Barolo (DOCG) Bussia « Dardi Le Rose » 2013, Poderi Colla

Fait exclusivement de nebbiolo, ce vin est grenat assez foncé,  mais bien orangé. Il est moyennement aromatique, avec des fruits noirs et de la torréfaction (chocolat). En bouche, le corps est moyen, avec une belle astringence et des fruits cuits. La fin de bouche est très astringente et bien fraiche. Nécessitera une très longue garde.

Il a été dégusté à côté de deux millésimes plus matures, un 2008 et un 2001.
Le Dardi Le Rose 2008 **** est grenat foncé avec des reflets brique. Le nez est ouvert, bien typé nebbiolo et fumé. La bouche est corsée, torréfiée et serrée quoiqu’assez fondue. La finale est juteuse, chocolatée et interminable!

Le Dardi Le Rose 2001 **** est plus avancé à l’œil, mais étonnamment foncé pour un vin de cet âge. Il est très expressif au nez, avec des épices (anis) et du menthol. Il est corsé, rond, vif et très torréfié. La fin de bouche est encore bien astringente. Encore beaucoup trop jeune!

3.5 étoiles
Prix: 
59,75 $

Barbera d’Alba (DOC) « Costa Bruna » 2016, Poderi Colla

D’un millésime qualifié de «parfait» par le producteur, ce 100 % barbera est rubis assez foncé, avec un nez bien ouvert de fruits noirs. La bouche est corsée, bien fruitée (fruits cuits) et l’acidité assure un bon équilibre. La fin de bouche est fruitée, avec une astringence un peu pâteuse et est bien longue.
Dans 67 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
25,95 $

Pietro Colla, Extra Brut Metodo Tradozionale Classico, Poderi Colla

Ce blanc de noirs (90 % pinot noir et 10 % nebbiolo) ne reçoit pas de liqueur d’expédition. Il est or clair et servi dans des flutes, l’effervescence persiste. Il est très aromatique, fruité, avec de légères notes de levure et de fumée. La structure est très belle et le vin bien rafraichissant; la finale est bien sèche, un peu caramel et assez longue.
 Commande privée Montalvin
 

3.5 étoiles
Prix: 
37,50 $

Riesling 2018 (DOC Langhe), Poderi Colla

Ce 100 % riesling a été fermenté en inox, n’a pas fait la malo et a été élevé quelques mois sur lies. Il est jaune pâle avec de légers reflets verdâtres. Le nez est bien ouvert, fruité (pomme verte) et minéral. En bouche, il est rond, bien équilibré, fruité (un peu bonbon) et légèrement minéral. La fin de bouche est bien fraîche.

2.5 étoiles
Prix: 
25,80 $

Pech Redon, L'Épervier 2015

Un vin puissant!
Aromatique, fruits noirs, cuir, garrigue, charbon... profond, s'ouvre progressivement sur de belles notes épicées.
Les mêmes saveurs reviennent en bouche avec une attaque très forte, très expressive, tanique, ferme, serrée et fruitée. C'est costaud et poivré. Une belle texture granuleuse. Les tanins sont plutôt rugueux et l'alcool est marqué. Totalement différent des millésimes précédents (voir ici). Il y a plus de matière dans ce millésime-ci, plus de tanins et d'épices. La finale est persistante sur les mêmes saveurs et sensations. On devrait le mettre en cave quelques années.
Encore meilleur que le 2012.
Syrah (60 %) et grenache. Vendanges manuelles. Appellation La Clape.
Alc. 14 %. Sucre 1,9 g/l.
En ligne (101) et dans 179 magasins.
   92/100

3.5 étoiles
Prix: 
25,95 $

Terra Rossa, Vina Laguna 2016

Je crois bien que c'est le premier vin de Croatie que je déguste. *
C'est du beau petit jus, Peu tanique, mais tout de même doté d'une texture serrée.
Fruité fin, cerise et canneberge avec une petite note terreuse.
Un peu austère. Original.
Servir à 15 degrés.
Cépages: teran (terrano) 60 %; merlot 30 % et borgonja (Blaufrankirsch) 10 %.
Alc. 13 %. Sucre 1,6 g/l (SAQ); 3 g/l (LCBO).    [Échantillon reçu]
En ligne (2) et dans 76 magasins.

  (*) Un lecteur me signale que j'ai commenté ce vin de Croatie dans le millésime 2015 en février 2017.

2 étoiles
Prix: 
17,85 $ à la SAQ | 15,95 $ à la LCBO

Clos Château d'Isenbourg, Les Tourelles 2012

Bon, mais sucré!
C'est très souvent une loterie que d'acheter du vin d'Alsace.
Le taux de sucre n'est pas toujours indiqué. C'est le cas de celui-ci.
Croyant acheter un vin blanc sec pour accompagner un pâté au saumon, je me retrouve avec un vin moelleux et sucré. Le vin est bon, mais pas approprié au plat.
Il est gras, velouté, très peu acide et d'un beau sucré.
Il pourrait bien accompagner les plats épicés, les mets asiatiques.
Cépages: gewurztraminer 35 %, pinot blanc 30 %, riesling 20 %  et pinot gris 15 %. Vendanges manuelles. Le site internet de la SAQ n'indique pas de taux de sucre. La fiche technique de l'agent indique 17 /l. Alc. 13 %.
Clos Château D'Isenbourg. Un joli domaine de 5 hectares au sud de Colmar.
Producteur Dopff et Irion.
En ligne (6) et dans 35 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
24,95 $

NON, LES SULFITES NE SONT PAS UN PROBLÈME DANS LE VIN !

ENCORE LES SULFITES !

Il y a des mythes et des légendes urbaines ou rurales qui persistent longtemps dans le monde du vin.

Celle des sulfites en est une bonne, car il n'a jamais été démontré que les sulfites dans le vin puissent causer des problèmes.

Ceci nous amène toute sorte de dérives comme celle des vignerons qui essaient de produire des vins sains en n'ajoutant pas de sulfites ou pas suffisamment.

Les malaises attribués à tort aux sulfites seraient plutôt dus à l'éthanal contenu dans le vin.

Je reproduis ici le texte que j'ai publié en janvier 2017 dans le magazine Le Monde au Naturel, avec leur permission.

Intolérance au vin : le coupable est l'éthanal

La consommation de vin peut causer quelquefois des réactions étranges, indésirables et inquiétantes.

Certaines personnes disent éprouver à l'occasion des sensations de chaleurs ou de rougeurs. D'autres disent qu'elles ont des picotements ou des maux de tête ou d'autres malaises subits tel que de l'hyperactivité nasale. Finalement certains disent que des vins les font tousser.

On a longtemps soupçonné les sulfites d'être responsables de ces réactions. Toutefois, les sulfites ne seraient responsables que des phénomènes de toux. Toutes les études menées sur ce sujet n'ont pu démontrer que les sulfites étaient responsables des autres malaises.

Une étude menée en double aveugle en Australie sur des sujets intolérants au vin a donné 25 symptômes de malaise.

On leur a donné 200 ml de vin dont l'un ne contenait que 9 mg de SO2 total au litre et l'autre en contenait 214 mg dont 134 mg libres. C'est le SO2 libre qui est actif.

Résultat : le vin pauvre en sulfites a causé plus de malaise, soit 13 que le vin qui contenait beaucoup de sulfite qui lui a causé 12 malaises parmi ces 20 personnes.

Il faut donc chercher ailleurs. Les chercheurs se sont alors tournés vers l'histamine et les autres amines biogènes. Des producteurs de vin d'Espagne convaincus que l'histamine était responsable de ces intolérances au vin avaient même décidé de produire du vin sans histamine.

Cependant, les travaux de la docteure Gisèle Kanny ont démontré en 1996 que l'histamine n'était pas responsable de ces malaises ni les autres amines biogènes d'ailleurs. Elle en a fait une thèse de doctorat.

Alors qui est le responsable ?
Ce serait l'éthanal, selon la docteure Kanny. L'éthanal, appelé aussi acétaldéhyde, est produit, entre autres, lors de la fermentation du jus de raisin en vin.

C'est l'éthanal mal digéré par le foie qui est aussi responsable du mal de tête du lendemain. L'éthanal est métabolisé dans notre organisme par une enzyme  : l'acétaldéhyde hydrogénase. Une carence de cet enzyme peut rendre plus difficile la consommation d'alcool. D'ailleurs, ne nombreux Asiatiques qui ont une carence génétique de cet enzyme deviennent tout rouge lorsqu'ils consomment du vin.

Alors que faire lorsque l'on rencontre ces malaises en consommant du vin ?
Il faut cesser de boire ce vin, selon la Dre Kanny qui ajoute que ce n'est pas dangereux. Il faut alors changer de vin.

Mais pourquoi cela se produit-il seulement qu'à l'occasion ?
La consommation de vin est une rencontre entre un produit et un individu. Le produit très complexe qu'est le vin contient des centaines de molécules résultantes de la fermentation et l'individu, lui aussi très complexe, a des dispositions variables selon le moment, selon sa condition physique à ce moment-là, selon ce qu'il a mangé, selon les médicaments qu'il a pris, etc. Donc, ce phénomène peut se produire une fois et ne pas se répéter.

Qu'est-ce que l'éthanal ?
Il est fabriqué, entre autres, lors de la fermentation alcoolique. Il est aussi appelé acétaldéhyde. Il peut être aussi le résultat de l'oxydation de l'éthanol (alcool). Il sentirait la pomme verte, la pomme au four ou l'évent. Il contribuerait à l’odeur du romarin, des jonquilles, de l’orange amère, du camphre, du fenouil, de la moutarde et de la menthe.

Il est produit et consommé par les levures. Certaines en produisent plus que d'autres et certaines en consomment une partie. Il y a plus d'éthanal dans les vins peu acides, c'est-à-dire dans les vins au pH élevé. «Plus un mout est sulfité, plus les levures produisent de l'éthanal», dit l'oenologue Adrien Debaut dans la revue LaVigne no 266. Deux fois plus à pH 4 qu'à pH 3. Toutes les opérations qui aèrent le vin sont susceptibles de produire de l'éthanal par oxydation de l'éthanol.

L'éthanal n'a pas que des défauts. Il assouplit le vin et stabilise sa couleur. Il permet aussi de mesurer la quantité de sulfites nécessaire à la conservation du vin. Il contribue aussi à la saveur du vin.

L'oxydation de l'éthanal donne l'acide acétique et son hydrogénation donne l'éthanol. (Universalis)

Tous les vins contiennent de l'éthanal. Au laboratoire de la SAQ, on nous dit qu'«en moyenne, on mesure environ 20 mg/L d’acétaldéhyde dans le vin. Dans la presque totalité (99%) des vins que nous avons analysés ces 5 dernières années, la teneur en acétaldéhyde mesurée est de moins de 70 mg/L».
De plus, «nos analyses nous ont permis de remarquer que les vins blancs contiennent plus d’acétaldéhyde que les vins rouges. Mais, ce sont les vins élevés sous voile (vin jaune) et les vins de dessert qui en contiennent le plus. »

Santé Canada n'a pas émis de normes maximales pour l'éthanal dans le vin.

  Publié initialement dans Le Monde au naturel, janvier 2018.
  (https://issuu.com/mondenaturel/docs/lman_-_201701) p 54-55.


SULFITOPHOBIE
Alors, est-ce que cessera cette sulfitophobie ?
Des vignerons se vantent de ne pas ajouter de sulfites dans leurs vins, mais ne disent pas combien il en contient déjà. La fermentation peut produire 30 mg de sulfites par litre.
D'autres producteurs nous affirment en ajouter peu, mais combien? Ça, ils se gardent bien de nous le dire­.

Vignerons, producteurs, fabricants et vendeurs de vin, cessez toute cette hypocrisie autour des sulfites et dites-nous tout simplement combien votre bouteille en contient. Ce sera plus honnête.

Torre del Vescovi, Soave 2017

Aromatique, floral, citron, bonbon jaune et melon.
Les mêmes saveurs reviennent en bouche.
C'est vif et assez serré.
Longue finale.
Cépage garganega. Appellation Soave. C'est le deuxième soave le moins cher à la SAQ.
La fiche technique dit «ajout de moins de sulfites qu'un vin bio», sans préciser la quantité.    [Échantillon reçu]
Alc. 13 %. Sucre 6,7 g/l.
Dans 42 magasins.

2 étoiles
Prix: 
12,15 $

Nomen Omen 2014

Aromatique, petits fruits noirs et bois.
Le fruité est ample, la texture légèrement granuleuse.
C'est velouté, molletonné et peu acide.
Finale fruitée et boisée rappelant le cacao.
Servir à 15 degrés.
Ce producteur italien fait des vins de facture Nouveau-Monde.
Merlot 85 % et sangiovese. Vendanges manuelles. Élevage une année en cuve béton et une année dans des barriques de chêne neufs de différentes tailles.
IGT Terre di Cheti. Dans les Abruzzes.    [Échantillon reçu]
Alc. 13 %. Sucre 3,5 g/l.
Il y a 16 vins de cette maison Castorani à la SAQ actuellement.
Dans 25 magasins.

2 étoiles
Prix: 
15,30 $

Adega De Pegões, Colheita Seleccionada 2015

Des aromes et des saveurs de fruits chauds, de bois brûlé et de caoutchouc.
C'est gros, gras et ample. De type Nouveau Monde.
Alc. 14 %. Sucre 4,5 g/l.
Cabernet sauvignon; touriga nacional; trincadeira et syrah.
   [Échantillon reçu]
En ligne (7) et dans 94 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,55 $

Xinomavro Nature, Naoussa 2017

Il faut aérer quelques secondes pour faire passer des odeurs un peu étranges à l'ouverture.
Puis, on a un nez plutôt discret de petites fraises des champs.
La bouche est suave, sapide sur de petits tanins au granulé fin. Le fruité est juteux.
Un vin plutôt léger et bien plaisant, mais un peu cher.
Cépage xinomavro. Levures indigènes. 60 % grapes entières, 40 % égrappées. Élevage 6 mois en barrique de 500 litres.
Producteur A. Thymiopoulos.
Sans soufre ajouté. Alc. 13 %. Sucre 2,3 g/l.
Dans 20 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
26,95 $

TROP D'ALCOOL DANS LE VIN

Est-ce qu'il y a trop d'alcool aujourd'hui dans le vin?

Il sont maintenant rares les vins à 12 % d'alcool.

Aujourd'hui, les vins ont souvent à 14 % d'alcool.

Vous vous dites que 14 ce n'est après tout que 2 points de pourcentage de plus que 12.

Toutefois, dans le sang, la différence peut être plus grande.

Faites le calcul en utilisant le calculateur d'alcoolémie d'Éduc'alcool.

Si vous êtes un homme pesant 80 kg (176 livres) et que vous buvez 4 verres de vin de 175 ml au taux d'alcool de 12 % de 19 h à 21 h 30 au rythme de 1 verre aux 30 minutes, votre un taux d'alcoolémie sera à 21 h 30 de 0.077 %. Donc vous pouvez conduire, vous serez juste en bas de la limite légale de 0,08 %.

Toutefois, si les quatre verres de vin font 14 % d'alcool; alors là votre taux d'alcoolémie sera à 21 h 30 de 0,098 %: et vous ne serez pas en état de conduire. Le taux d'alcool dans votre sang aura même dépassé les 0,08 % dès le troisième verre. Et vous ne serez pas en état de conduire légalement avant 23 heures.
 

Quatre verres de vin à 12 % d'alcool
0,077 % à 21 h 30


Quatre verres de vin à 14 % d'alcool
0,098 à 21 h 30


Calcolateur Éduc'alcool

 

Si vous êtes une femme de 70 kilos, il faut enlever un verre à chacun de ces deux tableaux pour arriver aux mêmes résultats. Donc, pour vous mesdames, 3 verres de 12 % d'alcool équivaut à 2 verres à 14 % d'alcool.

La différence entre 12 et 14 degrés d'alcool a beau n'être que de 16,6 %; le résultat au niveau du taux d'intoxication passe de 77 mg d'alcool/100 ml à 98 mg; soit 29 % de plus.

Ainsi, vous pouvez prendre 4 verres de vin à 12 %, mais seulement 3 verres de vin à 14 % pour ne pas dépasser la dose de 0,08 %.

Le réchauffement climatique et les modes de culture et de vinification d'aujourd'hui poussent les taux d'alcool à la hausse. Ils sont ainsi plus rares ces bons vins digestes à 12 % d'alcool.

Faites le calcul avec le calculateur d'alcoolémie d'Éduc'alcool
ou avec le Blood Alcool Calculator de Global R Ph

Il est à noter ici que le taux d'alcool réel est possiblement plus élevé que celui indiqué sur la bouteille. La SAQ tolère une différence de 1 point. Elle fait des tests sur tous les nouveaux produits. Toutefois, elle ne vérifie qu'occasionnellement le taux d'alcool des millésimes suivants. Les producteurs ne changent pas toujours leurs étiquettes chaque année. Ainsi un vin indiqué 13 % depuis 4 ans est peut-être rendu à 14,5 %. Ne vous fiez pas non plus aux taux indiqués dans le site saq.com. Ils sont rarement mis à jour.
En Europe, la limite maximale pour conduire dans la plupart des pays n'est pas de 0,08 %, mais de 0,05 % ou 0,5 g/l.
 

Nero d'Avola, Canicatti 2016

Un beau vin de Sicile d'un rouge plutôt pâle sur des aromes de petits fruits.
C'est un vin agréable, ample, rond, épicé, aux tanins légers, aux saveurs de cerises très mures, de café et d'épices.
Cépage nero d'Avola. IGP Terre Siciliane.
Alc. 14 %. Sucre 2,6 g/l.
Il en reste 6 bouteilles dans un succursales de Montréal et une caisse de 12 dans l'arrière-boutique de la succursale de Saint-Augustin-de-Desmaures!

2.5 étoiles
Prix: 
18,75 $

Bordeaux de Gloria 2016

Des aromes très chocolatés et fruités.
Un vin rond et velouté au boisé vanillé.
C'est assez ample, coulant sur des saveurs persistantes.
Cabernet sauvignon à 65 % et merlot.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,8 g/l. Acidité 3,98 g/l (H2SO4).     [Échantillon reçu]
Dans 81 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,00 $

Wayne Gretzky Estates No. 99 Riesling 2018

Légèrement pétrolé et notes de fines herbes.
Fruité finement sucré.
Pomme et fruits tropicaux.
Finale sur les agrumes.
Belle acidité.
Taux d'alcool bas à 10,8 %. Sucre 20 g/l. Acidité élevée 8,05 g/l.
Capsule à vis.     [Échantillon reçu]
En ligne (25) et dans 343 magasins dans la section des produits courants.

2 étoiles
Prix: 
14,95 $

Brézé, Crémant de Loire

Un très beau mousseux de la Loire en appellation Saumur.
C'est sec et très vif. Les bulles sont persistantes et très présentes en bouche.
Notes de citron et de pomme.
Chardonnay et chenin.
Il a bien accompagné les petites huitres Dugas de Caraquet.
AOC Saumur. Domaine Arnaud Lambert.

Alc. 12,5 %. Sucre 5,6 g/l.
Était en commande privée à 29,75 $, maintenant à la SAQ à 26,15 $. Oui, c'est souvent 2 ou 3 dollars de plus en commande privée.
En ligne (53) et dans 87 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,15 $

Dupéré Barrera, Côtes du Rhône Villages 2018

Très syrah, épicé fruité fin, jus de fruit, très savoureux, bien agréable.
Un petit bonbon.
Syrah et grenache.
Sucre 1,3 g/l.
En ligne (30) et dans 109 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
18,90 $

Rasteau Tradition, Ortas 2017

Un bon vin du Rhône simple, frais, coulant, peu tanique, équilibré, facile sur une belle finale de petits fruits.
Alc 14,5 %. Sucre 1,9 g/l.
Servir frais à 15 degrés.
Grenache, syrah et mourvèdre.
Cave coopérative de Rasteau.
En ligne (71) et dans 311 magasins, dont 5 SAQ-Dépôts.
Dans la section des produits courants.

2 étoiles
Prix: 
17,20 $

PAYER POUR UN BEAU COMMENTAIRE

ÉDITORIAL

Les temps sont durs !
Si Vin Québec demandait aux vignerons de payer pour que nous dégustions et commentions leurs vins, qu'en penseriez-vous?

C'est ce que vient de décider un site web ontarien de commentaires sur le vin. En effet, WineAlign demande maintenant aux producteurs et à leurs agents de payer 35 $ par vin. Il faut bien vivre, dit-on. Il faut être payé pour le travail de dégustation.

De plus, le site va permettre aux vignerons et aux agents les représentant au pays d'effacer les commentaires qu'ils n'aiment pas.

On pousse loin le bouchon là!

Demander de l'argent aux vignerons pour parler de leurs vins, ce n'est pas nouveau. Rappelez-vous l'affaire de Jay Miller de l'équipe Robert Parker. M. Miller demandait de l'argent aux vignerons espagnols pour aller les visiter. Un magazine américain demande de l'argent aux producteurs et dit que ce n'est pas pour le commentaire sur le vin, mais pour l'étiquette qui accompagne le commentaire. Un chroniqueur vin australien demandait de l'argent pour évaluer les vins et disait que cela ne l'empêchait pas d'être critique. En fait, il donnait de très hautes notes.

On a même connu ça ici au Québec lorsque la SAQ a payé James Suckling pour donner des beaux 90 points à des vins.

Payer pour publier des commentaires sur son vin, ce n'est plus de la critique, c'est de la publicité.

C'est comme si le critique de restaurant demandait de l'argent au restaurateur pour parler de son restaurant ou si le critique de cinéma était payé par le cinéaste; ou encore si le conseiller financier demandait de l'argent aux compagnies pour promouvoir leurs actions en bourse auprès de ses lecteurs et clients.

La concurrence est forte dans le domaine de la communication sur le vin. Les influenceuses sur Instagram mangent une bonne partie du budget promotion des agences de vin. Les revues et magazines de vin organisent des concours et des salons et demandent de l'argent aux producteurs pour y figurer.

Un journaliste ne peut pas accepter de l'argent du sujet de son article.
Un critique ne peut pas accepter de l'argent de l'objet de sa critique. 

Les anglophones appellent cela Pay to Play que l'on pourrait traduire par payer pour être mentionné. L'expression vient de l'univers de la radio où les producteurs de disques payent pour faire jouer leurs pièces musicales en priorité.

C'est peut-être plus répandu que ce que l'on croit. Dans le milieu, on dit que des blogueurs, des commentateurs radio, des chroniqueurs de journaux et des istagrameuses demandent de l'argent pour louanger des vins.

C'est certain qu'en jouant à ce jeu, on doit s'attendre à de beaux commentaires sur les vins. Il faudra en effet donner de belles notes si on veut inciter plus de producteurs à payer pour faire parler de leurs vins.

Qui paye le commentaire, qui paye la note donnée au vin? Dans ce cas-ci, c'est le producteur de ce vin.

Avec ce virage, les gens de WineAlign ne travaillent plus pour les consommateurs, mais plutôt pour les vendeurs de vin.

D'autant plus que le fondateur du site, Bryan McCaw, écrit que son site déjà «don’t publish poorly scored wine», ne publie pas les vins qui obtiennent des notes basses.

On ne parle plus ici, de journalisme ou de critique, mais de promotion et de publicité. C'est du bu-si-ness.

Alors ce site web WineAlign me semble être bien mal aligné. Voir la lettre envoyée aux agences représentant les producteurs de vin.

L'affaire de WineAlign a été révélée aujourd'hui par le site web Wines in Niagara dans un article intitulé Asking wineries to pay for wine reviews a ‘fundamental change in wine writing in Canada’. C'est à lire.

Comment les propriétaires de la compagnie WineAlign justifient leur décision de demander de l'argent aux vendeurs: voir leur version ici Introducing Our New TASTINGS Service.

Château Porto Carras, Côtes de Meliton 2009

Un 2009 en magasin !
Le 2008 dégusté en mai était fané, ce 2009 est absolument délicieux.
C'est un vin mature, suave, doté de tanins fins. Le fruité est bien agréable, la texture est souple.
Un vin bio digeste.
Cabernet sauvignon, cabernet franc, limnio et merlot.
Dans 67 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
26,40 $

LE CANADA SERAIT LE PLUS GROS EXPORTATEUR DE VIN EN VRAC AUX ÉTATS-UNIS

Le Canada aurait exporté l'an dernier 92,6 millions de litres de vin en vrac aux États-Unis.

C'est considérable! Notre pays devance ainsi maintenant de beaucoup le Chili et l'Australie, selon ce tableau publié aujourd'hui par l'American Association of Wine Economists.
 

C'est un chiffre énorme, surtout lorsque l'on sait que la production de vin au Canada totalisait 160 millions de litres en 2016.

D'où proviennent ces millions de litres? De l'Ontario, de la Colombie-Britannique qui produisent beaucoup de vin? Mais non, selon Statistique Canada, 77 de ces 92 millions de litres proviennent du Québec, soit 83,6 % des exportations de vrac canadien. C'est encore plus étonnant parce que le Québec produit moins de 3 millions de litres de vin.

Les 1 pays en tête pour «décembre 2018» vers lesquels nous avons exporté la marchandise «220429 Vins de raisins,frais,nda;moûts de raisin,ferment empê/arrêtée p alco,cont > 10l» de Québec, sur base douanière, code à 6 chiffres
Rang
Pays

 
2018
Quantité
(LTRx 1 000 000 )
Valeur
($CAN millions)
Commerce
Total Le monde 77 31
1 États-Unis 77 31

  Tableau de Statistique Canada, Date de modification :     2019-10-30

Comment un tel miracle est-il possible?
Le Québec produit moins de 3 millions de litres de vin et en exporte 77 millions de litres. Serait-ce du vin en vrac importé et réexporté? Non, car selon Statistique Canada, seulement 11 000 litres de vin en vrac ont été réexportés de tout le Canada en 2018.

Le Québec importe du vin en vrac, 45 millions en 2018 (pour 55 millions $), toujours selon les chiffres de Statistique Canada. Toutefois, presque tout ce vin est embouteillé et consommé au Québec. La SAQ indique dans son dernier rapport annuel qu'elle en a vendu 41,7 millions de litres aux épiciers. La SAQ en vend aussi dans ses succursales.

Alors, d'où viennent ces 77 millions de litres de vin en vrac que nous exportons aux États-Unis. Ce chiffre ne cesse de grossir. C'était 45 millions en 2015; 10 millions en 2010; 1,5 million de litres en 2007 et seulement 1500 litres en 2006.

Chiffre encore plus étonnant, Statistique Canada indique que ces 77 millions de litres ont été vendus 31 millions de dollars, soit 40 cents le litre.

Et encore plus incroyable, l'Alberta qui ne produit pas de vin, mais du pétrole aurait exporté aux États-Unis 11 millions de litres de vin en vrac.

Par contre, les provinces qui produisent le plus de vin au Canada exportent peu. L'Ontario a exporté 4 millions de litres de vin en vrac pour 5 millions $ et moins de 1 million de litres en bouteille.

Maine et Kentucky
Ces 77 millions de litres de vin québécois seraient exportés surtout au Maine (62 millions L); au Kentucky (10 millions L) et au Missouri (3 millions L). Ceci nous permet de supposer que ce vin est soit destiné à la distillation dans ces états américains ou vendu à ces compagnies soeurs.

Résumé
Résumons tous ces chiffres afin de tenter d'y voir un peu plus clair.

  1. Le Québec importe 45 millions de litres de vin en vrac pour 55 millions de dollars qu'il consomme presque entièrement (41,7 en épicerie) et une partie à la SAQ;
  2. Tout le Canada réexporte 11 000 litres de vin en vrac à la Californie;
  3. Le Québec produit moins de 3 millions de litres;
  4. Mais le Québec exporte 77 millions de litres pour 31 millions de dollars!

D'où proviennent vraiment ces supposés millions de litres de vin en vrac?
Comment sont-ils faits ?

Nous avons demandé en septembre à Statistique Canada de nous expliquer ces chiffres étonnants. On nous a répondu le 12 septembre que «La demande a été envoyée aux États-Unis pour enquête.  Étant donné qu'il s'agit d'exportations vers les États-Unis, nous comptons sur les États-Unis pour enquêter et apporter des modifications aux données. Les États-Unis auront peut-être encore du temps à réagir.»

Nous sommes donc en attente d'une enquête et de réponses sur ces chiffres étranges.

Un mystère que nous appelons Les Noces de Cana (da) !

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Cabral Reserva Blanc Douro 2018

Un vin blanc portugais, sec, citroné sur des saveurs de fruits exotiques.
Facile à boire.
Ne le servez pas trop froid à 10 degrés.
Cépages : viosinho 40 %; arinto 25 5; rabigato 20 % et gouveio 15 %.
Alc. 13 %. Sucre 1,7 g/l.    [Échantillon reçu]
En ligne (27) et dans 152 magasins, dont 3 SAQ-Dépôts.
 

2 étoiles
Prix: 
13,95 $

Amphibolite, Muscadet 2017

Un muscadet classique, sec et vif sur une note végétale et de fruits verts.
Assez longue finale.
Melon de Bourgogne, 6 mois sur lies. Vendanges manuelles.
Culture en biodynamie.
Producteur Jo Landron.
Alc. 12 %. Sucre moins de 1,2 g/l.
Dans 13 magasins.

2 étoiles
Prix: 
24,75 $

Pinot Noir l’Orangeraie 2018

Un pinot noir très fruité, ample, plutôt costaud, charnu.
Pour accompagner les plats costauds.
Servir à 16 degrés.
Pays d’Oc. Alc. 13,5 %. Sucre 1,8 g/l. 
En ligne (8) et dans 70 magasins dans la section des produits courants.

2 étoiles
Prix: 
13,95 $

Brolio, Chianti Classico 2017

Un bon sangiovese jeune, coulant, agréable, facile à boire.
Un peu cher. Toutefois, mois cher (-15%) dans les SAQ-Dépôts.
Alc 13,5 %. Sucre 2,3 g/l.
En ligne (99) et dans 266 magasins dans la section des produits courants; ainsi que dans les 10 SAQ-Dépôts.

2 étoiles
Prix: 
23,55 $

Château de la Ragotière, Vallet Muscadet 2015

Un vin blanc de la Loire, léger, frais, rafraichissant sur un beau petit fruité et à l'acidité équilibrée.
Devrait s'améliorer encore au cours des 5 prochaines années.
Cépage melon de Bourgogne.
Élevage sur lies fines pendant 31 mois.
Alc. 12 %.  Sucre 1,3 g/l. 
Dans 64 magasins.
  

2 étoiles
Prix: 
25,50 $

Griottes, Pierre-Marie Chermette, Beaujolais 2018

Un très beau vin rouge fruité gouleyant, rond, suave et savoureux.
Du beau gamay!
Vendanges manuelles, dix hectares. Vinification semi-carbonique.
Alc 13 %. Sucre 1,5 g/l.  
Servir froid à 12 degrés.
Commenté aussi le 17 juin.

En ligne (138) et dans 151 magasins.
3 étoiles
Prix: 
18,85 $

La Vieille Ferme Rosé 2018

Un beau rosé frais, plaisant, léger, fruité fin, assez rond et gouleyant.
Appellation Luberon. Cépages: cinsault, grenache et syrah.
Servir à 10 degrés.
Alc 13 %.   Sucre 1,2 g/l.   Capsule à vis. 
 
En ligne (52) et dans 134 magasins.

2 étoiles
Prix: 
13,05 $

Ventoux Réserve des Challières, Bonpas 2018

Un vin d'une grande fraicheur.
Beau fruité abondant, sec et agréable.
Coulant peu tanique. Longue finale gouleyante sur les petits fruits.
Servir à 15 degrés.
Capsule à vis.
Grenache noir et syrah. Élevage en cuve, pas de bois.
Alc 13,5. Sucre 3,2 g/l.

En ligne (47) et dans 396 magasins, dont les 10 SAQ-Dépôts.

2.5 étoiles
Prix: 
12,20 $
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