Livres

Hébergements de charme chez les vignerons français

Deux dames Martine Leblanc et Florence Taïx-Bertrand sillonnent la France pendant huit mois à la recherche de beaux logements dans le vignoble. Elles ont visité 120 établissements et en ont choisi 70.

Elles nous présentent dans ce beau livre ces chambres d'hôtes chez les vignerons. Ce sont pour la plupart des chambres assez luxueuses. Les prix vont de 60 à plusieurs centaines d'euros. Il y a là aussi quelques gîtes.

Le guide couvre dix régions de France. Les gîtes les moins chers sont en Alsace.

C'est un peu plus qu'un guide d'hébergement, car chaque région a droit à une bonne description de son histoire, de son vignoble et des endroits à visiter.

La description de chaque domaine couvre deux pages et dans chaque cas, le sommelier Jacques Orhon décrit les vins de la maison.

Plusieurs domaines sont dirigés par des femmes. Il y a même un domaine bio, totalement bio, même les oreillers.

C'est un guide intéressant qui peut permettre de bien préparer son séjour en France afin d'y loger chez le vigneron et quelquefois même dans un petit château.

Consultez les 20 premières pages ici en format pdf.

Hébergements de charme chez les vignerons français
Martine Leblanc, Florence Bertrand et Jacques Orhon
ISBN 13 :  9782761927178
Mars 2010
248 pages
Format: 22.9 X 12.7 cm
29.95 $

Bacchus en Canada

Le sous-titre du livre : Boissons, buveurs et ivresses en Nouvelle-France.

C'est l'histoire de la consommation du vin et des alcools en Nouvelle-France.
Un document touffu, bourré de références sur la consommation de boissons alcooliques par nos ancêtres.

Il semble bien qu'ils buvaient beaucoup de vin, peut-être même plus que nous aujourd'hui.

Catherine Ferland nous explique que «les Canadiens perpétuent bel et bien les préférences de leurs parents et grands-parents d'origine française en matière de boissons alcooliques.»

Le marché de l’excellence: Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation

De prime abord, le titre de cet ouvrage pourrait en inciter plusieurs à l’ignorer, sous prétexte qu’il s’agit là d’un énième bouquin sur la mondialisation du vin.

Pourtant, ce serait là une décision regrettable, car l’auteure, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique à Ivry-sur-Seine, emprunte une perspective originale et fort stimulante afin d’interpréter les métamorphoses récentes du marché mondial du vin.

En effet, adoptant une approche ethnographique fortifiée par une lecture sociologique des lois du marché, M.-F. Garcia-Parpet voit dans la redéfinition même du sens du vin — de ce qu’il est comme produit de qualité, bien sûr, mais surtout, désormais, comme marqueur identitaire — une explication aux reconfigurations du marché mondial de ce produit.

Révolution culturelle

L’auteure ne soutient certes pas que cette dynamique n’a que des causes culturelles, mais elle considère que toute explication sérieuse de la recomposition du champ vitivinicole français et mondial doit réserver une place de choix aux facteurs que sont les valeurs et les perceptions, à commencer de celles et de ceux qui apprécient le vin. Posé autrement, le marché mondial du vin traverse une «véritable révolution culturelle» (p. 13, italique dans l’original).

Les dix chapitres de l’ouvrage se répartissent entre trois sections. La première décrit et analyse la conception traditionnelle du vin de qualité en France, une vision institutionnalisée (ou peut-être figée) par le système des «appellations d’origine contrôlées» (AOC).

Basé sur la valorisation de l’origine, de la tradition et du terroir, ce système a généré un certain obscurantisme auquel les vins du Nouveau Monde font écho. En effet, et c’est la problématique qu’explore la deuxième partie de l’ouvrage, ceux-ci ont pu s’imposer grâce à «une recomposition sociale de la demande allant de pair avec de nouveaux styles de vie et un nombre croissant d’œnophiles appartenant à des milieux sociaux ayant d’autres références culturelles [que françaises]» (p. 245)

France déclassée

Si la France a été déclassée dans l’espace vitivinicole mondial, c’est en raison du fixisme de son système des AOC, certes, mais aussi parce que le Nouveau Monde a saisi le malaise découlant de ce carcan et a su y proposer des alternatives (dont les fameux «vins de cépages», Chardonnay et Pinot noir étant sans aucun doute plus significatif pour Madame-et-Monsieur-tout-le-monde que Bougros ou La Grande Rue…).

Le paradoxe du Languedoc

La troisième partie explore l’expérience à la fois paradoxale et spectaculaire du Languedoc-Rousillon, une sorte de Nouveau Monde au sein même de l’Hexagone.

Espace traditionnellement méprisé par l’INAO, le Languedoc-Rousillon offre l’exemple de producteurs qui ont compris la nouvelle donne vitivinicole en place à la fin du siècle dernier, ont relativisé la valeur des AOC et ont misé sur l’excellence (bien souvent par le créneau des vins de pays).

L’analyse de Marie-France Garcia-Parpet est convaincante, éloquente voire incisive. Qui plus est, elle est d’actualité, en cela que son approche ethnoculturelle et sociologique s’inscrit dans un engouement plus vaste que génèrent depuis quelques années les considérations identitaires pour l’analyse de phénomènes, désormais planétaires.

Le marché de l’excellence: Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation
Marie-France Garcia-Parpet
2009, Paris, Seuil, 271 pages
39,96 $, 20 €

Collaboration spéciale
Manon Tremblay
Professeure titulaire
École d'études politiques
Université d'Ottawa


Les 100 mots du vin

Un petit livre de la collection Que sais-je tout simplement appelé Les 100 mots du vin. L'auteur est Gérard Margeon, chef sommelier des restaurants d'Alain Ducasse.

On est très loin de la collection Que sais-je que j'ai fréquenté dans ma jeunesse. Des livres précis que je trouvais rigoureux et même austères.

C'est ici un livre ou l'auteur nous donne ses opinions sur le vin par l'entremise d'une centaine de mots ou d'expressions en 127 pages. Il veut «accompagner le lecteur pour qu'il devienne un amateur plus averti encore...»

Phaneuf 2010

Une 29e édition pour le Guide du vin de Michel Phaneuf.
Le guide est fait en collaboration avec Nadia Fournier.
Plus de 2000 vins classés par régions et par producteurs.
La plupart des vins sont notés 3 ou 4 étoiles. «Ce ne sont pas des scores mais plutôt une simple indication de qualité.»
Il y a peu de 2 étoiles, de rares une étoile (pour des vins du Québec et d'Australie).

Chaque vin est jugé dans sa catégorie. Malgré cela, il y a aussi très peu de 5 étoiles (une quinzaine) qui sont surtout concentrées dans les vins sucrés, les champagnes.

On comprend vite qu'on a qu'à se concentrer sur les vins qui obtiennent 4 étoiles.

Cidres du Québec

C'est la saison des guides, des guides de vin, mais il ne faudrait pas oublier de mentionner ce très beau guide des cidres du Québec.

Les auteurs Guillaume Leroux et Alexis Perron producteurs du vignoble et de la cidrerie Val Caudalies se sont fait aider par les sommeliers Guy Bourbonnière et Cory Ciona pour évaluer 100 cidres de la province.

Ils ont divisé le lot par type de produits : cidre effervescent, tranquille, de glace, de glace effervescent, aromatisé, apéritif et spiritueux de pomme.

Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $

Le guide Aubry des 100 meilleurs vins à moins de 25 $ en est à sa sixième édition.

Le livre est encore plus riche que celui de l'an dernier tout en étant au même prix.

«C'est encore en France que s'élaborent à mon avis les meilleurs vins de la planète! —, suivi par l'Italie, l'Espagne et l'Argentine», écrit Jean Aubry dans la présentation des meilleurs rouges à bon prix.

Où sont les vins ?

Frédéric Laurin passe huit ans en Europe. En plus d'obtenir un doctorat en économie en Belgique, il y découvre la quantité étonnante de vins disponibles dans les magasins du plat pays.

De retour au Québec, il se dit déçu de voir que notre monopole d'État n'offre que 6200 vins, alors qu'il avait un choix de plus de 16 000 vins en Belgique. La SAQ contrôle «avec un zèle digne d'un régime soviétique, les vins qui seront admis sur le marché.»

Là-bas n'importe qui ou presque peut ouvrir une boutique de vin, les supermarchés vendent des vins de qualité, les Belges peuvent acheter du vin de France et d'ailleurs par Internet. Pourquoi pas ici? Pourtant, nos deux marchés, nos deux sociétés ont beaucoup de similitudes.

Le sous-titre de son livre est : «Le problème de la distribution du vin au Québec.»

Pourquoi des employés de l'État sont-ils les seuls à décider quels vins seront disponibles aux consommateurs québécois. «Je revendique le droit de pouvoir acheter le vin que je veux...», dit-il.

Le Grand Guide des vins de France 2010

Bettane et Desseauve

Il porte bien son nom, Le Grand Guide, grand en format et en contenu.
50 000 vins dégustés, 7100 vins sélectionnés de 1500 domaines.

Le livre est divisé par régions, puis par domaines et enfin par vins.
Les domaines sont classés sur une note de 5, leurs vins sur 20.

Au début de chaque région, les auteurs résument le vignoble en quelques mots. Puis ils donnent l'actualité des millésimes; les vins préférés des lecteurs (très différentes de celle des auteurs); puis une sélection des meilleurs vins par catégorie.

Donc, ici c'est classé par domaine.

Des exemples de commentaires pour les domaines :
«Depuis son rachat... un directeur plus bourguignon que nature et une ethnologue engagée et intègre, fait du travail superbe.»
«... a conservé la moustache généreuse languedocienne du paysan mais a fait progresser son domaine.»
«Toute la production est d'inspiration moderne, avec une inégalité sur les 2008.»
«... a courageusement développé des principes de culture respectueux de l'environnement bien rares à Bordeaux.»
«...peu encore faire mieux.»
«Nous ne retrouvons plus la grande qualité des vins que le domaine a produits pendant des décennies.»

 Des commentaires de vins :
«dans un style puissant, mais sans extraction inadaptée, ce vin très mûr, profondément réglissé, montre un art consommé de l'élevage. Les tanins sont fins et ne situent pas cette cuvée dans les forts en gueule. Ils s'inscrivent simplement dans la générosité. 15,5/20»
«Gros potentiel de garde pour cette cuvée au nez puissant, mûr et de bonne complexité, à la bouche charmeuse, solidement tannique et au boisé encore présent, qui devra s'harmoniser. 15/20»

Le but des auteurs : «informer en tant qu'expert le public et lui apprendre à mieux déguster lui-même... ensuite dialoguer de façon constructive avec le producteur pour l'amélioration de sa qualité.»

Un site Internet www.bettanedesseauve.com complète la sélection.

Si vous voulez avoir une idée du travail énorme qu'il faut faire pour préparer ce guide, lisez une description de la campagne de dégustation d'un des collaborateurs du guide,Thierry Meyer, en Alsace sur son site oenoalsace.com

Donc, un guide des vins de France bien fait, par un groupe restreint de 10 personnes. On y apprend beaucoup sur les domaines, les producteurs et leurs vinificateurs. Les descriptions sont claires et les suggestions précises. Un index complet permet de s'y retrouver facilement.

Les meilleurs médoc 2006 de Bettane et Desseauve : Mouton-Rothschild, Léoville-Las Cases, Lafite-Rothschild, Pontet-Canet, Margaux, Cos d'Estournel et Calon-Ségur.

L'Alsace et Bordeaux raflent les meilleures notes. Alsace : 18 notes 19,5 et 20/20; Bordeaux : 7; Rhône : 5; Bourgogne et Champagne  2. 

Le Grand Prix 2010 dans la catégorie «Le bonheur tout de suite» : Gewurztraminer 2007 de Hugel.

Le guide est sorti en France en août, il sera disponible au Québec dès le 21 septembre.

Le Grand Guide des vins de France 2010
Bettane et Desseauve
Minerva
988 pages
145x285 mm
59,90 $
29,90 €

Goûter le vin, le manuel de la dégustation

Un manuel dense, précis, j'irais même jusqu'à dire complet!

Benoit Guy Allaire, un ami, docteur en science politique, passionné de vin, amoureux de la langue française et professeur dans l'âme et dans le geste, publie ce livre touffu pour mieux nous faire apprécier le vin.

L'auteur enseigne les rudiments de la dégustation et anime un club de dégustation — l'Académie du vin de l'Outaouais — depuis de nombreuses années.

Ce manuel est le résultat de ses recherches, de sa pratique et de ses années d'expérience dans le domaine.

Le livre est dense (266 pages), grand format (8 1/2 x 11), reliure spirale, ce qui rend plus facile sa consultation.

Ce n'est pas une énumération d'appellations, ni un catalogue de grands vins, mais vraiment un manuel qui permettra aux débutants et aux amateurs avertis d'en connaître beaucoup plus sur le monde si vaste du vin.

«Cette analyse (du vin) a ses lois, ses règles, ses codes et un vocabulaire qui lui sont propres. L'objectif des quelques chapitres qui suivent est de les faire connaître à tous.»

D'où viens le vin, son histoire, comment il est fait, ou plutôt comment ils sont faits; la vigne, la viticulture (climat. sol, millésime, etc.); la vinification (vendanges, fermentation, élevage, assemblage, etc)... tout y passe, tout y est bien expliqué.

Comprendre les appellations, comment se font les portos, le xérès, les champagnes, les vins doux naturels, les types de tanins... «Le tanin fait le vin.»

Les équivalences dans les principales langues du vin : pétillant, frizzante; mousseux, spumante; doux, abboccato, abocado, sweet, lieblich...

Un vrai prof. ce Benoit Guy, l'emploi du mot précis, du mot juste est une pratique courante chez lui. Il corrige d'ailleurs régulièrement et poliment ses amis. Il a donc pris un grand soin de bien développer le chapitre vocabulaire intitulé «Les mots de la dégustation» qui contient plus 170 entrées, chacune étant bien décrite sur un ou plusieurs paragraphes.

Il n'emploie pas les mots Corps, Corsé, Charnus, Équilibre à tort et à travers. Il leur donne un sens bien précis utile à la description du vin, et il s'y tient.

Par exemple, il fait une distinction intéressante entre longueur, après-goût, arrière-goût et persistance aromatique intense.

La partie centrale du livre est consacrée à la dégustation proprement dite, ses principes, l'analyse, les techniques, la structure des vins et les critères de qualité.

 Le vin, boisson noble entre toutes, ne doit pas être bu, il faut le déguster. Le plaisir du vin nous vient de la grande complexité de ce liquide capable de réjouir tous les sens. (...) Déguster, c'est porter attention à cette grande richesse pour découvrir avec ses yeux, son nez et sa bouche tout ce qu'un vin a à offrir. S'il sait y faire, s'il possède la technique, chacun peut ainsi décupler le plaisir qu'il aura...

Le livre est accompagné de deux fiches de dégustation. «La première a été conçue pour guider celui qui s'initie à la dégustation et la deuxième pour celui qui, après avoir pris de l'expérience, a appris à mieux maîtriser les concepts de l'analyse organoleptique.»

Voici donc un outil bien fait destiné à nous faire mieux comprendre et aimer ce merveilleux liquide qu'est le vin.
Il sera particulièrement utile à ceux qui donnent et qui suivent des cours de dégustation.

 

Déguster, c'est faire appel à nos sens.»
Comprendre un vin augmente le plaisir qu'on a à le boire.

 

Goûter le vin, le manuel de la dégustation
Benoit Guy Allaire
266 pages
Format 8 1/2 x 11
Reliure spirale
32,99 $
 ISBN 978-2-9811326-0-4
Site Internet : pages.videotron.com/deguster

Vieillir en jeunesse, un petit verre de vin à la main

Ce n'est pas un livre sur le vin, mais il contient un bon chapitre sur le sujet.

Le docteur Jean Drouin, fondateur de la Clinique d'andropause de Québec nous dit que le vieillissement est dû à trois facteurs : le stress oxydatif, l'immunité et les hormones.

Il énumère ensuite six clés qui permettraient de contrôler les effets du vieillissement : l'alimentation, le mouvement, le stress, la génétique, l'environnement et la spiritualité.

C'est dans la première clé  — l'alimentation — que se trouve l'élément qui nous intéresse ici : le vin.

Papilles de Molécules

Le sous-titre du livre est La science aromatique des aliments et des vins.

Francois Chartier veut réussir et nous faire réussir les meilleurs accords mets et vin que possible.

Selon l'auteur, l'accord se fait s'il y a une parenté des molécules aromatiques des aliments et du vin.
«Ce travail me permet d'expliquer comment une parenté moléculaire entre deux aliments, ou entre un type de vin et un aliment, est garante d'harmonie.»

Le désir du vin à la conquête du monde

Un livre de Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne.

Des origines sacrées du vin, de Noé ivre, de Lot enivré par ses filles, des symposiums grecs, des noces de Cana, le sang de Dieu, les interdits coraniques, du vignoble romain, du rôle de l'Église, du champagne inventé à Londres, de Brillat-Savarin, des AOC, de Robert Parker, des terroirs et du bonheur.

Voici tout un programme!

«Redonner une profondeur culturelle à l'acte de boire du vin est l'un des buts clairement avoués du présent essai.»

Les vins effervescents. Du Terroir à la bulle

D'où proviennent les bulles ? Est-il vrai que les bulles fines sont le signe d'un vin de qualité ? Pourquoi les bulles sont-elles rondes ?

Ce livre de Gérard Liger-Belair et de Joël Rochard est une mine de renseignement sur les vins effervescents.

Il y a deux millions de bulles qui peuvent s'échapper de la flûte de vin mousseux. Le potentiel est de 10 à 11 millions, mais la plus grande partie du gaz carbonique s'échappe directement du liquide.

Les bulles se forment généralement à l'intérieur de fibres de cellulose minuscules qui se collent sur les parois du verre. Ce sont des fibres microscopiques de forme cylindrique.

Le vin y entre par les deux bouts et en vertu du phénomène de capillarité, il se forme souvent une bulle d'air au centre du cylindre. La bulle sort et agglomère le gaz carbonique en montant à la surface.

«Contrairement à une idée encore très largement répandue, les bulles ne se forment pas sur les défauts du verre, trop rares (...) Ce sont des fibres de cellulose abandonnées par le torchon d'essuyage ou issues de l'air ambiant.»

«Nous n'aurions pas pu imaginer un objet plus adapté à la production de bulles.» Chaque fibre pourra émettre plusieurs dizaines de milliers de bulles. La fréquence de bullage varie de 1 à 30 bulles/seconde, avec une moyenne de 15 bulles/s en début de dégustation.

«Pour être certain d'en avoir en quantité suffisante dans une flûte, il suffit tout simplement de l'essuyer avec un chiffon. Des fibres de cellulose s'en détacheront pour venir se coller sur la paroi de la flûte et servir ainsi de sites de nucléation.»

Les verres rangés debout conserveront plus de fibres. 

Le Jugement de Paris

Un des livres parmi les plus intéressants que j'ai lu sur le monde du vin!

Le journaliste du Time George M. Taber nous décrit le parcours des pionniers du vin américain de qualité. Ces immigrants de l'Europe de l'Est qui ont conquis la plaine vinicole de Napa. Ils se nomment Grgich, Winiarski, Tchelistcheff...

Le livre nous présente ces viniculteurs et viticulteurs souvent désargentés qui ont réussi en peu d'années à faire du vin aussi bon et même meilleur que les plus grands crus français.

Les 1001 vins qu'il faut avoir goûtés dans sa vie

Toute une brique! Près de 1000 pages!

La sélection est faite par les gens du magazine The World of Fine Wine. Il y a là des noms connus dans le monde du vin, tels Clive Coates, Jamie Goode, Joel B. Payne, Tom Stevenson et une trentaine d'autres.

La sélection est très belle, de grands vins et d'autres moins grands qu'il faut découvrir. Bien sûr c'est une sélection faite par un jury anglo-saxon. Ils préfèrent souvent les vins bien en chair aux vins en finesse. C'est aussi le cas de plusieurs d'entre nous.

Même à 1001, on dira qu'il en manque, mais il faut faire un choix à un moment donné.

Les vins du Nouveau Monde , Tome 2

Vous êtes un amateur de vins du Nouveau Monde, ou tout simplement vous vous intéressez au vin, il faut vous offrir ce beau livre, ou l'offrir en cadeau.

Dans ce tome 2, Jacques Orhon nous parle du monde vinicole de l'Amérique du Sud. C'est, je crois bien, le plus beau et le plus étoffé des livres de ce réputé auteur du vin.

Plus de 395 pages, de magnifiques photos, des informations, des chiffres, des données, des textes bien fournis sur les principaux producteurs d'Amérique latine.

Le livre est divisé par pays. À l'intérieur de chacun des pays, on y traite d'histoire, de législation, de pratiques culturales, de cépages et surtout des producteurs. Deux pages par producteur.

Le guide Phaneuf 2009

Une 28e édition, et ça continue!
Michel Phaneuf, maintenant aidé par Nadia Fournier, nous présente un guide encore plus étoffé que les précédents. Toujours aussi sérieux, toujours aussi méticuleux, le Guide Phaneuf nous permet de faire des choix éclairés et documentés dans toutes les régions du monde.

Près de 2000 vins, toutefois, on n'a pas l'impression d'être enseveli par le nombre. C'est bien classé région par région, producteur par producteur. On n'a qu'à suivre le guide.

Choses bues

Le premier livre personnel de l'auteur des pages vin de l'hebdomadaire Le Point.
Jacques Dupont y relate quelques éléments de sa vie dans le monde du vin et donne son opinion sur quelques tendances actuelles.

Le premier chapitre est très orodant Libérez nos camarades, dans le sens de libérez nos narines. Les odeurs du vins sont très importantes pour l'auteur. Il déguste d'ailleurs avec un impitoyable. Ce verre sans pied réputé concentrer les arômes.

Guide Aubry 2009 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $

Voici la quatrième édition de ce beau guide de vin du passionné Jean Aubry.

Une sélection bien faite de 100 bons vins disponibles au Québec. Chaque vin est décrit en trois ou quatre phrases. Jean Aubry dit avoir dégusté 1000 vins pour la préparation de son guide. Tout un travail.

Les vins sont présentés par ordre de prix en blancs, rosés et rouges. Il y a aussi d'utiles sections Vins bios, Vins à moins de 10 $ et Vins à bouchon dévissable, ainsi qu'une nouveauté Vins du Québec.

Le Guide Hachette des vins 2009

Plus de 10 000 vins commentés dans ce grand guide de près de 1400 pages. Des commissions de dégustations regroupant 900 experts ont jugé 36 000 vins de 6500 producteurs de toutes les appellations de France.

Une quantité énorme de notes sur les vins de France. On y parle aussi de quelques vins de Suisse et du Luxembourg.

Malgré la grande quantité de vins notés, on trouvera peu de ces vins au Québec. De nombreux producteurs réputés ici ne présentent pas leurs vins à ces commissions de dégustation. Donc pas de Beaucastel, Huet, Pradeau, Dupéré-Barrera, Climens...

The Wine Trials

On parle beaucoup de ce livre dans les journaux et les blogues américains ces jours-ci.

Le sous-titre donne l'essence du livre
«100 wines under $15 that outscored $50 to $150 bottles.»
Donc, 100 vins de moins de 15 $ qui ont été préférés aux vins de 50 $ à 150 $.

Les auteurs affirment que «lorsqu'on cache la bouteille, la plupart des consommateurs (everyday wine drinkers) préfèrent les vins les moins chers au plus chers.»

J'y ai cru jusqu'à la page 66!

Coffret soirées dégustation, Guide Hachette des vins

Du Guide Hachette des vins, un coffret pour découvrir et apprécier les vins

«La dégustation n'est plus réservée aux seuls professionnels du vin. À condition de posséder quelques connaissances préalables et les bons "outils", elle devient un jeu passionnant, prétexte à des soirées entre amis.»

Ce n'est pas un livre à proprement parler. Il y a bien sûr un livret de dégustation, mais c'est plutôt un kit, un ensemble d'outils qui permet d'organiser des dégustations bien structurées.

De l'art de savoir parler du vin comme un parfait oenophile

Le titre est plutôt étrange!  Il s'agit plutôt ici d'une histoire de la culture de la vigne et de la vinification en France. Le livre est un peu technique, on débute par un long chapitre sur l'ampélographie, le génome de la vigne, le vitis vinifera, les hybrides, les cultivars, la taille de la vigne, les maladies, les nématodes...

Le chapitre sur la découverte des vins mousseux en Champagne est particulièrement intéressant.

Celui des types de culture est court et simple. Michel Dovaz nous dit qu'il y a quatre types de culture: la traditionnelle aux potentialités restreintes; la raisonnée, la plus rationnelle; la biologique, idéologique et la biodynamie qualifiée de mystique.

Une promesse de vin, des terroirs et des hommes

Un livre magnifique d’assez grand format (197 mm x 255 mm) de Georges Bardawil.

Des terroirs et des hommes, c’est le sujet. Des rencontres avec 14 vignerons de France. Ils nous disent comment ils voient le travail de la vigne et la fabrication du vin.

Il y est beaucoup question de bio: du pour et du contre. «Il s’agit de vignerons pas comme les autres qui font des vins d’exception.» Le terroir est l’élément clé, le travail de la vigne est le fil conducteur.

«La vigne n’est pas ma sœur, je la torture, je la mutile, je la force à me donner des fruits dont je ferai du vin.»  François Mitjaville, Tertre Roteboeuf.

La dégustation revue et corrigée

Nouveau guide pratique
de Myriam Broggi-Praz

Faut-il écouter les beaux parleurs? C'est la question que nous pose Myriam Broggi-Praz. Elle veut faire contrepoids aux «dégustateurs qui décrivent les vins à partir d'une extravagante liste de fruits et de légumes.» Elle dit que plusieurs chroniqueurs de vin font une description exagérée des arômes.

«Un vin qui sent bon est certainement flatteur, mais n'est pas forcément un bon vin (...) les arômes ne donnent qu'une personnalité momentanée à un vin (...) Parlons du vin... pas des accessoires. Durant la phase gustative, une seule priorité compte: ce qui se passe en bouche.»

Le dictionnaire de la vigne et du vin

Le livre des oenopotes!

Un outil pour mieux comprendre le vin.

Oenopote est un néologisme qui désigne les buveurs raisonnables de vin.

Le dictionnaire de la vigne et du vin. Un dictionnaire! Je dirais que c'est bien plus qu'un dictionnaire.

Bien sûr, on n'y trouve des définitions. Mais beaucoup plus. Pour plusieurs termes, Jacques Blouin nous donne aussi l'historique, et quelquefois des explications plus détaillées et aussi à l'occasion, il nous fait par de son opinion, de ses humeurs comme il l'écrit.

Certains termes font l'objet d'explications qui couvrent plus d'une page. Fermentation malolactique fait une page et demie. Il y a l'historique, les découvertes, puis l'explication du phénomène.

Vins mousseux et champagnes, Guénaël Revel

L'oeuvre du diable...c'est ce qu'on disait lorsque le vin de Champagne faisait des bulles. Des moines, contemporains de Dom Pérignon, ne pouvaient pas expliquer la formation de ces bulles, alors ça ne pouvait être que l'oeuvre des démons.

On cherchait à cette époque à faire du vin sec en Champagne, la compréhension du phénomène de la prise de mousse et son contrôle sont récents. «On sait aujourd'hui que ce phénomène, où la fluctuation du froid a son importance, apparaît spécifiquement au mois de mars et est lié au cycle lunaire.»

Les vins du Nouveau Monde, tome I, Jacques Orhon

Vous voulez connaître un peu plus les producteurs et les vins d'Afrique du Sud, d'Australie et de Nouvelle-Zélande, ce livre assez costaud de plus de 400 pages vous sera très utile.

«Trois pays parfois désarmants, mais toujours aussi invitants et fascinants.»

Le livre met l'accent sur les maisons de production et non sur les appellations comme dans le Guide des vins d'Italie du même auteur. Les principales maisons y sont décrites sur une à trois pages. L'auteur écrit «j'ai privilégié ce que j'appelle les signatures du vin, c'est-à-dire les meilleurs producteurs, ceux qui proposent bon an mal an des cuvées savoureuses et réussies...»

À l'intérieur des articles sur les maisons, Jacques Orhon passe en revue leurs principaux vins.

C'est un beau voyage dans le monde du vin des pays émergents.

Ce livre sera suivi d'un tome 2 sur les vins de l'Amérique, du Québec à la Patagonie.

Les vins du Nouveau Monde, tome 1
Jacques Orhon
Les Éditions de l'Homme
431 pages
ISBN : 978276192272249,95 $

Le goût et le pouvoir, Jonathan Nossiter

Le goût, c'est le goût du vin gras et sucré; le pouvoir, c'est celui de ceux qui propagent ce type de goût. Jonathan Nossiter aime les vins fins et délicats. Il n'aime pas les bombes de fruits. Il nous parle beaucoup des vins de Bourgogne dans ce livre.

Il s'en prend aux propagandistes de ce qu'il appelle les bombes sucrées, le vin-biberon, le vin-prozac. «Le citoyen du monde est devenu le consommateur mondial du facile et du sucré.» Il regrette que les gens n'aiment pas les vins acides et amers. «Notre culture nous encourage en effet par tous les moyens à demeurer infantiles, à ne pas affirmer nos goûts adultes, à nous conformer.»

Est-ce encore une guéguerre Bourgogne-Bordeaux? Pas vraiment, c'est plus intéressant que ça.

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