Barolo, Batasiolo 2010

Nez fin de petits fruits, de baies sauvages.
Rouge pâle. Lorsqu'un vin rouge est pâle, on s'attend à avoir en bouche un vin léger. Ce n'est pas le cas ici. Ce n'est souvent pas le cas des barolos. En bouche, on reconnaît tout de suite le nebbiolo à ses petits tanins serrés, secs, pointus et bien expressifs sur un beau fruité juteux et fin.
La finale est longue sur les baies sauvages. La sensation tannique persiste longtemps et c'est bien agréable.
Pour accompagner les plats corsés, les gibiers, les viandes rouges.
Alc. 14 %.
Il y a 86 barolos à la SAQ, rares sont ceux en bas de 40 $. Celui-ci est une belle introduction aux barolos.
En ligne et dans 124 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
29,65 $ à la SAQ | Réduit à 26,65 $ jusqu'au 30 novembre.

Château de Maligny, 1er cru l'Homme Mort 2013

Nez fin, floral, fleurs blanches, délicat.
Bouche, ronde, nette, fruit élégant. Belle rondeur et belle acidité, complexe.
Se laisse boire, note de poire et de caramel fin, sur une sensation minérale. Il appelle les huîtres. 
Un très beau chardonnay vinifié en cuve. «Toujours en cuves thermorégulées et sans adjonction extérieure qui serait susceptible d'altérer le caractère naturel du vin issu de ce terroir si particulier.», écrit le producteur.
Dans 93 magasins.
3.5 étoiles
Prix: 
35,75 $

Peu de bois neuf à Chablis: une raison historique

Plusieurs vignerons de Chablis n'utilisent pas de barriques de bois neuf pour élaborer leurs vins. C'est le cas de Jean-Paul Durup et de son équipe du Château de Maligny.
 
M. Durup dit qu'il n'a pas besoin de bois pour produire un bon vin. Il veut conserver la fraîcheur, la minéralité conférées par les sols de son domaine.
Lors de son passage au pays, il nous a dit qu'il y avait des raisons historiques expliquant pourquoi on n'utilise pas traditionnellement des barriques neuves en Chablis.
 
«C'est que nous sommes près de Paris. Nos vins quittaient le domaine jusqu'à Auxerre en barriques embarquées sur des charettes, puis prenaient le bateau sur l'Yonne et la Seine. Les barriques revenaient. Donc, on utilisait toujours les mêmes barriques.
 
C'était le cas aussi pour les vignerons de Champagne. Par contre, ce n'était pas le cas pour les autres vignobles loin de Paris qui ne récupéraient pas leurs fûts parce ça revenait trop cher de les faire revenir. Ils devaient donc utiliser des barriques neuves à chaque fois. De plus, à cause des longues distances, leurs vins arrivaient souvent oxydés dans la capitale. Ce qui n'était pas le cas des vins de Chablis qui y arrivaient tous frais et pimpants, d'où leurs succès auprès des consommateurs.»
 
Voilà donc, dit-il une explication historique à la non-utilisation du bois neuf en Chablis. De plus, on n'est pas tombé dans cette mode parce qu'on n'a en pas besoin, explique Jean-Paul Durup.
«Dans le but de rester proche de Dame Nature et afin de conserver au vin toutes ses caractéristiques naturelles, la vinification se fait uniquement en cuves et ne passe pas dans le bois.» Peut-on lire sur le site internet du domaine.
 
Maligny plus rond
Lors de cette rencontre un soir d'octobre à Montréal avec Jean-Paul Durup, quelques journalistes lui ont dit qu'ils trouvaient ses vins plus ronds et plus amples depuis quelques millésimes.
 
M. Durup nous expliqua qu'en effet, il y avait eu quelques modifications dans la manière de faire son vin. «On disait que notre vin n'était pas assez gras. Nous avons fait des tests de batonnage (remuage du vin sur ses lies), mais nous n'étions pas satisfaits. Le vin devenait plus gras, mais perdait en saveur et en minéralité.
 
Avec l'aide d'un nouvel oenologue depuis 2011, nous avons changé de levure. La nouvelle levure que nous utilisons contient de la poudre d'écorce et nous donne de meilleurs vins.» Il est possible aussi, comme l'admet le producteur, que le réchauffement climatique soit maintenant plus favorable à des régions nordiques comme Chablis.
 
Cette levure BRG, développée à Dijon dans les années 1990  «se distingue pour ses capacités de libération de mannoprotéines pendant et après la fermentation alcoolique ce qui renforce la rondeur en bouche», lit-on sur la fiche du produit. Elle développe des mannoprotéines comme le fait le batonnage.
 
Des problèmes de bouchon
Lors de cette rencontre, quelques collèges journalistes ont dit qu'ils étaient tombés sur plusieurs vins du domaine gâchés par de mauvais bouchons de liège.
 
M. Durup a admis qu'il avait eu de gros problèmes de bouchons ces dernières années et qu'il avait pris des mesures. Il utilise maintenant des bouchons de la marque Diam pour la moitié de sa production.
 
Ce sont des bouchons faits de liège en poussière qui sont reformés et ont l'allure de bouchons naturels. Ce sont aussi des bouchons plus étanches. Il hésite toutefois à l'étendre à toute sa production, «car je crois que l'échange d'air plus constant des bouchons naturels peut être bénéfique pour mes vins.»
 
Des vins élégants
«Que c'est bon du chablis!» c'est exclamé un collège en dégustant quatre vins du Château de Maligny. En effet, ces vins des premiers crus Vigne de la Reine, Fourchaume, Homme Mort et Montée de Tonnerre du millésime 2013 sont savoureux, ronds, tout en conservant une bonne tension, une grande fraîcheur et une belle minéralité. 

La Vigne de la Reine m'a semblé plus ronde avec de belles saveurs de beurre frais, de caramel même, du chardonnay typique, on l'aurait même cru boisé! Les trois autres m'ont paru plus tendus; l'Homme Mort a une belle acidité et la Montée de Tonnerre a un caractère minéral bien tranché. 

Ces vins sont dotés d'une belle acidité naturelle. Il ne faut pas alors hésiter à les laisser se réchauffer dans le verre. L'expression de leurs saveurs et de leurs textures peut varier énormément selon la température du vin: plus acide et rafraichissant lorsque le vin est servi froid et plus rond et savoureux au fur et à mesure qu'ils se réchaufferont. 

Les vins blancs de qualité ne craignent pas 10-14 Celcius. Ils se révèlent même plus à ces températures plus élevées.
 

Les meilleurs vins en ligne

Les régions du Québec sont moins bien desservies par la SAQ que l'île de Montréal.
Les nouveaux arrivages n'atteignent pas toujours nos rivages.
Il y a un moyen de contourner en partie l'offre inférieure faite en région par notre société étatique des alcools.
C'est par les achats en ligne.
Toutefois, sur les 8400 vins au format 750 ml présentement au répertoire de la SAQ, seulement 2600 sont disponibles en ligne.
C'est le même nombre qu'en 2009.
Sur ces 2600 vins, seulement 224 sont à moins de 15 $; 8 à moins de 10 $. 717 sont de 15 à 20 $; la plupart, soit 1024 sont de 20 à 30 $.

Du côté des bulles 144 des 478 mousseux (tous formats) sont disponibles en ligne. Pour ce qui est des vins de dessert, le choix est très limité: seulement 24 des 294 liquoreux.

Ce service est efficace et la livraison revient à 6-7 $ la caisse.

Voici les meilleurs vins disponibles en ligne dégustés au cours des derniers mois.
(Les prix peuvent varier)
 

Vins SAQ Cote Prix
Offley 20 ans 5 60,50$
Château Fortia, C.du Baron, Châteauneuf 2010 4 42,00$
Badia a Passignano 2008 4 42,50$
Offley, Late Bottled Vintage, Porto 2009 3,5 19,95$
Ijalba Graciano Rioja 2012 3,5 21,55$
Château Lamartine, Cuvée Particulière 2011 3,5 23,60$
La Moussière Sancerre 2013 3,5 29,25$
Tautavel, Grand Terroir 2011, Gérard Bertrand 3 18,75$
Bernard-Massard Cuvée de L'Écusson Brut 3 19,75$
Michel Gassier, Les Piliers, Viognier 2013 3 20,20$
Douro Reserva 2012 Sogrape 3 20,45$
Poggibano 2010 3 22,10$
Les Millères 2011, Jean Gardiés 3 23,55$
Ruché 2011 3 24,90$
Bourgogne pinot noir Les Ursulines 2012 3 24,95$
Pic Saint Loup, Zumbaum-Tomasi, Maginiai 2008 3 25,65$
Cum Laude 2010 3 30,25$
Predicador 2011 3 36,25$
Vila Regia 2013 2,5 10,50$
Marquis de Goulaine, Sauvignon Réserve 2013 2,5 16,00$
Prince Philippe, Bourgogne Aligoté 2013 2,5 16,45$
Carpenè Malvolti Prosecco Brut 2,5 17,20$
Ciliegiolo Grillesino 2013 2,5 17,55$
Pasqua Sangivese, Puglia 2013 2
11,40$
Borsao rosé 2013 2
12,90$

 

Pour savoir comment acheter en ligne, consultez le site de la SAQ : Comment acheter dans saq.com.

Alcool 10 % ! Comment faites-vous ?

Je vous ai parlé dernièrement d'un vin qui ne titre que 10 degrés d'alcool le Terrroir Grinou, un vin blanc de la région de Bergerac. Je me suis demandé «comment font-ils?» et j'ai posé la question au vigneron.

M. Guy Cuisset du Château Grinou m'a répondu d'une longue lettre dans laquelle il explique sa démarche et comment il en est venu à produire ce vin à 10 % d'alcool et qui est si bon.

D'ailleurs le vin ne contient même pas les 10,5 degrés minimum imposés par la plupart (sinon tous) des cahiers des charges des appellations AOC/AOP en vins secs.

Sa lettre est tellement intéressante et pleine d'enseignement que je veux la partager avec vous tous. J'ai donc demandé au vigneron la permission d'en publier de larges extraits.

Les sous-titres et les caractères gras sont de moi.

Les restaurateurs demandent des rabais à la SAQ

Lors d'un voyage en Italie, j'avais été bien étonné de voir que les prix des vins dans certains restaurants étaient les mêmes que chez le caviste d'en face.

C'est que le restaurateur achète en gros, il a droit à un rabais. Il achète aussi souvent directement du producteur.

Ici au Québec, il n'y a qu'un seul grossiste et c'est la SAQ. Elle n'offre pas de rabais de volume.
Les restaurateurs paient presque le même prix que les clients individuels (1 à 2 $ de moins la bouteille). Donc, même à la caisse, il n'y a pas de prix de gros.
Ce qui fait qu'ici au Québec, le prix du vin est très élevé dans les restaurants.
Un vin acheté 5 $ par la SAQ est vendu 15 dollars au restaurateur qui le vend 45 $ au client.

Les restaurateurs demandent donc un rabais de 10 %. «Étant donné l’important volume d’achats généré par le secteur de la restauration, les membres de l’industrie demandent (...) que soit instauré un programme de rabais automatique et universel par la SAQ.» C'est ce qu'on lit dans le rapport du Groupe de travail sur l'encadrement des conditions de ventes et de service des boissons alcooliques dans les restaurants. Ce rapport a été déposé le 27 octobre au ministère des Finances du Québec.

Les restaurateurs disent acheter l'équivalent de 14 % du chiffre d'affaires de la SAQ.
Ils soutiennent qu'ils bénéficient des meilleurs prix des produits alimentaires et des ristournes sauf de la SAQ. «Selon l’industrie, un programme de rabais est d’autant plus essentiel que le gouvernement doit prendre en compte le fait qu’une bouteille de vin de 0,75 litre vendue au restaurant rapporte deux fois plus en taxes que la même bouteille vendue à la SAQ.»

Toutefois, l'affaire n'est pas simple. Si le gouvernement accorde un rabais de 10 %, ceci occasionnerait une perte de près de 50 millions pour la SAQ qui devra aller les chercher ailleurs. Où?

La vente de vin est très importante pour les restaurants. C'est là qu'est le profit. Le profit facile et non pas sur la nourriture et la préparation des repas. L'alcool représente souvent de 20 à 30 % du chiffre d'affaires d'un restaurant.

La ministre de la Sécurité publique (hic), Lise Thibault, doit annoncer bientôt un projet de loi dépoussiérant la Loi sur la vente d'alcool. Le projet de loi 68 (avril 2012) sur le même sujet avait dû être abandonné lors de la chute du gouvernement du Parti Québécois.

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Source
Dépôt du rapport du Groupe de travail sur l’encadrement des conditions de vente et de service des boissons alcooliques dans les restaurants, 27 octobre 2014. Ministère des Finances du Québec. Document PDF, 40 pages.

Le milliard de la SAQ

Qui veut perdre le milliard?
Dans sa propagande contre la libéralisation de la vente du vin au Québec, la direction du syndicat de ses employés affirme que nous perdrions un milliard si on touchait à la SAQ.

Cet argument ne résiste pas à l'analyse. Ce milliard est la somme exigée de la SAQ par le gouvernement du Québec. C'est la majoration qu'applique la SAQ sur le prix coutant (ex. 135 % sur les vins de 16 $). Il fait partie des revenus exigés du ministre des Finances, c'est donc une taxe.

Même si le commerce du vin est libéralisé — même si à l'extrême tout ce commerce est privatisé comme en Alberta — jamais le gouvernement n'abandonnera ce milliard. D'ailleurs lorsque l'Alberta a privatisé son commerce de l'alcool, elle n'a pas abandonné sa majoration qui était de 400 millions $. Les points de vente sont plus nombreux et la majoration de l'Alberta sur la vente d'alcool rapporte maintenant 729 millions de dollars.

Notons aussi qu'il se vend du vin en épicerie au Québec (11% des ventes s'y font, soit 313 millions $ et un autre 6 % dans les agences), et la majoration de la SAQ s'applique, même si le vin n'est pas vendu dans les succursales de l'État, mais en commerce privé. Finalement, le vin en importation privé est aussi majoré.

Donc, nous pouvons relaxer et continuer paisiblement ce débat, car nous ne perdrons pas notre milliard!

Oui, rouge avec dinde, malgré le syndicat SAQ

Une vidéo de propagande contre le système privatisé de vente de vin en Alberta nous montre des employés albertains des commerces de vin de cette province proposant du vin rouge avec de la dinde. C'est présenté comme étant une mauvaise suggestion. La conseillère de la SAQ «a reçu des conseils douteux, comme d'accompagner de la dinde avec du rouge.» lit-on dans le site Canoe.

Pourtant, dans le site même de la SAQ, la plupart des vins donnés en suggestion pour accompagner la dinde sont des rouges.

Sur le site français PlatsnetVins, tous les premiers vins suggérés pour accompagner la dinde sont des rouges.

Dans «La bible des accords mets et vins» de France de Palma en collaboration avec Les Connaisseurs SAQ, on recommande aussi du rouge avec certains plats de dinde.

«La dinde de Noël s'accommode très bien de vins rouges corsés, et même puissants», écrit Jacques Benoit dans La Presse.

Jacques Orhon propose une petite-syrah (rouge) ou un saint-chinian rosé avec un sandwich de rôti de dinde à l'émission Des kiwis et des hommes.

La dinde c'est blanc, alors on propose du vin blanc! Ça me semble une belle réponse de fonctionnaire.
Va-t-on proposer un rosé avec notre bifteck rosé?

«Côté accord, la viande de la dinde est également plutôt polyvalente, et permet de jouer à la fois dans la cour des rouges et des blancs», nous dit Simon Gaudreault sur le bloque de la société d'État blogue.saq.com/tchin-tchin/cest-le-temps-dune-dinde

Donc, rouge ou blanc avec la dinde?
Je vais répéter ici ce que j'ai écrit en décembre 2010.

Des vins pour la dinde
Quel vin servir avec la dinde? Du rouge, du blanc?
C'est selon vos goûts, ceux de vos invités et selon la sauce et les condiments qui accompagnent la digne volaille.
Pour une sauce et des condiments épicés, je suggère plus blanc que rouge.
Sinon, ce sera plus rouge que blanc.
Recherchez les vins avec une bonne acidité pour trancher dans cette volaille robuste, les vins peu tanniques et au fruité non confituré.
Si vous avez des vins vieux, ce sera encore mieux.

La SAQ pousse le bouchon !

Je suis allé à la librairie cette semaine comme d'habitude pour acheter mes magazines et le nouveau Guide Aubry. J'ai vu ce livre «La SAQ pousse le bouchon !» d'Éric Duhaime. La libraire m'a mis en garde en me signalant que c'était écrit par un gars de droite. Trop curieux, j'ai pris le risque quand même.

C'est un livre petit format qui se parcours rapidement.

On y rappelle les scandales de l'Uruguay, de l'Euro. On y donne des exemples de bureaucratie extrême, comme les cas de Pur Vodka, du Marché des Saveurs, de la bière Archibald, du cas Marcel, de Michel Julien, du domaine Félibre, des agences et de Radio X. On y fait l'historique de la SAQ, un retour sur l'affaire Geloso-dépanneurs, du «mur de Chine» entourant le Québec.

Au sujet de la privatisation en Alberta, on y rappelle l'obligation de passer les commandes par l'acheteur unique Connect Logistics.

On y parle de la «grande noirceur oenologique» des vins de dépanneurs; des pauvres consommateurs de vin plus taxés que les riches; de la concurrence, des journalistes : «Du propre aveu de la SAQ, ces chroniqueurs se font "suggérer" les thèmes à aborder ou les produits à mentionner». De la censure : «Lorsque vinquebec.com et Yves Mailloux ont sorti ce scandale, aucun des grands médias n'en a même fait mention.» Et encore «Le monopole conduit à la manipulation de l'information.»

On y parle de la peur : «tout le monde a peur de me parler.» «Un régime de terreur semble régner pour tous ceux et celles» qui travaillent dans le monde du vin au Québec. «Tous craignent les représailles de la toute puissante SAQ.»

Au sujet des prix des vins : «on a la conviction de se faire carrément avoir, on tend à acheter moins.»

«La SAQ gère un marché artificiel et cherche à copier les marchés naturels.»

Pour Éric Dumaine, les prêtres des années 1960 ont été remplacés par des fonctionnaires qui sont l'autorité suprême. Il dit que «le monopole public a eu son utilité en son temps», puis «brimant la liberté des consommateurs, des producteurs locaux...» et que maintenant «nous exigeons d'être traités en individus libres qui ont le droit de choisir, de produire et de vendre...»

M.Duhaime propose des solutions et ça ne passe pas par la privatisation.

Somme toute, un livre bien documenté, bien intéressant — pour gens de gauche comme de droite — qui fait le point sur le commerce actuel du vin au Québec et qui contribue au débat récurant sur l'avenir de notre «cher» Société des alcools du Québec.

La SAQ pousse le Bouchon !
Éric Dumaime, vlb éditeur, Quebecor Media
157 pages. Octobre 2014.  ISBN : 978-2-89649-608-2
19,95 $ en librairie. 11,99 $ en livre numérique.
 

Val Pas Res 2011

Le vin de la semaine ! 
La terre de mon père, Jérome Ferrer
Corbières, Domaine La Rune
Une très belle bouche, sur des notes de cerise, de bleuet, d'épices, de thym et quelque chose qui rappelle le graphite. C'est serré, légèrement tendu. Les tanins sont fins. D'une belle présence en bouche. Délicieux.
Un vin différent, original et très plaisant à boire.
Une belle découverte!
Jérome Ferrer du restaurant Europa à Montréal.
Sur la contre étiquette, on lit «Mon père fut toute sa vie artisan de la vigne et du vin dans un petit village des Corbières. Quelques années plus tard mon cousin me permettra de reprendre ses terres au passé chargé d’histoire. Aujourd’hui je suis fier et ému de vous faire partager la terre de mon père.»

Carignan et syrah.
Sur le site, on lit «Val Pas Res» dans le patois local qui signifie ça ne vaut rien, un petit clin d'oeil à Adrien le père de Jérôme Ferrer, qui utilise cette expression couramment.»
Alc. 14,5  %.
Était en importation privée 23,35 $ particuliers et 21,46 $ pour les restaurateurs importation-amg
Dans 34 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
18,75 $

Hungaria, Grande Cuvée Brut mousseux

Le mousseux le plus populaire auprès des Québécois!
C'est vendredi demain. N'oubliez pas notre tradition des bulles du vendredi, la journée du mousseux
Celui-ci est bien floral avec des arôme qui rappellent la pêche, un peu la nectarine, un peu poire ou plutôt pelure de poire. D'une belle présence en bouche. Sec. Semble meilleur encore que les arrivages précédents. Belles bulles, beau fruité (pomme), une petite sucrosité sur cette acidité vive lui donne une belle persistance, je dirais même très long en bouche. Étonnant à ce prix.
Les gens du forum Chacun son vin lui donnent 4 étoiles!
Alc. 11,5 %.
Un produit régulier dans 397 magasins.
3 étoiles
Prix: 
13,70 $ à la SAQ | Réduit à 12,70 $ jusqu'à la fin du mois.

C'est le Pakistanais qui vend le vin!

Une publicité du syndicat de la Société des alcools du Québec a semé tout un émoi dans la presse canadienne anglaise.

Dans sa vidéo anti privatisation de 14 minutes, le syndicat Semb-SAQ fait entendre un Albertain qui dit «ici en Alberta, c'est le Pakistanais, ou c'est l'Indien qui ne connait rien du vin qui ne boit même pas du vin qui vend le vin.»

Après les protestations des médias anglophones, la direction du syndicat a promis d'enlever ce segment de sa vidéo.

Il est intéressant de noter qu'aucun média écrit n'a mentionné que l'Albertain en question est un noir et qu'aucun média francophone n'a mentionné cette controverse (du moins dans ce qui est rapporté par Google Actualité).

Vous pouvez voir et entendre l'extrait censuré sur le site de la Gazette de Montréal.

Les titres de Google News concernant la SAQ:

Quebec liquor store union sorry for offensive video CBC.ca
Union apologizes for racist remark in video defending Quebec's liquor monopoly
bnn
Quebec union apologizes for racist comments targeting Alberta's private liquor ...
CTV News
Union apologizes for racist remark shown in video defending Quebec's liquor ...
CTV News 
Union edits 'Indians' and 'Pakistanis' comment out of SAQ video
CJAD 
'Racist' comment to be excised from liquor-store video
Montreal Gazette
Racist wine video sparks outrage 
The Drinks Business

 

Les prix sont bons au Québec, dit le président de la SAQ

«Les prix sont bons au Québec, les prix sont dans la bonne moyenne» a dit le président de la Société des alcools du Québec à une émission radiophonique locale à Montréal ce matin. 1
«On ne paie pas plus cher... Les prix sont dans la bonne moyenne en Amérique du Nord... on fait une bonne job», dit M. Alain Brunet
Il dit qu'un blogue rapporte «1 ou 2 % d'écart».

Pourtant si on regarde les chiffres, on n'a pas le même portrait du tout.
«Les spiritueux se vendent en moyenne 11 % plus cher au Québec que partout ailleurs dans cette recherche, alors que pour le vin, il s’agit d’une différence de plus de 23 %.» 2

C'est ce qu'on lit dans le document de recherche Le monopole d’État versus l’entreprise privée dans la vente de vins et spiritueux présenté par Maxime Péloquin pour l'obtention de sa maîtrise à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

Le chercheur a étudié les prix de 50 vins et de 50 spiritueux disponibles dans trois monopoles et dans trois grands magasins privés en Amérique du Nord.

Les monopoles sont ceux du Québec, de l'Ontario et de la Pennsylvanie. Les grands marchands privés sont Bev-Mo (Californie), 67 Wine and Spirits (New York) et Crown Wine and Spirits (Floride).

On y lit qu' «au final, 85 % des produits, quels qu’ils soient, se retrouvent à des prix supérieurs sur les tablettes des deux monopoles canadiens.»

Le résultat, pour le vin seulement, c'est 23 % plus cher à la SAQ que dans les 5 autres commerces, taxes et taux de change compris.
Comparé à l'Ontario, le vin est 7,63 % plus cher au Québec.

Même le monopole de la Pennsylvanie fait mieux que la SAQ et la LCBO. «En fait, cette société d’État (américaine) est même plus compétitive au niveau des prix que certaines entreprises privées utilisées dans la base de données», note M. Péloquin dans son mémoire de maîtrise.

1. 98,5 fm, Paul Arcand interroge Alain Brunet, 6 novembre 2014

2. «Le monopole d’État versus l’entreprise privée dans la vente de vins et spiritueux», Maxime Péloquin, École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke, avril 2014, 72 pages.

Ijalba Graciano Rioja 2012

Très foncé, très aromatique, beaux arômes de chocolat.
Bouche ample, du costaud, très corsé, presque joufflu.
Les saveurs de chocolat reviennent en bouche, un beau boisé, figues, cerises noires et olives. De la martière en masse sur une texture serrée et tout de même bien tendu. Riche. Très long 
Il en donne beaucoup pour le prix. Alc. 14,5 %.
Graciano est le nom du cépage. Pour un plat costaud. 
En mettre en cave pour quelques années.
En ligne et dans 107 magasins.
3.5 étoiles
Prix: 
21,55 $

Feudo Principi di Butera, Syrah, Sicile 2011

De beaux arômes de fruits frais. Bouche ample, bien fruitée et caressante.
Les tanins sont bien enrobés par ce fruit généreux.
Longue finale. De la belle syrah. 
Alc. 13,5 %.
Dans 52 magasins.
3 étoiles
Prix: 
19,05 $
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