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Une autre année exécrable à Bordeaux

Plus personne ne parle de réchauffement climatique à Bordeaux. Les vendanges ne se font plus en septembre, mais en octobre comme dans les années 80 et 90.

L'année 2008 a été une année exécrable, peut-être pire que 2007.

Selon César Compadre, journaliste vin au quotidien Sud-Ouest de Bordeaux, tout ce qui ne devait pas arriver de mauvais pour la vigne et arrivé en 2008. C'est une année contraire à 2000 et 2005. On a tout eu :  une météo exécrable, du froid, de la grêle pour certains. On est au niveau de 1992.

On a dû beaucoup traiter, donc beaucoup de chimique. La récolte sera historiquement basse. La météo d'octobre devra être particulièrement clémente.

C'est en gros ce que nous dit M. Compadre dans quatre vidéos diffusées sur le site du journal. Site qui a pris un air de jeunesse ces derniers jours. C'est à écouter : www.sudouest.com

Comme 1988?

De son côté, le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux disait dans un communiqué du 12 septembre que le millésime 2008 tend à ressembler à 1988. «À vingt ans d’écart, la climatologie (températures moyennes, insolation, pluviométrie), les stades phénologiques, les dates de vendanges et de prévision de rendements sont très similaires entre ces deux millésimes.»

Le CIVB ajoute «Cette année, le cycle végétatif de la vigne et l’évolution de la maturation des raisins ont du s’accommoder d’une météo qui n’a pas hésité à jouer au yo-yo avec de soudaines alternances de fortes pluies et d’insolation, de coups de froid et d’épisodes de chaleur.»

Le Conseil prévoyait le 12 que le niveau de récolte sera légèrement inférieur aux années précédentes; soit entre 5,2 et 5,5 millions d'hectolitres au lieu des 6 millions en moyenne pour les cinq années précédentes.

Les vins du Sud-Ouest de la France au Québec

Les producteurs de vin du Sud-Ouest de la France veulent être plus présents sur les tablettes du Québec et de l'Ontario.

Une trentaine de producteurs ont fait un séjour ici afin de promouvoir leurs vins. (Voir La Dépêche)

Le Sud-Ouest c'est, entre autres, Madiran, Cahors, Fronton et Jurançon. On y fait des rouges souvent costauds et des blancs originaux. Le cépage vedette est de tannat. On prononce tannatte dans cette contrée. On utilise aussi beaucoup le cot (prononcé cotte) qui est aussi appelé malbec et auxerrois. (CIVSO)

Les vins de cette région auront leur propre section (linéaire) à la SAQ dans quelques mois.

Nous avons dégusté plusieurs vins de ces appellations grâce à l'aide de la société Sopexa, vous trouverez donc nos commentaires et suggestions à la section Sud-Ouest France.  D'autres recommandations seront ajoutées au cours des prochaines semaines.

Donc, à consulter : vins du Sud-Ouest...

Pesticides dans le vin : pas de tests au Québec.

La SAQ ne fait pas de tests de dépistage de résidus de pesticide dans les bouteilles de vin distribuées au Québec.

Toutefois, la Société des Alcools n'écarte pas la possibilité de le faire un jour si nécessaire, ou si cela devient une préoccupation des consommateurs.

En Ontario, la LCBO fait ce genre de test. «Si elle détecte un problème de cet ordre dans un vin, elle communique l'information à ses collègues du Québec et des autres provinces», nous dit Linda Bouchard, responsable des relations avec les médias à la SAQ. Mme Bouchard ajoute par contre que «les gens du laboratoire de la SAQ ne se souviennent pas de cas problèmes récents.» La SAQ fait un grand nombre de tests et a déjà d'ailleurs fait des analyses de dépistage de pesticides.

En Europe, la question des résidus de pesticides dans le vin devient de plus en plus une préoccupation des groupes de consommateurs. En France en particulier, on dit craindre les débordements, car l'industrie viticole y est la plus grande consommatrice de pesticide. Elle ne représente que 3 % des surfaces cultivées, mais consomme 20 % des pesticides. Les organismes de régulation européens tentent de limiter le recours à ces nouveaux produits de synthèse dont les effets sur la santé ne sont pas bien connus.

La viticulture n'est pas la seule en cause. Les pesticides sont aussi très utilisés pour la production maraîchère.

Toutefois, selon plusieurs groupes, les limites maximales autorisées de pesticides dans les aliments sont trop élevées. «Pour chaque pesticide, la Commission européenne a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes», a déclaré à l'AFP, Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu.

   Voir aussi les articles Pesticides dans 13 vins sur 20 et Voulez-vous boire des pesticides?

Pesticides dans 13 vins sur 20

Une équipe de la Télévision suisse a fait faire des tests sur les résidus de pesticides dans des vins vendus dans ce pays.

On a testé 20 vins, 13 contiennent des traces de pesticides. La plupart des vins en culture conventionnelle ont des pesticides, sauf trois.  Un des vins, un sancerre contient même cinq différents pesticides.

Les vins bios n'en contiennent pas, sauf un.

Donc, trois vins de culture traditionnelle (Australie-Chili-Suisse) ne contiennent pas de pesticides. C'est ainsi possible!

Les résultats sont publiés dans le cadre d'une émission sur le vin. On y parle surtout de l'agriculture biologique et biodynamique. C'est très intéressant.

Quelques produits retrouvés dans les bouteilles, une recherche rapide permet de voir que ce sont essentiellement des fongicides :
procymidone (fongicide), diméthomorphe (contre le mildou), pyriméthanil (contre la moisissure grise), boscalid (fongidice), fenhexamide (fongicide contre le champignon Botrytis cinerea).

Une substance retrouvée dans deux vins, dont un Sangre de Toro est le fongicide carbendazim. Il faut lire la fiche de sécurité du produit, c'est édifiant : «Peut provoquer des altérations génétiques héréditaires. Peut altérer la fertilité. Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique... Tenir à l'écart des produits alimentaires, des boissons et de la nourriture pour animaux.»

Plusieurs de ces produits potentiellement cancérigènes avaient aussi été découverts dans des vins français lors d'une recherche précédente du groupe MDRGF.

Le vin mentionné dans l'émission et qui contient le plus de pesticides, le «sancerre cuvée prestige Rimbault 2007», ne serait pas du domaine Roger et Didier Raimbault, dont le sancerre 2006 est distribué en Ontario, mais d'un domaine homonyme.

Vous pouvez visionner la première partie de l'émission In vino veritas (35 minutes), ainsi que des extraits sur le site de la TSR. (Un résumé ici.)

Le RAVI

Le rafraîchisseur de vin instantané, une invention québécoise.

Un petit gadget qui peut être utile. L'appareil sert à rafraîchir instantanément le vin que vous venez d'acheter.

Je l'ai testé à quelques reprises, ça fonctionne bien. Son coût est par contre plutôt élevé : 49,95 $. C'est pour les gens pressés qui ne veulent pas attendre 10 minutes que le vin rouge refroidisse au congélateur, ou 20 minutes pour le blanc.

Néanmoins, si la visite arrive à l'improviste et que vous voulez leur servir immédiatement un verre de vin, alors là!

Le principe est simple, il s'agit d'un cylindre qui contient un contenant en acier inoxydable entouré d'une matière refroidissante. Vous laissez le cylindre au congélateur et vous le sortez au besoin.

On ne peut toutefois pas contrôler avec précision la température du vin qui en sortira, mais avec un peu de pratique vous obtiendrez des résultats satisfaisants en bloquant l'entrée d'air.

Le fonctionnement est bien expliqué sur le site de l'entreprise. Vous pouvez aussi visionner la vidéo de démonstration faite à une émission de télévision.

Un conseil : asséchez-le bien avant de le remettre au congélateur, au moins toute une nuit, sinon il pourrait se bloquer.

Un cadeau!

On ne sent pas les mêmes choses dans le vin

Dernière édition de ce texte : 2 juillet 2011

Sur 1000 odeurs vous allez en sentir entre 600 et 700, mais ce ne seront pas les mêmes 600 ou 700 d'un individu à l'autre.

Jusqu'à récemment, nous croyons que tous les individus sentaient les mêmes odeurs, comme on voit généralement les mêmes couleurs et qu'on entend les mêmes sons. On sait maintenant que ce n'est pas le cas.

De nouvelles recherches d'hommes de sciences et d'observations lors de dégustations de groupe nous démontrent qu'il n'y a pas de standards. Le rouge est rouge pour presque tout le monde, par contre les odeurs de pipi de chat (sauvignon), de pétrole (riesling Alsace), de laine mouillée (Loire), de feuilles de tomate (Chili), d'écurie (Bandol) ne sont pas senties ni appréciées par tous.

Les hommes de sciences nous expliquent que cela est dû à nos gènes et à nos expériences olfactives.

L'odeur n'est pas génétique. C'est le résultat de l'éducation et de l'apprentissage. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises odeurs universelles chez l'Homme. (1)

 

L'odorat, le plus intime des sens

«L'odorat est le plus intime des sens. Son domaine reste confiné au cerveau du sujet qui sent, même si une scène olfactive peut être décrite à un étranger grâce à des métaphores. Rien ne vient attester de ce que l'autre sent au bout de son nez. Aucun critère objectif partageable, comme il en existe pour la vision, l'audition ou le toucher n'est à votre disposition.» (2)

Une productrice en colère contre la SAQ

Il y a quelques jours lors d'une dégustation à l'Académie du vin de l'Outaouais, je goûte deux millésimes d'un très bon vin du Domaine du Closel : le Clos du Papillon 1999 et la Cuvée spéciale 1992. Deux très beaux savennières bien conservés par un membre de l'Académie.

Nous avions déjà dégusté à quelques reprises le 1999 toujours excellents.

C'est un vignoble de la Loire qui existe depuis plus de 450 ans, dont 200 dans la même famille et qui a très bonne réputation.  

Ne retrouvant plus de vin de cette maison sur les tablettes de la SAQ, je m'informe auprès du Domaine du Closel afin de connaître le pourquoi de cette absence au Québec.

Français, Françaises avez-vous le droit de fréquenter ce site ?

Nos pauvres cousins de France semblent avoir quelques difficultés avec leurs dirigeants politiques ces jours-ci. Les ligues de tempérance de nos grands-mères auraient-elles pris racine dans la Doulce France.

Si je me fis à ce que je lis dans Internet, les Français de France n'auraient pas le droit de lire le vin sur Internet. Tout cela me semble bien nébuleux.

Est-ce qu'à Vin Québec nous allons devoir interdire l'accès aux navigateurs de France ?

Devrons-nous imiter le site australien Orlando Wines www.orlandowines.com ?

À la première page de ce site, on vous dit « To enter this site you must be of legal drinking age in your country.
Please select your country, date of birth. » Vous devez avoir l'âge légal pour consommer de l'alcool dans votre pays. Indiquez votre pays et votre date de naissance.

Faites l'essai et choisissez France comme pays.

Vous allez avoir cette réponse « Sorry. By law of your country you are not permitted to view the content of this site. »
Désolé, selon la Loi de votre pays, il ne vous est pas permis de regarder le contenu de ce site.

Mes pauvres amis !

Chers cousins, consolez-vous, la même mésaventure attend sur ce site vos confrères d'Irak, d'Iran et d'Afghanistan. Comme vous, ils ne pourront pas y consulter les informations sur Pernod Ricard !

D'ailleurs, vous aussi avez des fils, des soldats qui, au risque de leur vie, « défendent la liberté en Afghanistan».

Qu'est-ce qui se passe chez vous ? Est-ce que ce sont vos sénateurs et sénatrices qui vous font tout ces misères ? On nous dit que c'est la loi Évin, É quoi ? 

Jacques Dupont écrit dans la revue Le Point « Chez nous, on cache ce vin que l'on ne saurait voir. Et si, enfin, on nous parlait comme à des adultes. »

Mes chers petits, la vie est dure dans l'Hexagone. M'enfin... Comme dirait Gaston !

Pour le moment, nous vos cousins d'outre-Atlantique allons prendre un bon verre de vin (français justement) à votre santé et vous souhaitez prompt rétablissement.

Oui, vous avez le droit de lire ce site en toute liberté, égalité et fraternité.

Des vins qui se vendent vite

La semaine dernière, j'ai publié des commentaires sur quelques vins de très belle qualité. La plupart de ces vins étaient disponibles dans un grand nombre de succursales au moment de la publication. 

Toutefois, en fin de journée dimanche, ces vins se sont tellement bien vendus, la demande a été tellement forte, qu'il n'en restait plus dans de nombreuses succursales.

Vendredi matin, plus de 170 succursales avaient du Torrelongares crianza 2005, mais dimanche à 16 h 30, il n'en restait que dans 30 succursales, moins de 200 bouteilles. 

Même un vin à plus de 20 $ La Cuvée Aegidiane a vu ses stocks diminués rapidement (de 101 à 76 succursales).

Je n'ai pas été le seul à parler en bien de ces vins. Bill Zacharkiw, Jean Aubry et Philippe Lapeyrie, entre autres, ont bien aimé le Torrelongares.

Il devrait en arriver 11 760 bouteilles d'ici quelques jours, puis 7200 autres au début d'octobre.

   Texte écrit le 7 et modifié le 8 septembre.

Beaujolais nouveau : la fin

Pendant que certains vins se vendent très bien et surtout très vite, d'autres peinent à trouver preneur. Ce sera le cas du beaujolais nouveau.

On se souvient de la campagne désastreuse de l'an dernier. La SAQ n'en avait acheté que 7000 caisses, la moitié moins que l'année précédente.

Eh bien! Cette année, ce ne sera que 4000 caisses. Une moyenne de seulement 10 caisses par succursale.

Un communiqué du Service d'assistances aux relations d'affaires de la SAQ nous dit que «depuis plusieurs années, la SAQ constate un désintérêt de la clientèle québécoise pour ce type de vin, tendance qui s’est également confirmée dans le marché mondial. De ce fait, la SAQ diminuera considérablement les quantités offertes. Cette année, un maximum de 4 000 caisses sera commercialisé.»

Quelle chute! En 2000, la SAQ avait commandé 48 000 caisses. En 1999, 67 % des 40 000 caisses avaient même été écoulées le premier jour de la mise en vente!

Au niveau mondial, la dernière campagne a été marquée par une chute des ventes de 15 %. «Le phénomène primeur dure depuis 30 ans, mais aujourd’hui, il s’est usé» (Vitisphère). La mode est passée. Le petit fruit acidulé n'a plus la faveur du public qui cherche maintenant des vins plus consistants.

Donc, quel est l'avenir du vin nouveau ? Remplir des piscines au Japon comme nous le montre cette photo de l'agence Reuters, publiée sur France Info?

D'ailleurs, la récolte 2008 ne s'annonce pas terrible selon l'Agence France Presse. Après un été marqué par des orages de grêles «on croise les doigts et on regarde le ciel», dit Dominique Capart, président d'interBeaujolais. Une autre dépêche nous apprend que le département du Rhône s'apprête à accorder de «nouvelles aides aux viticulteurs du Beaujolais».

Une note en terminant : il ne faut pas confondre beaujolais nouveau (vendu après quelques semaines de cuve) et les crus du beaujolais. Ces Brouilly, Moulin-à-Vent, Morgon et autres sont souvent de grande qualité.

Des articles connexes :

Le meilleur vin nouveau est italien, 15 novembre 2007
Le vin nouveau en chute libre, 16 novembre 2007

Les vins plus chers ne sont pas nécessairement les meilleurs

Des vins de 28 à 36 $ meilleurs que d'autres à plus de 800 $.

C'est ce que révèle une dégustation à l'aveugle de la revue Cellier.

Douze dégustateurs ont testé à l'aveugle 30 vins de Bordeaux du millésime 2001. Les préférés des dégustateurs ne sont pas nécessairement les plus chers.

Mouton (446 $) et Tertre Roteboeuf (173 $) arrivent en tête de peleton, suivi de Lafite (610 $) et de Sociando-Mallet (125 $). Puis Palmer (197 $), Pontet-Canet (93 $) et De la Dauphine (36 $) un «petit» fronsac.

Latour (895 $) suit avec Roc de Cambes (69 $). Plus loin, Haut-Bailly (68 $) devance Angélus (305 $) et Pavie (321 $).

En général, dans les dégustations non à l'aveugle, les vins les plus chers obtiennent les meilleures notes. Il est alors difficile de faire abstraction de l'étiquette et de la réputation du domaine. À l'aveugle, on juge vraiment le liquide, on n'a pas le choix, pas d'autres repères.

Dans ce palmarès De la Rivière (28 $), Les Gartieux de Pichon-Lalande (34 $) ont été jugés supérieurs à Margaux (835 $), La Conseillante (157 $) et Léoville-Barton (177 $).

Château de la Dauphine..."boisé fin et bien intégré", "tannins soyeux", "Chocolat", cannelle, cerise noire" (...) Au rang des déceptions, les châteaux Margaux "Manque de complexité" et "Fruits pas assez mûrs" ; et Léoville-Barton : "tannins un peu asséchants" (...) La Conseillante "Pas assez de chair ni de caractère (...) Résultats en demi-teinte également pour l'Angélus et Pavie, vendus à des prix corsés depuis quelques années.

Donc, à lire : La hiérarchie secouée, Cellier automne 2008.

Apportez votre vin à Rimouski

Quelle belle invention que les AVV, ces restaurants où on peut apporter le vin de son choix.

Le vin est déjà assez cher ici au Canada, si en plus il faut le payer le double au restaurant. C'est surtout désolant lorsque le choix de vin n'est pas à notre goût.

Lors de mon dernier séjour dans les environs de Rimouski, ville natale, j'ai pu essayer deux restaurants AVV qui présentent des plats de qualité : le Tsunami et l'Union Pacific.

L'Union Pacific a un menu court, bien tassé, mais tout de même varié. En entrée le foie gras poêlé (6 $) était onctueux et succulent, puis le carré d'agneau (local - 25 $) était généreux, tendre, juteux et bien aromatisé.

Toutes les entrées sont à 6 $, du tartare de saumon, en passant par les terrines, les pétoncles citron, melon, crevettes...
Menu bistro: bouillabaisse, penne ou couscous (15 $), steak frites (16 $); puis de la mer, il y a les moules (15 $), le saumon (19 $); de la ferme : le canard (25 $), le filet mignon (28 $), etc. Un service impeccable et une ambiance détendue.

Le Tsunami, lui est plus petit et plus spécialisé : cuisine japonaise, vietnamienne et sushi. J'y ai goûté une tempura crevettes bien faite et croustillante. Le filet mignon teipanyaki, servi sur une plaque chaude, est de belle dimension, tendre, riche et accompagné d'une sauce légèrement sucrée. Une petite maison dont la cuisine est assurée par une famille asiatique du Bas-du-Fleuve. Je ne me rappelle pas de prix. Toutefois, ça ne semblait raisonnable compte tenu de la qualité.

En général, il faut s'attendre à payer un peu plus cher dans les restaurants AVV, car ils ne font pas de profit sur le vin. Certains restaurants licenciés réalisent 20 % de leur chiffre d'affaires avec l'item vin.

Donc deux adresses à retenir 40 et 106, rue Saint-Germain Est, en plein centre-ville de Rimouski.

Baisse de la consommation de vin en France

Pendant que la consommation de vin augmente au Québec à 20 litres par personne (+14 ans) par année, elle baisse en France à 64,2 litres par personne (+14 ans) (ou 52,7 tous âges).

La consommation française reste tout de même trois fois plus élevée qu'au Québec, mais c'est en baisse continue depuis plus de 10 ans. Le Français consommait en effet plus de 75 litres en 1995.

Selon Vitisphère, «la chute de la consommation et aussi la diminution en volume des exportations de vin expliquent en grande partie les difficultés de la filière vin. La diminution du marché intérieur et la diminution des volumes exportées représentent environ 1,5 million d’hl, soit une contraction des débouchés de 3% pour la viticulture française.»

Toutefois, la consommation mondiale continue d'augmenter. Pendant que ça diminue en France, en Italie, au Portugal et en Espagne, des pays connaissent de fortes croissances. Onivins estime que la hausse a été de 280 % en Angleterre depuis 1975; de 183 % au Danemark et de 100 % aux Pays-Bas.

Des exportateurs de vin français se plient aux goûts des clients

Du bois pour les uns, du sucre pour les autres et des étiquettes brillantes pour les Chinois.

Le marketing des vins français vise maintenant le goût plutôt que le prestige, la consommation facile pour les amoureux du vin plutôt que la hiérarchisation compliquée du 19e siècle pour les consommateurs sophistiqués, nous dit ce matin une dépêche de l'agence Reuters.

«C'est dure pour nous Français, ce n'est pas notre nature, mais finalement nous devons bien connaître ce que le consommateur veut.»

Ainsi s'exprime Cédric Duquenoy, responsable des exportations pour LGI, une entreprise de Carcassonne qui vend 14 millions de bouteilles.

«Il n'y a plus de place pour l'amateurisme», lance-t-il aux producteurs du Languedoc. La firme s'informe auprès des grands distributeurs étrangers et revient vers les producteurs, les coopératives pour leur dire ce que le client demande.

«Pour les Britanniques, vous avez besoin d'un vin qui n'a pas de tanins, mais beaucoup de fruit et un peu de sucre, dit M. Duquenoy. Les consommateurs américains préfèrent une petite saveur de vanille obtenue par les copeaux de bois. Les Scandinaves ne sont pas très intéressés aux vins sucrés. De leur côté, les Chinois aiment les étiquettes brillantes, surtout rouges, ce qui est considéré comme étant chanceux. Finalement, il faut écouter le marché.»

L'effet de Veblen et le vin

  Texte modifé le 4 septembre 2011

Le vin comme beaucoup d'autres produits est quelquefois touché par l'effet de Veblen!

Qu'est-ce que l'effet de Veblen?
Une exception à la loi de l'offre et de la demande. On observe sur certains produits que plus on hausse leur prix, plus les ventes augmentent!

L'économiste américain d'origine norvégienne Thorstein Veblen fut le premier à développer ce concept dans son livre The Theory of Leisure Class, (La théorie de la classe de loisir) en 1899. Il appelait cela «conspicuous consumption» ou consommation ostentatoire.

Aujourd'hui, ce concept est bien connu en marketing. On le voit dans l'achat de voiture de luxe, de bijoux, montres, souliers, sacs à main, robes griffées, repas aux restaurants de luxe ou lorsque des jeunes achètent des baskets très chers. Même des stylos peuvent s'acheter à plus de 100 $.

On veut se faire plaisir, on veut hausser son statut social, on veut augmenter sa collection.

Des producteurs de vins ont compris et mis en pratique depuis quelques années ce paradoxe de la loi de l'offre et de la demande.

Le plus bel exemple est donné par les grands crus de Bordeaux, des cuvées de Châteauneuf-du-Pape, les supertoscans, des bourgognes, les microcuvées du Priorat et les vins de garage. Il y aura toujours des gens qui voudront acheter le vin le plus cher possible. La hausse du prix d'une bouteille la rend moins accessible, donc plus désirable. Son achat devient une source de distinction. Alors, des producteurs s'efforcent de satisfaire cette demande. 

LE VIN DU SACRIFICE

    Jésus commença sa vie publique à Cana en changeant l’eau en vin. Il la termina par la grande cène du cénacle : «ceci est mon sang! » En instituant l’eucharistie, le Christ inventait le vin de messe. Pour les catholiques, le droit canon exige un vin «naturel», c’est-à-dire fait de jus de raisins frais fermenté. Il peut être blanc ou rouge, sec ou doux. Il n’y a pas de règle quant au degré alcoolique, à la condition que ce degré soit obtenu naturellement par la fermentation. Les vins additionnés d’alcool, les vins vinés, sont donc interdits à la sainte Table.

Transferts entre succursales de la SAQ - minimum 200 $

La SAQ vient de modifier sa politique de transferts de produits entre succursales. Chaque transfert devra maintenant être d'une valeur minimale de 200 $.

Cela ne veut pas dire que le client devra faire une commande de 200 $, mais plutôt que l'employé de la SAQ devra compléter la commande afin qu'elle atteigne ce montant.

La Société des Alcools dit devoir agir ainsi à cause de la hausse des coûts. Elle a changé de transporteur. Le service est maintenant confié à Postes Canada.

L'an dernier, il y a eu entre 25 000 et 28 000 transferts inter succursales. Ceci concerne presque exclusivement les 87 succursales Sélections ainsi que les 30 succursales dites Grandes Classiques.

Sucré ou sec?

 On considérait jusqu'à maintenant qu'un vin qui contient moins de quatre grammes de sucre au litre est sec.

Pourtant, certains vins qui ont six grammes de sucre semblent parfaitement secs. C'est que cette sucrosité est compensée par un taux d'acidité assez élevé.

On emploie de plus en plus la formule suivante pour déclarer un vin sec :

si le taux de sucre moins le taux d'acidité est égal ou moins élevé que deux, le vin est alors jugé sec.

Donc, un vin qui a six grammes de sucre et quatre grammes d'acide sera déclaré sec.

Cette nouvelle équation qui tient plus compte de la sensation sucrée réellement perçue que de la quantité réelle de sucre pourrait confondre les diabétiques. Alors, ces derniers doivent être prudents!

Une nouvelle classification des crus de Bordeaux

classement CornellMouton-Rothschild redescend au niveau des deuxièmes crus.
Léoville-Las-Cases le remplace parmi les premiers crus.
Pontet-Canet et Lynch-Bages, des cinquièmes, deviennent des deuxièmes crus.

Voilà une partie de la nouvelle classification des grands crus de Bordeaux proposée par l'école d'Administration hotellière de l'Université Cornell aux États-Unis.

Les cinq auteurs d'une étude intitulée An Analysis of Bordeaux Wine Ratings, 1970-2005: Implications for the Existing Classification of the Médoc and Graves affirment que le fameux Classement de 1855 est dépassé et ne reflète plus la réalité.

Ils disent que les consommateurs ne devraient plus s'y fier pour leurs achats de vin, si effectivement ils le font. 

Ce classement de 1855 divisait les grands producteurs de bordeaux en cinq classes, du 1er au 5e cru selon les prix de vente de ces vins à cette époque.

Les gens du centre d'étude Cornell ont établi leur nouvelle classification en étudiant les cotes de trois dégustateurs américains : Robert Parker, Stephen Tanzer et James Suckling.

Ils ont le même goût

Ils ont alors constaté que ces trois personnes, même si elles donnent des notes qui semblent différentes, classent les vins dans le même ordre. En moyenne lorsque Robert Parker donne une note à un grand bordeaux, James Suckling du Wine Spectator donne 0,33 point de moins et Stephen Tanzer 1,12 point de moins.

L'étude, en anglais, est disponible sur le site de l'institution.
An Analysis of Bordeaux Wine Ratings, 1970-2005:
Implications for the Existing Classification of the Médoc and Graves
www.hotelschool.cornell.edu

Les 10 vins les plus populaires au Québec

Si le pâté chinois est le plat national du Québec, le Fuzion est sûrement alors le vin national des Québécois.

Ce Fuzion Shiraz-Malbec d'Argentine à 8,10 $ est de loin le vin le plus populaire au Québec. Il s'en est vendu 2,9 millions de bouteilles au cours de la dernière année.

Il a été introduit au pays en 2004 et dès 2005 on en a écoulé 1,8 million. Il est suivi par le Bottero Veneto (8,95 $) à 1,19 million de bouteilles et par le Malbec Flichman (8,20 $) à 1,18 million de bouteilles.

Il y a cinq vins d'Italie dans ce Top 10, trois d'Argentine, un de France et un des États-Unis. Il n'y a aucun vin blanc.

Le rosé le plus populaire est le White Zinfandel de Gallo (10,80 $).

Ce Fuzion est aussi au top des ventes en volume avec 24 millions de dollars. Il est suivi à ce chapitre par le Brouilly de Georges Duboeuf pour des ventes de 12 millions $.

 

Top 10 des ventes (en volume)

 1 Shiraz/Malbec Fuzion Zuccardi, Argentine  8,10  $   
 2 Bottero Veneto, Italie   8,95 $ le litre
 3 Malbec Finca Flichman, Argentine   8,40 $
 4 Merlot Vivolo di Sasso Veneto, Italie  11,20 $ 
 5 White Zinfandel Gallo rosé, États-Unis   10,80 $
 6 Merlot/Malbec Astica Trapiche, Argentine     8,20 $
 7 Modello Masi Delle Venezie, Italie     13,85 $
 8 Merlot Donini Delle Venezie, Italie     10,65 $ le litre
 9 Citra Montepulciano d'Abruzzo Italie    9,70 $  le litre
10 Merlot/Cabernet J.P. Chenet vin de pays d'Oc, France  12,75 $ 

 

Top 10 en dollars

  1 Shiraz/Malbec Fuzion      8,10 $      24 millions  $
  2 Brouilly Georges Duboeuf     17,95 $      12 millions  $
  3 Merlot Vivolo di Sasso Veneto     11,20 $     11,8 millions  $
  4 Modello Masi Delle Venezie      13,85 $      11,2 millions  $
  5 White Zinfandel E&J Gallo Californie rosé   10,80 $      11,1 millions $
  6 Malbec Finca Flichman Mendoza   8,20 $      9,9 millions  $
  7 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek Australie  14,40 $      9 millions  $
  8 Cabernet-Sauvignon Liberty School Californie   18,00 $      8,8 millions $
  9 Merlot/Cabernet J.P. Chenet vin de pays d'Oc   12,75 $      8,5 millions  $
10 Campofiorin Masi Veronese, Italie  19,35 $      8,2 millions  $
        

L'Argentine surclasse l'Espagne

Il ne s'agit pas ici de football, de soccer, mais bien de vin.
Les vins argentins sont maintenant plus populaires que les vins espagnols au Québec. En effet, les vins d'Argentine représentent maintenant 8,4 % des ventes de la SAQ, contre 8,30 % pour ceux d'Espagne. C'est ce qu'on apprend à la lecture du dernier rapport annuel de la SAQ qui vient d'être déposé à l'Assemblée nationale.

La France reste en tête avec 32 % des ventes, suivit de l'Italie à 22 %. Les États-Unis et l'Australie sont à 6 %; le Canada à 5 %, le Chili à 3 %, le Portugal à 2 % et l'Afrique du Sud un peu moins.

Le Québécois consomme 20 litres de vin par année

Le Québécois consomme maintenant 20 litres de vin par année. C'est trois litres de plus qu'en 2003. Pendant ce temps, sa consommation de bière est restée stable à 94 litres.

C'est ce que nous apprend Statistique Canada qui a dévoilé plus tôt cette semaine ses chiffres pour l'année financière se terminant en mars 2007.

Ce Québécois de 15 ans et plus a dépensé 269 $ pour l'achat de vin, contre 215 $ il y a quatre ans. Son voisin ontarien lui ne débourse que 164 $.

Il s'est vendu du vin pour 1,7 milliard de dollars dans chacune de ces deux provinces. En volume, ça donne 128 millions de litres au Québec et 137 en Ontario.

Les ventes de vin blanc sont presque stables. C'est le rouge qui est en hausse.

Les Canadiens consomment surtout des vins importés. Ils viennent principalement de France (62 millions de litres), d'Italie et d'Australie (52), des États-Unis (40), du Chili (26), d'Espagne (22) et d'Allemagne (6).

Selon Statistique Canada, un tiers des vins consommés au Québec seraient des vins canadiens. Il faut se demander ce qu'on entend par vin canadien. Des mélanges embouteillés ici? Est-ce qu'il s'agirait des vins de dépanneur? (48 des 128 millions de litres)

Source : Le contrôle et la vente des boissons alcoolisées au Canada, Statistique Canada.

Le marché mondial du vin

L'organisme Viniflor (Onivins) vient de publier ses chiffres sur le marché mondial du vin. Il s'agit du portrait actuel des exportations, importations et consommation de vin dans le monde.
En voici quelques extraits.

En 2006, 34,5 % des vins passent une frontière avant d’être consommés (contre moins de 20 % en 1980).

Ainsi les pays du Nouveau Monde disposent en 2006 d’une part de 27,4% (25% en valeur) sur ce marché international contre 10% en 1995.

Le vignoble européen représente 58,3 % du vignoble mondial en 2006.

Le vignoble océanien passe de 163 000 ha à 196 000 ha entre 2001 et 2006, soit une progression de plus de 20 %.

Le vignoble asiatique est le plus difficile à cerner. Le vignoble chinois (490 000 ha, dont 50 000 ha en vignoble de cuve selon une estimation de l’OIV en 2006) (pour le vin). Il existe peu d’informations fiables sur les plantations chinoises.

Les principales zones de nouvelles plantations dans le monde en 2006
(solde plantations/arrachages)
 Chine 5 à 15 000 ha
 Brésil 4 000 ha
 Chili 2 300 ha
 Etats-Unis 1 200 ha
 Australie 1 100 ha
 Nouvelle-Zélande 1 000 ha

Hausse de 6 % des ventes de vin en Ontario

Les ventes de vins ont augmenté de 6 % en valeur en Ontario pour l'exercice financier 2007-2008. Les vins ontariens (6,2 %) et les vins étrangers (5,9 %) ont augmenté en gros dans les mêmes proportions. Toutefois, les vins au label VQA ont connu une hausse de 11,8 %.

Les ventes de vins rouges augmentent légèrement plus à 6,6 %, comparées à 6,4 % pour les blancs.

La plus forte croissance s'est faite parmi les vins de 15 à 20 $.

Les ventes de la section Vintages ont augmenté de 13 %.

Au total, la LCBO a encore battu un record avec des ventes nettes de 4,1 milliards de dollars. De cette somme 1,3 milliard de dollars seront remis au gouvernement ontarien.

Châteauneuf-du-Pape Histoire, territoire, cépages...

« Vin de castou noù douno la voio, emai l'amour, emai la joio » *

Un peu d'histoire
Le pape Jean XXII, qui fut évêque de Porto, se fit construire une maison d'été à Châteauneuf, vers 1320. Il y planta des vignes et y produisit un vin très apprécié de ces amis. Il semble que c'était du vin blanc. On ne connaît pas les cépages qui composaient le vignoble de Châteauneuf avant le 18e siècle même si le poète Frédéric Mistral affirme que le cépage counoise a été apporté d'Espagne au Pape Urbain V.

Au 19e siècle, les vins de la région portaient le nom de Châteauneuf-Calcenier. À la fin du 19e siècle, Joseph Ducros faisait pousser dix cépages.

Des goûts différents

On ne perçoit pas les mêmes goûts ni les mêmes arômes…

Un collègue dégustateur chevronné et brillant chroniqueur de vin a dit l'an dernier après une longue séance de dégustation que tout bon chroniqueur de vin doit faire abstraction de son goût.

J'ai alors trouvé la formule intéressante et depuis ce temps je m'interroge sur la capacité de mettre cela en pratique.

«Ce vin est trop boisé. — Non, le boisé est léger. — C'est déplaisant, du jus de madrier.  — C'est savoureux, de la belle vanille. — Je ne perçois pas de bois dans ce vin!»

«Il est astringent.  — Pas tant que ça, je dirais un peu tannique.  — Pas du tout, il n'a pas de tanins, il est mou.»

On parle pourtant ici du même vin. Une même bouteille, mais plusieurs personnes!

Des hausses de prix

Les prix de quelques vins ont été haussés ce matin (ou hier) à la SAQ.
Certains vins ont été augmentés de 1 $, dont la Bronzinelle; même de 1,20 $ comme La Moussière.
Une recherche rapide nous permet de constater quelques augmentations dans la série des bons vins à moins de 20 $: vins-20.

Bio, suite

Les produits chimiques dans la vigne... ça bouge finalement en France!
Le gouvernement français interdit l'usage de 30 pesticides parmi «les plus préoccupants».
Ces produits dits phytosanitaires devront être retirés du marché d'ici la fin de l'année. Dix autres pesticides seront interdits d'ici deux ans.

De plus, le gouvernement français veut faire augmenter «la part du bio à 6% des surfaces cultivées en 2013 contre 2% actuellement et à 20% en 2020.» À cette fin, on doublera les crédits d'impôt.

D'autres mesures concernant l'agriculture (le Grenelle III) seront soumises au parlement à l'automne.

L'objectif est de réduire de moitié l'usage des produits potentiellement nocifs dans l'agriculture.

Lire aussi notre article Les vins bio.

D'autres informations sur ce sujet: Google-Grenelle

Les vins bio

 On dit que le vin est bon pour la santé, qu'en est-il du vin bio?

Ces jours-ci, on lit beaucoup de choses sur les pesticides dans le vin.  Les producteurs de raisins — tout comme tous les producteurs de fruits — utilisent beaucoup de pesticides et autres produits chimiques de synthèse dans leurs champs. Ce qui laisse une certaine quantité de produits nocifs, toxiques, cancérigènes, mutagènes et autres perturbateurs endocriniens. (1)

Les producteurs biologiques affirment ne pas agir ainsi. Toute cette mauvaise publicité autour des pesticides pourrait bien les aider et encourager d'autres vignerons à les rejoindre.

Qu'est-ce qu'un vin biologique? C'est un vin fait par un producteur qui n'utilise pas de produits chimiques du genre herbicides, insecticides, engrais. Il préfère les produits organiques. Il y a toutefois deux exceptions: le soufre et le cuivre auxquels on n'a pas encore trouvé de substituts.

Du rosé réduit à l'eau

S'il y a un vin qui est souvent alcooleux c'est bien le rosé. Le réchauffement climatique et les nouvelles techniques de fermentation et de culture, les levures performantes et les clones hyperbuildés font en sorte que l'alcool tant recherché devient trop élevé dans certains vins.

Un producteur de vin de France avoue devoir couper d'eau son rosé: «je déchaptalise, comme beaucoup de mes confrères qui ne vous l'avoueront jamais. Comment faire autrement? (...) Cette année mon rosé était à plus de 15,5°.»

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