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Le meilleur chinon est blanc !

Ça peut sembler bien étrange, mais le meilleur vin de Chinon présenté lors d'une dégustation dans la Loire était un vin blanc. Pourtant Chinon est réputé pour ses vins rouges assez costauds. D'autant plus, que les blancs représentent moins de 2 % de l'appellation Chinon!

C'est pourtant ce qui s'est passé à l'abbaye de Fontefraud lorsque la presse internationale a dégusté les champions du concours des vins du Val de Loire 2017. Y était présenté des centaines de vins de plusieurs appellations de la Loire — des vins du millésime 2016 — du 20 au 22 avril.

Le meilleur vin de chinon était, selon moi, et plusieurs collègues, un vin fait de chenin, étiquetté «amphora» du Domaine de Noiré.

C'est un blanc élevé en amphore d'Italie nous dit le site internet du producteur. Il est fait de raisins en culture biodynamique. Un vin vendu 20 euros.

Il est gras, ample, presque somptueux. Il a un certain caractère et il plait.

Il y avait 7 blancs en dégustation le jeudi et une vingtaine de rouges le lendemain. La plupart des rouges m'ont semblé soit rustiques, soit trop végétaux, soit trop durs, sauf deux. À ma surprise lorsque je regarde le nom de ces deux vins, je m'aperçois qu'ils sont aussi du Domaine de Noiré.

Le Soif de tendresse et le Caractère

Le slogan de l'AOC Chinon est «il est rond, un peu enveloppé, mais quel beau corps.» Je n'ai pas constaté cela du tout dans la plupart des vins présentés à la dégustation du 21 avril à Fontefraud. Rabelais n'y aurait pas trouvé grand plaisir lui non plus. La substantifique moelle n'y était pas.

Il faut dire ici que les vins présentés étaient tous du millésime 2016 et que plusieurs producteurs parmi les meilleures ont refusé de présenter leurs vins disant qu'ils n'étaient pas près. Nous savons aussi que les meilleurs producteurs ne présentent généralement pas leurs vins dans les concours.

Donc, sauf pour ces trois vins du même producteur, je suis resté sur une bien mauvaise impression des vins de Chinon du millésime 2016.

Par contre, les vins de Saumur-Champigny présentés à cette dégustation m'ont paru beaucoup plus agréables et intéressants. J'en parlerai bientôt.

Les producteurs de Chinon exportent surtout aux États-Unis. Nous avons tout de même au Québec quelques bons exemplaires de cette appellation tel que Jourdan et Pichard; Alain Lorieux; Jean-Maurice Raffault; Renaud Desbourdes; Olga Raffault; Chatherine et Pierre Breton; La Grille et Couly-Dutheil.

L'AOC Chinon fête ses 80 ans. Elle a agrandi sa surface pour y inclure entre autres le vignoble de la famille de Rabelais. Chinon c'est 173 vignerons sur 2400 hectares; soit la moitié de Saint-Émilion et un peu moins que Chateauneuf du pape. C'est surtout du cabernet franc avec moins de 100 hectares en chenin blanc. Seulement 10 % de la production est exportée. Le chinon est surtout consommé sur place (26 %) ou vendu à la restauration (34 %). Seulement 1,3 million de bouteilles sont exportées, dont la moitié aux États-Unis. Au début de la guerre froide, une base militaire est installée par l'armée américaine près de Chinon. Près de 1500 soldats y séjournent de 1951 à 1967. Il semble qu'ils aient beaucoup apprécié le vin de Chinon, puisqu'aujourd'hui 40 000 Étatsuniens sont intronisés ambassadeurs de Chinon!

Chinon c'est 83 000 hectolitres de rouges; 12 000 hectolitres de rosé et 1700 hectolitres de blancs. Il y a aujourd'hui 22 vins de Chinon à la SAQ. Il y a en gros deux types de chinons rouges. Les costauds et les plus fins. Voir les commentaires sur des vins de Chinon dans Vin Québec.

Ces dégustations et ce voyage de presse ont été faits à l'invitation d'Interloire, le regroupement principal des vignerons de la Loire. Je parlerai dans les prochains jours de ce que j'y ai appris au cours de cette courte visite.

Du vin à 4,50 $ la bouteille !

La SAQ bat la LCBO et les épiciers pour le vin le moins cher !

Ce Don Simon est le vin le moins cher à la SAQ, au Québec et probablement aussi le moins cher au Canada !

6 $ le litre;
                soit l'équivalent de 4,50 $ la bouteille de 750 millilitres.

Ce joli contenant en carton, embouteillé en Espagne, est arrivé fin janvier sur les rayons de la Société des alcools du Québec.
Les 27 000 cartons — appelés bib en France — se sont vendus en quelques semaines au prix de 6,70 $ le litre.
Il est maintenant 6 $.
Il en reste une caisse de 6 probablement cachée dans l'arrière-boutique de la succursale de Dégelis; ainsi que 8 cartons dans la succursale de Témiscamingue.

La SAQ bat ainsi la LCBO dont son vin rouge le moins chers est à 6,95 $ le 750 ml.

La SAQ en a commandé presque le double soit 52 200 cartons de 1 litre qui devraient être sur les rayons en juin.

Il contient du vin d'Espagne. J'y ai goûté le 1er février dernier et je l'ai jugé plus que correct, buvable — dans un format pratique pour le camping — et bien meilleur que de nombreux vins que l'on trouve dans les épiceries. En espérant que le prochain arrivage sera de la même qualité ou meilleur.

Des Québécois en visite en Espagne me signalent (jeudi) qu'ils viennent d'acheter un litre de ce vin sur place au coût de 1,23 euro; soit 1,85 $.

  Voir le commentaire du 1er février.

L'importation privée n'existe pas au Québec

L'importation privée de vin n'existe pas au Québec !

En fait, c'est illégal. «Au Québec, la loi indique que seule la Société des alcools du Québec (SAQ) est autorisée à importer des boissons alcooliques», nous dit la SAQ dans son site internet.

En effet, la société d'État a le monopole de l'importation de vin dans la province.

Mais alors pourquoi des gens et des agents disent qu'ils font de «l'importation privée» et qu'ils vendent des vins dits d'importation privée?

C'est la SAQ qui importe, transporte, entrepose, distribue et vend tous les vins importés en bouteille au Québec.
C'est la SAQ qui paie directement tous les fournisseurs, producteurs et vignerons. C'est la SAQ qui choisit les moyens de transport et qui fait venir ces caisses de vin. De plus, ce sont les gens de la SAQ qui fixent ou corrigent les prix.

Commandes privées
Mais alors qu'est-ce que ce système que certains appellent de «l'importation privée»?
C'est le système de «commandes privées de la SAQ».

C'est la SAQ qui a commencé à utiliser ce terme d'importation privée lorsqu'elle a autorisé, il y a quelques années, des particuliers à passer des commandes particulières auprès de son service d'importation.

Les gens de la SAQ utilisent de plus en plus maintenant le terme plus juste de commande privée au lieu d'importation privée comme le fait la société des alcools de l'Ontario, la LCBO.

Il n'y a donc pas d'importations privées, mais bien des commandes privées.

Ces commandes peuvent être faites par des particuliers, des restaurateurs et des agents promotionnels.
Il y aurait maintenant plus de 300 personnes qui sont enregistrées auprès de la SAQ comme agents promotionnels pour faire des commandes privées.

Ces personnes choisissent le vin, mais c'est la SAQ qui paie le vigneron, l'importe, l'entrepose et le distribue aux clients dans ses succursales désignées.

L'agent, lui, doit veiller à faire sortir le vin le plus vite de l'entrepôt et il se prend une commission.

Son rôle n'est pas d'importer le vin, mais plutôt «de trouver des acheteurs pour la totalité des produits commandés, avant la fin de la période d’entreposage», comme le dit la SAQ dans sa politique de commandes privées.

L'agent a 180 jours pour faire sortir le vin de l'entrepôt de la SAQ. Après ce temps, la SAQ se réserve le droit de saisir les caisses restantes.

Des employés de la SAQ sont chargés de contrôler les prix de ces vins. Ils exigent que le prix corresponde «au prix fournisseur des produits comparables au répertoire de la SAQ.»  De plus, «lorsque le prix déclaré par l’agent ne reflète pas la valeur marchande des produits, la SAQ effectue le paiement au fournisseur selon le prix déclaré et elle ajuste le calcul de son prix de vente au détail selon la valeur marchande des produits.» La valeur marchande est décidée par la SAQ.

La SAQ prend sa commission habituelle, plus des frais de commandes privées. L'agent se prend aussi une commission.

L'agent fixe la commission qu'il veut. On me rapporte qu'un agent facture une commission de 60 % qui s'ajoute au 135 % de majoration de la SAQ.
Ça commence à faire cher! En fait, nous observons qu'un vin en commande privée est de 10 à 15 % plus cher que le même vin lorsqu'il est par la suite vendu directement par la SAQ.

Commandes privées sur le site web de la SAQ
Il y a des discussions depuis plus de 4 ans afin de permettre l'écoulement de ces vins de commandes privées sur le site saq.com. Toutefois, les discussions achoppent, entre autres, sur la question de la commission de l'agent. En effet, comment s'assurer qu'il recevra sa commission, comment établir le montant. De plus, on se demande pourquoi donner une si forte commission si ce sont des employés de la SAQ qui font la plus grande partie du travail.

Donc, il n'y a pas d'importations privées de vin au Québec, mais plutôt des commandes privées. La principale différence est que le choix du vin est fait par un privé au lieu de l'être par un employé de la société d'État.

En 2016-2017, les commandes privées ont totalisé 6,4 millions de bouteilles pour 115 millions de dollars.

Voir Politique de commandes privées, version agents promotionnels, SAQ et Commandes privées, LCBO.

Voir aussi Qu'est ce que l'importation privée de vin au Québec.

Les vins bio mieux identifiés à la SAQ

Les vins bio sont maintenant mieux identifiés sur les rayons de la Société des alcools du Québec.

Les étiquettes des produits bio sont dorénavant vertes au lieu de blanches sur les rayons de la SAQ.

De plus, on y a apposé un carton de 4 pouces afin de mieux signaler leur présence.

Dans plusieurs succursales, les employés ont même regroupé des vins bio dans une même section. Ce qui facilite grandement la recherche.

Les vins bio deviennent de plus en plus recherchés au Québec. D'ailleurs, leurs ventes ont augmenté de 30 % au cours de la dernière année, précise la SAQ.

Il y a aujourd'hui 575 vins bio dans les magasins de la société des alcools, dont 7 champagnes et 10 autres mousseux. Ce n'est pas encore énorme, mais nous constatons une bonne progression de l'offre depuis 3 ans. Il y avait 160 vins bio sur les rayons de la SAQ en 2013; puis 230 en 2014; un peu plus de 300 en 2015; 360 en mai 2016 et près de 600 aujourd'hui.

Il y a des vins bio dans toutes les gammes de prix. On en trouve même 5 à moins de 12 $.

Parmi les vins tranquilles, la plupart des vins bio disponibles sont rouges (357), contre 167 blancs et 14 rosés.

Nous constatons que les vins bio sont souvent meilleurs que les vins non bio à prix équivalent.

Consultez notre liste de vins bio de bonne qualité.

Ainsi que la section bio, pour y voir les derniers commentaires.

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Les vins les plus vendus au Québec

Voici la liste des vins les plus vendus à la SAQ et dans les épiceries du Québec selon le montant brut des ventes.

Le produit le plus vendu est le Red Revolution Rouge. Il est au format de 1 litre au prix de 13,85 $ dans les épiceries. Une version de 750 ml est aussi dans les succursales de la SAQ.

Toutefois, en volume, le vin le plus vendu est probablement de Wallaroo Trail Rouge si on additionne les ventes aux formats de 1 et de 4 litres.

Ainsi, les deux vins les plus vendus au Québec le sont principalement dans les épiceries. D'ailleurs, plusieurs des plus gros vendeurs au Québec sont au format de 1 litre et sont surtout disponibles en épiceries.

Le vin le plus vendu (en valeur) dans les succursales de la SAQ est le Sauvignon blanc Kim Crawford.

Il y a de nouveaux venus dans ce palmarès des meilleurs vendeurs. L'un d'eux est le Smoky Bay rouge au format de 1 litre dans les épiceries. Là encore, la SAQ en vend aussi, mais au format de 750 ml.

D'autres surprises aussi : deux des vins de la sommellière Jessica Harnois se sont hissés dans ce palmarès en très peu de mois. Mme Harnois dit avoir vendu 1,7 million de bouteilles de ses trois vins de la marque .

Cinq des dix vins les plus populaires sont distribués dans le réseau des épiceries et dépanneurs. C'est là qu'est la croissance et non plus en succursales. Ils étaient deux l'an dernier.

Le Ménage à Trois continue sa descente, passant de la 14e place à la 32e; lui qui était en 1e place en volume et en valeur en 2012.

Il est à noter aussi la belle performance du rosé Le Pive qui est en 12e place alors qu'il n'était même pas parmi les 30 premiers l'an dernier.

Liste des 33 meilleurs vendeurs en valeur

1 Red Revolution Vin Rouge  1 L (Épicerie) 13,85 $
2 Sauvignon blanc Kim Crawford Marlborough  19,55 $
3 Wallaroo Trail Bin 212 rouge 1 L (Épicerie)  13,45 $
4 Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano Umberto Cesari Rubicone  26,55 $
5 Wallaroo Trail lot 313 blanc  1 L (Épicerie) 13,45 $
6 Merlot Grand Sud pays d'Oc i.g.p.  1 L   11,60 $
7 White Revolution Vin Blanc  1 L  (Épicerie) 13,85 $
8 Chenin blanc Robertson Winery   9,30 $
9 Veuve Clicquot Ponsardin Brut Champagne  69,25 $
10 Smoky Bay vin rouge  1 L   12,70 $  (Épicerie seulement)

11 White Zinfandel Ernest & Julio Gallo Californie rosé  10,15 $
12 Le Pive Gris de Grande Camargue rosé 15,05 $
13 Apothic Red Californie   15,65 $
14 Sauvignon bl. Fumées Blanches Cotes de Gascog IGP  13,95 $
15 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek South Eastern Australia 14,45 $
16 Brouilly Georges Duboeuf 18,55 $
17 Wallaroo Trail Bin 212 rouge  4 L 46 $  (Épicerie seulement)
18 Pinot grigio Barefoot California  9,95 $
19 Fumé blanc Errazuriz Valle de Aconcagua  13,55 $
20 Sauvignon blanc Oyster Bay Marlborough  18,60 $

21 Ruffino Chianti  14,95 $
22 Bù Splendido vin blanc Épicerie et SAQ  14,70 $
23 Bù Glissando vin rouge Épicerie seulement 14,70 $
24 Cabernet-Sauvignon Woodbridge Robert Mondavi Californie  13,45 $
25 Wallaroo Trail Bin 717 rouge  1 L (Épicerie seulement) 13,45 $

26 Merlot Donini Delle Venezie i.g.t. 1 L  9,10 $
27 Sangiovese Fantini Farnese  8,70 $ (Le seul négocié en euro)
28 Toro Loco rouge (Épicerie seulement) 1 L  12,15 $
29 Nicolas Laloux Le Gentlemen Bohème blanc (Épicerie seulement) 1 L 11,10 $
30 Gros Manseng/Sauvignon Brumont vin pays des Côtes de Gascogne 12,65 $

31 Modello Masi Delle Venezie i.g.t. 13,55 $
32 Ménage à Trois Folie à Deux Californie rouge 16,10 $
33 Chardonnay Grand Sud vin de France  1 L  12,40 $

Voir le palmarès de l'an dernier.

Hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les vins de la Loire ont connu une hausse des ventes en volume de 7 % au Québec au cours de la dernière année.

Il s'est ainsi vendu 168 000 caisses, soit un peu plus de 2 millions de bouteilles.
En blanc c'est 1,8 million de bouteilles; en rouge 220 000 bouteilles.

En valeur, ce fut une hausse de 8 %, selon les chiffres fournis par la Société des alcools du Québec. Ce qui représente 39 millions de dollars. C'est 34,5 millions pour le blanc et 4,6 millions $ pour le rouge.

Il y a actuellement 278 vins de la vallée de la Loire sur les rayons des magasins de la SAQ. C'est 182 blancs, 92 rouges, 4 rosés, en plus des 19 mousseux.

Les principales appellations que l'on trouve au Québec sont : Sancerre; Chinon; Saumur; Saumur-Champigny; Pouilly-Fumé; Muscadet; Anjou; Touraine; Savennières, Vouvray: Menetou-Salon; Bourgueil et Cheverny.

En mousseux, il y a les Crémants de Loire; les Vouvrays; les Montlouis, les Saumur bruts et les Touraine.

Les principaux cépages de la Loire sont en blanc: chenin, sauvignon, melon de Bourgogne, chardonnay, pinot gris et la folle blanche. En rouge c'est : cabernet franc, gamay, grolleau, pinot noir, cabernet sauvignon, côt, pineau d'Aunis et négrette.

La Loire c'est 86 appellations et 7000 viticulteurs. C'est une route des vins de 1000 kilomètres. La production en AOP des membres d'Interloire est surtout en blanc à 35 %; rosé 30 %; rouge 20 % et bulles 15 %. C'est 250 millions de bouteilles en AOP, dont 40 millions à l'exportation. (5 % au Canada). Plus 25 millions de bouteilles en IGP, dont 3 millions exportées. (5 % au Canada).

Je vous parlerai un peu plus des vins de cette région bientôt.

Voyez nos derniers commentaires sur des vins de cette belle région. vinquebec.com/vins-loire


Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,78 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin de 750 ml vendue dans les succursales de la SAQ a été de 15,78 $ en 2015-2016. Ce qui est 3 cents de moins que l'année précédente.

Les ventes de vins de la SAQ ont été de 2 000,9 millions $ en 2015-2016. Si l'on soustrait de cela ce que la SAQ a vendu aux épiceries soit 327,4 millions $, il s'est donc vendu pour 1972,6  millions $ dans les succursales de la SAQ. En volume, les ventes furent de 121,9 millions de litres en succursales. Ainsi 1972,6 millions $ divisé par 121,9 millions de litres donnent 16,18 $ le litre. 

C'est donc 16,18 $ le litre avant taxes.
Soit 12,14 $ la bouteille de 750 ml avant taxes.

Après taxes ce sera : 15,78 $
(12,14 $ + taxe d'accise fédérale de 0,48$ + taxe spécifique du Québec de 1,05$) x TPS 5% x TVQ 9,95% = 15,78 $.

L'année précédente, ce fut des ventes en succursales de 119,7 millions de litres pour 1941,6 millions $, soit 16,22 $ le litre. Ce qui donne 12,17 $ la bouteille avant taxes et 15,81 $ après taxes.

Ceci ne comprend pas les ventes dans les épiceries, mais les ventes dans les succursales, les importations dites privées et les ventes aux restaurants et bars.

Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la société d'État pour les années 2014-2015 et 2015-2016.

Le prix moyen va diminuer encore plus. En effet, la SAQ a réduit les prix de ses 1600 gros vendeurs de 1,05 $ la bouteille. De plus, elle a nettement amélioré son offre de vins à petits prix. Il est donc prévisible que ce prix moyen va diminuer encore plus pour l'année 2016-2017 qui vient de se terminer. Les chiffres de cette année seront disponibles dans quelques semaines.

Accord canadien de libre-échange, mais pas pour le vin

Les dirigeants des provinces canadiennes viennent finalement de signer un nouvel accord sur le libre-échange entre les provinces du pays. Cet accord remplace celui de 1995.

Ce nouvel accord n'élimine pas les barrières commerciales entre les provinces, mais prévoit plutôt des discussions futures sur le sujet.

Il semble plutôt viser à protéger les barrières et prérogatives provinciales avant l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange avec l'Europe.

En ce qui concerne le vin, cet accord prévoit aussi des discussions entre les provinces «afin d'identifier des possibilités particulières et de recommander des initiatives visant à accroître davantage le commerce de boissons alcooliques à l’intérieur du Canada, tout en tenant compte de la responsabilité sociale et des obligations internationales.»

On y lit aussi que l'on pourrait proposer «de nouvelles technologies et d’autres approches visant à offrir davantage de choix et une commodité accrue aux consommateurs dans le secteur des boissons alcooliques.»

On se souvient que les premiers ministres du Québec et de l'Ontario nous avaient promis, en juillet dernier, un service d'achat internet entre nos deux provinces dans les jours qui suivent. Mais, on n'en a plus entendu parler depuis.

L'annexe du dit accord de 2017 énumère les pouvoirs que se réservent les provinces. Ces annexes des exceptions au libre-échange entre les provinces font 148 pages des 359 du document. Le vin est expressément nommé pour presque toutes les provinces. Elles veulent garder leurs monopoles. Pour le Québec, on lit ceci « Le Québec régit et autorise l’importation, la distribution, l’approvisionnement, le transport, la vente et la commercialisation des boissons alcooliques et réalise ces activités y compris par l’intermédiaire de son monopole provincial, la Société des alcools du Québec.» Puis ceci «Le Québec peut exiger que les produits vendus par les titulaires de permis d’épicerie soient embouteillés au Québec.»

Pour ce qui est de la Saskatchewan, elle dit qu'elle «se réserve le droit d’adopter ou de maintenir toute mesure autorisant la vente directe aux consommateurs avec d’autres Parties sur une base réciproque.»

Un comité des représentants des provinces doit soumettre de nouvelles propositions d'ici juillet 2018.

  Accord de libre-échange canadien 2017.

  Voir aussi d'autres nouvelles sur cet accord entre les provinces.

 

Hausse de 30 % des ventes de vins bio

Les ventes de vins biologiques se sont accrues de 30 % au cours de la dernière année dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

La société d'État a donc décidé de monter dans le train en marche. Elle a fait faire une étude auprès de sa clientèle. Résultats: 69 % des répondants jugent que les produits biologiques ne sont pas assez mis en valeur à la SAQ.

La direction de la SAQ a donc décidé de mieux afficher les vins bio. Ces produits seront identifiés «par un mica vert sur l'étiquette tablette en succursale.»  De plus, «des affichettes de format 4 po x 4 po seront également fournies pour sensibiliser la clientèle à cette nouveauté.»

Finalement, la SAQ fera une promotion «10 fois les points» sur ces produits biologiques du 20 au 23 avril.

Il y a aujourd'hui 553 vins tranquilles bio sur les rayons de la SAQ. C'est 150 de plus que l'an dernier. La grande majorité de ces vins viennent de la France; soit 383 en plus de 69 de l'Italie et 35 de l'Espagne. Nous y trouvons aussi 14 vins mousseux bio.

Voici une belle sélection de vins bio commentés au cours des derniers mois.

  Région SAQ Cote Prixicone de tri
Ijalba, Genoli 2016 Espagne 2,0 13,90$
ALB de Petro Vaselo 2015 Roumanie 2,0 14,20$
Ijalba Solferino Rioja 2014 Espagne 2,5 15,05$
Château Suau 2014 Bordeaux 2,5 16,50$
Comenge Verdejo Rueda 2015 Espagne 2,0 17,30 $
Novas, Camenère Gran Reserva 2014 Chili 2,5 18,00 $
Clos de la Briderie 2014 Loire 3,0 16,90$
Domaine de l'Attilon Marselan 2014 Rhône 2,5 18,25$
Château Rigaud, Faugères 2014 Languedoc 3,0 18,65$
Finca Los Alijares Graciano 2009 Espagne 3,0 19,15$
Bonterra Cabernet Sauvignon 2014 Californie 2,5 18,55$
Pureté de Silex Brut, Crémand de Loire Loire 2,0 19,50$
Bonterra Viognier North Coast 2014 Californie 2,5 20,05$
Les Garrigues, Domaine Clavel 2014 Languedoc 3,5 20,70$
Ijalba Reserva 2012 Espagne 3,0 21,35$
Les Terres Rouges, Saumur-Champigny 2015 Loire 3,0 21,80$
Domaine Pothiers, Côte Roannaise 2015 Loire 3,0 21,90$
Ijalba Graciano 2014 Espagne 2,5 21,95$
Château la Tour de l'Évêque blanc 2015 Provence 2,5 22,30$
Raventos i Blanc, L'heureu 2014 Espagne 3,0 22,50$
Mas des Chimères, Terrasses du Larzac 2014 Languedoc 2,5 22,75$
Château La Tour de l'Évêque Rouge 2013 Provence 3,0 23,20$
Orthogneiss Domaine de l'Ecu 2014 Loire 2,5 23,40$
La Vida al Camp, Cava Brut Rosé 2013 Espagne 2,5 23,50$
Geyerhof, Rosensteig, Grüner Veltliner 2015 Autriche 2,5 23,90$
Domaine Gardiés, Les Glaciaires 2015 Roussillon 3,0 24,75$
Col d'Orcia, Rosso di Montalcino 2013   2,5 24,95$
Hatzidakis Santorini Assyrtiko 2015 Grèce 3,0 27,25$
Badia a Coltibuono, Chianti Classico 2014 Italie 3,0 27,30$
François Chidaine Brut Nature, Montlouis sur Loire Loire 3,0 29,35$
Mâcon Verzé, Nicollas Maillet 2014 Bourgogne 3,0 29,40$
Château Gaillard, St-Émilion Grand Cru 2013 Bordeaux 3,0 31,00$
Première de Figuière, Côtes de Provence 2013 Provence 3,5 33,75$
Raventos I Blanc, De la Finca 2013 Espagne 3,0 35,35$

  Lire aussi le texte de Jean-Michel Genois Gagnon, La SAQ mise sur les produits bio, Le Soleil, 7 avril.

Budget Québec: très faible croissance pour la SAQ

Le ministre des Finances du Québec ne s'attend pas à recevoir beaucoup plus d'argent de la Société des alcools dans les prochaines années.

Dans son budget déposé aujourd'hui, le ministre Carlos Leitao prévoit de très faibles hausses de revenu en provenance de la SAQ. Plus faibles que l'inflation.

Le gouvernement s'attend à recevoir 1,078 milliard cette année, mais seulement 11 millions de plus pour chacune des deux années suivantes.

La croissance des revenus de la SAQ a été très forte de 2004 à 2012, passant de 540 millions de dollars à 1,030 milliard; soit près de 500 millions de plus en 8 ans. Par contre, depuis 2012, les revenus de la SAQ n'ont augmenté que de 48 millions de dollars à 1,078 milliard. Le gouvernement prévoit qu'ils seront de 1,1 milliard en 2018-2019.

Le gouvernement prend note aussi de «la faible croissance des revenus de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques». C'est une taxe de 1,40 $ le litre. Les ventes en volume augmentant peu, les revenus de cette taxe augmentent aussi très peu.

Le gouvernement tire 630 millions de cette taxe et il s'attend à seulement 5 millions de plus pour chacune des deux prochaines années.

Dans le budget de l'an dernier, le ministre avait dit qu'il voulait mesurer la performance de la SAQ. «Un exercice d’étalonnage sera réalisé avec des organismes comparables dans les autres provinces (ex. : Régie des alcools de l’Ontario), ainsi qu’avec des entreprises privées évoluant dans le commerce de détail.
À la suite de cet examen, le gouvernement déterminera les voies possibles à suivre pour optimiser davantage les activités de la société d’État.»

Il n'y a toutefois pas de suivi à ce sujet dans le budget de cette année, sauf la mention des trois baisses de prix de 1600 vins.

D'autre part, le budget prévoit 9,2 millions sur 5 ans pour principalement aider l'industrie de la distillation.

  Source Le plan économique du Québec, mars 2007.

55 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ

Le journal La Presse publie aujourd'hui les résultats d'un sondage CROP qui dit que 55 % des Québécois sont favorable à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

Le président de la firme de sondage CROP se dit très étonné des résultats de ce sondage. Il n'y croyait pas. Il pensait que c'était une erreur. « J'aurais cru que les Québécois étaient davantage attachés à la SAQ !», dit Alain Giguère.

Le patron de CROP visiblement contre la privatisation estime que le Québécois n'est pas assez bien informé,«le commun des mortels n'a pas assez d'informations à se mettre sous la dent pour se forger une opinion claire.»

La majorité en faveur est partout : 52 % en région; 56 % à Montréal et 64 % à Québec.

Dans le même journal, la journaliste Marie-Claude Lortie propose de son côté une solution mitoyenne entre la privatisation et le statu quo. Elle suggère de moderniser la SAQ «en cherchant à éliminer les aspects irritants». Elle y propose de permettre aux agences d'importation privée de faire de la vente directe aux consommateurs. «Permettre aux agences d'avoir des boutiques décoincerait grandement le marché.»

De plus, elle demande que la SAQ permette à plus d'épiceries de vendre ses vins et n'ont pas d'en choisir arbitrairement une seule par village. «Mais pourquoi exactement devrait-elle avoir ce droit de favoriser un commerce ou une enseigne en particulier? Quelle est la logique derrière cela?»

En août 2014, un sondage de la maison Léger pour le compte du Devoir donnait 53 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ.

En janvier 2013, La Presse a posé cette question à ses lecteurs: Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Oui 61 %.

  SAQ: 55% des Québécois favorables à la privatisation, La Presse, Marie-Ève Fournier
  Moderniser la SAQ, La Presse, Chronique, Marie-Claude Lortie
  Les Québécois favorables à la privatisation, août 2014
  Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Quiz La Presse, janvier 2013

Vente de vin: la croissance se fait en épicerie

Ventes de vin au Québec: forte croissance en épicerie et faible croissance en succursales SAQ!

Depuis l'automne 2015, la croissance des ventes de vins se fait surtout en épicerie.
La croissance des ventes de vin a été presque deux fois plus forte en épicerie qu'en succursales en 2015.
Puis, en 2016, la croissance est dix fois plus forte en épicerie!

C'est un changement radical par rapport aux années précédentes. En effet, comme nous le montre le tableau suivant, tiré des rapports annuels de la SAQ, les ventes de vin en succursales étaient toujours beaucoup fortes en succursales. Les ventes croissaient de 3 à 4 millions de litres par année en succursales, mais de 0,3 à 2,1 millions de litres en épiceries.

Les ventes totales de vin (épiceries et succursales) sont passées de 132 millions de litres en 2008 à 160 millions en 2015.

En 2015, la croissance des hausses de ventes de vin a été 1,6 million de litres en épicerie et de 0,9 million de litres en succursales. Au cours des 40 premières semaines de l'année fiscale actuelle, la croissance a été de 2 millions de litres en épicerie, mais de seulement 200 000 litres en succursales.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
40 semaines
Succursales 4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 0,2
Épiceries 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 2,0

Le revirement a été radical après l'automne 2015, alors que les deux réseaux ont accru leurs ventes de 1,2 million de litres. À Noël 2015, les ventes des succursales ont baissé de 3,2 millions de litres par rapport à Noël 2014. Ces ventes ont toutefois augmenté à Noël 2016, mais n'ont pas réussi à atteindre le niveau de 2014. Les ventes en succursales ont aussi baissé de près d'un million de litres au premier trimestre de 2016.

Ventes par trimestre
(millions de litre de vin)
  T1
2014 /2015 /2016
T2
2014 /2015 /2016
T3
2014 /2015 /2016
T4
2014 /2015/
Succursales 26,2 /27,5 /26,6 27,7 /28,9 /29,2 44,6 /41,4 /42,2 23 /23,6 /
Épiceries 9,6 /9,1 /10,1 7,9 /9,2 /9,5 13,1 / 14,1 /14,8 8,4 /8,6 /

Les succursales perdent des parts de marché au profit des épiceries. La croissance se fait maintenant surtout dans les épiceries, comme nous le montrent ses chiffres tirés des rapports annuels et trimestriels de la société d'État. Comment expliquer ce changement?

La SAQ a vendu pour 327 millions de dollars de vin aux épiciers en 2016. Du vin qu'elle a acheté 165 millions aux embouteilleurs. Donc pour un bénéfice brut de 165 millions, ce qui donne une marge bénéficiaire de 98 %.

La SAQ a commencé à réduire les prix de ses vins d'entrée de gamme en novembre 2016. Est-ce que cela va modifier le comportement des consommateurs qui vont acheter de plus en plus leurs vins en épicerie?

 

Le prix du champagne très élevé au Canada

Le prix du champagne est élevé. Encore plus dans certains pays.
C'est un produit de luxe et les responsables de son marketing entendent bien le faire payer au prix d'un produit de luxe. Les prix des champagnes sont élevés parce qu'il n'y a pas de concurrences entre les producteurs sur le prix des raisins. Les prix du raisin sont fixés chaque année par une entente entre l'association des vignerons et celle des fabricants metteurs en bouteille et en marché. Dans d'autres pays ce serait illégal. Mais en France, cette entente sur le prix est entérinée par un préfet qui est le représentant régional du ministre de l'Intérieur. Le but est de maintenir les prix élevés. Et ça marche, les gens payent. C'est comme un bijou de luxe, un costume de luxe, un soulier de luxe, une montre de luxe. On paie pour la marque; la marque Champagne. Son mode de fabrication est pourtant le même que pour les cavas d'Espagne et les crémants des régions de France. Toutefois, l'image, le marketing, le prestige demandent des prix plus élevés.

Ceci dit, il y a des pays où on accepte de payer plus cher que d'autres. C'est le cas du Canada où on le paye 48 dollars américains pour un Moet et Chandon Imperial alors qu'il est 26 $ en France et 23 $ en Espagne!

Le Canada est l'un des pays où l'on paye le plus cher les vins de Champagne comme le montre ce tableau de l'association américaine des économistes du vin (AAWE). Même en Suisse, en Australie et à Hong Kong, le champagne est moins cher qu'au Canada. C'est que nos monopoles canadiens jouent le jeu du marketing des fabricants de champagne et fixent des prix très élevés pour ces bulles.

Ici, les économistes du AAWE ont comparé les prix après taxes du très vendu Moet et Chandon.


Cliquez pour agrandir l'image

Ce Moet et Chandon est 64 dollars canadiens à la Société des alcools du Québec et 65 $ à la LCBO de l'Ontario. Ces deux monopoles se prennent une marge spéciale sur le champagne.
À la SAQ, il y a aujourd'hui 500 mousseux, dont 250 proviennent de Champagne. Le prix des champagnes va de 37 $ à 3400 $; celui des mousseux des autres régions va de 9 $ à 145 $.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que le mousseux d'une autre région. Dans chaque cas, il faut y gouter et voir si c'est à votre goût et à votre bourse.

Voir ici une belle liste de mousseux de Champagne et d'ailleurs: https://vinquebec.com/meilleursmousseux

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SAQ: hausse des ventes de vins malgré la baisse de prix

Malgré la baisse des prix de 50 cents de 1600 de ses vins, le 9 novembre dernier, la Société des alcools du Québec a enregistré une hausse de ses ventes de vin au cours des trois derniers mois de 2016.

Les ventes de vin en volume se sont accrues de 1,5 million de litres. Une hausse de 2,3 %. Dont 700 000 litres en épicerie.

Les ventes de vins en valeur se sont accrues de 19 millions de dollars; soit une hausse de 3,5 % dont 8,9 millions $ représentent les ventes de la SAQ aux épiciers.

Toutefois, il est à noter que les ventes se sont encore une fois accrues plus vite en épiceries que dans les succursales de la SAQ. Les ventes de vin en épiceries ont augmenté de 5 %, mais seulement de 2 % dans les succursales, comme nous le montre le tableau suivant.

Ventes de vin en volume 3e trimestre
millions de litres
  2015 2016  
Succursales 41,4 42,2 2 %
Épiceries 14,1 14,8 5 %
  55,5 57  

Les ventes de vin en valeur ont augmenté de 7,7 % en épicerie, selon les chiffres fournis par la SAQ; pendant que les ventes totales (vin et spiritueux) augmentaient de 3,7 % dans les succursales au cours des 3 derniers mois de l'année 2016.

Au total, si on ajoute les spiritueux et les bières la Société des alcools du Québec a connu une hausse de ses ventes en valeur de 44 millions de dollars, ce qui représente 4 % par rapport au 3e trimestre de 2015.

Meilleur croissance en épicerie
Si nous regardons maintenant les chiffres des ventes pour les 40 premières semaines des années 2015 et 2016, nous constatons que les ventes totales de vin se sont accrues de 2,2 millions de litres au cours des 40 premières semaines de 2016 par rapport à la même période l'année précédente. Toutefois, la grande majorité de cette hausse s'est faite dans les épiceries: 2 millions de litres, contre seulement 200 000 litres dans les 406 succursales de la société d'État.

Ventes de vin en volume 40 semaines
millions de litres
  2015 2016    
Succursales 97,8 98 0,2 0,2 %
Épiceries 32,4 34,4 2 6,2 %
  130,2 132,4 2,2 1,7 %

La croissance des ventes de vin a donc été de 0,2 % dans les 406 succursales de la SAQ, mais de 6,2 % dans les épiceries au cours des 40 premières semaines de l'exercice financier 2016-2017.
Ainsi, la direction de la SAQ devra encore baisser ses prix si elle veut réussir à concurrencer les épiceries.

La direction de la société d'État se dit satisfaite de ces résultats. «La direction est satisfaite des résultats du troisième trimestre. Elle est confiante que le niveau de performance généré depuis le début de l’exercice, provenant du chiffre d’affaires et des gains d’efficience, lui permettra de continuer sa démarche de révision des majorations tout en atteignant l’objectif du résultat net de l’exercice.»

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La SAQ recommence à commercialiser le Château Musar

La Société des alcools du Québec recommence à commercialiser le fameux Château Musar.

La SAQ l'avait retiré de ses rayons en 2010 et avait cessé depuis de le vendre en disant qu'il contenait trop de carbamate d'éthyle. «Le produit ne peut être commercialisé au Canada en raison du taux de carbamate d'éthyle qui est supérieur à la norme fixée par Santé Canada», nous disait alors Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ.

Pourtant, la LCBO, de son côté a toujours continué à vendre ce vin considéré comme étant un des plus grands vins du monde par plusieurs.

Interrogé à ce sujet, M. Gaston Hochar, le producteur de ce célèbre cru nous écrivait alors qu'il s'est toujours efforcé de faire des vins de la manière la plus naturelle possible. «Ceci entraine et donne parfois des caractéristiques particulières à nos vins, du point de vue organoleptique et analytique, ce qui fait le bonheur de certains amateurs avertis. La SAQ a ces règles de fonctionnement et d'achat, et je ne peux qu'accepter ses décisions, même si je les regrette.»

À la SAQ, on nous dit que les analyses révèlent que les produits en question sont conformes. Mais on ne peut nous dire si c’est le produit ou les normes qui ont changé.

Le Château Musar est un vin produit au Liban. Le rouge est fait de cabernet sauvignon, de carignan et de cinsault à part presque égale. Ses aromes et son goût sont très caractéristiques, ce qui fait que les amateurs de ce vin le reconnaissent à l'aveugle presque à tout coup. C'est un vin qui s'améliore avec l'âge. Le producteur dit qu'il peuvent s'améliorer en cave jusqu'à 50 ans! Les 1998 et 1999 sont matures. Le millésime 1999 sera vendu par la SAQ bientôt.

Il a une saveur caractéristique de fruits surets, de noyaux de cerise, de cuir, de thé noir et de figues que plusieurs amateurs savent reconnaître. Il est mis en marché sept années après les vendanges. C'est un vin acide de type A, donc il n'obtient pas de bonnes notes des chroniqueurs américains de type B.

Les millésimes 2001 et 2007 ont été mis en marché par la SAQ dans son dernier courrier vinicole au prix de 65 $ et de 48 $. Il n'en reste plus. Les millésimes 2004 et 2009 sont mis en vente ce matin pour commande en ligne seulement. (59,75 $ et 54,75 $)  Il y en a environ 100 bouteilles de chacun de ces deux millésimes. 

 

Tout s'est vendu en une seule journée. Il n'en reste plus vendredi matin!
 
De plus, le service à la clientèle me dit, vendredi en fin de journée, que plusieurs caisses du Château Musar 2004 ont été brisées en entrepôt !
Puis lundi, le service des relations avec les médias me dit qu'il n'y a pas eu de bris.

 

À ce sujet

Le Québec en 11e place au monde pour le prix du vin

Comparaison de prix du vin dans le monde selon l'AAWE

La American Association of Wine Economists (AAWE) publie aujourd'hui dans Twitter une comparaison du prix d'un vin dans 22 pays.

Ce groupe d'économistes amateurs de vin a choisi le populaire Côtes-du-rhône rouge 2012 de la maison Guigal pour pouvoir comparer le prix du vin dans un vingtaine de pays. L'AAWE s'est servi des données du site wine-searcher pour dresser ce tableau.

On y voit que ce vin se vend 8,33 $ en Allemagne, mais 34 $ en Chine. Les chiffres sont donnés en dollars américains. La AAWE ne donne pas de chiffre pour le Canada. Toutefois, nous savons que ce vin est vendu 19,25 $ à la SAQ. Ce qui donne 14,45 $ en dollars américains. Donc, le prix québécois pour ce vin se situerait en 11e position entre les États-Unis et le Danemark.

Donc, ce vin est vendu plus cher au Québec qu'en Allemagne, France, Hollande, Japon, Suisse, Angleterre, Hong-Kong et Belgique.

Toutefois, nous le payons moins cher que les consommateurs du Danemark, Taiwan, Australie, Irlande, Italie et autres.


Ce vin était 21,05 $, soit 15,80 $ US l'an dernier au Québec. Il a bénéficié des récentes baisses de prix de notre monopole. Nous aurions donc gagné une place à ce palmarès depuis novembre. Ce vin est 19,95 $ (14,98$US) en Ontario.

Il est à noter que ce vin est aussi disponible dans les 10 SAQ-Dépôts, donc à 15 % de rabais, si on achète 12 bouteilles.

Vin Québec a 20 ans

Le site Vin Québec.com a 20 ans ce mois-ci!
En effet, c'est en mars 1997 qu'a commencé cette belle aventure.
Vingt ans c'est une belle jeunesse!

Vingt ans de lecture, de recherches, d'études, de dégustations, d'expérimentations, de questionnement, de voyages et de découvertes. Une passion persistante.

C'est maintenant plus de 1500 articles et des milliers de commentaires de vin.

Vin Québec est un magazine gratuit et indépendant d'information sur le vin, sur le monde du vin.
Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins ni de leurs agents. Il n'y a pas de publicité sur le vin dans le site.

Vin Québec est pour ainsi dire un service d'utilité publique.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Vin Québec est la revue du vin la plus consultée au Québec.

Merci
vinquebec.com depuis 1997

Privatisation de la SAQ: rétablissons les faits

On parle beaucoup de la libéralisation de la SAQ depuis quelques jours. Le débat s'intensifie. Les arguments pour et contre se précisent.

Presque plus personne ne parle de privatisation de la SAQ maintenant, mais plutôt de libéralisation. Ceux qui parlent de privatisation semblent être ceux qui sont contre la libéralisation de la vente de vin.

Rétablissons les faits au sujet du projet de libéralisation du commerce du vin au Québec.

Au sujet de la libéralisation, il s'agit de permettre les cavistes, les vraies importations privées, de meilleurs choix en épicerie, plus de liberté de choix pour les consommateurs, les commerçants et les vignerons. La SAQ existera encore.

En libéralisant le commerce du vin, le gouvernement ne perdra pas son milliard, il sera tout simplement transformé en taxe. Il l'est déjà en bonne partie. La SAQ peinant à donner le milliard, le gouvernement a dû augmenter la taxe spécifique à deux reprises. Elle est maintenant 1,50 $ la bouteille.

Au sujet des régions, on est déjà moins bien servi en région et rien ne laisse croire que ce sera pire en libéralisant. Ce serait comme dire que seuls des bureaucrates de Montréal peuvent choisir et vendre du bon vin.

Au sujet des prix, la principale composante du prix du vin est le dividende de la SAQ. Donc, s'il est transformé en taxe, il est fort probable que les prix ne baisseront pas, du moins à court terme, suite à une libéralisation.

Au sujet de la reprise des vins défectueux, ce n'est pas dû à la générosité de la SAQ, mais tout simplement à la Loi de protection du consommateur. Tout produit défectueux doit être remplacé, remboursé ou réparé par le commerçant.

La crainte du changement est très forte dans notre société conservatrice québécoise actuelle. Il faut donc étudier calmement les arguments avancés par toutes les parties. Il faut aussi prendre avec un grain de sel les positions rigides et idéologiques de certains partis politiques.

Le gouvernement semble vouloir bouger sur ce sujet, les tribunaux aussi,  il est donc légitime que les citoyens étudient ce sujet et s'expriment sur les projets de modification du commerce du vin au Québec.

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Un conseiller en vin de la SAQ c'est comme un boucher végétarien

Le boucher n'a pas pu me dire ce que goûtait la pièce d'agneau qu'il était en train de me couper. Pourquoi? Parce qu'il ne le goûte pas. Il m'avoue qu'il est végétarien.

C'est la même chose pour un conseiller en vin de la SAQ. Il ne pourra pas nous dire ce que goûte tel vin. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas goûté.

Faites le test, choisissez des bouteilles de vin sur les rayons de la SAQ et demandez au conseiller ce qu'ils goûtent. Il ne pourra vous répondre parce que 9 fois sur 10 il n'y aura pas gouté.

La direction de la Société des alcools du Québec se targue d'offrir un bon service de conseil en succursale, pourtant elle ne permet pas à ses employés de goûter les vins qu'ils sont chargés de nous vendre!

La SAQ distribue près de 100 nouveaux vins chaque semaine. Chaque succursale reçoit plusieurs dizaines de ces vins. Certaines les reçoivent peut-être presque tous.

Pourtant, lorsqu'on se présente en succursale et que l'on demande ce que goûtent ces vins, on nous répond la plupart du temps qu'on ne le sait pas qu'on n'y a pas goûté.

Comment alors conseiller le client si on n'a pas goûté?

Plusieurs conseillers se débrouillent tout de même. Ils ont appris par coeur les différentes appellations; les noms des producteurs les plus réputés, les meilleurs millésimes par appellation.

Ils savent ce que goûte un muscadet typique, un beaujolais typique. Ils ont étudié les accords mets-vins, mais ne peuvent nous dire si le muscadet qui vient d'arriver est plus acide ou moins acide qu'un autre; si ce nouveau bordeaux est boisé; si ce malbec est velouté ou très tannique. Ils peuvent au plus deviner.

Je ne critique pas ici le travail des conseillers, mais plutôt leurs patrons qui ne leur donnent pas les moyens de bien faire leur travail qui est de donner des conseils pertinents aux clients.

Il est très rare que les conseillers goutent les vins. Ils le font surtout lorsque des représentants des producteurs viennent faire du lobbying et leur font goûter certains vins.

Il m'est même arrivé d'acheter une bouteille de vin jaune dans une succursale où aucun employé présent n'avait goûté à ce type de vin. Un employé m'a alors demandé si je pouvais l'ouvrir pour leur faire goûter. Ce que j'ai fait. Depuis ce jour, au moins ces quatre employés de la SAQ ont goûté à du vin jaune du Jura.

Afin d'assurer un véritable service de conseil, il faudrait que la direction de la SAQ permette aux conseillers de goûter les vins.

L'exemple de la LCBO
Il y a quelques années, je participais à des dégustations à la LCBO de l'Ontario. Chaque mois, les conseillers en vin d'Ottawa étaient détachés pour une dégustation d'une journée. Il y avait plus de 200 vins sur des tables dans la salle de classe et chacun pouvait goûter le nombre de vins qu'il voulait. Chacun avait un verre, un crachoir et un calepin de note.  Les conseillers prenaient des notes et ainsi pouvaient mieux conseiller les clients lorsque ses vins arrivaient en succursale au courant du mois.

En écrivant ce texte, j'ai l'impression de me répéter. Il y a 20 ans j'ai écrit une lettre en ce sens à un patron de la SAQ lui suggérant d'améliorer la formation continue des employés. Il y a eu un petit progrès. Plusieurs ont suivi des cours de l'ITHQ. Mais il y a encore beaucoup à faire.

Si la direction de la SAQ veut affirmer qu'elle offre un bon service-conseil à ses clients, elle devra faire goûter ses vins à ces employés chargés de nous les vendre.

Sujets connexes:
Le conseiller en vin de la SAQ
Les sénateurs de la SAQ

Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs

«Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs» !
Cette phrase étonnante sort de la bouche d'un ancien président de la Société des alcools du Québec.

Ce n'est pas le rôle de la SAQ de négocier les prix. Ce n'est pas le rôle de la SAQ d'obtenir de meilleurs prix pour ses clients. C'est l'ancien dragon Gaétan Frigon et président de la SAQ de 1998 à 2002 qui tient des propos surprenants.

 Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs. Il y a des bouteilles à 10 $ et des bouteilles à 100 $. Vide, la bouteille coûte la même chose et il a fallu le même nombre de raisins pour la faire. Ce n’est pas à la SAQ de décider si un vin vaut 10 $ ou 100 $. C’est au producteur de fixer un juste prix et de prendre le risque.»
Gaétan Frigon, ancien PDG de la SAQ, dans La Presse+ du 11 mars.  Privatiser la SAQ serait une grande erreur. La négociation des prix.

Dans la même page, M. Frigon affirme que le privé est meilleur «dans tout, sauf le vin».

Donc, l'État est meilleur commerçant pour vendre le vin que le privé, mais ne doit pas chercher à obtenir les meilleurs prix pour ses clients ! La société d'État SAQ n'est donc qu'un intermédiaire entre le producteur et le client. Elle distribue le vin aux consommateurs aux prix décidés par les fabricants.

À la lecture de ces propos d'un ancien PDG de la SAQ j'étais estomaqué. Toutefois, après avoir relu plusieurs fois ces phrases, après réflexion, tout cela décante lentement et devient plus limpide.

Ainsi, ces propos peuvent nous permettre de comprendre pourquoi nous en sommes rendus là aujourd'hui avec cette société d'État tellement critiquée et avec ses pris tellement élevés. Nous n'aurions donc pas compris le vrai rôle de la SAQ. Elle fonctionnerait tout simplement comme un revendeur à commission. Malgré le fait qu'elle soit l'un des plus gros acheteurs de vin au monde, elle ne s'est pas donné comme rôle de négocier les prix. Elle loue tout simplement des locaux où elle installe des tablettes sur lesquelles des fabricants font placer leurs vins qu'ils vendent au prix qu'ils veulent.

Le rôle de la SAQ se résume ainsi à celui de revendeur à commission et de collecteur de taxes!

A-t-on vraiment besoin d'une société d'État pour faire cela?

Pas de hausse de prix des vins d'ici octobre à la SAQ

Les bonnes nouvelles sont nombreuses à la SAQ depuis novembre!

La direction de la Société des alcools du Québec a averti jeudi ses fournisseurs qu'elle ne permettra pas de hausses de prix des vins déjà commandés d'ici octobre.

Elle prolonge ainsi son moratoire sur ces hausses décrété en novembre dernier. Elle avait alors retiré de son calendrier trois occasions de hausses de prix. (Voir à droite le tableau des changements de prix de l'an dernier.)

Jusqu'à novembre dernier, la SAQ permettait — certains diront incitait — ses fournisseurs à hausser les prix de leurs vins — des vins d'ailleurs déjà payés et déjà sur les tablettes.

Ces permissions-incitations de hausses se faisaient 7 fois par année, toujours des mercredis. La SAQ appelait cela des fenêtres de hausses ou des opportunités de hausses. Les fournisseurs pouvaient aussi décider de réduire leurs prix à 11 occasions par année. Ce qui fut rarement vu. La SAQ avait donc 11 fenêtres de changements possibles de prix, dont 7 pour les hausses.

Donc, d'ici au moins le 11 octobre, il ne devrait plus y avoir de hausses de prix sur les prix courants vendus à la SAQ. Par contre, la direction de la SAQ permettra les hausses de prix dans les épiceries!

Sujets connexes:
La SAQ ne veut plus de hausses de prix, novembre 2016
Pourquoi la SAQ baisse ses prix, octobre 2016

Dans la série Comprendre la SAQ

 

Diminution des exportations de vins étatsuniens au Canada

Les exportations de vins étatsuniens au Canada ont diminué de 11 % l'an dernier par rapport à l'année précédente.

Le Canada, principal pays client des vignerons des États-Unis, a acheté 10 millions moins de litres de vin en 2016, soit 88,7 millions de litres.

En valeur, ce fut une baisse de 6 % à 431 millions de dollars. Ce qui donne une moyenne de 4,85 $ US le litre.

Les représentants des viticulteurs californiens disent ne pas trop s'inquiéter de ce ralentissement.

EXPORTATION DE VIN AMÉRICAIN AU CANADA
2015 et 2016

 

Valeur
(Millions dollars US)

Variation

Volume
(Millions litres)

Variation

 

2015

2016

%

2015

2016

%


461

431

- 6.46

99

88

- 11

«Le Canada demeure un marché fort pour les vins californiens et, malgré un ralentissement de l'élan, les vins américains demeurent au premier rang de la catégorie des vins de table au Canada en 2016», écrit le Wine Institure of California qui publie ces chiffres.

Les augmentations les plus fortes ont été dans les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de la Saskatchewan.

Barrières des provinces
«Les accords commerciaux, comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), ont contribué à faire croître considérablement les exportations de vins américains, mais les gouvernements étrangers continuent à élaborer des barrières commerciales non tarifaires discriminatoires à un rythme soutenu », a déclaré Tom LaFaille, vide président du Wine Institute of California.

«Nous applaudissons les efforts du gouvernement des États-Unis visant à éliminer ces obstacles et à renforcer notre compétitivité à l'échelle mondiale, y compris la plainte contre le Canada déposée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de faire en sorte que les consommateurs de la Colombie-Britannique puissent choisir parmi la vaste gamme des grands vins du monde.»

M. LaFaille fait ici référence au gouvernement de la Colombie-Britannique qui n'autorise que la vente de vins de sa province dans certaines épiceries. Les États-Unis ont déposé une plainte à ce sujet à l'OMC.

Le Wine Institute of California dit prévoir une croissance continue et «espérons que les gouvernements provinciaux étendront aux vignobles de Californie l'égalité d'accès aux canaux de distribution de détail», a déclaré Rick Slomka, directeur pour le Canada du Wine Institute of California.

Ici M. Slomka fait référence aux gouvernements du Québec et de la Colombie-Britannique qui avantagent les vins provinciaux dans les épiceries.

La Californie a vu ses exportations totales vinicoles baisser de près de 11 %. Ce fut une baisse de 20 % pour le Japon et de 7 % pour l'Europe.

Cette diminution pourrait être due aux fluctuations des taux de change, selon M. Slomka.

Par contre, les exportations vers la Chine ont augmenté de 20 % à 14 millions de litres.

Les vins de Californie représentent 90 % des exportations de vin américain.

Les exportations de vins américains ont doublé depuis 1997, passant de 222 millions de litres à 412 millions de litres. En dollars, ce fut une croissance encore plus forte; soit de 415 millions de $ à 1,6 milliard $US.

La SAQ a 800 vins étatsuniens à son répertoire; la LCBO de l'Ontario en a 950; la BC Liquor Stores en a 425.

_______
Source principale :  Wine Institute

La minéralité dans le vin : une thèse de doctorat

Le mot est à la mode. Il est de plus en plus employé. Il est l'objet de plusieurs interprétations. Il est aussi contesté. D'où vient donc cette minéralité que certains disent percevoir dans le vin?

Le sujet fait même l'objet d'une thèse de doctorat !
«Minéralité des vins : Parlons-en !» La conceptualisation d’un descripteur sensoriel mal défini. Thèse présentée en octobre dernier par Heber Rodrigues Silva dans le but d'obtenir le titre de docteur de l'Université de Bourgogne en science de l'alimentation.

Ce terme de minéralité est de plus en plus utilisé depuis 20 ans, et surtout pour les vins blancs, la première utilisation écrite de ce mot associé au vin aurait été faite en 1943, par Margerite Duras dans son oeuvre «Les Imprudents», nous rapporte M. Herber Rodrigues Silva.

Le gouvernement ordonne à la SAQ de mieux traiter les épiciers

La SAQ devra mieux traiter les épiceries qui vendent ses vins.

Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, a dit ce matin qu'il allait ordonner à la direction de la SAQ de cesser ses pratiques défavorables à l'encontre des 495 épiceries qui sont des agences SAQ.

La direction du monopole a décidé dernièrement de ne plus accepter de paiement par cartes de crédit de ces 495 épiciers.

À une question du député du Parti Québécois, Martin Ouellet, le ministre a répondu «on avait déjà contacté la SAQ pour nous assurer que de telles pratiques ne continuaient pas. Ça n'a pas vraiment porté fruit. Alors, nous allons très directement, d'une façon très directive, dire à la SAQ d'arrêter ce procédé-là. Ça va arrêter.»

Le député ajouta que la SAQ nuisait aussi aux PME en ne livrant pas les vins dans les épiceries «la SAQ ne livre pas elle-même ses produits à ses agences. Chacune de ces PME doit s'arranger elle-même pour aller chercher les bouteilles dans une succursale, peu importe la distance qui les sépare. Alors, ma question : Pourquoi on nuit encore aux agences? Pourquoi s'acharner sur ces PME?»

Le ministre a alors répondu que «ces agissements-là ou ces procédés-là de la SAQ nous ont déjà été rapportés par les membres de notre caucus depuis déjà quelques jours. Donc, ce n'est pas nouveau. Nous avons, de façon informelle, informé la SAQ que ça devrait arrêter. Maintenant, puisque la façon informelle ne semble pas avoir fonctionné, ça va être de façon directive, très claire. Ça va arrêter, ces procédures-là.»

M. Ouellet a aussi demandé au ministre d'ordonner à la SAQ d'honorer sa carte de points SAQ Inspire pour des vins de la SAQ achetés en épicerie. Le ministre a refusé en disant que «pour ce qui est du programme Inspire, le programme de promotion des ventes, bien sûr ça s'adresse aux succursales de la SAQ et pas aux agences.»

Le porte-parole de l'Association des détaillants du Québec nous dit que «les détaillants avec agence SAQ ont toujours dû s’auto-approvisionner auprès d’une succursale, le tout à des marges fixes insuffisantes.»

M. Pierre-Alexandre Blouin ajoute que la décision de la SAQ ne ne plus accepter le paiement par carte de crédit fait perdre les ristournes et le délai de paiement, «les détaillants doivent dorénavant financer sur le champ d’importants montants d’inventaires.»

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Source:
Journal des débats de l'Assemblée nationale
Version préliminaire. Jeudi 23 février 2017 et Vidéo de la période des questions à 23 min 30.

 

Baisses de prix plus difficiles dans certains cas

La direction de la Société des alcools a amorcé une baisse générale des prix de ces vins courants.
Elle dit vouloir atteindre le niveau des prix du monopole de l'Ontario, la LCBO.

Le président de la SAQ, M. Alain Brunet a toujours dit que la SAQ «obtenait le meilleur prix canadien».
Toutefois, il y a des points qui accrochent. Certains vins sont toujours beaucoup plus chers au Québec.

Un lecteur me signale la grande différence de prix entre le Genil Hugel qui est 16,45 $ à la SAQ, mais 13,25 $ en Ontario. Une différence de 3,20 $; soit 24 % plus cher au Québec!

Pourtant, d'autres produits de la même maison sont beaucoup moins chers au Québec. Le Riesling 17,85 $ SAQ - 28,55 $ LCBO; le Gewurztraminer 19,60 $ SAQ - 28,45 $ LCBO.

Le mois dernier, je vous ai parlé du Honoro Vera Grenache qui était 16,40 $ à la SAQ, mais 12,95 $ à la LCBO. Lorsque j'ai demandé à la SAQ la raison d'une telle différence de 26 %. On m'a répondu être «en discussion avec l’agent pour corriger la situation.» L'agence Balthazard n'a pas répondu à mes questions.

Toutefois, aujourd'hui, je constate que le prix de ce vin a été finalement réduit à 14,70 $, mais il y a encore du chemin à faire avant de rejoindre le prix de 12,95 $ de l'Ontario. La différence est maintenant de 12 %.

La SAQ concurrence les épiceries

La SAQ concurrence IGA !

On entend beaucoup parler ces jours-ci de la supposée concurrence que la SAQ mènerait à la LCBO.

La SAQ dit vouloir amener le prix de ses vins au niveau de ceux de la LCBO.

Oui, elle s'en approche, mais en réalité, la SAQ concurrence les épiceries du Québec, en particulier la chaîne de supermarchés IGA.

Car le principal concurrent de la SAQ n'est pas la LCBO, mais plutôt les supermarchés du Québec dont les ventes de vin en volume ont fortement augmenté ces dernières années pendant que celles de la SAQ stagnaient. Soit une croissance de 3,9 % en épicerie et de 0,7 % en succursales SAQ. (Ventes de vin : plus forte croissance en épicerie 2014-2016)

C'est étonnant, car ces épiceries sont des clients de la SAQ. En effet, la SAQ est leur grossiste en vin.

Une bouteille sur quatre achetée au Québec est acheté dans les épiceries et dépanneurs. (Janvier 2016)

Ce sont des compagnies d'embouteillage québécoises qui achètent ce vin en vrac, l'embouteillent et le vendent à la SAQ; puis la société d'État le revend aux épiceries.

En 2015-2016, ce fut 41 millions de litres que la SAQ a payé 165 millions $ aux embouteilleurs et revendu 327 millions de dollars aux épicieries et dépanneurs.

Ces vins comme le Wallaroo Trail et le Red Revolution sont devenus les plus gros vendeurs au Québec (2015-2016). Ils n'étaient disponibles que dans les épiceries au format d'un litre. Devant ces succès, la SAQ a décidé de les offrir elle aussi dans ses succursales, mais au format de 750 ml.

Les ventes de ces vins en vrac sont tellement fortes que l'on estime maintenant qu'une bouteille de vin sur trois vendue au Québec est remplie de vin importé en vrac. (Janvier 2016)

Devant la concurrence de la SAQ, IGA a réduit le prix de certains de ses gros vendeurs faisant passer les Red et White Revolution de 13,30 $ le litre à 12,99 $ le litre et les Wallaroo Trail rouge et blanc de 13,30 $ à 12,59 $.

La SAQ a toutefois réduit encore plus le prix de ces vins. Les Red Revolution et White Revolution sont passés de 11 $ à 9,90 $ la bouteille de 750 ml; et les Wallaroo de 10,15 $ à 8,85 $. De plus, ces deux derniers vins sont aussi vendus dans les SAQ Dépôt, donc 15 % encore moins chers!

  Les vins les plus vendus au Québec
(épiceries et succursales SAQ)
SAQ
750 ml
IGA
litre + tx
1 Red Revolution 9,90 $ 12,99 $
4 Wallaroo Trail  rouge 8,85 $ 12,59 $
11 Wallaroo Trail blanc 8,85 $ 12,59 $
13 White Revolution 9,90 $ 12,99 $

La Société d'État mène aussi une concurrence très forte aux épiceries dans la catégorie des formats d'un litre. Le un litre le moins cher dans les supermarchés IGA est à 7,99 $ avant taxes; alors que la SAQ en a introduit quatre en bas de ce prix, dont le Don Simon à 6 $ le litre !

La concurrence va même au niveau des vigniers de 4 litres. Le moins cher des 4 litres chez IGA est 35,89 $ avant les taxes, mais la société d'État en offre maintenant 4 en bas ce prix, dont un aussi bas que 31,95 $ après toutes les taxes !

Finalement, la SAQ utilise sa carte de fidélité SAQ Inspire pour attirer les consommateurs dans ses succursales. Elle ne permet pas l'utilisation de la carte de points dans les épiceries, ni même dans les 450 qui ont une bannière SAQ. À ce propos, vendredi et samedi, la société d'État offre 20 fois les points de base pour les achats de 50 dollars et plus dans ses succursales seulement.

La SAQ c'est 400 succursales avec des ventes en volume de 29,2 millions de litres de vin. Les épiciers et dépanneurs c'est 8000 points de vente avec des ventes de 9,5 millions de litres de vin en 2016.

Sujets connexes

La glycérine dans le vin

La glycérine est le troisième élément en quantité dans le vin après l'eau et l'alcool.

La glycérine, appelée aussi glycérol, donne de la rondeur, du gras, du corps, du velouté, du moelleux ou de l'onctuosité au vin. Il peut en avoir de 2 à 30 grammes par litre. (2 à 11 grammes dans les vins secs où il constitue aussi le troisième élément en poids après l'eau et l'éthanol.)

C'est donc un composé essentiel de la texture du vin avec l'acide, le sucre, l'alcool et les tanins.

La glycérine a un goût sucré, mais n'est pas considérée comme étant un sucre. C'est un trialcool. En plus de la sensation de gras, d'huile, la glycérine donne une certaine sucrosité au vin. Elle n'a pas d'odeur.

Elle est formée par la fermentation alcoolique. Certains cépages et certaines levures donnent plus de glycérine que d'autres. On suppose qu'on en obtient plus avec le sémillon, le pinot gris, le pinot blanc, l'albariño et le godello... La syrah en contient souvent plus que le merlot. Le sauternes en contiendrait beaucoup. Il s'agit du principal produit en quantité résultant de la fermentation après l'éthanol (l'alcool) et le CO2 (gaz carbonique). La température influence aussi la production de glycérine.

Il peut en avoir autant sinon plus dans le vin rouge tranquille que dans le vin blanc. Une étude sur des vins australiens a noté plus de glycérine dans les rouges que dans les blancs. La même chose a été notée dans une étude sur des vins d'Afrique du Sud.

Avec l'alcool, c'est la glycérine qui donnerait de grosses larmes au vin. L'alcool s'évapore laissant l'eau et la glycérine coller lentement sur les parois du verre. Ces belles coulisses le long des parois du verre particulièrement abondantes et grasses dans les verres de sauternes.

Il est interdit d'en ajouter au vin. Des organismes de santé ont mis au point une méthode de détection afin d'éviter que des fraudeurs en ajoutent au vin destiné au commerce, comme ça s'est vu avec l'ajout du diéthylène de glycol (antigel) dans des vins en Autriche dans les années `70. Puis, à Bordeaux avec l'affaire Geens; et en Bulgarie en 2005 et en 2013 (CCRF). Et encore récemment à Sancerre. (Deux pharmaciens condamnés pour avoir écoulé de la glycérine auprès de vignerons) Toutefois, la glycérine est en vente libre et est proposée à ceux qui font du vin à la maison (Brouwland).

«Dans certains cas, son dosage permet de mettre en évidence une adultération. C’est le cas des vins par exemple où l’on s’attache à vérifier que le taux de glycérol ne dépasse pas 6 à 10% de la teneur en éthanol. Dans le cas contraire, le vin peut être considéré comme adultéré. Généralement, la raison principale de cet ajout de glycérol est qu’il donne plus de "corps" au vin.» Dr Christophe Cordella.

Vous voyez que la glycérine joue un rôle important dans le vin. Elle contribue à sa texture, lui donne de l'ampleur, du volume et une certaine viscosité.

Autres sources

Fraudes à la SAQ, la police enquête

La police enquête sur les cas fraudes à l'encontre de clients de la SAQ.

Plusieurs clients ont en effet signalé à la SAQ s'être fait voler les points accumulés sur leur carte SAQ Inspire.

La direction de la Société des alcools du Québec a donc demandé en début de semaine aux autorités policières de faire enquête.

«Les autorités policières ont effectivement été saisies du dossier en début de semaine, à la demande de la SAQ. Une enquête est présentement en cours», nous dit aujourd'hui Mme Anne-Sophie Hamel directrice des affaires publiques de la SAQ.

Dès le début févier, des clients ont signalé ces vols à la SAQ.

Un ou des individus ont même envoyé un faux sondage à des clients leur promettant 30 000 points et leur demandant leur numéro de carte pour recevoir ces points.

Ces clients se demandent comment les faussaires ont obtenu leurs adresses de courriel et comment ils peuvent retirer leurs points à leur place.

Des clients disent aussi qu'on a changé le nom sur leur compte SAQ Inspire.

«Comme il s'agit de cas d'utilisation frauduleuse des points de ces clients, nous prenons la situation très au sérieux», ajoute Mme Hamel.

La SAQ a averti, hier, par courriel, ses clients de ces possibles tentatives de fraudes et leur demande de changer leur mot de passe sur le site de la SAQ.

La SAQ dit aussi qu'une pièce d’identité pourra être demandée lorsqu'un client retire ses points à la caisse.

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Prix moyens des vins exportés

Le prix des vins varie beaucoup d'une région à l'autre et d'un pays à l'autre.
Le prix moyen des vins français exportés a été de 6,31 $ (américain) le litre en 2015; contre 2,95 $ le litre de vin d'Italie; 1,20 $ le litre de vin d'Espagne et de 0,86 $ pour le vin de Moldavie.
C'est ce que nous montre ce tableau établi par l'Association des économistes du vin.

Ceci comprend les vins exportés en vrac comme les vins en bouteilles. Les champagnes gonflent le prix moyen des vins de France. Les exportations de vins américains se font surtout vers le Canada.

SAQ Inspire: une mesure de sécurité

À la suite des nombreuses tentatives de fraudes à l'égard des détenteurs de la carte de points SAQ Inspire, la société d'État a finalement décidé de mettre en place une mesure de protection.

Des clients de la SAQ ont rapporté s'être fait voler des points sur leurs cartes SAQ Inspire. Certains ont dit que le nombre de leurs points avait été remis à zéro; d'autres se sont plaints que l'on ait remplacé le nom sur leur compte par celui d'un autre. Hier, nous rapportions l'existence d'un faux sondage de la SAQ qui offrait 30 000 points, mais demandait aux répondants de donner leur numéro de carte SAQ Inspire.

Devant toutes ces tentatives de fraudes qui ont pris de l'ampleur depuis la mi-janvier, la direction de la société d'État dit mettre en place une mesure de sécurité.

Dans un courriel adressé aux clients des magasins Signature, elle écrit que «La SAQ met en place une nouvelle mesure de sécurité pour l’utilisation de vos points. Dorénavant, seule la personne titulaire du compte pourra échanger ses points à la caisse. Une pièce d’identité pourra vous être demandée.»

Ce courriel qui semble venir de la SAQ dit que «Certains clients nous ont signalé la réception de courriels frauduleux qui semblaient provenir de la SAQ. En cas de doute, ne communiquez aucun renseignement personnel et ne cliquez sur aucun lien.»

On y ajoute que «Tout mot de passe devrait être changé régulièrement. Nous vous recommandons de garder des mots de passe différents pour chacun de vos comptes en ligne (courriel, médias sociaux, compte SAQ Inspire, etc.).»

On nous demande aussi de changer immédiatement notre mot de passe de la carte de fidélité SAQ Inspire. «Nous vous invitons à réinitialiser dès maintenant votre mot de passe SAQ Inspire. Nous vous encourageons à choisir un mot de passe confidentiel composé de lettres, de chiffres et de caractères spéciaux.»

On nous explique aussi comment faire en allant sur notre compte SAQ Inspire dans le site de la SAQ et en cliquant sur «Mot de passe oublié?»

En espérant — je suppose sans mauvais jeux de mots — que cette mesure de sécurité nous inspire confiance!

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