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SAUMUR-CHAMPIGNY

Lors d'une dégustation de nombreux vins rouges de la Loire le 21 avril à l'abbaye de Fontevraud, j'ai été grandement impressionné par des vins de l'appellation Saumur-Champigny. Après des vins de Chinon pour la plupart rustique, les vins de Saumur-Champigny me sont apparus beaucoup plus frais, friands et agréables.

Saumur-Champigny n'est pas une AOC très connue au Québec. On l'a confond souvent avec Saumur.
On n'y fait que du rouge. L'aire d'appellation est située au sud-est de la ville de Saumur. C'est entre les villes d'Angers et de Tours; entre les AOC Saumur, Bourgueil (au nord) et Chinon à l'est.

Le cépage roi est le cabernet franc. Le cabernet sauvignon et le pinot d'Aunis sont aussi permis, mais semble très peu utilisés. Les vignerons de l'endroit préfèrent franchement le cabernet franc. Il faut dire qu'ils en obtiennent de très beaux résultats. De plus, l'utilisation du monocépage permet de mieux refléter le terroir.

C'est environ 100 producteurs; 10 millions de bouteilles; dans un climat océanique tempéré. On y produit des rouges légers et des plus costauds. Les légers sont même bus avec les poissons dans cette région!

Un peu plus de 30 vins du millésime 2016 étaient présentés à cette dégustation. C'était les vins qui ont participé au concours Concours des vins du Val de Loire du millésime 2016.

Voici mes coups de coeur en Saumur-Champigny
  Domaine La Paleine (bio) 9,10  
  Domaine Joulin, Vieille Vigne  7,20
  Domaine de la Guilloterie, Tradition  6,50

Voyez les prix sont très raisonnables.
Étonnamment, aucun de mes coups de coeur n'a obtenu de médaille au concours!

Il y avait aussi 4 vins de la totalement inconnue de AOC Saumur Puy-Notre-Dame, dont l'Éocène du Domaine de l'Épinay a été un coup de coeur. Il a lui obtenu une médaille d'or. Cette AOC créée en 2009 regroupe 17 vignerons sur la plus haute colline (puys) de 106 mètres de la région.

Comme pour les vins de Chinon, ceux de Saumur-Champigny sont surtout écoulés auprès des restaurateurs. Ils sont très peu exportés; soit moins de 800 000 bouteilles.

Terroir
Il y a très peu de pluie sur ce territoire (525 mm/an). C'est aussi le plus chaud de la région. «La spécificité du Saumur-Champigny repose sur la richesse argilo-calcaire de son terroir et la présence du tuffeau en sous-sol. Cette roche calcaire du crétacé supérieur absorbe les précipitations hivernales et restitue parcimonieusement une partie de cette eau durant les longues périodes de sécheresse. La vigne a ainsi sans excès une alimentation hydrique régulière nécessaire à la parfaite maturation des raisins.

Une autre qualité de ce terroir est sa forte capacité à emmagasiner la chaleur solaire le jour pour la restituer la nuit. Le nom Champigny provient d’ailleurs du latin "Campus Ignis" qui signifie "Champs de feu"» (www.producteurs-de-saumur-champigny.fr)

Saumur-Champigny au Québec
Il n'y a que 13 vins de Saumur-Champigny à la SAQ. Voici quelques noms à retenir: Château Yvonne; Terres Rouges; Varinelle; Louis Roche et Saint-Just.

Une expérience écologique
Les vignerons de Saumur-Champigny ont mené une expérience écologique très intéressante ces dernières années. Afin d'accroitre la biodiversité et de limiter l'utilisation d'insecticides, ils ont aménagé des haies entre les parcelles de vignes, plus de 20 kilomètres de zones écologiques composées de haies et de bosquets. J'en parle dans un article intitulé La biodiversité dans les vignes du magazine Le monde au naturel, édition de mai.

  Vérifiez vos connaissances sur le Saumur-Champigny

  Site de l'AOC Saumur-Champigny.
  Site d'Interloire. (Interloire regroupe presque toutes les appellations de la Loire, sauf Bourgueil et Montlouis ainsi que les AOC de l'est, (dites de Centre-Loire) telles Sancerre et Pouilly-Fumée.

LES MOUSSEUX DE LA LOIRE

La production vinicole de la Loire est composé à 15 % de mousseux.

Les deux principales régions sont l'Anjou-Saumur avec 22 % de bulles et 52 % de rosés;
ainsi que la Touraire avec 19 % de bulles et 43 % de blancs.

Dans la Loire, le monde des bulles est un peu compliqué. Il y a les crémants et les autres mousseux.

Crémants de Loire
1693 hectares en vendanges manuelles
320 producteurs
14 millions de bouteilles
Sur Touraine, Anjou et Saumur
Blanc et rosé
Cépages: chenin, sauvignon, chardonnay; cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d'aunis et pinot noir
Méthode champenoise. Élevage 12 mois sur latte.
Des producteurs: Langlois-Château, Bouvet-Ladubay, Guilloterie, Gratien et Meyer, Ackerman,
À la SAQ : 9 crémants de Loire (dont 2 rosés), mais dans peu de magasins. Baumard, Marquis de Gilbour, Langlois-Château, Pureté de Silex, Ackerman, Fresne, Gratien et Meyer.
  Cremant-de-loire

Saumur mousseux  Saumur Brut
Blanc et rosé sur 1390 hectares.
Monocépage ou assemblage Chenin, sauvignon, chardonnay; cabernet franc, cabernet sauvignon et pinot d'Aunis.
Élevage 9 mois sur lattes.
11 millions bouteilles; 145 producteurs.
Des producteurs: Ackerman, Bouvet Ladubay, Gratien et Meyer, Paleine, Guilloterie...
Il y a 2 saumurs bruts à la SAQ: Ackerman et Bouvet Ladubay
  Saumur-brut
  Saumur-mousseux-A.O.C

Vouvray mousseux et Vouvray pétillants
Région de Touraine
Monocépage Chenin méthode champenoise
Ils sont dits pétillants lorsque la pression dans la bouteille est inférieure à 2.5 bars et mousseux entre 3 et 6 bars.
Producteurs: Huet, Chidaine, Taille aux Loups, Carême,
Peu exporté: 10 % seulement.
5 à la SAQ.

Montlouis Mousseux
Région de Touraine
Chenin
Producteurs: Chidaine et Taille aux Loups.
2 à la SAQ
  marques_vin-mousseux-loire-montlouis.html

Touraine mousseux
Blanc et rosé
Chenin, chardonnay et tous les cépages rouges de la Loire.
1 à la SAQ.

Anjou mousseux
Blanc, chenin à 80 %; rosé avec les cépages rouges de la Loire.

Les cépages rouges de la Loire
Pour faire les rosés.
Le Gamay N, le Grolleau gris G, le Grolleau N, le Cabernet-Franc N, le Cabernet-Sauvignon N, le Pineau d'Aunis N.

Autres sources:
  www.vin-vigne.com/vignoble/vin-loire.html
  www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Loire/ANJOU-SAUMUR
  Manuel de la sommellerie professionnelle, Pascal Patron, ITHQ
  Société des alcools du Québec, section Loire
 
Interloire


Isabelle Sureau, présidente de l'AOC saumur blanc; Antoine Leduc du domaine Leduc Frouin et Sylvie Plessis, présidente de l'AOC Savennières

Une incusion en Val de Loire

Deux jours et demi en Loire, quelques centaines de vins, des rencontres avec plusieurs vignerons, des dégustations, des visites, des repas, des paysages... Un premier voyage de presse en Loire avec une cinquantaine de journalistes de la presse française et internationale. Tout ça pour nous donner une idée de ce qu'est la production de vin dans cette grande région qu'est la Loire.

Le vignoble est situé de part et d'autre de ce long fleuve sur près de 1000 kilomètres.

C'est 52 appellations; 4 régions: Nantes, Ajour-Saumur, Touraine et Centre-Loire.

Des terroirs, des sols, des climats variés.
Près de 3000 vignerons; 200 négoces; 16 coopératives et 12 cépages sur  48 000 hectares.

C'est du blanc (47 %), du rouge (20 %), du rosé (24 %) et du mousseux (9 %).
Les principaux cépages sont le chenin, le cabernet franc, le sauvignon et le melon de Bourgogne (Muscadet).

Donc, vous voyez l'ampleur de la tâche. Ce n'est pas simple la Loire. C'est «le vignoble qui présente la plus grande diversité de vins au monde», dit Interloire, le regroupement principal des vignerons de la Loire.

La première journée est consacrée aux blancs. Muscadet, chenin et sauvignon. Je n'y ai pas vu de vins disponibles au Québec. Donc, je suis en pays inconnu. Ce sont des vins qui ont été présentés au concours Loire millésime 2016, donc pas vraiment de producteurs connus et réputés.

Dans l'ensemble des vins vifs et rafraichissants. Quelques coups de coeur. En muscadet: le Domaine des Clérambaults; Le Soleil Nantais de Guilbaud Frères; Domaine de la Pierre Blanche; ainsi que deux vins de la maison Girard: Tradition 2016 et Fleuron de La Rebourgère.

En soirée, de vieux millésimes et là un étonnant Muscadet de près de 10 ans: Jubilation Le Pallet 2007; B de Oisly Delobel 2015; Les Rogeries Richou Anjou 2010; Savennières Roches aux Moines Domaine aux Moines 1992. Puis en soirée dégustation de très beaux Savenières dont ceux du Domaine de Closel de Mme de Pontbriand. Les vins de cette dame sont toujours interdits au Québec à la suite d'une chicane épique avec des bureaucrates optus de la SAQ.

La Loire c'est aussi un monde de bulles. Il y a les Crémants de la Loire; les Anjou mousseux, les Saumur mousseux et les Vouvray Mousseux. Mentionnons ici les vins les maisons Ackerman et Langlois-Chateau. Il y a de belles découverte à y faire du côté des bulles. Il faudra donc y revenir.

En rouge, j'ai mentionné dans deux autres articles les vins de Chinon et de parlerai des deux de Saumur-Champigny cette semaine. Ajoutons aussi les légers et élégants vins de Saint-Nicolas de Bourgueil. Il ne faut pas oublier les vins de Saumur, dont celui du Domaine de la Paleine; ainsi que ceux des domaines des Hauts de Sanziers et Bonnelière.

La Loire viticole c'est 380 millions de bouteilles, dont 68 millions à l'exportation (2 millions au Québec).

L'offre de vins de Loire à la SAQ.
Il y a 283 vins de la Loire aujourd'hui à la SAQ. Les appellations les plus représentées sont Sancerre (51); Chinon (22); Muscadet (21) et Pouilly-Fumé (18).
Il n'y a que 19 mousseux de la Loire à la SAQ et seulement 10 vins de dessert.


  PDF icon cartedesvinsduvaldeloire.pdf

  Consultez la carte des AOC de la Loire dans le site d'Interloire.
  La section des vins de la Loire dans vinquebec.com

Sujest commexes

Le président de la SAQ gagne deux fois plus que le premier ministre

Le président de la Société des alcools du Québec gagne maintenant 410 067 $.

C'est plus de deux fois le salaire du premier ministre du Québec qui gagne 192,345 $.

L'année précédente, le salaire du président de la SAQ était de 390 540 $.
M. Alain Brunet a ainsi obtenu une hausse de salaire de 5 % en un an.

Les revenus de la société d'État ont été cette année de 1 071 000 $, a dit M. Brunet en commission parlementaire, soit seulement 3 millions de plus que l'année précédente. Une hausse de 0,3 %.

En 2014-2015, le salaire de M. Brunet était de 375 519 $.

En 2013-2014, c'était de 361 076 $.

En 2012-2013, l'ancien président de la SAQ, Philippe Duval, avait un salaire de 343 882 $.

Ainsi, en 4 années, le salaire du président de la SAQ a été haussé de 19,2 %.

Pendant ce temps, le résultat net de la SAQ est passé de 1,030 milliard $ en 2012-2013 à 1,071 milliard $ en 2016-2017; soit une augmentation de seulement 4 %.

La direction de la société d'État est en négociations avec son principal syndicat. Va-t-elle offrir une telle hausse de salaire à ses employés?

Marc André Gagnon et Karyne Duplessis-Piché    

Le meilleur chinon est blanc !

Ça peut sembler bien étrange, mais le meilleur vin de Chinon présenté lors d'une dégustation dans la Loire était un vin blanc. Pourtant Chinon est réputé pour ses vins rouges assez costauds. D'autant plus, que les blancs représentent moins de 2 % de l'appellation Chinon!

C'est pourtant ce qui s'est passé à l'abbaye de Fontefraud lorsque la presse internationale a dégusté les champions du concours des vins du Val de Loire 2017. Y était présenté des centaines de vins de plusieurs appellations de la Loire — des vins du millésime 2016 — du 20 au 22 avril.

Le meilleur vin de chinon était, selon moi, et plusieurs collègues, un vin fait de chenin, étiquetté «amphora» du Domaine de Noiré.

C'est un blanc élevé en amphore d'Italie nous dit le site internet du producteur. Il est fait de raisins en culture biodynamique. Un vin vendu 20 euros.

Il est gras, ample, presque somptueux. Il a un certain caractère et il plait.

Il y avait 7 blancs en dégustation le jeudi et une vingtaine de rouges le lendemain. La plupart des rouges m'ont semblé soit rustiques, soit trop végétaux, soit trop durs, sauf deux. À ma surprise lorsque je regarde le nom de ces deux vins, je m'aperçois qu'ils sont aussi du Domaine de Noiré.

Le Soif de tendresse et le Caractère

Le slogan de l'AOC Chinon est «il est rond, un peu enveloppé, mais quel beau corps.» Je n'ai pas constaté cela du tout dans la plupart des vins présentés à la dégustation du 21 avril à Fontefraud. Rabelais n'y aurait pas trouvé grand plaisir lui non plus. La substantifique moelle n'y était pas.

Il faut dire ici que les vins présentés étaient tous du millésime 2016 et que plusieurs producteurs parmi les meilleures ont refusé de présenter leurs vins disant qu'ils n'étaient pas près. Nous savons aussi que les meilleurs producteurs ne présentent généralement pas leurs vins dans les concours.

Donc, sauf pour ces trois vins du même producteur, je suis resté sur une bien mauvaise impression des vins de Chinon du millésime 2016.

Par contre, les vins de Saumur-Champigny présentés à cette dégustation m'ont paru beaucoup plus agréables et intéressants. J'en parlerai bientôt.

Les producteurs de Chinon exportent surtout aux États-Unis. Nous avons tout de même au Québec quelques bons exemplaires de cette appellation tel que Jourdan et Pichard; Alain Lorieux; Jean-Maurice Raffault; Renaud Desbourdes; Olga Raffault; Chatherine et Pierre Breton; La Grille et Couly-Dutheil.

L'AOC Chinon fête ses 80 ans. Elle a agrandi sa surface pour y inclure entre autres le vignoble de la famille de Rabelais. Chinon c'est 173 vignerons sur 2400 hectares; soit la moitié de Saint-Émilion et un peu moins que Chateauneuf du pape. C'est surtout du cabernet franc avec moins de 100 hectares en chenin blanc. Seulement 10 % de la production est exportée. Le chinon est surtout consommé sur place (26 %) ou vendu à la restauration (34 %). Seulement 1,3 million de bouteilles sont exportées, dont la moitié aux États-Unis. Au début de la guerre froide, une base militaire est installée par l'armée américaine près de Chinon. Près de 1500 soldats y séjournent de 1951 à 1967. Il semble qu'ils aient beaucoup apprécié le vin de Chinon, puisqu'aujourd'hui 40 000 Étatsuniens sont intronisés ambassadeurs de Chinon!

Chinon c'est 83 000 hectolitres de rouges; 12 000 hectolitres de rosé et 1700 hectolitres de blancs. Il y a aujourd'hui 22 vins de Chinon à la SAQ. Il y a en gros deux types de chinons rouges. Les costauds et les plus fins. Voir les commentaires sur des vins de Chinon dans Vin Québec.

Ces dégustations et ce voyage de presse ont été faits à l'invitation d'Interloire, le regroupement principal des vignerons de la Loire. Je parlerai dans les prochains jours de ce que j'y ai appris au cours de cette courte visite.

Du vin à 4,50 $ la bouteille !

La SAQ bat la LCBO et les épiciers pour le vin le moins cher !

Ce Don Simon est le vin le moins cher à la SAQ, au Québec et probablement aussi le moins cher au Canada !

6 $ le litre;
                soit l'équivalent de 4,50 $ la bouteille de 750 millilitres.

Ce joli contenant en carton, embouteillé en Espagne, est arrivé fin janvier sur les rayons de la Société des alcools du Québec.
Les 27 000 cartons — appelés bib en France — se sont vendus en quelques semaines au prix de 6,70 $ le litre.
Il est maintenant 6 $.
Il en reste une caisse de 6 probablement cachée dans l'arrière-boutique de la succursale de Dégelis; ainsi que 8 cartons dans la succursale de Témiscamingue.

La SAQ bat ainsi la LCBO dont son vin rouge le moins chers est à 6,95 $ le 750 ml.

La SAQ en a commandé presque le double soit 52 200 cartons de 1 litre qui devraient être sur les rayons en juin.

Il contient du vin d'Espagne. J'y ai goûté le 1er février dernier et je l'ai jugé plus que correct, buvable — dans un format pratique pour le camping — et bien meilleur que de nombreux vins que l'on trouve dans les épiceries. En espérant que le prochain arrivage sera de la même qualité ou meilleur.

Des Québécois en visite en Espagne me signalent (jeudi) qu'ils viennent d'acheter un litre de ce vin sur place au coût de 1,23 euro; soit 1,85 $.

  Voir le commentaire du 1er février.

L'importation privée n'existe pas au Québec

L'importation privée de vin n'existe pas au Québec !

En fait, c'est illégal. «Au Québec, la loi indique que seule la Société des alcools du Québec (SAQ) est autorisée à importer des boissons alcooliques», nous dit la SAQ dans son site internet.

En effet, la société d'État a le monopole de l'importation de vin dans la province.

Mais alors pourquoi des gens et des agents disent qu'ils font de «l'importation privée» et qu'ils vendent des vins dits d'importation privée?

C'est la SAQ qui importe, transporte, entrepose, distribue et vend tous les vins importés en bouteille au Québec.
C'est la SAQ qui paie directement tous les fournisseurs, producteurs et vignerons. C'est la SAQ qui choisit les moyens de transport et qui fait venir ces caisses de vin. De plus, ce sont les gens de la SAQ qui fixent ou corrigent les prix.

Commandes privées
Mais alors qu'est-ce que ce système que certains appellent de «l'importation privée»?
C'est le système de «commandes privées de la SAQ».

C'est la SAQ qui a commencé à utiliser ce terme d'importation privée lorsqu'elle a autorisé, il y a quelques années, des particuliers à passer des commandes particulières auprès de son service d'importation.

Les gens de la SAQ utilisent de plus en plus maintenant le terme plus juste de commande privée au lieu d'importation privée comme le fait la société des alcools de l'Ontario, la LCBO.

Il n'y a donc pas d'importations privées, mais bien des commandes privées.

Ces commandes peuvent être faites par des particuliers, des restaurateurs et des agents promotionnels.
Il y aurait maintenant plus de 300 personnes qui sont enregistrées auprès de la SAQ comme agents promotionnels pour faire des commandes privées.

Ces personnes choisissent le vin, mais c'est la SAQ qui paie le vigneron, l'importe, l'entrepose et le distribue aux clients dans ses succursales désignées.

L'agent, lui, doit veiller à faire sortir le vin le plus vite de l'entrepôt et il se prend une commission.

Son rôle n'est pas d'importer le vin, mais plutôt «de trouver des acheteurs pour la totalité des produits commandés, avant la fin de la période d’entreposage», comme le dit la SAQ dans sa politique de commandes privées.

L'agent a 180 jours pour faire sortir le vin de l'entrepôt de la SAQ. Après ce temps, la SAQ se réserve le droit de saisir les caisses restantes.

Des employés de la SAQ sont chargés de contrôler les prix de ces vins. Ils exigent que le prix corresponde «au prix fournisseur des produits comparables au répertoire de la SAQ.»  De plus, «lorsque le prix déclaré par l’agent ne reflète pas la valeur marchande des produits, la SAQ effectue le paiement au fournisseur selon le prix déclaré et elle ajuste le calcul de son prix de vente au détail selon la valeur marchande des produits.» La valeur marchande est décidée par la SAQ.

La SAQ prend sa commission habituelle, plus des frais de commandes privées. L'agent se prend aussi une commission.

L'agent fixe la commission qu'il veut. On me rapporte qu'un agent facture une commission de 60 % qui s'ajoute au 135 % de majoration de la SAQ.
Ça commence à faire cher! En fait, nous observons qu'un vin en commande privée est de 10 à 15 % plus cher que le même vin lorsqu'il est par la suite vendu directement par la SAQ.

Commandes privées sur le site web de la SAQ
Il y a des discussions depuis plus de 4 ans afin de permettre l'écoulement de ces vins de commandes privées sur le site saq.com. Toutefois, les discussions achoppent, entre autres, sur la question de la commission de l'agent. En effet, comment s'assurer qu'il recevra sa commission, comment établir le montant. De plus, on se demande pourquoi donner une si forte commission si ce sont des employés de la SAQ qui font la plus grande partie du travail.

Donc, il n'y a pas d'importations privées de vin au Québec, mais plutôt des commandes privées. La principale différence est que le choix du vin est fait par un privé au lieu de l'être par un employé de la société d'État.

En 2016-2017, les commandes privées ont totalisé 6,4 millions de bouteilles pour 115 millions de dollars.

Voir Politique de commandes privées, version agents promotionnels, SAQ et Commandes privées, LCBO.

Les vins bio mieux identifiés à la SAQ

Les vins bio sont maintenant mieux identifiés sur les rayons de la Société des alcools du Québec.

Les étiquettes des produits bio sont dorénavant vertes au lieu de blanches sur les rayons de la SAQ.

De plus, on y a apposé un carton de 4 pouces afin de mieux signaler leur présence.

Dans plusieurs succursales, les employés ont même regroupé des vins bio dans une même section. Ce qui facilite grandement la recherche.

Les vins bio deviennent de plus en plus recherchés au Québec. D'ailleurs, leurs ventes ont augmenté de 30 % au cours de la dernière année, précise la SAQ.

Il y a aujourd'hui 575 vins bio dans les magasins de la société des alcools, dont 7 champagnes et 10 autres mousseux. Ce n'est pas encore énorme, mais nous constatons une bonne progression de l'offre depuis 3 ans. Il y avait 160 vins bio sur les rayons de la SAQ en 2013; puis 230 en 2014; un peu plus de 300 en 2015; 360 en mai 2016 et près de 600 aujourd'hui.

Il y a des vins bio dans toutes les gammes de prix. On en trouve même 5 à moins de 12 $.

Parmi les vins tranquilles, la plupart des vins bio disponibles sont rouges (357), contre 167 blancs et 14 rosés.

Nous constatons que les vins bio sont souvent meilleurs que les vins non bio à prix équivalent.

Consultez notre liste de vins bio de bonne qualité.

Ainsi que la section bio, pour y voir les derniers commentaires.

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Les vins les plus vendus au Québec

Voici la liste des vins les plus vendus à la SAQ et dans les épiceries du Québec selon le montant brut des ventes.

Le produit le plus vendu est le Red Revolution Rouge. Il est au format de 1 litre au prix de 13,85 $ dans les épiceries. Une version de 750 ml est aussi dans les succursales de la SAQ.

Toutefois, en volume, le vin le plus vendu est probablement de Wallaroo Trail Rouge si on additionne les ventes aux formats de 1 et de 4 litres.

Ainsi, les deux vins les plus vendus au Québec le sont principalement dans les épiceries. D'ailleurs, plusieurs des plus gros vendeurs au Québec sont au format de 1 litre et sont surtout disponibles en épiceries.

Le vin le plus vendu (en valeur) dans les succursales de la SAQ est le Sauvignon blanc Kim Crawford.

Il y a de nouveaux venus dans ce palmarès des meilleurs vendeurs. L'un d'eux est le Smoky Bay rouge au format de 1 litre dans les épiceries. Là encore, la SAQ en vend aussi, mais au format de 750 ml.

D'autres surprises aussi : deux des vins de la sommellière Jessica Harnois se sont hissés dans ce palmarès en très peu de mois. Mme Harnois dit avoir vendu 1,7 million de bouteilles de ses trois vins de la marque .

Cinq des dix vins les plus populaires sont distribués dans le réseau des épiceries et dépanneurs. C'est là qu'est la croissance et non plus en succursales. Ils étaient deux l'an dernier.

Le Ménage à Trois continue sa descente, passant de la 14e place à la 32e; lui qui était en 1e place en volume et en valeur en 2012.

Il est à noter aussi la belle performance du rosé Le Pive qui est en 12e place alors qu'il n'était même pas parmi les 30 premiers l'an dernier.

Liste des 33 meilleurs vendeurs en valeur

1 Red Revolution Vin Rouge  1 L (Épicerie) 13,85 $
2 Sauvignon blanc Kim Crawford Marlborough  19,55 $
3 Wallaroo Trail Bin 212 rouge 1 L (Épicerie)  13,45 $
4 Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano Umberto Cesari Rubicone  26,55 $
5 Wallaroo Trail lot 313 blanc  1 L (Épicerie) 13,45 $
6 Merlot Grand Sud pays d'Oc i.g.p.  1 L   11,60 $
7 White Revolution Vin Blanc  1 L  (Épicerie) 13,85 $
8 Chenin blanc Robertson Winery   9,30 $
9 Veuve Clicquot Ponsardin Brut Champagne  69,25 $
10 Smoky Bay vin rouge  1 L   12,70 $  (Épicerie seulement)

11 White Zinfandel Ernest & Julio Gallo Californie rosé  10,15 $
12 Le Pive Gris de Grande Camargue rosé 15,05 $
13 Apothic Red Californie   15,65 $
14 Sauvignon bl. Fumées Blanches Cotes de Gascog IGP  13,95 $
15 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek South Eastern Australia 14,45 $
16 Brouilly Georges Duboeuf 18,55 $
17 Wallaroo Trail Bin 212 rouge  4 L 46 $  (Épicerie seulement)
18 Pinot grigio Barefoot California  9,95 $
19 Fumé blanc Errazuriz Valle de Aconcagua  13,55 $
20 Sauvignon blanc Oyster Bay Marlborough  18,60 $

21 Ruffino Chianti  14,95 $
22 Bù Splendido vin blanc Épicerie et SAQ  14,70 $
23 Bù Glissando vin rouge Épicerie seulement 14,70 $
24 Cabernet-Sauvignon Woodbridge Robert Mondavi Californie  13,45 $
25 Wallaroo Trail Bin 717 rouge  1 L (Épicerie seulement) 13,45 $

26 Merlot Donini Delle Venezie i.g.t. 1 L  9,10 $
27 Sangiovese Fantini Farnese  8,70 $ (Le seul négocié en euro)
28 Toro Loco rouge (Épicerie seulement) 1 L  12,15 $
29 Nicolas Laloux Le Gentlemen Bohème blanc (Épicerie seulement) 1 L 11,10 $
30 Gros Manseng/Sauvignon Brumont vin pays des Côtes de Gascogne 12,65 $

31 Modello Masi Delle Venezie i.g.t. 13,55 $
32 Ménage à Trois Folie à Deux Californie rouge 16,10 $
33 Chardonnay Grand Sud vin de France  1 L  12,40 $

Voir le palmarès de l'an dernier.

Hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les vins de la Loire ont connu une hausse des ventes en volume de 7 % au Québec au cours de la dernière année.

Il s'est ainsi vendu 168 000 caisses, soit un peu plus de 2 millions de bouteilles.
En blanc c'est 1,8 million de bouteilles; en rouge 220 000 bouteilles.

En valeur, ce fut une hausse de 8 %, selon les chiffres fournis par la Société des alcools du Québec. Ce qui représente 39 millions de dollars. C'est 34,5 millions pour le blanc et 4,6 millions $ pour le rouge.

Il y a actuellement 278 vins de la vallée de la Loire sur les rayons des magasins de la SAQ. C'est 182 blancs, 92 rouges, 4 rosés, en plus des 19 mousseux.

Les principales appellations que l'on trouve au Québec sont : Sancerre; Chinon; Saumur; Saumur-Champigny; Pouilly-Fumé; Muscadet; Anjou; Touraine; Savennières, Vouvray: Menetou-Salon; Bourgueil et Cheverny.

En mousseux, il y a les Crémants de Loire; les Vouvrays; les Montlouis, les Saumur bruts et les Touraine.

Les principaux cépages de la Loire sont en blanc: chenin, sauvignon, melon de Bourgogne, chardonnay, pinot gris et la folle blanche. En rouge c'est : cabernet franc, gamay, grolleau, pinot noir, cabernet sauvignon, côt, pineau d'Aunis et négrette.

La Loire c'est 86 appellations et 7000 viticulteurs. C'est une route des vins de 1000 kilomètres. La production en AOP des membres d'Interloire est surtout en blanc à 35 %; rosé 30 %; rouge 20 % et bulles 15 %. C'est 250 millions de bouteilles en AOP, dont 40 millions à l'exportation. (5 % au Canada). Plus 25 millions de bouteilles en IGP, dont 3 millions exportées. (5 % au Canada).

Je vous parlerai un peu plus des vins de cette région bientôt.

Voyez nos derniers commentaires sur des vins de cette belle région. vinquebec.com/vins-loire


Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,78 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin de 750 ml vendue dans les succursales de la SAQ a été de 15,78 $ en 2015-2016. Ce qui est 3 cents de moins que l'année précédente.

Les ventes de vins de la SAQ ont été de 2 000,9 millions $ en 2015-2016. Si l'on soustrait de cela ce que la SAQ a vendu aux épiceries soit 327,4 millions $, il s'est donc vendu pour 1972,6  millions $ dans les succursales de la SAQ. En volume, les ventes furent de 121,9 millions de litres en succursales. Ainsi 1972,6 millions $ divisé par 121,9 millions de litres donnent 16,18 $ le litre. 

C'est donc 16,18 $ le litre avant taxes.
Soit 12,14 $ la bouteille de 750 ml avant taxes.

Après taxes ce sera : 15,78 $
(12,14 $ + taxe d'accise fédérale de 0,48$ + taxe spécifique du Québec de 1,05$) x TPS 5% x TVQ 9,95% = 15,78 $.

L'année précédente, ce fut des ventes en succursales de 119,7 millions de litres pour 1941,6 millions $, soit 16,22 $ le litre. Ce qui donne 12,17 $ la bouteille avant taxes et 15,81 $ après taxes.

Ceci ne comprend pas les ventes dans les épiceries, mais les ventes dans les succursales, les importations dites privées et les ventes aux restaurants et bars.

Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la société d'État pour les années 2014-2015 et 2015-2016.

Le prix moyen va diminuer encore plus. En effet, la SAQ a réduit les prix de ses 1600 gros vendeurs de 1,05 $ la bouteille. De plus, elle a nettement amélioré son offre de vins à petits prix. Il est donc prévisible que ce prix moyen va diminuer encore plus pour l'année 2016-2017 qui vient de se terminer. Les chiffres de cette année seront disponibles dans quelques semaines.

Accord canadien de libre-échange, mais pas pour le vin

Les dirigeants des provinces canadiennes viennent finalement de signer un nouvel accord sur le libre-échange entre les provinces du pays. Cet accord remplace celui de 1995.

Ce nouvel accord n'élimine pas les barrières commerciales entre les provinces, mais prévoit plutôt des discussions futures sur le sujet.

Il semble plutôt viser à protéger les barrières et prérogatives provinciales avant l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange avec l'Europe.

En ce qui concerne le vin, cet accord prévoit aussi des discussions entre les provinces «afin d'identifier des possibilités particulières et de recommander des initiatives visant à accroître davantage le commerce de boissons alcooliques à l’intérieur du Canada, tout en tenant compte de la responsabilité sociale et des obligations internationales.»

On y lit aussi que l'on pourrait proposer «de nouvelles technologies et d’autres approches visant à offrir davantage de choix et une commodité accrue aux consommateurs dans le secteur des boissons alcooliques.»

On se souvient que les premiers ministres du Québec et de l'Ontario nous avaient promis, en juillet dernier, un service d'achat internet entre nos deux provinces dans les jours qui suivent. Mais, on n'en a plus entendu parler depuis.

L'annexe du dit accord de 2017 énumère les pouvoirs que se réservent les provinces. Ces annexes des exceptions au libre-échange entre les provinces font 148 pages des 359 du document. Le vin est expressément nommé pour presque toutes les provinces. Elles veulent garder leurs monopoles. Pour le Québec, on lit ceci « Le Québec régit et autorise l’importation, la distribution, l’approvisionnement, le transport, la vente et la commercialisation des boissons alcooliques et réalise ces activités y compris par l’intermédiaire de son monopole provincial, la Société des alcools du Québec.» Puis ceci «Le Québec peut exiger que les produits vendus par les titulaires de permis d’épicerie soient embouteillés au Québec.»

Pour ce qui est de la Saskatchewan, elle dit qu'elle «se réserve le droit d’adopter ou de maintenir toute mesure autorisant la vente directe aux consommateurs avec d’autres Parties sur une base réciproque.»

Un comité des représentants des provinces doit soumettre de nouvelles propositions d'ici juillet 2018.

  Accord de libre-échange canadien 2017.

  Voir aussi d'autres nouvelles sur cet accord entre les provinces.

 

Hausse de 30 % des ventes de vins bio

Les ventes de vins biologiques se sont accrues de 30 % au cours de la dernière année dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

La société d'État a donc décidé de monter dans le train en marche. Elle a fait faire une étude auprès de sa clientèle. Résultats: 69 % des répondants jugent que les produits biologiques ne sont pas assez mis en valeur à la SAQ.

La direction de la SAQ a donc décidé de mieux afficher les vins bio. Ces produits seront identifiés «par un mica vert sur l'étiquette tablette en succursale.»  De plus, «des affichettes de format 4 po x 4 po seront également fournies pour sensibiliser la clientèle à cette nouveauté.»

Finalement, la SAQ fera une promotion «10 fois les points» sur ces produits biologiques du 20 au 23 avril.

Il y a aujourd'hui 553 vins tranquilles bio sur les rayons de la SAQ. C'est 150 de plus que l'an dernier. La grande majorité de ces vins viennent de la France; soit 383 en plus de 69 de l'Italie et 35 de l'Espagne. Nous y trouvons aussi 14 vins mousseux bio.

Voici une belle sélection de vins bio commentés au cours des derniers mois.

  Région SAQ Cote Prixicone de tri
Ijalba, Genoli 2016 Espagne 2,0 13,90$
ALB de Petro Vaselo 2015 Roumanie 2,0 14,20$
Ijalba Solferino Rioja 2014 Espagne 2,5 15,05$
Château Suau 2014 Bordeaux 2,5 16,50$
Comenge Verdejo Rueda 2015 Espagne 2,0 17,30 $
Novas, Camenère Gran Reserva 2014 Chili 2,5 18,00 $
Clos de la Briderie 2014 Loire 3,0 16,90$
Domaine de l'Attilon Marselan 2014 Rhône 2,5 18,25$
Château Rigaud, Faugères 2014 Languedoc 3,0 18,65$
Finca Los Alijares Graciano 2009 Espagne 3,0 19,15$
Bonterra Cabernet Sauvignon 2014 Californie 2,5 18,55$
Pureté de Silex Brut, Crémand de Loire Loire 2,0 19,50$
Bonterra Viognier North Coast 2014 Californie 2,5 20,05$
Les Garrigues, Domaine Clavel 2014 Languedoc 3,5 20,70$
Ijalba Reserva 2012 Espagne 3,0 21,35$
Les Terres Rouges, Saumur-Champigny 2015 Loire 3,0 21,80$
Domaine Pothiers, Côte Roannaise 2015 Loire 3,0 21,90$
Ijalba Graciano 2014 Espagne 2,5 21,95$
Château la Tour de l'Évêque blanc 2015 Provence 2,5 22,30$
Raventos i Blanc, L'heureu 2014 Espagne 3,0 22,50$
Mas des Chimères, Terrasses du Larzac 2014 Languedoc 2,5 22,75$
Château La Tour de l'Évêque Rouge 2013 Provence 3,0 23,20$
Orthogneiss Domaine de l'Ecu 2014 Loire 2,5 23,40$
La Vida al Camp, Cava Brut Rosé 2013 Espagne 2,5 23,50$
Geyerhof, Rosensteig, Grüner Veltliner 2015 Autriche 2,5 23,90$
Domaine Gardiés, Les Glaciaires 2015 Roussillon 3,0 24,75$
Col d'Orcia, Rosso di Montalcino 2013   2,5 24,95$
Hatzidakis Santorini Assyrtiko 2015 Grèce 3,0 27,25$
Badia a Coltibuono, Chianti Classico 2014 Italie 3,0 27,30$
François Chidaine Brut Nature, Montlouis sur Loire Loire 3,0 29,35$
Mâcon Verzé, Nicollas Maillet 2014 Bourgogne 3,0 29,40$
Château Gaillard, St-Émilion Grand Cru 2013 Bordeaux 3,0 31,00$
Première de Figuière, Côtes de Provence 2013 Provence 3,5 33,75$
Raventos I Blanc, De la Finca 2013 Espagne 3,0 35,35$

  Lire aussi le texte de Jean-Michel Genois Gagnon, La SAQ mise sur les produits bio, Le Soleil, 7 avril.

Budget Québec: très faible croissance pour la SAQ

Le ministre des Finances du Québec ne s'attend pas à recevoir beaucoup plus d'argent de la Société des alcools dans les prochaines années.

Dans son budget déposé aujourd'hui, le ministre Carlos Leitao prévoit de très faibles hausses de revenu en provenance de la SAQ. Plus faibles que l'inflation.

Le gouvernement s'attend à recevoir 1,078 milliard cette année, mais seulement 11 millions de plus pour chacune des deux années suivantes.

La croissance des revenus de la SAQ a été très forte de 2004 à 2012, passant de 540 millions de dollars à 1,030 milliard; soit près de 500 millions de plus en 8 ans. Par contre, depuis 2012, les revenus de la SAQ n'ont augmenté que de 48 millions de dollars à 1,078 milliard. Le gouvernement prévoit qu'ils seront de 1,1 milliard en 2018-2019.

Le gouvernement prend note aussi de «la faible croissance des revenus de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques». C'est une taxe de 1,40 $ le litre. Les ventes en volume augmentant peu, les revenus de cette taxe augmentent aussi très peu.

Le gouvernement tire 630 millions de cette taxe et il s'attend à seulement 5 millions de plus pour chacune des deux prochaines années.

Dans le budget de l'an dernier, le ministre avait dit qu'il voulait mesurer la performance de la SAQ. «Un exercice d’étalonnage sera réalisé avec des organismes comparables dans les autres provinces (ex. : Régie des alcools de l’Ontario), ainsi qu’avec des entreprises privées évoluant dans le commerce de détail.
À la suite de cet examen, le gouvernement déterminera les voies possibles à suivre pour optimiser davantage les activités de la société d’État.»

Il n'y a toutefois pas de suivi à ce sujet dans le budget de cette année, sauf la mention des trois baisses de prix de 1600 vins.

D'autre part, le budget prévoit 9,2 millions sur 5 ans pour principalement aider l'industrie de la distillation.

  Source Le plan économique du Québec, mars 2007.

55 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ

Le journal La Presse publie aujourd'hui les résultats d'un sondage CROP qui dit que 55 % des Québécois sont favorable à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

Le président de la firme de sondage CROP se dit très étonné des résultats de ce sondage. Il n'y croyait pas. Il pensait que c'était une erreur. « J'aurais cru que les Québécois étaient davantage attachés à la SAQ !», dit Alain Giguère.

Le patron de CROP visiblement contre la privatisation estime que le Québécois n'est pas assez bien informé,«le commun des mortels n'a pas assez d'informations à se mettre sous la dent pour se forger une opinion claire.»

La majorité en faveur est partout : 52 % en région; 56 % à Montréal et 64 % à Québec.

Dans le même journal, la journaliste Marie-Claude Lortie propose de son côté une solution mitoyenne entre la privatisation et le statu quo. Elle suggère de moderniser la SAQ «en cherchant à éliminer les aspects irritants». Elle y propose de permettre aux agences d'importation privée de faire de la vente directe aux consommateurs. «Permettre aux agences d'avoir des boutiques décoincerait grandement le marché.»

De plus, elle demande que la SAQ permette à plus d'épiceries de vendre ses vins et n'ont pas d'en choisir arbitrairement une seule par village. «Mais pourquoi exactement devrait-elle avoir ce droit de favoriser un commerce ou une enseigne en particulier? Quelle est la logique derrière cela?»

En août 2014, un sondage de la maison Léger pour le compte du Devoir donnait 53 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ.

En janvier 2013, La Presse a posé cette question à ses lecteurs: Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Oui 61 %.

  SAQ: 55% des Québécois favorables à la privatisation, La Presse, Marie-Ève Fournier
  Moderniser la SAQ, La Presse, Chronique, Marie-Claude Lortie
  Les Québécois favorables à la privatisation, août 2014
  Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Quiz La Presse, janvier 2013

Vente de vin: la croissance se fait en épicerie

Ventes de vin au Québec: forte croissance en épicerie et faible croissance en succursales SAQ!

Depuis l'automne 2015, la croissance des ventes de vins se fait surtout en épicerie.
La croissance des ventes de vin a été presque deux fois plus forte en épicerie qu'en succursales en 2015.
Puis, en 2016, la croissance est dix fois plus forte en épicerie!

C'est un changement radical par rapport aux années précédentes. En effet, comme nous le montre le tableau suivant, tiré des rapports annuels de la SAQ, les ventes de vin en succursales étaient toujours beaucoup fortes en succursales. Les ventes croissaient de 3 à 4 millions de litres par année en succursales, mais de 0,3 à 2,1 millions de litres en épiceries.

Les ventes totales de vin (épiceries et succursales) sont passées de 132 millions de litres en 2008 à 160 millions en 2015.

En 2015, la croissance des hausses de ventes de vin a été 1,6 million de litres en épicerie et de 0,9 million de litres en succursales. Au cours des 40 premières semaines de l'année fiscale actuelle, la croissance a été de 2 millions de litres en épicerie, mais de seulement 200 000 litres en succursales.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
40 semaines
Succursales 4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 0,2
Épiceries 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 2,0

Le revirement a été radical après l'automne 2015, alors que les deux réseaux ont accru leurs ventes de 1,2 million de litres. À Noël 2015, les ventes des succursales ont baissé de 3,2 millions de litres par rapport à Noël 2014. Ces ventes ont toutefois augmenté à Noël 2016, mais n'ont pas réussi à atteindre le niveau de 2014. Les ventes en succursales ont aussi baissé de près d'un million de litres au premier trimestre de 2016.

Ventes par trimestre
(millions de litre de vin)
  T1
2014 /2015 /2016
T2
2014 /2015 /2016
T3
2014 /2015 /2016
T4
2014 /2015/
Succursales 26,2 /27,5 /26,6 27,7 /28,9 /29,2 44,6 /41,4 /42,2 23 /23,6 /
Épiceries 9,6 /9,1 /10,1 7,9 /9,2 /9,5 13,1 / 14,1 /14,8 8,4 /8,6 /

Les succursales perdent des parts de marché au profit des épiceries. La croissance se fait maintenant surtout dans les épiceries, comme nous le montrent ses chiffres tirés des rapports annuels et trimestriels de la société d'État. Comment expliquer ce changement?

La SAQ a vendu pour 327 millions de dollars de vin aux épiciers en 2016. Du vin qu'elle a acheté 165 millions aux embouteilleurs. Donc pour un bénéfice brut de 165 millions, ce qui donne une marge bénéficiaire de 98 %.

La SAQ a commencé à réduire les prix de ses vins d'entrée de gamme en novembre 2016. Est-ce que cela va modifier le comportement des consommateurs qui vont acheter de plus en plus leurs vins en épicerie?

 

Le prix du champagne très élevé au Canada

Le prix du champagne est élevé. Encore plus dans certains pays.
C'est un produit de luxe et les responsables de son marketing entendent bien le faire payer au prix d'un produit de luxe. Les prix des champagnes sont élevés parce qu'il n'y a pas de concurrences entre les producteurs sur le prix des raisins. Les prix du raisin sont fixés chaque année par une entente entre l'association des vignerons et celle des fabricants metteurs en bouteille et en marché. Dans d'autres pays ce serait illégal. Mais en France, cette entente sur le prix est entérinée par un préfet qui est le représentant régional du ministre de l'Intérieur. Le but est de maintenir les prix élevés. Et ça marche, les gens payent. C'est comme un bijou de luxe, un costume de luxe, un soulier de luxe, une montre de luxe. On paie pour la marque; la marque Champagne. Son mode de fabrication est pourtant le même que pour les cavas d'Espagne et les crémants des régions de France. Toutefois, l'image, le marketing, le prestige demandent des prix plus élevés.

Ceci dit, il y a des pays où on accepte de payer plus cher que d'autres. C'est le cas du Canada où on le paye 48 dollars américains pour un Moet et Chandon Imperial alors qu'il est 26 $ en France et 23 $ en Espagne!

Le Canada est l'un des pays où l'on paye le plus cher les vins de Champagne comme le montre ce tableau de l'association américaine des économistes du vin (AAWE). Même en Suisse, en Australie et à Hong Kong, le champagne est moins cher qu'au Canada. C'est que nos monopoles canadiens jouent le jeu du marketing des fabricants de champagne et fixent des prix très élevés pour ces bulles.

Ici, les économistes du AAWE ont comparé les prix après taxes du très vendu Moet et Chandon.


Cliquez pour agrandir l'image

Ce Moet et Chandon est 64 dollars canadiens à la Société des alcools du Québec et 65 $ à la LCBO de l'Ontario. Ces deux monopoles se prennent une marge spéciale sur le champagne.
À la SAQ, il y a aujourd'hui 500 mousseux, dont 250 proviennent de Champagne. Le prix des champagnes va de 37 $ à 3400 $; celui des mousseux des autres régions va de 9 $ à 145 $.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que le mousseux d'une autre région. Dans chaque cas, il faut y gouter et voir si c'est à votre goût et à votre bourse.

Voir ici une belle liste de mousseux de Champagne et d'ailleurs: https://vinquebec.com/meilleursmousseux

Sujets connexes:

SAQ: hausse des ventes de vins malgré la baisse de prix

Malgré la baisse des prix de 50 cents de 1600 de ses vins, le 9 novembre dernier, la Société des alcools du Québec a enregistré une hausse de ses ventes de vin au cours des trois derniers mois de 2016.

Les ventes de vin en volume se sont accrues de 1,5 million de litres. Une hausse de 2,3 %. Dont 700 000 litres en épicerie.

Les ventes de vins en valeur se sont accrues de 19 millions de dollars; soit une hausse de 3,5 % dont 8,9 millions $ représentent les ventes de la SAQ aux épiciers.

Toutefois, il est à noter que les ventes se sont encore une fois accrues plus vite en épiceries que dans les succursales de la SAQ. Les ventes de vin en épiceries ont augmenté de 5 %, mais seulement de 2 % dans les succursales, comme nous le montre le tableau suivant.

Ventes de vin en volume 3e trimestre
millions de litres
  2015 2016  
Succursales 41,4 42,2 2 %
Épiceries 14,1 14,8 5 %
  55,5 57  

Les ventes de vin en valeur ont augmenté de 7,7 % en épicerie, selon les chiffres fournis par la SAQ; pendant que les ventes totales (vin et spiritueux) augmentaient de 3,7 % dans les succursales au cours des 3 derniers mois de l'année 2016.

Au total, si on ajoute les spiritueux et les bières la Société des alcools du Québec a connu une hausse de ses ventes en valeur de 44 millions de dollars, ce qui représente 4 % par rapport au 3e trimestre de 2015.

Meilleur croissance en épicerie
Si nous regardons maintenant les chiffres des ventes pour les 40 premières semaines des années 2015 et 2016, nous constatons que les ventes totales de vin se sont accrues de 2,2 millions de litres au cours des 40 premières semaines de 2016 par rapport à la même période l'année précédente. Toutefois, la grande majorité de cette hausse s'est faite dans les épiceries: 2 millions de litres, contre seulement 200 000 litres dans les 406 succursales de la société d'État.

Ventes de vin en volume 40 semaines
millions de litres
  2015 2016    
Succursales 97,8 98 0,2 0,2 %
Épiceries 32,4 34,4 2 6,2 %
  130,2 132,4 2,2 1,7 %

La croissance des ventes de vin a donc été de 0,2 % dans les 406 succursales de la SAQ, mais de 6,2 % dans les épiceries au cours des 40 premières semaines de l'exercice financier 2016-2017.
Ainsi, la direction de la SAQ devra encore baisser ses prix si elle veut réussir à concurrencer les épiceries.

La direction de la société d'État se dit satisfaite de ces résultats. «La direction est satisfaite des résultats du troisième trimestre. Elle est confiante que le niveau de performance généré depuis le début de l’exercice, provenant du chiffre d’affaires et des gains d’efficience, lui permettra de continuer sa démarche de révision des majorations tout en atteignant l’objectif du résultat net de l’exercice.»

Voir aussi

La SAQ recommence à commercialiser le Château Musar

La Société des alcools du Québec recommence à commercialiser le fameux Château Musar.

La SAQ l'avait retiré de ses rayons en 2010 et avait cessé depuis de le vendre en disant qu'il contenait trop de carbamate d'éthyle. «Le produit ne peut être commercialisé au Canada en raison du taux de carbamate d'éthyle qui est supérieur à la norme fixée par Santé Canada», nous disait alors Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ.

Pourtant, la LCBO, de son côté a toujours continué à vendre ce vin considéré comme étant un des plus grands vins du monde par plusieurs.

Interrogé à ce sujet, M. Gaston Hochar, le producteur de ce célèbre cru nous écrivait alors qu'il s'est toujours efforcé de faire des vins de la manière la plus naturelle possible. «Ceci entraine et donne parfois des caractéristiques particulières à nos vins, du point de vue organoleptique et analytique, ce qui fait le bonheur de certains amateurs avertis. La SAQ a ces règles de fonctionnement et d'achat, et je ne peux qu'accepter ses décisions, même si je les regrette.»

À la SAQ, on nous dit que les analyses révèlent que les produits en question sont conformes. Mais on ne peut nous dire si c’est le produit ou les normes qui ont changé.

Le Château Musar est un vin produit au Liban. Le rouge est fait de cabernet sauvignon, de carignan et de cinsault à part presque égale. Ses aromes et son goût sont très caractéristiques, ce qui fait que les amateurs de ce vin le reconnaissent à l'aveugle presque à tout coup. C'est un vin qui s'améliore avec l'âge. Le producteur dit qu'il peuvent s'améliorer en cave jusqu'à 50 ans! Les 1998 et 1999 sont matures. Le millésime 1999 sera vendu par la SAQ bientôt.

Il a une saveur caractéristique de fruits surets, de noyaux de cerise, de cuir, de thé noir et de figues que plusieurs amateurs savent reconnaître. Il est mis en marché sept années après les vendanges. C'est un vin acide de type A, donc il n'obtient pas de bonnes notes des chroniqueurs américains de type B.

Les millésimes 2001 et 2007 ont été mis en marché par la SAQ dans son dernier courrier vinicole au prix de 65 $ et de 48 $. Il n'en reste plus. Les millésimes 2004 et 2009 sont mis en vente ce matin pour commande en ligne seulement. (59,75 $ et 54,75 $)  Il y en a environ 100 bouteilles de chacun de ces deux millésimes. 

 

Tout s'est vendu en une seule journée. Il n'en reste plus vendredi matin!
 
De plus, le service à la clientèle me dit, vendredi en fin de journée, que plusieurs caisses du Château Musar 2004 ont été brisées en entrepôt !
Puis lundi, le service des relations avec les médias me dit qu'il n'y a pas eu de bris.

 

À ce sujet

Le Québec en 11e place au monde pour le prix du vin

Comparaison de prix du vin dans le monde selon l'AAWE

La American Association of Wine Economists (AAWE) publie aujourd'hui dans Twitter une comparaison du prix d'un vin dans 22 pays.

Ce groupe d'économistes amateurs de vin a choisi le populaire Côtes-du-rhône rouge 2012 de la maison Guigal pour pouvoir comparer le prix du vin dans un vingtaine de pays. L'AAWE s'est servi des données du site wine-searcher pour dresser ce tableau.

On y voit que ce vin se vend 8,33 $ en Allemagne, mais 34 $ en Chine. Les chiffres sont donnés en dollars américains. La AAWE ne donne pas de chiffre pour le Canada. Toutefois, nous savons que ce vin est vendu 19,25 $ à la SAQ. Ce qui donne 14,45 $ en dollars américains. Donc, le prix québécois pour ce vin se situerait en 11e position entre les États-Unis et le Danemark.

Donc, ce vin est vendu plus cher au Québec qu'en Allemagne, France, Hollande, Japon, Suisse, Angleterre, Hong-Kong et Belgique.

Toutefois, nous le payons moins cher que les consommateurs du Danemark, Taiwan, Australie, Irlande, Italie et autres.


Ce vin était 21,05 $, soit 15,80 $ US l'an dernier au Québec. Il a bénéficié des récentes baisses de prix de notre monopole. Nous aurions donc gagné une place à ce palmarès depuis novembre. Ce vin est 19,95 $ (14,98$US) en Ontario.

Il est à noter que ce vin est aussi disponible dans les 10 SAQ-Dépôts, donc à 15 % de rabais, si on achète 12 bouteilles.

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