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Le Sociando dépasse le

Le Sociando-Mallet 2000 va revenir sur les tablettes de la SAQ dans quelques jours, mais 104 $.
Le 2002 était 53 $ et le 2001 au prix de 49 $. Pourquoi cette hausse subite ? Le producteur Jean Gautreau a pourtant toujours affirmé qu’il maintenait ses prix à un niveau raisonnable ! Il reste encore beaucoup de 1999 à 95 $.

D’autre produits intéressants feront leurs arrivées sur les tablettes dans les prochains jours, comme le Coudoulet de Beaucastel 2003 et le châteauneuf du pape Duclaux de la même année.

Voir la section des nouveaux arrivages.

Revue de presse vinicole

Le New York Times fait l'éloge du vin de France
Alors que la France viticole déprime, un article du New York Times fait l'éloge du vin français.
Sous la plume du chroniqueur Eric Asimov, on peut lire : In the World of Fine Wine, There'll Always Be a France.
Il dit que la France produit les plus grands vins du monde, que les vins du Nouveau Monde se mesureront toujours aux vins de France, qu'il y a deux industries du vin en France.
Le site Vitisphere.com publie un résumé en français de l'article.

La mode des vins à 15 % d'alcool
La revue britannique Decanter publie dans son édition de juin un article intitulé «Power Struggle» sur la tendance des producteurs à faire des vins au taux d'alcool dépassant 14 %.

Arrivages du 8 juillet à Vintages

Les vins d’Alsace sont à l’honneur à l’arrivage de Vintages du 8 juillet.
On y présente une quinzaine de vins de cette région de France. La plupart ne sont pas trop chers. Il vaudrait la peine d’en faire provision pour nos repas de cet été, été qui pourrait être chaud.

Le vin qui m’a plu le plus lors de cet arrivage est le gewurztraminer réserve de la maison Willm. Lorsque j’ai vu son prix, j’ai été encore plus impressionné: 16 $. Il y a aussi là deux pinots gris bien intéressants et un pinot noir succulent. Eh oui!

Châteauneuf-du-Pape 2003

Après un millésime 2002 désastreux, dû aux inondations, nous voyons apparaître des châteauneufs 2003 sur les tablettes de la SAQ et de la LCBO. Même si c’est un millésime très chaud et très sec, il a quand même bien meilleure réputation.

Il y a un peu moins de 20 châteauneuf-du-pape 2003 sur les tablettes de nos deux monopoles ces jours-ci. Les plus grands ne sont pas encore arrivés.

Voici quelques notes pour mieux comprendre les vins de Châteauneuf-du-Pape.

Les styles - Il se fait peu de blanc dans l’appellation, à peine 6 % de la production totale. La grande majorité des blancs sont trop chers et peu intéressants.

Des copeaux dans le vin

Dès la vendange 2006, les copeaux de bois seront autorisés pour «fabriquer» des vins français. Un scandale? Pas vraiment.

«Sacrilège!» s’indignent néanmoins les puristes : «ils veulent mettre du bran de scie dans notre vin!». Pourtant, la technique n’est pas nouvelle. Elle consiste à mettre le bois [les copeaux] dans le vin, plutôt que le vin dans le bois [la traditionnelle barrique]. L’astuce a été inventée par les Californiens et mise au point par les Australiens, il y a déjà plusieurs années. Le pourquoi de la chose est bien facile à comprendre, ce n’est rien d’autre qu’une question de gros sous. La barrique de chêne, français, américain ou même slovène, coûte la peau des fesses. Une poignée de copeaux ne coûte que trois fois rien.

Des rosés pour l'été

Domaine de Gournier 2005, Vin de pays de l’Uzège, SAQ 11 $

Le Soleil est de retour et le rosé aussi. Il est donc le temps de parler de ces petits vins sans prétentions. Nous avons ici un rosé foncé et chatoyant. Des odeurs qui se rapprochent de celles de vins blancs. Un beau petit rosé simple, fruité, bonbon, agréable et facile à boire. Il me plaît beaucoup. De plus, il n’est pas alcooleux comme le sont trop souvent les rosées. Il fait 12 %. Le meilleur rosé que je connaisse à ce prix et de cette qualité. Cépages : mourvèdre, grenache, syrah et cabernet sauvignon. Ne le servez pas trop froid [9°C]. SAQ 464602 2,5 étoiles

Savoir goûter le vin : Par le meilleur sommelier du monde

Le meilleur sommelier du monde c'est Enrico Bernardo. Vous ne connaissez pas? Ça n’a pas d’importance, vous allez le connaître un peu. Il s’agit d’un jeune bollé qui se destinait à la cuisine et qui a bifurqué vers la sommellerie.

Il vient de pondre un livre, somme toute assez captivant. Chacun y trouvera, bien sûr, ce qui l’intéresse.

Ce qu’il m’a plu c’est le petit côté iconoclaste et aussi la partie analytique de la dégustation. Car, il faut dire qu’il l’a dissèque la dégustation : juste pour la bouche, il analyse 14 critères. Alors à vos papilles.

L'achat de vin sur Internet

Est-ce que vous achetez du vin sur Internet?

Eh bien, il semble que quelques Québécois le font.
Près de 8000 personnes ont fait des achats sur le site de la SAQ.

Une partie des stocks de la société d’État peut être en effet commandée via le site Internet de l'entreprise.

Les livraisons se font partout dans la province. Elles étaient d’ailleurs gratuites jusqu’à l’année dernière. Mais maintenant, nous devons payer des frais de transport.

Selon la SAQ, les ventes sur Internet ont diminué de 25 % depuis qu’on demande ces frais de transport.

Les dirigeants de la Société des Alcools ne veulent pas donner beaucoup d’informations sur ce service.

Bénéfices records à la SAQ et à la LCBO

Nos deux monopoles d’État continuent de faire de l’argent comme de l’eau… comme du vin!

Les ventes de la SAQ ont augmenté de 220 millions de dollars entraînant une hausse des bénéfices de 111 millions.

Pendant ce temps, à la LCBO, les chiffres équivalents sont de 154 et 50.

Les bénéfices de la SAQ sont de 657 millions de dollars pour l’année 2005-2006, comparativement à 546 l’an dernier. Il faut rappeler qu’il y avait eu grève des employés.
Le gouvernement du Québec s’attend à avoir 702 millions l’an prochain.

Les vins représentent 75 % des ventes à la SAQ, les spiritueux 16 %.

LCBO

À la LCBO, aussi, on est très contents. Les ventes ont été de 3,6 milliards [2,7 à la SAQ], et le bénéfice de 1,197 milliard [657 millions à la SAQ].

Le Jugement de Paris

Le centre Copia organise une reprise du fameux Jugement de Paris.

En 1976, le négociant britannique Steven Spurrier avait fait une grande dégustation comparative de vins de Bordeaux et de Californie à Paris.

À la surprise générale, deux vins californiens avaient surpassé les plus grands vins de France. À l’aveugle, les neuf dégustateurs français avaient préféré le rouge Stag's Leap Wine Cellars et le blanc Chardonnay de Chateau Montelena.

Le monde du vin en avait été secoué. Ce fut le début de la progression des vins de Californie.

En 1986, Steven Spurrier avait organisé à New York une revanche pour les dix ans du Jugement de Paris, et les vins californiens avaient à nouveau gagné.

La meilleure sommelière du Québec

Véronique Rivest a remporté le Concours du Meilleur Sommelier du Québec 2006.
Cette compétition se tenait le lundi 15 mai à Bromont.

Véronique travaille au restaurant Les Fougères à Chelsea en banlieue de Gatineau.

Elle est aussi chroniqueuse de vin pour le quotidien Le Droit, qui ne publie malheureusement qu'un article par mois, elle fait aussi la rubrique vins à l'émission Divines tentations à la radio de Radio-Canada à Ottawa.

Les autres finalistes sont Stéphane Leroux du restaurant XO, Jean-Louis Doucet de l'auberge Quilliams et Jacques Fecteau du restaurant Sainte Victoire.

Véronique participera au concours du Meilleur Sommelier du Canada 2006 en septembre à Montréal.

Les odeurs d’écurie dans le vin, les brettanomyces

(Modifié le 11 août 2011 et le 13 janvier 2013)

Il nous arrive quelquefois de sentir de fortes odeurs d’écurie, d’étable, de cheval, ou d’autres odeurs qui sont communes à la ferme dans les vins.

Ça surprend toujours. On aime ou on n’aime pas. Pour certains, ça fait partie des notes normales qu’on retrouve dans le vin. Par contre, d’autres personnes n’aiment pas et disent que c’est un défaut. Il faut dire aussi que les niveaux de perception de ces odeurs varient d’une personne à l’autre.

Les œnologues attribuent ces odeurs à des champignons, les brettanomyces (Brettanomyces Bruxellensis) communément appelées brett. «Ces levures peuvent transformer certaines molécules inodores présentes naturellement dans le vin en composés odorants désagréables: les éthyl-phénol. Cette altération se produit le plus souvent lors d’un élevage en barriques.» [1]

La brett infecte les boyaux, les barils et autres pièces d’équipement et peut finir par contaminer le vin.

Le niveau de contamination

La station régionale Midi-Pyrénées de l’Institut technique de la vigne et du vin affirme que «l'absence totale n'est pas forcément recherchée, seuls importent le niveau de contamination et les moyens de maîtrise. Parmi les facteurs aggravants, nous pouvons citer:
- un moût ou un vin riche en acides phénols
- une hygiène mal maîtrisée
- la présence de sucre résiduel, lors de fins de fermentation difficiles
- des teneurs en SO2 faibles
- l'élevage en barrique et une mauvaise désinfection des fûts.»

Grape Radio

La radio du raisin! La balado du vin! Le podcast de la vigne comme diraient nos cousins de France.
C’est une radio Internet consacrée au vin. Après les succès de Graperadio aux États-Unis, Graperadio-Europe entre en ondes en français.
Vous pouvez écouter les émissions en différé sur votre ordinateur ou les télécharger sur votre baladeur.

Les deux premières émissions de Graperadio-Europe sont des entrevues avec Xavier de Volontat, président des vignerons indépendants, et Enrico Bernardo, le meilleur sommelier du monde.

Alors, à l’écoute de graperadio-europe.com

La SAQ renonce à concurrencer la LCBO

Les prix des vins ne diminueront pas au Québec. Le président de la SAQ dit maintenant qu’il n’est plus question de baisser les prix au niveau de ceux de l’Ontario.

Pourtant, M. Toutant avait bien promis en février dernier, lors du scandale de l’euro, de réduire l’écart moyen avec les prix de l’Ontario. À ce moment, la SAQ évaluait cet écart à 13,5 %. Une bouteille de vin coûte en général 2 $ de plus au Québec.

Devant un groupe de personnes d’affaires, M. Toutant a soutenu, mercredi soir, que s’il voulait concurrencer l’Ontario cela priverait l’État québécois de 250 millions de dollars.

Qu’est ce qui fait qu’un vin est bon et un autre moins bon?

Il est plutôt rare aujourd’hui de tomber sur un vin vraiment mauvais. Les producteurs ont plusieurs moyens pour corriger les imperfections majeures de leurs vins.

Les défauts des vins modernes sont plutôt maintenant dans leurs excès au niveau des tanins, de l’alcool, du fruité et du boisé.

Le tanin : le défaut le plus apparent est l’excès de tanins. On rencontre des vins aux tanins trop durs, aux tanins qui arrachent la bouche, comme on dit, qu’ils collent aux dents. On qualifie ces vins d’astringents.

Le fruité : le deuxième défaut le plus fréquent aujourd’hui est au niveau du fruit. Si les raisins sont trop mûrs, si la fermentation a été mal conduite, on aura un fruité pâteux, confituré, sucré.

Festival du vin de Californie

Plus de 300 vins de 80 entreprises au Salon des vins de Californie.
Montréal, le jeudi 6 avril, au Reine Élizabeth;
Ottawa, le vendredi 7 avril, à l'hôtel Westin;
Toronto, le lundi 10 avril, au Royal York.

De 19 h à 21 h 30 pour le grand public. Prix d'entrée de 55 $.

De 14 h 30 à 17 h pour les professionnels de l’industrie.

Pour en savoir plus consultez le site www.calwine.ca

Les gens de Gatineau achètent surtout à la SAQ

Malgré le fait que les bouteilles de vin soient en général deux dollars de plus à la SAQ, les Gatinois préféreraient toujours y faire leurs achats plutôt qu’à la LCBO.

D’après un sondage fait pour le compte de Radio-Canada à Ottawa et du journal LeDroit, très peu [11 à 16 %] font leurs achats en Ontario. Ils seraient même moins nombreux que ceux qui vont acheter leur vin dans les dépanneurs et dans les épiceries.

De plus, 26 % des répondants disent qu’ils n’achètent jamais d’alcool.

À une question sur la privatisation, autant disent être favorables que défavorables.

Le plus étonnant c’est que la majorité des répondants affirme que «le rôle de la SAQ est surtout d’offrir aux consommateurs les meilleurs prix»!

Le sondage a été mené par la compagnie Unimarketing.

Vincor est acheté par Constellation

Le principal producteur de vin canadien Vincor est vendu à Constellation Brands, une entreprise américaine spécialisée dans les alcools.

La transaction est évaluée à 1,5 milliard de dollars canadiens.

Constellation reprendra la dette de Vincor qui s'élève à 250 millions de dollars.

Les deux sociétés ont conclu dimanche un accord qui a reçu le feu vert des deux conseils d'administration.

Constellation avait offert 31 $ par action en septembre puis relevé son offre à 35 $ dollars en décembre.

Vincor a été fondée en 1874 sous le nom de Niagara Falls Co.

Des copeaux de bois dans le vin

Le gouvernement français veut permettre l’utilisation des copeaux de bois pour améliorer les vins.

C’est une technique qui est employée partout dans le monde. Toutefois, en France, on s’y est toujours opposé.

Face aux pressions de certains producteurs qui ont de la difficulté à concurrencer les vins du Nouveau Monde, les pouvoirs publics de l’hexagone veulent assouplir les règles de production de vin.

En France, tout est réglementé et particulièrement la production de vin, considérée comme patrimoine national.

Toutefois, depuis quelques années, la France perd du terrain sur le marché mondial de l’exportation. Plusieurs autres pays produisent du vin en quantités industrielles et en utilisant, bien sûr, des moyens industriels. On ajoute des copeaux, on ajoute des saveurs, on acidifie, on désacidifie, ainsi de suite.

Le Salon des vins de Montréal

C’est l’événement de l’année dans le monde du vin au Canada. En fait, je devrais dire l’événement aux deux années, parce que ce salon ne se tient au Canada qu’aux deux ans. L’autre année, il faut aller à Bordeaux.

Si vous être amateurs de vins, et je sais que vous l’êtes, c’est le salon qui vous permet de déguster le plus grand nombre de vins en quatre jours.

Ça se déroule au Palais des congrès de Montréal du jeudi 23 au dimanche 26 mars. Ce sera la 7e édition. Il y a un prix d’entrée de 15 $, après on paie pour chaque verre.

Ce salon est organisé par l’Association québécoise des agences de vins, bières de spiritueux en collaboration avec la SAQ.

«Soixante pour cent des vins français sont mal faits, mal vinifiés», Michel Bettane

«Les vignerons qui ont manifesté dans la rue ce sont de mauvais vignerons. Ce sont des gens qui font n’importe quoi.»

Ces paroles très dures sont celles du réputé Michel Bettane lors de sa participation à l’émission 5 sur 5 à la télévision de Radio-Canada.

«Je suis effondré devant la médiocrité d’une grande partie de la production française. Vous ne pouvez pas savoir l’inertie, la force et le lobbying de la mauvaise viticulture en France», dit M. Bettane.

Il parle ensuite du laisser-aller des Appellations contrôlées dans les années 60 et 80, où on a planté n’importe où dans des terres impropres à la vigne. Puis, «une fois que la vigne est plantée, c’est un droit acquis.»

La France produit sept milliards de bouteilles de vin. C’est 800 millions de bouteilles de trop, selon M. Bettane.

«Ceux qui ne sont pas en état de faire un vin qui peut trouver un marché doivent faire autre chose.

Les Québécois continuent d’acheter de plus en plus en Ontario

Deux succursales de la LCBO qui sont proches de la frontière du Québec sont fréquentées par une clientèle majoritairement composée de Québécois.

L’immense succursale des rues Rideau et King Edouard à Ottawa et celle de Hawkesbury recoivent régulièrement la visite de clients du Québec. Certains ont fait plus de cent kilomètres, et selon les employés de ces deux magasins, ils partent souvent avec deux ou trois caisses.

Certains Montréalais viennent en groupe de deux ou trois et repartent avec de nombreuses caisses.

Selon des employés de la succursale principale d’Ottawa, «ils savent ce qu’ils veulent, achètent en grande quantité, et pas seulement des produits de bas de gamme».

Hawkesbury
L’engouement est tellement fort à la succursale de Hawkesbury que la LCBO a décidé de l’agrandir encore. Cette fois-ci du tiers, on y ajoutera 230 mètres carrés.

Les vins du Québec feront leur entrée dans la section «Spécialités» de la SAQ

Dès le début avril, des vins produits au Québec seront disposés sur les belles tablettes de la section de prestige de la SAQ sous la banderole «Vins du Québec». En théorie on pourra y retrouver les 71 vins québécois acceptés par la Société des alcools du Québec.

Ça fait longtemps que les producteurs de la province demandent que leurs vins soient regroupés.

Depuis quelques années, ces vins sont rangés dans les présentoirs «Terroirs d’ici». Mais les producteurs disaient que c’était un endroit fourre-tout, où leurs vins étaient mêlés avec les cidres, cidres de glace, et autres produits. Ils demandaient d’avoir une section comme tous les autres vins du monde.

Fiche des millésimes

Les vins du millésime 2004 ont commencé à arriver sur les tablettes des sociétés des alcools. Nous avons donc modifié notre fiche des millésimes pour y ajouter l’année 2004.

Les auteurs sont loin de s’entendre sur la qualité des millésimes. C’est surtout le cas pour les années les plus récents qui sont plus difficiles à évaluer. Les divergences peuvent être énormes. Prenons l’exemple du millésime 2004 en Espagne, Robert Parker le juge exceptionnel et lui donne une note de 92/100, par contre Berry Bros & Rudd lui donne 7/10, la LCBO 9/10 et la SAQ 14/20.

Cette fiche a donc été composée en se basant sur les auteurs les plus crédibles.

L’évaluation des 2004 pourrait bien sûr être modifiée au cours des prochains mois lorsque nous en saurons plus sur la qualité des vins produits.

Spécialités SAQ versus Vintages LCBO

Le président de la SAQ dit qu’il aimerait que les vins de spécialité coûtent 25 % de plus que le prix moyen des vins équivalents de la section ordinaire. En conférence de presse, Sylvain Toutant a affirmé qu’ «un produit de spécialité ne doit pas être un produit qui concurrence les produits réguliers. Un bordeaux de spécialité ne doit pas concurrencer un bordeaux régulier».

Il cherche une nouvelle définition du produit de spécialité et semble vouloir la trouver dans le prix.

On a beaucoup comparé ces derniers jours les politiques de prix de la SAQ avec celles de la LCBO. Je vais continuer dans la même veine.

En Ontario, l’équivalent de la section Spécialités de la SAQ est la section Vintages. Cette section est garnie de nouveaux arrivages de vins deux fois par mois.

Michel Phaneuf se prononce pour la privatisation

Même si la majorité des Québécois est encore en faveur du maintient du monopole de la SAQ, de plus en plus de spécialistes du vin se prononcent pour la libéralisation de la vente de l’alcool au Québec.

Celui qu’on pourrait qualifier de Monsieur Vin du Québec, Michel Phaneuf, se prononce : «Le monde du vin est devenu trop vaste pour un organisme unique. Le monopole a fait son temps et, surtout, il n'est plus de son temps.»

Dans un article de la revue L’actualité, datée du 15 mars 2006, l’auteur du Guide du Vin Michel Phaneuf, écrit que la SAQ ne peut plus nous garantir de bons prix et ne peut plus distribuer adéquatement de nouveaux produits. «Un seul acheteur ne peut distribuer tous les vins du monde», écrit-il.

Il prend en exemple la situation en Outaouais, où on peut acheter du vin de deux réseaux [SAQ et LCBO] pour dire que «plus il y a de distributeurs, meilleur est le choix.»

M. Phaneuf dit qu’on peut faire mieux que l’Alberta avec ses 12 000 produits.

L’article porte le titre de Sacquons la SAQ.

 

La SAQ paie ses vins plus cher que la LCBO

La Saq est le plus gros acheteur de vin au Canada et peut-être au monde. Pourtant, elle ne réussit pas à obtenir les vins à meilleurs prix, tout au contraire.

Il y a deux ans, le président de la SAQ de l'époque révélait que sa société payait ses vins plus chers qu'en Ontario. Dans un rapport, Louis Roquet affirmait que c'était le cas pour au moins 28 vins courants.

La société d'État n'a pas voulu alors révéler les noms de ces produits. Mais le journaliste Charles Faribault du réseau TVA a réussi à les obtenir grâce à la Loi d'accès à l'information.

Les Québécois toujours en faveur du maintien du monopole de la SAQ

La moitié des Québécois [50 %] disent préférer que le commerce de l'alcool demeure le monopole d'une société d'État. Par contre, 41 % aimeraient que ce soit confié à des entreprises privées, et 9 % ne savent pas ou refusent de répondre.

C'est le résultat d'un sondage mené par la firme Leger Marketing pour le compte de l'Institut économique de Montréal [IEDM]. Cet organisme fait campagne pour la privatisation de la SAQ.

L'Institut avait fait faire un même sondage en septembre dernier, où les Québécois étaient bien plus nombreux à être en faveur du maintien du monopole [63% contre 30 %].

Ce qui fait dire au directeur de l'IEDM, Valentin Petkantchin, que «le scandale de la fixation du prix des vins révélé par La Presse et tout le débat public qu'il a soulevé semble avoir eu un impact notable sur l'attitude des Québécois envers la SAQ.

Une étoile - 10 dollars; 2 étoiles -

Qu'est-ce qu'un bon rapport qualité-prix? On peut répondre en disant tout simplement que c'est lorsqu'on a l'impression d'en avoir pour son argent. Bien sûr les vins sont chers au Canada, mais compte tenu des prix actuels, on peut dire que si le nombre d'étoiles dépasse le nombre de dizaines de dollars, ça vaut la peine.

On me dit: «à Vin Québec vous avez donné 1 1/2 étoile à tel vin, il ne doit pas être fameux.» Je réponds: «Un instant! S'il coûte plus de 20 $, il n'en vaut pas la peine, à 15 $, c'est juste, mais à 12 $, c'est un bon achat.»

Autrement dit, un vin qui obtient deux étoiles ne devrait pas coûter plus de 20 $ pour représenter un bon rapport qualité-prix. Trois étoiles pour 30 $, quatre pour 40 $...

En résumé, plus le nombre de dollars est faible par rapport au nombre d'étoiles, plus le vin est une aubaine. Toutes ces choses étant relatives, bien sûr.

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