Livres

Boire mieux pour vivre vieux

Exit le resvératrol, voici les procyanidines.

On a longtemps dit que le resvératrol contenu dans le vin était l'élément qui expliquait le paradoxe français.

Le professeur Roger Corder dit que c'était une erreur. Il ajoute d'ailleurs, comme de nombreuses études l'ont démontré, qu'il faudrait boire énormément de vin, soit cinq litres par jour, pour absorber la quantité nécessaire de resvératrol.

L'élément essentiel du vin et qui permet de protéger de l'arthérosclérose et de vivre plus longtemps est, selon le Pr Corder, un autre polyphénol : le procyanidine.

«Nos recherches ont conclu que les procyanidines alimentaires jouaient un rôle-clé dans la modification du fonctionnement vasculaire. Nous avons également découvert que les vins produits dans les régions où la population vivait plus longtemps que la moyenne contenaient des taux de procyanidines beaucoup plus élevées que les vins traditionnels d'autres régions.»

Ces régions étudiées par le Pr Corder sont la Sardaigne (province de Nuoro), la Crète et le Gers. C'est dans cette dernière région, où on produit le Madiran, qu'il y a deux fois plus d'hommes de 90 ans et plus que la moyenne française.

«Les procyanidines sont les polyphénols les plus abondants dans les vins rouges jeunes», selon Roger Cordier, professeur de médecine expérimentale à Queen Mary’s School of Medicine de Londres.

On en trouve aussi dans les pommes, le cacao, les grenades, les noix, les fruits à coques.

Selon le docteur Corder, les populations étudiées qui vivent longtemps consomment de 300 à 500 mg de procyanidines par jour. Certains vins en contiennent tellement, qu'il suffit de deux verres pour avoir sa dose quotidienne.

Cépages tanniques

Dans le raisin, ils proviennent des pépins. On en trouve surtout dans les vins rouges jeunes, tanniques, provenant de vieilles vignes, en altitude, aux petits rendements, aux petites baies et à macération longue. Certains cépages en contiennent plus que d'autres. Les cépages tanniques justement : tannat, malbec, mondeuse, sagrantino et cabernet sauvignon.

Les vins à longue macération, au long contact jus et pépin en contiennent plus.

La filtration, le collage, la surmaturité et le vieillissement du vin réduisent la quantité de procyanidines. L'auteur dit craindre aussi que les procédés modernes de fabrication du vin réduisent les taux de procyanidines.

Le bon docteur a analysé une grande quantité de vin et en suggère certains qui contiennent le plus de procyanidines. Il donne même des notes de 1 à 5 coeurs selon que le vin renferme de 30 à 120 mg de procyanidines par verre de 125 ml. Des vins de Madiran, Saint-Mont, Fronton et Iroulegy ont la note maximale.

Les cahors, Clos Triguedina, Le Cèdre et Haut-Montplaisir ont 4 coeurs. Des nebbiolos et sagrantinos obtiennent le maximum.

L'auteur suggère qu'on indique sur les étiquettes ou dans la fiche technique la quantité de procyanidines contenus dans la bouteille.

Certains le font déjà, comme le Domaine Saint-Guilhem, qui indique 2443 mg/L de OPC pour sa Renaissance 2006.

L'auteur nous dit qu'il ne faut pas avoir peur des vins tanniques, ce sont les meilleurs pour santé et de toute manière, il faut les boire en mangeant. «Les vins tanniques sont généralement plus agréables à boire en mangeant. ce qui est la façon la plus saine de consommer le vin.»

«C'est un fait : dans l'ensemble, les personnes qui boivent du vin sont en meilleure santé que les abstinents, et elles vivent souvent plus longtemps.»

Jacques Cartier sauvé

À l'hiver de 1534-1535, l'équipage de Jacques Cartier a été presque décimé par le scorbut à Québec. Les marins ont été sauvés par des Amérindiens de la tribu des Micmacs qui leur ont fait boire une infusion d'aiguilles et d'écorce de pin qui contiennent une bonne concentration de procyanidines.

Donc, un livre captivant, agréable à lire surtout avec un bon verre de vin rouge jeune et bien tannique pour nous racler et curer les artères.

La procyanidine est appelé aussi oligo-proanthocyanidines (OPC).

Roger Corder avait publié le résumé de ses premières expériences sur le sujet dans la revue Nature en 2006 Red wine procyanidins and vascular health.

Vous pouvez lire aussi une transcription d'une entrevue avec le Pr Corder pour le magazine Nature.
 

Boire mieux pour vivre vieux
Pr Roger Corder
2009
Éditions Thierry Souccar
Traduction de The Wine Diet 2007
314 pages
20,90 €
34,95 $
ISBN    2916878424, 9782916878423

LA SCIENCE DU VIN

THE SCIENCE OF WINE
Le livre est en anglais. Cette section Livres est consacrée aux ouvrages en français sur le vin, mais dans ce cas-ci, il est impossible de passer ce livre sous silence.

C'est le livre le plus instructif que j'ai lu sur le vin depuis fort longtemps, depuis les livres d'Émile Peynaud.

C'est en anglais, mais on devrait le traduire.

The Science of wine, un livre scientifique écrit pour des non scientifiques par un homme de science.

Jamie Goode, un britannique, est docteur en biologie et grand amateur de vin. Il a laissé l'écriture sur les sciences pour se consacrer à l'écriture sur le vin. Vous le connaissez peut-être pour son site Internet Wine Anorak.

C'est un bouquin qui devrait intéresser tous les grands amateurs de vin, les passionnés. Ils sont nombreux, particulièrement au Québec.

Une lecture obligatoire pour tous ceux qui veulent communiquer sur le vin, les chroniqueurs, les journalistes, les conseillers en vin, les profs de dégustations, les gérants de forum, les sommeliers.

«The wine world is still burdened by too much received wisdom, folklore, and pratice, base on tradition and anecdotal observation.»

On ne lit pas ce livre d'une traite. Ça m'a pris plusieurs semaines. On lit les chapitres qui nous intéressent, dans l'ordre qu'il nous plait. J'ai commencé par celui sur les brettanomyces.

Vous voulez en savoir plus sur les sulfites, l'osmose inversée, la lutte raisonnée, les supposées allergies au vin, la biodynamie, l'utilité de la barrique, les odeurs de réduction, la microoxygénation, les levures, la chimie des flaveurs, la perception des saveurs, les types de bouchon, le goût de bouchon, les TCA, les TBA, les OGM, etc.

Une affaire de goût

«Les critiques de vin en disent autant sur eux que sur le vin, et il est difficile de séparer les deux.» «Le quart de la population ne perçoit pas l'amertume.» «Ce qu'on appelle le goût, la flaveur (saveurs), c'est un mélange de trois éléments : goût — odeur — texture.»

C'est bien expliqués, bien documenté. Lorsqu'il y a des études, des résultats de recherches contradictoires, l'auteur fait mention des différentes versions.

Le livre date déjà de 2005, mais il est tout de même plus à jour que celui d'Émile Peynaud et de Jacques Blouin Le goût du vin écrit en 1980 (réédités plusieurs fois) et qui est encore la bible de plusieurs amateurs de vin.

Jamie Goode termine son livre en disant qu'il y a un besoin pressant de faire plus de recherches de qualité sur les sujets abordés.

Il est en effet étonnant de constater que dans cette industrie du vin — une industrie de plusieurs milliards de dollars — qu'il reste tant de points d'ombre, d'inconnus, d'inexpliqués et même de non explorés.

«focusing on the scientific data rather than the strongly held opinions and anecdotes that currently form the bulk of ...»

Je remercie un prof du vin, Raymond Chalifoux, de m'avoir fait découvrir ce livre.

The Science of wine
From wine to glass
Jamie Goode
University of California Press
2005
216 pages
ISBN 0520248007 978-0-520-24800-7

Quelques pages de ce livre sur Google livres

Le vin français, un chef-d'oeuvre en péril

Un brûlot, un pamphlet, un livre polémique.

Sur la page couverture on voit une bouteille de vin avec l'étiquette «Château Mc World, Boisson alcoolisée artificielle issue de raisins toxiques. Mixed product of California, India and Australia»

Alexandre Rougé y va d'une charge à fond de train contre les vins chimiques, les vins industriels, les vins du Nouveau Monde. Les viticulteurs du Nouveau Monde «saturent leur vin de produits chimiques (levures y compris OGM, arômes artificiels, additifs et conservateurs divers et variés) qui ... présentent des risques inconsidérés en termes de santé publique.»

La viticulture conventionnelle que l'auteur nomme aussi «intensive» ou «chimique», a, selon lui, massacré les sols, épuisé la vigne, dénaturé les raisins. Elle produit un vin dangereux pour la santé «car il est plus ou moins, selon les régions, chargé en résidus toxiques, neurotoxiques, perturbateurs endocriniens et/ou cancérigères.»

Les ennemis du bon vin ont pour complice la Commission européenne, l'INAO et le ministère de l'Agriculture de France qui veulent écouler «leur vinasse chimique et technologique».

«En copiant le modèle vitivinicole anglo-saxon, nous faisons passer le message que nous renonçons à notre modèle qualitatif, pointu et exigent.»

Levures et sulfites

«Dès lors que l'on fait pisser la vigne, il faut une pression phytosanitaire maximale - ou en cave - puisque, avec des raisins aussi minables, il faut balancer un maximum de levures pour faire démarrer la fermentation, un maximum de sulfite pour éradiquer les bactéries, ainsi que quelques levures aromatiques pour donner un goût de cerise ou de poire selon les envies suscitées par les campagnes marketing.»

On y apprend aussi que le vin américain dit bio n'est pas vraiment bio. «Dire la vérité sur ce que nous mangeons et buvons? Ce serait révolutionnaire».

«Le problème de la viticulture chimique c'est que les traitements systémiques, qui agissent directement dans la sève, perturbent la photosynthèse et entraînent donc la chute potentielle aromatique des vins. Et pour essayer de rendre du goût au vin, on utilise des levures artificielles.» Plus «des enzymes d'extraction aromatique.»

L'oenologue

«Certains oenologues eux-mêmes reconnaissent que si les raisins étaient sains, ils n'auraient pas de boulot... L'oenologie est apparue en réaction à la débilité du raisin issu de la viticulture conventionnelle.»

Comment faire un bon vin?

Les vins naturels, bio et biodynamiques sont l'avenir du vin selon M. Rougé. Il donne l'exemple d'un producteur près de Pommard qui a augmenté la hauteur de ses vignes pour que les gens puissent travailler debout «et discuter entre eux d'un rang à l'autre. Comme ça l'ambiance est meilleure et la vigne s'en ressent.»

Les propos de l'auteur font 136 pages des 240 du livre. Il est complété de plusieurs annexes dont un long texte de Patrick Beaudouin, ainsi que la traduction française complète de l'Étude vin Pan Europe, étude sur la présence de résidus de pesticides dans le vin. Une des annexes s'intitule «L'arroseur à rosé». Il s'agit de l'affaire du rosi qu'on a voulu appelé rosé.

Dans une de ces annexes, il énumère une partie des 300 produits chimiques qui sont autorisés en vinification. Dont le sel de cuivre, le sulfate de potasse, le sel de plomb, le ferrocyanure de potassium, le chlorure de baryum, le violet de méthyle...

Donc toute une attaque contre la viticulture chimique et un encouragement à boire plus sain, plus bio.


Le vin français, un chef-d'oeuvre en péril
Alexandre Rougé
Respublica Éditeur
ISBN : 978-2-35810-007-6
18,90 €  

Hébergements de charme chez les vignerons français

Deux dames Martine Leblanc et Florence Taïx-Bertrand sillonnent la France pendant huit mois à la recherche de beaux logements dans le vignoble. Elles ont visité 120 établissements et en ont choisi 70.

Elles nous présentent dans ce beau livre ces chambres d'hôtes chez les vignerons. Ce sont pour la plupart des chambres assez luxueuses. Les prix vont de 60 à plusieurs centaines d'euros. Il y a là aussi quelques gîtes.

Le guide couvre dix régions de France. Les gîtes les moins chers sont en Alsace.

C'est un peu plus qu'un guide d'hébergement, car chaque région a droit à une bonne description de son histoire, de son vignoble et des endroits à visiter.

La description de chaque domaine couvre deux pages et dans chaque cas, le sommelier Jacques Orhon décrit les vins de la maison.

Plusieurs domaines sont dirigés par des femmes. Il y a même un domaine bio, totalement bio, même les oreillers.

C'est un guide intéressant qui peut permettre de bien préparer son séjour en France afin d'y loger chez le vigneron et quelquefois même dans un petit château.

Consultez les 20 premières pages ici en format pdf.

Hébergements de charme chez les vignerons français
Martine Leblanc, Florence Bertrand et Jacques Orhon
ISBN 13 :  9782761927178
Mars 2010
248 pages
Format: 22.9 X 12.7 cm
29.95 $

Bacchus en Canada

Le sous-titre du livre : Boissons, buveurs et ivresses en Nouvelle-France.

C'est l'histoire de la consommation du vin et des alcools en Nouvelle-France.
Un document touffu, bourré de références sur la consommation de boissons alcooliques par nos ancêtres.

Il semble bien qu'ils buvaient beaucoup de vin, peut-être même plus que nous aujourd'hui.

Catherine Ferland nous explique que «les Canadiens perpétuent bel et bien les préférences de leurs parents et grands-parents d'origine française en matière de boissons alcooliques.»

Le marché de l’excellence: Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation

De prime abord, le titre de cet ouvrage pourrait en inciter plusieurs à l’ignorer, sous prétexte qu’il s’agit là d’un énième bouquin sur la mondialisation du vin.

Pourtant, ce serait là une décision regrettable, car l’auteure, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique à Ivry-sur-Seine, emprunte une perspective originale et fort stimulante afin d’interpréter les métamorphoses récentes du marché mondial du vin.

En effet, adoptant une approche ethnographique fortifiée par une lecture sociologique des lois du marché, M.-F. Garcia-Parpet voit dans la redéfinition même du sens du vin — de ce qu’il est comme produit de qualité, bien sûr, mais surtout, désormais, comme marqueur identitaire — une explication aux reconfigurations du marché mondial de ce produit.

Révolution culturelle

L’auteure ne soutient certes pas que cette dynamique n’a que des causes culturelles, mais elle considère que toute explication sérieuse de la recomposition du champ vitivinicole français et mondial doit réserver une place de choix aux facteurs que sont les valeurs et les perceptions, à commencer de celles et de ceux qui apprécient le vin. Posé autrement, le marché mondial du vin traverse une «véritable révolution culturelle» (p. 13, italique dans l’original).

Les dix chapitres de l’ouvrage se répartissent entre trois sections. La première décrit et analyse la conception traditionnelle du vin de qualité en France, une vision institutionnalisée (ou peut-être figée) par le système des «appellations d’origine contrôlées» (AOC).

Basé sur la valorisation de l’origine, de la tradition et du terroir, ce système a généré un certain obscurantisme auquel les vins du Nouveau Monde font écho. En effet, et c’est la problématique qu’explore la deuxième partie de l’ouvrage, ceux-ci ont pu s’imposer grâce à «une recomposition sociale de la demande allant de pair avec de nouveaux styles de vie et un nombre croissant d’œnophiles appartenant à des milieux sociaux ayant d’autres références culturelles [que françaises]» (p. 245)

France déclassée

Si la France a été déclassée dans l’espace vitivinicole mondial, c’est en raison du fixisme de son système des AOC, certes, mais aussi parce que le Nouveau Monde a saisi le malaise découlant de ce carcan et a su y proposer des alternatives (dont les fameux «vins de cépages», Chardonnay et Pinot noir étant sans aucun doute plus significatif pour Madame-et-Monsieur-tout-le-monde que Bougros ou La Grande Rue…).

Le paradoxe du Languedoc

La troisième partie explore l’expérience à la fois paradoxale et spectaculaire du Languedoc-Rousillon, une sorte de Nouveau Monde au sein même de l’Hexagone.

Espace traditionnellement méprisé par l’INAO, le Languedoc-Rousillon offre l’exemple de producteurs qui ont compris la nouvelle donne vitivinicole en place à la fin du siècle dernier, ont relativisé la valeur des AOC et ont misé sur l’excellence (bien souvent par le créneau des vins de pays).

L’analyse de Marie-France Garcia-Parpet est convaincante, éloquente voire incisive. Qui plus est, elle est d’actualité, en cela que son approche ethnoculturelle et sociologique s’inscrit dans un engouement plus vaste que génèrent depuis quelques années les considérations identitaires pour l’analyse de phénomènes, désormais planétaires.

Le marché de l’excellence: Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation
Marie-France Garcia-Parpet
2009, Paris, Seuil, 271 pages
39,96 $, 20 €

Collaboration spéciale
Manon Tremblay
Professeure titulaire
École d'études politiques
Université d'Ottawa


Les 100 mots du vin

Un petit livre de la collection Que sais-je tout simplement appelé Les 100 mots du vin. L'auteur est Gérard Margeon, chef sommelier des restaurants d'Alain Ducasse.

On est très loin de la collection Que sais-je que j'ai fréquenté dans ma jeunesse. Des livres précis que je trouvais rigoureux et même austères.

C'est ici un livre ou l'auteur nous donne ses opinions sur le vin par l'entremise d'une centaine de mots ou d'expressions en 127 pages. Il veut «accompagner le lecteur pour qu'il devienne un amateur plus averti encore...»

Phaneuf 2010

Une 29e édition pour le Guide du vin de Michel Phaneuf.
Le guide est fait en collaboration avec Nadia Fournier.
Plus de 2000 vins classés par régions et par producteurs.
La plupart des vins sont notés 3 ou 4 étoiles. «Ce ne sont pas des scores mais plutôt une simple indication de qualité.»
Il y a peu de 2 étoiles, de rares une étoile (pour des vins du Québec et d'Australie).

Chaque vin est jugé dans sa catégorie. Malgré cela, il y a aussi très peu de 5 étoiles (une quinzaine) qui sont surtout concentrées dans les vins sucrés, les champagnes.

On comprend vite qu'on a qu'à se concentrer sur les vins qui obtiennent 4 étoiles.

Cidres du Québec

C'est la saison des guides, des guides de vin, mais il ne faudrait pas oublier de mentionner ce très beau guide des cidres du Québec.

Les auteurs Guillaume Leroux et Alexis Perron producteurs du vignoble et de la cidrerie Val Caudalies se sont fait aider par les sommeliers Guy Bourbonnière et Cory Ciona pour évaluer 100 cidres de la province.

Ils ont divisé le lot par type de produits : cidre effervescent, tranquille, de glace, de glace effervescent, aromatisé, apéritif et spiritueux de pomme.

Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $

Le guide Aubry des 100 meilleurs vins à moins de 25 $ en est à sa sixième édition.

Le livre est encore plus riche que celui de l'an dernier tout en étant au même prix.

«C'est encore en France que s'élaborent à mon avis les meilleurs vins de la planète! —, suivi par l'Italie, l'Espagne et l'Argentine», écrit Jean Aubry dans la présentation des meilleurs rouges à bon prix.

Où sont les vins ?

Frédéric Laurin passe huit ans en Europe. En plus d'obtenir un doctorat en économie en Belgique, il y découvre la quantité étonnante de vins disponibles dans les magasins du plat pays.

De retour au Québec, il se dit déçu de voir que notre monopole d'État n'offre que 6200 vins, alors qu'il avait un choix de plus de 16 000 vins en Belgique. La SAQ contrôle «avec un zèle digne d'un régime soviétique, les vins qui seront admis sur le marché.»

Là-bas n'importe qui ou presque peut ouvrir une boutique de vin, les supermarchés vendent des vins de qualité, les Belges peuvent acheter du vin de France et d'ailleurs par Internet. Pourquoi pas ici? Pourtant, nos deux marchés, nos deux sociétés ont beaucoup de similitudes.

Le sous-titre de son livre est : «Le problème de la distribution du vin au Québec.»

Pourquoi des employés de l'État sont-ils les seuls à décider quels vins seront disponibles aux consommateurs québécois. «Je revendique le droit de pouvoir acheter le vin que je veux...», dit-il.

Le Grand Guide des vins de France 2010

Bettane et Desseauve

Il porte bien son nom, Le Grand Guide, grand en format et en contenu.
50 000 vins dégustés, 7100 vins sélectionnés de 1500 domaines.

Le livre est divisé par régions, puis par domaines et enfin par vins.
Les domaines sont classés sur une note de 5, leurs vins sur 20.

Au début de chaque région, les auteurs résument le vignoble en quelques mots. Puis ils donnent l'actualité des millésimes; les vins préférés des lecteurs (très différentes de celle des auteurs); puis une sélection des meilleurs vins par catégorie.

Donc, ici c'est classé par domaine.

Des exemples de commentaires pour les domaines :
«Depuis son rachat... un directeur plus bourguignon que nature et une ethnologue engagée et intègre, fait du travail superbe.»
«... a conservé la moustache généreuse languedocienne du paysan mais a fait progresser son domaine.»
«Toute la production est d'inspiration moderne, avec une inégalité sur les 2008.»
«... a courageusement développé des principes de culture respectueux de l'environnement bien rares à Bordeaux.»
«...peu encore faire mieux.»
«Nous ne retrouvons plus la grande qualité des vins que le domaine a produits pendant des décennies.»

 Des commentaires de vins :
«dans un style puissant, mais sans extraction inadaptée, ce vin très mûr, profondément réglissé, montre un art consommé de l'élevage. Les tanins sont fins et ne situent pas cette cuvée dans les forts en gueule. Ils s'inscrivent simplement dans la générosité. 15,5/20»
«Gros potentiel de garde pour cette cuvée au nez puissant, mûr et de bonne complexité, à la bouche charmeuse, solidement tannique et au boisé encore présent, qui devra s'harmoniser. 15/20»

Le but des auteurs : «informer en tant qu'expert le public et lui apprendre à mieux déguster lui-même... ensuite dialoguer de façon constructive avec le producteur pour l'amélioration de sa qualité.»

Un site Internet www.bettanedesseauve.com complète la sélection.

Si vous voulez avoir une idée du travail énorme qu'il faut faire pour préparer ce guide, lisez une description de la campagne de dégustation d'un des collaborateurs du guide,Thierry Meyer, en Alsace sur son site oenoalsace.com

Donc, un guide des vins de France bien fait, par un groupe restreint de 10 personnes. On y apprend beaucoup sur les domaines, les producteurs et leurs vinificateurs. Les descriptions sont claires et les suggestions précises. Un index complet permet de s'y retrouver facilement.

Les meilleurs médoc 2006 de Bettane et Desseauve : Mouton-Rothschild, Léoville-Las Cases, Lafite-Rothschild, Pontet-Canet, Margaux, Cos d'Estournel et Calon-Ségur.

L'Alsace et Bordeaux raflent les meilleures notes. Alsace : 18 notes 19,5 et 20/20; Bordeaux : 7; Rhône : 5; Bourgogne et Champagne  2. 

Le Grand Prix 2010 dans la catégorie «Le bonheur tout de suite» : Gewurztraminer 2007 de Hugel.

Le guide est sorti en France en août, il sera disponible au Québec dès le 21 septembre.

Le Grand Guide des vins de France 2010
Bettane et Desseauve
Minerva
988 pages
145x285 mm
59,90 $
29,90 €

Goûter le vin, le manuel de la dégustation

Un manuel dense, précis, j'irais même jusqu'à dire complet!

Benoit Guy Allaire, un ami, docteur en science politique, passionné de vin, amoureux de la langue française et professeur dans l'âme et dans le geste, publie ce livre touffu pour mieux nous faire apprécier le vin.

L'auteur enseigne les rudiments de la dégustation et anime un club de dégustation — l'Académie du vin de l'Outaouais — depuis de nombreuses années.

Ce manuel est le résultat de ses recherches, de sa pratique et de ses années d'expérience dans le domaine.

Le livre est dense (266 pages), grand format (8 1/2 x 11), reliure spirale, ce qui rend plus facile sa consultation.

Ce n'est pas une énumération d'appellations, ni un catalogue de grands vins, mais vraiment un manuel qui permettra aux débutants et aux amateurs avertis d'en connaître beaucoup plus sur le monde si vaste du vin.

«Cette analyse (du vin) a ses lois, ses règles, ses codes et un vocabulaire qui lui sont propres. L'objectif des quelques chapitres qui suivent est de les faire connaître à tous.»

D'où viens le vin, son histoire, comment il est fait, ou plutôt comment ils sont faits; la vigne, la viticulture (climat. sol, millésime, etc.); la vinification (vendanges, fermentation, élevage, assemblage, etc)... tout y passe, tout y est bien expliqué.

Comprendre les appellations, comment se font les portos, le xérès, les champagnes, les vins doux naturels, les types de tanins... «Le tanin fait le vin.»

Les équivalences dans les principales langues du vin : pétillant, frizzante; mousseux, spumante; doux, abboccato, abocado, sweet, lieblich...

Un vrai prof. ce Benoit Guy, l'emploi du mot précis, du mot juste est une pratique courante chez lui. Il corrige d'ailleurs régulièrement et poliment ses amis. Il a donc pris un grand soin de bien développer le chapitre vocabulaire intitulé «Les mots de la dégustation» qui contient plus 170 entrées, chacune étant bien décrite sur un ou plusieurs paragraphes.

Il n'emploie pas les mots Corps, Corsé, Charnus, Équilibre à tort et à travers. Il leur donne un sens bien précis utile à la description du vin, et il s'y tient.

Par exemple, il fait une distinction intéressante entre longueur, après-goût, arrière-goût et persistance aromatique intense.

La partie centrale du livre est consacrée à la dégustation proprement dite, ses principes, l'analyse, les techniques, la structure des vins et les critères de qualité.

 Le vin, boisson noble entre toutes, ne doit pas être bu, il faut le déguster. Le plaisir du vin nous vient de la grande complexité de ce liquide capable de réjouir tous les sens. (...) Déguster, c'est porter attention à cette grande richesse pour découvrir avec ses yeux, son nez et sa bouche tout ce qu'un vin a à offrir. S'il sait y faire, s'il possède la technique, chacun peut ainsi décupler le plaisir qu'il aura...

Le livre est accompagné de deux fiches de dégustation. «La première a été conçue pour guider celui qui s'initie à la dégustation et la deuxième pour celui qui, après avoir pris de l'expérience, a appris à mieux maîtriser les concepts de l'analyse organoleptique.»

Voici donc un outil bien fait destiné à nous faire mieux comprendre et aimer ce merveilleux liquide qu'est le vin.
Il sera particulièrement utile à ceux qui donnent et qui suivent des cours de dégustation.

 

Déguster, c'est faire appel à nos sens.»
Comprendre un vin augmente le plaisir qu'on a à le boire.

 

Goûter le vin, le manuel de la dégustation
Benoit Guy Allaire
266 pages
Format 8 1/2 x 11
Reliure spirale
32,99 $
 ISBN 978-2-9811326-0-4
Site Internet : pages.videotron.com/deguster

Vieillir en jeunesse, un petit verre de vin à la main

Ce n'est pas un livre sur le vin, mais il contient un bon chapitre sur le sujet.

Le docteur Jean Drouin, fondateur de la Clinique d'andropause de Québec nous dit que le vieillissement est dû à trois facteurs : le stress oxydatif, l'immunité et les hormones.

Il énumère ensuite six clés qui permettraient de contrôler les effets du vieillissement : l'alimentation, le mouvement, le stress, la génétique, l'environnement et la spiritualité.

C'est dans la première clé  — l'alimentation — que se trouve l'élément qui nous intéresse ici : le vin.

Papilles de Molécules

Le sous-titre du livre est La science aromatique des aliments et des vins.

Francois Chartier veut réussir et nous faire réussir les meilleurs accords mets et vin que possible.

Selon l'auteur, l'accord se fait s'il y a une parenté des molécules aromatiques des aliments et du vin.
«Ce travail me permet d'expliquer comment une parenté moléculaire entre deux aliments, ou entre un type de vin et un aliment, est garante d'harmonie.»

Le désir du vin à la conquête du monde

Un livre de Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne.

Des origines sacrées du vin, de Noé ivre, de Lot enivré par ses filles, des symposiums grecs, des noces de Cana, le sang de Dieu, les interdits coraniques, du vignoble romain, du rôle de l'Église, du champagne inventé à Londres, de Brillat-Savarin, des AOC, de Robert Parker, des terroirs et du bonheur.

Voici tout un programme!

«Redonner une profondeur culturelle à l'acte de boire du vin est l'un des buts clairement avoués du présent essai.»

Les vins effervescents. Du Terroir à la bulle

D'où proviennent les bulles ? Est-il vrai que les bulles fines sont le signe d'un vin de qualité ? Pourquoi les bulles sont-elles rondes ?

Ce livre de Gérard Liger-Belair et de Joël Rochard est une mine de renseignement sur les vins effervescents.

Il y a deux millions de bulles qui peuvent s'échapper de la flûte de vin mousseux. Le potentiel est de 10 à 11 millions, mais la plus grande partie du gaz carbonique s'échappe directement du liquide.

Les bulles se forment généralement à l'intérieur de fibres de cellulose minuscules qui se collent sur les parois du verre. Ce sont des fibres microscopiques de forme cylindrique.

Le vin y entre par les deux bouts et en vertu du phénomène de capillarité, il se forme souvent une bulle d'air au centre du cylindre. La bulle sort et agglomère le gaz carbonique en montant à la surface.

«Contrairement à une idée encore très largement répandue, les bulles ne se forment pas sur les défauts du verre, trop rares (...) Ce sont des fibres de cellulose abandonnées par le torchon d'essuyage ou issues de l'air ambiant.»

«Nous n'aurions pas pu imaginer un objet plus adapté à la production de bulles.» Chaque fibre pourra émettre plusieurs dizaines de milliers de bulles. La fréquence de bullage varie de 1 à 30 bulles/seconde, avec une moyenne de 15 bulles/s en début de dégustation.

«Pour être certain d'en avoir en quantité suffisante dans une flûte, il suffit tout simplement de l'essuyer avec un chiffon. Des fibres de cellulose s'en détacheront pour venir se coller sur la paroi de la flûte et servir ainsi de sites de nucléation.»

Les verres rangés debout conserveront plus de fibres. 

Le Jugement de Paris

Un des livres parmi les plus intéressants que j'ai lu sur le monde du vin!

Le journaliste du Time George M. Taber nous décrit le parcours des pionniers du vin américain de qualité. Ces immigrants de l'Europe de l'Est qui ont conquis la plaine vinicole de Napa. Ils se nomment Grgich, Winiarski, Tchelistcheff...

Le livre nous présente ces viniculteurs et viticulteurs souvent désargentés qui ont réussi en peu d'années à faire du vin aussi bon et même meilleur que les plus grands crus français.

Les 1001 vins qu'il faut avoir goûtés dans sa vie

Toute une brique! Près de 1000 pages!

La sélection est faite par les gens du magazine The World of Fine Wine. Il y a là des noms connus dans le monde du vin, tels Clive Coates, Jamie Goode, Joel B. Payne, Tom Stevenson et une trentaine d'autres.

La sélection est très belle, de grands vins et d'autres moins grands qu'il faut découvrir. Bien sûr c'est une sélection faite par un jury anglo-saxon. Ils préfèrent souvent les vins bien en chair aux vins en finesse. C'est aussi le cas de plusieurs d'entre nous.

Même à 1001, on dira qu'il en manque, mais il faut faire un choix à un moment donné.

Les vins du Nouveau Monde , Tome 2

Vous êtes un amateur de vins du Nouveau Monde, ou tout simplement vous vous intéressez au vin, il faut vous offrir ce beau livre, ou l'offrir en cadeau.

Dans ce tome 2, Jacques Orhon nous parle du monde vinicole de l'Amérique du Sud. C'est, je crois bien, le plus beau et le plus étoffé des livres de ce réputé auteur du vin.

Plus de 395 pages, de magnifiques photos, des informations, des chiffres, des données, des textes bien fournis sur les principaux producteurs d'Amérique latine.

Le livre est divisé par pays. À l'intérieur de chacun des pays, on y traite d'histoire, de législation, de pratiques culturales, de cépages et surtout des producteurs. Deux pages par producteur.

Le guide Phaneuf 2009

Une 28e édition, et ça continue!
Michel Phaneuf, maintenant aidé par Nadia Fournier, nous présente un guide encore plus étoffé que les précédents. Toujours aussi sérieux, toujours aussi méticuleux, le Guide Phaneuf nous permet de faire des choix éclairés et documentés dans toutes les régions du monde.

Près de 2000 vins, toutefois, on n'a pas l'impression d'être enseveli par le nombre. C'est bien classé région par région, producteur par producteur. On n'a qu'à suivre le guide.

Choses bues

Le premier livre personnel de l'auteur des pages vin de l'hebdomadaire Le Point.
Jacques Dupont y relate quelques éléments de sa vie dans le monde du vin et donne son opinion sur quelques tendances actuelles.

Le premier chapitre est très orodant Libérez nos camarades, dans le sens de libérez nos narines. Les odeurs du vins sont très importantes pour l'auteur. Il déguste d'ailleurs avec un impitoyable. Ce verre sans pied réputé concentrer les arômes.

Guide Aubry 2009 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $

Voici la quatrième édition de ce beau guide de vin du passionné Jean Aubry.

Une sélection bien faite de 100 bons vins disponibles au Québec. Chaque vin est décrit en trois ou quatre phrases. Jean Aubry dit avoir dégusté 1000 vins pour la préparation de son guide. Tout un travail.

Les vins sont présentés par ordre de prix en blancs, rosés et rouges. Il y a aussi d'utiles sections Vins bios, Vins à moins de 10 $ et Vins à bouchon dévissable, ainsi qu'une nouveauté Vins du Québec.

Le Guide Hachette des vins 2009

Plus de 10 000 vins commentés dans ce grand guide de près de 1400 pages. Des commissions de dégustations regroupant 900 experts ont jugé 36 000 vins de 6500 producteurs de toutes les appellations de France.

Une quantité énorme de notes sur les vins de France. On y parle aussi de quelques vins de Suisse et du Luxembourg.

Malgré la grande quantité de vins notés, on trouvera peu de ces vins au Québec. De nombreux producteurs réputés ici ne présentent pas leurs vins à ces commissions de dégustation. Donc pas de Beaucastel, Huet, Pradeau, Dupéré-Barrera, Climens...

The Wine Trials

On parle beaucoup de ce livre dans les journaux et les blogues américains ces jours-ci.

Le sous-titre donne l'essence du livre
«100 wines under $15 that outscored $50 to $150 bottles.»
Donc, 100 vins de moins de 15 $ qui ont été préférés aux vins de 50 $ à 150 $.

Les auteurs affirment que «lorsqu'on cache la bouteille, la plupart des consommateurs (everyday wine drinkers) préfèrent les vins les moins chers au plus chers.»

J'y ai cru jusqu'à la page 66!

Coffret soirées dégustation, Guide Hachette des vins

Du Guide Hachette des vins, un coffret pour découvrir et apprécier les vins

«La dégustation n'est plus réservée aux seuls professionnels du vin. À condition de posséder quelques connaissances préalables et les bons "outils", elle devient un jeu passionnant, prétexte à des soirées entre amis.»

Ce n'est pas un livre à proprement parler. Il y a bien sûr un livret de dégustation, mais c'est plutôt un kit, un ensemble d'outils qui permet d'organiser des dégustations bien structurées.

De l'art de savoir parler du vin comme un parfait oenophile

Le titre est plutôt étrange!  Il s'agit plutôt ici d'une histoire de la culture de la vigne et de la vinification en France. Le livre est un peu technique, on débute par un long chapitre sur l'ampélographie, le génome de la vigne, le vitis vinifera, les hybrides, les cultivars, la taille de la vigne, les maladies, les nématodes...

Le chapitre sur la découverte des vins mousseux en Champagne est particulièrement intéressant.

Celui des types de culture est court et simple. Michel Dovaz nous dit qu'il y a quatre types de culture: la traditionnelle aux potentialités restreintes; la raisonnée, la plus rationnelle; la biologique, idéologique et la biodynamie qualifiée de mystique.

Une promesse de vin, des terroirs et des hommes

Un livre magnifique d’assez grand format (197 mm x 255 mm) de Georges Bardawil.

Des terroirs et des hommes, c’est le sujet. Des rencontres avec 14 vignerons de France. Ils nous disent comment ils voient le travail de la vigne et la fabrication du vin.

Il y est beaucoup question de bio: du pour et du contre. «Il s’agit de vignerons pas comme les autres qui font des vins d’exception.» Le terroir est l’élément clé, le travail de la vigne est le fil conducteur.

«La vigne n’est pas ma sœur, je la torture, je la mutile, je la force à me donner des fruits dont je ferai du vin.»  François Mitjaville, Tertre Roteboeuf.

La dégustation revue et corrigée

Nouveau guide pratique
de Myriam Broggi-Praz

Faut-il écouter les beaux parleurs? C'est la question que nous pose Myriam Broggi-Praz. Elle veut faire contrepoids aux «dégustateurs qui décrivent les vins à partir d'une extravagante liste de fruits et de légumes.» Elle dit que plusieurs chroniqueurs de vin font une description exagérée des arômes.

«Un vin qui sent bon est certainement flatteur, mais n'est pas forcément un bon vin (...) les arômes ne donnent qu'une personnalité momentanée à un vin (...) Parlons du vin... pas des accessoires. Durant la phase gustative, une seule priorité compte: ce qui se passe en bouche.»

Le dictionnaire de la vigne et du vin

Le livre des oenopotes!

Un outil pour mieux comprendre le vin.

Oenopote est un néologisme qui désigne les buveurs raisonnables de vin.

Le dictionnaire de la vigne et du vin. Un dictionnaire! Je dirais que c'est bien plus qu'un dictionnaire.

Bien sûr, on n'y trouve des définitions. Mais beaucoup plus. Pour plusieurs termes, Jacques Blouin nous donne aussi l'historique, et quelquefois des explications plus détaillées et aussi à l'occasion, il nous fait par de son opinion, de ses humeurs comme il l'écrit.

Certains termes font l'objet d'explications qui couvrent plus d'une page. Fermentation malolactique fait une page et demie. Il y a l'historique, les découvertes, puis l'explication du phénomène.

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