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«Les dirigeants de la SAQ aveuglés par l'appât du gain ou incompétents», François Chartier

Dans une entrevue à l'émission Le Point de Radio-Canada, le 30 janvier, le sommelier et chroniqueur de vin, François Chartier a dit que les personnes embauchées depuis deux ans à la direction de la SAQ n'ont pas de connaissances du marché du vin.

Selon lui, ce marché est en pleine mutation au Monde et au Québec, mais les patrons actuels de la SAQ ne le voient pas.

M. Chartier dit que si ces gens avaient lu les dossiers accessibles à tous concernant les pertes de part de marché des producteurs français depuis deux ans, ils ne leur auraient pas proposé de maintenir leurs prix de gros artificiellement élevés. (1)

Bien sûr les producteurs ont refusé parce qu'ils ne veulent pas perdre encore plus de parts de marché.

« Il fallait être aveuglé par l'appât du gain ou incompétent pour ne pas avoir été à l'écoute du marché».

Plus de vins et moins de marketing
M. Chartier ajoute par contre que les gens de la SAQ sont peut-être compétents en marketing.

Toutefois, il critique fortement la dernière campagne de marketing du Little Penquin. On a conçu un produit de marketing dans un laboratoire, on a créé une marque en Australie et un beau design. Puis on a mis du mauvais vin dans la belle bouteille. Mais les Québécois qui ont développé le goût du bon vin ne se sont pas fait prendre deux fois.

Juste les gros vendeurs
Concernant le projet de la SAQ de réduire l'offre de produits dans les succursales, il dit que ce n'est pas ce que les Québécois veulent. Les Québécois veulent plus de produits, plus de vins et non pas plus de marketing.

Hausses et baisses de prix à la SAQ, le 1er février

La Société des alcools du Québec va hausser le prix de 1022 de ses produits et diminuer le prix de 867 autres.

Il y a quelques jours à la suite des révélations du journal La Presse concernant l'affaire de l'euro, les dirigeants de la SAQ, forts embarrassés, ont annoncé à contrecoeur, à ce qu'il nous semble, une baisse moyenne de 8 % du prix de certains vins.

La diminution du prix se fera le 1er février. Toutefois, en même temps, on haussera les prix de 1022 produits. Les hausses seront par contre très minimes, en général de 5 à 25 cents.

La SAQ dit que ce sont «des frais de service qu'elle obtient de fournisseurs, dont ceux liés au transport.»

Par exemple, le beaujolais-village de Duboeuf passe de 15,45 $ à 15,50 $; le Prince blanc de 12,25 à 12,45; ma tante devra débourser 5 cents de plus pour son Oiseau bleu et l'oncle Arthur 1 $ de plus pour sont Roederer brut premier; le rouge Santa Rita, tant aimé de ma tante Rita, sera arrondi à 16 $...

Des primes de 40 % pour des cadres de la SAQ

On en apprend tous les jours depuis quelque temps sur le scandale à la direction de la Société des Alcools du Québec.

Selon les journalistes Denis Lessard et Maxime Bergeron du quotidien La Presse, des cadres de la société d'État reçoivent des primes très élevés:

« En maintenant les prix élevés, les dirigeants de la SAQ s'assuraient du maintien du chiffre d'affaires de la société, qui dicte la hauteur des primes annuelles qui peuvent atteindre 40 % de leur salaire. Cette pratique avait été mise en place sous Gaétan Frigon... »

Vente de quelques vins à la SAQ

La SAQ fait une vente plus ou moins bien organisée d'environ 300 de ses produits qui traînent depuis longtemps sur les tablettes. Il y a là le sancerre cuvée Edmond 2000, un très mauvais millésime en Loire, qui passe de 71 $ à 53 $; alors que le 1999 reste à 60 $. Il y aussi un Beychevelle 1996, [coté seulement 86 par Parker] qu'on tentait de vendre 123 $. Il est réduit à 92 $. Mais c'est encore trop cher si on le compare au 2000, superbe millésime, qui se vend 90 $ et qui est coté 91 par le gourou Parker.

Enfin, il y a aussi un Yquem 1985, dont la plupart des bouteilles sont à Sept-Îles, qui passe de 431 à 323$.

Il n'y a pas plus de vin en Alberta et ce n'est pas là qu'il est le moins cher

On entend beaucoup dire depuis quelque temps qu'il y a plus de vins disponibles en Alberta et surtout qu'il coûte moins cher.

On a lu dernièrement dans les journaux qu'il y avait 11 515 produits disponibles en Alberta. Le chiffre a aussi été repris dans un éditorial d'Yves Boisvert intitulé Pour l'ablation de la SAQ [La Presse, 20 janvier 2006]. Il provient du document de M. Valentin Petkantchin intitulé Le monopole de la SAQ est-il toujours justifié?. Il faut noter qu'il est question ici de produits, et non seulement de vin.

Le Québec aurait 7148 produits et l'Ontario 3449, toujours selon cette étude.

On ne trouve pas grand-chose en Alberta
Toutefois, lorsqu'on fait des recherches sur Internet pour trouver des produits disponibles en Alberta on ne trouve pas grand-chose.

La SAQ ferme sa succursale Signature de Québec

Le quotidien Le Soleil du 25 janvier nous rapporte que La Société des alcools du Québec ferme sa succursale de luxe au Château Frontenac. La boutique fermera en novembre à la fin du bail. La SAQ ne compte pas en ouvrir une autre du genre à Québec.

Il ne restera qu'une autre succursale Signature au Québec, celle de Montréal.

Signature offre des produits haut de gamme, rares et prestigieux, de grands champagnes, de grands formats, des vins plus vieux et des pièces de collection.

Actuellement, il y a 957 produits dans les deux magasins.
Selon le site de la SAQ, la bouteille la plus chère à Québec est un Château Lafite au format de 1,5 litres à 36 995 $.

Il y a aussi un Château Mouton Rothschild 1995 à 10 000 $ tout rond.

On y trouve également des produits moins chers comme le Saint-Joseph Guigal 2001 à 36 $.

Le vin rouge incompatible avec le fromage

Deux chercheurs de l'Université Davis de Californie disent que le fromage rouge tue les saveurs du vin. Bernice Madrigal-Galan et Hildegarde Heymann affirment que le fromage annule complètement les saveurs de tous les vins rouges. Selon eux, il ne sert à rien de servir du bon vin avec les fromages, car les protéines des fromages font en sorte qu'on ne peut plus différencier un vin de qualité d'une infâme piquette.

Ils ont fait des tests avec huit types de fromages et des vins de différents cépages, dont la syrah, le cabernet sauvignon et le pinot noir. Ils en concluent que le vin masque les saveurs de fruit, du bois et même le tanin. Ils ajoutent que plus le fromage est fort, moins on apprécie le vin.

Selon eux, cela serait dû au gras des fromages qui tapisse la bouche et bloque les autres saveurs. Le seul arôme du vin amélioré par le fromage est le beurre.

ƒ = Fourni par le représentant

Le symbole ƒ indique que le vin nous a été soumis par un représentant en vin au Canada.
Le vin est quand même dégusté à l'aveugle, à moins que ce soit indiqué par l'icone . Il est aussi généralement goûté en présence d'autres dégustateurs de Vin Québec dans le but de confronter nos jugements. Toutefois, la description, tout comme la note, n'est pas collective. Elle est celle de celui qui signe la fiche de dégustation.

Le scandale des prix du vin à la SAQ: pas une première

Des employés de la SAQ auraient aussi demandé à des producteurs de l'Uruguay de hausser leurs prix.

Lors d'un voyage en Uruguay au printemps dernier, des journalistes québécois se sont fait dire par des producteurs qu'à leur grand étonnement les gens de la SAQ leur avaient demandé de hausser leurs prix.

Dans son article du 7 janvier 2006, Claude Langlois du Journal de Montréal rapporte que «des producteurs ont affirmé à notre petit groupe de journalistes que la SAQ avait également demandé à certains d'entre eux d'augmenter le prix de leurs vins.»

M. Langlois ajoute que «l'affaire était tellement grosse qu'elle était difficile à croire.»

D'ailleurs, au retour de cette visite, un autre journaliste, Jacques Benoît de La Presse, écrivait ces phrases étonnantes dans son article du 6 mai 2005: «Que s'est-il passé? Toujours est-il que des entreprises viticoles ont été visiblement mal informées puisque plusieurs des quelque 24 vins de l’Uruguay commercialisés récemment au Québec l’ont été à des prix... absurdement élevés. Autrement dit, quelqu’un, ou un service quelconque, en a incité certains à gonfler artificiellement leur prix de gros.»

Le plus grand marchand de vin uruguayen au Monde
En juillet dernier, lorsque j'ai vu arriver sur les tablettes une vingtaine de vins de l'Uruguay, je me suis étonné de cet engouement pour ce très petit pays producteur. Pourquoi, tout d'un coup, un si grand nombre de vins d'un pays qui produit si peu de bons vins. Selon Jacques Benoît, il n'y a qu'une trentaine de producteurs de ce pays qui font des vins de qualité.

La SAQ suspend deux de ses vice-présidents

La Société des alcools du Québec mène une enquête interne sur l'affaire de l'ajustement des prix du vin en euro.

Pendant la tenue de cette investigation, le vice-président à la commercialisation, Laurent Mériaux, ainsi que le vice-président aux achats et à la mise en marché, Alain Proteau, sont en congé forcé.

Cette décision fait suite aux révélations du journaliste Jacques Benoit dans La Presse.

Voir La SAQ recule et baisse le prix de certains vins, Vin Québec, 12 janvier.
 

L'affaire de l'euro: une enquête à la SAQ

La Société des alcools du Québec demande à son vérificateur d'enquêter sur l'affaire des transactions en euro.

Dans un communiqué de presse diffusé mercredi soir, le P.D.G. de la société d'État dit qu'il a demandé à son conseil d'administration de demander à son service de vérification interne de «procéder à une vérification du processus ayant encadré l'ajustement des prix des produits transigés en euro».

M. Sylvain Toutant ajoute que «ce faisant, la haute direction de la SAQ veut s'assurer que le processus de négociations avec les fournisseurs a permis de garantir aux consommateurs le meilleur prix coûtant tel qu'indiqué dans le plan stratégique de la Société et que cette négociation s'est déroulée selon les règles.»

La SAQ a annoncé dernièrement une baisse de 8 % de ces prix des vins transigés en euro. Elle admet que l'euro a baissé de 14 %. Mais le président Toutant dit qu'il faut tenir compte des coûts de transports, de manutention et d'entreposage qui mène à une réduction plus faible. Il ne dit toutefois pas qu'elle est la proportion de ces éléments dans le prix d'une bouteille.

Forte baisse des prix des vins australiens en vue

Les prix des vins australiens baisseront de 20 à 30 % selon David Lowe, président de New South Wales Wine Industry Association. Dans une entrevue accordée au quotidien The Daily Telegrah d'Australie et reprise par le magazine Decanter, M. Lowe dit qu'une bouteille de 15 $ baissera à 10 $; et celle de 20 $ tombera à 15 $.

Il attribue ces baisses de prix à la surproduction et aux méventes de vins australiens. La surface de vigne plantée a plus que doublé en Australie depuis 10 ans, passant de 67 000 hectares à 164 000.

Selon une récente étude de marché de cette association de producteurs de vin, l'Australie produit plus qu'elle peut vendre et même plus qu'elle ne peut entreposer.

C'est une bonne nouvelle pour les consommateurs.

Le vin à la bonne température

La Société Les Vignerons du Mont Ventoux lance une gamme de vins destinés aux jeunes consommateurs. Ils ont eu l'idée originale d'y placer sur la contre étiquette un thermomètre qui indique si la température de dégustation est atteinte. En fait, il s'agit d'une encre thermocromatique qui varie du blanc au rose.

La société Les Vignerons du Mont Ventoux qui dit vouloir attirer la jeune clientèle a choisi un habillage qu'elle qualifie de «fun» pour ses trois vins qui s'appellent Pink Ventoux, Red Ventoux et White Ventoux. La société espère que ses nouveaux produits vont plaire à la clientèle jeune visée.

Conflit d'intérêts à la SAQ?

Les deux missions de la SAQ
collectrice de taxe
et vente de vin
semblent mener à un conflit d'intérêts.

Jusqu'à maintenant, les dirigeants de la Société des alcools du Québec ont réussi à maintenir assez bien l'équilibre entre ses deux missions: vendre du vin et collecter des taxes. Mais cet équilibre vient d'être brisé. Du moins, le consommateur a l'impression qu'il a été brisé et qu'il y a maintenant conflit patent entre ces deux missions. Elles ne sont plus compatibles.

Il est certain qu'il faudrait revoir le rôle de la SAQ pour éviter des bévues comme celle qu'on vient de connaître.

Forte différence de prix entre la SAQ et la LCBO

Pinot gris Lurton 2005 Argentine, LCBO 10,15 $ - SAQ 15,45 $
Si je parle de ce vin aujourd'hui, ce n'est pas tellement pour sa qualité, mais pour illustrer la différence de prix entre la SAQ et la LCBO. Il est 50 % plus cher au Québec!
Bon, parlons brièvement du vin. Le 2004 a reçu de belles notes de collègues dégustateurs. Ce 2005 est un vin blanc simple, rafraîchissant. L'alcool est bien présent. Il a une petite sensation de sucré qui lui donne un certain gras en bouche. Il a bien accompagné les huîtres, mais pas le saumon.

Donc, à 10 $ ça passe, mais pas à 15 $, ce n'est pas intéressant.

Top qualité-prix 2005

Il est toujours plaisant de découvrir un vin qui vaut beaucoup plus que son prix. Ça nous arrive quelquefois. Le plaisir est décuplé lorsqu'en plus d'être très bon un vin est aussi peu cher. Un vin de trois étoiles qui coûte moins de 25 $, et un autre de deux étoiles qui se vend 15 $ représentent de beaux achats. Il faut toutefois être très attentif au millésime: un vin peut être excellent une année et moins bon l'année suivante. Il y a de ces hasards! Alors, profitez-en. [Top qualité-prix]

Le top 20 de 2005

Parmi les meilleurs vins que nous avons goûtés en 2005, il y a bien sûr des médocs, mais aussi un pouilly-fuissé étonnant, un pinot noir américain de grande classe, un beau châteauneuf. Voici donc quelques vins délicieux qui ont mérité quatre étoiles ou plus. Plusieurs de ces vins sont encore disponibles, d'autres devraient revenir au cours de l'année. [Le top 20]   

Plus forte baisse pour les vins chers

L'affaire du cafouillage à la SAQ gagne la France. L'information est maintenant publiée par le magazine Internet Vitisphère. Ce magazine s'adresse à ceux qui font du vin en France. L'acticle commence par ces mots: «Étrange affaire au Québec...»

D'autre part, le journal La Presse continue de publier des informations sur son enquête concernant l'action de la SAQ qui incitait ses fournisseurs européens à hausser leurs prix.

On y apprend aujourd'hui, sous la plume de Marie Tison, que la baisse de prix sera plus forte pour les vins chers que pour les vins de moins de 20 $.

Selon le quotidien, un vin de 40 $ sera réduit à 35 $, donc une économie de 12,5 %; alors qu'un vin de 10 $ sera réduit de 8,5 % à 9,20 $.

Cela serait dû aux coûts fixes qui sont proportionnellement plus élevés pour les petits vins.

La SAQ recule et baisse le prix de certains vins

Le cafouillage continue à la direction de la Société des Alcools du Québec.

Après avoir incité plusieurs de ses fournisseurs à augmenter leurs prix de gros, la SAQ fait un pas en arrière et annonce une baisse de 8 % des prix de vins européens.

Toutefois, cette baisse aurait dû être de 13 % pour refléter la valeur de l'euro.

Dans un imbroglio absolument épouvantable, des employés de la SAQ ont demandé oralement à une centaine de producteurs de vins européens d'augmenter leurs prix afin de contrer la baisse de la valeur de l'euro par rapport au dollar canadien.

Ces dirigeants de la société d'État demandaient une ristourne de 2,5 % en échange de cette hausse de prix.

Selon le quotidien La Presse, plusieurs producteurs auraient refusé cette offre pour le moins bizarre à la suggestion de leurs agents au Québec.

La Presse cite un exportateur de vins qui dit que «le 23 décembre, j'ai eu un appel de la SAQ. On m'a dit : voilà, nous allons bientôt procéder à un ajustement des taux de change qui va conduire à une baisse entre 10 et 13 % des prix en rayon. Et, donc, est-ce que ça vous intéresse, de manière exceptionnelle, d'augmenter vos prix de 10 % sur lequel vous nous rétrocéderiez 2,5 % en échange sur le nouveau prix départ chai [...] Il disait que c'était pour rester plus ou moins au même prix de détail. Il m'a demandé une réponse pour au plus tard le 30 décembre [...] J'en ai discuté avec mon agent et j'ai refusé leur proposition.»

Totalement l'inverse
Dans un deuxième article, Jacques Benoît, relate ses conversations avec des gens de la SAQ qui essaient de se justifier, mais qui, en fait, se contredisent. C'est assez étonnant à lire.

Tentative d'escroquerie de la SAQ?

Est-ce que des dirigeants de la SAQ seraient en train de tenter d'escroquer les consommateurs de vin?

C'est du moins la question qu'on se pose après la lecture d'un article du quotidien La Presse du 28 décembre intitulé La SAQ incite des fournisseurs à augmenter leurs prix de gros.

Selon le quotidien montréalais, des dirigeants de la Société des Alcools du Québec auraient demandé à une centaine de fournisseurs de vins d'augmenter leurs prix.

Ces gens de la SAQ voudraient ainsi empêcher la baisse des prix de détail des vins vendus par le monopole au Québec. Baisse qui devrait intervenir à cause de la baisse de la valeur de l'euro par rapport au dollar canadien.

La Presse affirme que «si les prix baissent, c'est non seulement le chiffre d'affaires de la SAQ qui diminuera, mais aussi sa marge bénéficiaire et ce que lui rapportent les nombreuses taxes...»

L'euro a diminé de 17 %
La SAQ paie une bonne partie de ses achats en euros. L'euro a diminué de 17 % depuis un an. Ce qui signifie que les vins achetés par la SAQ en Europe coûtent moins cher.

Normalement, cette baisse devrait se refléter sur les prix de détail. Mais il semble que des gens à la SAQ ne veulent pas de cette baisse!

La légalité de la procédure
Toujours, selon La Presse, les membres du conseil d'administration de l'Association québécoise des agences de vins se sont réunis jeudi dernier. Ils ont envoyé une missive au président de la SAQ, Sylvain Toutant.

Le Top 100 de Wine Spectator

C'est la saison des Top 100, la fin de l'année, la période de suggestion de cadeaux. Le magazine étatsunien Wine Spectator y va de son rituel Top 100.

Les 100 meilleurs vins de l'année! Les auteurs ont essayé de faire une place à toutes les régions viticoles de la planète, mais bien sûr la part du lion revient aux États-Unis, les vins étatsuniens y sont au nombre de 30. Il faut dire que le magazine fait la promotion des vins étatsuniens et la plupart des annonceurs de la revue sont du même pays.

La France suit de près avec 20 places, surtout pour les vins du Rhône! Il n'y a que trois bordeaux [Yquem 2001, Latour 2002 et Lagrange 2002]. Les vins italiens y sont au nombre de 15. Les espagnols 6. Ce sont surtout des vins que la revue qualifie de «International style», qu'on pourrait traduire par de style étatsunien. L'Australie obtient 11 places, et l'Argentine 5.

Robert Parker note les 2004

Le réputé chroniqueur de vins Robert Parker a publié sa fiche de notes sur le millésime 2004. Il donne 87-88 % aux bordeaux 2004. Ce qui est une forte chute si on compare aux notes de 90-95 % qu'il donnait au médocs 2003.

Les côtes-rôties et hermitages reçoivent une très mauvaise note de 85, en chute de 11 points. Par contre, les châteauneuf-du-pape conservent leur 90.

M. Parker a bien aimé les riojas et riberas del duero qui recoivent un beau 92.
Finalement, les beaujolais obtiennent un faible 81, une chute vertigineuse de 16 points.

Le groupe Berry Bros and Rudd qui, notons-le, vend du vin, a donné une moins bonne note aussi aux bordeaux 2004, soit 8/10.

Ils sont, par contre, plus partagés sur les notes à donner aux vins espagnols.

Personne ne goûte comme l'autre

J'ai déjà parlé de cet aspect, mais j'y reviens parce que je considère que c'est très important et que c'est une des plus grandes découvertes faites dans le monde de la dégustation cette dernière année.

Le goût du vin n'existe pas comme tel. Il est plutôt le résultat de l'interaction entre les molécules contenues dans le vin et nos récepteurs sensoriels, gustatifs ou olfactifs. Ces récepteurs diffèrent énormément d'une personne à l'autre. C'est ce qui nous apprend une étude de l'INRA qui nous dit que «cette constatation a pour conséquence que le goût et l'odeur perçus sont fonction de notre équipement personnel en récepteurs sensoriels. Cet équipement, génétiquement déterminé, varie d'une personne à l'autre. Son activation engendrera donc des signaux différents suivant les individus, y compris les dégustateurs les plus avertis.

Revue de presse: du grenache en Alsace, des AOC obsolètes...

Il y a plusieurs articles très instructifs cette semaine dans l'actualité.
On y apprend, entre autres, qu'on pourrait cultiver du grenache en Alsace et en Loire et qu'on vendengera le cépage nord-africain sidi-brahim en juillet à Bordeaux. De plus, il y aura un accroissement spectaculaire du vignoble en Angleterre et en Hollande. Science-fiction? Pas vraiment. Le réchauffement de la planète progresse plus vite que prévu. Les vendanges en châteauneuf-du-pape se font maintenant au début septembre, soit un mois plus tôt. On devra peut-être irriguer les sols caillouteux de cette magnifique région.

Le vin du Roussillon sera récolté en Alsace! Eh oui! Avec le réchauffement climatique, l'Alsace aura la température du Roussillon d'ici quelques années, selon Météo France. On n'y fera plus les mêmes vins du tout. Le système des AOC deviendra là encore plus obsolète.

Les vins de Gérard Depardieu

Le grand acteur est venu présenter ses vins à Montréal dernièrement. Ce sont des vins de grand calibre. Ils sont disponibles sur les tablettes des succursales de la SAQ depuis quelques jours.

M. Depardieu est le propriétaire de sept vignobles. Cinq sont situés en France, un au Maroc et un autre en Italie.

Nous avons eu l'occasion de déguster ses cinq vins français lors d'une présentation organisée par la firme Sopexa à Montréal, le 30 novembre. Malheureusement, M. Depardieu n'était pas présent à cette occasion. Il était déjà retourné en France.

Vintages, arrivage de décembre à la LCBO

L'arrivage des sections Vintages de décembre de la LCBO présente de beaux produits qui nous permettront d'accompagner nos repas des fêtes et de recevoir dignement nos amis et la parenté.

Il y a là aussi de belles occasions de faire des cadeaux à nos amis, collègues, patrons et employés modèles amateurs de vins.

Les produits les plus intéressants de cet arrivage sont ceux d'Italie. Il y a aussi quelques bons vins de France et du Nouveau Monde.

La mise en marché des produits dit de spécialité de la LCBO ne se fait pas de la même manière qu'à la SAQ. Une à deux fois par mois, les employés des sections Vintages de la LCBO placent sur les tablettes une centaine de vins.

Ils sont souvent en petite quantité, ce qui fait que certains produits sont écoulés dans les heures qui suivent et que d'autres le sont dans les dix jours.

La typicité d'un vin ou le nivellement par le bas

On entend souvent parler de typicité du vin. On dit de tel vin qu'il est typique de son appellation; de tel autre vin, on dit qu'il n'est pas typique.

On mentionne aussi le terme terroir. On dit alors que c'est un vin typique de son terroir.

Mais trop souvent, ceci mène à des aberrations. Les grands vins ne sont souvent pas typiques de leur appellation et c'est pourquoi ils se détachent si bien de la masse. Est-ce que le Cos d'Estournel est typique de l'appellation Saint-Estèphe?

L'un des meilleurs vins des Beaux de Provence, le Trévallon, n'a-t-il pas droit à l'appellation de sa région?

Dans plusieurs appellations françaises, les vins doivent être jugés par un comité de producteurs pour recevoir le droit de poser le terme Appellation Contrôlées sur leurs étiquettes. Toutefois, certains comités exigent que le vin soit typique. Ce qui fait que certains vins parmi les meilleurs sont refusés.

Alcool à 0,05 au lieu de 0,08

Le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, demande aux ministres de la Justice des provinces d'étudier la possibilité de réduire le taux d'alcool permis de 0,08 mg par 100 ml à 0,05.

L'organisme Mothers Against Drunk Driving soutient que cette mesure sauverait de nombreuses vies.

Le taux de 0,05 signifie qu'une personne de faible poids ne pourrait pas prendre plus d'un verre.

Alain Collerette de la Société de l'assurance-automobile du Québec dit que le nombre de décès où un conducteur avait un taux entre 0,05 et 0,08 n'est pas significatif, mais il ajoute que des analyses supplémentaires seraient nécessaires.

Claude Pichet de La Presse Affaire qui commente ces chiffres écrit que « à un niveau situé entre 0,05 et 0,08, l'impact est beaucoup plus faible, voire insignifiant. D'autant plus qu'à ce niveau d'alcoolémie, il est loin d'être certain que l'alcool est le principal facteur en cause.

Le cidre de Glace

Ces vins sucrés sont de plus en plus populaires et de nouveaux producteurs se lancent dans ce marché. Après avoir goûté de ces cidres, j'ai remarqué que la qualité était très inégale d'un producteur à l'autre et d'une année à l'autre.

Contrairement à la croyance populaire, ces cidres glacés ne proviennent pas de pommes qui ont gelé sur les arbres, mais de pommes récoltées à l'automne qui sont congelées par la suite.

Le magazine Protégez-Vous publie un article très instructif sur le cidre de glace. Le réputé chroniqueur de vin Marc Chapleau a goûté à l'aveugle 17 cidres de glace avec deux de ses collègues.

Nouveaux arrivés à la SAQ, fin novembre

Voici quelques vins qui seront sur les tablettes d'ici la fin novembre.

Château de Tigné Gérard Depardieu anjou 1999 10451438 19,55 $
Vinsobres côtes-du-rhône-villages 2001 730473 19,55
Chablis premier cru William Fèvre 2003 10376917 29,50

Vega Real Crianza ribera-del-duero Espagne 2001 10357151 27,80
Sogrape Reserva alentejo Portugal 2002 10371593 21,20
Quinta do Infantado douro Portugal 2002 10371761 19,55

Riesling Les Princes Abbés Schlumberger alsace 2003 743443 23,75
Sena Mondavi & Chadwick aconcagua Chili 2001 898858 79,00
Château de Nages Cuvée Joseph Torrès costières-de-nîmes 2001 895839 20 $

Je n'ai pas goûté tous ces vins. Je les donne à titre indicatif.
Ce sont soit des vins de producteurs fiables,
soit des vins dont j'ai goûté les millésimes précédents.
Voir la suite...

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