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La consommation de boissons au Canada

Les Canadiens ont modifié énormément leur consommation de boissons au cours des années 1998-2008.

Il y a des liquides en perte en popularité, d'autres attirent de plus en plus les consommateurs de notre pays.

Le groupe des boissons gazeuses est celui qui a connu le plus la défaveur du public au cours de ces 10 ans. Leur consommation est passée de 117 litres en 1998 pour baisser à 86 litres par habitant en 2008.

Le vin, par contre, a vu sa popularité augmentée de 9 litres à 13 litres pendant la même période. Si l'on ne tient compte que de la population de 15 ans et plus, c'est une hausse de 11 à 16 litres.

(Au Québec, la consommation est plus élevée, soit 17 litres par habitant ou 20 par consommateur de 15 ans et plus.)

La consommation de bière au Canada par contre reste stable, soit une faible hausse de 1 litre en dix ans, qui la porte à 69 litres par habitant.

Le thé de son côté est de plus en plus populaire. On en consommait 62 litres il y a dix ans, c'est maintenant 93 litres de cette boisson qu'on ingurgite par année.

Le café n'a pas connu une si forte hausse, mais reste toujours très populaire : 95 litres  en 1998 contre 102 aujourd'hui.

Le jus d'orange passe de 13 à 12.
Le jus de pomme est stable à 7 litres.
Les breuvages alcoolisés passent de 5 à 6 litres.

Le jus de raisin se maintient autour de 4 litres.
Le jus de tomate est stable à 1,25 litre.

Le jus d'ananas, lui, est en hausse de .6 à 1 litre.
Le jus de pamplemousse est en baisse de .7 à .4 litre.
Finalement, le jus de citron voit sa consommation doublée de .3 litre à .6 litre.

  Sources : Offre et utilisation des BOISSONS et de JUS - Canada. Statistiques sur les aliments au Canada 2009. Statistique Canada.

60 % du vin ontarien est mélangé avec du vin étranger

Les autorités ontariennes veulent limiter la vente de vin peu cher et encourager celle des vins faits à 100 % de raisins cultivés en Ontario.

À cet effet, les vins dits Cellared in Canada vendu dans les 300 magasins appartenant à des compagnies vinicoles seront frappés d'une nouvelle taxe de 10 %. Plusieurs de ces vins se vendent si peu que 8 $.

Les 12 millions de dollars ainsi récoltés serviront à aider les petites entreprises dites boutique wineries.

Cellared in Canada

Les Ontariens sont très friands de ces vins à bas prix qui se vendent souvent en grands formats. Des vins étiquetés maintenant Cellared in Canada, (assemblé au Canada), contiennent en fait 70 % de vin étranger et seulement 30 % de vin ontarien.

Ces vins proviendraient surtout du Chili, de l'Australie et de l'Afrique du Sud (Hansard Parlement Canada).

De 60 à 70 % des Ontariens achètent des vins de moins de 10 $.

Le vin acheté en vrac sur le marché mondial actuellement en surproduction coûte souvent autour de 1 dollar le litre, transport compris. Mélangé avec un peu de vin ontarien à 2 dollars le litre, il permet ainsi aux gros fabricants, tel Vincor, de mettre sur le marché des bouteilles à très bas prix.

Goût distinctif ontarien

«La grande différence de prix est due au fait que les pays chauds ont une productivité deux fois plus grande que dans les climats froids comme l'Ontario, où les raisins contiennent moins de sucre et plus d'acidité. Ce qui donne au vin canadien un goût distinctif,» écrit Martin Mittelstaedt dans le Globe and Mail de Toronto.

Le ministère de l'Agriculture de l'Ontario veut encourager la vente de vins étiquetés Vintners Quality Alliance, une appellation canadienne recouvrant les vins 100 % raisins de la province.

Les autorités invoquent des raisons de protection de l'environnement pour encourager le 100 % local.

Pas toujours meilleur, mais toujours plus cher

Ce label VQA ne garantit pas que le vin est meilleur ou même qu'il a meilleur goût que celui fait de mélanges, mais seulement qu'il est fait avec des raisins récoltés dans la province.

Les VQA se vendent, selon le Globe and Mail en moyenne 14 $. Le journal ajoute que leurs ventes ont augmenté de 17 % l'an dernier.

Le marché ontarien du vin est dominé par quatre grosses entreprises, dont Vincor qui appartient à l'internationale Constellation.

Les petits producteurs entre les deux

«En raison des changements fiscaux et de la future perte financière, plusieurs grands établissements vinicoles disent ne pas pouvoir renouveler leurs contrats d'achat auprès de petits producteurs,» lit-on dans un journal local du sud de l'Ontario, le Standard de St-Catharines. Andrew Peller Ltd (Hillebrand, Trius, Calona) dit qu'il réduira ses achats de raisin de 15 % auprès des petits producteurs de l'Ontario.

Les dirigeants des grosses entreprises s'opposent à cette nouvelle taxe, d'autant plus que ces nouveaux fonds serviront à aider leurs concurrents : les moyens et petites vignerons. «Çe n'est pas raisonnable de taxer une vinerie pour donner aux autres,» écrit Vincor à ses producteurs qui lui vendent des raisins ou du vin.

Ce n'est pas le point de vue des petits producteurs comme Donna Lailey, de Lailey Vineyard à Niagara-on-the-lake qui dit que si la production agricole n'est pas plus profitable, on finira par construire des maisons sur ces terres.

Cette affaire renvoie dos à dos les grosses entreprises viticoles, les 100 boutiques wineries (caves de vinification) et les viticulteurs qui vendent leurs raisins ou leur vin en vrac.

  Sources :
New tax on cheap wine puts Ontario vintners in a sour mood, Globe and Mail
Champion needed for wine and grape industry, Niagara Falls Review
Large wineries continue fight against tax, Standard Ste Catharines
 

Des baisses de prix

Les prix de quelques vins ont été réduits ce mois-ci.
Pour six d'entre eux, c'est la deuxième réduction en autant de mois.
Voici des vins qui sont ainsi encore plus de bons rapports qualité-prix.


Héritages Ogier, Côtes du Rhône 2007  535849     **1/2     14,55 $  → 14,20
La Vendimia 2008     Espagne     10360317     ***    16,40 $   → 16,20 $
Condesa de Leganca Reserva 1998   Espagne  10758317     ***   16,50 $  → 15,40
  Il ne reste qu'une douzaines de bouteilles dans le réseau.

La Brune, Beaumes de Venise 2008  Rhône  637892  **1/2  16,55 $  → 16,20
 Elle était 16,95 $ en février.

Dom. Haut St-Georges, Corbières 2007  Languedoc  853796   **1/2    16,70 $  → 16,30

La Vespa 2007  Italie  11184976   **1/2     17,20 $  → 16,80 $
   Elle était 17,60 en février.

Château Nénine 2005  Bordeaux   640177     **1/2    17,55 $  → 17,15

La Tota 2007  Italie   978692    ***1/2      24,40 $   → 23,80

Condado de Haza 2006    Espagne  978866   ***1/2     25,30 $   → 24,65
  Il est ainsi 3,30 $ moins cher qu'en Ontario!

Follia, Barolo 2004  Italie  10966845   ***1/2    30,25 $ → 29,05
 Était  32,25  en février.

En blanc
Quinta das Amoras 2008  Portugal  10540537   ***   11,05 $  →  10,80
  Était 11,35 $ en février.

Muscat de Limnos 2008  Grèce   11036914   **   11,45 $ → 10,80

Pfaffenheim pinot gris 2008  Alsace   456244   *** 16,45 $   → 16,10
  Était 16,80 $ en février.

Dom. des Aubuisières, Silex, Vouvray 2008  Loire  858886 ***1/2  17,65 $   → 17,25
   Était 18,10 $ en février.
 

Une hausse
Pinot noir Fonty's Pool  Australie  10947804  **1/2    18,05 $  18,80

L'euro valait 1,69 $ au 2 janvier 2009, mais 1,36 $ au 14 avril 2010; soit une baisse de 24 % (Banque du Canada).

Gérard Basset du Royaume-Uni devient le meilleur sommelier du monde

Gérard Basset gagne le concours du meilleur sommelier du monde.
M. Basset qui est Master of Wine et Master Sommelier représente le Royaume-Uni.
Il est né et a fait ses études en France. C'est la sixième fois qu'il participe à ce concours.

Il a devancé en finale le Français David Biraud et le Suisse Paolo Basso.

Nos deux championnes québécoises Élyse Lambert et Véronique Rivest se sont rendues rendues en demi-finale. Elles sont ainsi parmi les douze meilleurs sommeliers du monde.

Voici le commentaire d'Élyse Lambert, tiré de son blogue. «J’ai bien eu le cœur serré lorsque j’ai appris que mon aventure à ce concours s’interrompait avant de passer en finale. Mais la logique était respectée : Basset, bête de concours qui se présente devant ce jury depuis près de 20 ans, Basso, le Suisse cumule 10 ans de préparation pour cette  compétition internationale et Biraud de France, un théoricien hors-norme. Bref, les 3 B d’Europe accédaient à la dernière étape du concours. L’Histoire de la première femme à passer en finale du concours Meilleur sommelier du monde s’écrirait dans une autre édition. La prochaine… J’espère.»

Véronique Rivest «a remporté le Peter Lehman Wines Shiraz World Sommelier Award, qui venait avec entre autres une bourse considérable de 10 000 euros. C'est plus intéressant que sa position de vice-championne du monde de l'eau de 2007!!! En plus, c’est de bon augure, puisque le dernier à l’avoir remporté, Gérard Basset, est devenu cette année meilleur sommelier du monde. Watch out dans 3 ans au Japon!!!!!! Banzai :-)» (Dominique Maury, conjoint de Véronique, Facebook)

Véronique écrit sur Facebook que «le concours shiraz porte sur le cépage shiraz/syrah dans le monde entier, et comporte une épreuve écrite et une épreuve de dégustation, de même niveau que le Mondial.»

Dernière modification à ce texte : 17 avril

Un vin de pays d'Oc, produit des États-Unis

Est-ce que c'est le scandale du faux pinot qui atteint le Québec?

Il est arrivé il y a quelques jours sur les tablettes du Québec ce vin étiqueté d'une manière fort étrange.

On y lit «BERINGER VIN DE PAYS D'OC PINOT NOIR»

Est-ce que la firme américaine fait du vin en France dans le Languedoc?

Sur la contre-étiquette, par contre, on lit «PRODUIT DES E.-U.»

Donc, un pinot noir, vin de pays d'Oc, produit aux États-Unis!

C'est fort étonnant, en effet!

Qu'est ce que c'est? Est-ce un vin de France ou des États-Unis?

Sur le site Internet de la SAQ, il est écrit :
Pinot noir Beringer Founders' Estate Californie 2007  Pays : États-Unis  Région : Californie 903245  19,95 $
On y voit aussi une photo de la bouteille.

Les 1920 bouteilles ont commencé à être distribuées vers le 24 mars. Elles ont été placées dans la section des vins américains et non dans celle des vins du Languedoc. Puis se rendant compte de l'erreur d'étiquette, la SAQ a ordonné son retrait le 12 avril.

Ce matin, le site Internet de la SAQ indiquait qu'il était toujours disponible en ligne et dans 61 succursales. Toutefois, il peut s'agir dans quelques cas du millésime précédent.

À la SAQ, on nous dit que le vin sera retourné au fournisseur ou détruit à ses frais. Mme Linda Bouchard nous assure que ce vin n'a rien à voir avec le scandale du faux pinot noir du Laguedoc. «Le laboratoire était aux aguets afin d'empêcher l'entrée de ces produits frauduleux. Les gens du laboratoire dégustent les vins afin de s'assurer qu'ils sont conformes à ce que dit l'étiquette.»

La coopérative Sieurs d'Argues a expédié aux États-Unis pendant quelques années du vin en vrac en inscrivant sur les registres qu'il s'agissait de pinot noir du pays d'OC, alors qu'en fait il s'agissait de merlot et de syrah beaucoup moins chers. Il y a eu procès et des dirigeants de la coopérative ont été condamnés à des amendes.

Une employée de la maison Forster, propriétaire de la marque Beringer, nous dit que c'est une erreur d'envoi. Ce produit n'aurait pas dû être expédié au Québec. «Il n'était pas destiné au marché québécois, mais plutôt au marché américain.» Selon la dame, qui n'a pas voulu donner son nom, «aux États-Unis, on a le droit d'indiquer vin de pays d'Oc sous une marque américaine. En effet, sur le site de la maison Beringer, on lit 2007 Beringer Founders' Estate Pinot Noir, Vin de Pays d'Oc, France. L'employée de Forster ajoute que ce vin sera remplacé par le produit qu'on reçoit habituellement, soit un Beringer Pinot Noir, Napa Valley.

On y goûte. Le vin est pâle, il a de beaux arômes de petits fruits et de fumée. Toutefois, en bouche, il est asséchant, il laisse une impression pâteuse. Tout au plus correct.

Compétition pour le titre de meilleur sommelier du monde

C'est commencé ce matin à Santiago du Chili.

Il y a 54 candidats au titre tant convoité de meilleur sommelier du monde.
Deux candidates du Canada sont en lice : Élyse Lambert et Véronique Rivest.

Selon une source bien informée sur place (le conjoint de Véronique), c'est bien parti!
La compétition a commencé à 9 h avec l'examen théorique, «ils ont fait tirer au sort les numéros pour l'ordre de passage aux épreuves pratiques et Véro a le numéro 6 sur 54! Génial car elle n'aura pas d'attente interminable.»

Marci soir, on annoncera les demi-finalistes. Les 12 meilleurs scores des quarts de finale. «Ils iront jusqu’à 15, si c’est serré.»

Ensuite, demi-finales mercredi. Jeudi, à 15 h, ils annoncent les trois qui iront en finale à ce moment-là.

C'est la treizième édition de ce concours depuis 1969. Les champions des derniers concours sont le suédois Andreas Larsson (2007), l'italien Enrico Bernardo (2004) et le français Olivier Poussier (2000).

Millésimes 2008 et 2009 en Languedoc

Préparation des vinsPendant que plusieurs nous parlent des primeurs de Bordeaux, moi je vais vous parler des primeurs du Languedoc.

Premièrement, c'est moins cher, puis on n'est pas obligé de payer d'avance, on en a plus pour son argent et surtout on va les avoir plus vite.

J'ai été invité en mars à participer à une semaine de dégustation de vins du Languedoc des millésimes 2008 et 2009. (Pas de vin du Roussillon.) Ça se déroulait dans deux abbayes près de Narbonne, Fontfroide et Valmagne.

Est-ce que vous avez déjà dégusté des vins qui ont été faits il y a moins de 6 mois? C'est difficile. Ils sont souvent encore rugueux, dégageant quelquefois des odeurs fermentaires, certains ont encore un peu de gaz carbonique.

Vin Québec fête ses 13 ans avec ses 158 000 visiteurs

Vin Québec fête ses 13 ans ces jours-ci.
Espérons que ce sera une année chanceuse.
Le site semble toujours bien utile.

Je ne sais pas combien de lecteurs sont venus sur le site depuis le 14 mars 1997, mais je sais que vous avez été 158 000 personnes à consulter ce site au cours de la dernière année.

L'outil Google Analytics donne en effet «158 240 visiteurs uniques absolus», 353 000 visites du 15 mars 2009 au 15 mars 2010. Chacun de vous consultez en moyenne trois pages par visite. Le nombre de visites quotidiennes varie de 700 à 1500.

5 230 articles ont été consultés 1 097 661 de fois

Les sections les plus visitées, en plus des deux premières pages sont celles des vins de bon rapport Qualité-Prix, l'outil de recherche, la page des grands vins, celle des vins à mettre en cave, les arrivages de la SAQ, les listes d'achats, la sélection des bons vins de 12 à 20 $.

353 659 visites, provenant de 149 pays

La plupart des visiteurs sont bien sûr du Canada à 85 %, puis de la France 9 %, de la Belgique, des États-Unis et de la Suisse.

La majorité des visiteurs, soit 58 %, arrivent ici via un outil de recherche, la plupart des autres (34 %) en tapant directement l'adresse vinquebec.com et près de 7 % sont référés par d'autres sites.

Au total, la recherche a généré 207 750 visites via 68 906 mots clés

Les principaux mots clés tapés dans les moteurs de recherche et menant ici sont : vin quebec, vinquebec, vin québec, vin, saq, amarone, cellier à vin, vins québec, sulfites dans le vin, vin.

Les moteurs de recherche que vous utilisez le plus sont Google à 93 %, Yahoo et Bing à 2 % chacun. Les autres totalisent moins de 1 % chacun.

Mobile

Depuis novembre 2009, il y a de plus en plus de visiteurs qui utilisent iPhone, iPod et BlackBerry.

Utile

Vin Québec c'est tout simple. Ce n'est qu'un outil permettant de mieux s'y retrouver dans la large sélection de 10 000 vins de la Société des Alcools du Québec.

Treize ans c'est le début de l'adolescence. Continuons donc de nous amuser en découvrant de bons vins et en partageant notre passion avec vous.

Merci à tous les collaborateurs et à tous les lecteurs.

La femme est l’avenir de l’homme… du vin !

Par Jacques ORHON

C’est en pensant à Aragon et à cette chanson du regretté Jean Ferrat que j’ai rédigé le titre de cette chronique, pour la bonne raison que ce sont deux femmes qui représenteront le Canada au concours du Meilleur sommelier du monde qui se déroulera pour la première fois en Amérique du Sud.

Cette 13e édition qui aura lieu à Santiago du Chili du 10 au 16 avril va attirer un grand nombre de candidats puisque 50 pays seront en lice. Soutenu par la maison Moët & Chandon, cet événement organisé par L’ASI (Association de la sommellerie internationale) sera clôturé par un dîner de gala après trois jours intenses de tests théoriques difficiles, des épreuves de service, d’harmonie mets et vins et de dégustation.

Présentés officiellement par l’Association canadienne des sommeliers professionnels (l’ACSP a été créée à Sainte-Adèle en 1988) les candidats québécois ont participé aux concours de Paris (1989), Rio de Janeiro (1992), Tokyo (1995), Vienne (1998), Montréal (2000), Athènes (2004) et Rhodes (2007).

Cette fois-ci, non seulement le Canada a droit à deux candidats, mais il s’agit de deux candidates, en l’occurrence deux Québécoises. La première, présentée par l’ACSP, est Véronique Rivest. Quant à Élyse Lambert, elle a été officiellement sélectionnée lorsqu’elle a gagné le Trophée des Amériques, en mai 2009 à Buenos Aires.

Véronique Rivest

Véronique RivestVéronique Rivest est une spécialiste aguerrie. Elle a remporté le Concours du Meilleur Sommelier du Québec en mai 2006 et celui de Meilleur Sommelier du Canada en septembre de la même année.

Elle s’est présentée au Concours du Meilleur Sommelier du Monde à Rhodes (Grèce) en mai 2007, et s’est classée dans le top dix. En juin 2007, elle a remporté le prestigieux concours Wine Woman Awards à Paris et a été nommée Femme du Vin 2007.

Puis en 2009, elle a remporté la deuxième place au Concours du Meilleur Sommelier des Amériques. Chroniqueuse vin à la radio de Radio-Canada (Ottawa/Gatineau) et au journal Le Droit(Ottawa/Gatineau), Véronique s’est d’abord formée en Alsace pendant sept ans.

Elle possède plus de vingt ans d’expérience en restauration, en enseignement et en conseil aux particuliers et aux entreprises. Elle œuvre actuellement en tant que sommelière au restaurant Les Fougères, à Chelsea.

Élyse Lambert

Élyse LambertDepuis ses débuts, Élyse Lambert, qui est aussi porte-parole du Salon des Vins et Spiritueux de Montréal depuis 2008, a occupé plusieurs postes dans des établissements de renom au Québec.

Son parcours l’a menée au restaurant L’Eau à la Bouche, à Sainte-Adèle, et au Manoir Hovey, à North Hatley. De 2005 à 2008, elle joint les rangs du XO, restaurant de l’Hôtel Le St-James à Montréal.

Maintenant, pour avoir le plaisir de la croiser, il faut se déplacer dans le Vieux-Montréal au restaurant Le Local ou elle partage sa passion et ses connaissances du monde vinicole.

Élyse, qui fut lauréate du concours Meilleur Sommelier du Québec 2004, a aussi remporté la 3e position du concours du Meilleur Sommelier du Canada en 2006. Cette qualification lui a permis de participer au concours Meilleur Sommelier des Amériques qui se tenait à Buenos Aires en mai 2009, compétition qu’elle a brillamment remportée.

Véronique, que je rencontre régulièrement dans les dégustations, est une femme simple, conviviale qui n’a de cesse de vouloir partager avec d’autres le plaisir du vin. Quant à Élyse, que j’ai eu le plaisir de former à l’École hôtelière des Laurentides à Sainte-Adèle en 1999, est une fonceuse et une travailleuse acharnée, comme Véronique.

Je serai à leurs côtés à Santiago pendant ces journées cruciales qui seront l’aboutissement d’années de travail et d’abnégation pour se rendre à ce niveau. Je rendrai compte à mon retour des résultats et de leur performance, mais d’ores et déjà, je sais qu’elles ont gagné leur pari, celui de se surpasser.

(Extrait de la chronique de Jacques Orhon publiée dans le numéro du mensuel TRACES du mois d'avril 2010, avec l'aimable autorisation de l'auteur.)

Le vignoble de Canberra, des déceptions et une belle découverte

En mars 2010, j’ai eu l’occasion de visiter quelques vignobles autour de Canberra. La capitale de l’Australie baigne dans un climat du type continental: en été (de novembre à février), les journées sont chaudes (autour de 23 ºC) et plutôt sèches, mais les nuits peuvent être étonnement fraîches.

Les Snowy Mountains, à proximité, contribuent aussi à cette fraîcheur. Le paysage est fait de collines (autour de 500-800 mètres), la végétation est pauvre et s’étale par touffes irrégulières, le paysage évoque la sécheresse — l’irrigation s’impose.

Le vignoble de Canberra compte une trentaine d’entreprises vitivinicoles, de petites tailles, qui produisent essentiellement pour le marché australien, voire local. Bien que de taille modeste, quelques producteurs impressionnent par la magnificence des équipements — je pense notamment à Lerida Estate Wines, où le spectacle des barriques bourguignonnes alignées à la manière militaire ne manque pas de séduire l’œil.

Les principaux cépages cultivés dans le Canberra District sont, en rouge, le shiraz, le merlot, le cabernet sauvignon et le pinot noir et, en blanc, le riesling, le chardonnay et le sauvignon blanc. Pour ce qui est des cépages secondaires, le vignoble accueille des plants de barbera, pinot gris, sémillon, traminer, verdelho et viognier.

Dans un pays où le shiraz fait partie de l’identité nationale (je blague à peine…), cultiver d’autres cépages relève au mieux de la hardiesse, au pire de la folie. Pourtant, l’industrie vitivinicole australienne se porte très mal, en raison d’une surproduction, certes, mais aussi parce que le marché mondial se réoriente : les vins de climat frais, rafraîchissant et clinquant, plaisent de plus en plus. C’est pour cette raison qu’en dépit de quelques déceptions, je reste convaincu que l’avenir peut sourire à la région de Canberra. Toutefois, il faudra améliorer le produit.

J’ai d’abord dégusté des pinots noirs, parce que c’est ce qui me plaît. Je n’ai pas poursuivi mon exploration au-delà du quatrième échantillon, une acidité nerveuse qu’un fruité trop peu affirmé ne pouvait redresser ayant raison de ma passion. En revanche, un trait m’a plu de ces pinots: un nez d’anis et d’eucalyptus très affirmé, peut-être même trop car occupant l’essentiel de l’espace aromatique.

La curiosité étant un prérequis aux découvertes, j’ai dégusté un barbera, un traminer, un verdelho, pour conclure que la quête du savoir passait aussi par des déceptions : aucun des vins dégustés issus de ces cépages n’a généré chez moi le sentiment d’aller au-delà de l’ordinaire, à plus forte raison au regard de leur prix ($20 pour un barbera exhalant la banane beaujolaise…).

Néanmoins, un producteur m’a fait très forte impression: Helm Wines, situé à Murrumbateman dans le secteur ouest du vignoble de Canberra. C’est le seul riesling que j’ai bu au cours de mon séjour au pays des kangourous à ne pas m’avoir fait regretter leurs vis-à-vis allemands. Il faut dire que Ken Helm est d’origine germanique et que ses rieslings ont remporté les plus nobles honneurs au 2010 Royal Sydney Wine Show (voir www.helmwines.com.au). J’ai dégusté le Premium Riesling 2009 et le Riesling Classic Dry 2008.

Dans l’un et l’autre cas, les vins étaient brillants voire cristallins, vifs et ils offraient des arômes d’agrumes et de pommes vertes avec, et c’est là le plus important pour moi, cette pointe de pétrole si agréable à l’olfaction. Le Premium était moins expressif que son aîné, le Classic Dry, les années devant remédier à cette réserve. J’ai pris une bouteille, que j’espère ne retrouver dans mon cellier que dans une décennie.

Pour en savoir davantage :
Australian Government (Australian Wine and Brandy Company), à www.wineaustralia.com (page consultée en mars 2010).
Canberra District Wine Region, à www.canberrawines.com.au (page consultée en mars 2010)

Collaboration spéciale
Manon Tremblay
Professeure titulaire
École d'études politiques
Université d'Ottawa

Diminution des exportations et de la consommation mondiale de vin

Les échanges internationaux de vins connaissent leur plus importante baisse depuis 2000.

De plus, la consommation mondiale de vin, affectée par la crise économique, poursuit sa décroissance en 2009. Cependant, la production mondiale de vin reste presque similaire à celle de 2008.

C'est de que révèle les chiffres publiés aujourd'hui par l'Organisation internationale du vin et de la vigne (OIV).

La consommation mondiale de vin a baissé de 6,8 millions d'hectolitres, soit 850 millions de bouteilles en un an.

Pire, les échanges mondiaux de vin ont connu une chute de 3,6 %, soit près de 11 milliards de bouteilles de moins.

Les plus touchés par la baisse des exportations sont l’Argentine, les États-Unis, l’Espagne et la France.

Par contre, l'Italie a réussi malgré la crise à hausser ses exportations de 223 millions de bouteilles. Ce pays maintient ainsi sa position de premier exportateur mondial.

Le Chili et l'Australie ont aussi augmenté leurs ventes, surtout de vin en vrac, dans les deux cas à des niveaux records.

Trois bouteilles et demie sur dix sont toujours consommées en dehors de pays de production, nous dit l'OIV.

La surface cultivée en Europe a diminué de 2,5 %, suite aux campagnes d'arrachage et de conversion. En cinq ans, c'est l'Espagne qui a le plus réduit ses surfaces cultivées, soit -5,2 %.

Pendant ce temps, la Nouvelle-Zélande a accru son vignoble de 33 %, la Russie de 17 %, le Brésil de 10 % et la Chine de 6,5 %.

La production de vin

La baisse de production a surtout été notable en Espagne (- 9%) et en Allemagne (-8 %). «En revanche, la France réalise la plus importante augmentation en matière de production vinicole en 2009.»

L'Autriche a vu sa production de vin diminuer de 21 % l'an dernier, le Brésil de 19 % et l'Argentine de 17 %.

Les hausses de productions le plus fortes ont été enregistrées en Bulgarie (23 %) et au Chili (13 %). «On notera par ailleurs que le récent tremblement de terre au Chili n’a pas compromis la vendange 2010, mais a provoqué des pertes de stocks évaluées à près d’1,25 Miohl !»

C'est stable en Suisse et en Nouvelle-Zélande.

La consommation

Les Espagnols ont consommé 11 % moins de vin l'an denier. C'est une baisse de 17 % sur cinq ans. En Grèce c'est - 9 %, et -19 % sur cinq ans. L'Italie et le Royaume-Uni consomment 6 % moins.

Même les Français boivent moins de vin, soit - 3 % l'an dernier, et presque -11 % depuis 2005.

Les parts de marché mondial s'établissent ainsi en 2009 : Italie (22 %), Espagne (17 %), France (15 %), Amérique du Sud (11%) et Océanie (10 %).

BU, très buvable

Il y a deux ans, j'ai écrit un article sur ce bar à vin de la rue Saint-Laurent à Montréal que j'avais intitulé, Bu ou imBUvable.

En octobre 2007, on m'y avait servi des vins que j'avais trouvés de piètre qualité. Quatre des cinq vins étaient très acides et le dernier contenait une bonne quantité de brettanomyces.

J'y suis retourné vendredi avec quelques amis au sortir du Salon des vins.
J'ai commandé la sélection de vins blancs à 25 $ qui consiste en trois verres de vin de 60 ml.

Deux des trois sont de producteurs réputés, Maligny et Bott Geyl, le troisième d'un producteur qui m'est inconnu. Les trois vins étaient cette fois très bons, même le bourgogne qui semblait légèrement oxydé, mais qui avait tout de même un beau fruité.

Un ami a choisi la sélection la moins cher des vins blancs et s'est dit très satisfait, un autre a été impressionné par la qualité des trois vins rouges qu'il a dégustés.

Il y a eu aussi une forte amélioration de la qualité du pain, fort délicieux. De plus, l'huile d'olive est très fine et servie à volonté.

Les plats étaient très bons, les bruschettas délicieuses, le poisson était par contre vraiment trop poivré.

Le service y est de grande qualité, souriant et avenant, et les jeunes dames peuvent nous décrire assez bien leurs vins.

Donc, un bar à vin bien fréquentable, Chez Bu, bar à vin situé au 5245 rue Saint-Laurent, à Montréal. www.bu-mtl.com

Salon des vins de Montréal, un salon des importations privées

De belles rencontres et de belles découvertes au Salon des vins de Montréal!

Un grand nombre de producteurs bien sympathiques et enthousiastes à partager leurs vins.

De belles découvertes, des vins de plusieurs régions. La plupart des vins qu'on nous a présentés étaient des importations privées, je dirais de 75 à 80 %.

J'ai vu une dame qui faisait le tour d'un très grand stand demandant à déguster des vins disponibles à la SAQ, et se faire répondre : non, nous n'en avons pas; ou dans quelques cas, un ou deux vins sur une dizaine.

Parmi les très belles découvertes, un pinot noir Campo Romano du Piémont et une Barbera-d'Alba Costa Bruna de Tino Colla, de la Poderi Colla. Un monsieur fort sympathique, très généreux qui faisait goûter ses vins avec un plaisir apparent.

Du côté des mousseux, de beaux champagnes de la maison Devaux, en particulier La Cuvée Collection D (IP) et leur entrée de gamme, Devaux Blanc noir Brut Champagne, très accessible à 51 $ et lui disponible à la SAQ. Des champagnes non agressifs et bien équilibrés.

Les vins de Garofoli, en blanc et en rouge. De nombreux vins du Portugal, là aussi en rouge et de beaux blancs. On ne voit pas suffisamment de blancs du Portugal. On semble pourtant y faire de bons blancs. Le Portugal, un pays très prometteur et à surveiller. C'est probablement de là que nous proviendrons les bons rapports qualité-prix des prochaines années.

Une rareté, La Vigne de ma Mère, un superbe blanc de la maison Gourgazaud. Il est difficile de faire du bon vin blanc me dit-on en Languedoc. Il y fait très chaud. La fenêtre des récoltes est très petite. Si on cueille trop tard nous dit la représentante de la maison Gourgazaud, les raisins manqueront d'acidité et le vin ne sera pas très bon. Mais je constate que lorsqu'on réussit à faire du blanc, il peut être très bon.  De la même maison la cuvée Quintus, du corpulent costaud.

Plus délicat, comme ce chardonnay du Domaine du Château de Val de Mercy. Très original comme le Bastardo du Portugal. Un cousin du trousseau du Jura.

De beaux vins d'Alsace présentée par le jeune Paul Rieflé du Domaine Rieflé. De la classe, pas trop de sucre. De toute manière, il y a une échelle indiquant le taux de sucre sur la contre-étiquette des vins de cette maison. Un très bon service à rendre aux consommateurs et qui devrait être suivi par toutes les maisons d'Alsace et d'Allemagne.

Des vins étranges aussi, comme ce sangiovese français dénommé Yo du Domaine de Gournier. Un vin bien rude.

Pour finir en beauté

Ils étaient quatre au même stand, côte à côte, très accueillants, Bérénice Lurton du Château Climens, Laure Planty du Château Guiraud, Aline Baly du Château Coutet et Pierre Montégut du Château Suduiraut. Des sauternes et barsac 2005 et 2006 absolument superbes.

Des producteurs généreux je vous ai dit. On me rapporte même que certains d'entre eux se sont faits réprimandés par leurs agents pour ne pas avoir réclamé de coupons. Et une productrice de répondre : «je suis habitué à faire goûter mon vin, pas à recueillir des coupons.»

Un très beau salon!

Le vrai concurrent de la France

Le monde du vin de France se plaint souvent de la concurrence des pays étrangers qui envahissent les marchés longtemps dominés par les vins français.

Les vignerons et marchands de vin de l'hexagone craignent la concurrence de l'Australie, du Chili et de l'Afrique du Sud. Ils pestent contre ces vins dits industriels qui leur feraient une concurrence déloyale. Ces Châteaux Mc World, ces wineries qui mettent en péril le chef-d'oeuvre du vin français, comme le dit Alexandre Rougé dans son dernier livre.

Mais le vrai concurrent des producteurs de vin de France n'est pas si loin d'eux. Il est même tout proche. C'est l'Italie.

Il y a bien sûr des modes temporaires qui font que les consommateurs du Québec, des États-Unis et du Royaume-Uni essaient des vins de nouvelles provenances. Toutefois ça ne dure que quelques saisons.

Ce fut le Chili, puis l'Argentine, puis l'Australie. La mode des vins australiens passe comme les précédentes. Elle sera peut-être remplacée par celle des vins d'Afrique-du-Sud ou plus tard des pays de l'Est.

Qualité et prix

Pendant ce temps, il y en a qui travaillent fort et patiemment. Des producteurs qui améliorent constamment la qualité de leurs vins, ce sont les Italiens.

Surtout, ils maintiennent les prix à un niveau raisonnable. Dans d'autres régions du monde, en France en particulier, à Bordeaux et en Languedoc, on améliore la qualité, mais on a tendance à hausser fortement les prix. On bloque ainsi sa croissance. On atteint vite un plafond.

Cette concurrence de l'Italie, on la sent très bien ces jours-ci en Angleterre. Les parts de marché des vins italiens viennent d'y dépasser les 17 %, s'approchant de l'Australie qui a 20 %. La revue Decanter prévoit même que l'Italie dépassera l'Australie sur le marché britannique d'ici douze mois.

Ceci au niveau des volumes de vin, par contre en valeur l'Italie dépasse déjà de beaucoup l'Australie sur ce marché, avec des hausses de ventes de 32 % en un an.

Au Québec, le concurrent de la France est aussi l'Italie. Sur dix bouteilles, nous en achetons trois de France, deux d'Italie et une d'Argentine. (août 2009)

Sur une liste de 17 vins rouges de 13 à 40 $ représentant un très bon rapport qualité-prix que j'ai établie la semaine dernière, l'Italie et la France en ont chacun 5. En blanc, par contre, la France est encore en avant. Les prix des vins blancs augmentent moins vite que ceux des rouges.

Surprenants Pézenas

Vous connaissez les vins de Pézenas?

Probablement pas. C'est une toute nouvelle dénomination datant d'avril 2007. Pézenas, AOC Languedoc.

Il n'y a que 46 caves particulières en plus de 10 coopératives.

La plupart des vins, 55 000 hl, sont commercialisés en AOC Languedoc, mais seulement 5 000 hl en AOC Languedoc-Pézenas.

Lors d'une semaine de dégustation dans le Languedoc, j'ai été particulièrement impressionné par les vins provenant de cette zone triangulaire de Pézenas situé entre Montpelier et Narbonne.

Ne cherchez pas de vins de cette appellation à la SAQ. Il n'y en a pas encore. Mais il devrait.

Pézenas est la ville de Molière. Les vins ressemblent peut-être un peu à Dom Juan, Tartuffe ou encore à la Contesse d'Escarbagnas.

Seuls les rouges ont droit à l'appellation. Les règles d'encépagements sont assez strictes et peuvent nous sembler un peu byzantines. (Voir plus bas)

Seulement cinq producteurs ont présenté leurs vins lors de l'opération Millésime Languedoc 2009.
Mes préférés ont été les vins du Domaine Pech Rome surtout pour son Opulens 2009 qui serait à 70 % mourvèdre (8 €), ainsi que l'Aurel du Domaine des Aurelles le 2008 (60 % mourvèdre), ferme et ample; le 2009 (40 % mourvèdre) est massif, très fruité, éclatant et très long, 25  €.

J'ai bien aimé le Fine Amor 2008 et 2009 (10 €) du Domaine Lacroix-Vanel et le Carbonifère 2009 du Domaine Le Conte de Floris à 15  €. Les vins de ces deux producteurs sont bio. L'auteur Pascal Patron nous dit que la croissance du bio a été phénoménale en Languedoc au cours des deux dernières années. Il en parlera probablement dans la deuxième édition de son livre qui sortira sous peu.

Les règles d'assemblages des vins de Pézenas

«Les vins rouges doivent provenir des cinq cépages suivants : grenache, mourvèdre, syrah, carignan, cinsaut. Ils doivent obligatoirement être assemblés avec des raisins ou des vins issus de deux au moins de ces cépages.
La proportion de l'ensemble des trois cépages grenache, mourvèdre et syrah ne peut être inférieure à 70 % de l'encépagement. La proportion de chacun des trois cépages grenache, mourvèdre, syrah ne peut être supérieure à 75 % de l'encépagement.
La proportion des cépages mourvèdre et syrah, ensemble ou séparément, ne peut être inférieure à 20 % de l'encépagement. Si l'encépagement comporte le cépage carignan, la proportion du cépage grenache ne peut être inférieure à 20 % de l'encépagement.»

Le cépage mourvèdre pourtant réputé difficile à cultiver semble donner à Pézenas de très beaux résultats.

Pour en savoir plus sur les vins de Pézenas : www.pezenasenlanguedoc.com

Pesticides présents dans la bouteille plus de 20 ans

Revue du vin de France, mars 2010La Revue du vin de France pose la question : les pesticides sont-ils solubles dans le temps?
Le magazine a fait mener des analyses sur 12 vins des millésimes 1997 à 1974.

La réponse : les molécules de synthèse ont la vie très longue.
Clofentezine, fluzilazole, hexaconazole, iprodion et autres sont encore présents dans des vins de Bordeaux et de Bourgogne après plusieurs dizaines d'années.

Le Sociando-Mallet 1994 contient encore de la bifenthrine, un insecticide, et de l'iprodion, un fongicide. «C'est que les quantités utilisées étaient trop importantes ou que la pulvérisation était trop proche de la date de vendanges», dit Pascal Chatonnet, du laboratoire d'analyse Excell.

L'iprodion a été trouvé dans un bourgogne de plus de 30 ans. On doit donc s'interroger sur les effets de l'accumulation de ces produits dans l'organisme humain, disent les chercheurs.

Selon le professeur Dominique Belpomme, ce n'est pas la dose ingérée, mais la fréquence d'accumulation qui est dangereuse pour l'homme.

L'industrie ne cesse d'inventer de nouvelles molécules pour tuer les insectes et les champignons. En 1974, il y avait 48 molécules chimiques utilisées dans la viticulture de France. Ce nombre avait doublé en 1986. On a atteint le summum en 2000 avec 130 molécules. Puis aujourd'hui, on en utilise 106. Chaque fois que les autorités interdisent une molécule, l'industrie en invente une autre.

L'an prochain, plusieurs de ces substances seront toutefois interdites en Europe dont le tenace iprodion.

La RVF nous apprend que les interprofessions viticoles françaises ont lancé en 2009 une vaste et discrète enquête sur l'utilisation des produits phytosanitaires. Six laboratoires ont analysé des milliers de vins. Les régions de Bordeaux et de Champagne – grandes utilisatrices de ces produits – s'opposeraient à la publication des résultats.

Finalement, une bonne nouvelle : le vin blanc contiendrait moins de ces produits de la mort parce que le jus reste moins longtemps en contact avec les peaux où sont fixés les pesticides.

Sources :
  Pesticides sont-ils solubles dans le temps? Revue du vin de France, mars 2010
  Pesticide Properties Database
 

Le Jugement de Sète : un duel Boutenac - La Livinière

Lors de la semaine Millésime Languedoc 2009, les producteurs de deux appellations de cette grande région ont organisé un petit duel, une compétition fort originale entre des vins de Minervois La Livinière et de Corbières-Boutenac.

La première appellation a déjà une certaine réputation de qualité. Elle est en AOC depuis 1999, la deuxième depuis 2005 seulement.

Parmi les 18 producteurs et des 4 coopératives de la première et des 34 producteurs et la cave coopérative de la deuxième, les organisateurs (des vignerons) ont sélectionné 14 vins.

Je vous conte comment cela s'est passé. Ça s'est fait sous la forme d'éliminatoires, comme dans les compétitions sportives. Un système qui est possiblement supérieur au concours standard où chacun goûte les vins une seule fois et leur donne une note. Il serait intéressant de vérifier cela.

Des éliminatoires

Alors voici: les 14 vins sont groupés par paires. On devine qu'il y a dans chacune un Boutenac et un La Livinière. Les 24 journalistes (européens et quelques Canadiens) sont groupés par équipe de 3.

Chaque équipe déguste à l'aveugle une paire, par exemple les bouteilles 1 et 1 bis. Il faut qu'il y ait consensus ou vote. La bouteille perdante est retirée. La bouteille gagnante et placée en paire avec une autre bouteille gagnante d'une autre équipe, disons la 1 bis contre la 4.

Cette fois les équipes sont fusionnées à 6 dégustateurs. Puis le même manège est répété: la bouteille perdante est retirée dans chaque équipe. La demi-finale se fait avec deux équipes de douze juges, puis les deux derniers vins sont jugés par l'ensemble des participants.

Les deux gagnants ont été des vins qui portaient des numéros bis, des Boutenacs.

Fraises et framboises

Il m'a semblé que ces Boutenacs avaient une texture plus granuleuse et plus fruitée que les vins de La Livinières, plus framboise que fraise. De leur côté, les La Livinière avaient une texture plus serrée plus réservée, plus pour la garde peut-être. Mon préféré a été un La Livinière : le Château Faîteau La Livinière 2007.

Il est possible que la même expérience refaite le lendemain aurait donné des résultats différents.

L'exercice a été intéressant. Chacun des vins gagnants à chaque étape a été dégusté plusieurs fois, c'est peut-être plus sérieux que les concours habituels où chaque vin n'est dégusté qu'une fois.

C'est donc une expérience à développer et à répéter.

Les cépages et sols des Corbières Boutenac

Carignan, grenache, syrah, mourvèdre. Le carignan représente entre 30% et 50% de l'encépagement. La syrah ne peut dépasser 30% de l'encépagement de la totalité des parcelles produisant le vin de l'appellation. Sur des sols calcaires compacts et de marnes calcaires. Sur les coteaux dominent marnes gréseuses et grès.

Les cépages et sols des Minervois La Livinière

Syrah, mourvèdre et grenache doivent représenter au minimum 60% de l’encépagement (dont 40% minimum de syrah ou de mourvèdre), avec un complément possible par le carignan, cinsault, terret, piquepoul et aspiran. Sur des sols d'origine secondaire (affleurements de calcaire dolomitiques et grès) et d'origine tertiaire (variétés de molasses).

Seulement deux vins de l'appellation Boutenac sont disponibles actuellement à la SAQ et cinq vins de La Livinière. Le vin le plus connu ici de cette dernière dénomination est le Gourgazaud.

Pour en savoir plus sur les vins Minervois La Livinère : www.languedoc-wines.com/aoc_liviniere.asp
sur les Corbières-Boutenac www.languedoc-wines.com/aoc_boutenac.asp

Les journalistes de la SAQ

Des personnes qui veulent percer dans le milieu du journalisme du vin me disent avoir écrit à des médias pour leur proposer des textes et se sont fait répondre : «Non merci, la SAQ nous fournit les textes gratuitement.»

Une rapide recherche sur le web permet en effet de trouver de ces textes sur le vin. Ils sont aussi retranscrits sur des sites de producteurs et de commerce de vin. Est-ce qu'il y a une Agence de presse SAQ?

L'autre jour, j'écoute sur Internet une chronique radio sur le vin où le chroniqueur vin nous parle d'une région viticole de France. À la fin du reportage, les animateurs disent «on aurait voulu vous recommander un vin français, mais la SAQ est en spécial sur les vins italiens cette semaine.» Puis, un des deux animateurs fait un commentaire élogieux sur un vin d'Italie, et il ajoute, «allez à la SAQ, il est sur la table en entrant.»

Ils sont une vingtaine à la SAQ à faire ce travail pour 30 médias régionaux, journaux et radio.

La SAQ nous dit que ça se fait depuis plus de 10 ans et que la société d'État ne sollicite pas les médias. «On est solicité par les médias», nous dit la porte-parole de la société d'État, Linda Bouchard.

Le choix des vins est quelquefois à la discrétion des «chroniqueurs» ou selon les promotions de la SAQ. «On veut informer et accroître la connaissance des produits», ajoute Mme Bouchard.

Le travail de cette équipe est coordonné par le service appelé Les Connaisseurs de la SAQ qui gère aussi les cours offerts dans plusieurs régions.

Les femmes qui consomment du vin engraissent moins

CBS HealthwatchLes femmes de plus de 40 ans qui consomment deux verres de vin par jour engraissent moins que celles qui ne boivent pas!

C'est la conclusion à laquelle en arrive une vaste étude américaine menée par des chercheurs de l'université Harvard et du Brigham and Women's Hospital à Boston.

L'hypothèse de départ des chercheurs était plutôt le contraire. Ils supposaient que le vin pourtant calorifique entraînerait un accroissement du poids. En effet, un verre de vin de 150 ml contient en moyenne 130 calories.

Mais non, le risque de surpoids est diminué chez celles qui boivent un peu.

Les chercheurs ont utilisé les données d'une cohorte de 19 000 Américaines de 39 ans et plus, sur une période de 13 ans. Ils ont constaté que les femmes qui prennent d'un demi à un verre de vin par jour ont 24 % moins de risques de prendre du poids, et celles qui prennent deux verres de vin quotidiennement ont 30 % moins de risque d'embonpoint.

Un verre de vin considéré comme standard aux États-Unis contient 150 ml.

Cet effet serait en gros le même pour tous les types d'alcool, bières, spiritueux et vins blancs. Toutefois le vin rouge serait un peu plus efficace pour résister à la prise de poids.

En somme, ils ont constaté que les femmes qui ne boivent pas d'alcool prennent en moyenne 3,6 kilos en 13 ans, contre 1,5 pour celles qui consomment quelques verres par jour.

Pourquoi?

Les femmes qui prennent du vin auraient tendance à consommer moins de nourriture, notamment moins de sucre. Il y aurait là un phénomène de substitution. De plus, chez elles, l'alcool accélèrerait le sentiment de satiété.

Les résultats de cette étude ont été rapportés amplement par les médias américains, particulièrement dans les émissions de télévision destinées aux femmes, voir ici à ABC et à CBS.

Le Languedoc sous la neige

Plus de 30 centimètres de neige dans le vignoble du Languedoc!

Telle est la surprise qui nous attendait à notre descente d'avion le lundi 8 mars à Montpelier pour l'Opération Millésime 2009.

Les vignes enneigées, les oliviers qui ploient sous la neige mouillée, les routes bloquées, les longs bouchons. Les vignerons nous disent qu'ils n'ont pas vu tant de neige depuis 30 ans.

Il fait moins 2. Pas de pneus à neige, peu de déneigeuses dans ce pays où l'on déjeunait (dînait) en terrasse la semaine précédente.

On quitte un Québec presque sur l'herbe pour arriver dans la garrigue toute blanche.

Mais qu'importe, on nous dit que ce sera très bon pour la vigne. «La neige c'est une bénédiction pour la vigne. Elle apporte une bonne réserve d'eau, mais surtout de l'azote dont profiteront les racines», nous dit Jean Pierre Thène, directeur du syndicat des AOC Corbières.

De la neige, de l'eau on en a grandement besoin dans ce Sud de la France qui est justement en déficit hydrique depuis quelques années. Il y a tellement peu d'eau dans le sol que l'an dernier des pieds de vigne n'ont pas produit un seul grain de raisin nous dit Frantz Vènes du domaine Massamier La Mignarde de l'appellation Minervois La Livinière.

Nous étions sur place à l'abbaye de Fontfroide (Narbonne) et à celle de Valmagne, près de Sète pour déguster des vins du millésime 2009. Des centaines de vins de presque toutes les appellations du Languedoc. Plusieurs de ces vins étaient aussi accompagnés de leur frère ainé du millésime précédent.

Il est difficile de juger des vins rouges qui ne sont pas encore prêts. Les 2008 par contre sont pour plusieurs fruités, parfois épicés, quelquefois éclatants et souvent bien agréables. Certains blancs nous ont bien plus. Mais il y a peu de blancs dans cette région trop chaude.

Marc André GagnonNous avons dégusté dans des décors merveilleux, dans les murs d'abbayes magnifiques, sous des conditions toutefois un peu difficiles. Pas seulement pour le dégustateur. Il lui suffisait de se couvrir le chef afin de se mieux concentrer, mais surtout pour les vins, les rouges, qui paraissaient plus tanniques qu'il ne le sont sûrement en réalité.

J'y ai dégusté des vins surprenants, certains de coins de pays peu connus ici comme Pézenas, d'autres de régions plus tels Corbières, Minervois et Saint-Chinian.

La trentaine de journalistes présents a participé à une compétition rapide entre des vins de Minervois La Livinière et de Corbières-Boutenac. Deux vins de cette dernière appellation sont arrivés premiers.

Languedoc est une vaste région. On y fait énormément de vin. On veut y hausser la qualité du produit. Il y a eu de gros progrès qualitatifs depuis les dernières années. On l'a constaté sur place. On a découvert des vins très bons. De nombreux producteurs se sont regroupés sous des appellations plus précises, plus exigeantes. Et on veut aller plus loin.

Le président du comité interprofessionnel des vins du Languedoc, Frédéric Jeanjean veut mettre en place un système de crus, une hiérarchie des crus. Les grands vins seraient goûtés et agréés chaque année afin d'établir une hiérarchie des meilleurs. Ce système des grands crus serait aussi ouvert aux vins de la catégorie IGP (Indication Géographique Protégée), anciennement vins de pays.

Il faut dire ici que ce propos ne nous a pas étonnés. Des grands crus en vin de pays! Oui, nous avons goûté sur place des vins de pays bien meilleurs que plusieurs vins d'appellation AOP (Appellation d'origine protégée, anciennement AOC).

Je vous ferai part dans les prochains jours de mes commentaires sur des vins du Languedoc des millésimes 2008 et 2009, sur des appellations à surveiller, des producteurs qui ressortent du lot, des surprises, etc.

En attendant, consultez la section des vins du Languedoc...

Les consommateurs français de vin préfèrent Internet à la presse écrite

Les Français utilisent deux fois plus Internet que la presse écrite pour préparer leurs achats de vin!

C'est ce que révèle un sondage fait en ligne par le groupe conseils en marketing Sowine.

«Internet devance les guides d’achat ou la presse écrite magazine comme source d’information privilégiée pour préparer un achat de vin.»

«En plus des sites web des producteurs, les blogs et forums s’imposent comme des sources d’informations auxquelles les consommateurs accordent une confiance prépondérante. 45% de ces lecteurs et utilisateurs fréquentent spécifiquement les blogs et forums traitant de vin et de gastronomie : 87% ont une confiance marquée dans l’information qu’ils y trouvent.» (Drinks Media Wire)

D'après des chiffres obtenus par le bloguiste Jim Budd, les consommateurs accordent leurs préférences à Internet (14 %) aux guides de vin (8 %), aux magazines spécialisés (4 %) et 2 % aux magazines généraux. On ne mentionne pas les journaux!

Toutefois, les amis (57 %) ainsi que les marchands de vin (41 %) restent les conseillers préférés des consommateurs français. Les sommeliers et restaurateurs suivent avec 20 % et les producteurs 16 %.

Enfin, 16 % de consommateurs disent demander l'avis d'aucune personne avant de procéder à un achat.

Le panier d'achats sur le web serait quatre fois plus élevé que celui en magasin. Toutefois, 60 % des consommateurs disent préparer leurs achats sur le web et vont acheter en magasin.

Le sondage a été fait auprès de 1003 personnes «représentatif de la population» interrogées en ligne entre le 22 et 29 janvier.

En France, il y aurait 280 sites spécialisés dans la vente en ligne, selon Challenges.

Carte des millésimes

Carte des millésimesNous avons mis à jour notre carte des millésimes.

Le millésime 2007 a été ajouté.

Nous avons aussi révisé les notes pour le millésime 2005.

Les achats de vin de garde à faire dans le millésime 2007 se retrouvent surtout en Alsace, dans le Rhône méridional (Châteauneuf du pape) et en Italie du nord (Piemond et Toscane).

La carte est du même format qu'une carte de crédit et peut ainsi se glisser facilement dans votre portefeuille.

Elle a été créée en se basant sur les opinions des dégustateurs des sites suivants : Wine Advocate, Decanter, Wine Enthousiast, Wine Spectator et Berry Bros and Rudd.

Fin de la section bio à la SAQ

Après moins d'un an, la section Produits agrobiologiques sera fermée dans les succursales de la SAQ.

L'an dernier, la société d'État avait décidé de regrouper les vins courants identifiés bio dans une section de ses magasins. Ils sont à côté des produits dits écopratiques.

L'expérience ne semble pas avoir été concluante, puisque ces vins bio retourneront sur les tablettes de leurs régions respectives. «Ces produits seront facilement repérables puisqu’ils seront identifiés, comme étant agrobiologiques, en tablette», dit le communiqué de la SAQ.

Il n'y a que 173 produits identifiés issus de culture biologique à la SAQ (129 vins actuellement sur les tablettes). La plupart ne sont toutefois pas dans la section des produits courants, mais plutôt dans celle des produits de spécialité.  En fait, il y aurait  plus de vins bio que ça, mais de nombreux producteurs ne veulent pas l'indiquer sur leurs bouteilles.

Baisses de prix à la SAQ

Alors que les prix des spiritueux augmentent, les prix de certains vins diminuent.
Voici quelques vins de nos sélections des meilleurs rapports qualité-prix, dont les prix ont été réduits.
Les déductions vont de quelques cents à 4,50 $.

Sainte-Croix, Syrah-Merlot 2007  Languedoc   10915239   **1/2 11,25 →  10,95 $
Fruité catalan rouge       Languedoc       11015911          **     13,30 →  12,95 $

Blés 2006                     Espagne          10856427           ***  15,60 →  15,30 $
Prado Rey Ribera del Duero 2007       Espagne    585596    **    16,05  → 15,70 $
La Brune, Beaumes de Venise 2008     Rhône    637892    **1/2  16,95  → 16,55 $

La Vespa 2007                   Italie       11184976       **1/2       17,60   →  17,20 $
Cuvée Aegidiane 2005         Rhône          10678923    **1/2      19,85   →  19,35 $

Ijalba Graciano 2007       Espagne   10360261   ***       20,30 → 19,80 $
Bourgogne, Maison Dieu 2007          719104     ***1/2   23,00 →  22,35 $
Farnito 2004              Italie       963389        ***       29,00 →  28,10 $

Follia, Barolo 2004       Italie       10966845  ***1/2    32,25 →  30,25 $
Le Parvis 2005        Rhône       725747       ****       39,00  →  37,75 $
Poggio Bestiale 2006       Italie   10845091     ****    43,00 →  38,50 $

En blanc
Quinta das Amoras 2008       Portugal       10540537   ***   11,35  → 11,05 $
Furmint Tokaji Château Pajzos 2007           860668    **1/2  13,70  → 13,35 $
Pfaffenheim pinot gris 2008       Alsace       456244    ***    16,80  → 16,45 $
Dom. des Aubuisières, Silex, Vouvray 2008   858886   ***1/2 18,10  → 17,65 $

Onze fois par année, la SAQ révise ses prix si les taux de change varient de plus de 3 %.
De plus, il y a une réduction de 5 cents due à la baisse des tarifs de douane.

BORDEAUX 2006 : des notes, des moyennes, des rangs et des goûts très différents

Une dégustation de vins de Bordeaux du millésime 2006.

S'il est facile de donner des médailles aux athlètes des jeux de Vancouver, il est beaucoup plus difficile de distribuer des médailles aux vins lors d'une compétition.

Voici les résultats d'une dégustation de dix grands crus de bordeaux 2006 faite à l'Académie du vin de l'Outaouais le 24 février 2010.

Lors de cette dégustation, nous avons demandé à chaque participant de classer les vins par ordre de préférence et de leur accorder une note selon le système Parker 90, très utilisé chez les Américains, Australiens et Canadiens anglais et bien connu des amateurs de bordeaux en Amérique.

Des ventes de 2 milliards de dollars à la SAQ

Pendant que la Caisse de dépôt affiche des rendements jugés bien faibles, la Société des alcools du Québec bat des records.

La SAQ annonce des ventes inégalées de deux milliards de dollars dans les 40 premières semaines de son exercice financier. C'est une hausse de 5 % par rapport à l'exercice précédent. Et l'année n'est pas terminée!

Sur ces 2 milliards, il y a un bénéfice net de 729 millions de dollars. C'est une hausse des bénéfices de 7,6 %.

Chaque trimestre, les ventes augmentent de plus de 4 %. Les ventes dans les épiceries ont même augmenté de 10 % en valeur.

Seulement dans le dernier trimestre, les ventes de vin en volume ont augmenté de 4, 4 %, les spiritueux de 1,4 %.

LOUIS ROCHE

«Louis Roche», vous voyez ce nom sur près de 30 vins vendus au Québec.

Ce n'est pas un producteur, c'est une marque de commerce. À l'origine le nom appartenait à une maison de cognac. En 1981, la société française d'exportation Vin Conseil SARL achète la marque dans le but de s'en servir pour exporter des vins d'appellation contrôlée de France, principalement de Bourgogne, Loire, Alsace, Côtes-du-rhône, Bordeaux et du Sud-Ouest.

Le fondateur de Vin Conseil, Jean-Pierre Brunschwig, ingénieur agronome et fils de vigneron en Provence, est très tôt convaincu que des coopératives bien gérées peuvent produire des vins de qualité. Il fonde alors en 1977 une société d'exportation et commence à sélectionner des vins dans plusieurs régions de France. Vin Conseil devient aussi agent représentant en vin au Québec en 1978 pour faire la mise en marché des vins Louis Roche.

Ils n'achètent pas de vin en vrac. Tous les vins sont mis en bouteille sur les lieux de production. «Nous ne nous occupons ni de vins d’appellation transportés en vrac ou transitant par des chais de négociants ni de vins sans appellation.»

L'entreprise fait affaire avec un certain nombre de coopératives et des producteurs indépendants, généralement les mêmes d'une année à l'autre. «Nous travaillons avec nos vignerons depuis maintenant plusieurs années, ce qui nous permet de suivre et d'avoir le contrôle sur la qualité de nos vins année après année. Nous nous obligeons à les visiter régulièrement pour discuter du goût des Québécois afin de choisir des cuves qui respectent l’appellation et le choix de nos consommateurs.»

En 2006, le fondateur prend sa retraite et c'est maintenant trois de ses employés qui prennent la relève sous la direction de Carole Marois.

Leur produit qui est le plus connu ici est probablement la Blanquette de Limoux, Collection Louis Roche, du Domaine de Fourn. C'est le mousseux français le plus vendu au Québec.

La maison a 27 vins en spécialité sur les tablettes de la SAQ en plus de 23 autres en importation privée. Ces derniers sont un peu comme des candidats aux tablettes de la SAQ. Les gens de Vin Conseil espèrent que plusieurs d'entre eux deviendront assez populaires pour être acceptés comme produits vendus directement dans les magasins de la société d'État.

Montagny 1er Cru Louis Roche 2005
Un vin blanc au nez frais et floral.
Belle texture. Des saveurs de fruits blancs, de citron et d'olives vertes.
Bien sec.
Un fruité croquant sur une belle acidité.
Une finale sur de fines saveurs d'amandes, de caramel et de beurre salé.
Succulent.
Le vin est produit par la coopérative Cave de Buxy.
Alc. 13 %. 221242  

Louis Roche Bourgogne Aligoté 2008
Un produit populaire au Québec avec 36 000 bouteilles vendues par année.
Des arômes agréables de fruits jaunes.
Un bel aligoté fruité, fin et frais. Pas complexe, d'une pièce, mais bien fait.
Une finale aux belles saveurs de noisette.
Bouchon de silicone. Alc. 12 %.
 240382 16,25 $ 

Château Crusquet de Lagarcie 2005, Collection Louis Roche
De beaux tanins enveloppants dans ce bordeaux.
Assez ample, un fruité jeune, d'une longueur agréable.
Une finale de chocolat brun. Laisse une belle sensation en bouche.
Moyennement corsé.
Cru bourgeois. Alc. 13.5 %.
Un domaine de 20 ha. Merlot à 70 % et cabernet sauvignon.
Une production de 60 000 bouteilles.
Premières Côtes de Blaye. Louis Roche.
 914051   21,10 $


Les Pouches Saumur rouge 2008, Collection Louis Roche
Des arômes bien nets de cabernet franc, un peu de terre, de betterave et de poivron sur un fruit rouge.
Les mêmes saveurs reviennent en bouche sur une texture assez tannique.
Le vin a du caractère. Assez ferme. Bien bon.
Disponible dans plus de 140 succursales.
 10689681   15,35 $ 

(Voir aussi le commentaire sur le Saumur Champigny 2008)

Donc, une belle sélection de vins de plusieurs régions de France, des vins bien caractéristiques de leur appellation, à prix raisonnables.
Voir aussi d'autres vins de Louis Roche...

L'affaire du faux pinot continue

La coopérative Sieur d'Arques fait appel du jugement qui l'a condamné à 180 000 € pour avoir vendu du faux pinot.

Pendant ce temps, le mystère s'épaissit toujours au sujet des destinataires de ce pinard dont l'équivalent de 18 millions de bouteilles a été acheté. Gallo dit en avoir acheté 20 % pour mettre dans sa Red Bicyclette, Constellation avoue un 10 %, mais où sont donc passés les 12 autres millions de bouteilles.

Ceci sème un doute sur une grande quantité de vin contenant du pinot qui aurait quitté la région de Limoux entre janvier 2006 et mars 2008.

Les pastilles du goût

Pastilles de goût SAQNotre collègue Jean Aubry relance la discussion sur les pastilles de goût qu'utilise la SAQ pour aider les gens à s'y retrouver dans les centaines de produits courants sur les tablettes.

La discussion a démarré à l'émission Christiane Charette du vendredi 12 février.

Jean Aubry fait aussi des recommandations dans son article de ce matin dans le quotidien Le Devoir : Des pastilles qui titillent!

Dans son enquête auprès de consommateurs, il a noté qu'il y a confusion au sujet de la notion de fruité.

Il propose que le nombre de pastilles soit réduit de huit à six «en mettant l'emphase sur les notions qui rassurent tout de suite le consommateur, à savoir l'idée de texture, de volume, de plénitude avec celles liées au corps même du vin.»

En gros, les pastilles c'est un début, ce sont des repères de base, c'est perfectible et ça peut être utile à plusieurs personnes.

Le principe me semble simple : plus la texture du vin est légère, plus la couleur est pâle.

Donc, si vous prévoyez faire un plat léger vous pourriez choisir une pastille pâle.

Je ferai toutefois une remarque ici. La pastille peut avoir été attribuée en fonction de la texture d'un millésime précédent. Il peut y avoir des variations assez grandes d'un millésime à l'autre.

À noter aussi que ces pastilles ne sont apposées que sur les produits courants toujours disponibles et non sur les produits dits de spécialités.

  Le vin et les pastilles, Radio-Canada
  Pastilles de goût, SAQ
  Des pastilles qui titillent! Jean Aubry, Le Devoir, 19 février (disponible aux abonnés seulement cette semaine)

La plus grosse société vinicole au monde impliquée dans le scandale du faux pinot

http://www.sieurdarques.com/On apprend aujourd'hui que le plus gros fabricant de vin au monde Constellation est lié à cette affaire du faux pinot noir.

La compagnie Constallation aurait acheté d'entreprises françaises du vin supposément de cépage pinot noir alors qu'il ne s'agissait que de merlot et de syrah.

C'est une fraude de 18 millions de bouteilles. Une autre immense entreprise EJ Gallo a avoué aujourd'hui avoir acheté 20 % de ces cargaisons lucratives sur quelques années.

Parmi les entreprises françaises impliquées dans cette immense supercherie il y a la grande coopérative Sieur d'Arques. Ses dirigeants et quelques complices ont été condamnés à payer des amendes totalisant 250 000 $ pour une fraude qui leur a rapporté près de 10 millions de dollars.

Les autorités américaines n'écartent pas la possibilité d'intenter des poursuites contre les firmes américaines qui auraient distribué ce faux pinot à leurs clients.

Constellation et Gallo ont acheté chaque année plus du triple de la production totale de pinot noir de pays d'oc. Il se cultive en effet très peu de ce cépage dans cette région trop chaude.

Le cépage pinot noir est difficile. Produire du bon pinot noir est ardu. C'est pourquoi il coûte et se vend souvent plus cher que les autres. Il est devenu très populaire aux États-Unis depuis le film Sideways.

On peut se demander si personne à Constellation et à Gallo ne connait la différence entre un pinot et une syrah ou un merlot, ni s'ils ignoraient les régions où on produit du pinot. Le site www.pinot-noir-wines.com (en anglais pourtant) mentionne la Bourgogne, l'Oregon, la Nouvelle-Zélande et quelques autres contrées dont le Canada, l'Italie, l'Allemagne, la Serbie, mais pas le Languedoc!

Constellation est propriétaire des marques Robert Mondavi, Inniskillin, Jackson-Triggs, Ravenswood et Kim Crawford.

Dans un communiqué EJ Gallo dit que le faux pinot n'est pas dangereux pour la santé!

Shiraz de l'Outaouais

Sieur d'Arques est un gros vendeur de bulles au Québec. Ils vendent aussi un shiraz!!! Il se nomme LouBlack! Shiraz du pays d'Oc.

Ne vous inquiétez pas. Il n'en reste qu'en Outaouais! Dans un magasin près d'un pont à quelques mètres de l'Ontario!

À quand le scandale du faux merlot de l'Alsace?

   À lire aussi Des amendes pour le faux pinot noir de France, et Un Sideways corsé en Languedoc.

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