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Libre-échange et prix du vin au Québec

Le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne est entré en vigueur jeudi dernier. Il prévoit, entre autres, l'élimination des droits de douane sur les produits alcooliques en provenance de l'Europe.

Est-ce que cela veut dire que nous paierons le vin d'Europe moins cher?

La SAQ annonce que «Le prix de détail pour les produits actifs en approvisionnement continu dont la déclaration d’origine sera reçue avant le 6 octobre tiendra compte de l’exemption du droit de douane à compter du 8 novembre dans le réseau des succursales.»

Quel est ce droit de douane sur les vins?
«Les droits de douane s’élèvent à 0,0187 $ le litre», selon le site W2C. S'élève est ici un bien grand mot, puisque cela représente 0,014 $ la bouteille de 750 ml. Donc, une cent et demie la bouteille de vin.

Ce ne sera pas une grosse économie, d'autant plus que le gouvernement fédéral a augmenté sa taxe d'accise d'une cent à 49 cents sur les bouteilles de vin dans son dernier budget en mars dernier. Ce qui mange les deux tiers de la cent et demi.

Cette hausse de 1 cent a déjà été ajoutée aux vins de spécialité. Elle sera ajoutée aux 1600 vins courants le 8 novembre dans les succursales de la SAQ et le 4 décembre dans les épiceries.

Donc, ne retenez pas votre souffle.

La SAQ nous dit que cela pourrait entraîner une réduction maximale de 5 cents.

 


La carte SAQ Inspire est populaire

La carte de fidélité Inspire de la Société des alcools du Québec semble bien populaire.

D'après un sondage rapide dans vinquebec.com, 87 % des répondants disent utiliser la carte SAQ Inspire.

Par contre, 13 % affirment ne pas l'utiliser.

Dans son dernier rapport annuel, la SAQ dit qu'elle a 1,9 million de membres qui ont cumulé une moyenne de 1500 points par mois et que 38 % d'entre eux ont profité de leurs points au moins une fois au cours de la dernière année.

Pour plus d'information sur ce programme de la SAQ, consultez le site de la société d'État.

La SAQ ne veut presque plus de hausses de prix

La direction de la Société des alcools du Québec a annoncé aujourd'hui à ses fournisseurs qu'elle ne voulait presque plus de hausses de prix sur les vins.

Dans une missive destinée à ses partenaires d'affaires, la SAQ écrit que «Les demandes pour des hausses de prix seront autorisées et analysées deux fois par année».

Ce qui est tout un changement, puisque jusqu'à l'an dernier, la SAQ autorisait des hausses de prix 7 fois par année. Ce qui était perçu comme étant des incitations à hausser les prix. La SAQ envoyait le message qu'elle voulait des hausses afin de faire plus d'argent. (Voir Hausses de prix secrètes à la SAQ! septembre 2013 et Des hausses sur des vins déjà payés, février 2014)

En plus de réduire le nombre de hausses permises, la SAQ impose des conditions à ses deux seules autorisations de hausse de prix de ses fournisseurs, dont une édictant que la hausse ne devait pas dépasser le taux d'inflation du pays du fournisseur. «Le pourcentage d’augmentation devra être égal ou inférieur au taux d’inflation du pays d’origine des 13 dernières périodes.» Le monopole insiste aussi pour que le prix de gros ne dépasse pas celui offert aux autres monopoles canadiens. (Modifications au processus des demandes de changement de prix, Septembre 2017)

Une des hausses sera permise en novembre prochain et l'autre après le dépôt des budgets fédéral et québécois au printemps. Auparavant, les hausses étaient permises en avril, juin, août, octobre, novembre, février et mars. Ce qui a conduit à des prix de détail nettement supérieurs à ceux de la LCBO ontarienne.

Rappelons que la SAQ s'est fait reprocher plusieurs fois d'exagérer les prix; ce qui a découragé de nombreux consommateurs et ralenti les ventes de vin en volume de vin au Québec. (Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié, juin 2016).

La direction de la SAQ a depuis changé de cap. En novembre dernier, elle avait déjà annulé 3 hausses prévues et réduit de 1,40 $ le prix de ses 1600 vins les plus populaires. Elle a aussi augmenté son offre de vins à petits prix. (Le nombre de vins à moins de 10 $ multiplié par 6 à la SAQ, juin 2017)

La direction du monopole québécois des vins semble donc maintenant vouloir maintenir ses prix à des niveaux plus acceptables pour les consommateurs québécois.

Dans la série Comprendre la SAQ   

La valse des prix

Vous vous souvenez peut-être de cette grande différence de prix de ce vin Honoro Vera Garnacha entre le Québec et l'Ontario; soit 16,40 $ au Québec et 12,95 $ en Ontario. Je vous en ai parlé en janvier dernier.

Comment expliquer cette différence alors que le président de la SAQ se vente d'obtenir les meilleurs prix au Canada pour les vins importés.

Questionnée, la SAQ nous a répondu à l'époque être «en discussion avec l’agent pour corriger la situation.»

L'agence Balthazard qui représente ce producteur au Québec n'avait pas répondu à nos questions sur ce sujet. Eh bien, les discussions semblent avoir porté fruit, puisque depuis le prix de ce vin a été réduit au Québec à 13,75 $, comme on peut le constater dans le site de la SAQ.

Ce vin est vendu 5,98 US$ (7,30 $) à M.D Fine Wines aux États-Unis.

Le prosecco dangereux pour vos dents!

Le prosecco, ce mousseux italien acide et sucré serait néfaste pour vos dents selon des dentistes britanniques.

Cette nouvelle reprise par de nombreux médias britanniques a enragé de nombreux Italiens.

La controverse a commencé le 18 août par un article du magazine Bazzar du groupe Harpers intitulé How champagne could be ruining your smile (Comment le champagne peut ruiner votre sourire) qui rapporte les propos du dentiste Dr Richard Marques qui affirme que les vins pétillants peuvent être néfastes pour la santé dentaire. Ses vins contiennent beaucoup d'acide, ce qui ramollit temporairement l'émail des dents les rendant sensibles à l'érosion. De plus, les mousseux contiennent du dioxyde de carbone (ce qui donne les bulles) qui accentue l'acidité. C'est pire encore avec le prosecco qui contient beaucoup de sucre, selon le dentiste, ce qui contribuerait encore plus à détériorer l'émail des dents, dit le dentiste.
(En fait, le prosecco contient en général autour de 15 g/l de sucre, contre environ 10 g/l pour plusieurs champagnes bruts.)

Ces propos ont été répétés par deux autres dentistes et repris par la grande presse, entre autres par le Daily Mail du 27 août. How our prosecco obsession is rotting the nation's teeth: Dentists issue warning over the sparkling wine's high sugar content. On n'y mentionne plus le champagne, mais seulement le prosecco. Ils y ajoutent que le prosecco est encore plus dangereux parce que souvent consommé hors des repas. On y dit que les femmes sont particulièrement en danger d'avoir un «prosecco-smile»!

Un Brexit dentaire
Puis le réputé journal Guardian y va le lendemain d'un retentissant Save your teeth – and six other reasons to give up prosecco. (Sauver vos dents et six autres bonnes raisons d'abandonner le prosecco.) Ce qui a enragé la presse italienne, les producteurs de prosecco et même la ministre de l'Agriculture du pays. On y voit une conséquence du Brexit, un «fake news» à la Trump et un complot de l'industrie de la bière britannique. (Il Guardian attacca il prosecco italiano, c'è dietro la lobby britannica della birra?) (I dentisti inglesi alla guerra del Prosecco) (“Fa male ai denti”: il Guardian attacca il Prosecco).

J'ai recensé près d'une centaine d'articles sur le sujet dans la presse anglaise (Voir ici.)

Ce n'est pas la première fois que le journal Daily Mail aborde ce sujet. En mars 2016, il y allait d'un How PROSECCO can ruin your teeth: Think your favourite fizz is a healthy option? Sorry, but your dentist won't agree.

En janvier dernier, le site Smile Store - The Dental Specialist publiait Prosecco is bad for your teeth.

C'est une affaire de gros sous. Le prosecco est devenu très populaire en Angleterre qui en achète 40 millions de litres, soit le tiers de la production de ce vin mousseux de Vénétie. Une hausse de 36 % en un an qui concurrence la bière britannique.

La nouvelle a pris une telle ampleur qui a même surpris les dentistes britanniques qui disent que leur avertissement n'avait rien à voir avec la politique, le Brexit ou le commerce.

Est-ce vraiment dangereux pour vos dents?
En fait, tous les produits acides tels que coke, sodas, jus et vin ramollissent l'émail de vos dents. Mais ceci est temporaire. Il faut juste éviter de se brosser les dents trop tôt après en avoir consommé. Les dentistes recommandent d'attendre de trente minutes à une heure avant de se brosser les dents après avoir consommé du vin. On nous donne aussi un truc simple. Il s'agit de manger un morceau de fromage après le repas. Ce fromage rétablira vite le pH buccal, donc l'équilibre acide de votre bouche et de votre salive. En fait, ceux qui sont le plus en danger d'avoir des dents grises et ternes sont les dégustateurs. Voir à ce sujet Dégustateurs, attention à vos dents.
 

Hausse des ventes suite à la baisse de prix à la SAQ

La SAQ a fortement accru ses ventes de vin dans ses succursales depuis la baisse de ses prix.
 
La direction de la Société des alcools du Québec a effectué trois baisses de prix depuis novembre 2016.
 
Le 9 novembre, les prix de ces vins avaient été réduits de 50 cents; suivi le 10 janvier par une baisse de 40 cents et finalement une troisième réduction de 50 cents en février 2017. Une baisse totale de 1,40 $ sur ses 1600 vins les plus populaires.
 
Cette baisse des prix a entraîné une hausse des ventes de vin de 1,2 million de litres au cours des 6 premiers mois de l'année, comparé à la même période de l'année précédente.
 
Comme on le voit dans le tableau suivant, les ventes de vin en volume étaient en hausse constante de 2007 à 2012 dans les succursales de la SAQ. Puis, il y a eu une chute brutale en 2013 et une remontée en 2014.
 
Ensuite, au cours des 6 premiers mois de 2015, les ventes ont chuté de 0,3 million de litres; puis ce fut une très faible hausse de 0,1 million de litres au cours des 6 premiers mois de 2016. Finalement, après les baisses de prix, les ventes ont remonté au cours des 6 premiers mois de l'année en cours pour atteindre 51,9 millions de litres.
 
Une remontée de 1,2 million de litres qui est du même ordre que celle de 2014 et qui s'approche des hausses des années antérieures à 2013.
Ventes vin en volume / succursales SAQ
  2007
2008
2009
2010
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Millions litres 41,1 41,7 43,2 45,3 47 50,6 49,7 50,9 50,6 50,7 51,9
Variations   0,6 1,5 2,1 1,7 3,6 -1,1 1,2 -0,3 0,1 1,2
@vinquebec.com  

Ces chiffres ne comprennent pas les ventes aux épiciers, mais seulement les ventes en succursales, y compris les commandes privées et les ventes aux tenanciers de bars et de restaurants. Ces chiffres regroupent les données de la SAQ pour les trimestres T1 d'une année et T4 de l'année précédente de son année fiscale, soit en gros du premier janvier au troisième samedi de juin.

Dans la série Comprendre la SAQ  

LA SAQ DANS LES ÉPICERIES

Est-ce une bonne nouvelle?

La direction de la SAQ reprend son projet d'installer de ses succursales dans des épiceries. Une première succursale de la société d'État sera aménagée dans une épicerie de la chaine Metro dans le secteur Lasalle de Montréal, comme nous l'apprenait mardi dernier Pierre Couture du Journal de Québec. http://www.journaldequebec.com/2017/08/22/vente-de-vin-et-dalcool-une-saq-dans-un-metro
 
La SAQ installera une boutique dans l'épicerie, avec ses propres employés et ses caisses.
 
Est-ce une bonne nouvelle pour les consommateurs?
Est-ce une bonne décision pour le gouvernement?
 
La SAQ se rapproche des consommateurs.
 
Voyons les faits.
Ailleurs, dans le Monde, les consommateurs achètent surtout leur vin en faisant l'épicerie.
 
Ici au Québec, les ventes de vin en volume augmentent dans les épiceries alors qu’elles stagnent dans les succursales de la SAQ.
 
Les épiceries sont limitées à la vente de vins de bas de gamme, de vins importés en vrac et embouteillés ici, alors que la SAQ se garde le monopole des vins de meilleure qualité. 
 
En Ontario, la LCBO a entrepris l'an dernier de vendre du vin dans les épiceries. 
 
Nous allons à l'épicerie au moins une fois par semaine et beaucoup moins souvent à la SAQ. 
 
La direction de la SAQ doit maintenir ses ventes au niveau actuel ou encore mieux les augmenter.
Pour se faire, elle doit réduire ses coûts, notamment au niveau des loyers; augmenter ses points de vente sans trop augmenter ses coûts et se rapprocher encore plus des consommateurs.
 
Et c'est exactement ce qu'elle fait!
 
La SAQ pourrait toutefois le faire plus simplement en permettant aux épiciers de vendre eux-mêmes les vins importés en bouteilles par la SAQ. Elle le fait plutôt comme un monopole en conservant son contrôle absolu de distribution de vin de qualité.
 
Toutefois, en s'installant dans ces commerces, elle donnera au consommateur un meilleur choix de vins lorsqu'il fera son épicerie. Par contre, il devra faire la queue à deux caisses: celle de la SAQ et celle de l'épicier.
 
C'est un début. Ça s'en va dans la bonne direction, lentement, avec quelques contraintes. C'est tout de même une bonne nouvelle pour le consommateur. 

Achats de vin des autres provinces

Vous vous souvenez de cette annonce faite par les premiers ministres de trois provinces du Canada promettant aux consommateurs de pouvoir acheter du vin provenant de ces trois provinces.

C'était en juillet 2016. Les premiers ministres Philippe Couillard du Québec, Kathleen Wynne de l'Ontario et Christy Clark de la Colombie-Britannique annonçaient joyeusement la mise sur pied imminente du site internet d'un «marché commun» du vin de ces trois provinces.

Eh bien, un an plus tard, où en est-on avec cette promesse?

«Depuis l’annonce de l’entente entre les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique survenue en marge de la réunion du Conseil de la fédération en juillet 2016,  la SAQ a déployé différentes actions afin de simplifier l’accès aux vins des autres provinces.

Les vins canadiens bénéficient désormais d'une nouvelle identité visuelle en succursale pour faciliter leur repérage et nous avons également augmenté l’offre de produit en provenance de ces provinces. Une nouvelle section du site Internet de la SAQ leur est maintenant aussi dédiée, permettant ainsi aux clients de faire de belles découvertes. http://www.saq.com/content/SAQ/fr/produits/suggestions/produits-canada.html». Nous dit Renaud Dugas, responsable, relations de presse, Affaires publiques, Société des alcools du Québec.

Effectivement, le nombre de vins de l'Ontario est passé de 60 à 112 au répertoire de la SAQ. Celui des vins de Colombie-Britannique est monté de 40 à 49 et il y a même 2 vins de la Nouvelle-Écosse.

Cependant, la LCBO de l'Ontario qui affiche 55 vins de la Colombie-Britannique n'en affiche aucun du Québec.

On est loin de la promesse du soi-disant marché commun des vins au Canada et même loin du libre-échange à l'intérieur des frontières de notre propre pays! Que s'est-il passé?

Des vins rouges doux et peu acides

Un lecteur me demande de lui suggérer des vins rouges très doux et non acides.

Voici ce que j'ai pu trouver comme vins rouges doux et peu acides.

Ils sont classés par taux de sucre au litre selon ce qui est indiqué dans le site de la SAQ.

Ce sont des vins qui ont au moins 10 grammes de sucre, donc des vins demi-secs. Les vins secs ont moins de 4 grammes au litre.

La plupart proviennent de Californie et d'Australie. Certains viennent d'Italie et un de France. Plusieurs d'entre eux sont de très gros vendeurs au Québec.

Vins rouges demi-secs
    $ g/l
Originale Carpineto Italie 14,45 18
Jacob's Creek Simply Red Australie 12,55 18
Apothic Red Californie 15,65 17
Vive La Vie France 9,15 16
Ménage à Trois Silk Californie 17,10 15
Yellow Tail Big Bold Red Australie 13,95 15
Cupcake Red Velvet Californie 14,65 14
Folie à Deux Ménage à Trois Californie 16,10 13
Revolution CS Californie 9,60 12
Liano Sangiovese CS VV 2014 Italie 33,75 12
Revolution Red Californie 9,90 11
Trevini Primo Merlot/Primitivo Italie 12,55 11
Wallaroo Trail Shiraz Australie 8,85 11
Cardinal Zin Californie 13,65 11
Liano Sangiovese/CS
Italie 26,55 11
Moma
Italie 16,55
11
Love Italie 13,55
11
Gray Fox Cabernet-Sauvignon Californie 8,70 10
Beringer Collection CS Californie 19,95 10
Big Red House Californie 13,65 10
Cliff 79 Cabernet/Shiraz Australie 9,90 10

Ces vins rouges contiennent plus de sucres réducteurs que les amarones, ripassos et zinfandels.

La consommation régulière de vin diminue le risque de diabète

La consommation modérée ou élevée et régulière de vin est associée à un plus faible risque de développer le diabète.

C'est la conclusion d'une vaste étude menée au Danemark auprès de 70 000 personnes sur une période de 5 ans.

La fréquence et non seulement la quantité ont une influence sur la réduction des risques de diabète.

  1. La consommation d'alcool de 3 à 4 jours par semaine a été associée à un risque inférieur de 27 % chez les hommes et à un risque de 32 % plus faible chez les femmes que chez ceux qui ont bu moins d'une boisson par semaine.
     
  2. Les hommes et les femmes qui ont consommé 7 verres (*) ou plus de vin par semaine ont un risque de diabète de 25 à 30 % moins élevé que ceux qui avaient absorbé moins d'une boisson de vin par semaine.
     
  3. Encore plus, l'étude tend à démontrer que les hommes qui ont consommé 14 verres de vin par semaine avaient un risque 43 % plus faible que ceux qui ne buvaient pas, et les femmes qui avaient bu 9 verres de vin par semaine avaient un risque 58 % plus faible que les femmes non-buveuses.


Le bénéfice maximum pour les hommes est atteint à 14 verres par semaine pour les femmes c'est 9 verres par semaines.

Selon ces chercheurs l'effet protecteur du vin peut être associé à l'action des polyphénols sur les niveaux de sucre dans le sang. L'effet de la bière serait moins marqué que celui du vin pour les hommes et nul pour les femmes.

La fréquence et surtout la régularité de la consommation de vin auraient un effet sur le contrôle du sucre dans le sang.

«Bien que le mécanisme soit encore nébuleux, les chercheurs suggèrent que des concentrations plus élevées de tanins ont un effet inhibiteur sur l'action des enzymes réduisant les glucides. En d'autres termes, la présence de polyphénols dans le corps influencera l'effet des aliments sur le taux de sucre dans le sang pendant et après la consommation», écrit Lizette Borreli dans Medical Daily.

Par contre, les spiritueux, gin et vodka auraient un effet contraire et accroitraient les risques de diabète particulièrement chez les femmes.

L'étude a été menée par l'Institut national de santé publique de l'Université du Danemark méridional et publiée dans Diabetologia le journal  de l'Association européenne pour l'étude du diabète.

__________

(*) Au Danemark, un verre d'alcool c'est 12 grammes d'éthanol (13,6 au Canada) ou 15,2 ml d'alcool pur (17,2 au Canada). (Wikipedia) Soit environ un verre de 120 ml de vin ou 1/6 de bouteille de 750 ml. Ou encore environ 300 ml de bière.

Source : Alcohol drinking patterns and risk of diabetes: a cohort study of 70,551 men and women from the general Danish population. Charlotte Holst, Ulrik Becker, Marit E. Jørgensen, Morten Grønbæk, Janne S. Tolstrup, Diabetologia, juin 2017.

Vin en vrac vendu à la SAQ

Un bon bénéfice!

Je demande donc à la SAQ ne me fournir une liste. On me transmet une liste de 85 vins. Liste mise à jour en juin et publiée maintenant dans le site saq.com. La liste précédente, datant de juin 2015, contenait 64 vins. (Celle de mars 2015 en contenait 54.)

Pour certains vins, on peut deviner qu'ils sont embouteillés ici s'ils portent des noms tels que l'Auberge Rouge, le Pichet Blanc ou le Carafon Rouge. Par contre, c'est plus difficile pour les Vittori Bartolo Mazzi Montepulciano d'Abruzzo; Sauvignon Blanc Monkey Bay Marlborough; La Réserve de Bubas Corbières; Campo de la Taranta; Etienne Marceau Cabernet-Sauvignon/Syrah et Pinot grigio Villa Di Ponticello Delle Venezie i.g.t...

Est-ce qu'il existe vraiment ce Étienne Marceau; et où trouver cette Villa di Ponticello?
Bonne chance!

Il y a de gros vendeurs dans cette liste. Les gros succès d'épiceries que sont les Revolution et Wallaroo Trail ont été adoptés par la SAQ.

Ces vins sont embouteillés, entre autres, dans les usines de la Maison des Futailles; de A. Lassonde et Constellation Brands.

Plusieurs des vins sur la liste n'apparaissent pas dans le site de la SAQ. Par contre, un vin comme Brutus Charles Meunier, fort probablement embouteillé au Québec, n'est pas sur cette liste!

Fin des livraisons gratuites à SAQ Signature

Les livraisons en provenance des magasins SAQ Signature ne sont plus gratuites.

Il faut maintenant payer les frais de livraison (ou de transfert) de 12 $ plus taxes; soit 13,80 $.

En effet, la SAQ applique la même pratique maintenant pour toutes ses succursales.

Jusqu'à dernièrement, les transferts et livraisons des vins et spiritueux des magasins Signature étaient gratuits.
Un client pouvait téléphoner à un des quatre magasins Signature et faire livrer gratuitement le ou les produits désirés.

Toutefois, depuis quelques semaines, la SAQ a cessé cette gratuité et a décidé d'appliquer la même politique et le même tarif que pour tous les autres transferts de produits entre succursales.

En effet, en juin dernier, la SAQ a permis de nouveau le transfert de produits entre succursales. Ainsi un client qui veut un produit qui n'est pas disponible dans sa succursale ni dans saq.com peut faire transférer ce produit d'une autre succursale à la sienne. (Voir Reprise des transferts entre les succursales de la SAQ.)

Donc, c'est maintenant la même politique pour toutes les succursales y compris pour les succursales Signature.

La SAQ n'en a pas fait l'annonce. Les clients l'apprennent en commandant un produit ou recevant leur facture.

Les magasins Signature ont un peu plus de 2200 produits exclusifs, dont 1500 vins tranquilles, 500 spiritueux et près de 200 mousseux.

Transfert gratuit si en ligne
Par contre, il est toujours possible de faire transférer gratuitement certains produits.
En effet, s'ils sont disponibles en ligne, il est préférable de les commander via internet et non par téléphone.
On évite ainsi de payer le 13,80 $. En autant que la commande soit d'au moins 75 $.

Il est bien de savoir que 650 des 1500 vins des produits exclusifs SAQ Signature sont disponibles en ligne. C'est le cas aussi de la moitié des mousseux et des spiritueux.

SUCREZ VOTRE VIN ET VOUS ALLEZ GAGNER LE PRIX DU PUBLIC

Le vin rouge qui a remporté le premier prix au concours Prix du public Desjardins Exquis à Québec est le vin rouge probablement le plus sucré que vend la SAQ.

En effet, le Originale Carpineto qui contient 18 grammes de sucre au litre a remporté le prix «Mention meilleur vin toutes catégories» de ce concours.

Ce vin rouge contient plus de sucre que les plus sucrés vendus au Québec (hormis les vins mutés), soit plus que le Apothic Red (17 g), le Ménage à Trois (13 g) et que les Revolution Red, Wallaroo Trail et Liano qui en contiennent 11.

Cet Originale (14,45 $) contient même 2 à 3 fois plus de sucre que la plupart les Amarone!

Ce n'est pas un vin sec, car il contient plus de 4 grammes de sucre le litre.

C'est le vin rouge le plus sucré que produit la maison Carpineto. Ses autres vins contiennent de 2 à 3 grammes de sucre au litre.

Le meilleur vin blanc de ce concours est un vin lui aussi un non sec, le Liano blanc à 11 grammes de sucre.

Le concours Prix du public est organisé chaque année par le groupe Exquis. Le 7 avril dernier, 300 personnes, «supervisés par des experts en vin», ont jugé 350 vins, généralement sous les 20 $ au château Frontenac à Québec.

Il est étonnant que les deux gagnants soient des vins italiens sucrés. Car les Italiens produisent les vins les plus secs au monde. Nous constatons donc que certains producteurs italiens ont compris que des consommateurs du Québec se laissent impressionner par des vins sucrés. Ils ont donc conçu ce vin «Originale» qui se distingue par sa facture sucrée.

Ce sont des vins dont on ajoute du sucre, souvent sous forme de mout concentré. Du mout de raisin auquel on a extrait la plus grande partie d'eau pour laisser surtout la composante sucrée. Une pâte visqueuse, une sorte de confiture.

On peut comprendre aussi que des personnes après avoir dégusté plusieurs vins secs de plus ou moins plaisants soient séduites par deux produits racoleurs au fruité bien sucré.

La liste des vins gagnants, intitulé Guide d'achat 2917-2018, Prix du public, est disponible dans les 120 succursales sélections de la SAQ et dans le site du magazine Exquis.
 

Vers un label Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec

L'Association des vignerons du Québec a déposé une demande de reconnaissance de l'appellation Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec.

Cette demande a été soumise au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants du Québec.

L'association a présenté un cahier des charges très précis définissant quels vins auraient le droit de porter l'étiquette Vin du Québec.

Ceci n'est pas à confondre avec l'appellation Vin certifié du Québec.

Le Conseil des appellations réservées mène présentement des consultations sur cette demande. Consultations qui prennent fin le 10 août.

L'Assocation des vignerons du Québec qui regroupe la plupart des vignerons, mais pas tous, recommande que seuls les vins produits dans une zone précise aient le droit d'indiquer IGP vin du Québec. Cette zone exclut le Bas-Saint-Laurent entre autres.

L'association a choisi de n'inclure que les zones qui ont au moins 900 degrés jours Celcius «moyenne du cumul des degrés-jours de croissance sur la base 10 °C est supérieure ou égale à 900 du 1er avril au 31 octobre et pour la période de 1983 à 2012. (Voir la carte)


Cliquez pour agrandir

À titre de comparaison, en Champagne c'est 1050 degrés jours et en Bourgogne c'est 1320.

Ça semble étrange d'exclure toute une partie du Québec! Pourquoi alors ne pas appeler
cette nouvelle appellation IGP Vin du Sud du Québec?

 

 

 

Le taux d'alcool minimal devra être de 7 % pour les vins blancs, de 8 % pour les rouges, mais ne devra pas dépasser 15 %.

Les producteurs auront le droit de l'augmenter artificiellement de 3,4 % par la chaptalisation. C'est-à-dire par l'ajout de sucre ou de moût concentré.

Ça me semble beaucoup, car à ma connaissance, la norme en Europe est limitée à une hausse maximale de 1 % du taux d'alcool.

Le cahier des charges propose aussi qu'on limite la quantité de sulfites à 70 mg/l de SO2 et 420 de SO2 total.

Le millésime indiqué devra contenir au moins 85 % de la récolte de l'année indiquée.
Les producteurs pourront inclure jusqu'à 50 % de raisins ou de jus en dehors de leur domaine, mais au Québec.

Une cinquantaine de cépages seront autorisés.
La concentration par chauffage ou congélation des mouts sera interdite.

Liste des défauts
Acétique, éventé, piqué
SO2
Refermentation
H2S, mercaptan, réduit
Oxydé, cuit
Brett, géranium
Mauvaise odeur, mauvais goût
Moisi, champignon, terreux
Levures, bactérien, butyrique, lactique
Pharmaceutique, métallique, solvant
Animal, écurie, phénols

Un comité d'agrément sera chargé de déguster et d'approuver les vins. Ceux qui contiennent les défauts mentionnés dans ce tableau seront rejetés.

Très bien et bravo. On devrait faire le même exercice pour les vins vendus actuellement à la SAQ. Plusieurs seraient alors rejetés.

«L’Association des vignerons du Québec s’est engagée dans une démarche de qualité visant à valoriser l’indication géographique qu’ils utilisent et dont ils défendent collectivement la réputation. Cette démarche de qualité a d’abord pris la forme d’une marque de certification en 2008. La reconnaissance officielle de l’IGP Vin du Québec s’inscrit dans le prolongement de cette démarche. Dans un contexte de croissance du marché des vins québécois, l’IGP est un outil de qualité, de reconnaissance et de promotion qui offre la possibilité de mieux communiquer aux consommateurs ce qui fait la spécificité des vins du Québec. De plus, elle assurera aux vignerons du Québec une protection intellectuelle de l’indication géographique et de sa réputation.»

Il se produit environ 2 millions de bouteilles de vin soit 16 500 hectolitres de vins sur 500 hectares au Québec. C'est une agriculture plutôt jeune. Les 5 premiers permis ont été donnés en 1985.

Production du Québec
2 millions de bouteilles
16 500 hectolitres
500 hectares
43 % blanc
30 % rouge
14 % rosé
4 % mousseux
1 % vendange tardive
8 % vin de glace

Les cépages permis
Les 100 % Vitis vinifera blancs, gris et rouges.
Les cépages rustiques et semi-rustiques blancs:
Acadie Blanc; Adalmiina; Aurore; Cayuga White; Chardonnel; Delisle; Eona; Frontenac blanc; Frontenac gris; Geisenheim; Hibernal; Kay Gray; La Crescent; Louise Swenson; Okanagan Riesling; Ortega; Osceola Muscat; Prairie Star; Saint-Cliche; Somerset; St. Pepin; Seyval; Swenson White; Traminette; Troubadour; Vandal-Cliche; Vidal; Vee blanc;

Les cépages rustiques et semi-rustiques rouges:
Baco Noir; Baltica; Cabernet Severnyi; Chambourcin; Chancellor; Chelois; Dalnevostochnyi Tikhonova (Dalraming); DeChaunac; Dragon bleu; Frontenac; Geneva Red; Landal noir; Landot noir; Léon Milot; Lucie Kulhmann; Maréchal Foch; Marquette; Montréal Blue; Michurinetz; New York Muscat; Petite Perle; Pionnier; Radisson; Sabrevois; St. Croix; Seyval noir; Skandia; Triomphe d’Alsace; Zweigelt;
Les cépages numérotés rustiques et semi-rustiques blancs: E.S. 4-23-60; E.S. 10-18-14; E.S. 10-18-30; S.V. 23-512;
Les cépages numérotés rustiques et semi-rustiques rouges: DM 8521-1; MN1200; S.V. 18-307; TP 1-1-12, TP 1-1-34.

Vous pouvez consulter le cahier de charge proposé et faire des commentaires à cette adresse
http://cartv.gouv.qc.ca/demande-reconnaissance-l-igp-vin-quebec

Le monde au naturel

Voici quelques articles parus dans la revue mensuelle Le Monde au Naturel.

Le sucre dans le vin rouge — Avril 2017

Le paradoxe françaisMars 2017

Les défauts du vin Février 2017

L'intolérance au vin : le coupable est l'éthanal  Janvier 2017

Les produits autorisés dans le vinNovembre 2016

Le prix améliore-t-il le goût du vin?  — Octobre 2016
 (Les images des bouteilles ne sont pas les bonnes,)

Bonny Doon, Grahm Randall et le Cigare Volant  — Septembre 2016

Des brebis dans les vignes, une expérience originale Juin 2016

Plus de grappes d'or aux vins biologiques Mai 2016

Le vin bio est meilleur et il y en a de plus en plus Avril 2016

 
 
 
 
 
 
 
Les régions les plus bio  —  Avril 2015
 
 
 
 
 
 
Les pesticides dans le vin —  Novembre 2013
 
Le goût du bouchon  —  Octobre 2013

Le vin naturel  —  Septembre 2013
 
 
 
Le vin bio  Avril 2013

Hausse des importations de vin en vrac au Canada

Les importations de vin en vrac au Canada ont augmenté de plus de 3 millions de litres l'an dernier, passant à de 117,5 à 120,5 millions de litres.

Pendant, ce temps, l'importation de vin tranquille en bouteille a diminué de 2 millions; de 282 à 280 millions de litres.

Le vin en vrac est payé seulement 99 cents le litre et vendu plus de 10 $ à la SAQ et dans les épiceries.

Il y a un gros bénéfice à faire là! D'ailleurs, un bureau d'avocat de Québec vient de déposer une demande de recours collectif contre la SAQ, comme le rapporte le Journal de Québec. «La requête vise la marge de profit et le manque d’informations sur les étiquettes des vins importés en vrac vendus dans les succursales du monopole d’État.»

La requête déposée au nom d'un client, Gillaume Bourdeau, de Québec, allègue que la SAQ impose des prix exorbitants. «La requête fait valoir que la SAQ vend des vins en vrac à ses clients dans ses magasins sans indications formelles, alors que le prix coûtant de ces vins importés dépasse rarement la barre de 1 $ le litre.»

En effet, le vin importé en vrac est payé en moyenne seulement 99 cents le litre comme nous le montre le tableau suivant provenant de l'Union italienne du vin.

   Tableau tiré de Wine By Numbers du 17 juillet 2017

Le Québec est le plus gros importateur de vin en vrac au Canada avec 43 millions de litres. Ainsi une bouteille de vin sur trois consommée au Québec provient du vrac.

Les vins les plus populaires au Québec et vendus dans les succursales de la SAQ et dans les épiceries sont des vins importés en vrac et embouteillés dans des usines au Québec.

Les monopoles canadiens ont accru énormément leur importation de vin en vrac au cours des dernières années. En effet, selon les chiffres du Wine By Numbers, publié par l'Union italienne du vin, l'importation de vin en vrac au Canada est passée de 77 millions de litres en 2007 à 120 millions de litres; soit une hausse de 56 %. Pendant ce temps la quantité de vin tranquille en bouteille est passée de 227 à 280 millions de litres; une hausse de 23 %.

C'est à partir de 2006 et surtout de 2008 que le Canada est devenu un grand importateur de vin en vrac comme nous le montre ce tableau de l'Association des économistes du vin des États-Unis publié ce matin.


Le Canada exporte ou réexporte une bonne quantité de vin en vrac. C'est 69 000 tonnes. Le Canada est ainsi le 11e exportateur de vin en vrac au monde, devançant même l'Argentine et le Portugal!


Le Canada exporte même du vin en vrac en France, en Espagne, à Cuba et aussi loin qu'en Australie, comme nous le montre ce tableau préparé par l'American Association of Wine Economists, et publié dans leur compte Twitter.


Texte modifié le 21 juillet afin d'y ajouter les deux derniers tableaux.
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Les faux vins israéliens sont autorisés au Canada

L'Agence canadienne d'inspection des aliments revient sur sa décision d'interdire l'étiquette «Produits d'Israël» sur des vins produits avec des raisins provenant des territoires occupés illégalement par l'armée d'Israël.

Dans un communiqué, «L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) regrette l'issue (sic) de l'évaluation de l'étiquetage du vin...»

Les vins produits dans les colonies juives illégales en Palestine pourront donc continuer d'être étiquetés «Produits d'Israël», même si ces vins ne sont pas produits en Israël!

L'Agence qui avait dit le contraire affirme maintenant que «Notre évaluation ne tenait pas pleinement compte de l'Accord de libre-échange Canada-Israël (ALÉCI).» Et ajoute que «Des explications complémentaires de l'ALÉCI (article 1.4.1b) indiquent que les vins en question adhèrent à l'Accord, et nous confirmons donc que ces produits peuvent donc être vendus avec l'étiquetage actuel.»

Des activistes juifs du Canada et d'Israël avaient vivement réagi à la décision initiale de l'agence canadienne d'inspection des aliments.

Selon les règles internationales, ces vins devraient s'appeler vins de Palestine. Toutefois, ces producteurs ultra-racistes nient l'existence de la Palestine qu'ils appellent Judée et Samarie.

Toutefois, la Cour suprême d'Israël, elle-même, a déclaré que ces territoires étaient une «possession belligérante» (occupés par fait de guerre) et ne faisaient pas partie du territoire national. D'ailleurs, les 28 pays d'Europe ainsi que les États-Unis interdisent l'entrée chez eux de ces vins s'ils sont faussement étiquetés comme étant des produits d'Israël.

Tout ça, c'est bien politique. C'est l'oppression de certaines personnes sur d'autres.
 

Voir le texte publié plus tôt : Interdiction d'importer des vins des territoires occupés étiquetés Israël.

Flip-Flop On West Bank Wines Decision Betrays Canadian Consumers, Huffingtonpost.ca;
Le plaignant de l’ACIA explique l’histoire des vins faussement étiquetésCJPMO - Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient;
Le vin vendu au Canada doit être correctement étiqueté  CJPMO;
B'nai Brith Canada Commends Government for Pressuring Agency to Comply with Canadian Wine Regulations, B'nai Brith.
 

Interdiction d'importer des vins des territoires occupés étiquetés Israël

La régie des alcools de l'Ontario (LCBO) ordonne à tous ses fournisseurs de cesser d'importer et de vendre des vins provenant des territoires occupés par l'armée israélienne et étiquetés «produits d'Israël».

La LCBO a écrit mardi à ses fournisseurs que «The CFIA clarified that 'Product of Israël' would not be an acceptable country of origin declaration for wine products that have been made from grapes that are grown, fermented, processed, blended and finished in the West Bank occupied territory

(L'ACIA a précisé que 'Produit d'Israël' ne constituerait pas une déclaration acceptable du pays d'origine pour les produits viticoles fabriqués à partir de raisins cultivés, fermentés, transformés, mélangés et finis sur le territoire occupé en Cisjordanie.)

«Par conséquent, je demande que tous les fournisseurs abandonnent les importations ou les ventes de produits étiquetés 'Produit d'Israël' à partir des établissements vinicoles ci-dessus (ou d'autres situés dans les mêmes régions), jusqu'à nouvel ordre. Nous sommes en train d'obtenir des éclaircissements auprès de l'ACIA sur la manière dont ces vins devraient être étiquetés afin de se conformer à la Loi sur les aliments et drogues.»

Cette décision s'applique à tous vins provenant des territoires occupés par l'armée israélienne, soit le plateau du Golan, la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

La LCBO dit agir ainsi à la demande de l'Agence canadienne d'inspection des aliments qui a ordonné aux établissements de vente de produits alcooliques de tout le Canada de cesser de vendre des vins fabriqués avec des raisins provenant de ces territoires occupés illégalement par Israël depuis 2007 et étiquetés «produits d'Israël».

Le Canada, comme la plupart des pays, estime que cette occupation militaire des hauteurs du Golan en Syrie et de la Cisjordanie en Palestine est illégale.

L'information sur l'étiquette disant que ces vins sont des produits d'Israël serait donc fausse puisque ces vins sont faits de raisins provenant de Palestine et de Syrie.

La LCBO a une soixantaine de vins d'Israël à son répertoire. Toutefois, un seul proviendrait officiellement des territoires occupés selon le porte-parole de la LCBO. Cependant, d'autres vins produits en Israël pourraient en fait l'être avec des raisins provenant des territoires occupés. La LCBO doit d'ailleurs publier un communiqué à cet effet en après-midi.

La directive de l'Agence canadienne des aliments a été envoyée à tous les monopoles de vin au Canada. Cette directive n'a pas encore été rendue publique officiellement.

Nous ne savons pas encore quelles sont les actions que la Société des alcools du Québec prendra à ce sujet. La SAQ a 18 vins d'Israël à son répertoire dont au moins 4 de la firme Golan Heights.

Un organisme de défense des intérêts juifs au Canada, B'nai Brith Canada, a émis un communiqué hier disant souhaiter que l'Agence canadienne annule son ordonnance. «Nous espérons que cette troublante décision soit corrigée dans un court délai», dit Michael Mostyn, le patron de B'nai Brith.

La directive canadienne va dans le sens des mêmes directives émises en Europe. En effet, en novembre 2015, les 28 États de la Commission européenne ont exigé que les produits fabriqués dans les territoires occupés par l'armée israélienne soient étiquetés originaires des territoires occupés et non plus comme étant des produits d'Israël.

Les États-Unis appliquent déjà cette politique. «They must be wholly the product of Israel or be manufactured in Israel» (US Custom)

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Copie de la lettre de la LCBO à ses fournisseurs.
Le Canada interdit les étiquettes “Produit d’Israël” pour les vins de Cisjordanie. Times of Israel, 13 juillet 2017

Internet sans fil dans toutes les succursales de la SAQ

La Société des alcools dit avoir complété l'installation du réseau internet sans fil dans ses magasins à l'intention de ses clients.

La SAQ écrit que «l’implantation d’un réseau Internet sans fil a été complétée dans l’ensemble des succursales pour permettre aux clients et aux employés de consulter facilement l’application mobile SAQ et ainsi soutenir l’expérience d’achat et le service-conseil.»

Donc, chaque client peut maintenant consulter en ligne le site saq.com, l'application SAQ, les réseaux sociaux et les moteurs de recherches (comme Google) ainsi que les sites et blogues qui traitent du vin à l'aide de son téléphone et de sa tablette.

Vous pouvez ainsi consulter vinquebec.com afin d'en savoir plus sur les vins disponibles dans votre succursale préférée.

Vous pouvez faire une recherche par nom du produit ou par numéro dans notre outil de Recherches.

Ou encore, consulter les listes des meilleurs vins dans chaque catégorie comme dans le tableau de droite.

Vous pouvez aussi voir l'inventaire de votre succursale afin de savoir ce qu'il y a dans l'arrière-boutique. Car comme l'avons expliqué dans un texte précédent, tout n'est pas sur les tablettes.

Fin de la croissance à la SAQ

C'est fini la croissance à la SAQ !
Lorsque nous regardons les chiffres de la croissance à la SAQ depuis 10 ans, nous voyons des taux de croissance beaucoup plus faibles ces dernières années et même négatifs.

L'accroissement des dividendes de la société des alcools du Québec était d'une moyenne annuelle de 57 millions $ de 2007 à 2012. La moyenne annuelle d'accroissement du dividende est depuis 2012 de 17 millions par années.

Les hausses de bénéfices du monopole des alcools étaient en moyenne de 7,2 % par année de 2007 à 2012; ce n'est plus que 1,7 % de croissance annuelle moyenne depuis 2012.

Progression annuelle des bénéfices de la SAQ en millions $ et en %

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
$ 53 51 47 59 48 85 30 -27 31 33 19
  moyenne de 57 millions $
moyenne de 17 millions $
% 8% 7% 6% 7,3% 5,5% 9,3% 3% -2,6% 3% 3,2% 1,8%
  moy. 7,2 % moy. 1,7 %

Maintenant, si nous regardons les chiffres d'achalandage des succursales, nous voyons que le nombre de transactions stagne depuis 2012.

L'accroissement de l'achalande était constant et élevé avant 2012 (hormis l'épisode de grève de 2005). Le nombre de transactions en succursale augmentait en moyenne de 5,7 % par année. Le nombre de transactions n'augmente en moyenne que d'un faible 0,2 % par année depuis 2012.

Nombre de transactions dans les succursales SAQ
en millions et variations annuelles
  2002 03 04 05 06 07 08 09 10 11 2012 13 14 15 16 2017
N 37 39 41 34 43 47 49 51 54 56 58 59 58 59 59 59
% 9,0
6,2
5,5
-16
26
9,7
3,1
4,7
5,4
3,3
4,6
0,9
-1,9
0,3 2,1
-0,3
5,7 % 0,2 %

Le point tournant de croissance a été 2012. Ces indicateurs de croissance ont basculé après 2012. (*)

La SAQ ne réussi pas à vendre plus de vin en succursale depuis 2 ans. La croissance depuis 2 ans se fait plutôt dans les épiceries comme le montre le tableau suivant. Les succursales de la SAQ ont vendu 600 000 litres de plus au cours des deux dernières années; alors que les épiciers en ont vendu 4,8 millions de litres de vin de plus.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Succursales 4,2
4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 -0,3
Épiceries 1,4 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 3,2

Ceci nous amène à nous poser des questions.
Comment expliquer ces changements des dernières années?
Est-ce que le modèle d'affaires de la SAQ a donné tout ce qu'il avait à donner?
A-t-il atteint son niveau d'inertie?

Que doit-on faire maintenant pour relancer le marché du vin au Québec?

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Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la SAQ.
(*) Le salaire du président de la SAQ a été haussé de 27 % depuis 2012.

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