Taxe élevée égale vin de piètre qualité

Les prix élevés n’encouragent pas la consommation de vin de qualité, mais plutôt la consommation de vin de piètre qualité.

C’est ce qui se produit dans les pays qui taxent fortement le vin.

C’est le cas du Canada, du Québec et de l’Irlande.

Au sujet de ce dernier pays, la meilleure sommelière d’Irlande Julie Dupouy dit que «Si en France un vin premier prix se vend 2 à 3 euros, l’entrée de gamme est de 7 à 8 € en Irlande. À cause d’importantes taxes à l’importation, les gens dépensent ces sommes pour des produits qui ne sont pas de grande qualité».  Elle affirme donc que «taxer les vins ne joue pas sur la quantité de vin consommé, mais sur sa qualité». (Magazine en ligne Vitisphère, 18 mars 2019).

Julie Dupouy ajoute que l’Irlande est déjà, de loin, le pays européen taxant le plus les vins.
Sur un prix de vente de 9 euros pour une bouteille de vin tranquille en Irlande est constitué à 54 % de taxe et droits d’accise.

C’est en gros, la même chose au Québec. Une bouteille de vin vendu 15 $ est taxée 3,47 $ et la SAQ ajoute une majoration de 6,17 $, dont une bonne partie est ce que l’on appelle la taxe théorique exigée par le gouvernement qui est cette année d’un peu plus d’un milliard de dollars.

Ce qui fait que le vin est très cher ici au Québec.

C’est ce qui explique probablement en bonne partie pourquoi les vins les plus populaires sont des vins de basse qualité.

Alors que l’entrée de gamme en France est de l’ordre de 3 à 5 $, il est de 10 à 12 $ au Québec.

La plupart des consommateurs d’ici ne peuvent donc se payer que ces vins industriels sans grande qualité.

Ainsi, les vins les plus populaires sont des produits importés en vrac et vendus dans les épiceries tels que les Smoky Bay, Wallaroo Trail rouge et blanc et le Red Revolution.

Il nous faut donc un budget conséquent et une bourse bien garnie pour nous payer de bons vins qui sont souvent à plus de 20 $.

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