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La SAQ recommence à commercialiser le Château Musar

La Société des alcools du Québec recommence à commercialiser le fameux Château Musar.

La SAQ l'avait retiré de ses rayons en 2010 et avait cessé depuis de le vendre en disant qu'il contenait trop de carbamate d'éthyle. «Le produit ne peut être commercialisé au Canada en raison du taux de carbamate d'éthyle qui est supérieur à la norme fixée par Santé Canada», nous disait alors Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ.

Pourtant, la LCBO, de son côté a toujours continué à vendre ce vin considéré comme étant un des plus grands vins du monde par plusieurs.

Interrogé à ce sujet, M. Gaston Hochar, le producteur de ce célèbre cru nous écrivait alors qu'il s'est toujours efforcé de faire des vins de la manière la plus naturelle possible. «Ceci entraine et donne parfois des caractéristiques particulières à nos vins, du point de vue organoleptique et analytique, ce qui fait le bonheur de certains amateurs avertis. La SAQ a ces règles de fonctionnement et d'achat, et je ne peux qu'accepter ses décisions, même si je les regrette.»

À la SAQ, on nous dit que les analyses révèlent que les produits en question sont conformes. Mais on ne peut nous dire si c’est le produit ou les normes qui ont changé.

Le Château Musar est un vin produit au Liban. Le rouge est fait de cabernet sauvignon, de carignan et de cinsault à part presque égale. Ses aromes et son goût sont très caractéristiques, ce qui fait que les amateurs de ce vin le reconnaissent à l'aveugle presque à tout coup. C'est un vin qui s'améliore avec l'âge. Le producteur dit qu'il peuvent s'améliorer en cave jusqu'à 50 ans! Les 1998 et 1999 sont matures. Le millésime 1999 sera vendu par la SAQ bientôt.

Il a une saveur caractéristique de fruits surets, de noyaux de cerise, de cuir, de thé noir et de figues que plusieurs amateurs savent reconnaître. Il est mis en marché sept années après les vendanges. C'est un vin acide de type A, donc il n'obtient pas de bonnes notes des chroniqueurs américains de type B.

Les millésimes 2001 et 2007 ont été mis en marché par la SAQ dans son dernier courrier vinicole au prix de 65 $ et de 48 $. Il n'en reste plus. Les millésimes 2004 et 2009 sont mis en vente ce matin pour commande en ligne seulement. (59,75 $ et 54,75 $)  Il y en a environ 100 bouteilles de chacun de ces deux millésimes. 

 

Tout s'est vendu en une seule journée. Il n'en reste plus vendredi matin!
 
De plus, le service à la clientèle me dit, vendredi en fin de journée, que plusieurs caisses du Château Musar 2004 ont été brisées en entrepôt !
Puis lundi, le service des relations avec les médias me dit qu'il n'y a pas eu de bris.

 

À ce sujet

Le Québec en 11e place au monde pour le prix du vin

Comparaison de prix du vin dans le monde selon l'AAWE

La American Association of Wine Economists (AAWE) publie aujourd'hui dans Twitter une comparaison du prix d'un vin dans 22 pays.

Ce groupe d'économistes amateurs de vin a choisi le populaire Côtes-du-rhône rouge 2012 de la maison Guigal pour pouvoir comparer le prix du vin dans un vingtaine de pays. L'AAWE s'est servi des données du site wine-searcher pour dresser ce tableau.

On y voit que ce vin se vend 8,33 $ en Allemagne, mais 34 $ en Chine. Les chiffres sont donnés en dollars américains. La AAWE ne donne pas de chiffre pour le Canada. Toutefois, nous savons que ce vin est vendu 19,25 $ à la SAQ. Ce qui donne 14,45 $ en dollars américains. Donc, le prix québécois pour ce vin se situerait en 11e position entre les États-Unis et le Danemark.

Donc, ce vin est vendu plus cher au Québec qu'en Allemagne, France, Hollande, Japon, Suisse, Angleterre, Hong-Kong et Belgique.

Toutefois, nous le payons moins cher que les consommateurs du Danemark, Taiwan, Australie, Irlande, Italie et autres.


Ce vin était 21,05 $, soit 15,80 $ US l'an dernier au Québec. Il a bénéficié des récentes baisses de prix de notre monopole. Nous aurions donc gagné une place à ce palmarès depuis novembre. Ce vin est 19,95 $ (14,98$US) en Ontario.

Il est à noter que ce vin est aussi disponible dans les 10 SAQ-Dépôts, donc à 15 % de rabais, si on achète 12 bouteilles.

Vin Québec a 20 ans

Le site Vin Québec.com a 20 ans ce mois-ci!
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencé cette belle aventure.
Vingt ans c'est une belle jeunesse!

Vingt ans de lecture, de recherches, d'études, de dégustations, d'expérimentations, de questionnement, de voyages et de découvertes. Une passion persistante.

C'est maintenant plus de 1500 articles et des milliers de commentaires de vin.

Vin Québec est un magazine gratuit et indépendant d'information sur le vin, sur le monde du vin.
Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins ni de leurs agents. Il n'y a pas de publicité sur le vin dans le site.

Vin Québec est pour ainsi dire un service d'utilité publique.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Vin Québec est la revue du vin la plus consultée au Québec.

Merci
vinquebec.com depuis 1997

Privatisation de la SAQ: rétablissons les faits

On parle beaucoup de la libéralisation de la SAQ depuis quelques jours. Le débat s'intensifie. Les arguments pour et contre se précisent.

Presque plus personne ne parle de privatisation de la SAQ maintenant, mais plutôt de libéralisation. Ceux qui parlent de privatisation semblent être ceux qui sont contre la libéralisation de la vente de vin.

Rétablissons les faits au sujet du projet de libéralisation du commerce du vin au Québec.

Au sujet de la libéralisation, il s'agit de permettre les cavistes, les vraies importations privées, de meilleurs choix en épicerie, plus de liberté de choix pour les consommateurs, les commerçants et les vignerons. La SAQ existera encore.

En libéralisant le commerce du vin, le gouvernement ne perdra pas son milliard, il sera tout simplement transformé en taxe. Il l'est déjà en bonne partie. La SAQ peinant à donner le milliard, le gouvernement a dû augmenter la taxe spécifique à deux reprises. Elle est maintenant 1,50 $ la bouteille.

Au sujet des régions, on est déjà moins bien servi en région et rien ne laisse croire que ce sera pire en libéralisant. Ce serait comme dire que seuls des bureaucrates de Montréal peuvent choisir et vendre du bon vin.

Au sujet des prix, la principale composante du prix du vin est le dividende de la SAQ. Donc, s'il est transformé en taxe, il est fort probable que les prix ne baisseront pas, du moins à court terme, suite à une libéralisation.

Au sujet de la reprise des vins défectueux, ce n'est pas dû à la générosité de la SAQ, mais tout simplement à la Loi de protection du consommateur. Tout produit défectueux doit être remplacé, remboursé ou réparé par le commerçant.

La crainte du changement est très forte dans notre société conservatrice québécoise actuelle. Il faut donc étudier calmement les arguments avancés par toutes les parties. Il faut aussi prendre avec un grain de sel les positions rigides et idéologiques de certains partis politiques.

Le gouvernement semble vouloir bouger sur ce sujet, les tribunaux aussi,  il est donc légitime que les citoyens étudient ce sujet et s'expriment sur les projets de modification du commerce du vin au Québec.

Sur le même sujet

Un conseiller en vin de la SAQ c'est comme un boucher végétarien

Le boucher n'a pas pu me dire ce que goûtait la pièce d'agneau qu'il était en train de me couper. Pourquoi? Parce qu'il ne le goûte pas. Il m'avoue qu'il est végétarien.

C'est la même chose pour un conseiller en vin de la SAQ. Il ne pourra pas nous dire ce que goûte tel vin. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas goûté.

Faites le test, choisissez des bouteilles de vin sur les rayons de la SAQ et demandez au conseiller ce qu'ils goûtent. Il ne pourra vous répondre parce que 9 fois sur 10 il n'y aura pas gouté.

La direction de la Société des alcools du Québec se targue d'offrir un bon service de conseil en succursale, pourtant elle ne permet pas à ses employés de goûter les vins qu'ils sont chargés de nous vendre!

La SAQ distribue près de 100 nouveaux vins chaque semaine. Chaque succursale reçoit plusieurs dizaines de ces vins. Certaines les reçoivent peut-être presque tous.

Pourtant, lorsqu'on se présente en succursale et que l'on demande ce que goûtent ces vins, on nous répond la plupart du temps qu'on ne le sait pas qu'on n'y a pas goûté.

Comment alors conseiller le client si on n'a pas goûté?

Plusieurs conseillers se débrouillent tout de même. Ils ont appris par coeur les différentes appellations; les noms des producteurs les plus réputés, les meilleurs millésimes par appellation.

Ils savent ce que goûte un muscadet typique, un beaujolais typique. Ils ont étudié les accords mets-vins, mais ne peuvent nous dire si le muscadet qui vient d'arriver est plus acide ou moins acide qu'un autre; si ce nouveau bordeaux est boisé; si ce malbec est velouté ou très tannique. Ils peuvent au plus deviner.

Je ne critique pas ici le travail des conseillers, mais plutôt leurs patrons qui ne leur donnent pas les moyens de bien faire leur travail qui est de donner des conseils pertinents aux clients.

Il est très rare que les conseillers goutent les vins. Ils le font surtout lorsque des représentants des producteurs viennent faire du lobbying et leur font goûter certains vins.

Il m'est même arrivé d'acheter une bouteille de vin jaune dans une succursale où aucun employé présent n'avait goûté à ce type de vin. Un employé m'a alors demandé si je pouvais l'ouvrir pour leur faire goûter. Ce que j'ai fait. Depuis ce jour, au moins ces quatre employés de la SAQ ont goûté à du vin jaune du Jura.

Afin d'assurer un véritable service de conseil, il faudrait que la direction de la SAQ permette aux conseillers de goûter les vins.

L'exemple de la LCBO
Il y a quelques années, je participais à des dégustations à la LCBO de l'Ontario. Chaque mois, les conseillers en vin d'Ottawa étaient détachés pour une dégustation d'une journée. Il y avait plus de 200 vins sur des tables dans la salle de classe et chacun pouvait goûter le nombre de vins qu'il voulait. Chacun avait un verre, un crachoir et un calepin de note.  Les conseillers prenaient des notes et ainsi pouvaient mieux conseiller les clients lorsque ses vins arrivaient en succursale au courant du mois.

En écrivant ce texte, j'ai l'impression de me répéter. Il y a 20 ans j'ai écrit une lettre en ce sens à un patron de la SAQ lui suggérant d'améliorer la formation continue des employés. Il y a eu un petit progrès. Plusieurs ont suivi des cours de l'ITHQ. Mais il y a encore beaucoup à faire.

Si la direction de la SAQ veut affirmer qu'elle offre un bon service-conseil à ses clients, elle devra faire goûter ses vins à ces employés chargés de nous les vendre.

Sujets connexes:
Le conseiller en vin de la SAQ
Les sénateurs de la SAQ

Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs

«Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs» !
Cette phrase étonnante sort de la bouche d'un ancien président de la Société des alcools du Québec.

Ce n'est pas le rôle de la SAQ de négocier les prix. Ce n'est pas le rôle de la SAQ d'obtenir de meilleurs prix pour ses clients. C'est l'ancien dragon Gaétan Frigon et président de la SAQ de 1998 à 2002 qui tient des propos surprenants.

 Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs. Il y a des bouteilles à 10 $ et des bouteilles à 100 $. Vide, la bouteille coûte la même chose et il a fallu le même nombre de raisins pour la faire. Ce n’est pas à la SAQ de décider si un vin vaut 10 $ ou 100 $. C’est au producteur de fixer un juste prix et de prendre le risque.»
Gaétan Frigon, ancien PDG de la SAQ, dans La Presse+ du 11 mars.  Privatiser la SAQ serait une grande erreur. La négociation des prix.

Dans la même page, M. Frigon affirme que le privé est meilleur «dans tout, sauf le vin».

Donc, l'État est meilleur commerçant pour vendre le vin que le privé, mais ne doit pas chercher à obtenir les meilleurs prix pour ses clients ! La société d'État SAQ n'est donc qu'un intermédiaire entre le producteur et le client. Elle distribue le vin aux consommateurs aux prix décidés par les fabricants.

À la lecture de ces propos d'un ancien PDG de la SAQ j'étais estomaqué. Toutefois, après avoir relu plusieurs fois ces phrases, après réflexion, tout cela décante lentement et devient plus limpide.

Ainsi, ces propos peuvent nous permettre de comprendre pourquoi nous en sommes rendus là aujourd'hui avec cette société d'État tellement critiquée et avec ses pris tellement élevés. Nous n'aurions donc pas compris le vrai rôle de la SAQ. Elle fonctionnerait tout simplement comme un revendeur à commission. Malgré le fait qu'elle soit l'un des plus gros acheteurs de vin au monde, elle ne s'est pas donné comme rôle de négocier les prix. Elle loue tout simplement des locaux où elle installe des tablettes sur lesquelles des fabricants font placer leurs vins qu'ils vendent au prix qu'ils veulent.

Le rôle de la SAQ se résume ainsi à celui de revendeur à commission et de collecteur de taxes!

A-t-on vraiment besoin d'une société d'État pour faire cela?

Pas de hausse de prix des vins d'ici octobre à la SAQ

Les bonnes nouvelles sont nombreuses à la SAQ depuis novembre!

La direction de la Société des alcools du Québec a averti jeudi ses fournisseurs qu'elle ne permettra pas de hausses de prix des vins déjà commandés d'ici octobre.

Elle prolonge ainsi son moratoire sur ces hausses décrété en novembre dernier. Elle avait alors retiré de son calendrier trois occasions de hausses de prix. (Voir à droite le tableau des changements de prix de l'an dernier.)

Jusqu'à novembre dernier, la SAQ permettait — certains diront incitait — ses fournisseurs à hausser les prix de leurs vins — des vins d'ailleurs déjà payés et déjà sur les tablettes.

Ces permissions-incitations de hausses se faisaient 7 fois par année, toujours des mercredis. La SAQ appelait cela des fenêtres de hausses ou des opportunités de hausses. Les fournisseurs pouvaient aussi décider de réduire leurs prix à 11 occasions par année. Ce qui fut rarement vu. La SAQ avait donc 11 fenêtres de changements possibles de prix, dont 7 pour les hausses.

Donc, d'ici au moins le 11 octobre, il ne devrait plus y avoir de hausses de prix sur les prix courants vendus à la SAQ. Par contre, la direction de la SAQ permettra les hausses de prix dans les épiceries!

Sujets connexes:
La SAQ ne veut plus de hausses de prix, novembre 2016
Pourquoi la SAQ baisse ses prix, octobre 2016

Dans la série Comprendre la SAQ

 

Diminution des exportations de vins étatsuniens au Canada

Les exportations de vins étatsuniens au Canada ont diminué de 11 % l'an dernier par rapport à l'année précédente.

Le Canada, principal pays client des vignerons des États-Unis, a acheté 10 millions moins de litres de vin en 2016, soit 88,7 millions de litres.

En valeur, ce fut une baisse de 6 % à 431 millions de dollars. Ce qui donne une moyenne de 4,85 $ US le litre.

Les représentants des viticulteurs californiens disent ne pas trop s'inquiéter de ce ralentissement.

EXPORTATION DE VIN AMÉRICAIN AU CANADA
2015 et 2016

 

Valeur
(Millions dollars US)

Variation

Volume
(Millions litres)

Variation

 

2015

2016

%

2015

2016

%


461

431

- 6.46

99

88

- 11

«Le Canada demeure un marché fort pour les vins californiens et, malgré un ralentissement de l'élan, les vins américains demeurent au premier rang de la catégorie des vins de table au Canada en 2016», écrit le Wine Institure of California qui publie ces chiffres.

Les augmentations les plus fortes ont été dans les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de la Saskatchewan.

Barrières des provinces
«Les accords commerciaux, comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), ont contribué à faire croître considérablement les exportations de vins américains, mais les gouvernements étrangers continuent à élaborer des barrières commerciales non tarifaires discriminatoires à un rythme soutenu », a déclaré Tom LaFaille, vide président du Wine Institute of California.

«Nous applaudissons les efforts du gouvernement des États-Unis visant à éliminer ces obstacles et à renforcer notre compétitivité à l'échelle mondiale, y compris la plainte contre le Canada déposée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de faire en sorte que les consommateurs de la Colombie-Britannique puissent choisir parmi la vaste gamme des grands vins du monde.»

M. LaFaille fait ici référence au gouvernement de la Colombie-Britannique qui n'autorise que la vente de vins de sa province dans certaines épiceries. Les États-Unis ont déposé une plainte à ce sujet à l'OMC.

Le Wine Institute of California dit prévoir une croissance continue et «espérons que les gouvernements provinciaux étendront aux vignobles de Californie l'égalité d'accès aux canaux de distribution de détail», a déclaré Rick Slomka, directeur pour le Canada du Wine Institute of California.

Ici M. Slomka fait référence aux gouvernements du Québec et de la Colombie-Britannique qui avantagent les vins provinciaux dans les épiceries.

La Californie a vu ses exportations totales vinicoles baisser de près de 11 %. Ce fut une baisse de 20 % pour le Japon et de 7 % pour l'Europe.

Cette diminution pourrait être due aux fluctuations des taux de change, selon M. Slomka.

Par contre, les exportations vers la Chine ont augmenté de 20 % à 14 millions de litres.

Les vins de Californie représentent 90 % des exportations de vin américain.

Les exportations de vins américains ont doublé depuis 1997, passant de 222 millions de litres à 412 millions de litres. En dollars, ce fut une croissance encore plus forte; soit de 415 millions de $ à 1,6 milliard $US.

La SAQ a 800 vins étatsuniens à son répertoire; la LCBO de l'Ontario en a 950; la BC Liquor Stores en a 425.

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Source principale :  Wine Institute

La minéralité dans le vin : une thèse de doctorat

Le mot est à la mode. Il est de plus en plus employé. Il est l'objet de plusieurs interprétations. Il est aussi contesté. D'où vient donc cette minéralité que certains disent percevoir dans le vin?

Le sujet fait même l'objet d'une thèse de doctorat !
«Minéralité des vins : Parlons-en !» La conceptualisation d’un descripteur sensoriel mal défini. Thèse présentée en octobre dernier par Heber Rodrigues Silva dans le but d'obtenir le titre de docteur de l'Université de Bourgogne en science de l'alimentation.

Ce terme de minéralité est de plus en plus utilisé depuis 20 ans, et surtout pour les vins blancs, la première utilisation écrite de ce mot associé au vin aurait été faite en 1943, par Margerite Duras dans son oeuvre «Les Imprudents», nous rapporte M. Herber Rodrigues Silva.

Le gouvernement ordonne à la SAQ de mieux traiter les épiciers

La SAQ devra mieux traiter les épiceries qui vendent ses vins.

Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, a dit ce matin qu'il allait ordonner à la direction de la SAQ de cesser ses pratiques défavorables à l'encontre des 495 épiceries qui sont des agences SAQ.

La direction du monopole a décidé dernièrement de ne plus accepter de paiement par cartes de crédit de ces 495 épiciers.

À une question du député du Parti Québécois, Martin Ouellet, le ministre a répondu «on avait déjà contacté la SAQ pour nous assurer que de telles pratiques ne continuaient pas. Ça n'a pas vraiment porté fruit. Alors, nous allons très directement, d'une façon très directive, dire à la SAQ d'arrêter ce procédé-là. Ça va arrêter.»

Le député ajouta que la SAQ nuisait aussi aux PME en ne livrant pas les vins dans les épiceries «la SAQ ne livre pas elle-même ses produits à ses agences. Chacune de ces PME doit s'arranger elle-même pour aller chercher les bouteilles dans une succursale, peu importe la distance qui les sépare. Alors, ma question : Pourquoi on nuit encore aux agences? Pourquoi s'acharner sur ces PME?»

Le ministre a alors répondu que «ces agissements-là ou ces procédés-là de la SAQ nous ont déjà été rapportés par les membres de notre caucus depuis déjà quelques jours. Donc, ce n'est pas nouveau. Nous avons, de façon informelle, informé la SAQ que ça devrait arrêter. Maintenant, puisque la façon informelle ne semble pas avoir fonctionné, ça va être de façon directive, très claire. Ça va arrêter, ces procédures-là.»

M. Ouellet a aussi demandé au ministre d'ordonner à la SAQ d'honorer sa carte de points SAQ Inspire pour des vins de la SAQ achetés en épicerie. Le ministre a refusé en disant que «pour ce qui est du programme Inspire, le programme de promotion des ventes, bien sûr ça s'adresse aux succursales de la SAQ et pas aux agences.»

Le porte-parole de l'Association des détaillants du Québec nous dit que «les détaillants avec agence SAQ ont toujours dû s’auto-approvisionner auprès d’une succursale, le tout à des marges fixes insuffisantes.»

M. Pierre-Alexandre Blouin ajoute que la décision de la SAQ ne ne plus accepter le paiement par carte de crédit fait perdre les ristournes et le délai de paiement, «les détaillants doivent dorénavant financer sur le champ d’importants montants d’inventaires.»

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Source:
Journal des débats de l'Assemblée nationale
Version préliminaire. Jeudi 23 février 2017 et Vidéo de la période des questions à 23 min 30.

 

Baisses de prix plus difficiles dans certains cas

La direction de la Société des alcools a amorcé une baisse générale des prix de ces vins courants.
Elle dit vouloir atteindre le niveau des prix du monopole de l'Ontario, la LCBO.

Le président de la SAQ, M. Alain Brunet a toujours dit que la SAQ «obtenait le meilleur prix canadien».
Toutefois, il y a des points qui accrochent. Certains vins sont toujours beaucoup plus chers au Québec.

Un lecteur me signale la grande différence de prix entre le Genil Hugel qui est 16,45 $ à la SAQ, mais 13,25 $ en Ontario. Une différence de 3,20 $; soit 24 % plus cher au Québec!

Pourtant, d'autres produits de la même maison sont beaucoup moins chers au Québec. Le Riesling 17,85 $ SAQ - 28,55 $ LCBO; le Gewurztraminer 19,60 $ SAQ - 28,45 $ LCBO.

Le mois dernier, je vous ai parlé du Honoro Vera Grenache qui était 16,40 $ à la SAQ, mais 12,95 $ à la LCBO. Lorsque j'ai demandé à la SAQ la raison d'une telle différence de 26 %. On m'a répondu être «en discussion avec l’agent pour corriger la situation.» L'agence Balthazard n'a pas répondu à mes questions.

Toutefois, aujourd'hui, je constate que le prix de ce vin a été finalement réduit à 14,70 $, mais il y a encore du chemin à faire avant de rejoindre le prix de 12,95 $ de l'Ontario. La différence est maintenant de 12 %.

La SAQ concurrence les épiceries

La SAQ concurrence IGA !

On entend beaucoup parler ces jours-ci de la supposée concurrence que la SAQ mènerait à la LCBO.

La SAQ dit vouloir amener le prix de ses vins au niveau de ceux de la LCBO.

Oui, elle s'en approche, mais en réalité, la SAQ concurrence les épiceries du Québec, en particulier la chaîne de supermarchés IGA.

Car le principal concurrent de la SAQ n'est pas la LCBO, mais plutôt les supermarchés du Québec dont les ventes de vin en volume ont fortement augmenté ces dernières années pendant que celles de la SAQ stagnaient. Soit une croissance de 3,9 % en épicerie et de 0,7 % en succursales SAQ. (Ventes de vin : plus forte croissance en épicerie 2014-2016)

C'est étonnant, car ces épiceries sont des clients de la SAQ. En effet, la SAQ est leur grossiste en vin.

Une bouteille sur quatre achetée au Québec est acheté dans les épiceries et dépanneurs. (Janvier 2016)

Ce sont des compagnies d'embouteillage québécoises qui achètent ce vin en vrac, l'embouteillent et le vendent à la SAQ; puis la société d'État le revend aux épiceries.

En 2015-2016, ce fut 41 millions de litres que la SAQ a payé 165 millions $ aux embouteilleurs et revendu 327 millions de dollars aux épicieries et dépanneurs.

Ces vins comme le Wallaroo Trail et le Red Revolution sont devenus les plus gros vendeurs au Québec (2015-2016). Ils n'étaient disponibles que dans les épiceries au format d'un litre. Devant ces succès, la SAQ a décidé de les offrir elle aussi dans ses succursales, mais au format de 750 ml.

Les ventes de ces vins en vrac sont tellement fortes que l'on estime maintenant qu'une bouteille de vin sur trois vendue au Québec est remplie de vin importé en vrac. (Janvier 2016)

Devant la concurrence de la SAQ, IGA a réduit le prix de certains de ses gros vendeurs faisant passer les Red et White Revolution de 13,30 $ le litre à 12,99 $ le litre et les Wallaroo Trail rouge et blanc de 13,30 $ à 12,59 $.

La SAQ a toutefois réduit encore plus le prix de ces vins. Les Red Revolution et White Revolution sont passés de 11 $ à 9,90 $ la bouteille de 750 ml; et les Wallaroo de 10,15 $ à 8,85 $. De plus, ces deux derniers vins sont aussi vendus dans les SAQ Dépôt, donc 15 % encore moins chers!

  Les vins les plus vendus au Québec
(épiceries et succursales SAQ)
SAQ
750 ml
IGA
litre + tx
1 Red Revolution 9,90 $ 12,99 $
4 Wallaroo Trail  rouge 8,85 $ 12,59 $
11 Wallaroo Trail blanc 8,85 $ 12,59 $
13 White Revolution 9,90 $ 12,99 $

La Société d'État mène aussi une concurrence très forte aux épiceries dans la catégorie des formats d'un litre. Le un litre le moins cher dans les supermarchés IGA est à 7,99 $ avant taxes; alors que la SAQ en a introduit quatre en bas de ce prix, dont le Don Simon à 6 $ le litre !

La concurrence va même au niveau des vigniers de 4 litres. Le moins cher des 4 litres chez IGA est 35,89 $ avant les taxes, mais la société d'État en offre maintenant 4 en bas ce prix, dont un aussi bas que 31,95 $ après toutes les taxes !

Finalement, la SAQ utilise sa carte de fidélité SAQ Inspire pour attirer les consommateurs dans ses succursales. Elle ne permet pas l'utilisation de la carte de points dans les épiceries, ni même dans les 450 qui ont une bannière SAQ. À ce propos, vendredi et samedi, la société d'État offre 20 fois les points de base pour les achats de 50 dollars et plus dans ses succursales seulement.

La SAQ c'est 400 succursales avec des ventes en volume de 29,2 millions de litres de vin. Les épiciers et dépanneurs c'est 8000 points de vente avec des ventes de 9,5 millions de litres de vin en 2016.

Sujets connexes

La glycérine dans le vin

La glycérine est le troisième élément en quantité dans le vin après l'eau et l'alcool.

La glycérine, appelée aussi glycérol, donne de la rondeur, du gras, du corps, du velouté, du moelleux ou de l'onctuosité au vin. Il peut en avoir de 2 à 30 grammes par litre. (2 à 11 grammes dans les vins secs où il constitue aussi le troisième élément en poids après l'eau et l'éthanol.)

C'est donc un composé essentiel de la texture du vin avec l'acide, le sucre, l'alcool et les tanins.

La glycérine a un goût sucré, mais n'est pas considérée comme étant un sucre. C'est un trialcool. En plus de la sensation de gras, d'huile, la glycérine donne une certaine sucrosité au vin. Elle n'a pas d'odeur.

Elle est formée par la fermentation alcoolique. Certains cépages et certaines levures donnent plus de glycérine que d'autres. On suppose qu'on en obtient plus avec le sémillon, le pinot gris, le pinot blanc, l'albariño et le godello... La syrah en contient souvent plus que le merlot. Le sauternes en contiendrait beaucoup. Il s'agit du principal produit en quantité résultant de la fermentation après l'éthanol (l'alcool) et le CO2 (gaz carbonique). La température influence aussi la production de glycérine.

Il peut en avoir autant sinon plus dans le vin rouge tranquille que dans le vin blanc. Une étude sur des vins australiens a noté plus de glycérine dans les rouges que dans les blancs. La même chose a été notée dans une étude sur des vins d'Afrique du Sud.

Avec l'alcool, c'est la glycérine qui donnerait de grosses larmes au vin. L'alcool s'évapore laissant l'eau et la glycérine coller lentement sur les parois du verre. Ces belles coulisses le long des parois du verre particulièrement abondantes et grasses dans les verres de sauternes.

Il est interdit d'en ajouter au vin. Des organismes de santé ont mis au point une méthode de détection afin d'éviter que des fraudeurs en ajoutent au vin destiné au commerce, comme ça s'est vu avec l'ajout du diéthylène de glycol (antigel) dans des vins en Autriche dans les années `70. Puis, à Bordeaux avec l'affaire Geens; et en Bulgarie en 2005 et en 2013 (CCRF). Et encore récemment à Sancerre. (Deux pharmaciens condamnés pour avoir écoulé de la glycérine auprès de vignerons) Toutefois, la glycérine est en vente libre et est proposée à ceux qui font du vin à la maison (Brouwland).

«Dans certains cas, son dosage permet de mettre en évidence une adultération. C’est le cas des vins par exemple où l’on s’attache à vérifier que le taux de glycérol ne dépasse pas 6 à 10% de la teneur en éthanol. Dans le cas contraire, le vin peut être considéré comme adultéré. Généralement, la raison principale de cet ajout de glycérol est qu’il donne plus de "corps" au vin.» Dr Christophe Cordella.

Vous voyez que la glycérine joue un rôle important dans le vin. Elle contribue à sa texture, lui donne de l'ampleur, du volume et une certaine viscosité.

Autres sources

Fraudes à la SAQ, la police enquête

La police enquête sur les cas fraudes à l'encontre de clients de la SAQ.

Plusieurs clients ont en effet signalé à la SAQ s'être fait voler les points accumulés sur leur carte SAQ Inspire.

La direction de la Société des alcools du Québec a donc demandé en début de semaine aux autorités policières de faire enquête.

«Les autorités policières ont effectivement été saisies du dossier en début de semaine, à la demande de la SAQ. Une enquête est présentement en cours», nous dit aujourd'hui Mme Anne-Sophie Hamel directrice des affaires publiques de la SAQ.

Dès le début févier, des clients ont signalé ces vols à la SAQ.

Un ou des individus ont même envoyé un faux sondage à des clients leur promettant 30 000 points et leur demandant leur numéro de carte pour recevoir ces points.

Ces clients se demandent comment les faussaires ont obtenu leurs adresses de courriel et comment ils peuvent retirer leurs points à leur place.

Des clients disent aussi qu'on a changé le nom sur leur compte SAQ Inspire.

«Comme il s'agit de cas d'utilisation frauduleuse des points de ces clients, nous prenons la situation très au sérieux», ajoute Mme Hamel.

La SAQ a averti, hier, par courriel, ses clients de ces possibles tentatives de fraudes et leur demande de changer leur mot de passe sur le site de la SAQ.

La SAQ dit aussi qu'une pièce d’identité pourra être demandée lorsqu'un client retire ses points à la caisse.

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Prix moyens des vins exportés

Le prix des vins varie beaucoup d'une région à l'autre et d'un pays à l'autre.
Le prix moyen des vins français exportés a été de 6,31 $ (américain) le litre en 2015; contre 2,95 $ le litre de vin d'Italie; 1,20 $ le litre de vin d'Espagne et de 0,86 $ pour le vin de Moldavie.
C'est ce que nous montre ce tableau établi par l'Association des économistes du vin.

Ceci comprend les vins exportés en vrac comme les vins en bouteilles. Les champagnes gonflent le prix moyen des vins de France. Les exportations de vins américains se font surtout vers le Canada.

SAQ Inspire: une mesure de sécurité

À la suite des nombreuses tentatives de fraudes à l'égard des détenteurs de la carte de points SAQ Inspire, la société d'État a finalement décidé de mettre en place une mesure de protection.

Des clients de la SAQ ont rapporté s'être fait voler des points sur leurs cartes SAQ Inspire. Certains ont dit que le nombre de leurs points avait été remis à zéro; d'autres se sont plaints que l'on ait remplacé le nom sur leur compte par celui d'un autre. Hier, nous rapportions l'existence d'un faux sondage de la SAQ qui offrait 30 000 points, mais demandait aux répondants de donner leur numéro de carte SAQ Inspire.

Devant toutes ces tentatives de fraudes qui ont pris de l'ampleur depuis la mi-janvier, la direction de la société d'État dit mettre en place une mesure de sécurité.

Dans un courriel adressé aux clients des magasins Signature, elle écrit que «La SAQ met en place une nouvelle mesure de sécurité pour l’utilisation de vos points. Dorénavant, seule la personne titulaire du compte pourra échanger ses points à la caisse. Une pièce d’identité pourra vous être demandée.»

Ce courriel qui semble venir de la SAQ dit que «Certains clients nous ont signalé la réception de courriels frauduleux qui semblaient provenir de la SAQ. En cas de doute, ne communiquez aucun renseignement personnel et ne cliquez sur aucun lien.»

On y ajoute que «Tout mot de passe devrait être changé régulièrement. Nous vous recommandons de garder des mots de passe différents pour chacun de vos comptes en ligne (courriel, médias sociaux, compte SAQ Inspire, etc.).»

On nous demande aussi de changer immédiatement notre mot de passe de la carte de fidélité SAQ Inspire. «Nous vous invitons à réinitialiser dès maintenant votre mot de passe SAQ Inspire. Nous vous encourageons à choisir un mot de passe confidentiel composé de lettres, de chiffres et de caractères spéciaux.»

On nous explique aussi comment faire en allant sur notre compte SAQ Inspire dans le site de la SAQ et en cliquant sur «Mot de passe oublié?»

En espérant — je suppose sans mauvais jeux de mots — que cette mesure de sécurité nous inspire confiance!

Sur le même sujet

Faux sondage SAQ et fraude SAQ Inspire

Un fraudeur a réussi à obtenir les numéros de carte de points SAQ Inspire de plusieurs clients de la SAQ. Il a envoyé par courriel à ces clients une demande de participation à un sondage de satisfaction soi-disant de la SAQ.

Par courriel, comme on le voit dans l'image ci-haut, l'on promet 30 000 points de récompense pour répondre à ce sondage. On demande de donner son numéro de carte SAQ Inspire. Le courriel provient de l'adresse sondage@saqinspire.fr. Adresse saqinspire.fr qui a été enregistrée le 11 février dernier auprès de la compagnie Instra Corporation.

L'adresse du sondage mène sur le site de création de sondage amateur en ligne SurveyMonkey. Ce sondage a été fermé; cela probablement à la demande de la SAQ.

Ce serait une fraude dans le but de prendre le contrôle des cartes de points des clients.

La SAQ nous dit qu'elle ne demande jamais à ses clients des renseignements personnels par courriel.

«Des clients nous ont dit avoir reçu par courriel un faux sondage de la SAQ en échange de quoi des points étaient accordés à leur compte SAQInspire : on demandait donc le numéro de carte. Il faut être vigilant, en aucun cas la SAQ ne demande à ses clients des renseignements personnels par courriel. En cas de doute, il faut ignorer le courriel et ne cliquer sur aucun lien», nous dit Mme Linda Bouchard, agente d'information de la SAQ.

Mme Bouchard ajoute que «nous demandons de rapporter toute approche de ce genre à notre centre à la clientèle.» (Centre de relation clientèle)

Des clients de la SAQ ont rapporté au début du mois s'être fait voler leurs points SAQ Inspire. Des utilisateurs du forum Fouduvin ont signalé le problème ces derniers jours. Un ou des inconnus auraient utilisé leur numéro de carte de points pour acheter des bouteilles d'alcool. (Voir De la fraude sur la carte SAQ Inspire, 3 février 2017) La SAQ dit faire enquête.

Troisième baisse de prix à la SAQ

La direction de la Société des alcools du Québec a procédé à une baisse de prix de 50 cents de 1600 des vins les plus populaires de son répertoire.

C'est la troisième réduction depuis novembre. Le 9 novembre, les prix de ces vins avaient été réduits de 50 cents; suivi le 10 janvier par une baisse de 40 cents.

Ces 1600 vins sont ainsi 1,40 $ moins cher. La direction de la SAQ a promis de rapprocher ses prix de ceux du monopole de la province voisine: la LCBO de l'Ontario. Elle est maintenant bien proche d'atteindre son objectif, puisqu'on estime que plusieurs vins de cette catégorie sont souvent 2 $ moins cher en Ontario.

La SAQ écrit dans son site internet que «depuis le 9 novembre, le prix d'un vin se vendant 15 $ a été réduit de plus de 9 %.

La direction du monopole du vin dit que ces baisses sont rendues possibles à la suite d'une réduction de ses dépenses. «Nous poursuivons notre démarche de réduction des charges d’exploitation. Ce sont les efforts faits en ce sens qui nous permettent de réduire davantage les prix des vins au bénéfice de nos clients.»

La société d'État augmente ainsi son offre de vins moins chers et réduit celle des vins plus chers comme on peut le constater en regardant les deux tableaux : celui de gauche datant du 8 novembre 2016 et celui de droite en date d'aujourd'hui.

Le nombre de vins à moins de 15 $ passe ainsi de 662 à 763 en trois moins. Ça nous rapproche ainsi des 895 vins de ce prix en janvier 2013.

Nombre de vins à moins de 15 $ à la SAQ
de mars 2009 à février 2017

mars 09
mai 12
jan 13
mars 13
fév 14
mars 14
8 nov 16
9 nov 16
15 fév 16
1040
973
895
641
638
546
474
622
763
@vinquebec.com 

Le résultat le plus étonnant est dans la catégorie des vins à moins de 10 $ qui sont passés de 33 le 8 novembre dernier à 117 aujourd'hui. En plus de réduire les prix, la SAQ a ajouté de nombreux vins à moins de 10 $. Elle a ainsi plus que triplé l'offre de vins à moins de 10 $.

Nombre de vins sur les rayons SAQ

Mars
2009
Nov
2012
Janvier
2013
Novembre
2013
8 novembre
2016
9 novembre
2016
15 février
2017
-10 $ 183 90 67 30 33 66 117
 @vinquebec.com

La différence de prix est souvent étonnante entre la SAQ et la LCBO. Par exemple, le Honoro Vera Garnacha est, malgré une baisse de 1,40 $, toujours beaucoup plus cher qu'en Ontario. Il est 15,60 $ au Québec et 12,95 $ en Ontario.

Hausse des exportations de vins français au Canada

Les exportations de vin français au Canada ont augmenté de 3,5 % en volume et de 4,3 % en valeur en 2016.

La France a exporté au Canada 71 millions de bouteilles de vin pour à 327 millions d'euros en 2016.

Le Canada est le 8e importateur de vin français en volume et en valeur. Il absorbe 4,4 % des volumes de vin exportés de France, derrière l'Allemagne (15,5 %), le Royaume-Uni, les États-Unis (11,2 %), la Chine, la Belgique, les Pays-Bas et le Japon (4,5 %).

Les exportations totales de vin de France dans le monde ont diminué de -1,8 % en volume. Ce fut une baisse de -10 % en Belgique; de -6 % au Royaume-Uni, de -8 % au Japon et de près de - 7 % en Suisse.

Par contre, il y a eu des hausses de 10 % aux États-Unis et de 3,5 % au Canada.

Les régions françaises qui exportent le plus sont Bordeaux avec 22 millions de caisses de 12 bouteilles; Champagne avec 11 millions; Rhône 8 millions; Bourgogne 6 millions et Languedoc-Roussillon avec 5 millions de caisses.

Les exportations de presque toutes les régions de France ont connu des baisses de ventes en 2016 sauf la Provence (+23%), Cahors (+6%) et la Loire (+2%).

Source: Fédérations des exportateurs de vins et spiritueux de France (9 février 2017)

Des tricheries dans le vin

Les brigades de répression des fraudes en France ont détecté un bon nombre de falsifications chez des producteurs de vin.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a vérifié la fabrication de vins dans 450 établissements.

«Dans près d’un quart des établissements contrôlés, des manquements ont été identifiés et ont fait l’objet de poursuites», dit un communiqué de la DGCCRF.

Ainsi, 149 prélèvements ont été fait sur des produits considérés comme «à risque» ou «suspects»; un échantillon sur trois est apparu non conforme.

Les non-conformités les plus fréquemment constatées correspondent à des cas de mouillage (ajout d'eau), de chaptalisation (ajout de sucre) ou d’incompatibilité entre l’appellation et le millésime annoncé.

Les inspecteurs ont aussi noté de mauvais emplois de tanins oenologiques qui ne sont autorisés que pour la clarification des vins.

«Globalement, un établissement sur quatre présentait une ou plusieurs anomalies. Les infractions délictuelles relevées concernent la falsification, la mise en vente de produits propres à effectuer des falsifications, la tromperie, les pratiques commerciales trompeuses et la facturation non conforme.»

Les inspecteurs ont émis 70 avertissements; 16 mesures de police administrative; 19 procès-verbaux pénaux et 12 dossiers contentieux.

Les 450 entreprises visitées (producteurs, coopératives et négociants) ont été ciblées en vérifiant les ventes de produits à risques comme les acides et les glycérines.

Le communiqué de la répression des fraudes se termine ainsi : «Le taux infractionnel constaté lors du contrôle des pratiques œnologiques et la détection de pratiques interdites parfois anciennes (mouillage, enrichissement illicite) justifient que l’action de la DGCCRF dans le secteur vitivinicole soit poursuivie pour maintenir l’ordre public économique et garantir la sécurité du consommateur de produits vitivinicoles.»

De la fraude sur la carte SAQ Inspire ?

Des cas de vols de points sur la carte SAQ Inspire sont signalés.

La SAQ dit qu'on lui a rapporté une dizaine de cas de possibles fraudes sur leurs cartes de fidélité SAQ Inspire.

Des clients affirment que leurs cartes ont été remises à zéro.

À la direction de la SAQ, on nous dit prendre la chose très au sérieux: «quelques possibles irrégularités nous ont été signalées récemment et nous tentons actuellement d’éclaircir le tout rapidement.»
 
On ajoute que «bien que le nombre de cas portés à notre attention (moins d’une dizaine) représente une infime portion du nombre de transactions faites avec la carte Inspire, nous prenons la situation très au sérieux et observons avec beaucoup d’attention les échanges de points Inspire.»

Mme Linda Bouchard porte-parole de la SAQ demandent aux clients qui croient être victimes d’une fraude de communiquer avec le Centre de relation clientèle dès que possible.

Il serait alors prudent de vérifier le solde de votre carte Inspire aujourd'hui.

Deux vice-présidents quittent la SAQ

Le président de la SAQ prend directement le contrôle du service des communications de la société d'État.

Dans un mémo daté du 27 janvier, le président Alain Brunet annonce que la vice-présidente des communications Nathalie Hamel quitte la SAQ la journée même.

Le président ajoute qu'il prend sous sa direction directe les équipes des communications. «Les équipes d’Éliane Hamel (communication) et Anne-Sophie Hamel-Longtin (affaires publiques) relèveront directement de moi.»

Il est à noter ici que ces trois dirigeantes des communications portent le même nom de famille. Toutefois, on me dit à la SAQ qu'il n'y a pas de lien de parenté.

Nathalie Hamel représentait aussi la SAQ au conseil d'administration d'Educ'Alcool et en est ainsi la trésorière.

Le président Brunet annonce aussi le départ d'un autre vice-président, Jean-François Thériault, vice-président à la chaine d'approvisionnement. Les responsabilités de ce dernier seront partagées entre deux autres vice-présidents.

La lettre du président ne donne pas les raisons de ces départs et de ces changements. Le salaire de Mme Hamel était de 222 000 $  et celui de M. Thériault de 235 000 $. Le contrat de ce dernier devait se terminer le 28 septembre prochain et celui de Mme Hamel au 31 mai 2018. Chacun avait une voiture de fonction.

La haute direction de la SAQ passe ainsi de 8 à 6 vice-présidents.

Le 18 janvier, la direction de la SAQ avait annoncé l'abolition de 190 postes de cadres et de personnel non syndiqué. En avril dernier, la SAQ avait supprimé 90 postes de cadres et de non-syndiqués.

Variations dans les prix à la SAQ

La direction de la SAQ a modifié les prix des certains vins ce matin.
Certains sont à la hausse; d'autres à la baisse.
Les variations observées sont d'environ 30 cents dans plusieurs cas !

Ainsi, le Honoro Vera Garnacha qui était 16,40 $ est maintenant 16,10 $.
Ça le rapproche très tranquillement du 12,95 $ que le LCBO le vend.

Le nombre de vins à moins de 12 $ baisse un peu pendant que le nombre de vins de toutes les autres catégories augmente un peu.

La SAQ nous dit que «c’est l’une des 11 plages de changement de prix du calendrier. L’impact (produits en continu et courants) aujourd’hui est de 8 hausses et 399 baisses de prix pour un total de 407 modifications.
Ces changements s’expliquent principalement par les éléments suivants : diminution du coût d’acquisition de certains produits et diminution du taux de change pour les produits négociés en euro.»

Offre SAQ: comparaisons Montréal et les régions

Nous avons appris cette semaine que la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) interdit dorénavant le transfert de vin entre les succursales. (Voir Fin des transferts entre succursales)

Il n'est ainsi plus possible de faire venir dans votre région des vins qui s'accumulent à Montréal ou ailleurs.

La SAQ dit qu'il faut maintenant utiliser le service d'achat en ligne Cliquez-Achetez-Ramassez. Pourtant, la plupart des vins ne sont même pas disponibles pour achat en ligne. En effet, 5000 vins du répertoire de la SAQ n'y sont pas.

Des consommateurs se plaignent et soutiennent que les gens des régions sont défavorisés au profit de ceux de Montréal. Des chroniqueurs de vin recommandent certains produits de qualité, toutefois les consommateurs constatent souvent que plusieurs de ces produits ne sont pas disponibles dans leur région. Ils se plaignent que ces vins sont concentrés à Montréal et atteignent peu les régions.

Est-il vrai que les régions sont défavorisées par rapport à Montréal ? Y a-t-il vraiment plus de choix à Montréal qu'en région?

À Montréal, il y a un grand nombre de succursales dans un rayon assez court. Alors qu'en région, il n'y a qu'une à trois succursales par ville.

Nous avons démontré l'an dernier que le choix des vins est beaucoup plus élevé à Montréal que dans toutes les régions du Québec. (Répartition régionale de l'offre de la SAQ, mars 2016)

Nous constatons que la situation s'est améliorée depuis. L'écart est moins grand. Toutefois, il reste encore des disparités énormes.

Prenons deux exemples. Premièrement, celui des vins mousseux. Le président de la SAQ a dit que c'est un secteur en forte hausse. En effet, c'est une hausse de 26 % pour les mousseux hors champagne. (Forte hausse des ventes de mousseux au Québec, 13 janvier 2017)

En regardant le tableau suivant, nous constatons toutefois que l'offre de mousseux blancs (hors Champagne) est plus restreinte en région qu'à Montréal. Aucune succursale des régions n'atteint le nombre de 80 mousseux comme c'est le cas de plusieurs succursales de Montréal. Et même plusieurs succursales de grandes villes du Québec ont moitié moins de choix!

Au niveau des vins bio, c'est le même constat. Il y en a plus de 100 dans des magasins de Montréal; alors que c'est toujours moins en région. La SAQ a beau dire aux gens des régions de se rabattre sur l'achat en ligne, mais il y a moins de la moitié de ces vins qui sont disponibles en ligne.

Offre de la SAQ à Montréal et en région
Succursales Mousseux
blancs
Vins Bio
Montréal - Maché Atwater 96 110
Montréal - Rockland 91 127
Montréal - Beaubien 84 110

Gatineau - Casino Signature 69 78
Chicoutimi
64 94
Saint-Jérome Nord
65 91
Sherbrooke 51 93
Drummundville - St Jos. 54 81
Sept-îles 48 64
Trois-Rivières 41 74
Val d'Or 46 59
Rimouski - Méga centre 40 63
Gaspé
26 36

Nombre total 210 438
  En ligne + signature 99 168

La SAQ dit faire des efforts et rend presque tous les nouveaux vins qui arrivent disponibles en ligne. Toutefois, ces stocks en ligne s'épuisent rapidement ce qui rend ces vins indisponibles pour les clients des régions.

Honneur Vrai et prix plus élevé à la SAQ !

Le même vin, mais deux prix très différents !

Honoro Vera Garnacha (Honneur Vrai Grenache) 16,40 $ à la SAQ, mais 12,95 $ à la LCBO de l'Ontario!

Comment expliquer une telle différence?

Le président de la SAQ, Alain Brunet, a répété à plusieurs reprises que la SAQ obtient le meilleur prix canadien. Toutefois, un lecteur me signale cette forte différence. Soit 26 % plus cher au Québec. Et dit que «la SAQ devrait peut-être enquêter sur ses acheteur$ ???»

Est-ce que cela s'explique seulement par une majoration différente entre la SAQ et la LCBO? 
3,45 $ c'est toute une différence ! Et cela après les deux baisses de prix successives de 0.50 $ le 9 novembre et de 0,40 $ en janvier.

Consolation: ce vin est aussi offert à un rabais de 15 % dans plusieurs SAQ-Dépôts.

Il y a encore pas mal de chemin à faire avant d'atteindre le prix de l'Ontario et des autres marchés, du moins pour ce produit.

Le vin était 17,30 $ pour le 2015 (Balthazar)
16,85 $ pour le 2014 (Balthazar)
17,80 $ pour le 2013  (Winealign)
17,05 $ lorsqu'on en a fait la publicité à l'émission Tout le monde en parle en janvier 2015

À l'étranger
8,99$ à wine.com 
7,84 $ (5,98 US$) à M.D Fine Wines aux États-Unis
7,34 $ (5,25 €) à ebuywine en Espagne.

La direction de la Société des alcools du Québec nous répond être «en discussion avec l’agent pour corriger la situation.»

L'agence Balthazard qui représente ce producteur au Québec n'a pas répondu à nos questions sur ce sujet.

(En janvier 2018, je constate que ce vin est descendu à 14,10 $ à la SAQ et 12,90 $ à la LCBO.)

Honneur et Vérité !

Fin des transferts de vin entre succursales

Il n'est plus possible de faire des transferts de vin entre succursales de la SAQ.

Vous cherchez un vin. Il n'est malheureusement pas disponible dans votre région. Dans le site internet de la SAQ, vous constatez que tous les stocks sont concentrés sur l'île de Montréal. Vous demandez donc à votre succursale SAQ de faire venir ce vin invendu à Montréal, mais désirez chez vous. C'était encore possible à l'automne, mais plus maintenant. 

Lors de la menace de grève des gens de Poste Canada à l'automne dernier, la SAQ a ordonné à ses succursales de cesser les transferts. Une fois le risque de grève écarté, la direction de la SAQ a envoyé un autre mémo à ses succursales leur disant que les transferts intersuccursales sont complètement arrêtés jusqu'à nouvel ordre. Il n'y a pas eu de nouvel ordre depuis. Le transfert est toujours interdit. 

Mme Linda Bouchard de la SAQ nous répons qu' «il n’y a plus de transfert inter succursales. Puisque chaque produit introduit est proposé sur SAQ.com, le service Cliquez-Achetez-Ramassez est l’avenue proposée pour accéder à ce qui n’est peut-être pas disponible à ta succursale.»

Aujourd'hui, 25 des 40 nouveautés (vins tranquilles 750 ml) sont disponibles pour achat en ligne. De plus, 25 des 28 Arrivages Cellier le sont aussi.

Un consommateur de Lanaudière a voulu contester cette décision de la direction de la SAQ. Au service à la clientèle, on lui aurait répondu «que la seule raison derrière cette décision est reliée aux coûts de ces transferts. De plus, leur objectif est de mettre le plus de produits possible sur SAQ.com ce qui rend les transferts entre succursales non nécessaires. Finalement, elle m'a dit que le niveau de protestation des usagers serait ce qui dicterait leur décision de revoir la politique ou non», nous écrit-il.

Il ajoute que «cette décision est très pénalisante pour qui souhaite se procurer un vin non disponible dans l'inventaire des succursales proches de sa résidence. Ceci est particulièrement vrai pour les citoyens des régions comparativement à ceux qui habitent les milieux urbains dotés d'une forte concentration de succursales.»

En effet, la SAQ dit bien desservir les régions, mais ce n'est pas toujours vrai. Un grand nombre de vins ne sortent pas ou peu de l'île de Montréal, sinon pour se rendre à Québec. Les régions sont ainsi pénalisées.

La SAQ veut économiser pour être plus efficace. C'est louable, toutefois, cela se fait au détriment des régions.

Nous pouvons utiliser le service d'achat en ligne saq.com, mais il n'y a même pas la moitié des vins qui y sont disponibles. En fait, seulement 41 % des vins y sont. Il y a tout de même un léger progrès, car c’était moins du tiers il y a un an. (Achat en ligne : du progrès)

C'est un sujet jugé sensible à la SAQ, car on utilise cet argument de bons services aux régions pour contrer les projets de libéralisation de commerce du vin au Québec. On dit que s'il n'y avait plus de monopole de la SAQ, les régions seraient moins bien servies par le privé. Mais malheureusement, nous constatons que les régions sont déjà moins bien servies.

Les régions sont surtout défavorisées dans le choix des vins haut de gamme. En effet, parmi les vins de plus de 40 $, seulement 35 % sont disponibles pour achat en ligne.

Tout comme cet amateur qui s'est plaint, nous ne comprenons toujours pas pourquoi tous les vins ne sont pas disponibles pour achat en ligne ! Ce serait tellement plus simple.

 
Des commentaires dans Facebook...
De l'agence Benedictus, Benoit Lecavalier, dit que les consommateurs peuvent appeler les agences qui représentent les fournisseurs, car elles sont autorisées à faire des transferts de vin entre succursales.
D'autres commentaires, de Québec, de la Gaspésie... dans Facebook...

Voir aussi Répartition régionale de l'offre de la SAQ.

Du vin au restaurant sans manger

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse vient de permettre aux restaurants de vendre du vin à ses clients sans qu'ils soient obligés de commander un repas.

Depuis hier matin, les clients et touristes peuvent aller consommer un verre de vin, de bière ou de spiritueux dans les restaurants de cette province sans avoir à commander un repas. Par contre, le gouvernement a fixé une limite de deux verres par personne!

Au Québec, il est toujours interdit de prendre du vin au restaurant si on ne commande pas un repas, sauf si le restaurateur a aussi obtenu un permis de bar, nous dit la Régie des alcools, citant l'article 28 de la Loi sur les permis d'alcool. Par repas, on précise que l'on entend bien un repas de dîner ou de souper.

CBC News rapporte que cette interdiction était un casse-tête pour les restaurateurs de la Nouvelle-Écosse qui devaient expliquer aux touristes de croisières faisant escale que c'était interdit dans toute la province. Plus de 500 restaurants de cette province de l'Atlantique peuvent maintenant vendre plus librement du vin ou de la bière à leurs clients qui veulent prendre un apéritif avec des amis entre le travail et le retour à la maison.

Des restaurateurs se disent heureux «d'avoir pu modifier cette loi archaïque». Jusque là, seuls les restaurants ayant une licence «Lounge» pouvaient servir des boissons alcoolisées hors repas dans le seul espace dit «lounge».

_______
No more whining for wine, Cape Breton Post
Not hungry? You can now order beer or wine without a meal at restaurants, CBC News 

Des mots pour décrire le vin

Voici quelques mots qui devraient vous aider à décrire les vins que vous dégustez et que vous buvez.

Prenez une gorgée de vin, puis balayez des yeux les listes suivantes. Il y aura alors un ou plusieurs de ces mots qui correspondront aux sensations que le vin vous procure en bouche.

FRUIT ACIDITÉ TANINS EN BOUCHE
maigre
léger
tendre
franc
ciselé
éclatant
croquant
abondant
affirmé
juteux
frais
fondant
friand
complexe
consistant
dense
relevé
mûr
généreux
profusion
intense
massif
douceâtre
confituré
onctueux
envahissant
gommant
pulpeux
relevé
roboratif
sucré
sirupeux
pâteux
lourd
 
peu
fraiche
rafraichissante
bien dosée
équilibrée
tonique
acidulée
vive
nerveuse
mordante
coupante
verte
acerbe
vinaigre
peu tannique
légers
fins
polis
tendres
élégants
soyeux
fondants
souples
sveltes
veloutés
ronds
enrobés
mûrs
amples
touffus
dodus
granuleux
denses
fermes
compacts
saillants
puissants
enveloppants
submergeants
massifs
carrés
envahissants
excessifs
rudes
secs
astringeants
rustiques
raides
râpeux
rugueux
grossiers
durs
asséchants
végétaux

coulant
fluide
net
droit
précis
svelte
tonique
vif
aimable
caressant
duveteuse
gracieux
soyeux
velouté
savoureux
succulent
élégant
racé
exquis
sèveux
charmant
équilibré
chair (bien en)
charnu
épicé
crayeux
minéral
ramassé
fruité
rafraichissant
gouleyant
nourri
dense
ample
plein
structuré
charpenté
sphérique
long
persistant

mâche (de la)
relief (du)
étoffé
volumineux
fougueux
riche
complexe
concentré
dense
texturé
solide
corsé
vineux
visqueux
chaleureux
capiteux
chaud
copieux
robuste
expressif
compact
généreux
intense
tendue
gras
opulent
massif
balourd
replet
sucré
mince
fluide
simple
austère
rustique
végétal
asséchant
desséché
insipide
métallique
piquant
amer
vinaigré

@vinquebec.com

De forts rendements à l'hectare

On entend souvent dire que les meilleurs vins proviennent de vignobles à faible rendement.

Plus le rendement est élevé, plus la vigne produitde gros raisins, plus le raisin est bourré d'eau, plus le vin sera dilué.

Par contre, lorsque le rendement est bas, le raisin est plus concentré en sucre et en matière.

En regardant ce tableau, l'on serait donc porté à croire que les moins bons vins proviennent de Champagne et d'Alsace et que les meilleurs sont dans le Languedoc et en Corse.

Toutefois, il ne faut pas oublier que les rendements des raisins blancs sont généralement beaucoup plus élevés que ceux des vins rouges.

Le tableau suivant nous donne le rendement par pays. On y voit qu'il varie énormément d'un pays à l'autre. Il est de 3,4 tonnes de raisin à l'hectare en Espagne, mais de plus de 9 tonnes en Allemagne.

Ces tableaux proviennent du compte Twitter de l'American Association of Wine Economists

Très souvent le rendement est exprimé aussi en hectolitre à l'hectare.
Le viticulteur parle de rendement en tonne à l'hectare, pendant que le vinificateur se concentre sur le jus et calcule en hectolitre à l'hectare.

Il n'y a pas de correspondance mathématique parfaite entre les deux mesures.
Entre le poids du raisin et la quantité de jus qu'il donne, car cela dépend de l'épaisseur de la peau. De plus, les raisins rouges sont souvent plus lourds que les raisins blancs ou verts.

Toutefois, il y a des équivalences approximatives dépendant des cépages. Ainsi en Champagne on multiplie le tonnage pas 6,3 pour trouver une approximation de rendement en jus. Ce qui fait que 7,78 tonnes de raisin à l'hectare pourraient donner 49 hectolitres par hectare.

En général on estime qu'il faut entre 115 et 135 kg de raisin pour 100 litres de jus selon le cépage et la maturité du raisin.

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