Batasiolo Langhe Nebbiolo 2014

Des aromes de fines herbes sur une belle texture assez ferme et fruitée (cerise).
C'est juteux. Les tanins sont beaux, de beaux tanins de nebbiolo.
Assez coulant et agréable à boire.
Digeste.
Nebbiolo en vendange manuelle.
Serevir de 15 à 18 degrés.
Alc. 13,5 %. Sucre 3

En ligne (18) et dans 110 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,10 $

Blanquette de Limoux, Domaine de Fourn 2013

Ce mousseux me semble encore meilleur que dans les millésimes précédents.
Plus savoureux et moins sucré.
C'est un mousseux vif, sec, élégant sur un fruité fin.
Il a une belle longue finale légèrement amère que lui donne le cépage mauzac.
Les bulles sont fines en bouche.
Pour accompagner les huîtres, les hors-d'oeuvre et les feuilletés.
C'est un vin qui s'améliore en cave. Un bon 5 à 10 ans selon les millésimes.
Vendange manuelle de mauzac avec un peu de chenin. Méthode champenoise.
Alc. 12 %.
En ligne (47) et dans 217 magasins, dont les 10 SAQ-dépôts.

Pour en savoir plus sur ce producteur Robert Bernard...

3 étoiles
Prix: 
19,55 $

Nicolas Feuillatte Blanc de Blanc 2006, Champagne

Beau jaune doré assez riche.
Très aromatique, plutôt levure, mais quand même bien fruité; un peu de beurre.
Gras et soyeux en bouche, avec une belle vivacité.
Un superbe champagne de garde.
100 % Chardonnay.
Alc. 12 %. Sucre 11 g/l.
En ligne (28) et dans 66 succursales.

4.5 étoiles
Prix: 
57,00 $

La Saskatchewan privatise la moitié de ses magasins d'alcool

La Saskatchewan privatise 31 des 75 succursales de sa société des alcools, la Saskatchewan Liquor and Gaming Authority (SLGA)

De plus, le gouvernement vient d'accorder des permis pour 11 nouveaux magasins privés d'alcool.

Certains de ces magasins seront en coopérative, 6 seront exploités par des employés de la SLGA; 6 autres pas la chaine Sobeys; 3 par la chaine Metro et les autres seront exploités par des entrepreneurs.

La société avait envoyé un avis de licenciement à 170 de ses employés en août dernier. Certains de ses employés ont d'ailleurs acquis des licences pour ces magasins.

Il y a déjà depuis quelques années des magasins privés d'alcool en Saskatchewan, mais ils étaient surtout situés en zone rurale.

Ces magasins privés seront à Regina, Saskatoon, Moose Jaw et dans 11 localités de la province. Il ne restera que 36 magasins d'alcool exploités par la société d'État.

Il y aura donc ainsi 50 nouveaux magasins privés d'alcool dans cette province.

Répondant aux critiques qui disent que le gouvernement dilapide des magasins profitables, le ministre responsable de la SLGA, Jeremy Harrison dit que «tous ces promoteurs retenus auront des entreprises dans la province, employeront des gens de la Saskatchewan et payeront des impôts ici dans la province».

Les ventes d'alcool de SLGA ont été de 641 millions $ en 2015-2016 et les revenus tirés de l'alcool ont totalisé 258 millions $.
7,7 millions de litres de spiritueux, 17,8 millions de litres de vins (et coolers) ainsi que 72 millions de litres de bière.
15,6 litres de vin par habitant.
Les magasins d'État avaient cette année-là 2700 produits; les magasins privés et franchisés 3000 autres produits. (Rapport annuel SLGA 2015-2016)

Le président du syndicat dit que 190 personnes perdent ainsi un emploi payant et que les seuls gagnants sont les acheteurs de ces magasins.

Le gouvernement réplique que cela se fera à coût nul pour le gouvernement et que la plus grande partie du revenu provincial provenant de l'alcool est généré par les ventes en gros et non par les magasins de détail.

La Saskatchewan se conserve donc l'importation et la vente de gros, comme le fait la Colombie-Britannique et l'Ontario. En Alberta c'est un monopole privé qui a le contrôle de l'importation et de la vente en gros et qui collecte l'argent pour le gouvernement.

Rappelons que sa voisine l'Alberta a privatisé tous ses magasins d'alcool en 1994, la Colombie-Britannique a un régime mixte de magasins d'État et de magasins privés de vin et l'Ontario vient de permettre aussi l'ouverture de nouveaux magasins privés de vin.

En novembre 2014, le gouvernement de la Saskatchewan a mené un sondage en ligne sur son site internet demandant l'opinion des citoyens sur la vente d'alcool dans la province. Plus de 6600 personnes ont répondu et laissé plus de 3000 commentaires. Résultats: 56 % ont dit vouloir laisser plus de place aux commerces privés d'alcool.

D'autres baisses de prix à la SAQ

Le nombre de vins à moins de 15 dollars augmente sur les tablettes de la SAQ.
Il atteint même le niveau de février 2014.

La direction de la SAQ a fait réduire le prix de certains vins depuis le début du mois.
En effet, en plus de la réduction de 0,50 $ de la marge de la SAQ, le prix de certains vins a même été réduit de 2 et 3 dollars.

Ces deux derniers vins sont des vins importés en vrac et embouteillés au Québec par la firme Constellation.

Ce sont ceux que nous avons trouvés. Il y en a probablement d'autres. Ce qui fait que depuis le 8 novembre :

  • Le nombre de vins à moins de 10 $ passe de 33 à 49;
  • Le nombre de vins à moins de 12 $ passe de 196 à 223;
  • Le nombre de vins à moins de 15 $ passe de 574 à 634.

Le nombre de vins à moins de 15 $ rejoint ainsi celui de l'année 2014.

Nombre de vins à moins de 15 $ à la SAQ
Nov
2013
Mars
2014
Nov
2014
Nov
2015
Mars
2016
8 nov
2016
9 nov
2016
23 nov
2016
902 638 510 572 534 574 622 631

Interrogée sur ces baisses, la porte-parole de la SAQ, Mme Linda Bouchard dit ne pas vouloir commenter chaque changement de prix, mais affirme que «la SAQ négocie davantage et autrement et elle s’assure d’obtenir le meilleur prix à chaque occasion« et que ses «fournisseurs s’adaptent et réajustent leur prix pour demeurer compétitif, et cela, en lien avec nos réajustements.»

La direction de la société d'État a donc décidé de vraiment passer de la parole aux actes. C'est-à-dire de modifier sa marge de profit et de négocier de meilleurs prix avec des fournisseurs.

Piqueras Black Label 2012

Ce vin était 12,55 $, maintenant 10,95 $. *
Il a des aromes de fruits écrasés et de viande.
Il a beaucoup de matière en bouche. De la mâche.
Beaucoup de fruit.
Une belle finale assez longue sur les fruits, sur les prunes.
Capsule à vis.
Appellation Almensa.
Cépages : monastrell et syrah à parts égales. Vinification : 3-4 mois en futs américains et français.
Alc. 14 %. Sucre 2,7 g/l.
En ligne (8) et dans 214 magasins.

  * C'est le deuxième vin dont nous constatons que le prix a été fortement réduit.
     Le Medoro est lui passé de 13,40 $ à 9,45 $.

2 étoiles
Prix: 
10,95 $

Bollinger Spécial Cuvée Brut, Champagne

Nez intense, plus levure que fruit, mais bien agréable.
En bouche, rondeur, fraîcheur, fruité et complexité.
Difficile de demander plus. Meilleur bien frais.
60 % pinot noir, 25 % chardonnay, 15 % pinot meunier.
Alc. 12,5 %. Sucre nd.
En ligne (3) et dans 145 magasins.

4.5 étoiles
Prix: 
76,25 $

Roederer Estate Brut, Anderson Valley, Californie

Un nez intense de fruit (pomme mûre, pêche) et de brioche qui rappelle carrément le champagne.
Solide, gras et bien équilibré. Rafraîchissant.
60 % chardonnay, 40 % pinot noir.
Alc. 12 %. Sucre 12 g/l.
En ligne (8) et dans 171 succursales. 

 

3 étoiles
Prix: 
34,75 $

Beaujolais supérieur Quintessence 2009

J'ai été surpris lorsque j'ai vu le millésime 2009 sur cette bouteille de beaujolais. C'est d'ailleurs le plus vieux beaujolais actuellement sur les rayons de la SAQ. Oui, le bon beaujolais peut vieillir.
Celui-ci est mature avec ses notes de cuir et de petits fruits.
Les tanins et le fruité sont fins. C'est suave.
Sucre 1,3 g/l. pH 3,21. Gamay en vendanges manuelles.
Une production de 10 000 bouteilles.
Servir avec les viandes blanches.
Dans 79 magasins.

3 étoiles
Prix: 
28,55 $

Château Bonnet, Chénas Vieilles Vignes 2014

Attaque souple, puis une belle présence en bouche.
Des tanins ronds sur un fruité ample.
Un vin charnu.
Servir à 15 degrés.
Alc. 13 %. Sucre 2,2 g/l. pH 3,47.
Gamay en vendanges manuelles.
L'AOC Chénas ne fait que 280 hectares.
En ligne (26) et dans 73 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,05 $

Folonari Valpolicella Classico Superiore Ripasso 2014

De beaux aromes de prune se dégagent de ce valpolicella ripasso.
Un vin velouté, souple, coulant, fruité sur de belles saveurs de prunes, de cerises et de fines herbes.
Belle finale sur le fruit.
Corvina, rondinella et molinara en vendanges manuelles.
Levures indigènes.
Sucre 7,6 g/l. Alc. 13,5 %.
En ligne (54) et dans 387 magasins y compris dans les 10 SAQ Dépôts.

2.5 étoiles
Prix: 
19,45 $

Bolla Valpolicella Ripasso 2014

Un ripasso bien sec.
Nez ample de fruits rouges.
Très sec, un peu austère même. Il contient peu de sucre pour un ripasso, soit 3,3 g/l.
Saveurs de petits fruits, framboise et cerise mûre.
Finale chaleureuse.
Cépages : corvina, corvinone et rondinella.
Pour accompagner les rôtis et les ragoûts.
En ligne (20) et dans 247 magasins.

«Vinification
Les grappes vendangées à la main sont broyées et fermentées afin de préserver le caractère jeune et frais du vin. Les grappes subissent une pré-fermentation à froid pendant environ 5 jours. Le contact avec la peau du raisin dure 20 jours au total. Lorsque celle-ci est retirée, le vin possède une couleur et une consistance satisfaisantes. Il est conservé au frais pendant 4 mois puis, selon la méthode "Ripasso", il fermente 20 jours sur du moût Amarone afin de développer sa couleur, son arôme, son corps et sa saveur fruitée. Le vin vieillit ensuite 18 mois dans des tonneaux ainsi que des fûts».

2.5 étoiles
Prix: 
20,25 $

Bolla Valpolicella Classico 2014

Des aromes de petits fruits et de fines herbes.
Un vin bien léger, souple, simple, pas concentré et facile à boire.
Une finale sur des notes de fumée et d'herbes sèches.
Servir frais à 14 degrés sur les sauces tomates.
Alc. 12 %. Sucre 1,7 g/l.

En ligne (34) et dans 293 magasins, dont 3 SAQ-dépôts.

«Le style innovateur de notre vinification, en utilisant la méthode Ganimede® (gaz carbonique dégagé par la fermentation alcoolique permet de brasser le marc sans remontage ou pigeage mécanique)».

2 étoiles
Prix: 
15,85 $

Cabral Reserva Douro Blanc 2015

Un vin blanc portugais, sec, vif aux belles saveurs de fruits blancs, de beurre sur une note de caramel.
Cépages : viosinho, arinto, rabigato et gouveio en vendanges manuelles.
Élevage en barrique de chêne français usagé pendant 9 mois.
Pour accompagner les volailles entre autres.
Producteur : Vallegre, dans la région du Douro.
Alc. 13 %. Sucre 1,4 g/l.

En ligne (4) et dans 174 succursales.

2 étoiles
Prix: 
15,35 $

Comenge Verdejo Rueda 2015

Un vin blanc d'est pagne de l'appellation Rueda, fait du cépage verdejo.
C'est frais, vif, floral et bien sec.
Il a des saveurs qui rappellent un peu les kiwis et la lime.
Alc. 13 %. Sucre 2 g/l.
Arrivé en mai à 16,90 $, il est maintenant 17,30 $.

2 étoiles
Prix: 
17,30 $

Achetez en ligne des vins qui arriveront le 6 décembre

Voici une liste de vins qui arriveront en succursale le 6 décembre et que l'on peut réserver et acheter en ligne.
Ce sont des vins dont les millésimes précédents étaient bien bons ou bien de nouveaux vins qu'il serait intéressant de découvrir.

Profitez du rabais de 10 %, vendredi, samedi et dimanche.

Domaine De Petit Roubié Syrah 2015 Bio 17,05$
Amastuola Primitivo 2014  Bio 18,50$
Bonterra Viognier North Coast 2015 Bio 20,05$

Bonterra Mendocino County Zinfandel 2014  Bio  20,10$
Domaine de Saint Just Terres Rouges 2015 Bio  21,80$
Domaine La Verpaille Mâcon Villages Vieilles Vignes 2014  Bio 24,20$

Domaine Fouassier Sancerre Les Chasseignes 2014 Bio 27,75$
Carm Maria de Lourdes Douro Bio  28,65$
Domaine Giraud Châteauneuf-du-Pape Tradition 2014  Bio  59,50$

Domaine Skouras Cuvée Prestige Moschofilero/Roditis 2015  14,70$
Gran Feudo Reserva 2009   18,55$
Quinta do Convento Douro 2013   18,60$

Domaine de L'Idylle Cruet Vieille Vigne d'Idylle 2015  18,65$
Château Jolys Jurançon sec 2014   19,30$
Viognier Les Piliers vin de France 2015  20,05$

Ktima Pavlidis Thema Sauvignon Blanc/Assyrtiko 2015   20,90$
Clos Triguedina Le Sec du Clos Viognier/Chardonnay 2012   23,10$
Causse Marines Les Greilles 2015   23,85$

Château Mont-Redon Lirac 2015  blanc 24,05$
Bolla Creso Verona Rosso 2012  25,95$
Domaine Chatelain Les Chailloux Silex 2015   26,10$

Domaine Rijckaert Côtes du Jura Les Sarres 2013   26,15$
Château Larose-Trintaudon 2009   26,40$
Château Yvonne Saumur 2014  29,85$

Arretxea Irouleguy 2015   31,25$
Fontanafredda Serralunga d'Alba Barolo 2011  42,75$

Chablis Isabelle et Denis Pommier 2015

Il y a plus de 80 chablis à la SAQ actuellement. C'est une appellation qui a belle réputation au Québec.
Il faut dire que ce sont en général des vins de qualité et qui sont souvent d'un bon rapport qualité-prix.
Celui-ci est bien délicieux.
Il est sec. coulant, élégant, vif et consistant.
Il est floral. Ses saveurs de fruits jaunes rappellent un peu la papaye.
La finale est longue.
Le vin est meilleur après une longue aération. Ses saveurs deviennent plus intéressantes en se réchauffant, même à 15-17 degrés! Il a bien accompagné les côtes levées de porc!
Chardonnay, levures indigènes, bio. Un domaine de 14 hectares. Sucre 1,3 g/l. Alc. 12,5 %.
En ligne (31) et dans 87 magasins.

3 étoiles
Prix: 
29,10 $

Grand-Listrac 2010

De beaux aromes de fruits noirs.
Une belle présence en bouche, une belle présence tannique et fruitée.
La texture d'un beau granulé.
Une jolie finale assez longue sur les petits fruits.
Laissez respirer, carafez. Semble encore jeune. Pour deux ou trois autres années de cave.
Un assemblage de merlot, cabernet sauvignon et petit verdot en vendange manuelle à 75 %.
Appellation Listrac-Médoc. Une sélection de Louis Roche.
Production de la Cave de Listrac-Médoc qui regroupe 70 vignerons possédant 25 % de ce vignoble de 30 hectares.
Sucre 1,8 g/l. Alc. 14 %.
Dans 107 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,10 $

Hatzidakis Santorini Assyrtiko 2015

Un vin blanc sec assez original sur des saveurs qui rappellent la roche mouillée.
C'est très sec, d'une grande fraicheur, bien fait, minéral, floral, coulant et très long.
C'est agréable à boire et encore meilleur lorsqu'il se réchauffe.
Cépage assyrtiko cultivé sur l'île de Santorin. Levures indigènes.
Élevage en cuve inox. Bio.
Sucre 1,9 g/l. Alc. 13,5 %.
Dans 51 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,25 $

SAQ : Changer le dividende en taxe

On reproche bien des choses à notre monopole du vin.
Beaucoup des actions qu'on lui reproche et plusieurs des mauvais coups qu'elle a faits sont dus au mode de calcul de son dividende.
 
Ce dividende c'est le montant exigé au début de l'année par le gouvernement; c'est le milliard de dollars.
 
Les mauvais coups, les scandales de l'Uruguay, de l'Euro, les hausses répétées de prix, la perte d'un grand nombre de vins à petits prix, la perte de confiance de nombreux consommateurs, la stagnation des ventes de vin en volume, la majoration dégressive, la non-recherche du plus bas prix sont dus au carcan dans laquelle la société d'État est placée.
 
Elle doit faire toutes sortes de combines pour arriver au milliard de dollars exigé.
 
Est-ce qu'il n'y a pas une autre manière d'obtenir ce milliard?
 
Le gouvernement reçoit plus de 2 milliards de dollars de la vente de carburant et plus d'un milliard de la vente des cigarettes. Ça se fait sous forme de taxes. C'est 19 cents le litre d'essence. (caaquebec.com); de 30 $ la cartouche de cigarettes. (nsra-adnf.ca)
 
On devrait faire la même chose avec le vin et les spiritueux.
C'est déjà le cas pour la bière avec une taxe de 0,63 $ le litre.
Pour le vin, il y a même déjà une taxe spécifique de 1,40 $ le litre.
 
Il s'agirait alors de remplacer le dividende recherché par une taxe; soit une taxe au volume vendu; soit une taxe en pourcentage du prix de détail; soit un mélange des deux.
 
Je suggère la deuxième qui est plus juste pour tout le monde. Une taxe en pourcentage: si on achète plus, on paie plus de taxe.
 
Le consommateur paierait la taxe en fonction de ses achats; le gouvernement recevrait plus si les ventes augmentent en volume ou en valeur.
 
Ce serait ainsi plus transparent; ça enlèverait un fardeau énorme à la SAQ qui pourrait se consacrer à sa mission de distribuer du vin et des spiritueux. Les gens de la SAQ ne seraient plus des collecteurs de fonds, mais des distributeurs de boissons. Ce qu'ils savent mieux faire d'ailleurs.

Arrivages du mardi 22 novembre à la SAQ

Nature
Henry Marionnet Première Vendange 2015  23,90$

Bio
Domaine Borie de Maurel Minervois Esprit d'Automne 2013 17,45$
Clos de la Briderie 2014  18,35$
Château Grinou Réserve Merlot 2012   18,70$

Domaine Des Huards Pure Cheverny 2015 21,75$
Weingut Geyerhof Rosensteig Grüner Veltliner DAC 2015 23,90$
Domaine Fouassier Les Grands Groux 2014 27,90$

Domaine Philippe Gilbert Menetou-Salon 2013  Rouge 29,65$
Domaine St-André de Figuière Première de Figuière Côtes de Provence 2013 33,75$

Quinta do Minho Loureiro 2015   14,40$
Quintas das Amoras Reserve 2015 15,45$
Domaine Borie de Maurel Minervois Esprit d'Automne 2013   17,45$

A&D Wines Espinhosos Vinho Verde 2015  17,60$
Jean Perrier & Fils Apremont cuvée Gastronomie 2015  17,90$
Beni di Batasiolo Langhe Nebbiolo 2014  18,10$

Donnafugata Sherazade 2015  19,95$
Domaine des Baumard La Calèche 2015  19,95$
Pascal et Alain Lorieux Saint-Nicolas-de-Bourgeuil Les Mauguerets - La Contrie 2014  22,45$

Domaine Catherine et Pierre Breton Bourgueil Cuvée Trinch Épaulé Jeté 2015  23,55$
Masi Toar 2012  24,95$

Emilio Moro Ribera del Duero 2014   26,45$
Château Lagrezette Malbec 2010  30,50$
 

La SAQ devra améliorer son efficacité sinon les consommateurs paieront plus cher!

La SAQ n'a pas amélioré sa productivité depuis 30 ans.

Si elle continue comme ça, le consommateur paiera son vin encore plus cher!

Ce n'est pas très encourageant comme perspective!
C'est pourtant ce qu'affirment des chercheurs des Hautes études commerciales (HEC Montréal).

«Les prochaines années seront déterminantes pour la SAQ. En ne pouvant miser indéfiniment sur la croissance du volume de ses ventes pour atteindre ses objectifs en matière de dividendes, la SAQ devra inévitablement améliorer son efficacité sans quoi, ce seront les consommateurs qui paieront la facture en payant plus cher pour leur alcool.»

C'est la dernière phrase d'un document de 4 chercheurs du Centre de la productivité et de la prospérité de l'école des Hautes études économiques (HEC) de Montréal.
 
Les chercheurs ont étudié la productivité de la SAQ de 1989 à nos jours et ils en concluent que la SAQ n'a pas augmenté sa productivité.
 
«Depuis la fin des années 80, la SAQ a largement augmenté les dividendes qu’elle verse annuellement
au gouvernement, mais sa productivité n’a pas progressé. Autrement dit, aucun gain d’efficacité n’a
été réalisé, de sorte que le gouvernement n’a pas maximisé le rendement dégagé des activités de la
SAQ.»
 
Les chercheurs disent qu'il ne faut pas que regarder le dividende de la SAQ, mais sa productivité et «Le constat est donc sans appel : tant que les exigences du gouvernement à l’égard de la SAQ ne se
limiteront qu’à l’évaluation du dividende versé, la société d’État n’aura aucun incitatif à améliorer
l’efficacité avec laquelle elle assure son mandat. De fait, il apparait nécessaire de développer des
indicateurs pour évaluer concrètement l’efficacité de la société d’État.»
 
Ils constatent que malgré sa situation de monopole sans concurrence, la SAQ n'est pas plus profitable que l'entreprise privée en situation de concurrence. «Malgré des marges nettement plus élevées que la moyenne de l’industrie et un contrôle quasi-total sur le marché, la SAQ n’a pas été en mesure de dégager davantage de richesse de ses activités que la moyenne de l’industrie.»
 
Malgré la hausse des ventes en volume et en valeur; malgré la hausse des prix, du nombre de succursales, du nombre d'employés, la performance de la SAQ est au même niveau aujourd'hui qu'en 1989.
 
Les auteurs proposent des indices qui permettraient à l'avenir d'évaluer la performance de cette société d'État.
 
Donc la SAQ n'a pas rapporté autant qu'elle aurait dû malgré tout ce qu'elle nous fait payer. Et si ça continue comme ça, le consommateur devra payer encore plus cher. Ce n'est pas une perspective très réjouissante!
 
Réponse de la SAQ
La direction de la société d'État a répondu qu'elle s’est engagée dans une démarche d’amélioration en continu.
Elle donne l'exemple de la dernière baisse de prix de 50 cents. Elle ajoute qu'elle va modifier sa majoration au cours des prochaines années et que «dans le cadre de cette démarche d’optimisation, la SAQ a entrepris des initiatives permettant des économies d’une trentaine de millions de dollars pour l’exercice en cours.»
 
De son côté les syndicats des employés disent que depuis 2008 la SAQ a suivi toutes les recommandations de firmes externes pour améliorer la productivité des salariés», mais que «trop souvent, c’est sur le dos des salarié-es que ces gains ont été réalisés.» De plus, les dirigeants syndicaux jugent déplorable que la SAQ ne se défende pas avec plus de vigueur.
______________
La productivité de la SAQ stagne depuis plus de 30 ans
Productivité dans le secteur public québécois. Jonatham Deslauriers, Robert Gagné, Claude Laurin, Johathan Paré.
HEC Montréal

Les changements à la SAQ : bon ou non pour le consommateur?

Est-ce que les changements annoncés à la SAQ vont être à l'avantage des consommateurs?
 
  • Premièrement, la SAQ va changer la manière de négocier les prix avec les producteurs de vin.
  • Deuxièmement, elle va aussi changer le calcul de sa majoration.
Ce sont les deux plus grands changements qui ont été dévoilés au début du mois à un groupe de députés.
Ça fait partie du plan de redressement de la SAQ à la suite du rapport de la Vérificatrice générale du Québec.
 
Cette dernière reprochait à la direction de la SAQ de ne pas négocier les meilleurs prix de gros possible.
La direction de la SAQ a répondu qu'elle essaiera dorénavant d'obtenir des prix plus bas, mais que pour compenser son manque à gagner elle essaiera d'obtenir plus de budgets de promotion de la part des producteurs de vin.
 
Donc, elle va chercher à faire baisser les prix des vignerons, mais elle va leur demander plus d'argent en frais de promotion dans les publicités et en vendant des espaces tablette.
 
Ça semble assez contradictoire. En effet, pour payer plus de ristournes en publicité et frais de marketing à la SAQ, les producteurs devront plutôt vendre leurs vins plus chers.
 
Actuellement, la SAQ paie ses produits 1,3 milliard $ et récolte seulement 63 millions $ en revenus publicitaires payés par les producteurs.
 
Si elle réussit à réduire les prix de gros de 10 %, cela représentera 130 millions de dollars. Pour compenser, elle devrait alors faire payer 130 millions de dollars de plus aux fournisseurs en frais publicitaire ce qui est trois fois plus qu'actuellement!
 
De toute manière, est-ce que le prix de détail qui va en découler sera plus bas? C'est difficile à croire.
Si on enlève un dollar à l'achat pour l'ajouter en frais de publicité payable par le producteur de vin, ça revient au même en fin de compte. C'est échanger quatre trente-sous pour une piastre!
 
Il ne semble donc pas que cette tactique va réduire les prix de détail. Il n'y aurait donc pas plus de vin à meilleur marché. De plus, le président de la SAQ a dit qu'il n'était pas question d'augmenter le nombre de vins à petit prix. Il dit que 155 vins à moins de 12 $ c'est largement suffisant. «Alors, l'équilibre à 155 produits, comme c'est le cas actuellement, est trouvé.»
 
La deuxième mesure proposée par le président de la SAQ est d'adopter une majoration semblable à celle de la LCBO en Ontario. Une majoration qu'il appelle linéaire. Soit le même pourcentage de bénéfice pour tous les produits. Actuellement, la SAQ se prend une plus grande marge sur les vins moins chers et une plus petite sur les vins plus chers.
 
Ce qui fait qu'après taxes ça donne une majoration de 260 % pour un vin à 14 $, mais 160 % pour un vin à 26 $ (Voir La SAQ taxe plus les pauvres http://vinquebec.com/node/12759)
 
«Notre scénario de croissance, il se fait avec des produits qualitatifs et avec des produits comme la spécialité, des produits un peu plus pointus, différents, innovants, et c'est là qu'il faut investir,» a affirmé M. Alain Brunet à la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale au début de novembre.
 
Comme me le disait avec déception un ami en fin de semaine, on va dorénavant soutirer plus d'argent  des grands amateurs de vin.
 
Ainsi après avoir mécontenté ceux qui veulent des vins moins chers, la SAQ va décevoir ceux qui achètent des vins de plus de 20 $. Ceux qu'elle appelle les connaisseurs.
 
Est-ce que c'est une bonne stratégie?

Les meilleurs vins de l'année

Quels ont été les vins qui ont obtenu les meilleures notes?
Quels sont les vins les moins chers?
Quels sont les vins qui ont obtenu les pires notes?

Réponse à ces questions dans la liste des vins commentés et publiés au cours des 12 derniers mois.
Vous trouverez en suivant le lien suivant

vinquebec.com/annee

De gros changements à la SAQ!

Le dernier rapport de la Vérificatrice générale du Québec a été tout un électrochoc pour la direction de la SAQ.

Le président de la société d'État dit avoir eu trois mois pour présenter un plan d'action.

En voici les grandes lignes.

  1. La SAQ négociera finalement les prix de gros avec ses fournisseurs afin d'obtenir de plus bas prix;
  2. Elle ne fixera pas le prix de détail à atteindre lors de ses appels d'offres;
  3. En compensation, elle essayera d'aller chercher plus d'argent des fournisseurs en frais de marketing, de positionnement de produit;
  4. Elle modifiera le calcul régressif de sa majoration qui désavantage actuellement les vins à petits prix pour s'aligner sur une marge linéaire comme en Ontario;
  5. Elle baissera progressivement les prix de ses vins courants afin de les amener au même niveau que ceux de la LCBO de l'Ontario;
  6. Elle maintiendra le nombre de vins à petit prix à 155;
  7. Elle offrira des vins à 8 $.
  8. Elle éliminera plus rapidement les vins qui se vendent peu;
  9. Elle maximisera ses ventes via le web;
  10. Elle réduira la surface totale de ses magasins de 10 % tout en les maintenant au nombre de 400-410;
  11. Elle négociera avec ses employés des horaires en fonction de l'achalandage.

Le président Alain Brunet a présenté un plan de redressement qui contient 37 actions réalisables en 3 ans. Ceci afin de corriger les lacunes dénoncées par la Vérificatrice générale du Québec.
Ce plan a été dévoilé à la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale au début de novembre.

Nous expliquons plus en détail ces points principaux dans les textes suivants:

Le bois mort de la SAQ

  — On va mieux gérer et sortir le bois mort.

C'est ce que promet le président de la Société des alcools du Québec.
Par bois mort, il entend les bouteilles qui prennent de la poussière sur les tablettes.

M. Alain Brunet veut augmenter le taux de roulement des produits et éliminer plus vite ceux qui ne se vendent pas bien.

Il entend d'ailleurs utiliser internet pour faire rouler les vins plus vite. Il appelle ça «la mobilité transactionnelle». Ça concerne surtout les vins dits de spécialité. Ce sont les 10 000 vins en plus petite quantité, quelquefois des vins de niche.

«C'est que tous ces produits-là de spécialité sont difficiles à distribuer. Et s'ils prennent de la poussière sur les tablettes, ils prennent de l'espace, c'est du pied carré. Il ne faut plus qu'ils soient sur les tablettes à prendre de la poussière.»

«Alors, maintenant, on les garde dans l'entrepôt de la SAQ.com, puis, quand on les pousse en magasin, c'est parce qu'ils sont vendus, parce qu'ils ont été tirés par le Web. Dans notre jargon du commerce de détail, on appelle ça le «long tail» : tu gardes l'inventaire virtuel en entrepôt, tu deviens beaucoup plus efficace en matière de gestion des stocks et tu peux accélérer sur l'offre de produits.»

Ils seront poussés et distribuées par le système d'achat en ligne appelé Cliquez, achetez, ramassez. De plus, grâce au Web, la direction de la SAQ compte ainsi réduire de 10 % la surface totale de ses magasins tout en les maintenant au nombre de 400-410.

Ce système d'achat en ligne semble très profitable selon le président Brunet. Il vise aussi à accroitre l'achalandage en magasin. Les clients passent en magasin ramasser leur caisse et dans 30 % des cas, le client achète aussi autre chose.

D'ailleurs, vous avez peut-être remarqué que la SAQ propose en ligne, depuis peu, tous ces nouveaux vins deux semaines avant qu'il ne soit en magasin.  (Voir à ce sujet Réservez des vins qui arriveront dans deux semaines.)

Château Jolys, Cuvée Jean 2013

Le vin de la semaine 

Comment ne pas se laisser tenter par ce très joli vin moelleux, velouté, riche d'un beau sucré rond, satiné et fin.
Ça coule en bouche et caresse le palais.
Des saveurs d'abricot et de miel sur des notes de botrytis.
Un vin de plaisir, un vin apéritif ou de dessert.
Il accompagne aussi les fromages, les hors-d'oeuvre.
Cépage : petit manseng en vendanges manuelles en trois tris successifs de raisins séchés sur pied (passerillage).
Sucre 74 g/l. Alc. 12,5 %.
Pour une dizaine d'années de cave.
Dans 191 magasins.

4 étoiles
Prix: 
24,25 $

Clos de la Briderie 2014

Un bel assemblage de malbec, de gamay et de cabernet franc.
Ce dernier cépage marque bien le vin avec ses flaveurs de terre humide.
Le malbec lui donne une texture d'un beau granulé tannique et le gamay enrobe le tout d'un fruité bien agréable.
Il a bien accompagné les quesadillas. Il en fera autant avec les riz, les viandes, les braisés...
Servir bien frais à 13-14 degrés.
En culture biodynamique. AOP Touraine-Mesland.
Sucre 1,6 g/l.
Bien meilleur que le millésime précédent.
En ligne (22) et dans 178 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,15 $

Nicolas Feuillatte Brut Réserve, Champagne

Nez assez discret, délicat, fin, où le fruit domine.
Bonne tenue en bouche, du fruit et un peu de pain. Vraiment très bon.
Alc. 12 %. Sucre 11 g/l.
En ligne (5) et dans 362 magasins.
Un rabais de 3 $, donc 45,50 $ jusqu'au 27 novembre.

4 étoiles
Prix: 
48,50 $

La SAQ va modifier sa majoration

La direction de la Société des alcools du Québec a décidé de modifier le calcul de sa majoration sur les vins.

Longtemps accusée de surtaxer les pauvres, la SAQ a décidé de réagir aux critiques et de modifier cette majoration tant décriée.

 

La majoration actuelle est régressive, c'est-à-dire qu'elle est plus élevée pour les vins à petits prix. Ainsi, après les taxes, un vin acheté par la SAQ 4 $ est vendu 14 $ aux Québécois, soit une majoration de 260 %; pendant qu'un vin acheté 50 $ est vendu 100 $; soit une majoration de 99 %. (La SAQ taxe plus les pauvres)

(Le système actuel de majoration est expliqué plus en détail ici : La majoration de la SAQ.)

Le président de la société d'État a annoncé à un groupe de députés qu'il allait chercher à modifier la majoration de façon à ce qu'elle soit linéaire.

 

«Mais on a une structure qui est régressive ou dégressive, là, qui... dans le fond qui maximisait l'impact en pourcentage sur les petits prix. Mais, comme le volume est là, ça rapportait des grosses sommes. Et ce qu'on veut, c'est réduire le pourcentage pour amener une structure qui est beaucoup plus linéaire.

Alors, nous, ce qu'on veut, c'est rendre notre structure linéaire (comme en Ontario).»

 

En Ontario, la majoration de la LCBO est constante et transparente soit à 71 % pour tous les niveaux de prix.

 

À une question et suggestion du député Nicolas Marceau (PQ), M. Alain Brunet a répondu que «tout est ouvert, même une majoration progressive.» C'est-à-dire qu'il n'écarte pas la possibilité de taxer plus les vins chers que les vins moins chers.

 

Toutefois, M. Brunet a dit que ça ne se fera pas en un jour. «C'est un processus qui va être un long travail exigeant, qui va requérir plusieurs étapes et qui requiert des ressources financières.» Ça pourrait donc prendre 3 ans.

 

De plus le président Brunet dit qu'il ne prendra plus de marge sur les frais fixes tels que les sommes versées à Éduc'alcool et celles réservées à l'environnement. En effet, pour donner 10 cents à Educ'alcool, la SAQ prélevait 30 cents, se gardant ainsi un 20 cents supplémentaire de profit!

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