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Surprenants Pézenas

Vous connaissez les vins de Pézenas?

Probablement pas. C'est une toute nouvelle dénomination datant d'avril 2007. Pézenas, AOC Languedoc.

Il n'y a que 46 caves particulières en plus de 10 coopératives.

La plupart des vins, 55 000 hl, sont commercialisés en AOC Languedoc, mais seulement 5 000 hl en AOC Languedoc-Pézenas.

Lors d'une semaine de dégustation dans le Languedoc, j'ai été particulièrement impressionné par les vins provenant de cette zone triangulaire de Pézenas situé entre Montpelier et Narbonne.

Ne cherchez pas de vins de cette appellation à la SAQ. Il n'y en a pas encore. Mais il devrait.

Pézenas est la ville de Molière. Les vins ressemblent peut-être un peu à Dom Juan, Tartuffe ou encore à la Contesse d'Escarbagnas.

Seuls les rouges ont droit à l'appellation. Les règles d'encépagements sont assez strictes et peuvent nous sembler un peu byzantines. (Voir plus bas)

Seulement cinq producteurs ont présenté leurs vins lors de l'opération Millésime Languedoc 2009.
Mes préférés ont été les vins du Domaine Pech Rome surtout pour son Opulens 2009 qui serait à 70 % mourvèdre (8 €), ainsi que l'Aurel du Domaine des Aurelles le 2008 (60 % mourvèdre), ferme et ample; le 2009 (40 % mourvèdre) est massif, très fruité, éclatant et très long, 25  €.

J'ai bien aimé le Fine Amor 2008 et 2009 (10 €) du Domaine Lacroix-Vanel et le Carbonifère 2009 du Domaine Le Conte de Floris à 15  €. Les vins de ces deux producteurs sont bio. L'auteur Pascal Patron nous dit que la croissance du bio a été phénoménale en Languedoc au cours des deux dernières années. Il en parlera probablement dans la deuxième édition de son livre qui sortira sous peu.

Les règles d'assemblages des vins de Pézenas

«Les vins rouges doivent provenir des cinq cépages suivants : grenache, mourvèdre, syrah, carignan, cinsaut. Ils doivent obligatoirement être assemblés avec des raisins ou des vins issus de deux au moins de ces cépages.
La proportion de l'ensemble des trois cépages grenache, mourvèdre et syrah ne peut être inférieure à 70 % de l'encépagement. La proportion de chacun des trois cépages grenache, mourvèdre, syrah ne peut être supérieure à 75 % de l'encépagement.
La proportion des cépages mourvèdre et syrah, ensemble ou séparément, ne peut être inférieure à 20 % de l'encépagement. Si l'encépagement comporte le cépage carignan, la proportion du cépage grenache ne peut être inférieure à 20 % de l'encépagement.»

Le cépage mourvèdre pourtant réputé difficile à cultiver semble donner à Pézenas de très beaux résultats.

Pour en savoir plus sur les vins de Pézenas : www.pezenasenlanguedoc.com

Pesticides présents dans la bouteille plus de 20 ans

Revue du vin de France, mars 2010La Revue du vin de France pose la question : les pesticides sont-ils solubles dans le temps?
Le magazine a fait mener des analyses sur 12 vins des millésimes 1997 à 1974.

La réponse : les molécules de synthèse ont la vie très longue.
Clofentezine, fluzilazole, hexaconazole, iprodion et autres sont encore présents dans des vins de Bordeaux et de Bourgogne après plusieurs dizaines d'années.

Le Sociando-Mallet 1994 contient encore de la bifenthrine, un insecticide, et de l'iprodion, un fongicide. «C'est que les quantités utilisées étaient trop importantes ou que la pulvérisation était trop proche de la date de vendanges», dit Pascal Chatonnet, du laboratoire d'analyse Excell.

L'iprodion a été trouvé dans un bourgogne de plus de 30 ans. On doit donc s'interroger sur les effets de l'accumulation de ces produits dans l'organisme humain, disent les chercheurs.

Selon le professeur Dominique Belpomme, ce n'est pas la dose ingérée, mais la fréquence d'accumulation qui est dangereuse pour l'homme.

L'industrie ne cesse d'inventer de nouvelles molécules pour tuer les insectes et les champignons. En 1974, il y avait 48 molécules chimiques utilisées dans la viticulture de France. Ce nombre avait doublé en 1986. On a atteint le summum en 2000 avec 130 molécules. Puis aujourd'hui, on en utilise 106. Chaque fois que les autorités interdisent une molécule, l'industrie en invente une autre.

L'an prochain, plusieurs de ces substances seront toutefois interdites en Europe dont le tenace iprodion.

La RVF nous apprend que les interprofessions viticoles françaises ont lancé en 2009 une vaste et discrète enquête sur l'utilisation des produits phytosanitaires. Six laboratoires ont analysé des milliers de vins. Les régions de Bordeaux et de Champagne – grandes utilisatrices de ces produits – s'opposeraient à la publication des résultats.

Finalement, une bonne nouvelle : le vin blanc contiendrait moins de ces produits de la mort parce que le jus reste moins longtemps en contact avec les peaux où sont fixés les pesticides.

Sources :
  Pesticides sont-ils solubles dans le temps? Revue du vin de France, mars 2010
  Pesticide Properties Database
 

Le Jugement de Sète : un duel Boutenac - La Livinière

Lors de la semaine Millésime Languedoc 2009, les producteurs de deux appellations de cette grande région ont organisé un petit duel, une compétition fort originale entre des vins de Minervois La Livinière et de Corbières-Boutenac.

La première appellation a déjà une certaine réputation de qualité. Elle est en AOC depuis 1999, la deuxième depuis 2005 seulement.

Parmi les 18 producteurs et des 4 coopératives de la première et des 34 producteurs et la cave coopérative de la deuxième, les organisateurs (des vignerons) ont sélectionné 14 vins.

Je vous conte comment cela s'est passé. Ça s'est fait sous la forme d'éliminatoires, comme dans les compétitions sportives. Un système qui est possiblement supérieur au concours standard où chacun goûte les vins une seule fois et leur donne une note. Il serait intéressant de vérifier cela.

Des éliminatoires

Alors voici: les 14 vins sont groupés par paires. On devine qu'il y a dans chacune un Boutenac et un La Livinière. Les 24 journalistes (européens et quelques Canadiens) sont groupés par équipe de 3.

Chaque équipe déguste à l'aveugle une paire, par exemple les bouteilles 1 et 1 bis. Il faut qu'il y ait consensus ou vote. La bouteille perdante est retirée. La bouteille gagnante et placée en paire avec une autre bouteille gagnante d'une autre équipe, disons la 1 bis contre la 4.

Cette fois les équipes sont fusionnées à 6 dégustateurs. Puis le même manège est répété: la bouteille perdante est retirée dans chaque équipe. La demi-finale se fait avec deux équipes de douze juges, puis les deux derniers vins sont jugés par l'ensemble des participants.

Les deux gagnants ont été des vins qui portaient des numéros bis, des Boutenacs.

Fraises et framboises

Il m'a semblé que ces Boutenacs avaient une texture plus granuleuse et plus fruitée que les vins de La Livinières, plus framboise que fraise. De leur côté, les La Livinière avaient une texture plus serrée plus réservée, plus pour la garde peut-être. Mon préféré a été un La Livinière : le Château Faîteau La Livinière 2007.

Il est possible que la même expérience refaite le lendemain aurait donné des résultats différents.

L'exercice a été intéressant. Chacun des vins gagnants à chaque étape a été dégusté plusieurs fois, c'est peut-être plus sérieux que les concours habituels où chaque vin n'est dégusté qu'une fois.

C'est donc une expérience à développer et à répéter.

Les cépages et sols des Corbières Boutenac

Carignan, grenache, syrah, mourvèdre. Le carignan représente entre 30% et 50% de l'encépagement. La syrah ne peut dépasser 30% de l'encépagement de la totalité des parcelles produisant le vin de l'appellation. Sur des sols calcaires compacts et de marnes calcaires. Sur les coteaux dominent marnes gréseuses et grès.

Les cépages et sols des Minervois La Livinière

Syrah, mourvèdre et grenache doivent représenter au minimum 60% de l’encépagement (dont 40% minimum de syrah ou de mourvèdre), avec un complément possible par le carignan, cinsault, terret, piquepoul et aspiran. Sur des sols d'origine secondaire (affleurements de calcaire dolomitiques et grès) et d'origine tertiaire (variétés de molasses).

Seulement deux vins de l'appellation Boutenac sont disponibles actuellement à la SAQ et cinq vins de La Livinière. Le vin le plus connu ici de cette dernière dénomination est le Gourgazaud.

Pour en savoir plus sur les vins Minervois La Livinère : www.languedoc-wines.com/aoc_liviniere.asp
sur les Corbières-Boutenac www.languedoc-wines.com/aoc_boutenac.asp

Les journalistes de la SAQ

Des personnes qui veulent percer dans le milieu du journalisme du vin me disent avoir écrit à des médias pour leur proposer des textes et se sont fait répondre : «Non merci, la SAQ nous fournit les textes gratuitement.»

Une rapide recherche sur le web permet en effet de trouver de ces textes sur le vin. Ils sont aussi retranscrits sur des sites de producteurs et de commerce de vin. Est-ce qu'il y a une Agence de presse SAQ?

L'autre jour, j'écoute sur Internet une chronique radio sur le vin où le chroniqueur vin nous parle d'une région viticole de France. À la fin du reportage, les animateurs disent «on aurait voulu vous recommander un vin français, mais la SAQ est en spécial sur les vins italiens cette semaine.» Puis, un des deux animateurs fait un commentaire élogieux sur un vin d'Italie, et il ajoute, «allez à la SAQ, il est sur la table en entrant.»

Ils sont une vingtaine à la SAQ à faire ce travail pour 30 médias régionaux, journaux et radio.

La SAQ nous dit que ça se fait depuis plus de 10 ans et que la société d'État ne sollicite pas les médias. «On est solicité par les médias», nous dit la porte-parole de la société d'État, Linda Bouchard.

Le choix des vins est quelquefois à la discrétion des «chroniqueurs» ou selon les promotions de la SAQ. «On veut informer et accroître la connaissance des produits», ajoute Mme Bouchard.

Le travail de cette équipe est coordonné par le service appelé Les Connaisseurs de la SAQ qui gère aussi les cours offerts dans plusieurs régions.

Les femmes qui consomment du vin engraissent moins

CBS HealthwatchLes femmes de plus de 40 ans qui consomment deux verres de vin par jour engraissent moins que celles qui ne boivent pas!

C'est la conclusion à laquelle en arrive une vaste étude américaine menée par des chercheurs de l'université Harvard et du Brigham and Women's Hospital à Boston.

L'hypothèse de départ des chercheurs était plutôt le contraire. Ils supposaient que le vin pourtant calorifique entraînerait un accroissement du poids. En effet, un verre de vin de 150 ml contient en moyenne 130 calories.

Mais non, le risque de surpoids est diminué chez celles qui boivent un peu.

Les chercheurs ont utilisé les données d'une cohorte de 19 000 Américaines de 39 ans et plus, sur une période de 13 ans. Ils ont constaté que les femmes qui prennent d'un demi à un verre de vin par jour ont 24 % moins de risques de prendre du poids, et celles qui prennent deux verres de vin quotidiennement ont 30 % moins de risque d'embonpoint.

Un verre de vin considéré comme standard aux États-Unis contient 150 ml.

Cet effet serait en gros le même pour tous les types d'alcool, bières, spiritueux et vins blancs. Toutefois le vin rouge serait un peu plus efficace pour résister à la prise de poids.

En somme, ils ont constaté que les femmes qui ne boivent pas d'alcool prennent en moyenne 3,6 kilos en 13 ans, contre 1,5 pour celles qui consomment quelques verres par jour.

Pourquoi?

Les femmes qui prennent du vin auraient tendance à consommer moins de nourriture, notamment moins de sucre. Il y aurait là un phénomène de substitution. De plus, chez elles, l'alcool accélèrerait le sentiment de satiété.

Les résultats de cette étude ont été rapportés amplement par les médias américains, particulièrement dans les émissions de télévision destinées aux femmes, voir ici à ABC et à CBS.

Le Languedoc sous la neige

Plus de 30 centimètres de neige dans le vignoble du Languedoc!

Telle est la surprise qui nous attendait à notre descente d'avion le lundi 8 mars à Montpelier pour l'Opération Millésime 2009.

Les vignes enneigées, les oliviers qui ploient sous la neige mouillée, les routes bloquées, les longs bouchons. Les vignerons nous disent qu'ils n'ont pas vu tant de neige depuis 30 ans.

Il fait moins 2. Pas de pneus à neige, peu de déneigeuses dans ce pays où l'on déjeunait (dînait) en terrasse la semaine précédente.

On quitte un Québec presque sur l'herbe pour arriver dans la garrigue toute blanche.

Mais qu'importe, on nous dit que ce sera très bon pour la vigne. «La neige c'est une bénédiction pour la vigne. Elle apporte une bonne réserve d'eau, mais surtout de l'azote dont profiteront les racines», nous dit Jean Pierre Thène, directeur du syndicat des AOC Corbières.

De la neige, de l'eau on en a grandement besoin dans ce Sud de la France qui est justement en déficit hydrique depuis quelques années. Il y a tellement peu d'eau dans le sol que l'an dernier des pieds de vigne n'ont pas produit un seul grain de raisin nous dit Frantz Vènes du domaine Massamier La Mignarde de l'appellation Minervois La Livinière.

Nous étions sur place à l'abbaye de Fontfroide (Narbonne) et à celle de Valmagne, près de Sète pour déguster des vins du millésime 2009. Des centaines de vins de presque toutes les appellations du Languedoc. Plusieurs de ces vins étaient aussi accompagnés de leur frère ainé du millésime précédent.

Il est difficile de juger des vins rouges qui ne sont pas encore prêts. Les 2008 par contre sont pour plusieurs fruités, parfois épicés, quelquefois éclatants et souvent bien agréables. Certains blancs nous ont bien plus. Mais il y a peu de blancs dans cette région trop chaude.

Marc André GagnonNous avons dégusté dans des décors merveilleux, dans les murs d'abbayes magnifiques, sous des conditions toutefois un peu difficiles. Pas seulement pour le dégustateur. Il lui suffisait de se couvrir le chef afin de se mieux concentrer, mais surtout pour les vins, les rouges, qui paraissaient plus tanniques qu'il ne le sont sûrement en réalité.

J'y ai dégusté des vins surprenants, certains de coins de pays peu connus ici comme Pézenas, d'autres de régions plus tels Corbières, Minervois et Saint-Chinian.

La trentaine de journalistes présents a participé à une compétition rapide entre des vins de Minervois La Livinière et de Corbières-Boutenac. Deux vins de cette dernière appellation sont arrivés premiers.

Languedoc est une vaste région. On y fait énormément de vin. On veut y hausser la qualité du produit. Il y a eu de gros progrès qualitatifs depuis les dernières années. On l'a constaté sur place. On a découvert des vins très bons. De nombreux producteurs se sont regroupés sous des appellations plus précises, plus exigeantes. Et on veut aller plus loin.

Le président du comité interprofessionnel des vins du Languedoc, Frédéric Jeanjean veut mettre en place un système de crus, une hiérarchie des crus. Les grands vins seraient goûtés et agréés chaque année afin d'établir une hiérarchie des meilleurs. Ce système des grands crus serait aussi ouvert aux vins de la catégorie IGP (Indication Géographique Protégée), anciennement vins de pays.

Il faut dire ici que ce propos ne nous a pas étonnés. Des grands crus en vin de pays! Oui, nous avons goûté sur place des vins de pays bien meilleurs que plusieurs vins d'appellation AOP (Appellation d'origine protégée, anciennement AOC).

Je vous ferai part dans les prochains jours de mes commentaires sur des vins du Languedoc des millésimes 2008 et 2009, sur des appellations à surveiller, des producteurs qui ressortent du lot, des surprises, etc.

En attendant, consultez la section des vins du Languedoc...

Les consommateurs français de vin préfèrent Internet à la presse écrite

Les Français utilisent deux fois plus Internet que la presse écrite pour préparer leurs achats de vin!

C'est ce que révèle un sondage fait en ligne par le groupe conseils en marketing Sowine.

«Internet devance les guides d’achat ou la presse écrite magazine comme source d’information privilégiée pour préparer un achat de vin.»

«En plus des sites web des producteurs, les blogs et forums s’imposent comme des sources d’informations auxquelles les consommateurs accordent une confiance prépondérante. 45% de ces lecteurs et utilisateurs fréquentent spécifiquement les blogs et forums traitant de vin et de gastronomie : 87% ont une confiance marquée dans l’information qu’ils y trouvent.» (Drinks Media Wire)

D'après des chiffres obtenus par le bloguiste Jim Budd, les consommateurs accordent leurs préférences à Internet (14 %) aux guides de vin (8 %), aux magazines spécialisés (4 %) et 2 % aux magazines généraux. On ne mentionne pas les journaux!

Toutefois, les amis (57 %) ainsi que les marchands de vin (41 %) restent les conseillers préférés des consommateurs français. Les sommeliers et restaurateurs suivent avec 20 % et les producteurs 16 %.

Enfin, 16 % de consommateurs disent demander l'avis d'aucune personne avant de procéder à un achat.

Le panier d'achats sur le web serait quatre fois plus élevé que celui en magasin. Toutefois, 60 % des consommateurs disent préparer leurs achats sur le web et vont acheter en magasin.

Le sondage a été fait auprès de 1003 personnes «représentatif de la population» interrogées en ligne entre le 22 et 29 janvier.

En France, il y aurait 280 sites spécialisés dans la vente en ligne, selon Challenges.

Carte des millésimes

Carte des millésimesNous avons mis à jour notre carte des millésimes.

Le millésime 2007 a été ajouté.

Nous avons aussi révisé les notes pour le millésime 2005.

Les achats de vin de garde à faire dans le millésime 2007 se retrouvent surtout en Alsace, dans le Rhône méridional (Châteauneuf du pape) et en Italie du nord (Piemond et Toscane).

La carte est du même format qu'une carte de crédit et peut ainsi se glisser facilement dans votre portefeuille.

Elle a été créée en se basant sur les opinions des dégustateurs des sites suivants : Wine Advocate, Decanter, Wine Enthousiast, Wine Spectator et Berry Bros and Rudd.

Fin de la section bio à la SAQ

Après moins d'un an, la section Produits agrobiologiques sera fermée dans les succursales de la SAQ.

L'an dernier, la société d'État avait décidé de regrouper les vins courants identifiés bio dans une section de ses magasins. Ils sont à côté des produits dits écopratiques.

L'expérience ne semble pas avoir été concluante, puisque ces vins bio retourneront sur les tablettes de leurs régions respectives. «Ces produits seront facilement repérables puisqu’ils seront identifiés, comme étant agrobiologiques, en tablette», dit le communiqué de la SAQ.

Il n'y a que 173 produits identifiés issus de culture biologique à la SAQ (129 vins actuellement sur les tablettes). La plupart ne sont toutefois pas dans la section des produits courants, mais plutôt dans celle des produits de spécialité.  En fait, il y aurait  plus de vins bio que ça, mais de nombreux producteurs ne veulent pas l'indiquer sur leurs bouteilles.

Baisses de prix à la SAQ

Alors que les prix des spiritueux augmentent, les prix de certains vins diminuent.
Voici quelques vins de nos sélections des meilleurs rapports qualité-prix, dont les prix ont été réduits.
Les déductions vont de quelques cents à 4,50 $.

Sainte-Croix, Syrah-Merlot 2007  Languedoc   10915239   **1/2 11,25 →  10,95 $
Fruité catalan rouge       Languedoc       11015911          **     13,30 →  12,95 $

Blés 2006                     Espagne          10856427           ***  15,60 →  15,30 $
Prado Rey Ribera del Duero 2007       Espagne    585596    **    16,05  → 15,70 $
La Brune, Beaumes de Venise 2008     Rhône    637892    **1/2  16,95  → 16,55 $

La Vespa 2007                   Italie       11184976       **1/2       17,60   →  17,20 $
Cuvée Aegidiane 2005         Rhône          10678923    **1/2      19,85   →  19,35 $

Ijalba Graciano 2007       Espagne   10360261   ***       20,30 → 19,80 $
Bourgogne, Maison Dieu 2007          719104     ***1/2   23,00 →  22,35 $
Farnito 2004              Italie       963389        ***       29,00 →  28,10 $

Follia, Barolo 2004       Italie       10966845  ***1/2    32,25 →  30,25 $
Le Parvis 2005        Rhône       725747       ****       39,00  →  37,75 $
Poggio Bestiale 2006       Italie   10845091     ****    43,00 →  38,50 $

En blanc
Quinta das Amoras 2008       Portugal       10540537   ***   11,35  → 11,05 $
Furmint Tokaji Château Pajzos 2007           860668    **1/2  13,70  → 13,35 $
Pfaffenheim pinot gris 2008       Alsace       456244    ***    16,80  → 16,45 $
Dom. des Aubuisières, Silex, Vouvray 2008   858886   ***1/2 18,10  → 17,65 $

Onze fois par année, la SAQ révise ses prix si les taux de change varient de plus de 3 %.
De plus, il y a une réduction de 5 cents due à la baisse des tarifs de douane.

BORDEAUX 2006 : des notes, des moyennes, des rangs et des goûts très différents

Une dégustation de vins de Bordeaux du millésime 2006.

S'il est facile de donner des médailles aux athlètes des jeux de Vancouver, il est beaucoup plus difficile de distribuer des médailles aux vins lors d'une compétition.

Voici les résultats d'une dégustation de dix grands crus de bordeaux 2006 faite à l'Académie du vin de l'Outaouais le 24 février 2010.

Lors de cette dégustation, nous avons demandé à chaque participant de classer les vins par ordre de préférence et de leur accorder une note selon le système Parker 90, très utilisé chez les Américains, Australiens et Canadiens anglais et bien connu des amateurs de bordeaux en Amérique.

Des ventes de 2 milliards de dollars à la SAQ

Pendant que la Caisse de dépôt affiche des rendements jugés bien faibles, la Société des alcools du Québec bat des records.

La SAQ annonce des ventes inégalées de deux milliards de dollars dans les 40 premières semaines de son exercice financier. C'est une hausse de 5 % par rapport à l'exercice précédent. Et l'année n'est pas terminée!

Sur ces 2 milliards, il y a un bénéfice net de 729 millions de dollars. C'est une hausse des bénéfices de 7,6 %.

Chaque trimestre, les ventes augmentent de plus de 4 %. Les ventes dans les épiceries ont même augmenté de 10 % en valeur.

Seulement dans le dernier trimestre, les ventes de vin en volume ont augmenté de 4, 4 %, les spiritueux de 1,4 %.

LOUIS ROCHE

«Louis Roche», vous voyez ce nom sur près de 30 vins vendus au Québec.

Ce n'est pas un producteur, c'est une marque de commerce. À l'origine le nom appartenait à une maison de cognac. En 1981, la société française d'exportation Vin Conseil SARL achète la marque dans le but de s'en servir pour exporter des vins d'appellation contrôlée de France, principalement de Bourgogne, Loire, Alsace, Côtes-du-rhône, Bordeaux et du Sud-Ouest.

Le fondateur de Vin Conseil, Jean-Pierre Brunschwig, ingénieur agronome et fils de vigneron en Provence, est très tôt convaincu que des coopératives bien gérées peuvent produire des vins de qualité. Il fonde alors en 1977 une société d'exportation et commence à sélectionner des vins dans plusieurs régions de France. Vin Conseil devient aussi agent représentant en vin au Québec en 1978 pour faire la mise en marché des vins Louis Roche.

Ils n'achètent pas de vin en vrac. Tous les vins sont mis en bouteille sur les lieux de production. «Nous ne nous occupons ni de vins d’appellation transportés en vrac ou transitant par des chais de négociants ni de vins sans appellation.»

L'entreprise fait affaire avec un certain nombre de coopératives et des producteurs indépendants, généralement les mêmes d'une année à l'autre. «Nous travaillons avec nos vignerons depuis maintenant plusieurs années, ce qui nous permet de suivre et d'avoir le contrôle sur la qualité de nos vins année après année. Nous nous obligeons à les visiter régulièrement pour discuter du goût des Québécois afin de choisir des cuves qui respectent l’appellation et le choix de nos consommateurs.»

En 2006, le fondateur prend sa retraite et c'est maintenant trois de ses employés qui prennent la relève sous la direction de Carole Marois.

Leur produit qui est le plus connu ici est probablement la Blanquette de Limoux, Collection Louis Roche, du Domaine de Fourn. C'est le mousseux français le plus vendu au Québec.

La maison a 27 vins en spécialité sur les tablettes de la SAQ en plus de 23 autres en importation privée. Ces derniers sont un peu comme des candidats aux tablettes de la SAQ. Les gens de Vin Conseil espèrent que plusieurs d'entre eux deviendront assez populaires pour être acceptés comme produits vendus directement dans les magasins de la société d'État.

Montagny 1er Cru Louis Roche 2005
Un vin blanc au nez frais et floral.
Belle texture. Des saveurs de fruits blancs, de citron et d'olives vertes.
Bien sec.
Un fruité croquant sur une belle acidité.
Une finale sur de fines saveurs d'amandes, de caramel et de beurre salé.
Succulent.
Le vin est produit par la coopérative Cave de Buxy.
Alc. 13 %. 221242  

Louis Roche Bourgogne Aligoté 2008
Un produit populaire au Québec avec 36 000 bouteilles vendues par année.
Des arômes agréables de fruits jaunes.
Un bel aligoté fruité, fin et frais. Pas complexe, d'une pièce, mais bien fait.
Une finale aux belles saveurs de noisette.
Bouchon de silicone. Alc. 12 %.
 240382 16,25 $ 

Château Crusquet de Lagarcie 2005, Collection Louis Roche
De beaux tanins enveloppants dans ce bordeaux.
Assez ample, un fruité jeune, d'une longueur agréable.
Une finale de chocolat brun. Laisse une belle sensation en bouche.
Moyennement corsé.
Cru bourgeois. Alc. 13.5 %.
Un domaine de 20 ha. Merlot à 70 % et cabernet sauvignon.
Une production de 60 000 bouteilles.
Premières Côtes de Blaye. Louis Roche.
 914051   21,10 $


Les Pouches Saumur rouge 2008, Collection Louis Roche
Des arômes bien nets de cabernet franc, un peu de terre, de betterave et de poivron sur un fruit rouge.
Les mêmes saveurs reviennent en bouche sur une texture assez tannique.
Le vin a du caractère. Assez ferme. Bien bon.
Disponible dans plus de 140 succursales.
 10689681   15,35 $ 

(Voir aussi le commentaire sur le Saumur Champigny 2008)

Donc, une belle sélection de vins de plusieurs régions de France, des vins bien caractéristiques de leur appellation, à prix raisonnables.
Voir aussi d'autres vins de Louis Roche...

L'affaire du faux pinot continue

La coopérative Sieur d'Arques fait appel du jugement qui l'a condamné à 180 000 € pour avoir vendu du faux pinot.

Pendant ce temps, le mystère s'épaissit toujours au sujet des destinataires de ce pinard dont l'équivalent de 18 millions de bouteilles a été acheté. Gallo dit en avoir acheté 20 % pour mettre dans sa Red Bicyclette, Constellation avoue un 10 %, mais où sont donc passés les 12 autres millions de bouteilles.

Ceci sème un doute sur une grande quantité de vin contenant du pinot qui aurait quitté la région de Limoux entre janvier 2006 et mars 2008.

Les pastilles du goût

Pastilles de goût SAQNotre collègue Jean Aubry relance la discussion sur les pastilles de goût qu'utilise la SAQ pour aider les gens à s'y retrouver dans les centaines de produits courants sur les tablettes.

La discussion a démarré à l'émission Christiane Charette du vendredi 12 février.

Jean Aubry fait aussi des recommandations dans son article de ce matin dans le quotidien Le Devoir : Des pastilles qui titillent!

Dans son enquête auprès de consommateurs, il a noté qu'il y a confusion au sujet de la notion de fruité.

Il propose que le nombre de pastilles soit réduit de huit à six «en mettant l'emphase sur les notions qui rassurent tout de suite le consommateur, à savoir l'idée de texture, de volume, de plénitude avec celles liées au corps même du vin.»

En gros, les pastilles c'est un début, ce sont des repères de base, c'est perfectible et ça peut être utile à plusieurs personnes.

Le principe me semble simple : plus la texture du vin est légère, plus la couleur est pâle.

Donc, si vous prévoyez faire un plat léger vous pourriez choisir une pastille pâle.

Je ferai toutefois une remarque ici. La pastille peut avoir été attribuée en fonction de la texture d'un millésime précédent. Il peut y avoir des variations assez grandes d'un millésime à l'autre.

À noter aussi que ces pastilles ne sont apposées que sur les produits courants toujours disponibles et non sur les produits dits de spécialités.

  Le vin et les pastilles, Radio-Canada
  Pastilles de goût, SAQ
  Des pastilles qui titillent! Jean Aubry, Le Devoir, 19 février (disponible aux abonnés seulement cette semaine)

La plus grosse société vinicole au monde impliquée dans le scandale du faux pinot

http://www.sieurdarques.com/On apprend aujourd'hui que le plus gros fabricant de vin au monde Constellation est lié à cette affaire du faux pinot noir.

La compagnie Constallation aurait acheté d'entreprises françaises du vin supposément de cépage pinot noir alors qu'il ne s'agissait que de merlot et de syrah.

C'est une fraude de 18 millions de bouteilles. Une autre immense entreprise EJ Gallo a avoué aujourd'hui avoir acheté 20 % de ces cargaisons lucratives sur quelques années.

Parmi les entreprises françaises impliquées dans cette immense supercherie il y a la grande coopérative Sieur d'Arques. Ses dirigeants et quelques complices ont été condamnés à payer des amendes totalisant 250 000 $ pour une fraude qui leur a rapporté près de 10 millions de dollars.

Les autorités américaines n'écartent pas la possibilité d'intenter des poursuites contre les firmes américaines qui auraient distribué ce faux pinot à leurs clients.

Constellation et Gallo ont acheté chaque année plus du triple de la production totale de pinot noir de pays d'oc. Il se cultive en effet très peu de ce cépage dans cette région trop chaude.

Le cépage pinot noir est difficile. Produire du bon pinot noir est ardu. C'est pourquoi il coûte et se vend souvent plus cher que les autres. Il est devenu très populaire aux États-Unis depuis le film Sideways.

On peut se demander si personne à Constellation et à Gallo ne connait la différence entre un pinot et une syrah ou un merlot, ni s'ils ignoraient les régions où on produit du pinot. Le site www.pinot-noir-wines.com (en anglais pourtant) mentionne la Bourgogne, l'Oregon, la Nouvelle-Zélande et quelques autres contrées dont le Canada, l'Italie, l'Allemagne, la Serbie, mais pas le Languedoc!

Constellation est propriétaire des marques Robert Mondavi, Inniskillin, Jackson-Triggs, Ravenswood et Kim Crawford.

Dans un communiqué EJ Gallo dit que le faux pinot n'est pas dangereux pour la santé!

Shiraz de l'Outaouais

Sieur d'Arques est un gros vendeur de bulles au Québec. Ils vendent aussi un shiraz!!! Il se nomme LouBlack! Shiraz du pays d'Oc.

Ne vous inquiétez pas. Il n'en reste qu'en Outaouais! Dans un magasin près d'un pont à quelques mètres de l'Ontario!

À quand le scandale du faux merlot de l'Alsace?

   À lire aussi Des amendes pour le faux pinot noir de France, et Un Sideways corsé en Languedoc.

La LCBO vérifiera le niveau de natamycine dans le vin

Depuis la découverte dans des vins argentins de cette substance interdite lors de contrôles en Allemagne en novembre, la société des alcools de l'Ontario, la LCBO, a entrepris de développer un protocole de vérification du niveau de ce fongicide dans le vin.

Le vice-président responsable du contrôle de la qualité à la LCBO, George Soleas, nous explique que la natamycine est utilisé pour combattre la prolifération des champignons dans les produits alimentaires. Certains de ces champignons sont très dangereux comme l'ochratoxine A qui est cancérigène, d'autres moins comme les brettanomyces. Ces derniers cependant donnent une mauvaise odeur au vin.

Des amendes pour le faux pinot de France

Je vous ai parlé il y a quelques semaines de cette affaire de vente de faux pinot de France à la compagnie Gallo.

Une affaire que j'avais intitulée Un Sideways corsé en Languedoc.

Le Tribunal de Carcassonne vient de condamner aujourd'hui plusieurs personnes, caves coopératives, négociants, courtiers et vignerons à des amendes.

Le tribunal a toutefois refusé de suivre la suggestion du procureur qui demandait des peines de prison fermes. Il a plutôt donné des sursis.

En résumé, des roublards du Languedoc ont vendu du merlot et de la syrah le double du prix à Gallo en disant que c'était du pinot.

La coopérative Sieurs d'Arque a ainsi fait 1,3 million de bénéfice frauduleux, et a été condamnée à 180 000 euros d'amendes.

Gallo mettait ce faux pinot dans son Red Bicyclette. La quantité vendue représentait près de trois fois la production totale de tout le vrai pinot du Languedoc. Ce n'est pas une région où on produit beaucoup de ce cépage.

Les avocats de la défense ont invoqué de multiples arguments pour éviter les condamnations. Ils ont dit, entre autres, que le pinot était «une marque, traduisant un goût et des qualités données», et pas seulement un cépage. Ils ont aussi fait remarqué que Gallo, pas plus que les consommateurs américains ne s'étaient plaints. «C’est une infraction Canada Dry», dit un avocat! La défense invoquait «une nécessité économique». On voulait profiter de l'effet Sideways.

Le tribunal a jugé «le préjudice sévère pour l'image des vins du Languedoc.»

L'entreprise TJ Gallo n'a pas, du moins jusqu'à maintenant, été embêtée par les autorités judiciaires américaines pour avoir distribué ce faux pinot noir à ses clients américains.

Récolte abondante en Bourgogne, mais baisse des exportations

BourgogneLe Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) annonce une production presque record de vin dans la région.

La récolte 2009 est de 1,5 million d'hectolitres. C'est la deuxième plus grosse récolte après 1999 qui était de l'ordre de 1,6 million d'hectolitres.

Le président de l'organisme Michel Baldassin dit à l'AFP que cette production importante n'aidera toutefois pas à maintenir les prix.

«Mais c'est surtout l'export vers les États-Unis et la Grande-Bretagne, nos deux plus gros marchés qui connaissent des difficultés...», a-t-il dit.

En effet, si on regarde les chiffres publiés sur le site même du BIVB, les exportations ont chuté de 24 % en valeur et en volume entre les campagnes 2007-2008 et 2008-2009. Çe fut pire encore en Angleterre avec - 40 % en volume et - 35 % en valeur. C'est du même ordre aux États-Unis avec respectivement -32 et -40 %.

Le Canada aussi achète beaucoup moins de vin de Bourgogne. Notre pays est le septième meilleur client de la Bourgogne, après le Royame-Uni, les États-Unis, la Belgique, le Japon, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Le Québec résiste

Les ventes au Canada ont diminué de 14 % en volume et de 21 % en valeur. Ce qui représente 700 000 bouteilles de moins et une réduction des rentrées de 7 millions d'euros.

Le Québec représente 60 % des achats du Canada. «C’est aussi la province où les ventes de Bourgogne résistent le mieux (-2,8 % en volume).»

«C’est au Québec que la consommation est la plus élevée (17 litres/an/habitant), avec une orientation très forte vers les vins de qualité et une préférence beaucoup plus marquée pour les vins français. Ceci explique que la France reste le principal pays fournisseur,» lit-on dans le dernier rapport annuel du BIVB.

«La Bourgogne étant plutôt positionnée sur les segments haut de gamme, elle subit donc sensiblement la situation économique actuelle, d’autant que le dollar canadien s’est légèrement dévalorisé en 2008 par rapport à l’euro. Mais, à moyen terme, avec la montée en gamme du marché, elle dispose d’un vrai potentiel pour commercialiser ses AOC Villages (les AOC régionales représentent, pour l’instant, 3/4 des vins rouges et plus de la moitié des vins blancs de Bourgogne exportés) et, plus globalement, ses vins rouges, couleur dont le Canada est très friand.»

Il est à noter qu'il y a 809 vins de Bourgogne à la SAQ (un peu moins qu'en 2007), de 13,70 $ à 787 $, la plupart sont en petites quantités.

Il faut aussi savoir que parmi le top 10 des meilleurs vendeurs au Québec, il y a deux vins de la Bourgogne, le Brouilly de Georges Duboeuf et le Beaujolais d'Albert Bichot.

Baisse de 19 % des exportations de vins de France

Pour ce qui est des exportations des vins de l'ensemble des régions de France en 2009, on apprend aujourd'hui que la baisse moyenne est de 19 % en valeur, ce qui représente la somme colossale de 5,5 milliards d'euros. Les vins de Bordeaux sont en baisse de 23 %, ceux de Champagne de 28 %.

Quelques chiffres sur la Bourgogne viticole

27 800 hectares, 3 % du vignoble français
177 millions de bouteilles, cont 45 % sont exportées
60 % en blanc
32 % en rouge (et rosé)
8 % en crémant
100 AOC
  33 grands crus (1,5 % d ela production)
  44 appellations villages et 1er crus (47 %)
  23 appellations régionales (51 % de la production)
3800 domaines (dont 1300 metteurs en bouteilles)
 250 maisons de négoce
 23 caves coopératives.

  Des vins de Bourgogne et de Beaujolais à Vin Québec.

LA TYPICITÉ EST UN DÉFAUT

Je fais enrager mes amis lorsque je dis que la typicité est un défaut dans le monde du vin.

C'est une boutade, mais qui a du vrai.
Vous sentez-vous trompé lorsqu'on vous sert un vin atypique? Aimez-vous ou non être dépaysé? Est-ce que le bordeaux doit toujours sentir le bordeaux?  Aimeriez-vous goûter un meursault qui goûte autre chose que la barrique et le beurre?

Dites-moi, est-ce que Cos d'Estournel est typique de Saint-Estèphe. Selon moi, pas du tout, c'est pourquoi il est le meilleur de cette appellation. Les grands vins se distinguent de la masse.

Est-ce que la Mi-Pente du Domaine La Butte de M. Jacky Blot est typique du bourgueil, pas du tout, pourtant c'est sûrement et de loin le meilleur bourgueil vendu au Québec.

Il y a quelques jours le propriétaire du restaurant, l'Orée du bois, nous fait boire des vins de sa cave.

OXYDATION DES BOURGOGNES BLANCS

Les amateurs de vin qui mettent en cave des bourgognes blancs font face depuis plusieurs années à ce problème d'oxydation très rapide du contenu de ces bouteilles.

Ce défaut de dégénérescence accéléré est apparu dans les années 1995-1996.

Selon le producteur Étienne de Montille «dans une même caisse fermée, on peut trouver quatre bouteilles fraîches, quatre bouteilles prêtes à boire et quatre bouteilles oxydées.»

La Revue du vin de France de février 2010, rapporte que M. de Montille a évoqué cinq causes possibles de ce vieillissement rapide du vin blanc de sa région lors de son passage à Montréal à l'automne dernier. L'oxydation rapide serait due à la juxtaposition de ces cinq causes.

Le bouchon serait le principal coupable. Il y aurait aussi la baisse de l'utilisation du soufre, les erreurs dans la mesure du dosage de So2; le batonnage qui accélère l'évolution du vin et finalement l'utilisation des pressoirs pneumatiques qui donnent des vins moins bourbeux, donc moins protégés.

M. de Montille conseille aux amateurs de bourgogne blanc d'être vigilants «avec vos 2002 et 2004; contrôlez souvent vos 2005, ce millésime sera touché par l'oxydation.»

Le producteur dit avoir modifié sa recette. Il intègre davantage de lies, limite l'élevage sous bois à 15 % de fût neuf et utilise 40 mg de So2 au lieu de 20 mg.

Étienne de Montille avait aussi désigné l'usage de peroxyde pour nettoyer les bouchons de liège, tel que rapporté sur le site oxidised-burgs.  Ce peroxyde réduirait l'action du soufre.

Le site oxidised-burgs fait justement état de la diminution générale de la qualité des bouchons de liège depuis 1995. On utilise des produits de blanchiment moins efficaces (peroxyde, chlore), des scellants silicone au lieu de la paraffine.  

Vous pouvez lire sur ce site oxidised-burgs des notes d'évaluation d'oxydation de nombreux vins de 126 producteurs de Bourgogne.

À lire aussi, plus relaxant, Et vous, plutôt oxyde ou oxydatif, sur Vinature.    

Sources : 

Des livres sur le vin primés

Édouard Cointreau le président du Gourmand Awards a remis aujourd'hui ses prix aux meilleurs livres de vin et de cuisine du monde.

Parmi les heureux choisis, il y a quelques Québécois, certains bien connus, d'autres moins.
Voici une liste des récipiendaires du Canada.

Best Wine Guide in the World
Le Guide du Vin 2010, Michel Phaneuf et Nadia Fournier

Best Fruit and Spirits Drink Book in the World
Les Cidres du Québec, Guillaume Leroux et Alexis Perron

Best Innovative Culinary Book in the World
Papilles et Molécules, François Chartier

Parmi les auteurs de France :
Meilleur livre sur le vin
Le vin rosé - Claude Flanzy, Gilles Masson, François Millo – (Féret)

Source : www.cookbookfair.com

Honte à la presse du vin de France

Je ne fais pas souvent des éditoriaux, mais ici je ne peux résister.
L'Association de la presse du vin de France vient de remettre au Sénat de ce pays les Grands prix de la presse du vin.

On dit qu'on donne ces prix à ceux qui ont contribué à «promouvoir le vin de qualité».

Étrange! Est-ce que le rôle de la presse est de promouvoir?
Je croyais et crois encore que le rôle de la presse est d'informer.

La promotion ne relève-t-elle pas des agents de relations publiques, du marketing, etc?

Le groupe qui a donné les prix ajoute, tel que rapporté par Claire en France, vouloir «contrer ainsi une désinformation sur les supposés dangers qu'entrainerait une consommation, même modérée, du précieux liquide...»

De plus, cette association donne même un prix citron «aux responsables d'Envoyé spécial (France 2) pour un reportage sur le vin jugé malhonnête, partial, et contribuant ainsi à cette désinformation...»

Pourtant, est-ce que ces gens de France 2, en cherchant la vérité, et non la promotion, ont peut-être été ceux qui ont vraiment fait un travail journalistique.

Dans le site de l'Association de la presse du vin de France ont lit que «L'AFJEV/APV réunit 250 membres adhérents journalistes, chroniqueurs et écrivains du Vin et des Spiritueux, ainsi que 110 membres associés, attachés de presse et chargés de relations publiques.» Le président est Michel Bettane.

Comment voulez-vous avoir confiance en ces gens de la presse du vin de France s'ils font de la promotion au lieu du travail d'information journalistique?

Malheureusement, dans le monde dit de la presse du vin il y a souvent ce genre de confusion entre information et promotion. Ce sont deux choses totalement différentes.

Il y a aussi confusion entre journaliste et chroniqueur. En gros le journaliste recherche et publie les faits, le chroniqueur donne son opinion.

Est-ce que les membres de la presse du vin devraient travailler pour les producteurs ou pour les consommateurs? Qui est notre client? Le projet de code de déontologie des journalistes de France dit bien que le journaliste «refuse toute confusion entre information et promotion ou publicité.» À moins que je me trompe, ce code n'a pas encore été adopté.

«Le rôle essentiel des journalistes est de rapporter fidèlement, d'analyser et de commenter le cas échéant les faits qui permettent à leurs concitoyens de mieux connaître et de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.» Guide de déontologie des journalistes du Québec.

À mon humble avis, la presse du vin comme la presse en général ne doit pas chercher à promouvoir les produits des producteurs de vin, mais plutôt viser à informer le lecteur consommateur.
 

Les lauréats du Mondial des cidres de glace 2010

Voici la liste des gagnants du Mondial des cidres de glace, compétition qui s'est tenue en Montérégie hier.

Le concours en est rendu à sa troisième édition.
Le classement était serré, semble-t-il.
Il y avait une quarantaine d'échantillons provenant de 20 producteurs.


Donc, cinq médailles d'or et six d'argent. 

Cidrerie La Pommeraie du Suroît

Les Pommes du Roy, "Récolte hivernale" 2008

Or

Les Vergers Lafrance

Cidre de glace "Cuvée spéciale " 2007, Domaine Lafrance

Or

Domaine Pinnacle

Pinnacle "Signature " 2007

Or

Les Vergers Lafrance

Cidre de glace, Domaine Lafrance 2008,

Or

Cidrerie La pomme du Saint-Laurent

Verger de glace non millésimé

Or

Vergers Philion

Friga 2007

Argent

Explorage inc., Clos Saragnat

Clos Saragnat - "Avalanche"2007

Argent

La Face Cachée de la Pomme

Neige Récolte d'hiver 2007

Argent

Cidrerie du Minot

Du Minot des glaces 2007

Argent

Domaine Antolino Brongo

Cryomalus 2007

Argent

Les Vergers de la Colline

Le Glacé 2005

Argent

 

«La sélection des récipiendaires a été effectuée par deux commissions, composées d’au moins cinq juges indépendants, provenant du milieu de la sommellerie, de la restauration, de la presse spécialisée de même que des chimistes, sous la supervision de Monsieur André Caron, directeur du développement des clientèles externes, Division de la commercialisation SAQ,» nous dit le communiqué de l'organisme.

Ce concours précède la fête du cidre de glace qui aura lieu à Rougement les 12, 13 et 14 février.

Voir le site de l'évènement www.mondialcidresdeglace.com

Vin jaune

C'est la Percée du vin jaune à Poligny dans le Jura, cette fin de semaine.
C'est la fête de ce vin très particulier de type oxydatif.

On ne peut pas tous aller à Poligny, mais pour comprendre un peu ce vin aux saveurs de noix de Grenoble et d'épices, écoutons M. Christian Vuillaume qui nous en parle si bien.

    Vidéo de trois minutes.  


Au Québec, il y a très peu de vins jaunes sur les tablettes de notre monopole.
À goûter toutefois le Château-Chalon Cabelier 1999, une aubaine à 31 $.
Il y a aussi les vins jaunes de Rolet, Stéphanne Tissot et Henri Maire. Je n'ai pas goûté les millésimes actuels, mais les précédents étaient délicieux.

Nous devrions aussi retrouver bientôt sur les tablettes les vins de Bourdy, Berthet Bondet, Badoz, Jacques Tissot et Montbourgeau.

Pour en savoir plus sur les vins du Jura, lire l'article Jura, contrée où terroir n'est pas un vin mot.
Lire aussi l'article À Poligny, on se presse dans les caveaux, leprogres.fr.
Le site de la Percée du vin jaune www.percee-du-vin-jaune.com

Un fongicide dans le Fuzion

Scandale en Allemagne et en Argentine!
On a retrouvé un fongicide antibiotique dans des vins d'Argentine de marque Fuzion et Santa Julia, entre autres.

Cette substance interdite dans le vin se nomme natamycine. C'est un produit utilisé pour tuer les champignons, les levures. On en a retrouvé dans plusieurs vins argentins lors d'un contrôle en Allemagne en octobre et novembre dernier. En fait, 50 % des vins argentins contrôlés à cette occasion contenaient cette substance illicite.

Plus de 120 000 bouteilles de vin argentin de huit marques ont été retirées du marché. FuZion 2008 Mendoza Tempranillo-Malbec,  lot L09-198-21; Santa Julia 2008, Mendoza, Cabernet Sauvignon,  L09-184-09; Villa Paola 2008, San Rafael, Mendoza 2008,  01/2009 et de la même bodega Villa Atuel 2008 San Rafael, Mendoza Syrah Merlot, WT1377j; Marañón 2009 Malbec, Mendoza, Lot 9289-0D72; Cruz del Indio 2007 Malbec lieblich, Anelo Neuquen Patagonia,  L-9168; Cruz del Indio 2007 Malbec sec, Anelo Neuquen Patagonia,  L-9139; et Santa Andrea 2008, Mendoza, Malbec-Cabernet Sauvignon, L-56659. (Rheinland Pfalz)

Fuzion et Santa-Julia de la maison Zuccardi, sont des marques très connues au Québec. Le vin le plus vendu à la SAQ est le Fuzion Shiraz-Malbec.

On en a aussi trouvé dans deux vins d'Afrique du Sud : W.O. Constantia 2009 Shiraz Rosé; et Constantia 2009 Blanc de Noir.

Natamycine

Le natamycine est un agent conservateur, dont le nom de code est E235, autorisé comme additif dans certains produits alimentaires, comme le fromage, mais pas dans le vin. Il ne fait pas partie de la liste de produits autorisés par l'Organisation internationale de la vigne et du vin, OIV.

Il est aussi utilisé en médecine pour soigner des infections. Il ne serait pas toxique, mais à fortes doses il pourrait provoquer des nausées et des diarrhées. On ne connait toutefois pas ses effets à long terme sur la flore intestinale.

Nous ne savons pas pour le moment si les Fuzion et Santa Julia vendu au Québec et en Ontario contiennent des résidus de ce produit.

Le distributeur des vins de la maison Zuccardi au Québec, M. François Le Brasseur, de l'agence Élixirs, nous dit «nous n'avons jamais obtenu ce type de nouvelle de la part de la SAQ. La SAQ analyse chaque réception des lots et nous n’avons jamais reçu aucune plainte.» Les vins rejetés en Allemagne ne sont pas les mêmes que ceux vendus ici.

Pas de dangers pour la santé?

En Argentine, le président de l'Institut national de la viniviticulture, Guillermo García, tient à préciser «qu'il n'y a aucun risque pour la santé». Il ajoute que son organisme a acheté un appareil plus sophistiqué (500 000 $) pour détecter la présence de ce produit dans les vins de son pays. «L'appareil utilisé en Allemagne est 300 fois plus sensible que le nôtre.» Il demande de plus aux producteurs de faire leurs propres contrôles et il a dit au journaliste du Ciudadano ne pas craindre que cela nuise aux ventes. 

Une guerre commerciale?

L'utilisation de la natamycine (natamicina en espagnol est permise en Argentine pour nettoyer les boyaux et les tonneaux (le détergent NAT-3000) dit la réputée oenologue Suzana Balbo. (Los Andes.com). Toutefois, la direction de l'organisme chargé de la promotion des vins de ce pays Wines of Argentina, dont elle est présidente, demande aux producteurs de cesser immédiatement d'utiliser ce produit.

Le produit serait aussi utilisé en Argentine comme stabilisant pour les vins rouges «la natamicina funciona a la perfección como “estabilizador” final de vinos de alta gama».

Dans la presse argentine, on évoque la conspiration, la guerre commerciale, la limitation des importations en Europe qui profiterait à l'Espagne, à la France, à l'Italie et au Chili au détriment de l'Argentine. On parle même de guerre concurrentielle entre laboratoires et vendeurs de produits! On soupçonne ces entreprises argentines d'avoir utilisé un détergent à la natamycine pour tuer des levures. On permet le Velcorin, mais pas la natamycine, dit-on.

Pour tuer les mauvaises odeurs

Le Velcorin® (dicarbonate de diméthyle, DMDC, E242.) est utilisé aux États-Unis pour éliminer les champignons, les levures indésirables. Celles qui donnent des odeurs d'écurie, de fumier, de plastique brûlé, de médicaments; les levures de type brettanomyces.

Contrairement à la natamycine, ce produit de la multinationale Bayer ne laisse pas de trace, puisqu'il s'hydrolyse après avoir tué les microbes. Il est toutefois très dangereux d'utilisation. Il aurait causé la mort de 28 personnes en Argentine, selon Susana Balbo. Il nécessite l'usage d'un appareil particulier. «Seamos en realidad el jamón del sándwich», dans une guerre de gros laboratoires, dit l'oenologue au journal MDZ.

«Pour Wines of Argentine, il est clair que tout ceci n'est qu'une tentative de freiner les exportations argentines», en Europe. C'est ce que conclue Ricardo Montacuto, directeur du journal MDZ de Mendoza, capitale du vin argentin, dans un très long article de 5000 mots : La Guerra del Vino... una historia de presiones, lobby, y competencia feroz (La guerre du vin... une histoire de pressions, de lobby et de compétition féroce).

Exportations

L'Allemagne n'est pas un gros marché d'exportation pour les vins argentins. Ces principaux clients sont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, le Brésil et la Hollande.

Les exportations de vin argentin au Canada ont augmenté de 47 % en 2009. (WoA-Exports)
Contrairement au vin chilien, nous ne payons pas le prix fort pour les vins argentins, soit 27,50 $ la caisse pour une moyenne de 28 $. Au Chili, le Canada est celui qui paie le plus cher soit 38 $, alors que les autres acheteurs paient 28 $.

Il y a 155 vins de l'Argentine sur les tablettes de la SAQ actuellement.

En terminant, le natamycine serait permis dans la fabrication du vin en Chine et en Afrique du Sud, mais pour consommation locale seulement!

C'était là une autre tranche de la belle histoire moderne de la fabrication et de la commercialisation de ce magnifique produit qu'est le vin. Chaque jour nous en apprend un peu!

Sources : Natamicinas en vinos; natamycin; natamycine.

  Lire aussi La LCBO vérifiera le niveau de natamicine dans le vin, 19 février 2009
  et Interdiction de vins argentins et sud-africains en Coré-du-Sud, 17 février 2009

Un Sideways corsé en Languedoc

On pourrait en faire tout un film de cette affaire de faux pinot du Languedoc vendu aux Américains.

Pour préparer le scénario, il n'y a qu'à lire la presse française de ce matin qui relatte le procès de Carcassonne. Tous les ingrédients sont là pour un bon thriller, un bon film à sensations.

La dame oenologue en chef de Sieur d'Arques «le savait de jour et de nuit». Le jour à la coopérative, la nuit avec le négociant.

Des accusés disent que personne n'a été trompé, puisque tous savaient. Oui, peut-être quelques milliers de consommateurs américains, mais un avocat prêche que personne de s'est plaint.

«Le négociant n'a pas été trompé: c'est lui qui a demandé aux producteurs de mettre la mention pinot. La société qui a commercialisé le vin n'a pas été trompée: elle savait qu'il ne s'agissait pas de pinot. Quant à l'acheteur américain, il n'a pas été trompé non plus: il connaît bien la région et sait très bien quelle quantité de pinot est produite ici. Finalement, le seul qui pourrait prétendre avoir été trompé, c'est le consommateur américain. Mais personne ne s'est manifesté.»

«Amenez-moi des trompés, et nous punirons les trompeurs,» lance l'avocat.

«C’est une infraction Canada Dry», dit un avocat! La défense invoque «une nécessité économique».

Explication d'un accusé : «un marché explosait aux États-Unis, après le fameux film épicurien Sideways, et certains vins de Pays d’oc de l’Aude et de l’Hérault pouvaient s’apparenter à du pinot (...) Ce qui compte c’est le goût du client! Ce n’était pas de la bibine!»

On aurait marqué Yoplait sur le vin, si on nous l'avait demandé, dit un dirigeant de coop.

Une combine de 18 millions d'euros, l'administration des Douanes de l'État français réclame une punition de 750 euros d'amende! «Notre propos n’est pas de désespérer une profession», dit le représentant de l'État. Le procureur réclame plutôt la prison ferme.

L'affaire : l'équivalent de 16 millions de bouteilles de faux pinot du Pays d'Oc, plus que la production de ce cépage dans cette région a été vendue à la compagnie américaine Gallo. La région produit 50 000 hectolitres de pinot noir, ces malins ont réussi a en vendre 130 000 hectolitres aux États-Unis.

Sieur d'Arques est une grande coopérative regroupant 400 vignerons, 1809 employés et vendant 14 millions de bouteilles. Plus de 50 % de son chiffre d'affaires se fait à l'exportation.

Au Québec, l'entreprise vend un produit appelé Bulle de Limoux.

À suivre...     Faux pinot, Actualité Google

Un jury canadien pour des vins chiliens que nous payons très cher

Cette année, le bureau de promotion des vins du Chili, Wines of Chile, a invité des chroniqueurs du Canada anglais a former tout le jury pour le 7e Concours des vins de ce pays.

Le Canada est le troisième marché d'exportation du vin chilien en valeur. Donc onze chroniqueurs de vin du Canada, dont deux du Québec (Bill Zacharkiw et Nick Hamilton) ont passé trois jours à juger des produits de 14 catégories de 10 à 25 $.

«C'est une occasion unique pour nos vins de mieux se faire connaître sur le marché important et fort compétitif du Canada», a déclaré pour l'occasion Juan Somavía directeur général de l'organisme.

La maison Cono Sur a remporté trois des quatorze catégories. Le meilleur produit de toute la sélection a été un vin fait de syrah, le 1865 Cachapoal 2007 de la maison San Pedro.

Il y a actuellement 159 vins du Chili au Québec, 170 en Colombie-Britannique et 287 en Ontario.

En 2008, le Chili a exporté pour 65 millions de dollars (USD) de vin au Canada, 216 millions en Grande-Bretagne et 184 millions aux États-Unis.

Le Canada paye cher

Si le Canada est le troisième acheteur, il est premier pour le prix payé. En effet, le Canada est le pays qui paie le plus cher les vins chiliens.

Le prix moyen d'une caisse vendu au Canada a été de 38 $ en 2008, contre 24 par les Britanniques et près de 28 $ par les Étatsuniens, les Hollandais et les Allemands.

Le prix moyen payé par l'ensemble des pays a été de 28,40 $.

Pourquoi payons-nous les vins plus chers que les autres? Est-ce que c'est parce que nous achetons des vins de meilleur qualité?

Le Gato Negro Cabernet Sauvignon, de Viña San Pedro, se vend 3,90 $ (CDN) en Georgie (États-Unis), 5,96 $ en France, 6,51 $ en Estonie, 8,59 $ en Suède, 8,76 $ au Manitoba, 9,05 $ en Ontario, mais 9,95 $ au Québec. Il est toutefois en rabais à 8,95 $ ces jours-ci au Québec.

Le Santa Rita 120 CS, est 6,16 $ à New York et Washington, 7,98 $ en Chine, 8,56 $ en Suède, 8,78 $ en Allemagne, 10,45 $ en Ontario, 11,70 $ au Québec, 11,99 $ en Colombie-Britannique et 13,05 $ en Alberta.

Le Reserva de la même maison est 8,20 $ aux États-Unis, mais 13 $ en Ontario et 14,70 $ au Québec.

Dans le plus haut de la gamme, la Cuvée Alexandre CS est 14,38 $ aux États-Unis, 17,71 $ en Angleterre, 24,78 $ en Suisse, 25,40 $ en Allemagne, mais 33,75 $ au Québec et 34,95 $ en Ontario.

Dans le très cher, le Almaviva est 41 $ aux États-Unis, 46 $ en Argentine, 65 $ en Angleterre, 85 $ en France, 104 $ en Alberta et 117 $ au Québec.

La motivation des acheteurs

Pourquoi payons-nous si cher ces vins du Chili? L'objectif des acheteurs canadiens n'est peut-être pas le même que celui des acheteurs des autres pays. Ces derniers sont en milieu concurrentiel. Ils veulent payer le moins cher possible pour pouvoir vendre le Gato Negro à meilleur prix que les concurents sur leur marché.

Par contre, pour l'acheteur canadien (monopoles), moins il paie cher, moins il rapporte à l'État.  Par contre, plus il paie cher son achat, plus il remplit son mandat qui est de faire rentrer de l'argent dans les coffres de l'État. Une bouteille achetée 2 dollars ne rapporte que 6 $, alors qu'une bouteille payée 3 $ rapporte 8 $ au Trésor québécois. On n'a pas intérêt à encombrer les tablettes de vins qui rapportent peu.

Finalement, il faut dire aussi que nous aimons payer cher. Très souvent, plus le prix indiqué sur la bouteille est élevé, plus nous croyons qu'il est bon!

Wine Blogue Trophé

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Il y a un concours sur le Web qui se nomme Wine Blog Trophy. C'est un titre anglais, mais c'est bien français, de Loire même. Il faut dire que le châtelain de Chinon et son fil au Coeur de Lion ont été un temps tous deux roi d'Angleterre. Ils ne parlaient pas anglais, semble-t-il, mais qu'importe, s'ils avaient eu un blogue, ils lui auraient peut-être donné un titre en block.

Eh bien, à ce concours qui nous invite à voter pour les meilleurs blogues dédiés au vin, il y a deux candidats du Québec. Je ne veux pas être chauvin ici, mais c'est tout de même notable.

Les deux blogues du Québec en lice sont celui de mon ami Mathieu Turbide, le Méchant Raisin, et celui tout nouveau de la charmante Aurélia Filion, de Bu sur le Web.

Il y a un prix des internautes. Alors, vous pouvez voter à cette adresse  wineblogtrophy.blogspot.com.

La LCBO à vendre ?

C'est la deuxième fois en quelques semaines qu'on laisse couler l'information que le gouvernement de l'Ontario veut vendre la LCBO ainsi que d'autres sociétés d'État, telles qu'Hydro One, Ontario Power Generation et Ontario Lottery.

Le gouvernement de l'Ontario a un déficit énorme de 24 milliards de dollars. Il faut qu'il démontre qu'il fait des efforts pour réduire ou tout au moins limiter ce déficit. Sinon, sa cote de crédit sera abaissée, ce qui lui coûtera encore plus cher en taux d'intérêt et en remboursement de dette.

La LCBO a rapporté 1,3 milllard de dollars l'an dernier à l'État sur des ventes de 4,1 milliards. Et ça va continuer. Est-ce que le gouvernement de l'Ontario fera plus d'argent en vendant sa compagnie d'alcool? Difficile à croire.

Le gouvernement de Dalton McGuinty doit donc démontrer auprès des étrangers qui achètent des obligations d'épargne de la province qu'il fait des efforts financiers. C'est ce qu'il fait. C'est un exercice de routine à l'approche de la présentation du budget.

Une solution est proposée par des banquiers de CIBC et de Goldman Sachs. Ils suggèrent de regrouper plusieurs sociétés publiques de l'Ontario sous un grand holding et de vendre des parts de ce holding tout en en conservant le contrôle.

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