Douro Reserva 2012 Sogrape

Le vin de la semaine !  
Beau fruit, belle présence en bouche, de beaux tanins fermes sur une masse de fruits.
Juteux, ample et assez tendu. Une texture serrée. Longue finale sur les fruits des bois. 
Encore meilleur le lendemain.
Il a bien accompagné le ragoût de pattes de porc.
Cépages: Tinta roriz, touriga nacional, touriga franca et tinta barroca
Alc. 13 %.
En mettre quelques bouteilles pour quelques années de cave (3-5 ans)
En ligne et dans 103 magasins.
3 étoiles
Prix: 
20,45 $

Rabais de 10 % sur l'achat de 100 $

Pour profiter du rabais de 10 % à l'achat de 100 $ et plus samedi à la SAQ.

Chevalier de Dyonis, Pinot noir 2013 Roumanie 3,0 10,75$
Grande Réserve des Challières, Ventoux 2013 Rhône 3,0 12,90$
Offley, Late Bottled Vintage, Porto 2008 Porto 3,5 19,95$
Minervois Sainte Eulalie, Plaisirs 2013 Languedoc 3,5 17,35$
Urban 2010 Espagne 3,5 20,35$
Bacchus 2012 Italie 3,0 16,55$
Langhe Rosso 2012, Batasiolo Italie 3,0 17,35$
Belleruche, Côtes-du-Rhône, Chapoutier Rhône 3,0 18,65$
Blés 2011  *
Espagne 3,0 13,95$
Luzon Organic 2013 Espagne 3,0 16,50$
Tommasi Poggio Al Tufo Cab-Sauv 2013 *
Italie 3,0 16,15$
Naturae Syrah 2013, Gérard Bertrand Languedoc 3,0 20,15$
Paso a Paso 2012 *
Espagne 3,0 16,50$
Domaine La Croix d'Aline 2012 Languedoc 3,0 18,25$
Pittacum Bierzo 2008 Espagne 3,0 20,85$
Ilico Illuminati 2011 Italie 3,0 16,70$
Tautavel, Grand Terroir 2011, G. Bertrand Languedoc 3,0 18,75$
Quinta das Setencostas 2009 Portugal 3,0 15,30$
Château Montauriol Prestige 2011 Sud-Ouest 3,0 17,75$
Château Maris, La Touge 2012 Languedoc 3,0 18,45$
Douro Reserva 2012 Sogrape Portugal 3,0 20,45$
Château Lamartine, Cuvée Particulière 2011 Cahors 3,5 23,10$
Montirius, Vacqueyras, Le Village 2012 Rhône 3,5 21,35$
Baron de Ley, Rioja, Gran Reserva 2007 Espagne 4,0 30,50$
Tenute Rubino, Visellio 2010 Italie 4,0 34,25$
Domaine des Lises Equis, Crozes-Hermitage 2012 Rhône 4,0 34,00$
El Vinculo Reserva 2005 Espagne 4,0 35,75$
Batasiolo Riserva 2005 Italie 4,0 37,25$
Amarone Pasqua 2010 Italie 4,0 37,25$
Château Fortia, Cuvée du Baron, Châteauneuf du Pape 2010 Rhône 4,0 42,00$
La Rose Pauillac 2010 Bordeaux 4,0 42,50$
Domaine Bois de Boursan, Châteauneuf-du-Pape 2010 Rhône 4,0 42,50$
Badia a Passignano 2008 Italie 4,0 42,75$
Château Mont-Redon, Chateauneuf du pape 2009 Rhône 4,0 44,75$

* en rabais actuellement.

     En blanc...

Château de Maligny, Chablis premier cru Montée de Tonnerre 2012

Un chablis juteux, d'un fruité assez gras, très légèrement épicé. D'une belle rondeur.
Une petite note de beurre. Élégant. Équilibré.
Se boit très bien. Un réel plaisir.
Un chardonnay de grande qualité.
Maligny, des chablis bien typés et de belle qualité!
Alc. 12,5 %.
Dégusté aussi en juin.
Il n'en reste que dans 16 magasins.
3.5 étoiles
Prix: 
36,50 $

Domaine Cauhapé, Chant des Vignes 2013

Jurançon sec
Le premier nez nous rappelle le sauvignon avec son odeur herbacée. Puis ça s'estompe et nous vient des arômes floraux plus plaisants.
Le vin est sec, d'un beau fruité, d'une certaine rondeur, d'une certaine tension.
C'est bien agréable à boire. Rafraîchissant.
Il a bien accompagné l'omelette aux légumes.
Cépages : gros manseng et 40 % camaralet.
Bouchon de plastique.
Alc. 14 %.
Accords suggérés par le producteur: «On peut l'apprécier à l'apéritif ou le préférer en accompagnement de la texture fine et iodée des coquillages et crustacés. Il accompagnera merveilleusement un pamplemousse aux crevettes, des filets de poisson citronnés, des poissons grillés.»

Dans 51 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,00 $

Naturae Syrah 2013, Gérard Bertrand

Un retour!
Un deuxième arrivage de ce très beau vin sans sulfites ajoutés.
C'est presque une bombe de fruit. C'est juteux, le fruité est très ample.
Les tanins sont aussi bien expressifs. Il nous en donne beaucoup.
Tout ce fruit et ces tanins se sont bien assouplis sur des côtelettes d'agneau du Québec aromatisées au thym, romarin et fromage Saint-Agur fondant.
Un vin savoureux.
Alc. 13,5 %. Un des seuls vins de la SAQ qui n'a pas la mention «contient des sulfites».

Dans 60 magasins.

Dans un article précédent, nous expliquions comment Gérard Bertrand produit ce vin sans soufre.

3 étoiles
Prix: 
20,15 $

Naturae Chardonnay 2013

Un vin sans soufre ajouté de Gérard Bertrand.
Très aromatique, fruits jaunes, même chose en bouche, saveurs de bonbons jaunes, de banane. Belle acidité, long, assez gras, agréable. 
Bouchon de plastique.
Alc. 13 %.
En ligne et dans 121 magasins.
2 étoiles
Prix: 
20,20 $

Surani, Ares 2012

Une nouveauté!
Un vin de la maison Tommasi en Vénétie (nord Italie) qui a acquis le domaine Masseria Surani, 80 hectares en Mandurie (Salento) dans les Pouilles (sud, le talon de l'Italie) en 1997.

Le vin fait de primitivo à 50 %, de negroamaro à 30 % et de cabernet sauvignon est d'un fruité coulant assez généreux, peu tannique et peu acide. De texture souple, il se laisse boire.
Servir à 14-18 degrés sur des pâtes, viandes blanches ou rouge.
Alc. 13 %. Capsule à vis.
Arès est le dieu de la guerre dans la Grèce antique.
C'est un produit qui est introduit sur notre marché et son prix sera réduit à quelques reprises: de 1,50 $ d'ici au 13 octobre; de 10 % du 12 octobre au 8 novembre; et de 1,50 $ et - 10 % les 12 et 13 octobre dans 162 magasins SAQ.
Actuellement disponible dans 189 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,95 $ à la SAQ | Réduit à 13,45 $ jusqu'au 13 octobre

Soif, bar à vin de Véronique Rivest

La grande sommelière, championne du monde, Véronique Rivest a ouvert un bar à vin dans sa région.
Soif, sur Montclam à Hull, Gatineau.

C'est un rêve qu'elle caressait depuis longtemps.
Véronique est une collègue et une amie. Je suis allé lui rendre visite avec des amis mercredi soir.

L'endroit est bondé. Il vaut mieux réserver. L'accueil est sympathique. Le personnel est courtois, serviable, connaisseur, disponible, proactif. C'est vraiment plaisant.

La carte des vins invite à la découverte. Peu de gros bordeaux et bourgognes, californiens ou australiens, mais plutôt des vins fins, élégants, souples et originaux, les vins que préfère Véronique.

Plus de 100 vins, près de la moitié disponible au verre. Des verres de 2 onces (56 ml) de 4,50 $ à 9 $ et de 4 onces (113 ml) de 7,50 $ à 13 $.

À la bouteille, la plupart sont entre 49 $ et 71 $. La maison applique un multiple de 2 + 5 $.
Beaucoup de vins sont bio et certains sont dits naturels (sans soufre ajouté).

J'y ai goûté un surprenant païs du Chili, un beau carignan du Languedoc, un délicat poulsard du Jura, un original aliatico de Crête, un léger pinot de Corse, un rosé de Sicile déstabilisant, une petite douceur du Jurançon...

Donc, on peut s'éclater et aller dans des horizons peu connus. Il y a aussi des vins du Québec, de l'Ontario, de la Loire, d'Alsace, du Rhône, d'Italie...

La nourriture est au format tapas. On peut partager ou manger dans son coin. Il y a aussi des petits plats, le boudin à 11 $ est léger et fin, l'onglet de boeuf à 16 $ est consistant.

Les moins: le niveau sonore est élevé, les murs, plafonds et planchers en liège ne semblent pas absorber le bruit; de plus, il y fait chaud. Ces deux points peuvent être corrigés.

Donc, un endroit agréable, un choix magnifique de vins à découvrir pas trop chers, un personnel compétent et avenant. Le sourire et l'enthousiasme de Véronique. Je vais y retourner.
Unique en Outaouais et supérieur à des bars à vin de Montréal que j'ai visité.

Un plus, cet hiver:
Véronique et son équipe vont inviter des vignerons à venir présenter leurs vins aux nombreux amateurs de la région. Donc, de la belle visite!

Soif
Bar à vin
88 rue Montcalm
Hull, Gatineau,
819-600-7643
soifbaravin.ca
www.facebook.com/Soif.Gatineau

Le vin — Bien dans son assiette


L'émission Bien dans son assiette de la radio de Radio-Canada nous présente chaque semaine des reportages sur le vin. Ça se fait avec les sommeliers Robert Plamondon, Véronique Rivest et Jean-François Demers, ainsi qu'avec des vignerons, des journalistes et d'autres spécialistes. Ça va du sauvignon au bio, en passant par le champagne, la chimie, la taille, le vin de glace et le terroir.

Ces reportages audio peuvent être écoutés en ligne. J'ai fouillé dans les archives de l'émission et je retranscris ici les titres et les textes de présentations de ces reportages sur le vin et ses produits connexes. Les reportages font environ 11 minutes.

Cette page est mise à jour régulièrement.
Bonne écoute!

De courageux vignerons du Témiscamingue
2 octobre

Un vignoble contre vents et marées aux Îles-de-la-Madeleine
29 septembre

Les vins de la Grèce
25 septembre

Mise en bouteille au vignoble Isle de Bacchus
23 septembre

Vin orange : un vin blanc à la sensation de rouge
22 septembre

Le cépage rouge national d'Espagne
11 septembre

Vins festifs pour toutes les occasions
4 septembre

Les vins blancs d'Alsace et leurs cépages
28 août

Différencier les vins bio, naturels et biodynamique
21 août

Du vin de paille sur la Route des vins de la Montérégie
19 août

Couleur du vin, couleur du plat
14 aout

Les vins de classe mondiale du Vignoble d'Oka
11 août

Lire les étiquettes du vin

7 août

Les métiers du vin démêlés et expliqués
31 juillet

Master Sommelier, grade suprême de la sommellerie
28 juillet

Quelle valeur pour les vins d'épicerie?
24 juillet

La philosophie et le vin, entre l'ivresse et la raison
18 juillet

Boire de bons vins sans se ruiner
17 juillet

La contrefaçon de vins rares au Royaume-Uni
17 juillet

Du vin au goût unique à Sainte-Eulalie
14 juillet

Découvrir un pays par son vin
10 juillet

Les vins québécois victimes de snobisme
Les vins québécois sont encore boudés par les acheteurs. Inaccessibles et jugés sévèrement, ils demeurent méconnus. Mais la tendance semble vouloir changer. La première raison évoquée pour expliquer leur impopularité est leur inaccessibilité. Encore tout récemment, il s'agissait d'un produit fermier que l'on ne se procurait qu'à la propriété. La distribution s'est élargie.
La deuxième raison est que la qualité n'a pas toujours été au rendez-vous. Là aussi les choses ont changé. Mais le chroniqueur explique que les vins québécois sont encore victimes de snobisme. Troisièmement, les produits sur le marché sont faits à partir de cépages hybrides, pour avoir une bonne résistance au froid. Ils ne sont pas connus comme les vignobles d'ailleurs.  (3 juillet)

 La place des vins québécois en 2014 avec le sommelier Robert Plamondon
 

Pour juger un vin, il faut le boire

Juger un vin c'est dire s'il est correct, bon, très bon, excellent, exceptionnel ou mauvais.
Quoique plusieurs refusent de dire qu'un vin est mauvais!
Certains mettrons des étoiles, d'autres des 90, d'autres des 16 sur 20, d'autres seulement des mots.
 
Comment juge-t-on un vin?
Comme on juge, un plat, un restaurant, un film, une auto, un livre.
Le travail du critique de vin est comme celui du critique de film, de théâtre, de livre, de restaurant...
 
Il faut prendre connaissance du produit, l'essayer, l'analyser, le retourner dans tous les sens, se poser des questions à son sujet, réfléchir...
 
Peut-on juger un livre en lisant deux pages, juger un restaurant en y prenant la soupe, juger un film en voyant un extrait?
Non! Pourtant, nous jugeons souvent un vin après une seule gorgée!
 
Est-ce juste? Est-ce bien faire son travail?
Est-ce que le taux d'erreur n'est pas trop grand?
 
Pourtant les critiques de vin participent souvent à ces séances marathons où l'on déguste 10, 20, 30 vins; et plus encore dans les concours.
 
Je participe quelquefois à ces exercices. C'est commode, on peut faire le tour rapidement d'un grand nombre de vins et remplir notre calepin, notre guide, notre page de journal.
 
Mais souvent, après ces séances, nous regoûtons, ou plutôt buvons quelques-uns de ces vins à table et alors notre avis change. Le mieux coté nous déçoit à table; un autre moins bien noté se révèle meilleur!
 
Lors de ces séances, j'essaie souvent de prendre deux gorgées au lieu d'une. Mais est-ce suffisant?
 
Hier, j'ouvre une bouteille de mousseux. La première gorgée me semble agressive. La cote n'aurait pas été haute: une étoile. Mais je persiste, la deuxième est un peu plus agréable, mais encore pas deux étoiles. Plus tard, le vin s'est réchauffé dans le verre, les bulles et l'acidité sont moins agressives. Le fruité ressort, on monte à deux étoiles. Puis, on change de verre, on verse le contenant de la flute dans un verre plus grand, un verre de M. Ricardo; là le vin a plus d'éclat, il s'ouvre, il s'est réchauffé, il coule mieux, ce sera deux étoiles et demie. Il passe même l'étape de la table avec un plat de légumes.
 
Avant hier, c'est un rouge, de belle facture, je le note bien après la première gorgée recrachée, la deuxième encore mieux, puis je pousse le crachoir et je commence à le boire. Je me lasse, le vin me semble maintenant mou. Il perd des étoiles. De très bons (***) il passe à bon (**).
 
Un autre jour, un vin est meilleur après 10 minutes dans le verre à s'être réchauffé. Puis, c'est un autre qui est meilleur 15 minutes plus tard, il s'est aéré. Puis, c'est un autre qui sera meilleur après un retour quelques minutes au froid.
 
Un vin nous surprend pas ses arômes tellement expressifs, explosifs; mais quelques minutes plus tard, on le trouve trop gros, vulgaire, guidoune.
 
Dans les dégustations de groupe, les avis diffèrent plus au début lorsqu'on déguste qu'au bout de quelques minutes lorsque chacun des participants a bu les vins.
 
C'est souvent ainsi. Il y a donc quelque chose qui cloche dans notre désir de vouloir juger rapidement un ou des vins. Ce n'est peut-être pas très sérieux.
 
Toutefois, il faut admettre que si on devait boire un verre ou deux (80-150 ml) (j'en mets peu à la fois dans mon verre) de chaque vin que l'on veut juger, il deviendrait très difficile, sinon impossible de publier un guide du vin.
 
Alors que faire?
À la maison, dans mon bureau, à la cuisine; je déguste avec un crachoir, puis je bois les meilleurs et les très bons je les regoûte à table, puis souvent je redébouche une ou deux bouteilles de la veille ou de l'avant veille et les compare avec celle ou celles que j'ouvre aujourd'hui.
 
Bien sûr, il faut aussi participer à ces dégustations de 5-10 vins ou plus, mais peut-être à ces moments-là nous devrions le dire dans nos commentaires sur ces vins. Décrire le protocole serait probablement plus juste.
 
Un grand gourou de la dégustation à la SAQ, m'a déjà dit lors d'une semaine de dégustation de grands crus à Bordeaux que «c'est la première gorgée qui compte dans le jugement d'un vin». Je dirais plutôt que c'est la dernière gorgée qui compte dans le jugement d'un vin.
 
Pour bien juger un vin, il ne suffit pas d'en prendre une gorgée!
Il faut en prendre au moins un verre!

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