Les cidres du Québec dans les épiceries

L'association des producteurs de cidre du Québec se dit favorable à la vente de cidre et de vin dans les épiceries du Québec.

 

Il y a 78 producteurs de cidre artisanaux au Québec. Vingt-deux d'entre eux ont aussi un permis de production industrielle.

 

Selon le producteur Michel Jodoin, producteur de cidre et président de l'association, il s'est produit 1,8 million de litres de cidre en 2013 et 2,5 millions en 2014 pour des ventes de 23 millions de dollars.

 

L'Association des cidriculteurs artisans du Québec a fait part de ses commentaires ce matin devant la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale qui étudie le projet de loi 88 qui permettra la vente de produits alcoolisés artisanaux dans les épiceries.

 

Selon M. Jodoin les 8000 points de vente des épiceries et dépanneurs représentent une bonne occasion de croissance. Il ajoute qu'il souhaite que la SAQ continue toute de même de faire la promotion du cidre du Québec et que ce soit inscrit dans sa mission.

De la confiture ajoutée dans le vin italien ?

Quanto è dolce il vino italiano!

Un journaliste italien du vin Carlo Macchi s'étonne de voir que le vin de son pays vendu au Québec est si sucré.

M. Macchi a découvert dans le site de la SAQ que le taux de sucre y est indiqué. Après avoir consulté quelques-uns des 1500 vins italiens du répertoire de la SAQ, il dit que «il vino italiano sta prendendo forse una piega “cocacolesca”». Le vin italien prend un pli Coca-Cola. Il dit s'étonner de cette tendance dans son article Quanto è “dolce” il vino italiano! (1) (Comme est doux le vin italien!)

Le journaliste affirme qu'en Italie le vin est réputé sec et doit contenir moins de 2 grammes de sucre. Il se demande si ces mêmes vins rouges vendus aussi en Italie contiennent autant de sucre. Car si c'est le cas, il ne peuvent plus être considérés comme étant secs.

L'auteur signale que des producteurs ajoutent du MRC à leur vin lors de l'embouteillage. C'est dans le langage des oenologues du «mout rectifié corrigé», un concentré de jus de raisin décoloré, une confiture, un sirop qui sucre le vin. C'est vendu dans le commerce des produits oenologiques. (2)

Un des commentateurs de l'article signale aussi que des producteurs en ajoutent plus ou moins selon les pays de destination.

Cette technique était à l'origine destinée à accroitre le taux d'alcool (3). On ajoutait alors ce sirop avant la fermentation pour faire monter le taux d'alcool d'un degré. Il semble maintenant qu'on l'ajoute après la fermentation pour accroitre la douceur, la sucrosité du vin et ainsi réduire le gout acide des vins. C'est une technique courante en Champagne où on l'appelle liqueur d'expédition.

On voudrait ainsi plaire à de nombreux consommateurs qui n'aiment pas les vins acides, mais aiment plutôt les vins d'une certaine sucrosité.

Ceci est assez étonnant surtout pour les vins italiens. L'on sait que les Californiens et les Australiens produisent des vins d'une bonne sucrosité. Toutefois, les vins rouges italiens étaient reconnus pour leur acidité rafraichissante qui en fait des vins de repas.

Le vin italien le plus vendu à la SAQ, le Modello Masi (670 000 bouteilles) contient 6 grammes de sucre, le deuxième meilleur vendeur, le Liano Cesari, en contient 10 grammes de sucre au litre, donc 5 fois plus qu'un vin sec. Ce qui est même plus élevé que le taux de sucre que l'amarone ce vin rouge italien demi-sec qui contient souvent de 4 à 8 grammes de sucre. Le troisième en ligne, le Chianti Ruffino contient moins de sucre : 2,2 g/l.

Le vin français le plus populaire, le Merlot Grand Sud (13$/litre - 1,4 million de litres vendu en 2014) contient 8,8 grammes de sucre.

Des producteurs italiens semblent vouloir concurrencer les Californiens et les Australiens qui font des affaires d'or au Québec en vendant des vins rouges sucrés.

Les champions du rouge sucré au Québec sont les Californiens avec le Ménage à Trois à 12 grammes de sucre et l'Apothic Red (950 000 bouteilles) à 17 grammes. Le meilleur vendeur toutes catégories au Québec est l'australien Wallaroo Trail (2 500 000 bouteilles) à 11 grammes de sucre.

Il faut ajouter ici que le taux de sucre indiqué sur le site de la SAQ n'est pas le taux total, pas le taux de sucre résiduel, mais le taux de sucre réducteur comme nous l'indique notre collège retraité Claude Langlois. Il faut donc y ajouter entre 0,5 et 1,7 g/l pour avoir le portrait réel. (4)

Une question en terminant : ne devrait-on pas indiquer sur la bouteille le taux de sucre, le taux d'acidité, le pH, les pesticides et la quantité de sulfite ?

  Pour en savoir plus sur le sucre dans le vin rouge voir Taux de sucre dans le vin rouge

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1. Quanto è “dolce” il vino italiano! Winesurf, 14 février 2016

2. Le MCR SUCRAISIN® est élaboré à partir de jus de raisin dont on extrait tous les composants « non sucres ». Après concentration, on obtient un sirop de sucre incolore et pur. Il est parfaitement neutre. Il se compose de glucose et fructose. Disponible en contenants de 10 litres à plus de 1000 litres.
www.grapsud.com/nos-produits/oenologie/mout-concentre-rectifie-mcr

3 L'enrichissement des moûts à l'aide de techniques additives, Vigne et vin.

4 Sucres résiduels et sucres réducteurs, Journal de Montréal, 16 janvier.
 

Raventos i Blanc, De la Finca 2011

Un délice !
Quel beau mousseux! Bien meilleur que de nombreux champagnes deux fois plus chers!
Très aromatique si vous le servez dans un grand verre. Poire, beurre, caramel fin, cire, miel, biscuit fin. Des aromes que l'on retrouve parfois dans des champagnes de garde. Le vin a un bon tonus en bouche, un corps assez ferme, c'est d'un fruité sec, les bulles sont fines, l'acidité est vive et non agressive. La finale est fruitée et calcaire. D'une belle tension.
Il sera intéressant d'en mettre quelques bouteilles en cave.

Cépages: 45 % xarel-lo, 30 % macabeu, 25 % parellada. Récolte manuelle.
Culture en biodynamie. Vinification méthode champenoise. Aucune liqueur d'expédition n'est ajoutée, donc pas de sucre ajouté. Du vrai!
Alc. 12 %. Sucre 3,8 g/l.
Raventos, un magnifique domaine situé à 50 km de Barcelone, au coeur de la région viticole du Penedès
En ligne (6) et dans 25 magasins.

Au sujet de cette maison, lisez Raventos i Blanc — Cava un jour, Conca toujours

4 étoiles
Prix: 
31,25 $

Fuenteseca, Macabeo Sauvignon Blanc 2014

Capsule à vis garante de fraicheur.
Un beau vin blanc d'Espagne fait de macabeu à 80 % complété de sauvignon blanc.
C'est frais, légèrement herbacé, vif, très sec, floral, fruité blanc.
Doté d'une belle acidité vive sans être mordante.
Élevage en cuves inox, pas de bois.
Il a bien accompagné le poulet. Fera bien aussi avec les poissons, fruits de mer et pâtes.
Alc. 12 %. Sucre 1,5 g/l.
Un vin bio de la région Utiel-Requena, près de Valence.
En ligne et dans 106 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
12,75 $

Arbois, Chardonnay 2011, Jacques Tissot

Arbois est une jolie petite commune du Jura qui produit des vins originaux et de belle qualité.
Même si c'est petit, il y a tout de même 25 vins de cette appellation à la SAQ.
C'est un chardonnay de belle facture à la texture légèrement huileuse. C'est frais, légèrement fruité avec une petite note d'amande.
Une deuxième bouteille dégustée dans la semaine était plus savoureuse.
Le producteur suggère de le servir pas trop froid à 10-12 degrés.
Bouchon de plastique. Alc. 12,5 %.
Dans 103 magasins.
D'autres vins d'Arbois...

2.5 étoiles
Prix: 
22,45 $

Le vin québécois pas tout à fait québécois

Des députés du Québec ont entrepris hier l'étude du projet de loi 88 qui permettra de vendre du vin québécois dans les épiceries.

Ils ont commencé à écouter les demandes des gens du milieu en commission parlementaire.

Trois points ont retenu mon attention lors de cette journée d'audience.

Cépages
Premièrement, disons que tous se sont entendus hier pour lever l'interdiction d'indiquer le ou les cépages sur l'étiquette. Les vignerons, la SAQ comme les embouteilleurs demandent plus de transparence au nom des consommateurs.

Qu'est-ce qu’un vin québécois
Le projet de loi vise à permettre la vente de vin québécois dans les 8000 épiceries et dépanneurs de la province.

Mais qu'est-ce que du vin québécois? Il faut définir ce qu'est du vin québécois, car actuellement les vignerons ont le droit de mettre du vin de l'extérieur de la province dans leurs vins. Les représentants de l'association des vignerons du Québec demandent qu'on permette de mettre jusqu'à 15 % de vin étranger dans les vins qui seront vendus en épicerie.

L'Association des embouteilleurs demande par contre que le vin québécois soit fait à 100 % de raisin québécois comme serait fait le vin chilien qui est 100 % chilien, disent-ils. Je me demande toutefois s'ils peuvent garantir que le vin en vrac qu'ils importent de Californie ne contient pas lui un peu de vin chilien.

La SAQ vend même du vin québécois qui à ma connaissance ne contient pas ou peu de raisins québécois.(Voir ici)

Que diriez-vous d'acheter un cassot de bleuets du Lac-Saint-Jean qui contiendrait 15 % de bleuets du Chili?

Comment par la suite vendre notre vin dit québécois en Angleterre en disant qu'il peut contenir du vin de l'Ontario ou du Chili?

Alors, si le vin fabriqué au Québec contient aussi du vin de l'Ontario, ne devrait-on pas l'appeler vin du Canada? S'il contient du vin californien; alors ce sera du vin d'Amérique et s'il contient du raisin du Chili; ce sera un vin des Amériques.

Est-ce que le sirop d'érable du Québec contient du sirop du Vermont? Est-ce que le vin de Bourgogne contient du vin de Bordeaux? Non, alors le vin québécois doit être fait à 100 % de raisins québécois, sinon, c'est du vin canadien ou du vin sans mention de provenance.

Le transport du vin
Là c'est lourd. Les représentants des embouteilleurs ont demandé que le vin québécois soit uniquement transporté par des camions de la SAQ. Alors, imaginez un épicier de Magog qui veut se faire livrer du vin du vignoble Le Cep d'Argent à 5 kilomètres de là. Un camion de la SAQ devra partir de Montréal et faire 120 kilomètres pour transporter le vin sur 5 kilomètres! N'est-ce pas ridicule? On a peur que le vin soit trafiqué, dit-on. Alors comment se fait la livraison des confitures, des litres de lait, de l'huile d'olive et autres? Pourquoi alors ne pas confier ce travail aux camions blindés de Garda? On voudrait mettre des bâtons dans les roues?

Le projet de loi sera encore à l'étude la semaine prochaine. Durant deux jours, on entendra d'autres représentants de commerçants (cidrerie, brasseurs, dépanneurs et épiciers) ainsi que deux organismes de santé, mais aucun représentant de consommateurs!

Voir aussi
La SAQ ne s'oppose pas à la vente de vin québécois en épicerie
Les vignerons du Québec veulent continuer à vendre à la SAQ
Le vin québécois doit être 100 % québécois

Du vin privé dans les épiceries de l'Ontario dès l'automne prochain

L'Ontario annonce qu'elle va permettre l'installation de magasins privés de vente de vin dans les supermarchés de la province.

Le gouvernement va délivrer des permis pour 70 de ces kiosques de vins privés cette année. Le nombre montera à 150 par après.

La vente de cidre va ensuite aussi être autorité par le privé.

Toutefois, la régie des alcools de l'Ontario conservera le monopole des spiritueux.

Il y a déjà des magasins privés de vente de vin en Ontario, mais ils vendent exclusivement les vins de deux compagnies Wine Rack et Wine Shop.

L'Ontario a déjà enclenché la vente de bière dans les épiceries. Cette année 160 épiceries vendront de la bière, ce nombre passera à 450 d'ici 3 ans.

  Ontario should go faster on opening up wine sales, The Star
  Du vin en vente dans les épiceries de l'Ontario dès cet automne, Radio-Canada

Le vin québécois doit être 100 % québécois

Les embouteilleurs de vin en vrac demandent que le vin québécois qui sera vendu en épicerie soit fait à 100 % de raisins québécois.

Ils ont fait cette demande aujourd'hui aux audiences de la commission parlementaire sur le projet de loi 88 concernant la vente de vin québécois en épicerie.

Les dirigeants de l'Association des viniculteurs négociants du Québec disent que la norme 85-15 n'existe pas dans le monde du vin pour la provenance des raisins, mais seulement pour la proportion des cépages.

Les embouteilleurs de vin qui mettent en marché 37 % des vins au Québec, soit 77 millions de bouteilles, s'opposent donc à ce que les vignerons du Québec inclue du vin ou des raisins étrangers dans leurs bouteilles. «Un vin québécois doit provenir à 100 % du Québec; comme un vin du Chili embouteillé au Québec provient à 100 % du Chili.»

Ils disent que si on donne des subventions aux vignerons québécois qui mettent des vins étrangers dans leurs bouteilles qu'on donne alors les mêmes subventions aussi aux embouteilleurs de vin étrangers en vrac.

Ils s'opposent ainsi à l'association des vignerons du Québec qui demande qu'on permette aux vignerons de mettre jusqu'à 15 % de vin étranger dans leurs bouteilles qui seront vendues en épicerie.

Les embouteilleurs veulent aussi que ne soit plus interdit la mention des cépages sur les étiquettes.

Les vignerons du Québec veulent continuer à vendre à la SAQ

Les vignerons du Québec disent vouloir continuer à vendre leurs vins surtout à la SAQ.
C'est ce qu'a déclaré ce matin, le président de leur association principale, Yvan Quirion.

Témoignant devant la commission parlementaire des finances qui étudie le projet de loi 88 sur la vente de vin québécois en épicerie, M. Quirion a dit que «les épiceries se comparent à la Ligue de hockey junior majeure du Québec et la SAQ est l'équivalent de la Ligue nationale.»

Le président de l'AVQ qui dit représenter 95 % de la production de vin du Québec affirme que le «le message des vignerons du Québec est limpide : ils veulent jouer sur la patinoire de la Ligue nationale,» donc celle de la SAQ. «C'est là où ils pourront se comparer aux appellations étrangères et amener les vins d'ici à des sommets inégalés.»

L'association des vignerons exige aussi que les vins qui seront vendus en épicerie soient faits avec au moins 85 % de raisins québécois.

Ils demandent de plus que l'indication des cépages et millésime soient autorisé. Ce qui semble faire l'unanimité dans le milieu du vin. Ils veulent aussi pouvoir choisir librement un transporteur pour livrer leurs vins en épicerie.

  Voir le témoignage de deux dirigeants de l'Association des vignerons du Québec devant la commission parlementaire des finances, lors de l'étude du projet de loi 88.

La SAQ ne s'oppose pas à la vente de vin québécois en épicerie

Le président de la SAQ a déclaré ce midi en commission parlementaire que la société d'État ne s'oppose pas à la vente de vin en épicerie.

M. Alain Brunet a fait cette déclaration lors des audiences sur le projet de loi 88 qui permettra aux vignerons de vendre directement leurs vins dans les épiceries et dépanneurs du Québec.

Toutefois, M. Brunet a dit craindre des problèmes au niveau du contrôle de la qualité des produits. «Il faudra s'assurer que le consommateur retrouve dans la bouteille à l'épicerie ce qui est supposé y avoir». M. Brunet dit s'interroger sur l'encadrement de ce nouveau marché.

Actuellement, la SAQ encadre et contrôle tout, du transport, de l'analyse en laboratoire, de l'entreposage, de la livraison de tous les vins au Québec... Le projet de loi 88 prévoit que les vins soient examinés par le laboratoire de la SAQ ou un laboratoire approuvé par celle-ci, mais ne prévoit pas les autres étapes du processus, comme le transport.

De plus, le président du monopole du vin dit être favorable à ce qu'on indique les cépages et les millésimes sur les étiquettes de tous les vins vendus dans les 8000 épiciers et dépanneurs du Québec comme c'est le cas à la SAQ.

Finalement, M. Brunet dit qu'il veut continuer à vendre et à promouvoir les vins du Québec dans ses 400 magasins.

  Voir le témoignage d'Alain Brunet en commission parlementaire.

Les vignerons du Québec recevront leurs subventions

Le ministre des Finances du Québec rétablit les subventions aux vignerons du Québec.

C'est un dossier difficile à suivre que celui des subventions aux viticulteurs de la Belle province.

En janvier dernier, les vignerons apprenaient que le ministère de l'Agriculture, appellé le MAPAQ, mettait fin au programme de subvention des vignerons qui écoulent leurs vins via la SAQ.

C'était 2 $ par bouteille plus 18 % de la valeur de vente de la bouteille, jusqu'à un maximum de 300 000 $ par vigneron. Donc en gros 4 à 5 dollars la bouteille.

Le ministère de l'Agriculture mettait fin au programme rétroactivement et limitait la subvention à 100 000 $ par vigneron.

Les vignerons étaient très mécontents d'autant plus qu'ils avaient déjà fait les investissements et livré le vin à la SAQ.

Aujourd'hui, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a annoncé en commission parlementaire sur le projet de loi 88 (vente de vin en épicerie) que «le programme de financement est rétabli selon ses bases initiales.»

Le vin québécois dans les épiceries québécoises

Il pourra bientôt être permis de trouver du vin québécois dans les épiceries québécoises!

En effet, presque un siècle après la Prohibition, l'Assemblée nationale étudie un projet de loi qui permettrait aux vignerons québécois d'écouler leur vin dans les épiceries et dépanneurs de la province. La vente de vin québécois est actuellement interdite dans ces 8000 magasins du Québec. Les vignerons ne pouvaient vendre qu'au domaine. Certains avaient tout de même réussi à obtenir la permission des dirigeants du monopole de la SAQ de vendre leurs vins dans quelques-uns des 400 magasins de la société d'État.

Le projet de loi 88 intitulé Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales commence à être étudié aujourd'hui par les membres de la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale. Oui, le vin au Québec relève du ministère des Finances et non de celui de l'Agriculture!

Voici les grandes lignes du projet de loi parrainé par le ministre des Finances.
«Ce projet de loi autorise le titulaire d’un permis de production artisanale à vendre et à livrer des boissons alcooliques qu’il fabrique, autres que les alcools et spiritueux, au titulaire d’un permis d’épicerie.

Il peut également vendre et livrer les boissons alcooliques qu’il fabrique à un titulaire
de permis d’épicerie délivré en vertu de la Loi sur les permis d’alcool (chapitre P-9.1), si ces boissons remplissent les conditions suivantes :
1° elles ne sont pas des alcools ou des spiritueux;
2° elles sont obtenues par la fermentation alcoolique de jus de fruit, de jus de fruit reconstitué, de moût de fruit, de miel ou de sirop d’érable;
3° leur titre alcoométrique acquis est d’au plus 16 % d’alcool par volume;
4° elles sont embouteillées par le titulaire de permis, sans indication de cépage ou de millésime.

Le titulaire d’un permis de production artisanale ne peut offrir en vente les alcools et les spiritueux qu’il fabrique sans les avoir fait au préalable analyser par la Société ou par un laboratoire reconnu par celle-ci...»

Les auditions de la commission parlementaire se tiendront sur trois jours.
Aujourd'hui, seront entendus: l'Association des vignerons du Québec; puis la Société des alcools du Québec; le Regroupement Le Québec dans nos verres; l'Association des viniculteurs négociants du Québec; l'Association des microdistilleries du Québec et l'Union des producteurs agricoles.

Nous ferons aujourd'hui un résumé des principaux témoignages entendus lors de cette commission.

Commission des finances publiques
Web diffusion de l'audience de la commission
Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales (PDF, 172 ko)

 

Pech Redon, l'Épervier 2012

Coteaux du Languedoc, La Clape.
Plusieurs bouteilles du millésime 2011 avaient développé de mauvais goûts. (Trois des trois bouteilles ouvertes.)
Ce n'est pas le cas de cette bouteille du millésime 2012 qui vient d'arriver sur les rayons de la SAQ.
Beaux nez de gelée de fruits frais.
Bouche costaude, très syrah. Tanins bien enrobés par le fruit.
C'est chaleureux, serré, minéral (roche noire, charbon, garrigue) et corsé.
Plutôt capiteux. Très longue finale. Alcool assez bien marqué.
Très bon.
Pour quelques années de cave.
Syrah 60 % et grenache. Vendanges manuelles. Bio.
Servir à 15-16 degrés.
En ligne (47) et dans 89 magasins.
La Clape est une nouvelle AOC du Languedoc.

3 étoiles
Prix: 
23,80 $ à la SAQ | 24,95 $ à la LCBO

Lovico, Cabernet Sauvignon Reserve 2012

Un vin des plaines du Danube en Bulgarie.
Beaux aromes de fruits. Bouche fruitée, assez tannique et assez chaleureuse.
Une texture d'un beau granulé typique du cabernet sauvignon.
Une finale chocolatée.
Un vin bien fait et pas cher qui peut facilement concurrencer des vins californiens deux fois plus chers.
100 % cabernet sauvignon.
Alc. 13,85 %. Sucre 2,8 g/l. Acidité 5,63 g/l. Soufre total 140; libre 35 mg/l.
En ligne et dans 74 magasins.

La compagnie Lovico a été fondée en 1909 sous le nom de Lovico Suhindol. Elle exporte 4 millions de bouteilles de vin dans 40 pays. Elle fait une quarantaine de vins avec des cépages bordelais ainsi qu'avec de la syrah, du chardonnay, du gamza, du pamid, du mavrid et autres.

2.5 étoiles
Prix: 
11,45 $

Argyros Santorini, Assyrtiko 2014

Le vin de la semaine !  

Un bouchon de plastique noir qui rappelle la terre noire de l'ile volcanique de Santorin. Le vin est bien original et agréable. Il a des flaveurs légèrement salées et minérales.

C'est sec, bien expressif, bien tendu et assez persistant.
Il est bon à plusieurs températures, de 9 à 16 degrés.
Cépage assyrtiko, producteur Argyros.
En apéritif et pour accompagner les poissons, fruits de mers, pâtes, salades et viandes blanches.
Alc. 13,5 %.
En ligne et dans 82 magasins. (76 samedi; 40 mardi)

3 étoiles
Prix: 
22,15 $

Valpolicella, Tommasi 2014

Je reviens d'un voyage dans la région de Valpolicella où j'ai bu de bons valpolicellas, alors je cherche à retrouver ces saveurs ici. Il n'y a qu'une vingtaine de vins de Valpolicella à la SAQ, sans compter des ripassos et les amarones.
Ce sont souvent des vins frais, simples, légers qui vont bien avec les plats simples, les pizzas, les pâtes.
Celui-ci de la maison Tommassi a bien accompagné la lasagne. Il est léger, peu vif, peu acide pour un valpo, d'un fruité fin, non tannique, pas compliqué et d'une texture un peu veloutée. J'aime les valpolicellas plus vif, plus nerveux, mais celui-ci est tout de même bien satisfaisant.
Servir frais à 14-15 degrés.
Capsule à vis. Cépages: corvina 60 %, rondinella 30 % et 10 % de molinara.
Alc. 12 %. Sucre 7,2 g/l.
Le site de la SAQ indique que c'est un vin provenant de la région «classico», mais ce n'est pas mentionné sur l'étiquette.
En ligne et dans 389 succursales dans la section des produits courants.

2 étoiles
Prix: 
16,30 $

Éduc'alcool ou Moral'alcool

La vertu cardinale de la modération !
Est-ce que l'organisme Éduc'alcool est en train de se transformer en Moral'alcool?

Ses campagnes publicitaires destinées à nous inciter à ne pas dépasser les 3 verres par jour deviennent répétitives et lancinantes. On nous demande maintenant de ne plus ajouter du vin dans les verres de nos convives. Est-ce que l'on frise l'infantilisme?

C'est ce que signale François Cardinal, chroniqueur au journal La Presse qui dans un texte intitulé «La modération a bien meilleur goût» se demande si Éduc'alcool ne devrait pas elle aussi usée de modération dans ses messages. «On n’est plus dans le message d’intérêt public, on est dans le sermon puritain. On n’informe plus, on prescrit des comportements. On ne recommande plus, on fixe de nouvelles normes sociales pour nos habitudes à la maison, entre quatre murs, entre adultes consentants.»

François Cardinal ajoute «En fait, on semble avoir éliminé tellement de comportements à risque qu’il faut maintenant en inventer.»

Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool répond le jour même dans son site internet par un texte intitulé «La rigueur a aussi meilleur goût». M. Sacy dit ceci «ce n’est pas "pour réduire les niveaux de consommation à faible risque" que nous faisons cette campagne, comme il nous le fait dire. C’est pour contribuer à réduire le nombre d’occasions où près de 40% des Québécois dépassent les limites recommandées.» M. Sacy s'attaque plus au messager qu'au message, c'est dommage!

Le responsable d'Éduc'alcool s'explique aussi à une émission locale montréalaise de la radio de Radio-Canada en disant qu'il ne fait pas de morale.

Nous pouvons tout de même nous poser la question: est-ce qu'Éduc'alcool ne va pas trop loin dans les messages répétitifs, dans ses tentatives de gérer nos comportements? Est-ce qu'Éduc'alcool ne devrait pas plutôt nous éduquer au lieu de tenter de nous conditionner.

Marteler le même message finit par lasser. Si Éduc'alcool quittait le fond du verre pour élever un peu son propos et retourner à l'information sur l'alcool.

Trois verres, oui nous avons compris, passons à autre chose monsieur Sacy.
Un peu d'humour : et si c'était trois litres comme le rapporte Mathieu Turbide dans ce texte concernant cet Espagnol mort à 107 après avoir consommé trois litres de vin par jour toute sa vie. Bon, il y a des exceptions dans tout!

Finalement, nous devons nous demander si seule la quantité ingurgitée compte. Est-ce que la qualité du vin consommé n'a pas aussi un certain effet sur notre santé?

On a peut-être atteint le fond du verre. Il faudrait alors changer le discours. Si l'on remplaçait «modération» par «information»?

L'information a bien meilleur goût !

Comment se forment les bulles dans les verres de mousseux

La quantité, la grosseur et le nombre de bulles dépendent du verre.
Elles peuvent donc varier d'un verre à l'autre.

Les bulles se forment dans des cylindres microscopiques.
Ces cylindres sont généralement de fines particules de cellulose, de textile laissées par le linge à vaisselle ou par l'air ambiant.

Des fabricants de verre font aussi parfois des incisions au fond des flutes pour concentrer les bulles.

Le vin entre dans ces cylindres, s'y forme alors une bulle au fond du verre ou au milieu de la cellulose.

Sous la pression, cette bulle se divise, sort du cylindre et agglomère le gaz carbonique en remontant à la surface.
Cette opération se fait de 1 à 30 fois par seconde, avec une moyenne de 15 bulles au début.

La grosseur et la finesse des bulles dépendent de l'âge du mousseux et de la hauteur du verre. Il reste moins de bulles dans les vieux mousseux, donc les bulles sont plus fines.

De plus, plus le verre est haut, plus la bulle grossira en montant à la surface. Plus de deux millions de bulles peuvent s'échapper de la flute.

Image tirée du livre Les vins effervescents - Du terroir à la bulle

Ces renseignements sont tirés du livre Les vins effervescents - Du terroir à la bulle de Gérard Liger-Belair et Joël Rochard, Dunod.

Voilà pour le visuel. Le plus important c'est la sensation que procurent les bulles en bouche et ici c'est le fruité, le sucré, l'acidité et l'âge du vin qui font que la bulle sera fine, évanescente, grossière ou agressive.

À Vin Québec, lorsque nous parlons des bulles dans nos commentaires de mousseux, nous faisons référence aux bulles en bouche et non aux bulles dans le verre qui seront forcément différentes de celles dans votre verre.

Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez aussi ce texte.
Si vous cherchez de bons mousseux, voir ici vinquebec.com/meilleursmousseux

Abandonado, Alves 2011

Un vin du Douro, coloré, opaque, beaucoup d'extraction fruitée, peu tannique et très boisé.
En ligne et dans les trois magasins Signature.

1.5 étoiles
Prix: 
83,00 $

Les meilleurs amarones 2012

Quels sont les meilleurs amarones qui seront mis sur le marché prochainement?
Le Consortium des vins de Valpolicella a organisé une dégustation de 78 amarones du millésime 2012 à Vérone le samedi 30 janvier. Ça s'appelait Anteprima Amarone 2012.

J'ai pu y participer avec une centaine de journalistes intaliens et de la presse étrangère. La presse canadienne y était bien représentée par une dizaine de chroniqueurs, en plus de trois du Québec.

Les vins présentés étaient jeunes, plusieurs étaient même ce qu'on appelle des bruts de cuve. C'est-à-dire qu'ils sont encore en cuve et qu'on a mis une certaine quantité en bouteille pour l'occasion. Ils devraient être embouteillés au cours des prochains mois.

La plupart des vins présentés provenaient de la région dite «classico». C'est la région historique située la plus à l'ouest et la plus près du lac de garde au nord-ouest de Vérone.

J'ai dégusté 46 des 78 vins. C'est bien sûr une dégustation assez sommaire et assez rapide: une à deux gorgées de chaque vin.

Ces vins m'ont étonné. La plupart sont relativement secs. Ils ont peut-être de 5 à 8 grammes de sucre, toutefois le taux d'acidité est très élevés ce qui équilibre ce sucre. Le taux d'alcool aussi est élevé, à 15,5 et 16 degrés, mais là encore, la grande masse de fruit atténue la sensation d'alcool.

La qualité des vins présentés était inégale. Plusieurs souffrent d'un surplus de goût vanillé dû à une mauvaise utilisation de la barrique ou à un fruité insuffisant; d'autres ont des tanins asséchants et quelques-uns se présentent avec des notes végétales. De plus, ils sont peu aromatiques parce qu'ils viennent être mis en bouteille.

Quatorze des vins dégustés m'ont semblé supérieurs; quelques autres ont été noté moyens et les autres moins satisfaisants.

Voici donc mes préférés du lot.

Scriani
De loin mon préféré. Fruité, velouté, sec, riche, très agréable et très persistant.

Pietro Zanoni, Zovo
Très tannique, riche, costaud, ample, sec et chaleureux. Non classico.

Clementi
Violet, beau, floral, agréable, irrésistible.

Corte Archi
Aromatique, très floral, violette, original, différent, beau fruité, sec et agréable.

Boscaini Carlo, San Giorgio
Épicé, parfumé, élégant, très différent des autres, note de tabac en finale.

Cà dei Frati
Fruité ample sur de beaux tanins, assez riche et sec. Non classico.

Corte Figaretto, Graal, Valpentena
Beau fruité, ample et riche, d'un équilibre parfait.

Corte Leonardi
Épicé, frais, agréable, équilibré et persistant.

Zymé
Aromatique. Très différent des autres. Une belle structure, riche et équilibré. Un fruité un peu sucré. Bien bon.

Corte Sant'Alda, Valmezanne
Il n'est pas de la zone classico. C'est le seul du groupe affiché bio Demeter. Il est d'un fruité fin épicé, sec, long, chaleureux, avec une petite saveur de pruneau. En biodynamie.

Aldegheri
Fruit, ample, bien sec, sérieux et chaleureux.

Cesari
À la fois sucré et sec et assez chaleureux.

Bolla, Le Origine
Costaud, serré, sec et chaleureux.

Albino Armani, Cuslanus
Fruité, sec, pas très expressif, mais bien beau et équilibré.

Villa Crine
Très aromatique et bien expressif, crème, beaucoup de matière.

Encore

Cà la Bionda
Beau fruité, plein, ample, assez serré, d'une pièce.

Accordini Stefano, Acinatico
Bien serré, sérieux, bien jeune.

Buglioni
Fruité, ample, costaud, très riche. Du sérieux.

Dal Bosco, Giulietta
Très aromatique, violette, beaucoup d'extraction, sec, alcool très présent.

Voilà une belle liste !
Toutefois c'est loin d'être un jugement définitif. Ces vins sont bien jeunes, la plupart sont des bruts de cuve. Donc, un prélèvement de cuve qui peut être différent de ce que sera l'assemblage final. Ils ont été dégustés et non bus, donc le jugement est partiel.

Cette dégustation a été organisée par le consortium des producteurs de vin de Valpolicella.

Je vous parlerai des vins de Valpolicella dans les prochains jours, particulièrement des amarones, de leur culture, de leur avenir, de l'exportation, du cas particulier du Canada, des pergolas et de quelques producteurs typiques.

 

Segura Viudas Gran Cuvée Reserva, Cava Brut

Il y a deux vins de cette maison à la SAQ. Celui-ci est la grande cuvée, un peu plus cher que la petite cuvée, mais tellement bon.
C'est un mousseux de bel équilibre entre le fruité et l'acidité.
C'est sec, les bulles sont fines en bouche. Les saveurs sont celles de fruits blancs avec des notes d'oranges.
Sucre 6,7 g/l. Alc. 12 %.
Toutefois, il n'y en a que dans deux magasins de la SAQ!

3 étoiles
Prix: 
19,80 $

Pour comprendre la biodynamie

On entend de plus en plus parler de la biodynamie dans les vignes.
C'est bio, mais en plus dynamique. Qu'est-ce à dire?
La viticulture bio a quadruplé en France depuis 4 ans.
C'est maintenant 8 % des sols. Le train est lancé.
La biodynamie c'est le rétablissement des écosystèmes.
«Le but c'est de ne plus empoisonner ni la planète, ni les sols, ni les consommateurs» (Mark Angelli).
Les explications de quelques vignerons en biodynamie dans cette vidéo de 22 minutes.

 

In Vino Vita

Des vins bio pour digérer les pestides

Vous avez vu le magnifique reportage de France 2 sur les six gros fabricants de pesticides.
Vous être un peu découragé et déçu de constater qu'on vous a menti et que l'on continue de vous mentir.
Alors, vous avez l'intention de faire un pied de nez à ces géants de la tricherie et de leurs complices les politiciens.

Vous voulez boire sain. Contribuer à la préservation de l'environnement et laisser un monde moins pollué à vos enfants. Alors vous voulez lever le coude et trinquer à votre santé, à notre santé à tous, mais avec des vins faits par des vignerons qui n'utilisent pas les «cides», les produits de la mort, les fongicides, herbicides, acaricides, insecticides et autres pesticides. Des vins faits sans utilisation de pesticides, ça existe, ça s'appelle des vins bio.

Il y a de plus en plus de vignerons soucieux de votre santé, comme de la leur et de celle de l'environnement qui ne veulent pas tuer le sol pour faire pousser des vignes avec des produits chimiques, mais qui veulent faire des vins sains, des produits sains.

Nous pouvons donc les encourager à continuer à faire des vins de vie sans toutes ces molécules de la mort (carbendazime, fenhexamide, folpel, iprovalicarb, pyriméthanil, glyphosate...); à faire des vins pour leur santé, celle de leurs ouvriers, de leurs voisins et de la notre.

Voici donc de beaux vins sains.

Ijalba Reserva Rioja 2011

Espagne. Un autre beau vin de la maison Ijalba.
Celui-ci est bien boisé, très aromatique.
D'une texture veloutée sur un très beau tanin.
Une belle tenue en bouche. C'est assez ample et plutôt généreux.
Longue finale boisée sur une texture d'un beau granulé qui laisse une belle impression.
Composée de tempranillo à 80 % et de graciano. Deux ans en barriques de chêne.
Laissez respirer et servir avec de belles pièces de viande.
Pour quelques années de cave.
Sucre 2,1 g/l. Alc. 14 %.
En ligne et dans 293 magasins.

3 étoiles
22,10 $

Dionisio Ruiz Ijalba Maturana Tinta 2011

D'Espagne
De beaux aromes de fruits noirs dans ce vin de la Rioja.
D'un très beau fruité en bouche. Riche, serré, sur des saveurs rappelant la cerise et la cannelle. C'est vif, agréable. Doté d'une jolie acidité.
Le boisé est très fin.
En somme un vin suave, original et bien agréable.
Cépage maturana tinta. Ce serait un cépage apparenté au trousseau du Jura, au bastardo du Portugal et au merenzao de la Galice, selon vino-iberico.
En ligne et dans 17 magasins.

3.5 étoiles
30,75 $

Pourquoi tant de pesticides dans les vignes

L'émission française Cash Investigation (France 2) révèle comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger la santé de nos enfants.
Dans les vignes, dans les champs.
Pour notre santé ou contre notre santé?
Pourquoi tous ces secrets?

En France, les cultures de vignes représentent 20% des pesticides utilisés alors qu'elles n'occupent que 3 % de la surface agricole française.  Ce serait pire dans d'autres pays.

Après un an d'enquête en France, en Allemagne, en Suisse et aux États-Unis, Martin Boudot révèle comment certains produits chimiques des multinationales mettent nos enfants en danger !

La région de Bordeaux (Gironde), premier département viticole de France est classé zone noire pour sa forte concentration de pesticides. «C'est l'omerta. Il faudrait revoir la façon de cultiver la vigne», dit-on. Les deux autres régions les plus bourrées aux pesticides sont la Loire et la Champagne. (voir carte)

«Les pesticides, nous en mangeons, nous en buvons et nous en respirons. Ils font la fortune de quelques géants de l’agrochimie – six, exactement – et ont des conséquences graves sur la santé publique. Le postulat de départ de l’équipe de «  Cash investigation  », sur France 2, est remarquablement illustré par ce documentaire percutant. Leur démonstration a des chances de secouer le public, encore loin de mesurer l’ampleur du problème», écrit le journal Le Monde.

Les fabricants nient tout; les gouvernements interdisent des pesticides qui finalement sont déclarés dangereux; les fabricants en fabriquent d'autres et la roue tourne. Certains, interdits depuis plus de 10 ans, sont toujours dans l'environnement.

Une enquête d'un an de France 2 : Cash Investigation Pesticides.
 

Voir le site de l'émission www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/

L'étiquette de la SAQ

Il y a quelques semaines, lors d'une dégustation avec un sympathique vigneron, j'ai passé un commentaire concernant l'étiquette sur la bouteille. Le vigneron me dit qu'il aimerait bien la changer, «mais que c'est compliqué avec la SAQ.»

Il me montra alors une image de la nouvelle étiquette qu'il avait fait faire et qui était déjà sur ses bouteilles dans les autres pays. Mais pourquoi ne pas l'apposer sur les bouteilles au Québec alors, lui demandai-je. «C'est compliqué avec la SAQ», me répéta-t-il.

Mais en quoi est-ce l'affaire de la SAQ? Le producteur ne peut-il pas mettre l'étiquette qu'il veut? «Non, pour chaque modification, pour chaque mot modifié, pour chaque couleur, pour chaque dessin, il faut demander la permission de la SAQ et négocier.»

Je dois dire que j'étais sceptique. L'étiquette n'est-elle pas l'oeuvre du producteur? À moins d'être porno, ou de contenir des éléments mensongers en quoi cela peut-il importer au monopole?

Eh bien! Le producteur disait vrai. D'ailleurs la semaine dernière, la direction de la société d'État des vins l'a rappelé à tous les vignerons dans une missive intitulée «Procédure pour un changement d'habillage». Il est écrit que «tout changement affectant l’habillage d’un produit (...) doit au préalable être soumis à la SAQ pour approbation.»

On y précise qu'on doit demander la permission pour tout changement sur l'étiquette principale; le texte de la contre-étiquette, le graphisme, le visuel et même sur la collerette, et ce «même si la modification ne touche qu’un des éléments de l’habillage.»

La missive ne précise pas quels sont les critères de refus ou d'acceptation ni ce qui est acceptable ou non; ni quels formats, couleurs, ou typographies peuvent être acceptés ou interdits!

Jusqu’où peut aller le comportement dictatorial de ces bureaucrates? C'est étonnant !

Fendant de Sierre, Domaines Rouvinez 2014

Ce n'est pas tous les jours que l'on boit du vin suisse.
Celui-ci est particulièrement agréable. Assez aromatique, floral, poire et note de miel.
Légèrement muscaté en bouche et tout de même sec.
C'est léger, floral, peu acide, original et bien fait.
Cépage : fendant.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,3 g/l.
En ligne et dans 76 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,30 $

Dionisio Ruiz Ijalba Maturana Tinta 2011

Nouveau !
De beaux aromes de fruits noirs dans ce vin de la Rioja.
D'un très beau fruité en bouche. Riche, serré, sur des saveurs rappelant la cerise et la cannelle. C'est vif, agréable. Doté d'une jolie acidité.
Le boisé est très fin.
En somme un vin suave, original et bien agréable.
Cépage maturana tinta. Ce serait un cépage apparenté au trousseau du Jura, au bastardo du Portugal et au merenzao de la Galice, selon vino-iberico.
En ligne et dans 17 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
30,75 $

Château Lamartine, Cuvée Particulière, Cahors 2012

Une cuvée particulièrement légère !
Rien à voir avec le millésime précédent ***1/2. Ce vin est très léger dans ce millésime 2012.
Peu tannique, très peu typique du cahors.
Semble un peu dilué comparé au 2011, mais est tout de même bien bon dans son genre.
C'est velouté, peu acide, fruité fin, très léger boisé.
Agréable à boire pour lui-même ou avec des mets légers.
Malbec à 90 % et 10 % de tannat.
Sucre 1,8 g/l. Alc. 13 %.
En ligne et dans 172 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
23,45 $

Jean-Luc Colombo Les Ruchets Cornas Syrah 2011

Il y a 22 vins de l'appellation Cornas à la SAQ.
Ils ne sont pas donnés : minimum 40 $.
Ce sont des vins en général assez costauds.
Ici, c'est une version plutôt légère. Le vin moyennement aromatique sur les fruits rouges a une belle bouche légère, fine, pas tannique. C'est coulant. Il se termine sur une fine note de bacon et de minéraux. Il se boit facilement. Le vin semble jeune. Il pourrait s'améliorer en cave.
Alc. 13,5 %.
En ligne et dans les trois magasins Signature.

3 étoiles
Prix: 
102,00 $

Un petit cinq cents de plus

La direction du monopole du vin au Québec a haussé de 5 cents le prix de tous les vins.

Ces vins au format de 750 ml sont au nombre de 8700.
Toutefois, un certain nombre de producteurs ont assumé eux-mêmes cette hausse.

C'est le cas, de plusieurs producteurs dont les vins se vendent 12,95 $: 14,95$; 19,95$ et qui préfèrent conserver leurs bouteilles à ces prix.

Ainsi, aujourd'hui, il y a près de 100 vins à exactement 20 $ et moins de 50 vins à 19,95 $.

Depuis 2011, la direction du monopole hausse d'un petit nickel le prix des milliers de bouteilles. «La SAQ justifie cette hausse par la nécessité de tenir compte de l'inflation» Elle avait aussi dit l'an dernier à Radio-Canada que ces nouvelles hausses «sont nécessaires pour contrer l'érosion de la marge bénéficiaire de la société.»

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