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Élyse Lambert et Véronique Rivest à Libre comme l'air

Les deux sommelières québécoises qui ont remporté les deux premières places au Concours du meilleur sommelier des Amériques en entrevue à la nouvelle émission Libre comme l'air à la radio de Radio-Canada.

Élyse Lambert et Véronique Rivest nous décrivent le fonctionnement de ce concours et elles nous parlent de leur passion du métier de sommelière.

Écoutez l'entrevue : www.radio-canada.ca/emissions/libre_comme_l_air

Durée : 16 min 56

On ne pourra pas faire du rosé avec du vin blanc en Europe

La Commission européenne abandonne son projet de permettre de faire du rosé en colorant simplement du vin blanc avec un peu de vin rouge. «ll n'y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé», a dit la commissaire à l'agriculture européenne.

Actuellement, en Europe, le rosé est fait avec le jus de raisins rouges qui subit un court contact avec la peau.

Le rosé est devenu très populaire avec 15 % des parts de marché en France 1, plus de 10 % en Italie et en Espagne. Ça monte à 18 % en volume dans la restauration en France 2.  En hypermarchés et supermarchés, il s'est vendu 2 millions d'hectolitres de rosé contre 1,5 million d'hectolitres de blanc en 2007. 3

En janvier, un «comité d'experts» des 27 pays membres de la Commission européenne propose un projet de règlement pour modifier des pratiques oenologiques, dont une permettant de faire du rosé par simple ajout d'un peu de rouge. Cette technique de coloriage, moins chers, est utilisée dans les pays du Nouveau Monde. Tous les représentants nationaux votent pour, y compris ceux de la France.

Le réveil est brutal. Quelques semaines plus tard, les vignerons de France, d'Italie, d'Espagne et de Suisse font connaître leur forte opposition à ce projet. Les politiciens se rendent compte de la gaffe et font marche arrière. 

La Commission européenne annule donc sa décision de permettre la fabrication du rosé par simple coupage. «Il est important d'écouter nos producteurs quand ils s'inquiètent de changements dans les régulations. Il était clair ces dernières semaines qu'une majorité de notre secteur viticole pensait que mettre un terme à l'interdiction du coupage allait saper l'image du rosé traditionnel», déclare alors la commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel un communiqué. «Il vino rosé è salvo» titre la Stampa.

La France est le premier producteur de rosé au monde avec 6 millions d'hectolitres, devant l'Italie (4,4), l'Espagne, les États-Unis (3,8) et l'Allemagne (0,7). La plupart des rosés sont bus dans leur pays de production. Les principaux pays producteurs sont ainsi aussi les principaux consommateurs.

En France, le rosé est à 44 % VQPRD, 38 % vins de pays, 18 % vin de table et 5 % étranger (Onivins 2003).

Le rosé est florissant surtout en Provence où 650 domaines, 55 caves coopératives et 5000 petits producteurs s'y consacrent. Ils écoulent 90 % de leur vin dans le pays.

Rappelons en passant que la Champagne bénéficie depuis longtemps d'une exception et qu'on peut y faire du champagne rosé en ajoutant du rouge. Toutefois, cela doit se faire avant la prise de mousse. L'Espagne avait aussi une telle dérogation qui a été retirée il y a quelques années.

Donc, le rosé du moins en Europe restera du vrai rosé et non du rosi comme ailleurs dans le monde.

Au Québec

Ici sur les tablettes de la SAQ, nous retrouvons 160 rosés (de 6,95 à 609 $ pour le Cristal rosé de Roederer) 81 de France, dont 32 de Champagne, 11 du Languedoc, seulement six proviennent de Provence, 6 du Rhône, 6 de Bordeaux. Il y a aussi 11 rosés d'Italie, 10 d'Espagne, 8 des États-Unis, 6 du Portugal, 5 du Chili...

  Sur la photo, un peu de vin rouge que j'ajoute au blanc pour un faire un beau rosi.

Pour en savoir plus sur les techniques de fabrication de ce vin, consultez l'article La Vinification du rosé sur vinsdeprovence.com.

  Texte modifié le 11 juin.

Deux Québécoises : meilleurs sommeliers des Amériques

Élyse LambertÉlyse Lambert vient de remporter le premier prix au Concours du meilleur sommelier des Amériques (Mejor Sommelier de las Américas).

Sa compatriote Véronique Rivest obtient la deuxième place à cette compétition qui se tient à Buenos Aires en Argentine. Le brésilien Guiherme Correa gagne la troisième place.

Quinze sommeliers parmi les meilleurs du Canada, du Mexique, de l'Argentine, du Chili, du Mexique, du Venezuela et des États-Unis ont participé à ces examens théoriques et pratiques qui se sont étalés sur deux jours. Plusieurs des participants ont déjà remporté les concours nationaux de meilleur sommelier de leur pays.

Selon le journal El Financiero, ces noms ont surpris parce que dans les couloirs les favoris étaient l'Argentine Agustina de Alba, le Mexicain Juan Carlos Flores Mazón et le Chilien Héctor Riquelme.

Élyse Lambert, diplômée de l'ITHQ et de l'École hôtelière des Laurentides. Meilleure sommelière du Québec en 2004. Mme Lambert travaille au bistrot Le Local à Montréal.

Véronique Rivest, meilleure sommelière du Québec et du Canada (2006) et finaliste au concours du meilleur sommelier du Monde en 2007.

Le concours a été organisé par l'Association des sommeliers d'Argentine.

La liste des concurrents : ici

Bordeaux 2008 : une mascarade

La Revue du vin de France nous parle ce mois-ci de la campagne des Bordeaux 2008.

Oui, je sais, vous êtes tannées! Après que les «experts» nous ont dit que ce n'était pas un bon millésime et qu'il était trop cher. Maintenant, ils nous disent qu'il très bon et moins cher!

Une mascarade. C'est l'opinion exprimée par Jean-Paul Kauffman interrogé par la RVF. L'article est intitulé Le bordeaux est un vin de mise en scène. L'ancien rédacteur en chef du magazine L'Amateur de Bordeaux nous dit que «Cette campagne des primeurs est un coup formidable (...) Mais ce show est une mascarade (...) Tout le monde est gagnant, sauf le consommateur.»

En parlant des échantillons présentés aux dégustateurs : «des embryons de vin. Ils ne sont pas finis. Et ne parlons pas de la ''sincérité'' des échantillons présentés par rapport à la bouteille qui, elle, ne sera livrée que quinze mois plus tard...»

Plus loin dans le magazine, Antoine Gerbelle, le conseiller éditorial de la revue, nous rappelle que «les primeurs sont des vins de six mois, en cours d'élevage (...) Ces échantillons sont fournis par les châteaux qui s'entourent des précieux conseils d'oenologues dont le travail consiste ici à sélectionner un vin qui se ''goûtera le mieux possible'' durant cette semaine des primeurs.»

Il nous révèle que «l'échantillon est généralement issu d'un lot avec 100 % de ''malo barrique'', ce qui le rend plus enveloppé, plus gras, plus sexy en dégustation jeune.»
«De l'enjeu naît un malaise. Cette fausse ''sincérité des échantillons"».

À lire aussi les articles moins critiques Bordeaux 2008 : Mieux et moins cher dans Le Point, ainsi que La campagne des Bordeaux en primeur recolle à la réalité dans L'Express.

Des vins contiennent 30 fois plus d'antioxydants que d'autres

Vous avez tous entendu parler du resvératrol, ce polyphénol antioxydant qui ralentirait le vieillissement de certaines cellules, protégerait du cancer et des maladies cardiovasculaires.

Le vin rouge serait riche en resvératrol. Toutefois, jusqu'à maintenant on avait entendu dire qu'il faudrait boire beaucoup de vin pour avoir notre dose quotidienne idéale de 0,5 mg par jour.

Des vins de Californie ne contiennent que 0,3 mg/l. Donc, il faudrait en boire presque deux litres par jour pour avoir un effet notable.

On apprend maintenant que certains vins renferment 30 fois plus de resvératrol que d'autres.

Le site Internet Le coin bio rapporte que la revue suisse Bon à Savoir a fait analyser le contenue de 30 bouteilles de vin de diverses provenances. La portion de resvératrol va de 0,3 mg/l à 9,2 mg/l. Sept des 30 vins contiennent même plus que la dose quotidienne.

Lecoinbio.com écrit que «les vins de culture biologique étudiés contiennent en moyenne deux fois plus de resvératrol que les vins conventionnels, avec 4,6 mg/l contre 2,5 mg/l.» L'article ajoute que les vins de climats froids ont aussi plus de resvératrol.

Toutefois, lorsqu'on consulte le tableau des résultats, cette conclusion n'est pas si évidente. L'échantillon est réduit. Il y a beaucoup de vins suisses, ainsi que des vins bios et de pays chauds dans les deux sections.

C'est tout de même intéressant et il y a là une piste à approfondir. Malheureusement, l'article ne dit pas si ces vins au fort contenu antioxydant ont aussi un meilleur goût que les autres!

Les résultats de cette étude semblent contradictoires. En effet, il est plus facile de produire des vins bios dans les régions chaudes. Il y a là moins de champignons. Dans plusieurs de ces régions chaudes (Provence, Languedoc, Grèce), on produit bio naturellement et on ne s'en vante pas toujours.

Pendant ce temps, en Espagne, des producteurs de la Rioja se sont lancés dans un projet de recherche sur la fabrication de vin riche en polyphénol. Ils se basent sur l'hypothèse voulant que plus la vigne est stressée plus elle produit des polyphénols. D'autres études disent que plus il y a d'attaques de champignons (régions froides), plus le raisin crée ces polyphénols afin de se protéger.

La société des alcools du Nouveau-Brunswick ordonne à ses fournisseurs de hausser leurs prix

La société des alcools du Nouveau-Brunswick (Alcool NB) a ordonné aux fournisseurs de hausser le prix de leurs vins de 2 % et d'augmenter leurs frais d'expédition de 3 autres pour cent.

L'opposition crie au scandale et demande une enquête du Vérificateur général. Ces hausses ont été appliquées au 1er mars dernier.

Le ministre des Finances répond que ce n'est qu'une opération routinière.

La marge bénéficiaire de la société d'État est de 148 %, donc une hausse de 1 dollar permet au gouvernement d'aller chercher 2,48 $ de plus dans la poche du consommateur et de faire ainsi un bénéfice supplémentaire de 1,48 $ par hausse de 1 $.

Le Québec a connu le même type de scandale en janvier 2006 lorsque la SAQ avait demandé à ses fournisseurs de hausser leurs prix. Des dirigeants de la SAQ avaient alors quitté la maison.

Si vous voulez suivre l'affaire sur le fils de presse en anglais Google News Canada...

Les trois nez du vin

Vous assistez à une dégustation dans un club de vinophiles et la personne désignée pour décrire le vin mentionne les arômes du premier, du deuxième et du troisième nez.

Le troisième nez? Qu'est-ce que c'est?

Il s'agit tout simplement de décortiquer, de diviser la dégustation en un certain nombre de phases, d'étapes. On analyse ainsi le nez du vin.

Le premier nez

Le verre au repos, avant toute agitation du liquide, on hume le vin afin d'y découvrir les arômes les plus volatils, le ou les arômes dominants. Quelquefois, on ne sent rien à ce premier nez.

C'est à cette étape qu'on détecte éventuellement les possibles défauts : goût de bouchon, oxydation, bactéries.

Le deuxième nez

On fait tourner légèrement le vin dans le verre. Un quart de tour, un tour. Ce qui permettra à d'autres arômes de se libérer. À cette étape-ci, on devrait percevoir plus de choses dans le verre. On pourra répéter à plusieurs reprises cette légère agitation du verre. Chaque fois, nous y découvrirons des odeurs différentes. Il se peut aussi qu'on n'y sente rien ou presque rien. Le vin étant alors dit discret, timide, sur la retenue.

Le troisième nez

Ici, il s'agit ici d'agiter fortement le liquide, de faire tourner le vin verre dans le verre. Pour faciliter la chose, on peut poser le verre sur la table et lui faire décrire des cercles par un mouvement giratoire. Règle générale, c'est là que le vin se révèle le plus. On oxygène ainsi le liquide permettant aux molécules les plus lourdes de se dégager. Les arômes plus subtils pourront ainsi être sentis. Il se peut aussi que même là on n'y sente rien. Le vin est alors dit fermé.

On peut répéter ces étapes à plusieurs reprises et découvrir ainsi des odeurs différentes, évaluer leur intensité et leur qualité.

Les dégustateurs ne donnent pas tous le même sens à cette expression de troisième nez. Pour certains, il s'agit des arômes qui se dégagent du vin une fois bien aéré et bien oxygéné et au repos; pour d'autres il consiste plutôt à sentir le verre vidé de son vin.

Lors de dégustation d'alcool, tel l'armagnac, on divise le processus en quatre étapes. (Les quatre nez de l'armagnac)

L'exercice est très intéressant à faire en groupe. On peut alors mettre en commun nos découvertes. Il ne faut pas se formaliser ou s'inquiéter si on ne sent pas tous la même chose dans le verre. On est tous différents. On ne sent pas les mêmes choses dans le vin. Notre odorat est aussi unique que nos empreintes digitales.

Pour avoir une idée du nombre d'arômes et d'odeurs qu'on peut détecter dans le vin, consultez la liste sur le site Le nez du vin.

Un moteur de recherche dans des sites choisis

Nous avons ajouté un nouvel outil afin de vous permettre de compléter vos recherches sur le vin dans Internet.

Dans la colonne de droite, vous voyez depuis quelques jours «Recherche dans quelques sites choisis».

C'est un service Google-Recherche personnalisée qui permet de concentrer les recherches sur un certain nombre de sites préalablement choisis.

Nous avons donc sélectionné quelques sites québécois qui donnent régulièrement des informations sur les vins disponibles ici.

Ces sites sont :

Le Devoir (Jean Aubry), La Presse (Jacques Benoît et François Chartier), The Gazette (Bill Zacharkiw), TVA (Philippe Lapeyrie), Voir (Nick Hamilton), le site Michel Phaneuf.com et bien sûr Vin Québec.

Jugement de Montréal (suite)

Le Jugement de Montréal a eu tout un effet dans la presse anglophone au Canada.

Le fait qu'un vin de l'Ontario ait été le premier choix des experts québécois dans la catégorie des vins blancs a suscité la publication de plus de 30 articles dans la presse canadienne-anglaise.

Le Toronto Star titre 'Pirate' Niagara wine beats world’s best, tandis que le Globe and Mail y va d'un An upset in the world of wine connoisseurs.

Rappelons qu'un vin du Niagara le Claystone Terrace de Clos Jordanne 2005 a remporté le Jugement de Montréal, un match comparatif de la revue Cellier. Le 2006 de ce vin est actuellement disponible à la SAQ.

Voir notre résumé ainsi que les comptes-rendus de la presse anglophone.

L'affaire est rosée

Le rosé est devenu très populaire en France. Il aurait doublé ses parts de marché en dix ans. Le rosé de vent bien, souvent au détriment du blanc. Douce revanche pour les producteurs de rosé qui étaient accusés de faire de la piquette il n'y a pas si longtemps.

Alors aujourd'hui, tout le monde veut fabriquer du rosé, même ceux qui ne peuvent pas. À moins qu'on appelle rosé un vin blanc coloré avec un peu de vin rouge comme nous le montre cette image.

Un scandale? Une affaire? Une bévue? Un progrès? Un recul?

Les bourgognes blancs peuvent-ils encore vieillir?

La Revue du vin de France revient dans son édition d'avril sur le vieillissement prématuré des bourgognes blancs. Rien de scientifique, un article tout de même intéressant. Oliviers Poels a collecté l'opinion de quelques vignerons.

Depuis quelques années, les amateurs de vins se sont rendu compte que les bourgognes blancs de leur cave s'oxydent très rapidement. «Un mal mystérieux dont on ne connaît pas avec certitude les causes...»

Plusieurs éléments de réponses sont avancés : le batonnage, le manque de soufre, le bouchon...

Jacques Lardière de la maison Louis Jadot dit que le coupable est le bouchon.
Jean-François Coche-Dury affirme que c'est dû au battonage excessif, à l'utilisation systématique de bois neuf ou à la baisse de niveau de soufre.
Jean-Marie Guffens ajoute «en ramassant trop mûr, en batonnant à outrance et en utilisant des doses de cuivre importantes à la vigne, de nombreux vignerons ont fragilisé leurs vins.»

Cet élément du batonnage est aussi évoqué comme une des quatre principales causes de vieillissement prématuré des vins blancs de bourgogne dans le Oxidized Burgundies Wiki site. Eh oui, il existe un wiki sur le sujet!

Donc, rien de très convaincant dans tout cela. On en est au même point. On ne sait pas!

Le réchauffement climatique

Dans une étude publiée en 2007, le professeur Roger Bessis de l'Université de Bourgogne écrivait que le vigneron confronté à son vin vieilli prématurément «refuse d’abord sa réalité, puis le vit dans la douleur. C’est un drame inattendu vis-à-vis duquel on ne trouve pas de mots. Cela vous tombe dessus comme une injustice et vous ne pouvez pas l’admettre.»

Dans son document, le professeur Bessis avance l'hypothèse du réchauffement climatique.

Au Québec, la culture de la pomme est rendue plus difficile à cause du réchauffement, est-ce qu'il se pourrait que ce soit le cas du chardonnay en Bourgogne?

La vigne produit plus et plus facilement.  On vendange plus tôt et il s'en suit «parfois des dégâts collatéraux». Les pays chauds produisent des vins blancs qui ne se conservent pas très longtemps. En est-on rendu là en Bourgogne?

Les producteurs des pays chauds utilisent des moyens techniques pour protéger leurs vins : vendanges de nuit, acidification, utilisation de l'azote...«Ces techniques sont très utilisées dans de nombreux vignobles du monde. Nous en avions peu besoin en Bourgogne, mais à présent il faut les mettre en oeuvre.»

La bière perd du terrain au profit vin au Canada

La bière est toujours la boisson alcoolisée la plus vendue au Canada, mais elle perd du terrain au profit du vin.

En 1993, la bière représentait 53 % des ventes de produits alcoolisés, en 2008, ce n'est plus que 46 %.

Pendant ce temps, le vin est passé de 18 % à 29 % des ventes.

La perte de marché est surtout sensible au niveau des bières canadiennes, car les ventes de bières importées continuent de croître (7,3 % en 2008).

Statistique Canada publie aujourd'hui ses chiffres sur la vente des boissons alcoolisées. Un marché de 18,8 milliards de dollars pour l'année se terminant au 31 mars 2008, une hausse de 4,3 % sur l'année précédente.

On y apprend qu'en valeur il se vent autant de vin au Québec qu'en Ontario, soit 1,8 milliard de dollars. Les Ontariens achètent toutefois trois fois plus de spiritueux que les Québécois : 1,8 milliard contre 0,5 milliard.

Près des trois quarts des vins vendus au Canada proviennent d'autres pays. «La croissance des ventes de vins importés était plus du double de la croissance des ventes de vins canadiens.»

Les Canadiens qui dépensent le plus d'argent pour l'achat de boisson sont les Yukonnais, suivis des Terreneuviens, des Colombiens et des Québécois.

Toutefois, le Québécois se distingue encore ici dans ce domaine. Il est le seul au pays à dépenser plus pour le vin que pour les spiritueux. Le Québécois consomme en fait moitié moins de spiritueux que la moyenne canadienne.

Par habitant de 15 ans et plus

Les chiffres par habitant de Statistique Canada semblent un peu bizarres. Ils sont donnés par habitant de 15 ans et plus! Alors que l'âge moyen pour acheter de l'alcool est de 18 ans au pays. Considérons-les donc comme étant des indices.

On y apprend que le Québecois (de 15 ans et plus) consacre 283 $ à l'achat de vin. C'était 269 $ l'an dernier et 215 $ il y a 5 ans (Les Québécois consomment...); seulement 90 $ aux spiritueux et 360 $ à la bière. L'Ontarien lui dépense 173 $ pour le vin, autant aux spiritueux et 281 $ à la bière.

Selon Statistique Canada, la régie des alcools de l'Ontario fait deux fois plus de bénéfice que celle du Québec, 1,8 milliard contre 0,9 milliard.

Les ventes de vin au Canada se sont accrues de 7,3 %, la bière 2,4 % et les spiritueux de 4,4 % de 2007 à 2008.

Quelques chiffres :

Ventes en milliards de dollars
             Bière    Vin    Spiritueux
Canada    8,6      5,4     4,7
Québec    2,3      1,8     0,5
Ontario    2,9       1,8     1,8
C.-B.       1,1       0,8     0,8

 Source : Contrôle et vente des boissons alcoolisées, Statistique Canada.

Le monde du vin se transforme

La surface du vignoble se réduit dans le monde, la consommation de vin diminue, mais sa production augmente.

En effet, il s'est consommé 2 millions d'hectolitres de vin de moins en 2008 par rapport à 2007. Pendant ce temps, la production mondiale s'est accrue de 1 million d'hectolitres.

Selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la surface viticole mondiale a rétréci de 28 000 hectares (28 mha). C'est surtout dû aux campagnes d'arrachage de vigne en Europe (-33 mha).

Pendant ce temps, il y a eu une forte croissance de la surface viticole en Nouvelle-Zélande, un accroissement de 5000 ha. La Russie en a presque fait autant avec 4000 ha.

Les bouchons de plastique

On en voit de plus en plus de ces bouchons de plastique ou de caoutchouc, dérivé du pétrole. Ils imitent les bouchons de liège.

Les producteurs les utilisent pour leurs vins de bas de gamme, d'entrée de gamme, parce qu'ils coûtent moins chers que les bouchons de liège et qu'ils ne sont pas contaminés au TCA. Cette fameuse bactérie qui donne le goût de bouchon.

Ils entrent dans les mêmes cols de bouteille que les bouchons de liège, alors le producteur n'a pas à modifier son matériel d'embouteillage, comme il doit le faire pour les capsules à vis.

Toutefois, il n'y a pas que des avantages. À plusieurs reprises, il m'a semblé que des vins avaient justement une odeur de plastique, de vinyle. Il faut alors aérer fortement le produit pour se débarrasser de cette odeur étrangère au vin.

L'odeur devient encore plus forte lorsqu'on referme la bouteille avec ce bouchon. Le vin prend quelquefois un goût bien désagréable.

Je vous suggère donc de reboucher la bouteille avec un autre type de bouchon, plus neutre. J'utilise les petits bouchons de porto LBV.

En fait, je suis d'avis que les producteurs devraient plutôt utiliser les capsules à vis pour ce type de bouteille. Elles ne donnent pas de mauvais goûts au vin et sont très pratiques.

Les bouchons en verre sont aussi très bien. Ils sont parfaitement neutres, mais ils sont plus chers.

La complainte des revendeurs de grands crus

Encore une fois cette année, on entend les revendeurs se plaindre du prix des grands crus de Bordeaux.

On lit des titres comme ceux ci : Les grands crus rappelés à la raison, Europe 1; Les tarifs du millésime 2008 doivent baisser France Soir; Primeurs : retour à la "raison" sur le prix des grands crus, Aqui; Top Bordeaux wines under the gun AFP.

C'est la même chanson depuis trois ans.

C'est comme si le revendeur disait «stop, baissez votre prix afin que je fasse plus d'argent avec votre vin. C'était moi qui faisais plus par bouteille avec ce produit. C'est injuste, maintenant, c'est le producteur qui fait plus de sous par bouteille que le revendeur.»

Cela me rappelle une visite chez un propriétaire de grand cru à Bordeaux. Un des visiteurs canadiens dit au vigneron «j'aime beaucoup votre vin. Il y a quelque temps, j'en ai acheté plusieurs caisses, et aussitôt reçues, je les ai revendues aux États-Unis presque au double du prix. J'aime votre vin!»

Le visage du producteur jusque-là souriant  s'est assombri. Il n'a dit mot. Mais j'ai cru lire dans sa pensée «Je n'ai pas encore vendu mon vin assez cher!» En effet, pourquoi le vendre 100 $, si les gens sont prêts à payer 200 $?

C'est comme cela depuis l'an 2000. Les producteurs haussent leurs prix et ils voient leurs bouteilles racheter encore plus cher sur le marché secondaire et tertiaire.

Est-ce qu'il n'est pas normal qu'un producteur essaie de vendre son bien au prix le plus proche possible du marché? Si le fabricant estime que son produit va se revendre 400 $, il ne va pas l'offrir au même niveau que si le prix au consommateur atteignait 80 $.

Est-ce que quelqu'un demande de réduire les prix des voitures de luxe, des fringues ou des bijoux de grande marque?

Il y a beaucoup plus de choix en haut de 20 $ à la SAQ

La grande majorité des vins disponibles à la SAQ sont de plus de 20 $. (1)

Il y a 7019 vins à la SAQ (format 750 ml).

  4638 à plus de 20 $ (66 %)
  3036 à plus de 30 $
  et 2324 à plus de 40 $.

  183 vins de moins de 10 $. 

Plus en détails

De 10 à 15 $ : 857
de 15 à 20 $ : 1262
de 20 à 30 $ : 1607
de 30 à 40 $ : 727
de 40 à 50 $ : 495
de plus de 50 $ : 1829

Le prix du produit médiant est 26.15 $

Vins disponibles en ligne : 2812

Types

Rouges  4612
Blancs   1646
Rosés      101
Mousseux 236
Dessert    424

La publicité Internet sur le vin permise en France

Théoriquement, la publicité sur les alcools était interdite sur Internet en France. La loi régissant la publicité sur les vins, bières et spiritueux, la loi Evin, avait été adoptée en 1991, et ne mentionnait pas Internet naissant.

Il y avait donc un flou juridique depuis ce temps. La situation a été normalisée hier soir par les députés qui autorisent expressément la publicité du vin et des alcools sur Internet, sauf sur les sites destinés aux jeunes et sur les sites des associations sportives et des ligues sportives professionnelles. De plus, cette publicité de devra pas être «intrusive», donc interdiction des fenêtres publicitaires, les pop-up.

D'autre part, les parlementaires français portent de 16 à 18 ans l'âge légal pour acheter du vin de la bière, des spiritueux et du tabac. De plus, la distribution gratuite d'alcool au mineur est interdite.

Par contre, le gouvernement n'a pas réussi à faire voter l'interdiction totale de la vente d'alcool dans les stations-service. Le président Nicolas Sarkosy souhaitait faire cesser ce commerce dans le but de tenter de réduire le nombre de morts sur les routes qui s'élève à plus de 3000 par année.

Finalement, le Parlement donne aux maires le pouvoir d'interdire la vente d'alcool à emporter après 20 heures.

Le projet de loi sera présenté au Sénat qui pourra y apporter des amendements.

  D'autres informations sur ce sujet...

À quand l'appellation barorescodalba?

Est-ce que le barolo, le barbaresco et le barbera d'Alba seront fondus en une seule appellation?

Le nombre d'appellations en Italie passerait de 470 à 182.

Il n'y aurait plus de DOC, DOCG et IGT, mais seulement deux dénominations : DOP et IGP. En France, ce sera AOP et IGP, pour Appellation d'origine protégée et Indication géographique protégée. Le même système que pour le fromage, le beurre, l'huile d'olive et d'autres produits agroalimentaires.

La deuxième phase — la plus importante — de La réforme de l’Organisation Commune du Marché vitivinicole entrera en vigueur le 1er août prochain.

Plusieurs éléments de la première phase sont déjà appliqués depuis le 1er août 2008. On a levé les interdictions — incongrues — qui interdisaient d'indiquer le millésime et les cépages sur certaines étiquettes!

La réforme vise à «renforcer la compétitivité des viticulteurs de l’UE, d’affirmer la réputation de meilleurs vins du monde dont jouissent les vins de qualité de l’UE, de reconquérir les marchés traditionnels et d’en gagner de nouveaux, dans l’Union et dans le monde.»

Même si la deuxième phase doit entrer en vigueur dans quelques mois, on n’en sait pas beaucoup. Le règlement 479/2008 a été adopté en avril 2008, mais les règles d'applications ne sont pas encore connus. Sur le site de la Commission européenne, on lit que «les règlements de la Commission sur les modalités d'application qui entrent en vigueur à partir du 1er août 2009 (principalement pratiques œnologiques, indications géographiques, étiquetage) seront publiés en 2009.»

Cependant, le chroniqueur de vin Nicolas Belfrage, spécialiste des vins d'Italie, semble en savoir un peu plus. Il affirme dans une édition spéciale de la revue Decanter «Italy 2009» que les plus de 120 IGT seront remplacées par 12 IGP, une par région.

Dans un article intitulé Panic stations in the bel Paese, il se demande si tous les vins de Montalcino (brunello, rosso, roero, san'antimo) seront sous la même dénomination DOP Brunello di Montalcino, et si les nombreux chiantis (classico, ruffina, colli senesi...) ne formeront plus qu'un.

Un responsable du Ministère de l'Agriculture lui aurait répondu «qu'on pourra toujours aussi imprimer la vieille appellation sur l'étiquette.»

C'est vrai qu'il y a peut-être eu une trop grande multiplication des appellations. Dans la petite région des Pouilles, les 31 DOC et IGT passeraient à 6 DOP et 1 IGP. Les 10 appellations de la péninsule de Salento (le talon) seraient regroupées en une.

En France, qu'est-ce que ce sera pour les 474 appellations? Il n'y a rien de publier encore.  Est-ce que le Volnay deviendra du Meursault rouge?

Deux régimes parallèles

Ce sera plus simple? Ou bien aurons-nous deux régimes en parallèle, l'ancien et le nouveau?

Il y a des contradictions. Le président des producteurs agricoles de Sienne dit que «la pyramide DOC, DOCG et IGT continuera quand même à être valide en Italie». (Notizie Sienna)

Pourtant, les objectifs de la réforme sont clairs : «Il faut un régime qui s’appuie sur des règles claires, simples et efficaces permettant d’équilibrer l’offre et la demande; qui préserve les meilleures traditions de la production vitivinicole de l’UE et qui renforce le tissu social et environnemental dans un grand nombre de zones rurales.»

Bonne chance!

Le plagiat dans Internet

Je suis toujours étonné de constater le sans-gêne de certaines personnes qui copient sans vergogne les articles des autres et les publient sur leurs sites sans la permission des auteurs.

En faisant une recherche sur un produit — le Château Pédesclaux —  je découvre un article que je trouve «bien intéressant» : L'effet de Veblen et le vin.  Rendu à la fin de l'article, j'ai comme un goût de déjà vu!

En effet, c'est la copie conforme d'un article que j'ai écrit l'année dernière vinquebec.com/node/4519. Le responsable du site www.diariodelvino.com l'a même fait traduire en espagnol : El efecto Veblen y el vino. Il a tout simplement ajouté  Source . VinQuëbec.com et Fuente: VinQuëbec.com entre parenthèses à la fin des articles.

Sur un autre site southwineclub.diariodelvino.com, une image en première page attire mon attention. Une lime et un citron! C'est une image que j'ai composée l'an dernier. Elle mène sur un article intitulé La acidez en el vino. Une traduction de mon article L'acidité dans le vin, publié le 22 janvier 2008! À la fin de l'article on donne crédit Publicado por Marc André Gagnon en Win (sic) Quebec y traducido del francés.

J'écris alors au responsable du site, Monsieur Ricardo Brizuela (Director Diario del Vino, México, D.F.), pour lui signaler que mes articles ont été publiés sur deux de ses sites web sans ma permission. Je lui fais remarquer qu'on ne doit pas copier et publier un article sans la permission de son auteur.

Il me répond «Esa es su posición. Usted debe agradecer que lo mencionamos. Internet es pública. Saludos» Traduction «C'est votre opinion. Vous devriez plutôt me remercier d'avoir mentionné votre nom. Internet est public.» Et le monsieur a le culot de vendre de la publicité dans les pages où il reproduit «gratuitement» mes articles!

Qui est le citron ici?

Le même article est copié aussi sur un site de producteur de vin de l'Auverge. Il y appose même sa signature en bas du texte. www.sauvat-vins.com

La même chose sur un site de vin de Savoie, et on y voit même un copyright avec la mention Tous droits réservés en bas de page! vin.de.savoie.free.fr

Le plagiat ne se limite pas à Internet. L'an dernier c'est la Revue du vin de France qui a reproduit une de mes images sans ma permission.

Pour un petit rappel sur les droits d'auteur, voir Le Guide des droits sur Internet.

 

Le Canada : un gros acheteur de vins américains

Après l'Europe, le Canada est le plus gros importateur de vins américains.

En 2008, les États-Unis ont exporté pour 486 millions de dollars (US) de vin en Europe et 260 millions au Canada.

Le troisième client des États-Unis est le Japon avec 61 millions de dollars, suivi de Hong-Kong (25 millions), Mexique (23), Chine (21) et Suisse (18).

Les ventes de vins américains au Canada ont augmenté de 11 % en valeur et de 15 % en volume en 2008. Les ventes en Europe n'ont augmenté que de 2 % en valeur et 9 % en volume.

Fait intéressant, le prix moyen du litre de vin américain vendu au Canada est de 2,79 $, alors qu'il n'est que de 1,70 $ pour Europe.

Selon Rick Slomka, directeur des ventes pour le Canada «les ventes de vins américains au Canada (3,2 millions de caisses) ont battu un record attribuable surtout à la promotion California Style (Sous le soleil de la Californie) en collaboration avec la LCBO. La plus importante campagne promotionnelle de vins californiens faite en dehors des États-Unis.»

Les exportations de vins américains, à 90 % de la Californie, ont dépassé le cap du milliard en 2008. Une hausse de 6 % sur l'année précédente.

  Les chiffres sont en dollars américains.
     Source : Wine Institute

Baisse des ventes de vin, bière et spiritueux au Canada

Statistique Canada nous dit que «le produit intérieur brut (PIB) réel a reculé de 0,8 % au quatrième trimestre, s'étant replié progressivement chaque mois. Il s'agit de la plus forte baisse trimestrielle enregistrée depuis 1991.»

Nous sommes ainsi vraiment entrés en récession et le monde du vin, de la bière et des spiritueux n'y échappe pas.

«La valeur ajoutée dans le commerce de détail a diminué de 3,5 % en décembre, soit la plus forte baisse mensuelle depuis plus d'une décennie. Le recul a été généralisé, puisque tous les principaux groupes de commerce ont connu un déclin. Les baisses du volume des activités des concessionnaires de voitures neuves et d'occasion, des centres de rénovation et des quincailleries et des magasins de bière, de vin et de spiritueux ont été les principales sources du recul. Le volume des activités des grossistes a fléchi pour un troisième mois d'affilée en décembre (-2,4 %).»

En décembre denier, les ventes des magasins de bière, de vin et de spiritueux au Canada ont été de 1873 millions de dollars, c'est moins qu'en décembre 2007 (1921 millions). Une baisse de -2,5 %.

En chiffre désaisonnalisé, on finit l'année comme on l'a commencée à 1358 millions en janvier 2008 et à 1379 millions en décembre 2008, avec une pointe à 1415 millions en juin.

Statistique Canada note de fortes différences dans le commerce de la bière, vin et spiritueux selon les régions et selon les trimestres. Si on compare les trois derniers mois de 2008 aux trois derniers mois de 2007, les ventes dans ce type de commerce ont augmenté de 2,1 % dans l'ensemble du Canada, de 4,3 % au Québec, mais il y a eu diminution de -4,4 % dans la région métropolitaine de Montréal!

La baisse des ventes à Montréal ne date pas d'ailleurs des derniers mois. Il y a eu diminution dès le troisième trimestre dans la métropole; alors qu'il y avait hausse dans l'ensemble de la province et du Canada!

 

Source : Comptes économiques canadiens, quatrième trimestre 2008 et décembre 2008, Statistique Canada, Tableaux 080-0014 et 080-0015.

L'humidité de la cave à vin : un autre mythe

Cave du Château Beau-Séjour BécotIl y a beaucoup de mythes dans le monde du vin. Celui de l'humidité de la cave à vin en est un.

En parcourant les forums sur le vin, on voit que ce sujet est une préoccupation constante, un stress même, pour plusieurs personnes qui veulent faire vieillir du vin.

On a observé qu'en France, certaines caves sont très humides : 75 %. Donc, on dit et on répète que c'est un taux idéal.

Toutefois, nous ne sommes pas à Bordeaux ici. Il fait moins 15 l'hiver au Québec et un taux d'humidité supérieur à 50 % risque d'entraîner des problèmes de condensation et de moisissure sur les murs. Il est d'ailleurs normal que le taux d'humidité baisse l'hiver dans nos contrées froides. C'est une question d'équilibre.

De toute manière, si vous conservez vos bouteilles couchées, le côté miroir du bouchon sera constamment imbibé de vin, donc très humide. Ainsi, les bouchons restent généralement intacts un bon 15-20 ans.

J'ai une cave à vin depuis plus de 35 ans (pas celle de la photo). Des bouteilles y ont été bien conservées 20 ans. Le taux d'humidité y est généralement de 40 % l'hiver, 50 % et plus l'été, et je n'ai jamais eu de problèmes de bouchons secs. Sauf quelques bouteilles, souvent fraîchement achetées. C'est aussi le cas de plusieurs de mes connaissances.

Un taux d'humidité de 40 % permet de bien conserver les vins

Si le taux d'humidité s'approche du 30 %, il suffira alors de faire sécher son linge au sous-sol, ou d'y placer un bac d'eau et un linge imbibé pour accroître sensiblement le taux d'humidité.

La dernière édition de la revue Cellier aborde de façon franche et simple cette question dans sa section Mythes et réalités. Patrick Désy a interrogé Mario Brossoit qui gère la cave du restaurant L'Express à Montréal.

«J'ai l'impression que les conditions optimales sont devenues les conditions minimales... En 28 ans de service, je n'ai jamais ouvert une mauvaise bouteille dont le défaut pouvait de près ou de loin être relié à une hydrométrie déficiente.» 

Véronique Dalle qui enseigne à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec ajoute que le taux d'humidité est important si on conserve des barriques, mais pas des bouteilles.

Ce mythe est propagé par les vendeurs d'armoires à vin et de compresseurs. Je dois dire que je crains plus les vibrations des compresseurs ainsi que les ondes émises par ces appareils que de supposées déficiences en humidité.

Donc, ne stressez pas avec cela. Le taux d'humidité de la cave à 40 % en hiver est tout à fait normal et non préjudiciable à vos beaux flacons.

Hausse continue des bénéfices à la SAQ

La Société des Alcools a enregistré une hausse de ses bénéfices de 7,4 % au troisième trimestre de son exercice financier 2008-2009, terminé au 3 janvier.

En volume, la hausse est de 5,4 % par rapport au même trimestre de l'exercice précédent.

La crise économique ne semble pas encore avoir touché les ventes de vin au Québec.

Après 40 semaines d'exploitation, les ventes nettes ont atteint 1,943 milliard de dollars, une hausse de 5,7 %. En volume, c'est 3,8 %. Le secteur des vins accapare 90 % de cette augmentation. La catégorie des spiritueux est demeurée stable.

Vin, bière et spiritueux ne résistent pas à la crise

Le commerce de vente au détail a connu une forte baisse en décembre au Canada.

Selon les derniers chiffres publiés par Statistique Canada, il y a eu une baisse généralisée dans tous les secteurs en décembre 2008. Les ventes au détail ont reculé de 5,4 %. «Il s'agit de la plus importante diminution mensuelle en plus de 15 ans.» (Données désaisonnalisées)

Le domaine du vin, des bières et spiritueux n'y échappe pas. La réduction a tout de même été moindre : de l'ordre de -2,5 %.

Le secteur de l'automobile est celui qui a été le plus sévèrement touché avec une baisse de 12,7 % en décembre.

  Source : Commerce de détail, décembre 2008, Statistique Canada.

Vin et cancer : un pavé dans la cuve

Un verre de vin par jour serait nocif pour la santé!

L'Institut national du cancer de France publie une brochure demandant de ne pas consommer d'alcool au quotidien.

Le journal Le Monde a été le premier a publié cette information sous le titre Bannir l'alcool pour prévenir le risque de cancer.

C'est toute une bombe qui tombe sur le monde du vin!

Neige emporte la médaille Grand Or

Le cidre de glace Neige 2006 de la maison La face cachée de la pomme a remporté la médaille Grand Or du Mondial du cidre de glace qui s'est tenue à Rougemont au Québec.

Il a obtenu le plus de points à cette compétition.

Neige — «La seule neige qui réchauffe» — se vend 23,95 le 375 ml à la SAQ.

Deux médailles d'or ont aussi été attribuées par le jury : La Cuvée spéciale du Domaine Lafrance (44 $/375 ml) et Frimas (48,75 $/375ml)  un autre vin du domaine La face cachée de la Pomme.

Sept médailles d'argent ont aussi été distribuées :

  Domaine Lafrance Bouquet sur Glace - Vergers Lafrance
  Neige éternelle - La Face cachée de la pomme
  Cryomalus - Domaine Antolino Brongo
  Cryo - Cidrerie Cryo
  Pinnacle Signature - Domaine Pinnacle
  L’art du givre - Verger Lacroix
  Givre de Saint-Joseph - Verger Lacroix

Tous les vins seront bio

Tous les vins seront des produits biologiques d'ici 30 à 40 ans! C'est ce que prédit la Revue du vin de France dans son édition de février.

La célèbre revue française consacre un excellent article sur les vins dits bio. On y affirme qu'aucun grand vignoble ne va échapper à cette conversion. «Le retour à un travail équilibré des sols est inévitable pour tous les grands vins.»  Qui continuera à dépenser pour un vin de culture chimique intensive alors qu'un vigneron écolo fera un plus beau travail?

La vigne absorbe un tiers des pesticides épandus en France selon l'éditeur de la revue. «C'est sans doute la fin d'une hypocrisie.»

Bottle Shock, au club vidéo

Le film Bottle Shock (Dégustation Choc) qui relate le fameux Jugement de Paris est maintenant disponible en cassette DVD dans les clubs vidéo au Québec.

C'est une comédie légère qui se laisse regarder. Ce n'est pas un documentaire. Le film est basé sur des faits réels, mais c'est fortement romancé.

Soldes en Ontario

La LCBO écoule ses produits de fin de stock. Des invendus.
Il y a là des réductions de 30 %. Plusieurs amarones.

Des exemples :
Amarone Zenato 2004,  52 $ réduit à 39 $;
Langoa Barton 2004, 59 à 39 $;
D'Agassac 2005, 54 à 39 $;

La Nerthe 2005, 59 à 34 $
Beaurenard 2005, 46 à 34 $;
Cornas Champlerousse Courbis 2005, 45 à 32 $;

Propiedad 2005 Palacios Remondo,  41,95 $ à 29,95 $ (33 $ au Québec);
Les Terrasses 2006, 39 $ à 29 $;
Jonqueyres 2004, 22 à 16 $;
Ch. du Cèdre Prestige, 25 à 19 $;

Clos de Vougeot 2993, Vougeraie, de 159 à 119 $;

Landonne 2006 Rostaing, 175 à 129 $.

  Voir Soldes de Vintages : www.vintages.com

Hausse des ventes de vin au Québec

La crise! La crise économique! Quelle crise?
Pas au Québec en tout cas!

Les seules crises qu'on a ici ce sont des crises de folies, comme celle de vouloir fêter la défaite des Plaines d'Abraham. Après, est-ce qu'on fêtera la déportation des Acadiens ou la pendaison de Louis Riel? Deux ou trois zigotos veulent faire un gros spectacle de la défaite de nos ancêtres face aux envahisseurs anglais! Ça s'peut tu?

On a aussi la crise de la plotte à terre (avoir la plotte à terre, être très fatigué, selon le Le Québécois pour voyager, Éditions Ulysse.  6.99 €) et autres sarkosités où le fâcheux président de nos amis cousins les Français insulte la moitié des Québécois en nous accusant de pratiquer le « sectarisme », l'« enfermement sur soi » et la « détestation ». On peut bien avoir la plotte à terre comme on dirait à Rimouski selon un érudit français et président du groupe parlementaire sur l'espace! Flyé!

M'enfin! C'est pas sérieux tout ça!

Les Américains sont en crise, « en crisse » qu'on devrait dire... contre leurs financiers qui s'en sont foutu plein les poches... oui, eux ils ont la poche à terre.

Les Islandais, Britanniques et Français sont en crise eux aussi. En fait, ils sont toujours « en crisse », ils ont toujours la pelote à terre (avec un e). Ils n'ont qu'a s'en prendre à eux-mêmes et à faire attention pour qui ils voteront la prochaine fois. Belote et rebelote.

Alors, revenons aux supposés détestateurs québécois que nous serions. Y a pas de crise ici. On a encore des bidous.

Ça fa que nous continuons à acheter et à boire du vin, du bon vin de la Doulce France et d'ailleurs. Nous aimons les Français et les Anglais (même ceux du Canada) et nous buvons (raisonnablement) à leur santé tous les jours, ou presque.

La preuve : en décembre denier, les ventes de notre cher monopole la SAQ (aucun lien de parenté avec Saqozy) ont augmenté de 6,6 % par rapport à décembre de l'année précédente. On n'est donc pas cassé comme des clous. Les champlures sont toujours grandes ouvertes et on prend une petite chotte de temps en temps.

En volume, la hausse a été de 5,6 %. La preuve que nous buvons en qualité et non en quantité et que nous n'avons pas la plotte à terre, si boire!

Ok, y a pas de quoi câler l'orignal « vomir après avoir trop bu », nous dit le Guide Ulysse des expressions québécoises.

On va pas s'enfarger plus longtemps dans les fleurs du prélart. Je lève donc mon verre et mon camail à votre santé, M. Sarkozy.

 Excusez-la! Comme disait si bien Raoul Roy à la fin d'une chanson grivoise.

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