Non à la privatisation de la SAQ disent les partis politiques

Les quatre principaux partis politiques du Québec disent non à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

C'est le sujet de l'article du journaliste Vincent Brousseau-Pouliot dans La Presse+ de ce matin. «Élections 2018 : Que faire avec la SAQ?»

«Privatiser la Société des alcools du Québec ? Non, répondent en chœur les quatre principaux partis politiques.»

La SAQ a le monopole de la vente de vin, sauf celui du vin québécois. Elle a le monopole de la vente des spiritueux, mais pas celui de la bière.

Les représentants des quatre principaux partis disent qu'ils ne veulent pas privatiser la SAQ.

— «Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir le meilleur produit au meilleur cout pour tout le Québec».
Carlos Leitão, ministre des Finances et candidat du Parti Libéral.

— «On ne privatisera jamais la SAQ». François Bonnardel de la Coalition Avenir Québec.

—  «Nous trouvons que le modèle actuel sert bien les intérêts du Québec.» Nicolas Marceau du Parti Québécois.

—  «Ce serait une très mauvaise affaire pour les Québécois». Vincent Marissal de Québec Solidaire.

Cependant, tous s'entendent pour améliorer le système actuel du commerce du vin.

Le Parti Libéral attend les conclusions d'une étude qu'il a commandée sur l'évolution du modèle d'affaire de la SAQ.

La Coalition Avenir Québec veut augmenter la concurrence à la SAQ en permettant à des cavistes d'ouvrir des boutiques pour vendre des vins que la SAQ ne vend pas. Puis, plus tard, vendre ces vins dans les épiceries.

Le Parti Québécois dit qu'il faut réduire les couts de gestion du réseau de la SAQ.

Québec Solidaire dit que la SAQ doit améliorer ses frais de gestion, sa promotion des produits québécois et sa responsabilité sociale.

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Source
Que faire avec la SAQ?  Vincent Brousseau-Pouliot, La Presse, 8 septembre 2018