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Savoir goûter le vin : Par le meilleur sommelier du monde

Le meilleur sommelier du monde c'est Enrico Bernardo. Vous ne connaissez pas? Ça n’a pas d’importance, vous allez le connaître un peu. Il s’agit d’un jeune bollé qui se destinait à la cuisine et qui a bifurqué vers la sommellerie.

Il vient de pondre un livre, somme toute assez captivant. Chacun y trouvera, bien sûr, ce qui l’intéresse.

Ce qu’il m’a plu c’est le petit côté iconoclaste et aussi la partie analytique de la dégustation. Car, il faut dire qu’il l’a dissèque la dégustation : juste pour la bouche, il analyse 14 critères. Alors à vos papilles.

L'achat de vin sur Internet

Est-ce que vous achetez du vin sur Internet?

Eh bien, il semble que quelques Québécois le font.
Près de 8000 personnes ont fait des achats sur le site de la SAQ.

Une partie des stocks de la société d’État peut être en effet commandée via le site Internet de l'entreprise.

Les livraisons se font partout dans la province. Elles étaient d’ailleurs gratuites jusqu’à l’année dernière. Mais maintenant, nous devons payer des frais de transport.

Selon la SAQ, les ventes sur Internet ont diminué de 25 % depuis qu’on demande ces frais de transport.

Les dirigeants de la Société des Alcools ne veulent pas donner beaucoup d’informations sur ce service.

Bénéfices records à la SAQ et à la LCBO

Nos deux monopoles d’État continuent de faire de l’argent comme de l’eau… comme du vin!

Les ventes de la SAQ ont augmenté de 220 millions de dollars entraînant une hausse des bénéfices de 111 millions.

Pendant ce temps, à la LCBO, les chiffres équivalents sont de 154 et 50.

Les bénéfices de la SAQ sont de 657 millions de dollars pour l’année 2005-2006, comparativement à 546 l’an dernier. Il faut rappeler qu’il y avait eu grève des employés.
Le gouvernement du Québec s’attend à avoir 702 millions l’an prochain.

Les vins représentent 75 % des ventes à la SAQ, les spiritueux 16 %.

LCBO

À la LCBO, aussi, on est très contents. Les ventes ont été de 3,6 milliards [2,7 à la SAQ], et le bénéfice de 1,197 milliard [657 millions à la SAQ].

Le Jugement de Paris

Le centre Copia organise une reprise du fameux Jugement de Paris.

En 1976, le négociant britannique Steven Spurrier avait fait une grande dégustation comparative de vins de Bordeaux et de Californie à Paris.

À la surprise générale, deux vins californiens avaient surpassé les plus grands vins de France. À l’aveugle, les neuf dégustateurs français avaient préféré le rouge Stag's Leap Wine Cellars et le blanc Chardonnay de Chateau Montelena.

Le monde du vin en avait été secoué. Ce fut le début de la progression des vins de Californie.

En 1986, Steven Spurrier avait organisé à New York une revanche pour les dix ans du Jugement de Paris, et les vins californiens avaient à nouveau gagné.

La meilleure sommelière du Québec

Véronique Rivest a remporté le Concours du Meilleur Sommelier du Québec 2006.
Cette compétition se tenait le lundi 15 mai à Bromont.

Véronique travaille au restaurant Les Fougères à Chelsea en banlieue de Gatineau.

Elle est aussi chroniqueuse de vin pour le quotidien Le Droit, qui ne publie malheureusement qu'un article par mois, elle fait aussi la rubrique vins à l'émission Divines tentations à la radio de Radio-Canada à Ottawa.

Les autres finalistes sont Stéphane Leroux du restaurant XO, Jean-Louis Doucet de l'auberge Quilliams et Jacques Fecteau du restaurant Sainte Victoire.

Véronique participera au concours du Meilleur Sommelier du Canada 2006 en septembre à Montréal.

Les odeurs d’écurie dans le vin, les brettanomyces

(Modifié le 11 août 2011 et le 13 janvier 2013)

Il nous arrive quelquefois de sentir de fortes odeurs d’écurie, d’étable, de cheval, ou d’autres odeurs qui sont communes à la ferme dans les vins.

Ça surprend toujours. On aime ou on n’aime pas. Pour certains, ça fait partie des notes normales qu’on retrouve dans le vin. Par contre, d’autres personnes n’aiment pas et disent que c’est un défaut. Il faut dire aussi que les niveaux de perception de ces odeurs varient d’une personne à l’autre.

Les œnologues attribuent ces odeurs à des champignons, les brettanomyces (Brettanomyces Bruxellensis) communément appelées brett. «Ces levures peuvent transformer certaines molécules inodores présentes naturellement dans le vin en composés odorants désagréables: les éthyl-phénol. Cette altération se produit le plus souvent lors d’un élevage en barriques.» [1]

La brett infecte les boyaux, les barils et autres pièces d’équipement et peut finir par contaminer le vin.

Le niveau de contamination

La station régionale Midi-Pyrénées de l’Institut technique de la vigne et du vin affirme que «l'absence totale n'est pas forcément recherchée, seuls importent le niveau de contamination et les moyens de maîtrise. Parmi les facteurs aggravants, nous pouvons citer:
- un moût ou un vin riche en acides phénols
- une hygiène mal maîtrisée
- la présence de sucre résiduel, lors de fins de fermentation difficiles
- des teneurs en SO2 faibles
- l'élevage en barrique et une mauvaise désinfection des fûts.»

Grape Radio

La radio du raisin! La balado du vin! Le podcast de la vigne comme diraient nos cousins de France.
C’est une radio Internet consacrée au vin. Après les succès de Graperadio aux États-Unis, Graperadio-Europe entre en ondes en français.
Vous pouvez écouter les émissions en différé sur votre ordinateur ou les télécharger sur votre baladeur.

Les deux premières émissions de Graperadio-Europe sont des entrevues avec Xavier de Volontat, président des vignerons indépendants, et Enrico Bernardo, le meilleur sommelier du monde.

Alors, à l’écoute de graperadio-europe.com

La SAQ renonce à concurrencer la LCBO

Les prix des vins ne diminueront pas au Québec. Le président de la SAQ dit maintenant qu’il n’est plus question de baisser les prix au niveau de ceux de l’Ontario.

Pourtant, M. Toutant avait bien promis en février dernier, lors du scandale de l’euro, de réduire l’écart moyen avec les prix de l’Ontario. À ce moment, la SAQ évaluait cet écart à 13,5 %. Une bouteille de vin coûte en général 2 $ de plus au Québec.

Devant un groupe de personnes d’affaires, M. Toutant a soutenu, mercredi soir, que s’il voulait concurrencer l’Ontario cela priverait l’État québécois de 250 millions de dollars.

Qu’est ce qui fait qu’un vin est bon et un autre moins bon?

Il est plutôt rare aujourd’hui de tomber sur un vin vraiment mauvais. Les producteurs ont plusieurs moyens pour corriger les imperfections majeures de leurs vins.

Les défauts des vins modernes sont plutôt maintenant dans leurs excès au niveau des tanins, de l’alcool, du fruité et du boisé.

Le tanin : le défaut le plus apparent est l’excès de tanins. On rencontre des vins aux tanins trop durs, aux tanins qui arrachent la bouche, comme on dit, qu’ils collent aux dents. On qualifie ces vins d’astringents.

Le fruité : le deuxième défaut le plus fréquent aujourd’hui est au niveau du fruit. Si les raisins sont trop mûrs, si la fermentation a été mal conduite, on aura un fruité pâteux, confituré, sucré.

Festival du vin de Californie

Plus de 300 vins de 80 entreprises au Salon des vins de Californie.
Montréal, le jeudi 6 avril, au Reine Élizabeth;
Ottawa, le vendredi 7 avril, à l'hôtel Westin;
Toronto, le lundi 10 avril, au Royal York.

De 19 h à 21 h 30 pour le grand public. Prix d'entrée de 55 $.

De 14 h 30 à 17 h pour les professionnels de l’industrie.

Pour en savoir plus consultez le site www.calwine.ca

Les gens de Gatineau achètent surtout à la SAQ

Malgré le fait que les bouteilles de vin soient en général deux dollars de plus à la SAQ, les Gatinois préféreraient toujours y faire leurs achats plutôt qu’à la LCBO.

D’après un sondage fait pour le compte de Radio-Canada à Ottawa et du journal LeDroit, très peu [11 à 16 %] font leurs achats en Ontario. Ils seraient même moins nombreux que ceux qui vont acheter leur vin dans les dépanneurs et dans les épiceries.

De plus, 26 % des répondants disent qu’ils n’achètent jamais d’alcool.

À une question sur la privatisation, autant disent être favorables que défavorables.

Le plus étonnant c’est que la majorité des répondants affirme que «le rôle de la SAQ est surtout d’offrir aux consommateurs les meilleurs prix»!

Le sondage a été mené par la compagnie Unimarketing.

Vincor est acheté par Constellation

Le principal producteur de vin canadien Vincor est vendu à Constellation Brands, une entreprise américaine spécialisée dans les alcools.

La transaction est évaluée à 1,5 milliard de dollars canadiens.

Constellation reprendra la dette de Vincor qui s'élève à 250 millions de dollars.

Les deux sociétés ont conclu dimanche un accord qui a reçu le feu vert des deux conseils d'administration.

Constellation avait offert 31 $ par action en septembre puis relevé son offre à 35 $ dollars en décembre.

Vincor a été fondée en 1874 sous le nom de Niagara Falls Co.

Des copeaux de bois dans le vin

Le gouvernement français veut permettre l’utilisation des copeaux de bois pour améliorer les vins.

C’est une technique qui est employée partout dans le monde. Toutefois, en France, on s’y est toujours opposé.

Face aux pressions de certains producteurs qui ont de la difficulté à concurrencer les vins du Nouveau Monde, les pouvoirs publics de l’hexagone veulent assouplir les règles de production de vin.

En France, tout est réglementé et particulièrement la production de vin, considérée comme patrimoine national.

Toutefois, depuis quelques années, la France perd du terrain sur le marché mondial de l’exportation. Plusieurs autres pays produisent du vin en quantités industrielles et en utilisant, bien sûr, des moyens industriels. On ajoute des copeaux, on ajoute des saveurs, on acidifie, on désacidifie, ainsi de suite.

Le Salon des vins de Montréal

C’est l’événement de l’année dans le monde du vin au Canada. En fait, je devrais dire l’événement aux deux années, parce que ce salon ne se tient au Canada qu’aux deux ans. L’autre année, il faut aller à Bordeaux.

Si vous être amateurs de vins, et je sais que vous l’êtes, c’est le salon qui vous permet de déguster le plus grand nombre de vins en quatre jours.

Ça se déroule au Palais des congrès de Montréal du jeudi 23 au dimanche 26 mars. Ce sera la 7e édition. Il y a un prix d’entrée de 15 $, après on paie pour chaque verre.

Ce salon est organisé par l’Association québécoise des agences de vins, bières de spiritueux en collaboration avec la SAQ.

«Soixante pour cent des vins français sont mal faits, mal vinifiés», Michel Bettane

«Les vignerons qui ont manifesté dans la rue ce sont de mauvais vignerons. Ce sont des gens qui font n’importe quoi.»

Ces paroles très dures sont celles du réputé Michel Bettane lors de sa participation à l’émission 5 sur 5 à la télévision de Radio-Canada.

«Je suis effondré devant la médiocrité d’une grande partie de la production française. Vous ne pouvez pas savoir l’inertie, la force et le lobbying de la mauvaise viticulture en France», dit M. Bettane.

Il parle ensuite du laisser-aller des Appellations contrôlées dans les années 60 et 80, où on a planté n’importe où dans des terres impropres à la vigne. Puis, «une fois que la vigne est plantée, c’est un droit acquis.»

La France produit sept milliards de bouteilles de vin. C’est 800 millions de bouteilles de trop, selon M. Bettane.

«Ceux qui ne sont pas en état de faire un vin qui peut trouver un marché doivent faire autre chose.

Les Québécois continuent d’acheter de plus en plus en Ontario

Deux succursales de la LCBO qui sont proches de la frontière du Québec sont fréquentées par une clientèle majoritairement composée de Québécois.

L’immense succursale des rues Rideau et King Edouard à Ottawa et celle de Hawkesbury recoivent régulièrement la visite de clients du Québec. Certains ont fait plus de cent kilomètres, et selon les employés de ces deux magasins, ils partent souvent avec deux ou trois caisses.

Certains Montréalais viennent en groupe de deux ou trois et repartent avec de nombreuses caisses.

Selon des employés de la succursale principale d’Ottawa, «ils savent ce qu’ils veulent, achètent en grande quantité, et pas seulement des produits de bas de gamme».

Hawkesbury
L’engouement est tellement fort à la succursale de Hawkesbury que la LCBO a décidé de l’agrandir encore. Cette fois-ci du tiers, on y ajoutera 230 mètres carrés.

Les vins du Québec feront leur entrée dans la section «Spécialités» de la SAQ

Dès le début avril, des vins produits au Québec seront disposés sur les belles tablettes de la section de prestige de la SAQ sous la banderole «Vins du Québec». En théorie on pourra y retrouver les 71 vins québécois acceptés par la Société des alcools du Québec.

Ça fait longtemps que les producteurs de la province demandent que leurs vins soient regroupés.

Depuis quelques années, ces vins sont rangés dans les présentoirs «Terroirs d’ici». Mais les producteurs disaient que c’était un endroit fourre-tout, où leurs vins étaient mêlés avec les cidres, cidres de glace, et autres produits. Ils demandaient d’avoir une section comme tous les autres vins du monde.

Fiche des millésimes

Les vins du millésime 2004 ont commencé à arriver sur les tablettes des sociétés des alcools. Nous avons donc modifié notre fiche des millésimes pour y ajouter l’année 2004.

Les auteurs sont loin de s’entendre sur la qualité des millésimes. C’est surtout le cas pour les années les plus récents qui sont plus difficiles à évaluer. Les divergences peuvent être énormes. Prenons l’exemple du millésime 2004 en Espagne, Robert Parker le juge exceptionnel et lui donne une note de 92/100, par contre Berry Bros & Rudd lui donne 7/10, la LCBO 9/10 et la SAQ 14/20.

Cette fiche a donc été composée en se basant sur les auteurs les plus crédibles.

L’évaluation des 2004 pourrait bien sûr être modifiée au cours des prochains mois lorsque nous en saurons plus sur la qualité des vins produits.

Spécialités SAQ versus Vintages LCBO

Le président de la SAQ dit qu’il aimerait que les vins de spécialité coûtent 25 % de plus que le prix moyen des vins équivalents de la section ordinaire. En conférence de presse, Sylvain Toutant a affirmé qu’ «un produit de spécialité ne doit pas être un produit qui concurrence les produits réguliers. Un bordeaux de spécialité ne doit pas concurrencer un bordeaux régulier».

Il cherche une nouvelle définition du produit de spécialité et semble vouloir la trouver dans le prix.

On a beaucoup comparé ces derniers jours les politiques de prix de la SAQ avec celles de la LCBO. Je vais continuer dans la même veine.

En Ontario, l’équivalent de la section Spécialités de la SAQ est la section Vintages. Cette section est garnie de nouveaux arrivages de vins deux fois par mois.

Michel Phaneuf se prononce pour la privatisation

Même si la majorité des Québécois est encore en faveur du maintient du monopole de la SAQ, de plus en plus de spécialistes du vin se prononcent pour la libéralisation de la vente de l’alcool au Québec.

Celui qu’on pourrait qualifier de Monsieur Vin du Québec, Michel Phaneuf, se prononce : «Le monde du vin est devenu trop vaste pour un organisme unique. Le monopole a fait son temps et, surtout, il n'est plus de son temps.»

Dans un article de la revue L’actualité, datée du 15 mars 2006, l’auteur du Guide du Vin Michel Phaneuf, écrit que la SAQ ne peut plus nous garantir de bons prix et ne peut plus distribuer adéquatement de nouveaux produits. «Un seul acheteur ne peut distribuer tous les vins du monde», écrit-il.

Il prend en exemple la situation en Outaouais, où on peut acheter du vin de deux réseaux [SAQ et LCBO] pour dire que «plus il y a de distributeurs, meilleur est le choix.»

M. Phaneuf dit qu’on peut faire mieux que l’Alberta avec ses 12 000 produits.

L’article porte le titre de Sacquons la SAQ.

 

La SAQ paie ses vins plus cher que la LCBO

La Saq est le plus gros acheteur de vin au Canada et peut-être au monde. Pourtant, elle ne réussit pas à obtenir les vins à meilleurs prix, tout au contraire.

Il y a deux ans, le président de la SAQ de l'époque révélait que sa société payait ses vins plus chers qu'en Ontario. Dans un rapport, Louis Roquet affirmait que c'était le cas pour au moins 28 vins courants.

La société d'État n'a pas voulu alors révéler les noms de ces produits. Mais le journaliste Charles Faribault du réseau TVA a réussi à les obtenir grâce à la Loi d'accès à l'information.

Les Québécois toujours en faveur du maintien du monopole de la SAQ

La moitié des Québécois [50 %] disent préférer que le commerce de l'alcool demeure le monopole d'une société d'État. Par contre, 41 % aimeraient que ce soit confié à des entreprises privées, et 9 % ne savent pas ou refusent de répondre.

C'est le résultat d'un sondage mené par la firme Leger Marketing pour le compte de l'Institut économique de Montréal [IEDM]. Cet organisme fait campagne pour la privatisation de la SAQ.

L'Institut avait fait faire un même sondage en septembre dernier, où les Québécois étaient bien plus nombreux à être en faveur du maintien du monopole [63% contre 30 %].

Ce qui fait dire au directeur de l'IEDM, Valentin Petkantchin, que «le scandale de la fixation du prix des vins révélé par La Presse et tout le débat public qu'il a soulevé semble avoir eu un impact notable sur l'attitude des Québécois envers la SAQ.

Une étoile - 10 dollars; 2 étoiles -

Qu'est-ce qu'un bon rapport qualité-prix? On peut répondre en disant tout simplement que c'est lorsqu'on a l'impression d'en avoir pour son argent. Bien sûr les vins sont chers au Canada, mais compte tenu des prix actuels, on peut dire que si le nombre d'étoiles dépasse le nombre de dizaines de dollars, ça vaut la peine.

On me dit: «à Vin Québec vous avez donné 1 1/2 étoile à tel vin, il ne doit pas être fameux.» Je réponds: «Un instant! S'il coûte plus de 20 $, il n'en vaut pas la peine, à 15 $, c'est juste, mais à 12 $, c'est un bon achat.»

Autrement dit, un vin qui obtient deux étoiles ne devrait pas coûter plus de 20 $ pour représenter un bon rapport qualité-prix. Trois étoiles pour 30 $, quatre pour 40 $...

En résumé, plus le nombre de dollars est faible par rapport au nombre d'étoiles, plus le vin est une aubaine. Toutes ces choses étant relatives, bien sûr.

SAQ, des hausses du prix du vin en perspective

La SAQ veut venir chercher 300 millions de dollars de plus dans nos poches en 4 ans.

Le collecteur de taxes a promis de remettre 865 millions de dollars au gouvernement en 2009. Il a donné 546 millions l'an dernier.
Dès cette année, les dirigeants de la SAQ espèrent faire des profits de 100 millions de plus. Le taux de change leur a été favorable. [Pas aux consommateurs.]
Selon le quotidien La Presse, pour aller chercher ces 865 millions, les ventes devront augmenter de 5,7 % et «les bénéfices, eux, devront augmenter à un rythme presque deux fois plus rapide.»
Ceci ne va pas réduire les craintes des consommateurs de vin.
Le président de la SAQ a pourtant promis dernièrement de réduire l'écart de prix avec l'Ontario.

Toutant mis au courant dès le 11 décembre

Une autre révélation-choc dans le journal La Presse du 8 février, le président de la SAQ, Sylvain Toutant, aurait été informé dès décembre de la nouvelle stratégie de négociation de prix élevés de la SAQ.

Le journaliste Denis Lessard écrit que le 11 décembre le vice-président Alain Proteau mettait en garde ses deux patrons Sylvain Toutant et Laurent Mériaux. Dans un courriel, il leur dit «si le scénario est retenu, on va faire face à beaucoup de résistance.»

M. Proteau écrit aussi dans ce courriel que les journalistes pourraient finir par s'intéresser à cette affaire.

Le scandale de la SAQ: des suites?

Est-ce que le scandale de la SAQ aura des suites? Il ne semble pas y avoir beaucoup de monde satisfait des explications du président de la SAQ.

Deux vice-présidents ont été poussés vers la porte. Mais l'un d'eux, Laurent Mériaux, dit maintenant que «j’ai moi-même eu des soupçons dans la semaine du 15 janvier et j’en ai fait part à Sylvain Toutant. J’ai été un des premiers à lui recommander de faire une enquête interne.»[Le président de la SAQ: «désolé de ce cafouillage»

Le président de la SAQ: «désolé de ce cafouillage»

Deux vice-présidents quittent la SAQ, 14 = 8, taxes fixes, écart Ontario, mise en demeure de M. Mériaux, et le ministre veut clore le dossier...

Le P.D.G Sylvain Toutant présente ses excuses à la population et se dit «désolé de ce cafouillage».

Selon M. Toutant, deux vice-présidents et 9 employés auraient mal interprété les politiques de la SAQ et lui auraient caché la vérité.

Ces personnes auraient incité des producteurs à maintenir leurs prix élevés malgré la baisse de l'euro.

Un vice président, Alain Proteau, a pris sa retraite après 25 ans de service et l'autre, Laurent Mériaux, a dû remettre sa démission.

M. Toutant dit que de toute manière le lien de confiance était brisé et il ne pouvait plus travailler avec ces deux personnes.

Liste des nouveaux prix de la SAQ

Des prix réduits sur des vins qui ne sont pas sur les tablettes
La SAQ a annoncé une réduction de 8 % sur 868 de ses produits.

Pourtant, certains de ses produits ne sont pas disponibles sur les tablettes. Vous ne les trouverez pas sur le site Internet de la Société des alcools du Québec. Si vous téléphonez en succursale, on va vous dire qu'ils ne sont pas disponibles nulle part dans le réseau et donc on ne peut pas les commander.

Un des vins dont la réduction est la plus forte est le barolo Casteglione Faletto. Il passerait de 62 à 47 $. Mais il n'est pas disponible à nulle part dans le réseau. Idem pour le Marzieno Zerbina Ravenna [réduit de 31 $]

C'est la même chose pour barbera Castelli Castellinaldo, le Frattoria Braccesca, le vin portuguais Alentejano Incignito Cortes...

Le fameux Domaine de Trévallon qui perdrait 1 $ à 76 $ n'est pas non plus disponible.

«Les dirigeants de la SAQ aveuglés par l'appât du gain ou incompétents», François Chartier

Dans une entrevue à l'émission Le Point de Radio-Canada, le 30 janvier, le sommelier et chroniqueur de vin, François Chartier a dit que les personnes embauchées depuis deux ans à la direction de la SAQ n'ont pas de connaissances du marché du vin.

Selon lui, ce marché est en pleine mutation au Monde et au Québec, mais les patrons actuels de la SAQ ne le voient pas.

M. Chartier dit que si ces gens avaient lu les dossiers accessibles à tous concernant les pertes de part de marché des producteurs français depuis deux ans, ils ne leur auraient pas proposé de maintenir leurs prix de gros artificiellement élevés. (1)

Bien sûr les producteurs ont refusé parce qu'ils ne veulent pas perdre encore plus de parts de marché.

« Il fallait être aveuglé par l'appât du gain ou incompétent pour ne pas avoir été à l'écoute du marché».

Plus de vins et moins de marketing
M. Chartier ajoute par contre que les gens de la SAQ sont peut-être compétents en marketing.

Toutefois, il critique fortement la dernière campagne de marketing du Little Penquin. On a conçu un produit de marketing dans un laboratoire, on a créé une marque en Australie et un beau design. Puis on a mis du mauvais vin dans la belle bouteille. Mais les Québécois qui ont développé le goût du bon vin ne se sont pas fait prendre deux fois.

Juste les gros vendeurs
Concernant le projet de la SAQ de réduire l'offre de produits dans les succursales, il dit que ce n'est pas ce que les Québécois veulent. Les Québécois veulent plus de produits, plus de vins et non pas plus de marketing.

Hausses et baisses de prix à la SAQ, le 1er février

La Société des alcools du Québec va hausser le prix de 1022 de ses produits et diminuer le prix de 867 autres.

Il y a quelques jours à la suite des révélations du journal La Presse concernant l'affaire de l'euro, les dirigeants de la SAQ, forts embarrassés, ont annoncé à contrecoeur, à ce qu'il nous semble, une baisse moyenne de 8 % du prix de certains vins.

La diminution du prix se fera le 1er février. Toutefois, en même temps, on haussera les prix de 1022 produits. Les hausses seront par contre très minimes, en général de 5 à 25 cents.

La SAQ dit que ce sont «des frais de service qu'elle obtient de fournisseurs, dont ceux liés au transport.»

Par exemple, le beaujolais-village de Duboeuf passe de 15,45 $ à 15,50 $; le Prince blanc de 12,25 à 12,45; ma tante devra débourser 5 cents de plus pour son Oiseau bleu et l'oncle Arthur 1 $ de plus pour sont Roederer brut premier; le rouge Santa Rita, tant aimé de ma tante Rita, sera arrondi à 16 $...

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