Confusion dans le monde du vin au Québec

Peut-on à la fois vendre du vin et être critique de vin?
Peut-on être payé par un vendeur de vin pour critiquer les vins qu'il vend?

Que penserions-nous d'un journaliste financier qui vendrait aussi des actions, d'un chroniqueur automobile vendeur d'auto, d'un critique de restaurant qui possèderait des restaurants...?

On qualifie cela de mélange des genres et de conflit d'intérêts. On fait deux métiers contradictoires. D'un côté on vend un produit et de l'autre on commente les produits des concurrents.

Le monde des chroniqueurs de vin est en ébullition au Québec. Le mélange des genres est en pleine progression depuis deux ans. Des critiques de vin font de la publicité et des publicitaires font des critiques de vins.

Des compagnies, des magazines, des médias embauchent des publicitaires du vin pour faire des chroniques sur le vin.

Il y a nette confusion entre information sur le vin et publicité sur le vin; entre critique de vin et promotion de vin.

Voici quelques éléments qui nous portent à réfléchir sur le travail de la critique vinicole.

Premièrement, le scandale de l'affaire James Suckling. Karyne Duplessis Piché du journal La Presse nous apprend que l'ancien critique de vin du Wine Spectator a été payé par la Société des Alcools du Québec pour commenter des vins vendus par cette même socié