Une verticale de Château Musar

Une occasion rare pour quelques amateurs d’un des vins rouges les plus originaux de la planète, une verticale de Château Musar. Ce vin rouge, produit par Serge Hochar dans la vallée de la Bekaa au Liban, est un assemblage [variable selon le millésime] de cinsault, de cabernet sauvignon et de carignan.

La dégustation comptait six millésimes, en commençant par le 1998 fraîchement arrivé à la SAQ Signature de Montréal, suivi du 1997 dont la LCBO aurait encore quelques rares bouteilles, ainsi que des 1993, 1989, 1986 et 1981 provenant de la cave personnelle d’un généreux collectionneur. Pour terminer, il nous a servi un Château Musar blanc 1993.

Voici mes notes de dégustation :

Château Musar 1998, SAQ Signature 52 $
Rouge claret [normal], aucune teinte de maturité. Nez intense, très fruité, floral, légère note d’oxydation typique à Musar. Gras et très sec avec des tannins soyeux. Du fruit et du cuir en finale, bonne longueur. Le meilleur Musar depuis plusieurs années. Tiendra probablement 20 ans. 10429142

Château Musar 1997, LCBO Vintages 49,95 $
Encore assez rouge, nuance brique. Nez intense, fruité [fraise], alcooleux. Plutôt léger en bouche, fruité, légèrement évolué. De la longueur. Pas pour la longue garde [2-3 ans]. 708552

Château Musar 1993
Teinte relativement foncée, encore jeune. Arômes très intenses de fruits secs, café, grillé. Gras en bouche, rond, moins long que le 1998, mais plus grillé, plus fruits secs. Belle maturité. L’alcool ressort en finale. Prêt à boire, mais tiendra bien quelques années de plus. Un Musar classique.

Château Musar 1989
Pâlot, couronne brunâtre, évolué. Niveau assez bas[mi-épaule]. Nez intense, très torréfié, note brûlée. Rond, fondu, dattes, grillé. Pas trop alcooleux. Très long. Du grand Musar. À boire.

Château Musar 1986
Relativement foncé pour un Musar de 20 ans. Nez intense, torréfié, raisins de Corinthe, pruneaux séchés, pas alcooleux. Corps moyen, très grillé, dattes, pruneaux. Très long. Un peu de fatigue.

Château Musar 1981
Bon niveau. Assez foncé, reflets tawny. Très expressif, encore du fruit malgré l’oxydation typique, du cuir. Toujours solide, très sec, très beaux tannins, fruits secs. Finale torréfiée, grillée. Long, long, long. N’a pas fini de surprendre, malgré ses 25 ans bien sonnés. Un Musar mature, solide, parfait. Heureux ceux qui en ont encore en cave.

Château Musar blanc 1993
Doré foncé. Nez moyen, fruité [pêche], très léger rancio. Gras en bouche, bien sec, plutôt fruité. L’alcool ressort en finale. Très long. Il s’agit d’un vin fait de cépages blancs indigènes, l’obeideh et le merwah, un vin original fait pour être bu dans les 5 ans. Celui-ci, malgré ses 13 ans bien sonnés, a très bien tenu.

Site web du Château Musar