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Les vins bio, de plus en plus populaires au Québec (?)

C'est en fait plus une question qu'une affirmation.
En effet, on peut se demander si les vins bio sont plus populaires maintenant ici?
Est-ce que l'engouement pour ces vins atteint aussi le Québec comme ça semble être le cas en France?

Dans ce dernier pays, la vente de vin bio a progressé de 65 % en 2009.
Le vignoble bio s'est étendu de 39 % de 2008 à 2009 en France. La croissance est aussi très forte en Italie et en Espagne, selon les chiffres de l'Agence bio repris par les organisateurs du Salon Millésime Bio de Montpelier.

Un vin bio, c'est un vin produit avec des raisins qui ne sont pas traités aux produits chimiques tels les insecticides, pesticides et fongicides.

Au Québec, il y avait 67 vins bio répertoriés à la section Vins issus de l'agriculture biologique sur le site de la Société des Alcools du Québec (SAQ) en février 2007. Ce nombre est en croissance constante depuis ce temps:

  • 73 en avril 2008;
  • 87 en février 2009;
  • 117 en novembre 2009;
  • 129 en mars 2010;
  • 142 en janvier 2011.    (Source: Répertoire SAQ)

Donc l'offre a plus que doublé. Toutefois, mentionnons ici encore que plusieurs producteurs de vins bio n'indiquent pas qu'ils sont bio, donc leurs vins ne font pas partie de ces statistiques.

Ce chiffre de 142 représente malgré tout une infime proportion de l'offre totale de vin au Québec. Il y a en effet 7416 vins listés sur le site de la SAQ.

En mars dernier, la SAQ a fermé sa section des vins bio. L'expérience du regroupement a été jugée non concluante. On a préféré remettre ces bouteilles dans leurs sections régionales respectives. (article 6740)

Puis, en juin, la société d'État a publié les résultats d'un sondage sur l'opinion des consommateurs du Québec face aux vins bio. À la question «Vous arrive-t-il d'acheter des vins agrobiologiques?»  les réponses ont été:

  • À l'occasion 42 %
  • Souvent 9 %
  • Rarement 34 %
  • Jamais 15 %

On a demandé aux Québécois s'ils étaient prêts à payer plus cher pour un vin bio: 26 % ont dit oui. Ils accepteraient même une hausse de 2 $ sur un vin de 15 $ pour obtenir un vin bio. (article 7110)

Sur les 142 vins bio actuellement disponibles à la SAQ, il y a 94 rouges et 46 blancs; 84 sont de France, 17 d'Italie et 13 d'Espagne.

Les prix vont de 12,60 $ à 261 $, la plupart sont sous les 25 $.

Finalement, est-ce que le vin bio est plus populaire au Québec? C'est à voir. J'attends des chiffres de la SAQ. En tout cas, je peux au moins dire que sur Vin Québec, la section bio est une des plus populaires.

Je me pose aussi une autre question: pourquoi a-t-on si peu de vins bio au Québec? Ou encore: pourquoi le cache-t-on?

Dans quelques jours il y a le Salon Millésime bio à Montpellier (France), j'y serai et j'essayerai de comprendre un peu plus ce monde bio.

Donc, vins bio, un dossier à suivre.

Le gros vin, le grand vin: une question de goût et d'opportunité

Le gros vin, le grand vin, le système de 100 points!
Pourquoi est-ce si utile?

Hier, je vous ai parlé du vin parfait selon l'équipe de Robert Parker.
Les vins riches, puissants et massifs obtiennent les meilleures notes, parfois même 100 points.

Il n'y a rien de mal à cela! C'est une question de goût, comme on peut préférer le coca-cola au thé, on peut préférer les vins riches aux vins fins.

Toutefois, ce n'est pas absolu. C'est aussi une question d'occasion.

Si vous préparez un plat costaud, le vin riche sera mieux adapté qu'un vin délicat.

Par contre, si vous suivez un tant soit peu le régime méditerranéen, alors ces gros vins déséquilibreront vos repas et sembleront encore plus balourds.

On parle souvent du goût américain lorsqu'il est question des notes de dégustation des gens de Robert Parker (Wine Advocate) et du Wine Spectator. On généralise trop. Ce ne sont pas tous les commentateurs américains qui ont ce penchant pour les vins massifs. Cependant, les autres sont peu connus.

Avantage pour

Il faut aussi ajouter une chose: en dégustation les gros vins sont avantagés. Ces dégustateurs ne prennent souvent qu'une gorgée de chaque vin lors de marathon de dégustation. Il est plus facile de donner une bonne note à un vin qui impressionne par sa concentration, son abondance de fruits, de tanins, d'alcool et de bois (selon les goûts) qu'à un vin fin, subtil et délicat. Il faut plus qu'une gorgée pour bien juger le vin fin. Ce dernier se fait aimer à la longue, alors que l'autre lasse.

Les vendeurs aiment les grosses notes

Mais pourquoi ces notes américaines de 90-100 points sont si populaires? Pourquoi les vendeurs, y compris la SAQ, leur donnent tant d'importance.

C'est que ces dégustateurs américains goûtent les vins avant tout le monde. Ils reçoivent des échantillons des producteurs avant la mise en marché. Les producteurs se servent d'ailleurs de ces notes pour fixer leurs prix. Un vin qui obtient 95 et plus se vendra plus facilement et plus cher qu'un autre qui n'a que 89. Car dans ce système de 100 points, la note de passage est maintenant de 90.

C'est un système aussi très simple. Très facile à comprendre pour le consommateur et très commode à utiliser pour le vendeur.

Certains dégustateurs sont devenus aussi très habiles à donner rapidement des notes sur 100 aux vins de ce monde, comme on peut le voir dans cette vidéo de James Suckling www.youtube.com/user/jamessucklingtv#p/a/u/2/2-1wK-7Ul_Q.

Le vin parfait selon Robert Parker

  (Texte modifié le 6 mars afin d'y ajouter les résulats de la recherche d'Olivier Collin)

Le vin parfait serait riche, intense, concentré et épicé; souvent massif et onctueux, mais plus rarement élégant et soyeux. Ce sont ces mots qui qualifient la plupart des vins auxquels Robert Parker et son équipe ont donné 100 points au cours des dernières années.

C'est du moins la compilation faite par Tom Wark qui a utilisé le moteur de recherche du site erobertparker pour y découvrir 221 vins qui se sont vu attribuer la note parfaite de 100 points.

Ces vins proviennent principalement de 4 régions : 60 du Rhône, 53 de Bordeaux, 45 de Californie et 20 d'Australie. Il y en a très peu de l'Espagne, de l'Alsace et de la Bourgogne et seulement 3 de toutes les régions d'Italie!

La plupart de ces vins sont jeunes et rouges.

M. Wark a dénombré les mots les plus utilisés dans erobertparker.com pour décrire ces vins «parfaits». Les mots qui reviennent le plus souvent sont : riche (101), intense (64), concentré (63), épicé (57) et long (50).

Les mots élégant (30), velouté (12) et soyeux (4) sont plus rares.

Que conclure de ces statistiques?
En fait, cela semble confirmer ce que plusieurs disent depuis un certain temps, c'est-à-dire que M. Parker et son équipe aiment particulièrement les gros vins, les vins massifs au détriment des vins fins.

Il semble à la lecture de ces notes que pour eux un vin massif, un gros vin sont synonymes de grand vin.

Longueur
Une chose étrange toutefois est le fait que la longueur ne semble pas être un critère essentiel pour obtenir la plus haute note Parker. Pourtant, la plupart des autres dégustateurs disent que la longueur, la persistance d'arômes agréables en bouche, est le caractère essentiel qualifiant les grands vins.

À ce sujet du peu de fréquences du terme longueur, un lecteur, Olivier Collin, m'écrit que cela l'a intrigué et qu'il a fait une recherche plus poussée «la méthode d'analyse du vocabulaire employée par Tom Wark semble finalement assez sommaire et ne semble pas tenir compte des synonymes au-delà des formes ayant une racine orthographique commune. Ceci a un impact important pour ce qui est de la qualité de longueur d'un vin dans les textes de Parker puisque celui-ci utilise les synonymes suivants : Long (57 mentions) Finish (75 mentions) Length (14 mentions)»

«Cela fait un total de 146 termes liés à la longueur d'un vin parmi les 100/100 Parker, donc nettement plus que l'utilisation des autres termes fréquents rich, intense, concentrated et leurs variantes.  Conclusion : la longueur en bouche est le critère le plus cité par  Parker pour déterminer un vin parfait à son palais.»

À lire: Profiling Robert Parker's 100 Point Wines, Tom Wark's Fermentation blog

Qu'est-ce qu'un grand vin?

Grand vin, grande joie!

Mais qu’est-ce donc qu’un grand vin? Cette brûlante question m’est souvent posée tant par le néophyte qui veut savoir que par l’expert parfois narquois qui ne peut résister au plaisir de tendre ses pièges.

La réponse me semble pourtant toute simple, trop simple peut-être? Un grand vin est d’abord et avant tout un vin qui donne un grand plaisir. C’est un peu court. J’en conviens. Alors, je m’en explique.

Se fait désirer

Tout d’abord, un grand vin n’est pas acheté à la sauvette, au hasard de ce que le présentoir de notre fournisseur habituel a à offrir au jour le jour. Non, un grand vin est minutieusement choisi après s’être bien renseigné. Il faut avoir dépouillé moult chroniques et épluché nombre de catalogues avant d’identifier la perle rare et de fixer son choix sur le cru qui fait rêver. Ensuite, il faut trouver où, dans quel établissement, il sera possible de mettre la main sur le flacon tant convoité. Parfois, il arrive aussi qu’il soit nécessaire de consulter son banquier pour réunir la somme nécessaire à cet achat d’exception.

La précieuse bouteille acquise, le plus grand plaisir qu’elle puisse alors offrir, c’est de se laisser désirer. Le vrai jouisseur sait faire durer le plaisir. Il déposera soigneusement son trophée en cave et l’attendra aussi longtemps que possible pour ne l’ouvrir que quand elle aura atteint l’âge triomphal de la plénitude. Le désir croît avec les années.

Après une longue attente, le grand jour arrive enfin. L’événement tant attendu a été préparé méticuleusement. Que le grand cru soit destiné à accompagner un plat de roi ou dégusté pour lui-même est moins important que les amis qui ont été choisis pour le partager. Un grand vin ne doit jamais être un plaisir solitaire. Toujours il doit réunir quelques élus triés sur le volet et qui sauront apprécier le moment exceptionnel qui s’annonce. Ainsi, le plaisir de celui qui ouvre une telle bouteille n’en sera que plus grand encore.

L'objet de la fête

C’est qu’un grand vin est plus qu’un prétexte à la fête, il est l’objet même de la fête.
Le vin est à la bonne température et, après que le maître de cérémonie ait, parfois quelque peu théâtralement retiré le bouchon, il est décanté avec soin. Puis, enfin, versé dans des verres faits pour en révéler toute la splendeur. Ce serait une grande faute de le ruiner en le servant dans des verres indignes de lui.

Enfin, c’est l’heure de la grand-messe. Religieusement, chacun se concentre sur le précieux liquide afin d’en découvrir tous les mystères.

Mature, complexe et profond

Chacun des communiants admirera d’abord la couleur du vin, la nuance et l’intensité de celle-ci. Chacun jugera aussi de la limpidité et de la densité du liquide. Enfin, tous se prononceront sur l’heureuse évolution d’un vin arrivé à maturité, mais qui après tant d’années en cave conserve toujours une belle robe vibrante.

Réjouis des promesses faites à l’œil, c’est maintenant avec le nez que les convives poursuivront leur quête du bonheur. L’intensité des arômes, la complexité, la profondeur du bouquet, la noblesse et la race de celui-ci les combleront de joie.

Pour faire durer ce bonheur, personne n’ose se précipiter pour porter maintenant le liquide en bouche. Après avoir humé le divin nectar une, deux, trois fois, chacun repose son verre et, moment essentiel, partage son enthousiasme avec ses voisins de table. Puis, l’on recommence. Suivre l’évolution des arômes d’un grand vin dans le verre est une jouissance dont l’amateur ne peut se passer.

Le vrai plaisir du bon vin, d’un vin noble, ce n’est pas seulement de le sentir et de le boire, c’est aussi, et cela est encore plus important, d’en parler avec ceux avec qui on le partage. Si le vin est une marque de civilité, un fait de civilisation même, c’est justement parce qu’il contient assez de magie pour provoquer une conservation intelligente. Parler du vin est le nec plus ultra de l’art de la table.

Il impressionne

Le moment grandiose du saint sacrifice bachique arrive enfin, celui de goûter le vin. En bouche, le grand vin impressionne tant par sa plénitude que par sa structure harmonieuse. Comble de bonheur, même une fois avalé, il persiste longuement et laisse pendant plusieurs secondes l’agréable souvenir de ses riches arômes de bouche.

Pour les convives, ne reste alors qu’une chose à faire, parler encore du grand moment que chacun vient de vivre et, pourquoi pas, rêver de la prochaine occasion, de la prochaine grande bouteille qu’on ouvrira bientôt.

Benoit Guy Allaire
de l’Académie du vin de l’Outaouais

Beaujolais nouveau, il en reste

Il reste du beaujolais nouveau sur les tablettes de la SAQ.

En France un supermarché (Internarché) voyant qu'il est difficile de vendre du beaujolais nouveau de l'année précédente a décidé d'offrir une bouteille gratuite à l'achat d'une achetée. (www.rayon-boissons.com)

Au Québec aussi, il y a encore quelques bouteilles de beaujolais nouveau 2010. Il n'y a pas de vente d'annoncée, mais au moins les prix (14,95 et 15,95 $) n'ont pas été haussés comme ce fut le cas pour les autres vins!

Il reste aussi du Vino Novello, par contre son prix a été augmenté de 10 cents.

Voir nos commentaires sur ces vins ici.

Un second qui bat les premiers

Que d'émotions dans le monde parisien du vin. Un second grand cru chapeaute les Premiers crus de Bordeaux!

Le relativement peu connu Château Lascombes, 2e grand cru arrive préféré devant les premiers crus classés de 1855.

Des dégustateurs éminents, dont Michel Bettane, jugent à l'aveugle 19 grands vins de Bordeaux. Un «petit deuxième» qui se vend 100 euros est jugé bien meilleur que des vins qui se détaillent plus de 1000 euros.

Le Lafite-Rothschild (2425 € à Paris) arrive 16e, le Latour (1513 €) 10e et le Margaux (1505 €) 12e. Le Léoville-Las-Cases est arrivé dernier, ses deux bouteilles étant jugées défectueuses.

Les trois préférés du jury sont Lascombes (104 €), Léoville-Poyferré (132 €) et Mouton-Rothschild (672 €).

Ce qui est bien surprenant, c'est qu'un «petit vin» comme le Dufort-Vivens à 47 € déclasse le Lafite-Rothschild 50 fois plus cher!

Pourquoi ce genre de concours? Parce qu'il y a encore des gens crédules qui croient que des vins jugés meilleurs en 1855 sont encore les meilleurs en 2005. Ils ne peuvent pas — ou ne veulent pas — admettre qu'en un siècle et demi un producteur puisse améliorer son vin et dépasser en qualité celui de ses voisins.

Il y a toutefois un petit hic à ce concours, c'est qu'il a été financé par celui qui la gagné. La compagnie Colony, propriétaire du Château Lacombes, a payé les frais de l'opération!

Il semble toutefois que le tout ait été fait dans les règles par François Mauss du Grand Jury européen (GJE). Malgré cela les «croyants» ne veulent pas croire que les premiers puissent être dépassés par des deuxièmes comme on le lit dans plusieurs forums et blogues.

Ce n'est pas la première fois que ce Lascombes 2005 déclasse les grands au GJE. En novembre 2008, il était arrivé deuxième sur 70 Bordeaux. Voici les résultats de cette dégustation à l'aveugle de vins de Bordeaux du millésime 2005 organisé par le GJE.

 

1   Château LASCOMBES                104 €
2   Château LEOVILLE-POYFERRE     132 €
3   Château MOUTON-ROTHSCHILD  672 €
4   Château COS-D'ESTOURNEL       283 €
5   Château RAUSAN-SEGLA           121 €
6   Château PICHON-LONGUEVILLE BARON     174 €
7   Château LEOVILLE-BARTON        168 €
8   Château MONTROSE                  147 €
9   Château DUCRU-BEAUCAILLOU     251 €
10 Château LATOUR                      1513 €
11 Château GRUAUD-LAROSE             85 €
12 Château MARGAUX                   1505 €
13 Château RAUZAN-GASSIES           52 €
14 Château BRANE-CANTENAC           69 €
15 Château DURFORT-VIVENS           47 €
16 Château LAFITE-ROTHSCHILD    2425 €
17 Château HAUT-BRION               1171 €
18 Château PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE  142 €
19 Château LEOVILLE-LAS-CASES     292 €  (défauts)

  Session du GJE au Laurent, janvier 2011
  Commentaires sur le forum La passion du vin et sur le blogue d'Hervé Lalau.

Les statistiques de fréquentation 2010 à vinquebec.com

Voici quelques chiffres sur les fréquentations du site vinquebec.com pour l'année 2010.

  • 164 797 visiteurs (88 % Canada, 8 % France);
  • 373 342 visites;
  • 1 015 670 pages vues (le site contient 6245 pages);
  • 2,72 pages par visite.

Sources du trafic : moteurs de recherche (58 %); direct (34 %); sites de référence (7 %).

Les sections et pages les plus visitées : Qualité-prix; Recherche; Grands Vins; Pour la cave; Liens; Arrivages SAQ; Liste d'achats; Meilleurs vins à moins de 20 $; Sulfites dans le vin; Informations; Mousseux; Cépages; Bio; Italie; Meilleurs vins à moins de 12 $; De la cave; Conseils; Régions; Vocabulaire du vin; Espagne; Importations privées; Meilleurs vins entre 20 et 30 $; Portugal.

Source : Google Analytics.
 

DES SUGGESTIONS DE NOS BLOGUEURS

Les blogues du vin commencent à prendre de l'importance au Québec.

Des amateurs de vin très doués partagent leur passion avec des lecteurs du web.

On lit qu' «Internet est le média des médias»; que les «Blogues sur le vin sont les nouveaux contre-pouvoirs». Même le fameux «BIVB observe les blogues sur le vin».

Aux États-Unis, plusieurs blogueurs sont devenus aussi crédibles que les magazines du vin.

En France et aux États-Unis, certains organismes professionnels du vin ont même commencé à inviter des blogueurs à participer aux voyages de presse au côté de chroniqueurs vin. C'est donc dire que ces blogues sont maintenant pris au sérieux.

Animer un blogue, ce n'est pas facile. Il faut beaucoup de travail, de la persévérance surtout. Ça peut prendre du temps avant de se faire connaître, avant que les lecteurs pointent leur curseur, avant d'apparaître dans les résultats de recherches du moteur Google.

Je vous présente donc quatre blogueurs de chez nous qui publient régulièrement. En fait, je devrais écrire blogueuses, car les femmes sont très actives dans le monde du vin au Québec.

Je leur ai demandé que nous faire part de trois suggestions de vins qu'ils ont particulièrement aimés.

Les trois blogueuses et un blogueur ont accepté de partager avec nous leurs derniers coups de coeur.

 

De la robe à la bouche

delarobealabouche.blogspot.com
Karyne Duplessis Piché
Blogue depuis juillet.
La novice, la relève. Karyne, journaliste, communicatrice, publie ce blogue depuis quelques mois. Voici quelques titres récents «L'apéro de minuit-salé; Sushi express pour mon gewurztraminer; Accords de dinde; SVP un verre!» Déjà plus de 50 billets depuis juillet.

Domaine des Aubuisières Cuvée de Silex Vouvray 2009
00858886  16,75 $
Un chenin blanc légèrement sucré avec des arômes de fleurs blanches à servir autant à l'apéro qu'avec le repas.

Terrerare Riserva Carignano del Sulcis 2005
10675431  18,95 $
La terre, le cèdre et le bois qualifient ce carignan de Sardaigne costaud, qui avec l'aération devient savoureux.

Stradivario Bava Barbera d'Asti Superiore 2000
00519066  46,25 $
Pour se faire plaisir! Une douce mélodie sur les papilles avec ce Barbera d'Asti.
 

Bu sur le web

busurleweb.com
Aurélia Filion
Depuis 12 mois.
Aurélia a publié son premier billet le 20 décembre 2009. Donc, un an déjà! Elle a adopté le mode vidéo. Un succès rapide. Dès le mois suivant, elle a remporté un prix au Wine Blog Trophy. Aurélia aime nous faire découvrir des vins originaux.

Château Le Puy, Côtes de Francs 2005
709469  24,45 $
Un GRAND Bordeaux à PETIT prix. Des vignerons qui misent sur finesse et délicatesse. À ouvrir n’importe quand, avec n’importe qui, pour faire découvrir ZE Bordeaux avec un petit je-ne-sais-quoi !
 
Cuvée Marie, Jurançon sec 2008
896704  21,40 $
La bouteille que vous voulez apporter lorsque vous êtes invités à toutes vos soirées de Noël. C’est le blanc parfait pour réchauffer l’hiver québécois.
 
Domaine Barmès Buecher, Crémant d’Alsace 2007
10985851  21,55 $
TELLEMENT BULLES ! La bulle à « poper » le 31 à minuit. C’est gourmand, c’est « fresh », c’est minéral, c’est plein de fruits... et plein d’émotions. Le vin comme on l’aime!
 

Les bacchuseries de Marie-France

bacchuseriesdemariefrance.com
Marie-France Marquis
Depuis 2004.
Marie-France couvre l'actualité vinicole du Québec et de l'Ontario. Elle nous tient au courant des arrivages à Vintages LCBO. Elle participe régulièrement aux salons des vins au Québec et aux rendez-vous des vignerons en tournée ici. Ses derniers billets : «La vallée de la Loire; Nouveaux arrivages de la LCBO – 30 octobre 2010; Brève histoire de la bouteille de vin.»

Clos St-Thomas  «Les Émirs»  Vallée de Bekaa (Liban) 2006
00927822 16,60 $
Une excellente représentation de la qualité des vins rouges libanais, alliant complexité et élégance, et s'avérant à la fois gouleyant et exotique avec ses notes d'encens et de rose fanée.

Palacios Remondo «La Montesa»  Rioja (Espagne) 2007
10556993  20,00 $
Expression inaltérée des vins de la Rioja, cette cuvée fruitée et épicée se distingue par la précision de ses saveurs, sa structure tendre et son charme incontestable.

Vignerons Catalans Hors d'âge Rivesaltes (France) 1974
00863258  30,50 $  (500 ml)
Incroyable vin de dessert évoquant la noix, les fruits secs et le caramel, dont les saveurs pénétrantes et la texture fabuleusement onctueuse nous imprègnent de souvenirs indélébiles.
 

Le vin aux antipodes

levinauxantipodes.blogspot.com
Claude Vaillancourt
Depuis 15 mois.
Comme le titre du blogue l'indique, Claude s'intéresse surtout aux vins de l'autre côté de la Terre. Il a une affection particulière pour le vin du Chili. Voici les titres de quelques-uns de ses billets récents: «En matière de vin, le Québec est-il vraiment francocentriste? Un point tournant pour le Chili vinicole? Et si le phylloxéra disparaissait demain...»

Malbec/Syrah, Las Lomas, 2007, Maule, Vina Lomas de Cauquenes
11156158  15,50 $
Un vin bio, de commerce équitable, montrant un beau mélange de fruits et d'épices dans un cadre un peu rustique.
 
Chardonnay, Reserva Especial, 2008, Limari, Vina Tabali
11333361  19,90 $
Issu d'un terroir frais aux sols calcaires. Une expression fraîche et raffinée du cépage à la matière riche et contenue.
 
Gran Reserva Blend, 2007, Maipo, Vina Chocalan
11054995  26,50 $
Jeune, intense, complexe et concentré. Fort potentiel de garde. Fait partie de l'élite du Chili.
 

Voilà donc de bien belles suggestions! Je vous invite à suivre nos blogueuses et blogueurs du Québec et surtout à leur envoyer régulièrement de petits mots d'encouragement afin qu'ils continuent de partager avec nous leurs découvertes, leurs connaissances, les résultats de leurs recherches, leurs opinions...

   Merci à Karyne, Aurélia, Marie-France et Claude!
   Joyeux Noël à tous!  

Fini le Salon des vins de Montréal?

Le grand Salon des vins et spiritueux de Montréal a vécu.

En mars dernier avait lieu la neuvième et dernière édition du plus grand évènement vinicole du Québec.

Il a regroupé plus de 250 vignerons qui ont fait déguster 2500 de leurs produits — la moitié en importation privée — et 65 exposants. Il a attiré 20 000 personnes.

Ce grand happening qui se tenait tous les deux ans sera remplacé par un évènement possiblement de moindre envergure qui aura lieu plutôt à l'automne et qui, par contre, se déroulera tous les ans. Ce n'est donc peut-être pas une mauvaise nouvelle!

Les dirigeants de l'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS) qui pilotaient le grand salon ne veulent pas en dire plus pour le moment, mais devraient donner des détails sur la forme du nouveau salon au début de la prochaine année. Ils attendent toujours de finaliser «des conditions de ventes et de commandes» avec la SAQ.

L'association regroupe 63 agences (un millier d'employés) mandataires au Québec des producteurs de vins des cinq continents et qui représentent plus de 95 % des vins vendus dans les succursales de la Société des Alcools du Québec.

Les Québécois, de grands amateurs de vin

Les Québécois sont les plus grands consommateurs de vin en Amérique du Nord. Nous buvons 20 litres de vin par année; alors que c'est 12 litres au Canada et environ 10 litres des États-Unis.

«C'est l'exception québécoise, la société distincte, c'est la culture francophone qui en est vraiment à l'origine», dit le chroniqueur de vin Marc Chapleau.

Le prix moyen de la bouteille de vin vendue au Québec est de 13,50 $. «Dès qu'on s'y intéresse un petit peu et qu'on est en groupe, ce n'est pas long qu'on a envie de boire les fameuses bouteilles à 30, 40, 50 $.»

Les clubs de dégustations, les réseaux sociaux, les clubs sociaux contribuent à mieux faire connaître le divin nectar. «J'aime savoir qui est derrière le vin, connaître les gens, la géographie...», dit Michel Therrien, fondateur d'un club de dégustation de Joliette.

Une participante ajoute : «au fil des années, on a développé notre goût, notre intérêt pour le vin. Cela a aussi changé nos intérêts (...) on fait des voyages qui sont axés sur le vin...»

Un reportage à voir sur le site de l'émission Club Social. (cliquez sur l'image de Michel Tremblay pour démarrer la vidéo)

L'avenir du vin français

Le vin français, une émission de 54 minutes sur la chaîne parlementaire de France.

Les sujets abordés : le vin art de vivre, la spéculation, la soif de connaissance, la terre qui parle, les paysages viticoles, Parker, l'information sur le vin, communications, règlementation, droit de plantation, arrachage, la qualité, l'Europe, la menace chinoise, l'exportation, le modèle français des artisans, les pesticides, l'avenir.

Les participants : trois producteurs, un journaliste, un sommelier et un député.

À l'émission Ça vous regarde de la Chaîne parlementaire de France.
Le titre : Le vin français est-il soluble dans la mondialisation?  (Vidéo de 54 min)

Hommage à Henri Jayer

Une autre vidéo intéressante est cet Hommage en Henri Jayer.
«On y découvre de grands professionnels du vin comme Emmanuel Rouget (neveu d’Henri Jayer et vigneron à Flagey-Échezeaux), Jean-François Coche-Dury (Meursault), Aubert de Villaine (co-propriétaire du domaine de La Romanée-Conti), le chercheur Jacky Rigaux ou encore le journaliste et écrivain Bernard Pivot, parmi d’autres. Proches d’Henri Jayer, ils ont tous ont une anecdote à raconter sur le personnage et ses vins légendaires.»

Hommage à Henri Jayer, sur le site de la Revue du vin de France

Hiérarchie des vins du Languedoc (partie 2)

On en sait un peu plus aujourd'hui sur le projet de hiérarchisation des vins du Languedoc.

Les AOC du Languedoc seront divisées en trois catégories. Ce sera une hiérarchie à trois paliers: Grand Cru du Languedoc, Grand Vin du Languedoc et AOC du Languedoc.

On vise à ce que les Grands Crus regroupent 10 % de la production, les Grands Vins 60 % et les AOC ordinaires 30 %.

Les Grands Crus proviendront des appellations suivantes : Corbières Boutenac, Minervois La Livinière, Terrasse du Larzac, Grès de Montpelier, Pic Saint Loup, Pézenas, La Clape, Saint-Chinian Roquebrun, Saint-Chinian Berlou, Limoux tranquille blanc et effervescent.

Le Comité interprofessionnel des vins du Languedoc se donne comme objectif pour ces grands crus de «rester sur une culture de la rareté et de maîtriser l'offre globale.»
Les prix seront plus élevés que pour les deux autres catégories. Objectif 7-10 euros.

On veut des «vins de terroirs à image, signatures de domaines, forte valorisation, nécessité de gestion de la rareté». On vise des «consommateurs amateurs, plutôt à la recherche de nouveautés (au-delà des habituels Bordeaux, Bourgognes rois du segment...»

Le nombre de producteurs, la quantité produite et les rendements seront limités.

Le deuxième niveau concerne les vins des appellations Minervois, Corbières, Saint-Chinian, Malepère, Faugères, Cabardès, Limoux rouge et quelques autres.

Le niveau inférieur sera pour le «mass marketing».

Il est à noter qu'il y a actuellement au Québec, très peu de vin de la première catégorie, celle des Grands Crus du Languedoc. Nous n'avons qu'un seul vin des Terrasses de Larzac, un seul Corbières Boutenac et aucun Pézenas ni Grès de Montpelier!

Lors d'une semaine de dégustation l'an dernier dans la région, j'avais noté que plusieurs des meilleurs vins provenaient justement de ces terroirs (lire à ce sujet Jugement de Sète et Millésime 2008 et 2009 en Languedoc).

Il y a donc du travail à faire ici pour obtenir ces vins.

Hiérarchie en Languedoc

Les AOC ne veulent plus dire grand-chose pour plusieurs.
C'est une indication de provenance et non de qualité.
Un AOC minervois indique que le vin provient de cette région et non qu'il est de meilleure qualité que les autres vins, les IGP, les régionaux (Languedoc) et les sans appellation de cette région.

Conscient de cette réalité, le président du Comité interprofessionnel des vins du Languedoc, Frédéric Jeanjean préparait depuis un bon bout de temps un projet de hiérarchisation des vins de sa région.

Il me disait lors d'une dégustation dans la région en mars dernier que les grands vins seraient goûtés et agréés chaque année afin d'établir une hiérarchie des meilleurs. Ce système des grands crus serait aussi ouvert aux vins de la catégorie IGP (Indication Géographique Protégée), anciennement vins de pays.

On apprend aujourd'hui que les AOC du Languedoc seront divisées en trois catégories. Il y aura une hiérarchie à trois paliers : l'AOC du Languedoc, Grand Vin du Languedoc et Grand Cru du Languedoc.

Dix pour cent des vins seront en Grand Cru, 60 % en Grand Vin et 30 % l'AOC de base!

On n'a pas beaucoup de détails. Est-ce que les IGP seront vraiment inclus? Est-ce que tous les Corbières seront automatiquement dans la catégorie Grand vin? Est-ce qu'il y aura dégustation d'agrément? À chaque année?

L'AOC n'a plus de signification distinctive pour le consommateur français

Le système des appellations d'origine contrôlée, créée en 1936, ne représenterait plus grand intérêt pour le consommateur de France.

C'est du moins ce que nous dit Hervé Lalau dans un très bon article inspiré d'un sondage fait il y a quelque temps par le CREDOC pour le compte du groupe Vigneron indépendant.

La mention AOC

n’est plus une signification distinctive du produit aux yeux du consommateur (français);
elle ne crée plus forcément de valeur; sauf «Chablis, Champagne, Margaux, Châteauneuf, Corton, etc.

En outre, les règles que s'imposent les AOC sont parfois difficiles à comprendre.
80% des vins portant l’AOC sont inintéressants, ne présentent aucune typicité.
Le système n’a d’intérêt que s’il représente un plus pour le consommateur il est dévoyé de son véritable but s’il ne sert qu’à défendre des privilèges de producteurs (...)

Là où le bât blesse, c’est que l’AOC, bien commun, patrimoine partagé, se nivelle par le bas.»

Donc, pour le consommateur français, l'AOC ne semble maintenant qu'indiquer que le vin provient d'une région en particulier, sans signifier qu'il a plus de valeur que les autres vins.

Même le label bio AB semble devenir plus signification que l'AOC, nous dit M. Lalau. «La mention AB (Agriculture Biologique) représente donc un signe distinctif de qualité plus fort aux yeux du consommateur que l’Appellation d’Origine Contrôlée.»

Un article intéressant à lire : Les AOC n'ont plus la cote, Hervé Lalau, Chroniques vineuses.

D'autre part, on apprend aujourd'hui que les AOC du Languedoc seront divisées en trois catégories. Il y aura une hiérarchie à trois paliers : l'AOC du Languedoc, Grand Vin du Languedoc et Grand Cru du Languedoc.

Dix pour cent des vins seront en Grand Cru, 60 % en Grand Vin et 30 % l'AOC de base!

Facile de faire un magazine... sur le vin

On n'arrête pas le progrès!
Les outils permettant de composer et de mettre en ligne des informations sur le web se perfectionnent continuellement.

Regardez ce beau magazine intitulé Au service du vin, fait par le sommelier Emmanuel Delmas. C'est gratis!

Une mise en page soignée, des photos éclatantes, des articles bien faits...
Plus de 50 pages, d'articles et de conseils sur le vin au format FLASH.

Le sommelier Delmas aidé de collègues et d'amis l'a composé, monté en ligne, grâce au logiciel — lui aussi en ligne — Madmagz qui permet de créer et de publier son magazine au format FLASH sur internet. On peut aussi en faire un PDF ou même le faire imprimer comme un vrai magazine papier, mais là, bien sûr, il faut payer.

C'est relativement facile! En fait, c'est quand même beaucoup de travail, je l'ai testé et ça ne le fait pas en une journée.

Ce n'est pas aussi facile à lire sur l'écran de l'ordinateur que des pages web, faites en HTLM, mais c'est tout de même intéressant. Le rédacteur est aussi limité à un seul modèle et puis ce format ne semble pas être indexé par les moteurs de recherches. M'enfin, c'est gratis!

Selon le site web Presse Citron, cet outil est surtout destiné aux entreprises qui veulent créer une brochure ou un catalogue, mais il peut aussi être utilisé par des particuliers qui veulent publier.

Le magazine de M. Delmas en est à son deuxième numéro. Le sommelier a aussi un très beau site internet Sommelier-consultant, Paris (www.sommelier-vins.com)

 

Les coopératives produisent 40 % du vin en France

La moitié de la production de vin en France provient de coopératives. C'est aussi 40 % de la production des AOC; 72 % des IGP,
71 % des vins du Languedoc, 82% dans le département de la Drôme (Rhône).
Il y a 800 coopératives viticoles en France qui regroupent 85 000 membres.
Elles produisent 500 millions de bouteilles.
C'est un chiffre d'affaires de plus de 7 milliards de dollars. (www.vignerons-cooperateurs.coop)
Des vins qui se vendent à bas prix.

Voici ce que dit Andrew Jefford des vins de coopératives de France dans sa chronique de décembre de la revue Decanter.  «Ils ne sont pas mauvais, mais ils ont trois défauts. Propreté (trop de brett), un contour rude et un manque de pureté de fruit et une grande variation d'une bouteille à l'autre.

Toutefois, leur équilibre, leur texture, leur fruité et leur buvabilité sont impressionnants et potentiellement meilleurs que bien des vins habilement mis en marché et techniquement corrects provenant de sols irrigués et des climats chauds de l'hémisphère sud qui se vende deux fois plus cher.

Dans des mains habiles de Français, d'Australiens ou de Californiens, cette matière brute donnerait de superbes vins. Enlever leurs défauts permettrait de les vendre plus cher, ils représenteraient tout de même une bonne valeur — si on peut trouver des acheteurs.»

Il termine son article en disant que les coopératives françaises, tout comme les géants du Nouveau-Monde, sont à la merci des groupes de supermarchés qui exigent des bas prix. (Andrew Jefford December 2010 Column)

Québec abandonne le 0,05

Pour la deuxième fois en quelques années, le gouvernement du Québec abandonne son projet de rabaisser de 0,08 mg à 0,05 mg/l le taux d'alcool permis dans le sang pour conduire un véhicule.

«Il faut être à l'écoute des gens, et on constate que la sensibilité n'est pas là pour le moment chez les Québécois. C'est correct, on comprend ça. Alors on la retire», a dit le ministre des Transports, Sam Hamad.

Les Québécois s'opposaient à cette mesure trop sévère de retrait du permis de conduire sur le champ et de la saisie du véhicule.

Le gouvernement s'attaquera plutôt aux récidivistes. Ceux qui auront été déclarés coupables d'une troisième infraction en dix ans devront munir leur auto d'un démarreur qui détecte les vapeurs d'alcool. On augmentera aussi le nombre de barrages routiers.

Le groupe Éduc'alcool appuie cette nouvelle version du projet de loi qui devrait être adopté d'ici vendredi. «Il faut accroitre la perception qu'on va se faire prendre si on conduit en état d'ébriété», dit Hubert Sacy, directeur général de l'organisme.

Les restaurateurs qui craignaient que les consommateurs d'ici fassent comme ceux de France et cessent de boire au restaurant se disent satisfaits du changement de cap du gouvernement. «On se trompait de cible», dit François Meunier président de l'association des restaurateurs.

Il faut dire qu'au Québec, le vin représente de 20 à 40 % du chiffre d'affaires et des bénéfices des restaurants (au nombre de 20 000, un secteur de 10 milliards de dollars). Les Québécois vont au restaurant pour manger, sociabiliser et boire du vin. De plus, cette mesure aurait énormément nui à l'essor des restaurants apportez-votre-vin, très populaire auprès des amateurs de vin.

La raison principale du changement de cap du gouvernement québécois se trouve peut-être du côté du gouvernement fédéral. En effet, une étude du ministère de la Justice du Canada, dévoilée en octobre, prévoyait que le 0,05 aurait surchargé le système judiciaire, répressif et policier.

«Les implications de cet impact éventuel sont très étendues, puisque davantage de Canadiens risquent de se retrouver avec un dossier criminel. La police pourrait nécessiter davantage de ressources pour traiter les dossiers, et les services correctionnels auront besoin de ressources supplémentaires pour gérer les individus trouvés coupables», écrivait Andre Solecki de la division recherches et statistiques du ministère férérale de la Justice.

Donc, le 0,05 aurait coûté beaucoup plus cher en cette période de budget restreint. Toutefois, le gouvernement dit qu'il pourrait revenir avec ce projet dans trois ans.

Le Québec — peuplé d'irréductibles Gaulois — est encore une fois distinct et restera la dernière province du Canada à maintenir le seuil du 0,08 mg/l.

À ce sujet, regardez et écoutez les reportages et extraits sonores présentés sur le site de Radio-Canada.

Un outil : Calculateur de taux d'alcool sur internet.

Une sélection bien toscane

Je reviens d'une tournée de presse en Toscane. Quatre jours de bons vins, de belles rencontres, des découvertes.

La première journée s'est passé en partie dans un salon de dégustation où étaient présentés les vins qui ont été jugés les meilleurs lors de l'opération Selezionne dei vini di Toscane, la Sélection des vins de Toscane.

Des dégustateurs qui sélectionnent des champions parmi 1367 vins présentés par 467 producteurs dans 19 catégories

La sélection des meilleurs vins dépend des goûts et des critères de sélection des membres du jury. Ces personnes n'ont pas nécéssairement les mêmes goûts que vous et moi. 

Il ressort tout de même des ces comités de dégustation des perles, des vins originaux qui ont échappé à l'aplatissement et la filtration de la moyenne.

Le but de l'opération est de faire connaître des vins et de permettre à des acheteurs de découvrir de nouveaux produits. J'y ai d'ailleurs rencontré trois agents du Québec venu y faire des achats. Les vins sélectionnés feront partie des prochaines campagnes des bureaux de promotions des vins de Toscane.

Voici donc, quelques-uns de ces vins dégustés rapidement au comptoir des Selezionne dei vini di Toscane.

Les notes sont courtes, les conditions de dégustations n'étaient pas obtimales: debout, petit verre, températures inégales des vins...

Marc VanhellemontPar contre, j'ai eu le plaisir de faire l'exercice avec un dégustateur chevronné et grand connaisseur des vins de Toscane, Marc Vanhellemont de la revue In Vino Veritas.

Quelques-uns de ces vins sont disponibles au Québec. D'autres pourraient l'être dans le futur.

Dans un ou d'autres articles, je vous présenterai d'autres vins bien intéressants, dégustés les journées suivantes chez les producteurs ou lors de dégustations dans trois secteurs de Toscane.

Alors, en vrac, quelques noms de vins intéressants dégustés à Florence.

Le Balze, Chianti classico riserva 2001
Séveux, très long. Très belle bouche.
www.ilpoggiolino.com

La Camporena, Chianti Classico riserva 2007
Des fruits à noyau, Une belle finale. Un excellent vin.

Pugninello del Piaggione 2009
Plein, riche et très long.
Cépage pugnitello à 86 %
www.poggioalgello.it

Siepi 2007, Fonterutoli
Ample et rond. Merlot et sangiovese.

Torre del Vajo 2006
Petits fruits acidulés. Très long. Original.
Sangiovese, cabernet et syrah.
www.torreacenaia.it

Foglia Tonda 2008, Droandi
Fleurs séchées, fin, sec, floral.
www.mannuccidroandi.com
Le foglia tonda (feuille ronde) serait un cépage rare de la Toscane. Moins tannique que le sangiovese, il donne des vins prêts à boire plus jeunes.

I Balzini Green Label 2008
Assez costaud, bien serré, belle bouche. Sangiovese et mammalo.
www.ibalzini.it

Vigna La Prima, Chianti classico riserva 2007
Une belle texture lisse.
www.vicchiomaggio.net

Casanuova di Nittardi, Chianti classico 2008
Sangiovese 97 % et canaiolo. Sérieux et bien fait.
www.nittardi.com

Il Sasso, Carmignano 2007
Épicé et fin. Sangiovese à 70 %.
Lire le commentaire d'Hervé Lalau.

Paula Papini CookNottola Vino nobile di Montepulciano 2007
Costaud, tanins secs, sérieux.

Castello Banfi, Brunello 2005
Rond, facile à boire.

Celestino Pecci, Brunello 2004
Rond et très bien.

Poggio Salvi, Chianti Colli Senesi 2008
Nez discret, belle bouche ample.
Sangiovese 90 %, merlot et colorino.

San Fabiano Calcinaia, Chianti Classico 2008
Costaud. Le 2007 est disponible au Québec.

Une très mauvaise note:
Il Manuzio 2004, Panzanello
Une bouteille bouchonnée, l'autre dure et sèche.

Lors de cette dégustation, j'ai rencontré une Québécoise vigneronne en Toscane, Paula Papini Cook, du domaine Le Miccine. Je vous en parlerai.

Puis les jours suivants nous sommes allés dans le vignoble rendre visite à plusieurs producteurs.
Je vous ferai d'autres comptes-rendus dans les prochains jours.

Lire aussi
www.les5duvin.com
hlalau.skynetblogs.be
jimsloire.blogspot.com

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Ce voyage de presse a été fait à l'invitation de la Fédération internationale des journalistes et écrivains des vins et spiritueux et du gouvernement de la Regione Toscana. J'ai défrayé les billets d'avion, et le gouvernement régional a assumer les frais sur place.

Le bouchon de liège est-il l'ennemi du vin?

Nous étions un groupe de journalistes en train de déguster des vins dans le grand domaine Rocca delle Macie à Castellina in Chianti.

Au sixième vin, le Roccato 2005 (40 $), le top de la gamme de la maison, le producteur nous dit que le meilleur client de ce vin est le Québec.

Je goûte le vin, tannique, un peu dur, fruité faible. Je me demande alors comment nous pouvons être les principaux acheteurs de ce vin assez banal. Il a une petite odeur de poussière, une odeur qui rappelle le bouchon, mais c'est très faible. J'ai alors un doute. Je vais consulter un collègue belge à l'autre bout de la table et il me dit qu'à sa demande on lui a versé du vin d'une autre bouteille. Je goûte et alors oui effectivement, le vin est beaucoup plus éclatant dans son verre que dans le mien.

Le lendemain, lors d'une dégustation semblable au Domaine Cappella Sant'Andrea, nous dégustons le Serreto 1997 un san giminiano rosso fait par un jeune couple bien talentueux. Ce vin est asséché et inintéressant. Mais j'entends mes collègues à l'autre bout de la table le décrire comme un très bon vin! Je goûte, en effet, c'est bien meilleur. Pourtant, il n'y a pas cette fois
d'odeur de bouchon dans mon verre, mais il semble bien que l'oxydation ait gâché le vin. Ce même scénario s'est répété à plusieurs reprises lors de ce voyage de presse en compagnie de journalistes européens et américains en Toscane. Trop souvent, lorsqu'on ouvre deux bouteilles d'un même produit, on découvre deux vins différents!

Finalement, le samedi, au restaurant L'Orizzonte en route vers Bolgheri, un collègue autrichien se met en frais de convaincre les jeunes producteurs présents de la supériorité de la capsule à vis sur le bouchon de liège.

Les vignerons ont rejeté avec vigueur ses arguments affirmant que l'oxygène transitant par le bouchon de liège permet un bon vieillissement du vin.

Oxydatif ou réductif

Il y a deux écoles en ce domaine. Certains croient que le bon vieillissement du vin est dû aux phénomènes d'oxydation; et d'autres affirment le contraire que c'est plutôt grâce au milieu réductif, donc en l'absence d'oxygène que le vin s'améliore en bouteille.

Les professeurs d'oenologie Jean Ribéreau-Gayon et Émile Peynaud disaient pourtant il y a longtemps que le développement du vin en bouteille est un phénomène réductif et non oxydatif.

Le meilleur bouchon serait donc celui qui est le plus étanche, qu'il soit fait de liège ou d'autres matériaux.

Des études menées par le Australian Wine Research Institute, (citée par le producteur Henschke) ont démontré que le bouchon de liège de 45 mm laisse passer de 0.0001 à 0.1227ml par jour. Une différence énorme: de 1 à 1000. La moyenne est de 0.0179ml.

De son côté, la capsule à vins permet un échange de 0.0002 à 0.0008 ml, pour une moyenne de 0.0005ml.

En somme, la capsule à vis équivaut en gros au meilleur bouchon de liège.

Le problème avec le bouchon de liège c'est qu'il laisse passer trop d'oxygène le long de la paroi. On le voit souvent lorsqu'on sort le bouchon, son pourtour est souvent rougi par le vin, signe que le liquide circule entre la paroi et le verre de goulot. C'est ce qu'on appelle l'effet de piston.

Mais pourquoi alors, est-ce qu'on continue au 21e siècle à boucher les bouteilles de vin avec un morceau d'écorce chloré. La réponse est du côté du consommateur. Tant que nous croirons que le meilleur bouchon est de liège, les producteurs continueront de l'utiliser.

Il y en a qui ont pourtant compris, en Australie, 55 % des bouteilles de vin sont obturés avec la capsule et c'est encore plus élevé en Nouvelle-Zélande (The Australian). Les producteurs et les consommateurs de ces deux pays ne font plus confiance au bouchon de liège pour la garde de leurs vins.

Si un jour, on se convainc que le rôle du bouchon est de boucher, alors on boira des vins de qualité plus régulière.

À l'avenir, peut-être que le liège sera plus utile comme on le voit sur les photos prises au domaine de la princesse Strozzi où il sert à couvrir les colonnes.

On aurait découvert le responsable des intolérances au vin

J'ai écrit à quelques reprises dernièrement au sujet des intolérances au vin, ce que certains appellent abusivement allergie au vin.

Selon une étude faite au Danemark, environ 8 % des gens auraient des réactions désagréables au vin : rhinites, démangeaisons, maux de tête ou autres.

Un pour cent de ses maux serait dû aux sulfites, mais les sept autres? Le responsable serait des glycoprotéines (protéines endobées de glucide).

Giuseppe Palmisano et son équipe de l'Université du Sud Danemark à Odense auraient identifié 28 glycoprotéines qui se développent lors de la fermentation du vin et qui seraient responsables de ces réactions indésirables.

Les études se poursuivent. Les premiers résultats ont été publiés dans le Journal of Proteome.

Est-ce que les meilleurs millésimes produisent les meilleurs vins?

Est-ce que les cartes de millésime disent toute la vérité?

J'ai goûté plusieurs barolos au dernier salon des vins italiens de Montréal. Dans plusieurs cas, j'ai préféré ceux du millésime 2005. Les 2004 et 2006 m'ont semblé rudes, très tanniques. Bien sûr plus costaud, plus ample. Ils ont plus de matière, mais sont moins agréables à boire.

Pourtant, on lit que les grands millésimes de cette région sont les 2004 et 2006. J'ai été surpris et j'en ai parlé à quelques-uns. Un agent, une collègue et un producteur de barolo m'ont répondu que eux aussi préféraient les 2005!

Un lecteur me demande ce matin de lui indiquer quels sont les grands millésimes dans une autre région d'Italie : le Brunello.  Il m'écrit : «Comme vous parlez de Brunello ce matin, et que le millésime y fait parfois pour beaucoup dans le plaisir de déguster un vin, est-ce qu'il vous est possible de m'indiquer les meilleurs millésimes pour certains Brunello car depuis 2001, je crains qu'il n'y ait pas eu de très bons crus.»

Mais qu'est-ce qu'un grand millésime?

Le consortium du Brunello dit que les meilleurs millésimes récents sont 2004, 2006 et 2007.  (www.consorziobrunellodimontalcino.it)

On lit la même chose au sujet du barolo sur des sites internet : 2004 et 2006 seraient bien meilleurs que 2005. (www.intowine.com)

Mais, alors pourquoi ai-je préféré les 2005?

Il faut s'entendre sur ce que veux dire bon millésime.
Le site vinsdegarde.com nous dit qu'«un grand millésime est tout d'abord défini par un fort potentiel de garde.»

Il a fait beau cet été-là et ces belles conditions climatiques ont permis aux producteurs de faire des vins non dilués, concentrés, bien tanniques, bourrés de fruit et bien charnus; des vins de garde. Ou du moins que l'on croit qu'ils vont se garder longtemps et surtout s'améliorer en cave.

Donc des vins concentrés, riches,  pleins de tout, quelquefois opulents. Mais si vous vous préférez les vins fins, élégants et digestes?

Si à ce moment-là vous préparez un repas assez léger, des mets fins; vous ne voudrez pas noyer le tout par un gros tannique.

Il faut donc tenir compte de son goût et surtout de l'occasion. Le vin c'est bien en dégustation, mais aussi à table.

Il se peut que les 2004 et 2006 de la Toscane et du Piémont deviennent bien meilleurs dans cinq ou dix ans. Mais ce qui compte, c'est de boire ce qui est le meilleur actuellement. Ce qui nous donne «le plaisir» comme nous l'écrit notre lecteur grand amateur de brunello.

La moitié des vins québécois disqualifiés

La moitié des vins québécois manquent de fraîcheur, de fruit ou ont de faux goûts.

La revue Protégez-Vous a fait tester 49 vins secs québécois par «six des meilleurs palais québécois».

Leur verdict est tranché : la moitié des vins sont disqualifiés, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas atteint la note «seuil minimal» pourtant faible de 70 % «et ne sont donc pas recommandable.»

Seulement cinq vins blancs ont obtenu une note supérieure à 75 %, pire seulement trois vins rouges en ont fait autant.

Aucun vin rouge n'a atteint la note de 80 % «Bon». Un seul vin blanc l'a obtenu : La Maredoise des Cotes d'Ardoise avec une note moyenne de 83 % (734871  - 13,15 $).

Trois vins blancs ont été jugés d'un bon rapport qualité-prix, mais un seul vin rouge.

«Chose certaine, pour le moment on trouve encore beaucoup de vins québécois mal faits sur les tablettes», dit l'auteur du compte-rendu, Marc Chapleau.

Voici les vins blancs les mieux notés
  La Maredoise, Côtes d’Ardoise 2008 13,15 $  83 %
  Cuvée Natashquan, l’Orpailleur 2007  25 $     79 %
  L’Orpailleur, l’Orpailleur 2008    13,75 $          79 %
  Le 1535,  Isle de Bacchus 2009    12 $          78 %
  Seyval Carte d’Or, Côtes d’Ardoise 2007 12,71 $ 77 %

Les rouges les mieux notés
  Phénix, Rivière du Chêne 2008     19,81 $          78 %
  Le délice du chai, Le Cep d’argent 2008 13,81 $  77 %
  William, Rivière du Chêne 2008      13 $             76 %

L'article nous apprend aussi qu'il se fait un peu plus de 150 vins secs au Québec par une cinquantaine de vignerons, sur 270 hectares.

Tous les détails dans la revue et dans le site de Protégez-Vous, décembre 2010.
 

Accord mets vins - Version SAQ

Parmi les questions qui sont souvent posées aux employés de la SAQ, il y a celle de l'accord mets-vins : quel vin servir avec tel plat?

Sur le site de la SAQ, il y a même un outil en ligne appelé VINS ET METS ACCORD EN QUATRE TEMPS qui devrait nous aider.

Si vous voulez bien, essayons-le ensemble.
Ça tombe très bien, je dois justement préparer un plat de pétoncles pour l'anniversaire d'un ami.

Allons-y. À cette adresse saq/webapp/accordsvinsmets, on coche Poissons et fruits de mer; puis pétoncles; poêlé et sauce à la crème.

Oh! Surprise! Une seule suggestion : Roederer Cristal Brut Champagne 2004  à  278,50 $!

SAQ Accord vin met pétoncle

Oups! Un bon budget pour un petit pétoncle! Je sais que mon ami aimerait bien cela. Mais de toute manière, il y déjà des champagnes de prévus au menu, dont un beau Salon.

Alors, au lieu de la sauce crème, si je changeais pour une garniture aux fines herbes. Je décoche sauce pour cocher fines herbes.
Là encore un seul choix : 3 Grappes Blanches De La Chevalière vin de pays d'Oc 2009  11,40 $­. Un prix très raisonnable, mais est-ce bien pour un cinquantième anniversaire?

L'outil de la SAQ nous suggère une troisième garniture, celle au beurre. Il nous donne alors six propositions, dont un vignier de quatre litres de Lichette.

Bon! Si je servais des crevettes avec mes pétoncles. Est-ce que ça me donnerait plus de choix?

Bon anniversaire Andrew!

   Il y a d'autres outils d'accords mets et vins sur internet. En voici quelques-uns.

Hausses de prix à la SAQ

Je constate ce matin que la SAQ a haussé les prix de plusieurs de ces vins.

Des augmentations de 0,35 $ à 1,35 $.

Ainsi, le très beau Bourgogne Pinot noir, Domaine Champs Perdrix 2006 passe de 16,30 à 17 $.

Le Château Bouscassé 2007 de 18 à 18,40 $. Le Château de Pennautier, Terroirs d'Altitude, Cabardès 2007 de 16,90 à 17,25 $.

Dans la gamme de 20 à 30 $, le Clos Triguedina, Cahors 2004 passe de 21,30 à 22,65 $

Une réduction : Menetou-Salon rouge 2007, Domaine Philippe Gilbert de 27,95 $ à 26 $.

Il y a eu 580 hausses et 9 réductions. C'est dû à des demandes de hausses de producteurs et aux variations du taux de change.
La SAQ peut modifier les prix 11 fois dans l'année. Les producteurs peuvent aussi demander des hausses à 7 occasions durant l'année.

Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ, nous dit que depuis le 3 mars il y a eu 3000 hausses et 6000 baisses de prix.

La production mondiale de vin continue de décroître

La production mondiale de vin avait presque atteint les 300 millions d'hectolitres en 2004. Elle sera de l'ordre 259 millions d'hectolitres en 2010, soit un niveau inférieur à 1997.

C'est du moins l'estimation faite par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) qui publie aujourd'hui ses chiffres sur la conjoncture viticole mondiale en 2010.

On y apprend aussi que la consommation de vin reste en gros stable à 239 Mhl. On prévoit ainsi un autre surplus de production de près de 20 Mhl.

Si on regarde seulement les chiffres de l'année en cours, la diminution estimée de production annuelle 2009-2010 sera surtout visible en Autriche (-23 %) et en Italie (- 11%). La baisse en France et en Allemagne serait de l'ordre de -2 et -5 %.

Aux États-Unis c'est -9 %; -7 % en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Chili. L'Espagne et l'Afrique du Sud restent stables.

Par contre, l'OIV prévoit que l'Argentine haussera sa production de 33 % en 2010; le Portugal de 3 %.

Les surfaces viticoles devraient continuer à diminuer d'environ 70 millions d'hectares «essentiellement à la suite du recul des vignobles de l’Union européenne (UE), ainsi que de la diminution de la surface viticole de l’hémisphère du sud (excepté l’Amérique du Sud) et des États-Unis.»

Le président de l'OIV, Federico Castellucci, se demande maintenant «si la baisse de production aura des effets sur les prix des vins.»

Si on regarde maintenant les chiffres du ministère de l'Agriculture de France, la décroissance serait de -22 % en Alsace; - 12 % en Champagne; -6 % en Bourgogne, Beaujolais et Sud-Ouest et de -4 % dans le Languedoc-Roussillon.

Voici les chiffres de production vinicole estimés pour 2010 par pays, en millions d'hectolitres, selon l'OIV:
   France       44
   Italie         42
   Espagne     35
   États-Unis  19
   Argentine    16
   Australie     10
   Afrique du Sud  9
   Chili                9
   Allemagne        8
   Portugal          6

       Sources: OIV et LaFranceAgricole.

Les vins d'Alphonse Mellot

Alphonse MellotLes vins d'Alphonse — les vins des Alphonses devrait-on dire — sont au Québec depuis 60 ans. La Cuvée Edmond, le grand vin du domaine de la Moussière, est ici depuis 1982.

Oui, les Alponses! Ils sont rendus au 19e de la lignée. Le 18e Aphonse est venu au Québec présenter ses vins de Sancerre dans le cadre de l'événement Montréal Passion vin.

Il a fait gouter cinq de ses sept vins à un parterre de grands amateurs de vin.

Le premier La Moussière blanc 2009 est très floral, minéral, à la bouche vive. On dirait de l'eau de roche, de calcaire. L'alcool est bien marqué. Alphonse Mellot qui que «2009 est un millésime très dur. La maturité alcooleuse est trop importante pour moi. Ça donne un vin trop puissant.» Personnellement, j'ai bien aimé. C'est un vin tranchant et très sérieux qui a bien accompagné le picodon en croûte de girolles et la longe d'albacore au jambon préparée par le chef Charles-Emmanuel Pariseau du restaurant Le Local. La Moussière c'est 34 hectares de sauvignon blanc fermenté à 50 % en barriques neuves. Une production de 240 000 bouteilles.
   SAQ 33480  26,70 $ 

La Cuvée Edmond 2008 est d'un registre bien différent. C'est minéral aussi, mais sur une texture plus grasse, plus riche, plus ferme et surtout plus persistante. Ce vin est encore bien jeune et tout d'une pièce. À revoir dans quelques années. 

La Cuvée Edmond 2002 est absolument superbe avec ses très beaux arômes et sa bouche plus bourguignonne sur une finale bien persistante. Alphonse Mellot espère que son 2008 deviendra comme ce magnifique 2002. Six hectares de sauvignon blanc. La fermentation se fait pour 60 % en fûts neufs. 26 000 bouteilles.     

Deux vins rouges maintenant. Ils seraient l'oeuvre d'Alphonse fils, le 19e de la lignée. En Grands Champs 2006 est aromatique sur une belle bouche boisée, assez tannique et bien consistante. Il serait fait pour la garde.

Génération XIX rouge 2006 est gras, vif, bien long sur une finale qui me semble encore plus boisée. Ces deux pinots noirs sont bien jeunes. 

Les blancs sont de grande classe, les rouges encore trop portés sur le bois à mon goût (Fûts neufs 14 mois). Ces vins ne sont pas tous disponibles actuellement au Québec. Ils pourraient l'être plus tard. (D'autres vins de cette maison)

En biodynamie, Alphonse Mellot nous dit que «pour faire du vin, il faut comprendre le sol. Il faut expliquer la nature du sol.» Les deux Mellot exportent 60 % de leur production. Le père aimerait bien que «Sancerre ait le courage de faire des crus, comme en Bourgogne, notre référence.» (www.mellot.com)

Ces vins comme je l'ai écrit ont été bus lors de l'évènement Montréal Passion Vin organisé par la SAQ et par la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Trois cents amateurs de vins ont versé un total de 1,2 million de dollars. Somme qui permettra de compléter la construction du Centre d’excellence en thérapie cellulaire qui devrait ouvrir ses portes à l'automne 2011.

Montréal Passion Vin reviendra avec sa dixième édition l'automne prochain.

Tchin-tchin, Monsieur Phaneuf

Le magazine L'actualité a interrogé Michel Phaneuf qui publiera dans quelques jours la 30e édition de son fameux guide.

Voici quelques extraits de l'entrevue.

L'oenologie a engendré une nouvelle génération de vins: les vins technologiques, formatés, standardisés. Bons, mais sans caractères.»

à faire des dégustations comparatives, des concours. Quels vins remportent la palme? Les plus forts, pas les plus subtils, Mais à table, vous en boirez un verre et vous n'aurez plus soif, alors que le vin fin, on en videra la bouteille. Les gens seront comblés et désaltérés en même temps — c'est le propre des vins fins de combler sans assommer.»

Quand on sort de la zone d'origine de la vigne qu'est le pourtour de la Méditerranée, ou des zones qui lui ressemblent, il faut intervenir davantage sur la vigne et le vin. Et souvent, faire des vins technologiques.»

Il y aura plus de capsules vissées (...) Le riesling gagnera en popularité, parce que ce cépage originaire d'Allemagne, convient aux climats des nouvelles latitudes où on cultive la vigne. Le tourisme viticole continuera de progresser: on allait à la plage, on visite des vignobles.»

À lire  Tchin-tchin, Monsieur Phaneuf, par Yanick Villedieu, L'actualité, 15 novembre 2010

Rioja traditionnel et moderne

RiojaOn publie beaucoup d'articles dans la presse viticole anglophone sur le renouveau des vins de la Rioja en Espagne. On y parle souvent de ce qu'on appelle les vins traditionnels et des vins modernes de la Rioja. (Toutefois, dans les médias francophones, on parle peu des vins d'Espagne.)

Il y a plusieurs définitions de ces deux types de vin, des définitions qui varient selon les producteurs et les chroniqueurs.

En résumé, les traditionnels produisent des vins plus pâles, plus boisés, très vanillé, utilisent des barriques américaines, visent plus la finesse que la puissance, sont aptes à une très longue garde, sont divisés en crianza, reserva et gran reserva.

Les modernes, utilisent plus les barriques françaises, visent à obtenir une plus grande extraction du fruit, des vins plus foncés, moins boisés, ils utilisent rarement les termes crianza, reserva et gran reserva et veulent plaire aux nouveaux consommateurs.

Les crianza et reserva sont vieillis un an minimum en barrique, les gran reserva, deux ans. Les réserva et grand reserva ne sont pas nécessairement meilleurs que les crianza, mais sont souvent destinés à des consommateurs qui aiment les vins très boisés. (En blanc, c'est un minimum de 6 mois pour les trois classes.)

La plupart des 596 bodegas de la Rioja produisent les deux types de vin traditionnel et moderne, afin de plaire aux deux types de consommateurs.

Le tempranillo est le cépage dominant. On utilise aussi du grenache rouge (surtout en Rioja Baja), du manzuelo et du graciano.

La DOC Rioja est divisé en trois, Rioja Alta, Rioja Alavesa et Rioja Baja. Les deux premières sont sous un climat relativement frais océanique, la Baya (basse) est plus chaude de climat méditérannéen sec.

Près d'un tiers des vins de la Rioja sont exportés, surtout en Angleterre (37 %), en Allemagne (17 %) et aux États-Unis (8 % en 2007).

On produit aussi un peu de blanc, avec principalement les cépages viura, malvoisie et grenache blanc.

L'Académie du vin de l'Outaouais a présenté le 13 octobre un atelier de dégustation sur les vins de la Rioja. L'animateur Philippe Muller, de retour de la Rioja, nous a fait déguster 11 vins, plusieurs achetés là-bas. Le thème : les vins traditionnels et les vins modernes de la Rioja.
Un très beau survol de ce qui se fait dans cette région d'Espagne.

Les classiques
Altanza
Baron de Ley
Beronia
Contino
El Coto
Cune
Lan
Les deux
Murrieta
Caceres
Muga
Valdemar
Valpiedra

 

Les modernes
Abel Mendoza
Allende
Pujanza
Remondo
Roda
Sierre Cantabria
Telmo Rodriguez
Paganos
 
Les classiques et les modernes  

Selon The International Wine Review

Voici quelques notes sur ces vins :

Il y avait 11 vins, un seul blanc. Je vous les présente ici dans l'ordre de service. Mon préféré à été le dernier, le Abel Mendoza Graciano 2005 un vin atypique, fait entièrement de graciano. Le présentateur a divisé la dégustation en trois volets.

LES TRADITIONNELS

1- Lopez de Heredia, Viña Tondonia Reserva Blanc 1989
Un blanc très doré, presque comme un vin jaune. Des flaveurs de pomme et de cire, de noix, de sherry sec. Très goûteux, gras et d'une persistance étonnante. Un vin qui a du caractère. Superbe. (Haro, Rioja Alta) Disponible en Ontario LCBO 0356352, exclusivité en ligne. $55

2- Bodegas Lan, Gran Reserva 2001
Un vin rouge plutôt discret avec des arômes et des saveurs de fruits dans le sirop. Assez gras, ample et très long.  Presque capiteux. (Fuenmajor, Rioja Alta) Était disponible en Ontario  LCBO 928622  25 $

3- Gran Reserva 904, La Rioja Alta, 1997
Des arômes de bois vernis, de noix et de figue.Une très belle bouche suave. Costaud et très long. Un début de saveur de jus de pruneau. Le vin semble avoir atteint sa maturité. Un finale un peu boisée. (Haro, Rioja Alta) 40 euros.

4- CVNE, Viña Real Reserva 1985
Couleur tawny, pelure d'oignon. Des arômes évolués de noix et de fumée. Un léger menthol. Un vin fin, tout en rondeur. Saveurs de pruneau. Très long. 45 Livres Sterling (Rioja Alevesa)

LES VINS DITS DE TERROIR (entre tradition et modernité)

5- Castillo de Cuzcurrita, Señorio de Cuzcurrita 2003
Un vin bien jeune au nez discret sur une légère note végétale. Rond, agréable, note de craie de calcaire. Assez long. Tempranillo 100 %, barriques françaises non neuves 13 mois.
 (Rioja Alta) 111328  LCBO en ligne $59

6- Bodegas Muga, Reserva Selección Especial 2004
Un vin opaque au très beau nez. Ample, plein, Très riche. Beaucoup de fruit et de bois. Des tanins agréables. Une très longue finale sur le bois.  (Rioja Alta, Haro) SAQ 11155593  $34,25. C'est maintenant le 2005 qui est sur les tablettes.

7- Compañia de vinos Telmo Rodrigues, Altos de Lanzaga 2006
Opaque, teinte orangé, presque brune. Beaucoup d'extraction, colle en bouche, un peu pâteux. Des saveurs de violette. Un genre! 19 mois en barrique. 4700 bouteilles. Biodynamie. Alc. 14,5 %. (Lanziego, Rioja Alavesa) SAQ 11025431, $96

LES MODERNES

8- Sierra Cantabria, Coleccion Privada 2006
Des flaveurs de fruits noirs, de fumée et de bois. Des tanins costauds. Un peu capiteux. Une finale assez boisée. (San Vincente de la Sonsierra, Rioja Alta)  Environ 32 euros (2005 SAQ 10253423, $58)

9- Bodegas y Vinedos Pujanda, Pujanta Norte 2004
Fumée et fruits noirs. Un très beau fruité. Une texture élégante. Une belle présence en bouche.Toutefois un peu unidimensionnel. (Laguardia, Rioja Alavesa) environ 45 euros.

10- Remirez de Ganuza, Trasnocho 2005
Opaque, de beaux arômes de crème et de graphite. Attaque tannique, presque astringeante, puis un milieu de bouche sur une masse de fruit, mais tombe vite, finale courte. Un «vin de presse», pressé sous une poche remplie d'eau.  (Samaniega, Rioja Alavesa) environ 45 euros.

11- Abel Mendoza, Graciano 2005
Bien différent des vins précédents. Une belle bouche, complexe, d'une grande finesse. Un beau boisé élégant. Minéral. Une acidité rafraîchissante. Beaucoup plus agréable à boire que les précédents. Un vin de repas. ****1/2
 (San Vicente de la Sonsierra, Rioja Alta) environ 45 euros.

En conclusion, on observe là qu'il y a une grande variété de vin, des types très différents. Plusieurs vins surtout les modernes nous ont semblé être plus des vins à boire tels quels que des vins de table. Des vins bien gros, de méditation, de dégustation, à boire un verre pas plus.

Les traditionnels ainsi que le Graciano d'Abel Mendoza se sont révélés être d'une plus grande buvabilité.
En somme, certains de ces vins, je n'en boirais qu'un petit verre, les autres toute la bouteille... avec des amis bien sûr!

Quelques chiffres sur la Rioja :
60 000 ha (38 000 ha en 1985) 360 millions de bouteilles (230 millions en 1985).
596 bodegas (310 en 1990).
30 % du vin est exporté.

Il y a 88 vins de La Rioja actuellement à la SAQ, dont les prix vont de 12,35 $ à 382 $. Huit blancs, deux rosés.

Pour en connaître plus sur les vins de la Rioja :
http://www.vibrantrioja.com/pdfs/2008press/iWineAug08Rioja_FINAL.pdf
http://www.riojawine.com/fr/pdfs/ESTADISTICAS_RIOJA_2008.pdf
http://www.riojawine.com/fr/
http://catavino.net/traditional-rioja-modern-rioja-what-does-it-matter-i...
http://www.trinor.com/FR/FR-Vinos.html
Les millésimes en Rioja :  http://www.riojawine.com/fr/bodegas.php?op1=2&op2=2&sec=3
 

LE VIN NATURE

On en parle de plus en plus. On le nomme vin nature, vin naturel, vin libre, vin sans soufre, sans sulfites, sans produits chimiques, sans levures ajoutées.

Le vin naturel est un vin idéal. Un idéal pas toujours atteint.

Il semble y avoir là une mode, un mouvement, un élan ou une curiosité, surtout en France et un peu aux États-Unis.

On connait les succès des producteurs de ces vins, tels les Lapierre dans le Beaujolais.

«Ce sont des vins qui ne fatiguent pas, on se réveille non fatigués», dit Jean Walch, «je n'arrive plus a avoir d'émotions dans les vins traditionnels.» FR3

Mais comment faire pour se procurer ses vins «authentiques»? Ce n'est pas facile, surtout ici au Québec.

Il y a bien sûr quelques agences qui en importation privée peuvent nous faire venir ces vins «santé».

Par contre, on n'en trouvera pas dans les succursales de la SAQ, et on n'est pas près d'en trouver là.

Interrogée à ce sujet, la direction de la Société des Alcools du Québec dit ne pas envisager la vente de vins naturels dans ses succursales. On ajoute toutefois «qu'on reste aux aguets, qu'on reste ouvert. Si jamais il y a demande pour ce genre de produit, on pourra l'étudier. Pour le moment, n'y a pas de projet du genre», nous dit Mme Linda Bouchard, responsable des relations de presse après avoir consulté les gens du laboratoire de la société d'État.

C'est que le vin nature, ne contient pas par définition beaucoup de préservatif, de soufre, dit aussi sulfite. Alors, il doit se conserver et se transporter à des températures inférieures à 14 °C.

À la SAQ, on dit ne pas percevoir de mouvement en faveur du vin nature. Il n’y aurait pas de demandes en ce sens. Les consommateurs d'ici ne sont peut-être pas encore rendus là.

Pour en connaître plus sur les vins nature, voici quelques liens :

Bouleversement climatique dans le vignoble

En dix ans, le vin a gagné deux degrés d'alcool en France. Est-ce une bonne nouvelle?

Le réchauffement climatique a fait plaisir à certains vignerons, mais plusieurs commencent à craindre l'avenir.

On propose d'irriguer les vignes, là où il y a de l'eau. Les règles d'appellation sont assouplies. On recommande 1 à 2 millimètres par jour au goutte-à-goutte. L’irrigation permet d’augmenter les rendements de 30 à 50 %. On demande à l'État de consacrer d'urgence des millions pour irriguer le vignoble du Languedoc.

La chaptalisation, l'ajout de sucre pour hausser le taux d'alcool, n’est presque plus nécessaire, mais dans certaines régions, Rhône et Languedoc, les vins deviennent trop lourds. La désalcoolisation est maintenant autorisée en France comme en Californie et en Australie.

En Alsace, on a trop de sucre dans le vin. En Languedoc et Roussillon trop d'alcool.

Il y a un décalage de maturité, plus de sucre, plus d'alcool, mais une baisse de l'acidité, donc déséquilibre. Un vin de qualité est un vin acide. Donc, on doit réacidifier comme dans le Nouveau Monde.

La baisse de l'acidité entraîne aussi une oxydation trop rapide, comme celle constatée depuis quelques années dans les blancs de Bourgogne.

La syrah dépérit dans le Sud, mais le carignan et le cinsault se portent mieux. On vendange la nuit, et ce n'est pas pour se cacher du contrôleur fiscal.

En Bourgogne, les Hautes Côtes vont-elles produire de meilleurs raisins que les «climats», les crus réputés, plus bas et plus exposés à la chaleur?

On notre des changements de typicité. Certains vins de la Côte de Beaune ont la typicité des vins des Côtes du Rhône.

On propose d'autoriser 15 % d'autres cépages en Bourgogne, tels la syrah et le grenache.
Si la température moyenne monte de 4 degrés, il faudra planter de la syrah en Champagne et en Alsace.
Pour bientôt les vins danois et suédois?

Le «champagne» sera-t-il fait de raisins provenant d'Angleterre?
Nous connaîtrons d'autres 2003, millésime qui a donné des vins compotés.

De la science-fiction?
Non, lisez les textes de Libération: Le vin brûle-t-il? ainsi que Le vin français directement menacé par le réchauffement? France Info; La chaptalisation s'éloigne, dans Sud-Ouest; Irriguer la vigne: une nécessité absolue! dans L'indépendant; Changements climatiques et impacts sur la viticulture en France, Greenpeace 2009.
 

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