnons le beau communiqué de la SAQ signé, entre autres, par François Chartier et Jessica Harnois qui dit que les Québécois sont chanceux.

Des vins de dépanneur à la SAQ

La Société des alcools du Québec nous vend des vins de dépanneur.
Ce n'est pas un phénomène nouveau, mais il s'amplifie.

La pression du gouvernement sur la SAQ est très forte pour soutirer le plus d'argent que possible de la vente de vin aux Québécois.

Cette année, le ministre des Finances exige plus d'un milliard de dollars.

La SAQ fait donc comme les dépanneurs. Elle achète des vins en vrac à 1 ou 2 dollars de litre, les fait embouteiller au Québec et les vend 14 $ et même 18 $ la bouteille. Le profit est énorme!

Ces vins contiennent beaucoup de sulfites, d'acidité volatile et de sucre résiduel, comme nous le révèle le Journal de Montréal et le Journal de Québec aujourd'hui.

Le journaliste Pierre Couture a fait analyser une dizaine de vins, certains vendus chez les dépanneurs et d'autres à la SAQ. (*)  Tous ces vins sont importés en vrac et embouteillés dans une usine au Québec. Les résultats démontrent un fort taux d'acidité volatile, une bonne quantité de sucre résiduel et surtout une bonne dose de sulfites. (voir l'article : Pires que des vins de dépanneur)

Certains de ces vins contiennent beaucoup de sucre résiduel; plus de 4 grammes au litre, ce qui fait qu'on doit y ajouter beaucoup de sulfites pour empêcher la refermentation en bouteille. Un des vins analysés pour le compte du Journal de Québec contient 7,6 g/L de sucre. On y a donc ajouté 243 mg/L de sulfites. C'est beaucoup, mais c'est légal. Ces vins qui contiennent 5 grammes de sucre ne sont plus considérés comme étant secs; alors on y applique la norme plus généreuse en sulfite des vins sucrés.

On en est rendu là au Québec. On baisse la qualité. On ajoute plus de sulfites et on ne le dit pas au consommateur.

Mais qui contrôle qui?
Au Québec, la SAQ achète et vend tous les vins. De plus c'est elle-même qui analyse les vins pour déterminer s'ils sont de bonne qualité. Est-ce qu'il n'y a pas une apparence de conflit d'intérêts? Le laboratoire ne devrait-il pas être indépendant du vendeur?

Transparence
Est-ce que la Société des alcools du Québec devrait être plus transparente et indiquer sur ses bouteilles celles qui sont assemblées ici au Québec.

Les sulfites
Comment boire moins de sulfites?
C'est possible. Voici dans ce texte quelques trucs permettant de découvrir des vins qui en contiennent le moins que possible :
       Vous voulez boire du vin avec moins de sulfites

Lire aussi Où va tout le vin en vrac que nous importons au Canada?

(*) Un des vins analysés par le Journal de Québec est vendu à la fois à la SAQ et chez les dépanneurs. C'est le plus gros vendeur au Québec en volume. Le Wallaroo Trail Shiraz (12,49 $ le litre chez IGA, et  12,30 $ le 750 ml dans les SAQ dépôt.

Sur le même sujet:
De la piquette à la SAQ ! ?

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Les ventes de vin augmentent plus dans les dépanneurs qu'à la SAQ

 

Des efforts pour les vins de 12 $

La direction de la Société des alcools a finalement entendu le message et elle semble vouloir faire des efforts pour améliorer la sélection qu'elle nous propose de vins d'entrée de gamme.

Après avoir abandonné sa section des vins de moins de 10 $ (183 vins en 2009, 90 en 2012 24 aujourd'hui); d'avoir tenté d'améliorer sa sélection de vins de moins de 11 $; la direction de la SAQ se branche finalement sur la section des vins de moins de 12 $.

Le mois dernier, nous avions sur le site saq.com, le tableau de droite, dont la catégorie la moins chère était celle des vins de moins de 15 $.

Puis, depuis hier, une catégorie a été ajoutée (image de gauche) celle des vins de moins de 12 $.

La pression était forte. Elle venait de la population, des députés, surtout du Parti libéral (particulièrement Mme Mme Rita de Santis, députée libérale de Bourassa-Sauvé). Le président du conseil d'administration de la société d'État, Sylvain Simard, avait même promis à deux reprises de maintenir et d'améliorer la catégorie des vins d'entrée.

C'est si on peut dire la catégorie d'avenir. Dans ce sens que c'est par les vins les moins chers que la SAQ attire de nouveaux clients et renouvelle sa clientèle. C'est aussi la catégorie du volume, des gros vendeurs. Finalement, la ou une des catégories qui rapportent le plus.

En effet, 32 % des ventes se font avec les vins de moins de 12,50 $; et 57 % des ventes sont dues aux vins de moins de 15 $. (Président SAQ)

«Le pain, pis le beurre, le gros de la business c'est le 1100 produits réguliers.» «On travaille ça. On convient qu'il faut améliorer ça», avait promis le président de la SAQ questionné par les députés du parti libéral en commission parlementaire en juin dernier.

Les gens de la SAQ se sont aussi rendu compte que les dépanneurs leur font une bonne concurrence avec des vins achetés à bas prix en vrac et embouteillés ici. Le vin le plus populaire au Québec, le plus vendu en volume, est le Shiraz Wallaroo Trail (12,49 $ le litre chez IGA/ et maintenant à la saq dépôt 12,30 $ le 750 ml 10,45$ si acheté 12 bouteilles).

Il y a donc maintenant 136 vins (format 750 ml) y compris les rabais dans cette catégorie de moins de 12 $. Ce n'est pas beaucoup sur 8542, c'est 1,5 % de l'offre.

Malgré ce qu'en disent les snobs, on peut trouver de bons vins à moins de 12 $.

Tocado 2013 Espagne 2,0 9,95$
Malbec Roble 2014 Finca Flichman Argentine 2,0 9,95$
Vive la Vie 2013 France
1,5 10,20$
Vila Regia 2013 Portugal 2,5 10,55$
Réserve St Martin Merlot 2013 Languedoc 2,0 10,90$
Les Petits Carreaux 2013 Languedoc 2,0 10,95$
Yali wild Swan, Cabernet sauvignon 2013 Chili 2,0 10,95$
Pasqua Sangivese, Puglia 2013
(Rabais de 1,50 $)
Italie 2,0 11,45$
9,95$
S. de La Sablette Sauvignon blanc 2013 France
2,5 11,55$

Sur le même sujet

Élyse Lambert : meilleure sommelière du Canada

Il y a cinq ans, Jacques Orhon écrivait « La femme est l'avenir de l'homme...du vin ! »

Il parlait alors de Véronique Rivest et d'Élyse Lambert.

Ces deux femmes sont au sommet de la sommellerie au Canada.

Véronique Rivest est devenu la meilleure sommellière du Canada, puis la deuxième au monde. Aujourd'hui, c'est Élyse Lambert qui monte sur le podium.

La meilleure sommelière du Canada (2015) est Élyse Lambert.

Elle vient de gagner ce beau trophée après deux jours d'épreuves au Concours du meilleur sommelier du Canada à Toronto.

Élyse représentera donc le Canada au Concours du meilleur sommelier du monde en Argentine au printemps 2016.

Steve Robinson d'Ottawa et Carl Villeneuve Lepage, les finalistes, se sont partagé les deuxième et troisième places. Ils pourront se présenter au concours du meilleur sommelier des Amériques le mois prochain.

Les autres candidats étaient Bertrand Eichel du 357c à Montréal; Robert Noël du Déjà Bu de Caraquet; William Predhomme de Toronto; Jason Yamasaki de Vancouver et Sean Dolenuck de Winnipeg.

Les membres du jury étaient:
Ricardo Grellet – 2008 Meilleur Sommelier du Chili, Vice-président Association Nationale du Chili;
Geoff Kruth – Master Sommelier, Guild of Sommeliers, États-Unis;
John Szabo – Master Sommelier, Wine Align, Canada;
Magdalena Kaiser - juge invitée, Wine Country Ontario.

 Biographie d'Élyse Lambert.

Pour en savoir plus sur ce concours consultez le site de l'Association canadienne des sommeliers professionnels.

Achat en ligne et livraison

La Société des alcools du Québec a modifié aujourd'hui son service de livraison de vins achetés en ligne.

Il en coûte maintenant plus cher, soit 12 $ au lieu de 5-8 $, pour faire livrer à domicile. Par contre, la livraison en succursale est gratuite si on commande pour 75 $ et plus, sinon c'est 6 $.

Le délai de livraison sera de 3 à 5 jours nous dit la SAQ. Un courriel sera envoyé au client lorsque sa commande arriva en succursale.

Aujourd'hui, 2610 des 8452 vins tranquilles (format 750 ml) de la SAQ sont disponibles pour livraison. C'est 30 %. Ce nombre devrait augmenter progressivement au cours des prochains mois.

Toutefois, ce sont surtout les vins d'entrée de gamme qui sont offerts pour livraison! En effet, seulement 13 % des vins de plus de 40 $ sont disponibles pour livraison dans une autre région, alors que 55 % des vins de moins de 15 $ le sont. Ce qui semble plutôt illogique! Pourquoi vouloir faire livrer dans une succursale de sa région ce qui y existe déjà?

Vins en ligne vs offre totale
8 mars 2015
$
saq.com
SAQ
 
-15 298 543 55 %
15-20 724 1468 49 %
20-30 1005 2323 43 %
30-40 286 945 30 %
40 + 409 3173 13 %
  2610
8452
30 %
Vins au format 750 ml   —  @vinquebec.com

  Voir la page de la SAQ à ce sujet...

Où va tout le vin en vrac que nous importons au Canada?

C'est étonnant la quantité de vin en vrac que nous importons au Canada.

   25 % du vin tranquille importé au Canada l'est en vrac!

Où va tout ce vin?
Dans les épiceries, à la SAQ, mélangé avec du vin canadien?

C'est très intrigeant! Alors que nous consommons surtout du vin en bouteille et très peu en vignier, l'équivalent d'un litre sur quatre importé au Canada est du vrac.

Peu de vins haut de gamme en ligne à la SAQ!

Seulement 11 % des vins  haut de gamme sont disponibles en ligne!

La Société des alcools est en train d'augmenter son offre de vins disponibles pour achat en ligne.

Il y avait 2300 vins tranquilles de format 750 ml disponibles pour livraison en janvier, il y en a maintenant 2610.

Les ventes en ligne sur saq.com ont doublé en valeur à deux reprises au cours des dernières années, comme nous le signalions dans un texte précédent (Tous les produits accessibles partout)

Toutefois, si nous regardons de plus près l'offre de la SAQ, nous constatons que ce sont surtout les vins d'entrée de gamme qui peuvent être achetés par internet.

En effet, même si 31 % des vins au répertoire de la SAQ sont maintenant disponibles pour achat en ligne, seulement 11 % des vins de plus de 40 $ peuvent être acheté en ligne dans saq.com. Par contre, plus de la moitié des vins de moins de 15 $ peuvent être achetés en ligne, comme nous le montre le tableau suivant.

De plus, seulement 29 % des vins de 30 à 40 $ sont disponibles pour livraison.

Vins en ligne vs offre totale
$
saq.com
SAQ
 
-10 15 24 62 %
-15 281 525 53 %
15-20 722 1484 48 %
20-30 976 2321 42 %
30-40 278 930 29 %
40 + 353 3083 11 %
  2610
8343
31 %
Bio
77
304
25 %
Vins au format 750 ml   —  @vinquebec.com

N.B. Seulement 25 % des vins bio sont disponibles pour livraison; 12 % des produits Origine Québec; aucune bière, ni aucun magnum de vin tranquille.

Nouveau service d'achat en ligne
La SAQ lancera dimanche ou lundi son nouveau service d'achat en ligne. La livraison à la maison coutera plus cher, toutefois la livraison dans une succursale sera gratuite si on achète pour plus de 75 $. (Comme expliqué dans un texte précédent Tous les produits accessibles partout.)

En général, les vins à moins de 15 $ sont des produits courants disponibles presque partout dans la plupart des 400 succursales et 400 agences. Ce sont plutôt les vins de milieu et de haut de gamme qui sont distribués dans un petit nombre de succursales. Ce sont donc ceux-là qui devraient normalement être accessibles pour livraison partout dans la province. Il y a donc là un problème! Est-ce qu'il sera corrigé lorsque la société d'État lancera son nouveau service de vente en ligne dans quelques jours?

Moins de choix en succursale?
Finalement, à long terme, est ce qu'il sera toujours nécessaire de maintenir un grand nombre de produits dans autant de succursales? Le choix en succursales pourrait diminué vu qu'il est comblé par le grand choix potentiel en ligne.

   Voir aussi notre sélection des meilleurs vins disponibles en ligne.

Prix moyen des vins par province

Classement des provinces canadiennes selon le prix de détail moyen des vins.

Qu'elles sont les provinces les plus gourmandes en taxes et majorations sur le vin?

Au Canada, ce sont des monopoles provinciaux qui vendent le vin, sauf en Alberta et en partie en Saskatchewan.

Selon ce tableau de la Canadian Association of Liquor Juridictions (CALJ), c'est le Nunavit (NU) et l'Ontario (LCBO) (en rouge dans le tableau suivant) qui on les prix moyens les moins élevés au Canada.

Le Québec (avec sa SAQ) (en bleu) est en cinquième place, derrière la Saskatchewan (SLGA) et la Colombie-Britannique (BCLDB).

La CALJ a calculé, pour l'année fiscale 2012-2013, le prix moyen de 13 vins disponibles dans les 13 provinces et territoires du Canada. C'est en Nouvelle-Écosse que ces vins sont les plus chers. D'après ces chiffres de la CALJ, l'Alberta vend ces 13 vins un peu plus cher que le Québec et arrive en 6e position.

 

Il faut dire ici que la position de la SAQ s'est tout de même améliorée si on la compare à 2009-2010. À ce moment-là, le monopole du Québec était en 11e position comme nous le montre le tableau suivant.

Toutefois, les marches entre les dernières positions ne sont pas très hautes. Par contre, les marches séparant la SAQ de la LCBO sont bien élevées.

Spititueux moins chers au Québec
D'autre part, en ce qui concerne les spiritueux c'est la SAQ qui a la première position. En effet, la SAQ est la société d'État qui vend le moins cher et qui prend le moins de profit sur les spiritueux au Canada.

C'est au Nunavut que les prix des spiritueux sont les plus élevés.

Ces tableaux proviennent des documents que la SAQ a fournis en réponse à des questions des députés québécois en commission parlementaire en 2013 et en 2010.
En 2014, la direction ne la SAQ n'a pas déposé les chiffres plus récents disant que «les membres du Canadian Association of Liquor Jurisdiction (CALJ) ont refusé, dans le cadre d’une demande d’accès à l’information, que la Société des alcools du Québec divulgue les informations contenues à un rapport produit par le CALJ et particulièrement, celles portant sur la comparaison des prix entre le Québec et les autres provinces canadiennes.»

La SAQ affirme toutefois qu'elle est maintenant au 4e rang des provinces pour le prix des vins les moins chers au Canada et toujours au 1er rang pour le prix des spiritueux.

Combien de minutes de travail pour acheter une bouteille de vin

Combien de minutes de travail faut-il pour se payer une bouteille de vin?

Au Canada, il faut 42 minutes de travail au salaire moyen pour acheter une bouteille de vin de 15 $.

C'est au Luxembourg qu'il faut le moins d'heures de travail au salaire moyen, soit 14 minutes, pour se payer une bouteille de vin au prix moyen qui est de 11,20 $ dans ce pays.

Le Canada est en 26e place dans ce palmarès établi par les rédacteurs du site internet La feuille de vigne.

Les consommateurs de 13 pays ont besoin de moins de 30 minutes pour se procurer une bouteille de vin au prix moyen local, soit: Luxembourg, Autriche, Danemark, Suisse, France, Allemagne, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Suède, Chypre et Royaume-Uni.

La France est en 5e position avec 18 minutes de travail nécessaires pour acheter une bouteille de vin au prix moyen local de 6,30 $ (4,50 €).

Les Suédois qui sont aussi sous l'emprise d'un monopole des alcools comme au Canada, ont besoin de 24 minutes pour se payer une bouteille de vin au prix moyen de 11,25 $.

Les États-Unis sont juste derrière le Canada, en 25e place.

En plus des 10 pays déjà mentionnés, les citoyens des pays suivants consacrent moins de revenus disponibles que nous pour acheter une bouteille de vin: Norvège, Malte, Finlande, Irlande, Slovénie, Portugal, Australie, Grèce, Afrique du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande et République Tchèque.

Les pays où une bouteille de vin ordinaire coûte le plus d'heures de travail sont les pays musulmans. Il faut près de 60 heures de travail à un Iranien pour acheter une petite bouteille de vin qui ne contient même pas d'alcool. Une bouteille de vin non alcoolisé coûte 39,40 $ en Iran!

_______

 

Tous les produits accessibles partout

La Société des alcools du Québec va lancer le dimanche 8 mars son nouveau service de vente en ligne.
 
À terme, presque tous les produits du répertoire de la SAQ pourront être commandés et livrés dans une succursale de votre choix.
 
L'entrepôt de l'est de Montréal a été agrandi afin d'assurer ce service.
 
Un projet pilote auprès de clients sélectionnés a été mené avec succès, selon la SAQ.
 
Ce service qui devait s'appeler «Destination succursale», sera finalement nommé «Cliquez, Achetez, Ramassez». Il est à l'étude depuis 2013 et était prévu pour 2014.
 
La livraison sera gratuite si vous commandez pour 75 $ et plus. Des frais seront appliqués pour des livraisons de moindre valeur. C'est Poste Canada qui livrera les colis dans un délai de 3 à 5 jours, nous dit la SAQ.
 
Le service sera implanté progressivement. Dans une première phase, le 8 mars, 229 succursales pourront réceptionner les colis. Puis en mai et juin, on pourra faire livrer dans les 400 succursales, si tout va bien.
 
Le nombre de produits disponibles à la livraison sera lui aussi augmenté. Au début ce sera 3650 produits. La direction de la SAQ prévoit rendre disponibles ses 12 000 produits dans les mois suivants (sauf les vins exclusifs à SAQ Dépôt).
 
Le paiement se fera par carte de crédit au moment de la commande par internet sur saq.com.
Lorsque votre colis arrivera en succursale, un courriel vous sera automatiquement envoyé.
 

Le service actuel de livraison à domicile sera maintenu avec frais de livraison de Poste Canada. La SAQ n'en paiera plus la moitié. Les frais de livraison passeront donc de 7 à 14 $.
 

Près de 80 millions $
Les ventes en ligne augmentent régulièrement sur saq.com. Elles étaient de 6 millions de dollars en 2009-2010; ont doublé à 12 millions l'année suivante; puis triplé en 2011-2012 à 40 millions de dollars; puis 66 millions en 2012-2013 et finalement totalisent 79 millions de dollars en 2013-2014. La SAQ évalue les coûts de son service de vente en ligne à 6,6 millions de dollars.

 

Le site d'achat en ligne actuel saq.com sera interrompu samedi à 16 heures jusqu'à dimanche 6 h 30 afin de permettre sa mise à jour pour le nouveau service. Alors, il faut en profiter pour faire livrer à la maison ou au bureau avant que les frais de livraison ne soient doublés.

Actuellement (4 mars), 2719 des 8924 vins tranquilles sont disponibles pour achat en ligne, ainsi que 143 des 478 mousseux; 79 des 300 vins fortifiés (portos) et 259 des 1588 spiritueux.

Texte modifié le 4 mars.

Quelle est l'appellation la plus bio

Quelle est l'appellation la plus bio à la SAQ?

En fait, elle sont deux. Les appellations Châteauneuf du pape et Alsace ont chacune 14 vins officiellement bio au répertoire de la Société des alcools du Québec.
Elles sont suivies de près par Hermitage avec 13 vins.
C'est dire que les grands vins sont plus souvent bio que les autres.

Puis plus loin, avec 6 vins, il y a Coteaux du Languedoc et Gevrey-Chambertin.

Quel est le pays le plus bio au répertoire?
C'est la France avec 205 des 306 vins tranquilles répertoriés officiellement bio au répertoire de la Société des alcools du Québec. L'Italie et l'Espagne n'en ont que 38 et 22. Ceci ne reflète pas le marché, puisque l'Espagne produit 27 % du vin bio dans le monde; la France et l'Italie 22 % chacun. (Chiffres Agence Bio)

Il y a presque autant de vin casher (51) que de vins bio d'Espagne et d'Italie au répertoire de la société d'État.

Quelle est la région la plus bio sur les rayons de la SAQ?
La Vallée du Rhône avec 51 des 306 vins tranquilles officiellement bio.
Puis le Languedoc-Roussillon-Pays d'Oc avec 35; la Vallée de la Loire avec 31 vins; la Bourgogne avec 30; Bordeaux avec 17 et la Provence, l'Alsace ainsi que la Toscane avec 15.

Ceci aussi ne reflète pas non plus le marché de la production de vin bio, puisqu'il y a 2,3 fois plus de producteurs bio en Languedoc-Roussillon que dans le Rhône et 6 fois plus que dans la Loire, selon les chiffres de l'Agence Bio (2014).

Le site saq.com indique 306 vins tranquilles bio, mais en fait il y en a plus. Peut-être 100, 200 de plus. En effet, plusieurs producteurs ne s'identifient pas bio auprès de la SAQ!

Du côté des 494 mousseux, il n'y a que 4 produits qui sont identifiés bio. Il semble qu'il faille beaucoup de chimiques pour produire du champagne et autres bulles!

Le prix médian des vins bio au répertoire de la SAQ est de 27 $; celui des non bio est plus élevé soit 29,45 $.

Quel est le pays qui boit le plus bio?
Ils sont deux: l'Allemagne et la France consomment chacun 21 % de la production vinicole bio mondiale. Ils sont suivis pas l'Italie avec 11 %. Puis l'Autriche avec 5 %; les États-Unis et le Royaume-Uni avec 4 %; les Pays-Bas et la Suède avec 3 %; le Canada, la Belgique et la Suisse avec 2 %. Même si l'Espagne est le troisième producteur mondial de vin bio, les Espagnols ne consomment que 1 % de la production mondiale bio. Ils ne boivent pas leurs vins bio, ils l'exportent à 64 % en Allemagne. (Chiffres Agence Bio)

Plus de 12 000 signatures pour le recyclage des bouteilles de vin

Nous, citoyennes et citoyens du Québec, demandons la mise en place d’une consigne sur les bouteilles provenant de la SAQ, pour que le verre soit trié à la source et recyclé

C'est le libellé de la pétition déposé sur le site de l'Assemblée nationale du Québec.

Au moment de la publication de cet article, 12 390 personnes avaient signé cette pétition.

La date limite pour la signer est le 25 février.

Même si nous mettons consciencieusement nos bouteilles de vin dans le bac à recyclage, elles sont pour la plupart envoyées au dépotoir. En effet, la majorité des bouteilles de verre ne sont pas recyclées.

C'est qu'il n'y a pas de collecte sélective au Québec, donc les bouteilles sont cassées dans les camions et mêlées aux autres cartons et aux journaux (corrompant ainsi ces deux matériaux).

La grosse usine de recyclage Owens-Illinois, situé à Montréal, doit donc acheter principalement son verre à recycler (bouteilles vides) en Ontario et au Nouveau-Brunswick qui eux font la collecte sélective.

Le Québec et le Manitoba sont les deux seules provinces à ne pas avoir de collecte sélective du verre.

En Ontario, la LCBO fait payer 20 cents de plus par bouteille. C'est la consigne. Ce montant est remboursable lorsque le client retourne la bouteille. Au Québec, la direction de SAQ nous fait payer 15 cents (4 cents + marge et taxes) de plus par bouteille pour combattre le retour des bouteilles. C'est non remboursable.

Pourtant, le syndicat des employés de la SAQ s'est lui déjà prononcé pour le retour des bouteilles vides.

Les bouteilles de la SAQ (240 millions par années) sont récupérées à 94% via la collecte sélective. Toutefois, récupérer ne veut pas dire recycler. Actuellement la presque totalité du verre de nos bacs de récupération pêle-mêle finit dans les sites d’enfouissement.» (Communiqué SEMB-SAQ, 28 octobre 2014)

La semaine dernière, l'organisme gouvernemental Recyc-Québec a publié le résultat d'un sondage auprès des 31 centres de tri disant que 37 % du verre est maintenant recyclé au Québec. Selon ce sondage, 57 % du verre récupéré dans les bacs à recyclage est envoyé aux dépotoirs, ce qui est considéré «valorisé» selon Recyc-Québec!. «57 % du verre récupéré est utilisé dans les LET pour matériel de recouvrement journalier et chemin d’accès», lit-on dans son communiqué. Les LET se sont ce que l'agence gouvernementale appelle «lieux d’enfouissement technique». Elle n'ose pas utiliser le mot dépotoir.

En janvier, la municipalité de Québec s'est officiellement prononcée pour la consigne des bouteilles de vin. «L’imposition d’une consigne sur les bouteilles de vin pourrait représenter à terme une économie d’environ 325 000 $ par année pour la Ville de Québec», dit la municipalité. Les municipalités d'Amqui, de Chandler et de Saint-Basile-le-Grand se sont aussi prononcées pour la consigne.

Vous trouverez la pétition demandant la consigne sur les bouteilles de vin de la SAQ à cette adresse : www.assnat.qc.ca

 

Finalement, à la fin de la période de signature de la pétition, 14 983 personnes l'avaient signée.
 

Pour en savoir plus:

Hausse des ventes de vin de 54 % en Outaouais

Les ventes de vin en valeur ont connu une hausse de 54 % en cinq ans de 2006 à 2011 dans l'Outaouais.

Pendant, ce temps, à Montréal, ce fut une hausse de 16 %.

Ce sont les chiffres publiés hier dans le site Argent, sous la plume de Jean-Sébastien Marsan qui écrit que ce sont «des chiffres de ventes obtenus par Argent après une année et demie de démarches devant la Commission d’accès à l’information.»

Sur la Côte-Nord les ventes de vin ont aussi progressé de 54 %, et en Abitibi-Témiscamingue ce fut 53 %.

Montréal (16 %) et Laval (26 %) ont connu les hausses les plus faibles.

Pourquoi les ventes sont plus fortes dans les régions les plus à l'est et à l'ouest de la province?
Pourquoi plus faibles dans la région de Montréal?

Pourquoi la SAQ était-elle réticente à donner ces chiffres?

_______
Sources:
SAQ : les ventes en région en pleine expansion
et
Ventes de la SAQ en région : le souci de mieux boire, Jean-Sébastien Marsan / Argent, 13 février 2015

Véronique Rivest ne se représente pas au mondial des sommeliers

Véronique RivestNotre championne nationale, Véronique Rivest, fait une pause dans sa course aux concours.

Après avoir obtenu une deuxième place au concours des meilleurs sommeliers du monde, Véronique a décidé de consacrer les prochaines années à son nouveau bar à vin Soif, ouvert en septembre à Gatineau.

Elle ne sera donc pas au Mondial 2016. «Je n'ai pas assez de temps pour me préparer. J'estime que j'en aurais pour au moins deux ans de préparation intense. Et Soif n'est pas un projet d'un an. J'ai besoin de m'y consacrer de façon intense pour deux ou trois ans afin d'assurer son succès à long terme.»

La deuxième meilleure sommelière du monde ajoute: «On verra pour 2019!»
 
Véronique Rivest ne se représente donc pas non plus au concours du meilleur sommelier du Canada, étape nécessaire pour accéder au concours mondial.
 
Ce concours du meilleur sommelier du Canada se tiendra à Toronto les 7 et 8 mars.
 
Les candidats sont Élyse Lambert du Ritz Carlton de Montréal; Bertrand Eichel du 357c à Montréal; Carl Villeneuve Lepage du Toqué de Montréal; Robert Noël du Déjà Bu de Caraquet; Steven Robinson de l'Atelier d'Ottawa; William Predhomme de Toronto; Jason Yamasaki de Vancouver et Sean Dolenuck de Winnipeg.

Le vainqueur représentera le Canada au Concours du meilleur sommelier du monde en Argentine au printemps 2016. Il pourra aussi, entre temps, se présenter au Concours du meilleur sommelier des Amériques au Chili en avril prochain.

Plus de détails sur le concours du meilleur sommelier du Canada dans le site de l'Association canadienne des sommeliers professionnels.

Apportez son vin chez Saint-Hubert et ailleurs

La chaîne de restaurants de poulet Saint-Hubert demande au gouvernement de permettre aux clients d'apporter leur vin dans ses établissements. Les dirigeants de la chaîne demandent ainsi d'avoir un permis mixte qui permettrait aux restaurateurs de vendre du vin tout en autorisant les clients à apporter leur vin acheté à la SAQ ou au dépanneur s'ils le désirent.

Ce type de permis existe en Ontario.
Actuellement au Québec, on peut faire l'un ou l'autre, mais pas les deux.

La chaîne de restaurants Normandin, active dans la région de Québec, emboîte le pas et demande la même chose.

La concurrence est vive dans le monde de la restauration qui cherche à attirer des consommateurs économes.

L'idée est bonne. Le groupe Saint-Hubert dit qu'il est en affaire pour vendre du poulet et non du vin et ce permis attirerait plus de clients ce qui leur permettrait de vendre ainsi plus de poulet. C'est logique.

Ils concurrenceraient ainsi les restaurants des chaînes Casa Grèque et Vieux Duluth.

La direction de l'Association des restaurateurs du Québec s'est tout de suite prononcée contre affirmant que cela bouleverserait le marché. Le directeur Francois Meunier dit craindre que le mouvement s'étende et que des gens se présentent aux portes des grands restaurants «avec un sac brun à tout bout de champ.»

Les restaurants type Apporter votre vin ou l'acheter sur place sont deux modèles d'affaires différents. Les restaurants traditionnels font une bonne partie de leurs revenus grâce au vin. Donc, ils maintiennent les prix des plats le plus bas possible et haussent le plus possible les prix des vins. Par contre, pour les Apportez votre vin, les seuls bénéfices sont sur la nourriture. Donc, ils doivent hausser le prix des plats pour faire un bénéfice.

Un permis mixte exigerait des restaurateurs de jauger, d'équilibrer, leurs échelles de prix différemment.

Toutefois, il est évident que la tendance est là. C'est ce que le consommateur demande. De plus, ceci encouragerait les amateurs de vins à aller plus souvent au restaurant.

En Ontario, il y a ce permis mixte. Mais il est peu utilisé. On y boit moins de vin au restaurant qu'au Québec. De plus, les restaurateurs qui l'utilisent imposent des frais de bouchon de 10 à 20 $ et des restrictions; du genre: seulement les mardis soirs.

Cependant, le marché québécois est totalement différent. Les consommateurs d'ici aiment prendre du vin en mangeant, surtout au restaurant. Alors...

Le point de vue des serveurs? Certains craignent une baisse des pourboires; d'autres espèrent un retour d'une clientèle plus nombreuse.

Encore une hausse des prix à la SAQ

Le président de la Société des alcools du Québec a promis en novembre dernier qu'il y aurait moins de rabais. «Il va falloir faire beaucoup de ménage là-dedans. Il y aura moins de rabais, c'est sain pour l'industrie, c'est sain pour tout le monde», a dit M. Alain Brunet au journal La Presse.

Toutefois, il n'a pas promis qu'il y aurait moins de hausses de prix.

Alors que le marché est morose et que les acheteurs ménagent, la société d'État décide de hausser encore le prix de milliers de vins actuellement sur ses rayons.
Les hausses vont de 5 cents à plusieurs dollars.

Résultat des courses, comme l'écrit quelquefois un de mes collègues, le nombre de vins à moins de 10 $ atteint son plus bas niveau. En effet, il ne reste plus de 20 vins à moins de 10 $ à la SAQ.

Le nombre de vins en bas de 12 $ décroit aussi. Pourtant, le 15 janvier, la SAQ publiait un communiqué disant «puisque nous souhaitons satisfaire tous nos clients, nous demeurons bien sûr à l’affût de nouveaux produits à proposer sous les 12 $.» Puis, 2 jours plus tard, un dirigeant de la SAQ, interrogé par le Journal de Montréal, promet d'augmenter le nombre de vins à moins de 12 $. (Objectif Lune : 12 $ à la SAQ).

Toutefois, aujourd'hui, un de ses collègues lui rend la vie plus difficile en haussant le prix des vins. Ainsi le nombre de vins à moins de 12 $ est retombé aujourd'hui au nombre de 127 comme en janvier.

Les vins de moins de 15 $ sont aussi moins nombreux: 527 contre 534 hier. Même le nombre de vins de 15 à 20 $ diminue passant de 1514 hier à 1490 aujourd'hui. (1571 en février 2014; 1635 en janvier 2013.)

Par contre, le nombre de vins de plus de 20 $ est plus grand aujourd'hui qu'hier, passant de 4036 hier à 4062.

Les hausses sur certains vins sont plus fortes que d'autres. Ainsi le Pinot Gris de Domaine Barmes Buecher passe de 30 à 31,50 $; le Hecula de 13,45 $ à 14,05 $; Fratelli Allessandria de 25,05 à 25,55 $; le Arrowood, Cabernet sauvignon, Sonoma de 41,75 $ à 44,25 $; le Man d'Afrique du Sud de 14,95 $ à 15,45 $;  le très bon Seigneurs de Pommyers de 20,20 à 22,25 $.

La hausse est inégale et concerne la plupart des vins en bas de 25 $, mais étrangement très peu de vins en haut de 25 $!

Certains vins ne sont pas haussés: Les Petits Carreaux 10,95 $; Cavit Pinot Gris 12,95 $; Carmen CS 18,75 $; Rubizzo 14,95 $; Les Ursulines 25 $; Cluzeau 17,70 $; Barolo Riserva 2005, Batasiolo 37,25 $; Shaya 21,45 $; Vieille Tour 20,75 $; Malbec Roble Flichman 9,95 $; Épaulé Jeté Trinch 22,95 $; Pircas Negras ...

Des défauts qui rendent le vin savoureux

Un peu de brett et un peu d'acidité volatile et votre vin sera meilleur!
C'est le point de vue d'un original vigneron de Californie, Chris Howell de Caïn Vineyard.

Voulez-vous juste manger du fromage Cottage ou des Singles Kraft; alors, pourquoi vouloir boire du vin qui ne goûte que le fruit et le chêne?

Chris Howell, interrogé par W. Blake Gray émet des propos qui détonnent dans le monde aseptisé des oenologues.

Un grand vin doit avoir un peu d'acidité volatile et un peu de brett (odeur de ferme). C'est comme le fromage ou le beurre. Il doit y avoir des parfums qui vont au-delà du fruit préservé «A little bit of VA gives some lift to the nose and it's actually very attractive». Un peu d'acidité volatile rehausse les arômes et c'est très attrayant.

Mes vins sont pleins de brettanomyces, dit-il  «But I hope you agree it's not putrid – herbal, savory. I've had people say: "So-and-so thinks their shit smells like perfume"; there's something to that – fecal and perfume, they're close.»

C'est à lire : Q&A: Chris Howell of Cain Vineyard and Winery, W. Blake Gray, Wine-Searcher, 30 janvier 2015

Brettanomyces
Communément appelé brett, des levures (champignons) qui donne une odeur d'écurie, de ferme. On en retrouve de plus en plus à cause du réchauffement climatique, des acidités basses dans le vin et de la diminution des quantités de soufre utilisées pour protéger le vin. Voir aussi notre article Les odeurs d'écurie dans le vin.
Acidité volatile
Les principaux acides volatils du vin sont l'acide acétique (vinaigre) et l'acétate d'éthyle (vernis à ongle); l'acide formique et l'acide propionique; ainsi que le dioxyde de soufre libre (SO2) (odeur d'oeuf pourri) et combiné (R-CHOH-SO3H), du dioxyde de carbone (CO2), de l'acide sorbique et de l'acide salycilique. Considéré comme qualité exhausteur d'autres arômes en faible quantité; à odeur à peine perceptible, mais défaut si on passe un certain niveau. Voir Jérome Thurillat TP: acidité volatile d'un vin.

Le vin c'est 4,75 $ en France, mais 16,35 $ au Québec

Le prix moyen d'une bouteille d'appellation achetée par les Français est de 3,4 €, soit 4,76 $.

Alors que le prix moyen des vins tranquilles (appellation ou pas) vendus dans les succursales de la SAQ est de 16,38 $ (selon le dernier rapport annuel de la SAQ).

Le Français dépense en vin tranquille 131,9 € par année, soit 189 $CDN (1);  pendant que le Québécois dépense 339 $ (vins tranquilles et mousseux).

Le groupe d'âge qui achète le plus en France (en 2014) est celui des 50-64 ans qui représente 39 % des achats en volume. Mais ce groupe achetait 42 % des vins en 2012. Le groupe des 35 à 49 ans reste relativement stable à 18 % des achats. Les jeunes de 35 ans et moins n'achètent que 7 % des volumes des vins tranquilles (non mousseux).

Par contre, c'est le groupe des 65 ans et plus qui achète de plus en plus de vin. Ils achetaient 33 % des volumes en 2012, c'est maintenant 36 %.

Ceci suscitera de l'espoir aux acteurs du marché du vin au Québec, car on craint ici une baisse des ventes avec le vieillissement de la population. Ce serait l'inverse si nous suivons la même tendance ici qu'en France. À moins que nos dirigeants de la SAQ ne brisent le rythme par des gestes inappropriés comme des hausses répétées des prix ou autres actions.

Ces chiffres sont tirés en partie du magazine LSA Conso qui publie aussi des données sur les ventes de vin par régions et par type. On note que les croissances les plus fortes sont pour les rosés, les vins en Bag in Box (viniers) et les vins IGP (indication géographique protégée).

Les appellations en croissance en France selon l'étude Kantar sont la Corse et le Jura.

(1) 1,40 taux de change appliqué par la SAQ sur l'euro.

Sources:

Le Roussillon humilié par la perfide Albion

La dernière édition du magazine Decanter suscite de hauts cris d'indignation dans le sud de la France.
 
Trois dégustateurs britanniques chevronnés ont goûté 82 vins du Roussillon soumis par leurs représentants à Londres et accordent «un pauvre résultat» à ces vins. Aucun vin exceptionnel et seulement 5 vins hautement recommandables, 47 recommandables, 28 passables et 2 pauvres. Un résultat désastreux de l'aveu même des 3 dégustateurs Master of Wine.
 
Les vins sont dits verts et surboisés. De grands noms du Roussillon obtiennent des notes très basses, moins de 82/100 ou moins de 14/20, comme Gauby, Shistes, l'Oum, Clos des Fées, Rectorie, Chapoutier.
 
La responsable du jury, Rosemary George, écrit que «le plus surprenant est de constater que des grands noms paraissent ainsi très mal.» Elle ajoute qu'il est très désappointant qu'aucun des vins n'atteigne la note «oustanding» exceptionnelle de 18/20 ou 94/100. (1)
 
Ces notes très basses données aux vins du Roussillon par le magazine britannique ont choqué plusieurs commentateurs français du monde du vin.
 
Le journal L'Indépendant de Perpignan écrit «La perfide Albion a encore frappé!»
«Puisque c'est sur le vin, domaine qui leur est a priori étranger, que vient leur dernière attaque.»
 
Une phrase de Decanter choque particulièrement: «Le Roussillon manque de fruit et de profondeur et l'on n'y va pas pour l'élégance.»

Vous voulez boire du vin avec moins de sulfites

Comment faire pour trouver les vins qui contiennent le moins de sulfites?

Tous les vins contiennent du sulfite, appelé aussi soufre, dioxyde de soufre ou SO2.
Ça peut aller de 25 milligrammes à 250 milligrammes au litre. Les vins liquoreux peuvent en contenir jusqu'à 400 mg/l.
Pourtant, la dose journalière admissible de sulfites établie par l'Organisation mondiale de la santé est de 50 mg par jour pour un adulte de 70 kg.

Toutefois, on n'est pas certain si c'est vraiment dangereux pour la santé à ces doses. Certaines personnes se disent plus sensibles. D'autres préfèrent ne pas savoir.

On indique sur la bouteille «CONTIENT DES SULFITES», aussitôt qu'il y en a 10 mg/l. Il y a toutefois une différence entre 10 et 250. Certains estiment que l'on devrait afficher sur la bouteille le taux de sulfites contenu dans le vin au moment de son expédition. Les producteurs ont cette information. Certains l'indiquent sur la fiche technique fournie aux journalistes.

La dose maximale permise pour les vins rouges secs est de 150 mg/l; 200 pour les rouges sucrés, les blancs et rosés secs; 250 pour les blancs et rosés sucrés et beaucoup plus pour les liquoreux. Les vins sucrés ici sont ceux qui contiennent plus de 5 grammes de sucre au litre. (voir tableau)

Objectif Lune 12 $ à la SAQ!

La SAQ dit maintenant qu'elle va augmenter le nombre de vins à moins de 12 $.
Selon le Journal de Montréal, ce serait même une demande du conseil d'administration.
Ce serait aussi la conséquence de nombreuses critiques du public.

Le journal cite des chiffres donnés par la SAQ disant qu'en 2012, il y avait 138 vins de moins de 12 $. Ils seraient maintenant au nombre de 101 selon M. Benoit Beaudet, directeur de la mise en marché des vins courants, cités par le journal.

La SAQ se fixe comme objectif d'atteindre 140 vins à moins de 12 $ d'ici l'automne.

Pourtant, cet objectif est déjà presque atteint!

En effet, il y a chiffre et chiffre; ainsi que catégorie et catégorie.

Dans le Journal de Montréal, la SAQ affirme qu'il y avait 138 vins de moins de 12 $ en 2012.
Pourtant, d'après les chiffres mêmes de la SAQ, il y avait 141 vins de moins de 11 $ en 2013.
Donc, un an auparavant, la catégorie des - 11 $ aurait été plus grande que celle des  - 12 $ l'année suivante!

De plus, M. Beaudet dit qu'il y a actuellement 101 vins de moins de 12 $ à la SAQ. Pourtant sur le site saq.com on en compte 127.

Il y donc quelque chose qui cloche, ces chiffres ne correspondent pas.
Pourquoi?
C'est courant!

Si nous regardons la liste des 127 vins de moins de 12 $ sur saq.com, l'on voit que certains ont des millésimes et d'autres non. 24 ont des millésimes, ce seraient donc des vins de spécialité. (Parce que la SAQ ne veut plus mettre de millésimes sur les vins de la section des vins courants.) Donc il y a 127 vins de moins de 12 $, dont 103 dans la section des produits courants.

Que devient donc l'objectif de 140? Si on en a déjà 127. Si on enlève ces 24 vins de la section des spécialités pour les mettre dans la section courante, on y est presque.

Chaque victoire compte!

C'est le titre d'un article du journal du principal syndicat des employés de la SAQ.

On y relate la consternation et la mobilisation des employés d'une succursale face à une décision de la direction d'éliminer les vins blancs de spécialité dans ce magasin au coeur du Plateau Mont-Royal.

Ces employés disent être à l'écoute de leur clientèle et tentent «dans la mesure permise par la SAQ, de répondre au mieux à leurs attentes.» «Ils ont pris goût à nos conseils.» Il est donc «dommage de les obliger, tel que suggéré par le Service à la clientèle, d’aller ailleurs pour acheter leur vin», dit un employé de la succursale Express Laurier.

Ces employés se sont mobilisés, malgré le refus de la direction locale et ont écrit à la haute direction. «Pour eux, cette fâcheuse décision de la SAQ priverait une clientèle friande de
découvertes».

Le journal du syndicat ajoute «heureusement, ces efforts ont porté leurs fruits : la SAQ semble avoir compris en reculant le bulldozer du planographe (*), et en octroyant un minimum de flexibilité quant aux vins blancs de spécialité en frigo.»

Le journal Le Pionnier ajoute que «la planification dite "intégrée" de la mise en marché, tel qu’elle est pratiquée à la SAQ, est trop éloignée de la réalité des succursales.»

Hélas, en voulant tout diriger d’en haut, la SAQ s’éloigne de sa clientèle et se prive de la fine connaissance de ses employés de succursale.»

Le collectif des employé(e)s de la division 83 SEMB SAQ (CSN) conclue en écrivant «réapproprions-nous notre travail. Nous en retirerons une plus grande fierté et les clients de la SAQ, les véritables actionnaires/propriétaires de cette entreprise, seront encore plus satisfaits. Au bout du compte, ce seront eux les grands gagnants!» (Chaque victoire compte! Le Pionnier, Hiver 2014)
____
* Planographie: ce que la SAQ appelle planographie c'est l'ensemble de ses règles uniformes et obligatoires de placement des produits sur les rayons.

Brunello versus Vino Nobile

Une dégustation à l'aveugle de 5 Brunello et de 5 Vino Nobile.
Montalcino contre Montepulciano.

Que valent les Vino Nobile face aux Brunello?
Ce sont deux appellations de Toscane, voisines et situées au sud Sienne. Toutefois, les Brunello ont meilleure réputation. Cette appellation Brunello di Montalcino est considérée la meilleure appellation de Toscane.
Les vins de Montalcino se vendent ainsi plus cher que ceux de Montepulciano. Le prix médian des Brunello à la SAQ est de 60 $; alors que celui des rares montepulcianos est de 30 $.

Selon certains, la réputation des brunellos est surfaite, et plusieurs ajoutent que leurs prix sont trop élevés.

  Brunello
di Montalcino
Vino Nobile
di Montepulciano
Superficie 2100 ha 1200 ha
Cépage Sangiovese grosso (100% depuis 2009) Sangiovese dit prugnolo gentile 70%min
canaiolo et autres
Altitude 150 à 500 m 250 à 600 m
Production 10 millions de bouteilles
(+4 millions de rosso)
7 millions de bouteilles
Vignerons 258 229
Caves 208 70
Exportation 65 % 59 %
Marchés Usa 25%, Allemagne 7%, Suisse 5% Allemagne 33%, Suisse 23%, Usa 14%
SAQ 66 vins 10 vins
Millsimes surtout 2009 surtout 2010
Prix SAQ 30 $ à 257 $ 21 $ à 255 $
Prix médian 60 $ 32 $
Millésimes 2012-2010-2007-2006-2004-1997
2012-2007-2006-1999-1997
Sources: Consortium Brunello Consortium Vino Nobile

Deux membres de l'Académie du vin de l'Outaouais ont eu l'idée géniale d'organiser une dégustation comparative de vins des deux appellations.

Donc cinq séries de deux vins; un de chaque appellation; dégustés à l'aveugle. Puis, l'on demandait aux 14 participants de choisir son vin préféré pour chacune des 5 séries.

Le résultat (le préféré indiqué par un X):

1- 2005 Querce Bettina, Brunello di Montalcino  IP 58 $  X
1- 2006 Salcheto Salco Evoluzione, Vino Nobile di Montepulciano 50 $
 
2- 2004 Argiano, Brunello di Montalcino 65 $
2- 2007 Valdipiatta Vigna d'Alfiero, Vino Nobile di Montepulciano  54 $ X
 
3- 1997 Carpineto Riserva, Vino Nobile di Montepulciano 65 $
3- 1997 Castelgiocondo, Brunello di Montalcino  48 $  X
 
4- 2004 Castello di Velona, Brunello di Montalcino  81 $ X
4- 2007 Dei Bossona Riserva, Vino Nobile di Montepulciano  50 $
 
5- 2007 Tenuta Caparzo Vigna la Casa, Brunello di Montalcino  67 $
5- 2006 Poliziano Asinone, Vino Nobile di Montepulciano 50 $  X

Donc: 3 Brunello contre 2 Vino Nobile.
Un résultat assez serré.

Un des deux organisateurs de la dégustation, Denis Desjardins, nous dit ceci.
«Je ne crois pas que cet exercice ait pu dégager quelque chose d'autre que ce que l'on savait déjà, c'est-à-dire que les Vino Nobile, appellation moins prestigieuse, peuvent faire la barbe au Brunello de 10 ou 15 $ plus cher. Je crois que l'ensemble des gens présents a été conquis également par les deux appellations. Les Poliziano et Valdipiatta valent bien des Brunello de grande maison à 75 $.»

Ce sont tous des vins de très grande qualité. Leur capacité à s'améliorer en cave est étonnante. Les 1997 des deux appellations sont élégants et superbes. Les 2007, sauf le Caparzo, sont encore bien trop jeunes.

Le coorganisateur de cet évènement, Mario Couture, nous dit «qu'on a aussi observé que les Vino Nobile étaient légèrement plus foncés que les Brunello et qu'ils possédaient un peu plus d'extractions que les Brunello qui eux étaient plus axés sur la finesse et la subtilité. Je trouve qu'il est malheureux qu'on ne puisse pas trouver plus de Vino Nobile de haut niveau à la SAQ.»

Il n'y a en effet que 10 Vino Nobile contre 66 Brunelo sur les rayons de nos magasins d'État.

Les arômes de ces vins et la couleur (rouge pâle et teinte orangée) ont évoqué ceux des Barolo à certains dégustateurs. Les tanins de ces Brunello et Vino Nobile sont de grande qualité sur une acidité juteuse.

Donc, ces deux appellations peuvent nous donner des vins de garde de belle qualité qui se développeront 5 à 10 ans après leur achat.

Les grands millésimes des Vino Nobile
Les grands millésimes des Brunello

Carte des producteurs de Vino Nobile

Des Brunello à Vin Québec...
Des Vino Nobile à Vin Québec...

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  Nous avons mis les appellations en majuscules pour une plus grande facilité de lecture du texte.
 

La barre est toujours plus haute à la SAQ

Les acheteurs-vendeurs de la SAQ ont baissé les bras depuis longtemps dans leur offre de vins à moins de 10 $.

Toutefois, en janvier 2013 la SAQ nous promettait de faire de gros efforts pour nous dénicher des vins de moins de 11 $. (1)

Cette année, la barre est haussée encore. La SAQ nous dit dans un texte alambiqué qu'elle fera des efforts encore, mais maintenant pour des vins à moins de 12 $.

«Puisque nous souhaitons satisfaire tous nos clients, nous demeurons bien sûr à l’affût de nouveaux produits à proposer sous les 12 $.»

«77 vins étaient vendus à moins de 12 $. Encore une fois, nous avons mis notre expertise au service de nos clients afin de dénicher de nouveaux vins et le portrait actuel fait état de près de 100 produits disponibles dans nos magasins.»

La SAQ ajoute «Nous avons bien l’intention de poursuivre nos efforts en ce sens! Plusieurs nouveaux arrivages sont déjà prévus, notamment en avril. Ainsi, près de 40 nouveaux vins seront disponibles d’ici septembre prochain.» (2)

Nous supposons que ces 40 nouveaux vins seront à moins de 12 $.

La SAQ répondait ainsi à un texte de Pierre Couture du Journal de Québec Les aubaines se font rares à la SAQ, qui citait, entres autres, des chiffres de Vin Québec.

(1) La SAQ recule sur l'affaire des vins à bon prix
(2) Communiqué SAQ: De grandes trouvailles à tous les prix: l'expertise de la SAQ.
(3) Les aubaines se font rares à la SAQ, Journal de Québec.

Mousseux, Sicile et Sardaigne en hausse

Porto et Sud-Ouest en chute!

Toscane en hausse et Bordeaux en baisse!
Les goûts évoluent, les modes changent, ainsi que les ventes.

  n M$ var %
Mousseux 164
16
+15
Sud-Ouest 106
5
-15
Sicile, Sardaigne 157
7
+13
Porto 151
5
-11
Toscane 916
32
+3
Bordeaux 789
28
-3
Champagne 129
11
+1

Les ventes en valeur de portos ont connu une chute de 11 % au Québec en un an.

Les ventes des vins du Sud-Ouest de la France sont aussi en chute de 15 % dans les magasins de la SAQ.

Pendant ce temps, les ventes de mousseux montent de 15 % à 16 millions de dollars.
Les vins de Sicile et de Sardaigne connaissent aussi une forte croissance de 13 % à 7,7 millions de dollars.

Tout ceci parmi les vins de la section des spécialités.

Savez-vous qu'il se vend plus de vin de Toscane à la SAQ (+ 3 % à 32 millions de dollars) que de vins de Bordeaux (- 3 % à 28 millions de dollars). Il y a 916 vins de Toscane à la SAQ contre 789 de Bordeaux.

Les mousseux au nombre de 164 seront plus nombreux bientôt. La SAQ cherche de nouveaux cavas et crémants.

Le nombre de vins des Îles italiennes de moins de 20 $ sera aussi haussé. Les acheteurs de la SAQ recherchent des vins de Bolgheri, de Maremma et les chiantis de la classe gran selezione.

Finalement, les ventes des 129 champagnes n'ont progressé que de 1 % à 11 millions de dollars.

(Ces chiffres de la SAQ ne comprennent pas ceux des magasins dépôts. Le nombre de produits n'inclut pas ceux de Signature ni du Courrier vinicole. Période de 12 mois se terminant en novembre 2014.)

 

Des vins moins chers à la SAQ

La majorité des 48 nouveaux vins à la SAQ en ce début d'année sont à moins de 15 $.
Ce qui contraste énormément avec les nouveaux arrivages des derniers mois.
 
Par exemple en mars dernier, 94 % des nouveaux arrivages étaient à plus de 15 $; et 70 % en novembre.
Il est vrai qu'en ce début de janvier, il n'y a pas d'arrivages Cellier, des vins qui sont souvent à plus de 20 $.
 
Toutefois, la différence est bien notable. Parmi ces 48 nouveautés, il y en a même 4 en bas de 10 $; 13 en bas de 11 $; et 20 en bas de 12 $.
De plus, 10 de ces 48 vins sont en rabais de 1 à 1,60 $.
 

$
31 janvier 2014 13 janvier 2015
-10 30 25
-15 640 533
15-20 1597 1490
20-30 2147 2269
30 + 3561 3977
  8025 8269
Les dirigeants de la société d'État semblent avoir entendu les remarques des consommateurs, des chroniqueurs vin et des députés.
 
Cependant, ceci ne change pas le portrait d'ensemble.
Il y a maintenant 25 vins en bas de 10 $ alors qu'il y en avait 30 en janvier 2014.
 
Il y a maintenant 533 vins à moins de 15 $ (rabais compris) contre 640 en janvier 2014.
 
La proportion des vins à plus de 20 $ continue toujours de progresser plus rapidement.
 
Ce nombre plus élevé de nouveaux vins de moins de 15 $ ne réussit pas à relever la proportion des vins à bon prix, mais empêche tout de même un rétrécissement trop accentué.
 

Des vins trop chers qui encombrent les rayons

Plus de 3000 des 8000 vins disponibles à la SAQ sont à plus de 40 $.
Les buveurs d'étiquettes (ou de cotes Parker) ne sont pourtant pas si nombreux au Québec.
Ces vins au prix souvent prétentieux ne se vendent pas toujours très bien.
Au magasin Signature de Montréal, 78 % des 1581 vins sont à plus de 40 $.
La majorité (863) est de France.
À celui de Québec (moins riche), 41 % des 3400 vins sont à plus de 40 $.

Les rayons sont encombrés, certains vins trop chers ne se vendent pas vite.
Le vin cher, c'est 80 % d'image et 20 % de vin.

Alors, il faut faire une vente et écouler des produits.
Ce sera le cas pour 30 vins qui seront réduits de 20 % du 8 au 25 janvier.

Des noms:
Jasper Hill Georgia's Paddock Shiraz Heathcote (Vous connaissez?) de 114 $ réduit à  91 $
Bodegas Mauro Terreus Vino de la Tierra Castilla y Leon 2008 (était 156 $)  125 $
Cos d'Estournel 2006 212 $ réduit à 169 $ (124 $ en France)
Maison Joseph Drouhin Clos Vougeot Grand Cru 2008 (était 193,75 $)  155 $
Sierra Cantabria Amancio Rioja 2008 104 $
M by Michael Mondavi Cabernet-Sauvignon Napa Valley  2007 de 214 $ à  171 $­.

 Voir la liste ici.
 

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