Sancerre, Le Clos de Bannon, Domaine Fouassier 2017

Un très beau sancerre bio, vivace, coulant, élégant, fin, équilibré et savoureux.
Sauvignon cultivé en biodynamie depuis 2000.
Un vignoble de 60 hectares.
Dans 7 magasins.
Alc. 13 %. Sucre 1,4 g/l.

3 étoiles
Prix: 
31,75 $

LE SALON DES ASSOIFFÉS

 

Salon des assoiffés, musée de l'histoire, Gatineau

La grande sommelière Véronique Rivest a organisé un salon des vins en Outaouais. Le salon des assoiffés qui en est à sa deuxième édition et qui se tenait au magnifique musée de l’histoire (Musée des civilisations) à Gatineau.

Véronique a choisi elle-même les exposants: que de bons vignerons et que de bonnes agences de vin. Évidemment à son gout, des vins bios, biodynamiques, nature et même en cosmoculture.

La grande surprise de ce salon, pour moi et pour plusieurs de mes amis a été la grande qualité des vins québécois présentés.

Mentionnons, le Vignoble Domaine du Fleuve avec en particulier son riesling et son saint pépin appelé Saint-Laurent. Puis les domaines du Nival, Les Pervenches, Vignoble Coteaux Rougemont et Domaine Bergeville pour ses mousseux de grande qualité.

Parmi les agences mentionnons Wino Import, Balthazard, Vins Origine, Ward, Rézin, Les Vieux Garçons, VinVrai, La QV et Vini-Vins. Pas tous très connues, il y en avait même dont je n'avais jamais entendu parlé. Des vins en commandes privés et quelques vins disponibles à la SAQ.

C’était une occasion magnifique de gouter des vins québécois et des vins dits nature de grande qualité.

Parmi les vins étonnants, mentionnons un très beau vin rouge de Serbie, les bulles de Bergeville, un Julienas pur jus nature, un rosé d’Ombrie fait de cilliegio de Montemelino et de rafraichissants saint-pépins du Québec.

Au final, de beaux vins nature bien propres, bien fruités, vivants, gouleyants et appétissants.

Pas de gros vins, pas de blockboosters, pas de gros merlots ou de massifs cab. Pas de 100 points Suckling-Parker. Que des vins de soif! Bravo Véro!

Ce sont des vins que l’on peut retrouver à l’occasion au bar à vin Soif.

Véronique Rivest

 

  Voir quelques photos de l'évènement dans Facebook.
 

Meinkland, Grüner Veltliner 2018

Le taux d'alcool indiqué de ce vin est de 11 %. Ce qui est bien rare aujourd'hui.
Il est fait du cépage velteliner vert, appelé aussi grüner veltliner, veltliner gruen et valtelina, qui «serait issu d'un croisement intraspécifique naturel entre le savagnin et une autre variété ancienne autrichienne du nom de saint georgen.» Le Catalogue international des variétés de vigne ne mentionne que le savagnin comme parent.

Cépage en vogue. Il y a 46 vins de ce cépage aujourd'hui à la SAQ.

Ce vin est différent des autres vins de ce cépage dégustés ces derniers mois. Celui-ci est plus gras, miellé avec des notes de noix.
C'est original, sec et très agréable à boire.

 

Le même vin d'une autre bouteille a été dégusté par après au Salon des Assoiffés et n'avait pas ces saveurs de miel et de noix. Il était plus classique. Donc, la première bouteille était légèrement oxydée. J'ai préféré la version oxydée.

 

Meinkland un domaine de 25 hectares.

Alc. 11 %. Sucre 2,8 g/l. Culture en biodynamie. Capsule à vis.
En ligne (138) et dans 39 magasins.
 

3 étoiles
Prix: 
20,70 $

Léon Beyer, Riesling Réserve 2015

Un vin blanc sec d'Alsace fait de riesling et bien désaltérant.
Le vin est assez vif, frais, sec et savoureux.
Il dégage de fins aromes pétrolés typiques de ce cépage.

Alc. 12,5 %. Sucre 3,1 g/l.
En ligne (23) et dans 287 magasins, dont 7 SAQ-Dépôts.

2.5 étoiles
Prix: 
19,00 $

Pinot Gris, Albert Mann 2017

C'est gras, frais, ample, d'un beau fruité, peu acide.
D'une certaine sucrosité qui lui confère une belle richesse.
Agréable en apéritif.
Capsule à vis.
Alc. 13,5 5. Sucre 11 g/l.
En ligne et dans (76) et dans 80 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
29,00 $

Non au boycottage du vin australien

Des citoyens du Québec lancent un appel au boycottage du vin australien. Le journal LeDevoir publie ce matin une lettre d’opinion intitulée «Boycottons les vins australiens», signée par M. Jean-Pierre Martel.

M. Martel reproche à l’Australie de se plaindre à l’Organisation mondiale du commerce que le Canada ne respecte pas ses obligations internationales signées lors de l’accord du GATT. Cet appel au boycott est aussi lancé par plusieurs québécois dans les réseaux sociaux.

L’Australie voudrait avoir les mêmes droits que les producteurs du Québec, de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse et de la Colombie-Britannique.

Le Canada a déjà accepté pour la Colombie-Britannique en signant deux traités avec l'Australie et les États-Unis. Les vins étrangers y auront les mêmes droits que les vins locaux. Mais il n’y a pas encore d’accord pour les autres provinces.

L’accord du GATT dit, entre autres, ceci:
« 1. Tous avantages, faveurs, privilèges ou immunités accordés par une partie contractante à un produit originaire ou à destination de tout autre pays seront, immédiatement et sans condition, étendus à tout produit similaire originaire ou à destination du territoire de toutes les autres parties contractantes.» (GATT III)

Les provinces canadiennes ne respecteraient pas cet accord selon l’Australie qui est appuyée par la plupart des pays producteurs de vins dont ceux de l’Union européenne.

Au Québec, par exemple, seuls les vins embouteillés dans la province peuvent être vendus dans les supermarchés, épiceries et dépanneurs.

De plus, les vins québécois ne paient pas la marge de la SAQ; alors que les autres y sont soumis.

L’Australie, l’Europe, le Chili, l'Argentine, les États-Unis et autres veulent la réciprocité. Le Canada a le droit de commercer librement son whisky canadien, son gin québécois, son sirop d’érable et autres dans ces pays; alors ces derniers veulent avoir le même droit.

Le Canada devra donc vraisemblablement répondre favorablement à cette demande ou faire un compromis et proposer quelque chose d’autre en échange.

__________

Préjugé 2017

Un chardonnay léger, souple, bien équilibré et pas compliqué.
Servir à 8-10 degrés.
Bouchon de liège aggloméré Diam.
Produit de la maison Ventenac dans la région de Cabardès en Languedoc.
Alc. 13 %. Sucre  2,3 g/l.
En ligne (8) et dans 51 magasins.
 

2 étoiles
Prix: 
17,70 $

Castello di Albola, Chianti Classico Riserva 2013

Un vin suave à la texture assez serrée.
Une belle bouche vive au fruité fin, cerise.
Une note de tabac ou de café en finale.
Pas corsé, mais pas léger non plus.
D'un bel équilibre et agréable à boire.
Alc. 13,5 %. Sucre 1,7 g/l.
Dans 27 magasins.

3 étoiles
Prix: 
24,95 $

Château Tanesse 2015

Un très beau vin de Bordeaux mature !
C'est agréable, raffiné, mature, fin, coulant sur de beaux tanins bien lissés.
Ça sent et ça goute le bordeaux.
Appellation Cadillac Côtes de Bordeaux.
Un domaine de 30 hectares de vignes.
Le site internet de la SAQ dit cépages merlot 55 %; cabernet sauvignon 40 % et cabernet franc 5 %. La contrétiquette et le site du producteur disent plutôt que ce sont les proportions de l'encépagement du domaine.
Alc. 13,5 %.  Sucre 2,1 g/l.
En ligne (8) et dans 81 magasins.

3 étoiles
Prix: 
20,00 $

Côte de Brouilly, Stéphane Aviron 2016

D'une belle complexité aromatique et gustative.
Un beaujolais de caractère, une texture ferme sur des tanins fins.
Un beau fruité rond.
Une note terreuse agréable en finale
Sucre 2 g/l.
En ligne (28) et dans 102 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,95 $

Le vin importé disponible en épicerie

Le vin local perd son monopole sur les rayons des épiceries de la Colombie-Britannique.

Suite à une plainte des États-Unis devant l'Organisation mondiale du Commerce, le Canada a accepté lors des dernières négociations pour l'Alena 2 de ne plus limiter la vente de vin dans les supermarchés de la Colombie-Britannique à des vins locaux.

Le Procureur général de la Colombie-Britannique a donc ordonné que cette nouvelle politique s'applique dès cette semaine.

Il dit qu'il reviendra à chaque épicerie de vendre ou non du vin importé.

Du côté du Québec, la vente de vin importé est toujours interdite en épicieries. Mais ça pourrait changer.

En effet, l'Organisation mondiale du commerce entendra pendant deux jours la semaine prochaine la plainte de l'Australie concernant l'interdiction de vendre du vin importé dans les épiceries de certaines provinces canadienne.

L'Australie dit que le Canada ne respecte pas plusieurs articles de l'Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT de 1994: Art. III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12)  Selon ces articles, les taxes, lois et règlements «ne devront pas être appliqués aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale.»

L'Australie est appuyé dans sa demande par l'Argentine; le Chili; l'Union européenne; la Nouvelle-Zélande; l'Afrique du Sud; les États-Unis; l'Uruguay et plusieus autres.

Actuellement seul les vins produits au Québec peuvent être vendu dans les épiceries. Les vins importés en vrac et embouteillé ici sont considérés comme étant des produits canadiens puisqu'ils peuvent y être modifiés et mélangés.

De plus, les vins des vignerons québécois ont un accès particulier aux épiceries puisqu'ils peuvent leur être vendu sans payer la marge de plus de 100 % de la SAQ.

La décision de l'OMC pourrait intervenir dans quelques mois.

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Caespes 2016

Un vin blanc italien fait du cépage timorasso, un cépage bien rare.
C'est absolument savoureux, sec, salé et original.
Appellation Colli Tortenesi Terre di Libarna, en Piémont.
Vendanges manuelles.
Alc. 12,5 %. Sucre 5,4 g/l.
Dans 69 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,00 $

CHRONIQUE VIN OU PUBLICITÉ (suite)

Je reviens aujourd'hui sur cette histoire de publicité caméléon sur le vin dans le quotidien en ligne leSoleil.

C'est une forme de publicité particulièrement adaptée à internet. Elle vise, entre autres, à éviter d'être cachée par les bloqueurs de publicité et à ressembler aux articles des journalistes et ainsi se fondre dans le décor. Le lecteur ne se rend pas toujours compte que c'est de la publicité.

Ce type de publicité est appelé publicité intégrée; publicité caméléon ou encore publicité native de l'anglais native advertising.

Publicité caméléon

«La publicité native est une méthode de marketing actuellement en vogue auprès des annonceurs», écrit l'Union des consommateurs. «Elle vise principalement à se fondre dans le décor», ajoute l'Union des consommateurs dans un rapport de recherche.

Le 5 novembre dernier, l'Union des consommateurs a publié une étude bien étoffée sur le sujet. «Publicité native : entre information et mirage.» Le résultat de recherche sur le terrain. 

«Diverses méthodes sont utilisées par les médias d’information pour distinguer les contenus publicitaires des contenus journalistiques ? La divulgation du caractère publicitaire devrait toujours être explicite, claire et sans ambigüité. Or, notre recherche terrain nous a amené à constater que les bonnes pratiques constituent l’exception plutôt que la règle. Le lecteur pourra donc être manipulé par l’utilisation d’un discours incitatif qui prend la forme d’un article journalistique. Mais il y a pire : c’est le droit constitutionnel du public à une information indépendante et de qualité, assise fondamentale de l’exercice démocratique, qui est menacé.»

Les chercheurs ont constaté que les médias canadiens n'étaient pas transparents.

Les pratiques de la grande majorité des quinze médias canadiens analysés ont été jugées répréhensibles.»

L'union des consommateurs fait des recommandations aux médias d'information et aux publicitaires, dont :

  • une divulgation du caractère publicitaire d’un contenu à toutes les étapes (hyperlien et contenu) par:
  • l’utilisation d’une mention explicite du caractère publicitaire d’un contenu, avec un terme clair:«publicité» ou «contenu publicitaire», apposé à proximité du contenu et du lien;
  • la différenciation visuelle entre les contenus publicitaires et les contenus journalistiques et celle des liens qui mènent vers ces contenus;
  • des emplacements distincts qui séparent la publicité de l’information;
  • l’identification de l’annonceur (par apposition du logo ou autre);
  • l’utilisation d’une combinaison de plusieurs méthodes de divulgation;
  • l’utilisation d’un avertissement clair et visible, à proximité du contenu, sur l’implication respective du média et de l’annonceur dans la rédaction du contenu;

À l'évidence, le journal leSoleil n'a suivi aucune de ces recommandations. 

__________

L'Union des consommateurs est un organisme à but non lucratif qui regroupe 13 groupes de défense des droits des consommateurs. Les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF)

Publicité native : entre information et mirage (2018 - PDF 162 pages)
  Un résumé

CHRONIQUE VIN OU PUBLICITÉ

Est-ce une chronique vin ou une publicité ?

Une mention apparue dans la page Facebook du journal LeDroit a attiré mon attention ce matin.

On y lit que « Cette semaine, Sébastien Légasse, notre chef sommelier, vous présente...» des vins. En cliquant sur le lien, ça nous même à un article du journal leSoleil intitulé «Les précieux conseils d'Alfred» et c'est signé « Contenu partenaire Alfred + Groupe Capitales Médias» !

Le Alfred en question est une entreprise qui vend du vin (Voir www.alfred.vin). D'ailleurs, le même article apparait dans le blogue de ce vendeur. La firme Alfred agit comme agent de la SAQ. Tel me mentionné dans le site de la compagnie : «Alfred a l’autorisation de La Société des alcools du Québec (SAQ) afin d’agir à titre d’agent de la SAQ afin d’effectuer l’achat et la vente de vin entre ses membres et en assurer lui-même ou par le biais de partenaires...»

Et que veut dire «Contenu partenaire » ? De la publicité cachée ?


L'article commence par « Cette semaine, Sébastien Légasse, notre chef sommelier, vous présente... »

Le chef sommelier du journal leSoleil, ou plutôt le Chef de Service expertise produit de l'entreprise Alfred, comme il apparait dans la page Linkedin de M. Légasse. (*)

Au journal leSoleil, Monsieur Gilles Carignan, éditeur adjoint et vice-président information, me répond qu' «il n’y a rien de caché: l’appellation "Contenu commandité" qui présente l’article indique bien, selon nos règles habituelles, qu’il ne s’agit pas d’un contenu rédactionnel maison, mais d’un contenu produit par un partenaire, dans ce cas-ci Alfred, que nous relayons. Le titre ne saurait être plus clair.»

Pourtant, cette indication «Contenu commandité» n'apparait pas du tout dans l'article ni dans la page vin du journal. Elle est peut-être ailleurs, mais je ne l'ai pas trouvée!

Pourquoi ne pas indiquer clairement «Publicité» au lieu de «Contenu partenaire» ?
C'est présenté comme des suggestions d'un sommelier, alors que celui-ci travaille pour un vendeur de vin.
Qui paie qui ici ?

Cette publicité apparait aussi dans les quotidiens La Tribune; Le Quotidien; Le Nouvelliste et LeDroit qui y ajoute la signature de Caroline Chagnon! Elle apparait aussi dans les comptes Twitter de ces médias (Voir ici). Elle apparait aussi dans le moteur de recherche de Google, sans aucune mention de son caractère commercial publicitaire.

De plus, le lecteur est invité à partager cet article sur les réseaux sociaux comme pour les autres articles du journal !

Il n'y a donc pas ici de distinction nette entre l'information et la publicité !

Pourquoi agir ainsi ?

_______

* Le Soleil a remplacé dans l'article «notre chef sommelier» par «chef sommelier d'Alfred».

Menti, Riva Arsiglia 2016

Un vin blanc bio d'Italie savoureux, ferme, assez gras, sur de jolies saveurs de noix et d'oranges.
Petite note oxydative en finale.
Délicieux et bien équilibré.
Cépage : garganega. Récolte manuelle. Levures indigènes.
Culture en biodynamie. Appellation : vin de table.
Une production de 14 000 bouteilles.
Alc. 12,5 $. Sucre moins de 1,2 g/l.
Capsule à vis.
Dans 71 magasins.

3 étoiles
Prix: 
28,10 $ à la SAQ | 18,45 € en Italie

Foloi, Mercouri 2018

Un vin grec floral, lilas, violet et muscaté.
Petit perlant désaltérant en bouche.
C'est vif, franc, original et savoureux.
Laisse une belle sensation en bouche.
Pour l'apéritif et pour les salades, les crevettes...
Fait de roditis à 90 % complété de viognier.
IGP Péloponnèse.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,5 g/l.
Dans 39 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,70 $

Chinon, Pierres Chaudes 2017

Au début une petite odeur d'écurie, puis de crème, de fruit, de prune très mure.
La bouche est ample et bien fruitée avec une note de cuir.
Servir frais à 14 degrés.
Cabernet franc. Culture en biodynamie.
Producteur : Sandrine et Fabrice Gasnier.
Dans 34 magasins.

2 étoiles
Prix: 
25,35 $ à la SAQ | 11 € en France

Primitivo, Berselli & Solferino Signature Collection 2017

Nez fruité, de prune.
Une bouche ample, charnue, peu acide, velouté au fruité sucré sur une note de vanille.
Un vin de facture moderne et de style Nouveau Monde.
Cépage Primitivo. Régions: les Pouilles. Producteur Alma Wines.
Alc. 14,5 %. Sucre 6,1 g/l.   [Échantillon reçu]
En ligne (64) et dans 110 magasins.

1.5 étoiles
Prix: 
19,95 $

Tenuta Arbéta, Langhe Nebbiolo 2017

Des aromes et des saveurs de prunes dans ce vin plutôt costaud.
Le vin laisse une sensation sucrée en bouche.
Les tanins du nebbiolo sont fermes.
Région du Piémont. Producteur : Alma Wines
Alc. 14 %. Sucre 1,7 g/l.  [Échantillon reçu]
En ligne (22) et dans 100 magasins.

2 étoiles
Prix: 
18,60 $

LE SCANDALE DES VINS EN VRAC À LA SAQ (suite)

Du vin acheté en vrac à 84 cents et revendu de 10 à 16 dollars! (Voir Le Scandale des vins en vrac à la SAQ.)

Comment est-ce possible ?

Un vin payé 5 dollars par la SAQ nous est revendu 15 dollars. La SAQ fonctionne par «cout majoré». C'est-à-dire qu'elle ajoute des montants et des pourcentages déterminés au prix coutant, puis les taxes. Donc, plus elle paie cher, plus elle fait d’argent. C'est une méthode très bureaucratique. Elle peut agir ainsi parce qu'il n'y a pas de concurrence.

Alors, comment peut-on passer de 84 cents à 15 $ ?
   
         — En ajoutant un intermédiaire.

La SAQ est un monopole. Elle seule a le droit d’importer de l’alcool selon la loi fédérale.


(Extrait de la loi)
Interdictions
    3 (1) Nonobstant toute autre loi, nul ne peut importer, envoyer, apporter ou transporter, ou faire importer, envoyer, apporter ou transporter dans une province de la boisson enivrante provenant d’un endroit situé au Canada ou à l’étranger, sauf si cette boisson a été achetée par ou pour Sa Majesté ou le gouvernement de la province où elle est importée, envoyée, apportée ou transportée, ou un fonctionnaire ou organisme du gouvernement qui, en vertu du droit de la province, est revêtu du droit de vendre de la boisson enivrante, et si la boisson lui est consignée. »
(Loi sur l’importation des boissons enivrantes)

De plus, la SAQ écrit dans son document Politique d'achat et de mise ne marché de la Société des alcools du Québec que

La SAQ transige directement avec ses fournisseurs et ne reconnaît aucun intermédiaire dans ses transactions commerciales.»

Toutefois, la SAQ fait une exception pour le vin en vrac. Sa Majesté demande à d’autres de l’importer sous sa permission, puis de l’embouteiller et elle l’achète d’eux, comme nous le dit sa porte-parole.

Pour respecter la disposition de la loi fédérale, la SAQ autorise, au Québec, chaque importation de vrac par les embouteilleurs»

Grace à ce stratagème, la SAQ paie ainsi ce même vin plus cher.

Car si la SAQ achetait elle-même ce vin en vrac à 84 cents, elle pourrait nous le revendre en vrac à 3 dollars. Ou encore, l’embouteiller et nous le revendre 4 dollars.

Mais non, elle préfère l’acheter plus cher d’un intermédiaire et le revendre 6 dollars aux épiciers et environ 12 dollars dans ses propres succursales!

Ainsi, elle fait plus d'argent et en fait faire plus à ses collaborateurs : les embouteilleurs.

Par contre, le consommateur, lui, n'est pas gagnant à ce jeu-là. Il paie 15 dollars un vin qui ne vaut que 84 cents.

Alors, lorsque vous achetez ce vin en épicerie ou à la SAQ soyez conscients que cette bouteille ne contient que 84 cents de vin !

____________

Vous trouverez à cette adresse la liste des 700 vins en vrac vendus emboiteillés au Québec.

Commission des Finances publiques. Études des crédits 2019-2010
Demandes de renseignements particuliers de l'opposition (PDF)

Ventes de vins en vrac et embouteillés au Québec 2018-2019
Pages 148 à 159.

La Gordonne, Font Freye, Rosé

Un bon rosé frais, léger et bien équilibré.
Rien ne dépasse, pas trop d'alcool, pas de sucre, pas trop acide.
De belles saveurs de petits fruits.
C'est gouleyant et bien rafraichissant.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,4 g/l.
Producteur : Les Grands domaines du littoral.
En ligne (36) et dans 110 magasins, dont 6 SAQ-Dépôts.

2 étoiles
Prix: 
16,95 $

Marsannay, Le Clos, René Bouvier 2016

Un très beau vin blanc de Bourgogne.
C'est à la fois gras, ample et élégant.
La finale est longue sur belle note fruitée et légèrement beurrée.
Assez complexe et bien agréable.
Bien fait. Un beau chardonnay à servir à 10-12 degrés.
Dans 35 magasins.

3 étoiles
Prix: 
37,50 $ à la SAQ | 21,95 € en France

Al-Muvedre, Telmo Rodriguez, Alicante 2017

Il y a 8 vins de ce réputé producteur espagnol à la SAQ aujourd'hui.
Ils proviennent de plusieurs régions d'Espagne.
Celui-ci est le moins cher des huit.
Il provient de la région d'Alicante.
Le vin est bon, un peu rustique sur de beaux tanins assez présents. Le fruité est simple. C'est bien fait et pas compliqué.
Cépage monastrell. Alc. 14,5 %. Sucre 3,8 g/l.
Servir à 14-15 degrés.
En ligne (55) et dans 131 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,05 $

Eh non, ce ne sont pas les bons cépages !

Un retour sur mon article concernant les informations non fiables dans les fiches produits du site internet de la SAQ; L'information dans le site SAQ.com est-elle fiable ?

  On a finalement trouvé les bons cépages !

Un petit rappel de l'histoire: une lectrice m'écrit pour me signaler que je ne donnais pas les mêmes cépages de la SAQ pour un vin. Alors que saq.com indiquait 80 % nero d’avola, carricante et frappato, je donnais nero d’avola, syrah et cabernet sauvignon pour ce vin, tel qu'indiqué dans la fiche technique de l'agence Trialto.

Et je disais à la dame que depuis de nombreuses années, je ne donnais pas les cépages indiqués dans le site de la SAQ, mais plutôt ceux indiqués par les producteurs et leurs agents au Québec.  «Ah, ce n’est pas brillant, quand tu cherches par cépage», dit la dame qui voulait gouter du carricante et qui ajoutait  «Il me semble que pour le prix payé des vins, on devrait avoir mieux que ça, non ?»

Les cépages et la proportion des cépages dans saq.com ne sont pas mis à jour et ils ont peut-être été les bons pour un millésime, mais ne le sont plus nécessairement. Donc, ce n'est pas fiable.

La SAQ dit que c'est la responsabilité des agences de lui indiquer les bons cépages. Pourtant, c'est bien la SAQ qui publie ces données sans les vérifier. Il y a là une certaine forme de laxisme et on ne donne pas la bonne information aux consommateurs.

Eh bien, aujourd'hui, l'agence Trialto Québec qui entretemps a changé de nom pour Noble Sélection me répond :

«On a la réponse du producteur, la cuvée est élaborée à partir de Nero d'Avola, Syrah, Gaglioppo, Perricone, Merlot et Cabernet Sauvignon.».

Ainsi, ni la SAQ ni l'agence n'indiquaient les bons cépages !

Il y a donc là du travail à faire pour bien informer l'amateur de vin.

L'agence a très vite changé la liste des cépages dans sa fiche technique. Est-ce que la SAQ en fera autant dans sa fiche du produit ?

ATMA Blanc 2018

Le propriétaire de l'agence qui fait la promotion de ce vin a interdit à ses employés de me faire gouter les vins représentés par l'agence. C'est étonnant! Il n'aurait pas aimé la critique que j'ai faite il y a trois ans d'un des vins d'Italie qu'il représente.

Cela dit, cela ne m'empêche nullement d'acheter et de commenter des vins qui portent le logo de cette agence. D'autant plus que j'aime déguster les vins de son pays d'origine.

Ce vin blanc grec est étonnant d'autant plus qu'il est fait à 70 % de xinomavro, un cépage habituellement utilisé pour faire des vins rouges taniques dans le nord de la Grèce.
Le vin est très aromatique, parfumé, fin et floral.
La bouche est assez vive, ferme et légèrement tanique, oui pour un blanc. C'est tout de même soyeux! C'est gouleyant et délicieux.
Un très bon rapport qualité/prix.
Nous avons vidé la bouteille. Il a bien accompagné les pâtes aux tomates séchées et ognons verts.
Alc. 12 % (sur l'étiquette) 13 % (dans le site SAQ). Sucre 1,7 g/l.
Xinomavro 70 % et malagousia. Levures indigènes. Viticulture biologique et biodynamique non certifiée. Capsule à vis.
En ligne (15) et dans 143 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
15,30 $ à la SAQ | 17,85 $ à la LCBO

Blés Blanco 2018

La première bouteille n'avait pas un bon gout. Elle était peut-être légèrement bouchonnée.
Je l'ai donc retournée et j'en ai acheté une autre en espérant qu'elle soit meilleure.
Eh oui ! Cette deuxième bouteille est vraiment meilleure.
Le nez est franc, floral et légèrement sauvignonné.
C'est frais, léger, assez vif et citronné en bouche.
Avec en plus une petite sensation de perlant.
La finale est chaude.
C'est un bon rapport qualité-prix.
Cépages : macabeo et sauvignon blanc. Région de Valence.
La contrétiquette dit que le vin «convient aux végétaliens».
Alc. 12 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (20) et dans 109 magasins.

2 étoiles
Prix: 
13,95 $

Bio, Il Balzi, Nero d'Avola 2018

Un vin rouge de Sicile aux saveurs très sucrées.
Les aromes fruités sont intéressants, mais c'est mou et pâteux en bouche
De style Nouveau Monde.
Dans 96 magasins, dont 5 SAQ Dépôts.
 

1 étoile
Prix: 
16,55 $

Crémant du Jura, Jean Bourdy

Un très bon vin mousseux.
Il a une belle présence en bouche.
D'un fruité assez gras sur une acidité contenue.
Les bulles sont agréables. La finale est florale, souple et assez longue.
Chardonnay en vendange manuelle. Élevage un an.  Sucre 7,7 g/l.
En ligne (42) et dans 88 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,30 $

Goisot, Bourgogne Côtes d'Auxerre 2017

Un bon pinot noir bio de Bourgogne.
C'est franc, vif sur de beaux tanins.
Un pinot jeune et assez ferme.
Servir à 14 degrés.
Pinot noir avec un peu de césar.
Alc. 13 %. Sucre 1,8 g/l.
En ligne et dans une centaine de magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
27,05 $

Le Sa Vient d'Où ?

Un vin blanc bien étrange ! Il est très brouillé, à l'évidence filtré, non clarifié.
J'ai gouté à deux bouteilles de ce vin. Les deux étaient bien différentes sauf pour le côté brouillé. Elles dégagent des aromes différents, plaisants dans l'un, moins dans l'autre. Des saveurs rappelant un peu le cidre, la banane, les jujubes, le miel...
Un ami a dit que le vin est défectueux; un autre a aimé. J'ai bien aimé le verre de la première bouteille; mais moins la deuxième bouteille que nous avons vidée quand même. Il est bien meilleur à 16-20 degrés que froid. Un vin bien original qui va plaire à certains et déplaire à d'autres. Il est toutefois bien cher !
C'est ce que l'on peut appeler un vin nature, sans sulfite ou si peu!
Le vin n'est pas millésimé, mais l'étiquette indique le numéro de lot 1716.
C'est un assemble hétéroclite de savagnin, viognier, picpoul, clairette, grenache et riesling de plusieurs millésimes et de plusieurs régions, vinifié en partie sous voile. Culture en biodynamie.
Producteur : Anne et Jean-François Ganevat dans le Jura.
Dans 45 magasins.

3 étoiles
Prix: 
54,50 $
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