Bù, Spendido

C'est le plus intéressant des trois vins lancés par la sommelière Jessica Harnois.
C'est un vin blanc non millésimé fait de chardonnay (60 %) et de Fiano de la région des Pouilles en Italie importé en vrac et embouteillé au Québec par la firme Constellation Brands.
C'est très aromatique, fruits tropicaux et muscat.
La bouche est fraiche, muscatée, légèrement sucrée. Ça rappelle les torrontès d'Argentine.
La finale est assez longue et florale.
C'est le meilleur des trois vins de la série Bù. Lui, il a un certain caractère.
Alc. 12,5 %. Sucre: non communiqué.
Capsule à vis.
En ligne (120), dans 286 magasins de la SAQ et dans des épiceries au même prix.

2 étoiles
Prix: 
14,70 $

Bù, Glissando 2014

Ce vin rouge sélectionné par Jessica Harnois n'est disponible que dans les épiceries. C'est le meilleur des deux rouges. Il a un nez discret qui s'ouvre à l'aération. La bouche est ample et fruitée. La texture est un peu collante ce qui donne de la maque au vin. La finale est un peu chaude et un peu dure.
En mangeant, le vin s'assouplit.
Il est fait de nero d'avola et de merlot de Sicile. Une partie du vin est élevé au contact du bois. On suppose des planches ou des copeaux.
Alc. 13 %.

1.5 étoiles
Prix: 
12,79 $ + tx chez IGA

Bù, Vivere 2014

Le troisième vin sélectionné par Jessica Harnois est beaucoup moins plaisant que les deux autres. Il a des aromes de petits fruits légers, de cerise qui se transforment en odeur de solvant lorsqu'on agite trop le vin dans le verre.
La bouche est d'un fruité collant, la texture est pâteuse. Ça colle au palais.
C'est fait de sangiovese provenant des marches.
Embouteillé au Québec par Constellation Brands.
Alc. 12,5 %. Sucre: non communiqué.
En ligne (179), dans 288 magasins et dans des épiceries au même prix.

0.5 étoiles
Prix: 
14,70 $

William rouge, Rivière du Chêne 2014

Aromatique, fumée, fruits noirs, épices et notes fermentaires.
Beau fruité coulant, tanins fins, sec.
Servir frais à 13 degrés.
Capsule à vis.
Cépages: maréchal-foch; frontenac rouge; léon-millot; sainte-croix; baco noir et seyval.
50 % en macération carbonique.
Alc. 12,7 %. Sucre 3 g/l. pH 3,8.
En ligne (28) et dans 240 magasins.
Essayez le William blanc de cette maison. Il est bien bon.

1.5 étoiles
Prix: 
16,05 $

Phenix, Rivière du Chêne 2014

Des arômes de fruits marinés sur une note végétale.
Bouche ronde, fruitée, légèrement boisée et sucrée.
Peu acide, un peu pâteux, note de fumée et de chocolat.
Simple, petite note amère en finale.
Cépages : maréchal-foch; frontenac; léon-millot; marquette et sainte-croix.
Élevage de 12 mois sous bois.
Alc. 12,5 %.

1 étoile
Prix: 
23,00 $

Arrivages du mardi 12 septembre à la SAQ

Voici quelques vins qu'il serai intéressant de goûter.

Sauvignon blanc Château de Pocé Touraine (2015)    $15.80    10689606
Villa Angela Pecorino Falerio (2015)    $16.40    11155673
Muscadet Sèvre et Maine sur lie Ch. de la Ragotière (2015) $16.75 12543985

Parcé frères Zoé Côtes du Roussillon (2014)    $17.95    12212262
Marcel Cabelier Côtes du Jura Chardonnay (2012)    $19.00  13028601
Segura Viudas Gran Cuvee Reserva (NM)    $19.85    12696210

Domaine des Clos Godeaux Les Côteaux Chinon (2015) $20.70  917427
Nature d'Ursulines Jean Claude Boisset (2014)    $29.80    12666619
Mas la Plana 40e Millésime (2010) $60.00     12663282

Pol Roger Sir Winston Churchill Brut Champagne (2004) $247.75 12027016

Pic Saint Loup obtient l'AOC

Le terroir de Pic Saint Loup passe finalement en AOC. Il était nommé jusqu'ici Côteaux du Languedoc Pic Saint Loup. Il suit ainsi les traces  des Terrasses du Larzac qui a été reconnu l'an dernier.

C'est un terroir situé juste au nord de la ville de Montpellier au pied du Pic Saint Loup à 30 kilomètres de la Méditerranée.

Lors d'une dégustation à Terroirs et Millésimes en Languedoc en avril dernier, plusieurs vins de cette nouvelle appellation se sont démarqués par leur grande qualité, dont le Jamais Content 2012 du Domaine de Mortiès, ainsi que le Carra 2013 du Château Lascaux et le Clos Marginiai 2012 du Domaine Zumbaum Tomasi, tous en culture bio.

Puis sur place au pied du Pic, nous avons apprécié la Tour du Roc; un Mortiès 2013; en rosé: l'Arbouse 2014 du Mas de Bruguière et le Mescladis de Pierre Clavel.

Les cépages de l'appellation sont la syrah, le grenache et le mourvèdre. On utilise aussi du carignan et du cinsault. On autorise aussi la counoisse, le grenache gris et le morrastel. On y produit du rouge et un peu de rosé.  Il y a 58 domaines, dont certains bien connus au Québec : le Château de Lancyre; le Domaine de l'Hortus et le Château de Caseneuve.

Le climat y est particulier au pied des Cévennes et à quelques pas de la Méditerranée. Donc, du froid, du chaud et des pluies et de grandes amplitudes thermiques. Des vents traversent ce couloir de vigne: la Tramontante, le Mistral et le Marin.

La vigne a été dévastée par un violent orage de grêle le 17 août dernier, détruisant près de 50 % de la récolte. Certains vignerons ont presque tout perdu.

L'AOC reconnait donc le caractère qualitatif et original des vins de Pic Saint Loup. Voici un extrait du cahier de charges.

«Au nord de Montpellier, la zone géographique forme un ensemble adossé au massif calcaire du pic Saint-Loup (658 mètres) et de l’Hortus (512 mètres). La succession de crêtes, falaises calcaires et de combes protège le vignoble des vents violents venant du Nord. Secteur parmi les plus frais de la région languedocienne, avec température moyenne de 12,3°C, il bénéficie d’une pluviométrie annuelle moyenne de 900 millimètres. Ces conditions sont particulièrement favorables au cépage syrah N. Avec une couleur variant du grenat au pourpre, les vins rouges développent des arômes de fruits rouges plus ou moins confits, de réglisse, ainsi qu’une belle fraîcheur, avec finesse et élégance, tandis que les vins rosés sont frais et gourmands.»

Pour en savoir plus sur cette belle appellation Pic Saint Loup consultez le site www.pic-saint-loup.com

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LE MARCHÉ DU VIN AU QUÉBEC

  1. Québec, société distincte du commerce des alcools
  2. Parts de marché des vins au Québec (2015)
  3. La chute du Fuzion et la montée du kangourou
  4. Le vin est 38 % plus cher au Québec qu'en Alberta
  5. Nuisances au commerce du vin
  6. Les champagnes trop chers au Québec
  7. Baisse des ventes de vin par habitant au Québec
  8. Réforme du marché du vin au Québec
  9. La consommation de vin par habitant stagne au Québec
  10. Pourquoi le vin coûte plus cher au Québec
  11. La pastille de goût la plus populaire
  12. Prix moyen d'une bouteille de vin au Québec (déc. 2015)
  13. Hausse des ventes de vin en épicerie (déc. 2015)
  14. Les tendances vin en 2016 au Québec (jan 2016)
  15. Provenances des vins sur le marché québécois
  16. Une bouteille de vin sur trois au Québec est du vrac
  17. Le vin en vrac : 40 % des parts de marché au Québec
  18. 14 % des ventes de la SAQ se font dans seulement 10 succursales
  19. Un million de litres de vin de plus aux fêtes 2015
  20. Hausse des importations de vin au Canada
  21. Les 15 vins les moins chers en Ontario et au Québec
  22. Nous payons le vin américain plus cher que tout le monde
  23. Baisse des ventes de vins courants à la SAQ
  24. La loi qui limite l'importation d'alcool entre provinces est inconstitutionnelle
  25. Les vins les plus populaires au Québec 2015-2016
  26. Québec-Alberta: hausses des ventes 2005-2015
  27. Pourquoi le vin est plus cher au Québec qu'en Ontario
  28. Hausse des importations de vin d'Italie au Canada
  29. Hausse des importations de vin en vrac au Canada
  30. Hausse des ventes de vin plus rapide en région qu'à Montréal
  31. Pour une ouverture du commerce du vin au Québec
  32. Réforme du marché du vin au Québec: Action Vin
  33. Parts de marché des vins au Québec par pays (2015-2016)
  34. Le prix d'une bouteille de vin au Québec en 2016
  35. Pourquoi tant de Québécois aiment les vins rouges sucrés
  36. Red Revolution, le vin le plus vendu au Québec
  37. Le vin d'une province à l'autre (et vidéo)
  38. Achats de vin en ligne dans trois provinces
  39. Vin québécois en épicerie : est-ce légal?
  40. Le Québec est un des plus gros fournisseurs de vin en vrac aux É.-U.
  41. Loire, Italie et Nouvelle-Zélande en hausse
  42. Du vin dans des épiceries en Ontario
  43. La LCBO peu rentable !
  44. La LCBO n'utilise pas son fort pouvoir d'achat
  45. Combien vaut le vin en épicerie


COMPRENDRE LE VIN

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Cette liste d'articles est mise à jour régulièrement.

Domaine d'Aupilhac, Lou Maset 2014

Le vin de la semaine  

Très beau vin, velouté et bien texturé. Texture juteuse de gelée de fruits. Pas translucide, donc peu filtré. Légèrement épicé.
Gourmand et digeste.
Servez-le légèrement rafraichi à 15 degrés.
Très agréable à boire. Grenache, cinsault, complété de syrah, de grenache et de mourvèdre. Cueillis à la main.
Alc. 13 %. Sucre 1,4 g/l.
En ligne (51) et dans 120 magasins.

3 étoiles
Prix: 
17,00 $

Weingut Emrich-Schönleber Riesling Nahe Trocken 2015

On connait peu les vins allemands au Québec.
Il faut dire qu'ils produisent peu et exportent très peu.
Il n'y en a que 67 au répertoire de la SAQ.
Les vignerons allemands font de très beaux vins blancs. Ce sont souvent des perles rares.
Celui-ci, fait de riesling, est bien agréable.
C'est sec. «Trocken» comme l'indique l'étiquette.
Ce n'est pas pétrolé. Les aromes sont sur les fruits frais, de pêche.
C'est léger, sec avec une petite sensation de perlant sur la langue.
L'acidité est contenue. Il y a une petite saveur qui rappelle les oranges.
La finale est d'un fruité juteux et c'est très persistant.
Pour accompagner les salades, les crevettes...
Capsule à vis. Alc. 12 %. Sucre 7,2 g/l.
Dans 56 magasins.

3 étoiles
Prix: 
22,30 $

Nowat Blanc 2013, Dupéré Barrera, Côtes de Provence

Un vin blanc très sec, droit, ferme et minéral.
L'acidité est vive et rafraichissante.
La finale est sèveuse.
No Watt pour pas d'électricité.
Vendanges manuelles.
Cépage Rolle (vermentino et ugni blanc (trebbiano).
Bouchon de lège aggloméré.
Alc. 12,5 %. Sucre < 1,2 g/l.
En ligne (18) et dans 63 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
22,95 $

Marqués de Cáceres, Verdejo Rueda 2015

Un nouveau produit d'une maison réputée.
Marqués de Cáceres connu pour ses vins de la Rioja a acheté, en 2013, 125 hectares de vignes dans la région plus à l'ouest de Rueda pour y produire des vins blancs.
Ce blanc de Cáceres est frais et vif.
Il a de beaux aromes de raisins verts ainsi que de légères notes d'agrumes.
C'est vivace et très sec en bouche.
Pour accompagner les coquillages, les salades, les riz...
Appellation Rueda. Cépage verdejo. Capsule à vis.
Alc. 13,5 %.  Sucre 2,3 g/l.
En ligne (61) et dans 153 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,00 $

Montecillo Crianza 2008

C'est une bouteille de 2008 qui était parmi les 2010 et 2011 sur une tablette des produits SAQ dans une épicerie Richelieu de Saint-Fabien près de Rimouski!
Le vin a développé de belles notes de vin presque mature sur un beau boisé enveloppant comme les Espagnols savent faire. La texture est veloutée, les tanins bien fondus. C'est très bon.
3 étoiles
Prix: 
17,95 $

Chablis Drouhin, Vaudon 2014

Légèrement beurré, plutôt gras, peu acide et peu minéral, finale sur une dominante de beurre frais.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 g/l.
Dans 12 magasins.

2 étoiles
Prix: 
30,00 $

Evazione Blanc Italie

Vin acheté à l'épicerie.
Gras, sucré, poire sucrée. Velouté, fait penser à un sauternes sec.
Cépage trebiano, mais ne dit pas lequel.
Vin du Triani, Saint-Jean-sur-Richelieu.
Capsule à vis.
Alc. 11,5 %. Sucre nd.

1 étoile
Prix: 
12,95 $ plus taxes chez Métro.

Un critique qui ose critiquer

Il y a des critiques de cinéma, des critiques de restaurant, des critiques de livre, d'opéra, de théâtre... mais est-ce qu'il y a des critiques vin ?
Ils sont très rares ceux qui osent critiquer les vins.
Et pour cause. Il se font critiquer lorsqu'ils osent.

C'est ce qui vient d'arriver à un excellent journaliste du vin, David Cobbold. Il écrit dans plusieurs médias français. Cette semaine il a commenté une de ses dégustations sur le très bon blogue Les cinq du vin. Une dégustation de vin de la maison Muré en Alsace. Il a jugé les vins pas très bons. «Herbacé, austère, peu de plaisir, amertume, métallique, dur, peu agréable, bouchonné», sont parmi les mots qu'il a employés pour décrire six vins de cette maison. Un seul vin a semblé bon.

Le critique met des gants blancs! «Voilà, j’ai essayé d’être honnête envers mes sensations en dégustant les vins, à la bonne température et dans de bons verres, faut-il le préciser. Cela ne me fait pas plaisir de dire du mal de vins d’un producteur, à fortiori un producteur dont j’ai très souvent loué les qualités. Mais la déception fait partie de notre métier, et il faut toujours l’assumer», at-il écrit en conclusion.

II devait s'y attendre — car il est en France — les commentaires ont fusé: «Je me demande s'il est heureux de rédiger un article comme celui-ci»; «cela va à l'encontre du système établi»; «Boire une bouteille de vin qui se trouve sur une table sans avoir piétiner/marcher dans la vigne et sans avoir rencontrer les vignerons!… reste un jugement de peu de valeur»; «Vous faites ici littéralement un procès immonde à ce producteur et votre argumentaire se base sur une dégustation réalisée dans une période où les habitués du domaine savent pertinemment que de nombreux vins ne peuvent pas s'exprimer correctement».

Comme on dit les wine lovers sont nombreux, mais les wine critics sont rares.

Vous lisez louanges après louages sur les vins; et tout d'un coup arrive un gars qui dit que des vins ne sont pas bien bons. Ça frappe!

Pourtant, dans les critiques de film il y en a de toutes les sortes, des bons films, des très bons et des navets. Pourquoi dans le monde du vin tout doit être toujours bon?

Dans le monde du cinéma, le critique est loin du cinéaste. Pendant que dans le monde du vin, le chroniqueur vin (je n'ose employé le mot critique) est proche du vigneron et de ses agents. Il craint de ne plus être invité, de ne plus recevoir d'échantillon. C'est probablement la promiscuité qui rend la critique presque impossible dans le bucolique monde du vin. Il y a peut-être aussi autre chose, cherchons, nous y reviendrons.

 C'est à lire La déception fait partie de notre métier, malheureusement.
    Lire ainsi que les commentaires.

Sur le même sujet :

Blés Crianza 2013

Beaucoup moins agréable que les millésimes précédents.
Peu acide, peu fruité, sensation de sucrosité et de vanille artificielle au goût de copeaux de bois.
Plutôt pâteux. Type vin industriel. Désolant.
Monastrell, tempranillo et cabernet sauvignon. Région de Valencia.
Alc, 13 %. Sucre 2,5 g/l.
En ligne (34) et dans 248 magasins.

Voir les commentaires sur les millésimes précédents.

0.5 étoiles
Prix: 
15,80 $

La LCBO n'utilise pas son fort pouvoir d'achat

La régie des alcools de l'Ontario (LCBO) est une société d'État qui a le monopole de la vente de vin importé en gros et de détail en Ontario.

Pourtant, la LCBO ne fonctionne pas comme un grossiste ou un détaillant privé classique et n'y ressemble même pas, nous dit le premier rapport du Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux.

L'examen de ce conseil révèle que «contrairement à ce que de nombreux Ontariens croient, la LCBO n'établit pas réellement le prix de détail des boissons alcoolisées dans la province.»

Comment les prix sont-ils fixés alors?
Automatiquement!
En effet, la LCBO fixe le prix de détail en appliquant simplement et mécaniquement une majoration fixe pour tous les vins.

Le prix de détail est fixé automatiquement par un multiple du prix d'achat.

«Bien que la LCBO cherche à offrir le meilleur prix aux consommateurs dans ses fourchettes de pris, elle n'établit pas le prix de gros ou le prix de détail des produits qu'elle achète et vend; sa marge d'exploitation découle tout simplement de cette majoration fixe.»

Ce mode de fonctionnement entraine des aberrations.

«Comme la majoration de la LCBO sur le vin et les spiritueux correspond à un pourcentage du prix du fournisseur, les diminutions de prix que les fournisseurs consentent ont pour effet de réduire le bénéfice de la LCBO.»

«Par conséquent, la LCBO a peu intérêt à utiliser son pouvoir d'achat pour réduire le prix qu'elle paie aux fournisseurs et, par extension, le prix qu'elle demande aux consommateurs.»

Gros acheteur, petit négociateur
Ainsi, «la LCBO est l'un des plus gros acheteurs de boissons alcoolisées dans le monde, mais elle n'a pas intérêt à utiliser son grand pouvoir d'achat pour réduire le cout des produits vendus (CPV), comme le ferait tout autre grossiste ou détaillant commercial typique.»

De plus, comme la fixation des prix se fait dans un carcan rigide, les employés de la société des alcools ne se donnent pas la liberté de faire varier les prix en fonction des volumes de ventes, des saisons, des fêtes, des évènements, des occasions de ventes, comme le font les autres commerces de détail.

Paye plus cher
Le Conseil de la première ministre de l'Ontario a aussi analysé les prix d'achat et de vente de 42 produits disponibles dans les magasins d'alcools du Canada d'après une liste fournie par l'Association canadienne des sociétés des alcools.

«Nous avons été surpris par les résultats selon lesquels, dans de nombreux cas, les fournisseurs reçoivent des prix plus élevés en Ontario que dans d'autres provinces.»
Cet écart moyen est de 3 % pour les vins.

La LCBO paie plus cher les vins que les autres monopoles!

Donc, les acheteurs de la LCBO paient plus cher les mêmes vins que les autres monopoles du Canada!

Malgré cela, les prix de détail de la LCBO sont inférieurs à la moyenne nationale! C'est que les marges des autres monopoles sont plus élevées.

Ce système de majoration fixe est néfaste pour les consommateurs, pour les contribuables et pour le gouvernement de l'Ontario. «En raison du recours à la majoration fixe, la LCBO ne peut maximiser ses profits et, en fait, transfère l'argent des contribuables aux fournisseurs.»

Dans un deuxième rapport, mise à jour en mars dernier, le Conseil note que des intervenants se sont opposés à ce que la LCBO profite de son fort pouvoir d'achat. Sans nommer ces intervenants, le Conseil écrit qu'ils «font valoir qu'il serait inapproprié pour la LCBO de profiter pleinement de son pouvoir d'achat puisque l'organisme constitue en somme un monopole d'État.»

Un parallèle  avec la SAQ
Ceci nous rappelle ce qu'a dénoncé la vérificatrice générale du Québec qui a aussi reproché à la Société des alcools du Québec ne ne pas utiliser son grand pouvoir d'achat.

Deux monopoles, deux monopoles semblables !

______
Sources :

Rapport initial : Le Conseil consultatif de la
première ministre pour la gestion des biens provinciaux,
Section 3; 23 décembre 2015

Atteindre un juste équilibre : Modernisation de la vente au détail et de la distribution du vin et des spiritueux en Ontario, 18 février 2016, mis à jour 4 marts 2016

Rapport 2016 de la Vérificatrice générale du Québec, Chapitre 6, art 34, p. 12

Sujets connexes :

 

Gaba do Xil blanc 2014

Un très beau vin blanc fait du cépage godello.
C'est rond, ravigotant, assez ample, fruité frais.
D'un bel équilibre entre le fruit, l'acidité et l'alcool.
Longue finale qui laisse une bouche satisfaite.
Appellation Valdeorras, région de la Galicie.
Un vin de Telmo Rodriguez.
Il n'en reste que dans 8 magasins.

3 étoiles
Prix: 
19,55 $

La LCBO est peu rentable !

La Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) est peu rentable !

Ceci semble étonnant et difficile à comprendre vu que cette société d'État transmet près de 2 milliards de dollars par année au gouvernement de l'Ontario.

Pourtant, c'est bien ce que dit le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux.

«La LCBO, comme la plupart des détaillants, est une entreprise dont la marge bénéficiaire est très faible», dit le conseil consultatif présidé par Ed Clark, anciennement PDG de la Banque Toronto Dominion.

Comment expliquer ce qui semble être un paradoxe?
La LCBO calcule mal son rendement, dit le Conseil, par «une surévaluation des bénéfices : en combinant les impôts théoriques aux bénéfices de l'entreprise, la LCBO donne à la direction et aux employés un faux sentiment de rentabilité.»

La LCBO confond donc ses profits avec ce que le Conseil appelle les «taxes théoriques»; ces dernières sont le total des sommes exigées par le ministre des Finances au titre de redevances.

Le Conseil estime donc «que la LCBO peut être améliorée en traitant de façon distincte son réel profit et les taxes théoriques qu'elle perçoit».

Le Conseil demande donc aux dirigeants de la société d'État de modifier leurs rapports financiers pour qu'il soit «possible d'évaluer plus précisément les marges bénéficiaires de la LCBO.»

Parallèle avec la SAQ
Les mêmes remarques pourraient s'appliquer à la Société des alcools du Québec. En effet, la direction de la SAQ prétend que le milliard exigé en début d'année par le ministre des Finances fait partie de son profit; alors que c'est plutôt une taxe théorique. Incidemment, le gouvernement pourrait transformer ce soi-disant dividende en taxes qui pourrait être de 5 $ la bouteille ou en pourcentage du prix ou les deux.

Revenons à la LCBO
Le Conseil de la première ministre a aussi étudié les coûts d'exploitation, dont les salaires des 7700 employés de cette société d'État. La main-d'oeuvre compte pour près de la moitié de ses frais d'exploitation.

Au Québec, le dernier rapport annuel de la SAQ nous dit que la rémunération de ses 7537 employés représente 68% des frais d'exploitation.

«Notre examen consultatif a comparé les salaires de la LCBO à ceux de plusieurs sociétés comparables du secteur privé (Canadian Tire, Pharmaprix et La Source) et a établit qu'en moyenne, les salaires de la LCBO étaient de 90 % supérieurs à ceux des détaillants canadiens typiques.»

Pire, le salaire moyen des employés permanents est de 26$ alors qu'il est de 11 $ dans les sociétés comparables, dit le rapport du Conseil.

Il note aussi que le travail le dimanche est rémunéré comme étant deux jours et demi. «Cela n'est pas conforme à la situation de la concurrence et fait en sorte qu'il est extrêmement couteux d'ouvrir les magasins le dimanche.»

Autre aberration: «dans 30 magasins du réseau de la LCBO, le gérant du magasin, qui n'est pas syndiqué, gagne moins que l'assistant-gérant, qui est syndiqué.»

En conclusion, le Conseil de la première ministre lance un avertissement. «Il est dans l'intérêt de tous les intervenants que la LCBO puisse évoluer en tant qu'organisme axé sur le client. Si elle ne peut pas s'adapter, les pressions visant à accroitre la concurrence au-delà de ce que nous avons proposé s'accentueront.»

Le conseil consultatif a proposé que l'on permette la vente de vin importé dans un certain nombre d'épiceries. Ce que le gouvernement a accepté.

______
Source : Rapport initial : Le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux, Section 3; 23 décembre 2015

Demain : La LCBO ne veut pas utiliser son fort pouvoir d'achat !

Arrivages du mardi 6 septembre à la SAQ

Nature Perrin Côtes du Rhône (Bio) (2013)    $19.95    918821  
Punset Barbera d'Alba (Bio) (2014)    $24.05    10985747  
Zweigelt Heinrich Burgenland (Bio) (2014) $25.05  12547214

La Vinyeta Puntiapart Ampurdan Crianza (Bio) (2013) $25.50 12933238  
Riesling Herrenweg Barmès Buecher Alsace (Bio) (2014) $27.15    11153117  
Nebbiolo La Spinetta Langhe (2013) $28.95    11337979

Nyakas Aligvárom (2015)    $13.95    12784842
Parés Baltà Cava Pink (NM)    $19.00    12888043
Vinha Grande Casa Ferreirinha Douro (2013) $19.30 865329

Pinot nero Maculan Breganze (2013)    $19.35    11580987
Arbois Ploussard Les Parelles (2014)    $20.50    12549164
Ch. Sainte-Eulalie La Cantilène Minervois Livinière (2013) $22.80 17948

Louis Roche Château La Croix Poulvère Monbazillac (2010) $23.55    850818
Château Mont-Redon Lirac (2015)    Blanc    $24.05    12258973
Jacques Tissot Arbois Chardonnay (2012)    $25.00    12722158

Sauvignon blanc Pascal et Nicolas Reverdy Sancerre (2015) $27.80 11888682
Pinot noir Torres Mas Borràs Penedès (2012)    $36.00    856039
Louis Roederer Cristal Brut Champagne (2009)    $295.00    268755

Du vin dans des épiceries de l'Ontario

Des épiceries de l'Ontario pourront vendre des vins importés.

Jusqu'à maintenant, seule la LCBO, tout comme la SAQ au Québec, pouvait vendre des vins importés en bouteilles.

Le gouvernement de l'Ontario a choisi 70 épiceries qui pourront vendre du vin canadien et importé dès le 28 octobre.

Parmi ce premier groupe d'épiceries choisies par la LCBO il y a des succursales de Loblaws, Metro, Sobeys, Fresh Marquet Foods, Wal-Mart et autres.

D'ici quelques années ce seront 300 des 1500 épiceries de la province qui pourront vendre du vin.

Plusieurs épiceries de l'Ontario ont déjà la permission de vendre de la bière et du cidre. Elles seront à terme au nombre de 450. Donc, certaines épiceries pourront vendre à la fois de la bière, du cidre et du vin.

Les épiceries achèteront le vin importé par l'intermédiaire de la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) comme le font déjà 217 magasins-agences en milieu rural. Elles devront vendre le vin au prix indiqué par la LCBO.

Elles ne pourront pas vendre de vin en bas de 10,95 $ la bouteille de 750 ml ou de moins de 14,05 $ le litre; ni de vin de gros producteurs pour les 3 prochaines années; ni de vin fait de mélange de vin ou de raisins provenant de différents pays. Les épiciers devront respecter toute une série de restrictions.

Ils ne pourront pas offrir des produits gratuits ou à prix réduit subordonnés à l'achat de bière ou de vin; ni accepter de paiement dans le cadre de programme de fidélité ou de programme de récompenses de marketing, y compris des coupons, des billets, des points ou des récompenses.

Une loi spéciale a été adoptée à cet effet, loi étrangement appelée Sale of liquor in government stores. Ontario Regulation 232/16.

Cette autorisation de vendre du vin dans les épiceries découle des recommandations du Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux, dirigé par Ed Clark ancien PDG de la banque Toronto Dominion.

Le ministre des Finances de l'Ontario dit que «les changements apportés à la vente de vin au détail en Ontario donneront aux producteurs vinicoles l’accès à un nouveau canal de distribution au détail, permettront aux épiciers d’accroître leur chiffre d’affaires et offriront plus de commodité et de choix aux consommateurs. Le fait de pouvoir acheter du vin en plus d’autres produits d’alimentation offrira plus de commodité. Les consommateurs profiteront aussi d’un plus grand choix de vins ontariens locaux, ainsi que de vins de partout au pays et d’ailleurs dans le monde.»

Anthilia Donnafugata blanc 2015

Un très beau vin blanc de Sicile fait des cépages catarratto, ansonica et grillo.
D'un beau fruité. C'est citronné, friand et frais.
Bien agréable à boire.
De la maison Donnafugata.
Capsule à vis. Alc. 12,8 %. Sucre 4,2 g/l. Acidité 5,6 g/l (en équivalence tartrique), pH 3,22.
En ligne (23) et dans 185 magasins.
D'autres vins de cette maison Donnafufata...

Pour comprendre les notions d'acidité et de pH dans les vins :
  - Qu'est-ce que le pH et pourquoi c'est si important
;

  - L'acidité dans le vin : pas la même en Italie
.

 

3 étoiles
Prix: 
18,55 $ à la SAQ | Rabais de 2,10 $ jusqu'au 4 septembre.

La SAQ vend deux fois plus cher le vin en succursale qu'aux épiceries

Le dernier sommaire des ventes de la SAQ pour le premier trimestre 2016 d'avril à juin nous apprend que la SAQ a vendu 35,4 millions de bouteilles de vin dans ses succursales pendant qu'elle en vendait l'équivalent de 13,4 millions de bouteilles de 750 ml aux épiceries.

Tout ceci pour un total de 434 millions de dollars en succursales et 82,4 millions de dollars aux épiceries. (1)

Ce qui signifie que le vin vendu en succursales est au prix moyen de 12,25 $ pendant que le vin vendu aux épiciers l'est à 6,15 $ la bouteille. (Avant taxes de ventes dans les deux cas.)

Ce vin vendu par la SAQ aux épiceries est du vin qui est importé en vrac.

Le prix moyen du vin en vrac acheté par les monopoles canadiens en 2015 est de 0,74 $ (2). Ce vin est mis en bouteille dans des installations privées au Canada puis revendu à la SAQ qui le vend ensuite aux épiciers qui le revendent aux consommateurs à environ 12 $ la bouteille.

Nous ne savons pas quel est le prix que la SAQ paye aux embouteilleurs Constellation Kruger-Maison des Futailles et autres.

Ce que nous savons toutefois, c'est que ce vin est importé à 0,74 $ la bouteille, est embouteillé au Québec, puis vendu 6,15 $ par la SAQ aux épiciers qui le revendent 12 $. C’est tout un pactole et surtout tout un bénéfice pour ces trois intermédiaires que sont la SAQ, les embouteilleurs et les épiciers.

Ainsi, lorsque le vigneron reçoit moins de 1 dollar pour son vin, des intermédiaires au Québec se font plus de 10 dollars sur son vin!

Ventes vin SAQ 1er trimestre 2016
  Bouteilles
millions
Dollard
millions
Prix
bouteille
Succursales SAQ 35,4 434   12,25$
Épiceries et dépanneurs 13,4 82,4 6.15$

 

Sujets connexes:

_____
  (1) Rapport trimestriel SAQ, 1er trimestre 2016
  (2) Selon les chiffres de Wine by Numbers

Borsao rosé 2015

Le vin de la semaine !

Un bon rosé frais et rafraichissant. Sec, non alcooleux.
Bel équilibre entre le fruité, l'acidité et l'alcool.
Agréable à boire. C'est un très bon rapport qualité-prix.
Servir de 6 à 14 degrés.
Cépage: garnacha.
Contient sulfites et poisson.
Capsule à vis. Alc. 13,5 %. Sucre 1,8 g/l.
Rappelons ici qu'un vin qui contient moins de 2 grammes de sucre au litre est absolument sec.
En ligne (28) et dans 375 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
13,20 $

Vignoble Vóila Assyrtiko 2015 Lyrarakis

La maison Lyrarakis (Λyrarakis) a refait ses étiquettes (voir l'ancienne).
Un vin fait du cépage assyrtiko de Crète. Il n'est pas cultivé sur un sol volcanique comme les assyrtikos de Santorin, mais sur un sol de limon.
Il est toutefois tout aussi minéral.
Le côté minéral est bien perceptible dans ce vin.
C'est sec, frais, droit, léger, bien agréable à boire et surtout bien digeste.
La fiche du producteur indique un taux de sucre de 4,9 g/l, alors que le site de la SAQ donne 8,1 g/l !
Assyrtiko à 100 %.
Acidité 6,45 g/l; pH 3,2. Alc. 13 %.
Capsule à vis.
En ligne (9) et dans 30 magasins.

   D'autres vins d'assyrtiko...

3 étoiles
Prix: 
18,10 $

Le Bine, Soave 2014

Un fruité assez ample, des saveurs de fruits blancs et quelque chose qui rappelle les olives.
Finale persistante. Bien agréable à boire.
Cépages garganega et trebbiano.
Vendanges manuelles.
Région Vénétie. Producteur Giuseppe Campagnola SPA.
Bouchon de plastique.
Alc. 13 %. Sucre nd.
Dans 33 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
17,75 $

Arrivages 30 août

Canet Valette Antonyme Vin de France (Bio) (2015)    $18.65    11013317
Graciano Finca Los Alijares (Bio) (2009)    $19.15    12634182 

Domaine d'Aupilhac Montpeyroux  (Bio) (2013) $22.80    856070
Domaine Bernard Baudry Chinon (Bio) (2013)    $23.50    10257571 
Chardonnay Gaun Alois Lageder Alto Adige (Bio) (2014)    $26.00    742114  

Chablis 1er Cru Vau de Vey Jean-Marc Brocard (Bio) (2014) $32.00 11589666 
Rully Les St-Jacques Villaine (Bio) (2014)    $41.00    10339041

Sideritis Les Dons de Dionysos Parparoussis (2015) blanc $21.20 11900995
L'Hereu Raventos i Blanc Conca del Riu Anoia mousseux (2013) $22.50 12097946

Domaine de l'Olivette Bandol (2011) $29.85 10884567
Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape rouge (2013) $90.50 11729833

Vin : croissance en épicerie; décroissance en succursale SAQ

La SAQ annonce des résultats mitigés pour le premier trimestre de 2016 terminé le 18 juin.
 
Elle révèle de faibles hausses des ventes de 0,8 % et des bénéfices de 1,1 %.
 
Toutefois lorsque nous regardons ces chiffres plus en détail, nous constatons une grande différence entre les ventes en succursales et aux épiceries.
 
Ventes totales en volume
Épiceries      + 11 %   10,1 millions de litres
Succursales - 2,5 %  34,6 millions de litres
 
En argent, la SAQ annonce des ventes en hausse de 0,8 % à 690 millions $.
 
Dans les succursales ce fut en fait une baisse de 612 à 608 millions $, compensée par une hausse de 73 à 82 millions $ aux épiceries.
 
C'est la troisième fois de suite que les ventes baissent en succursales lors du premier trimestre.
2014    614,7  M$
2015    612,1
2016    608,4
 
La SAQ affiche un bénéfice brut en hausse de 1,1 % à 368,5 M$.
Là encore, la hausse est due aux ventes aux épiceries dont le bénéfice est passé de 36 à 41 millions $; pendant que celui en succursales baissait de 327,9 à 327,1 millions de dollars.
 
La SAQ explique ces faibles hausses par le fait que les ventes de Pâques ont été comptabilisées dans le trimestre précédent.

  Source : Rapport trimestriel SAQ, 1er trimestre 2016-2017

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