Clos Château Gaillard, Les Vieilles Vignes 2009

Il n'y a que quatre vins de cette appellation Touraine-Mesland à la SAQ.
Et dix de l'appellation Touraine.
Ce vin a de très beaux arômes de cabernet franc, d'humus, de terre humide, quelque chose qui rappelle les arômes des betteraves. J'aime!
La bouche est succulente. Le fruité abondant, les tanins ronds et de belle qualité. Le vin a du corps, du caractère et un certain tonus. Dans un millésime 2009 superbe.
Original et très bon.
Quatre hectares de vieilles vignes.
Un assemblage de cot noir (malbec) à 45 %, de cabernet franc à 35 % et de gamay à 20 %.
Sans collage, sans filtration.
Servez frais à 14 degrés sur les viandes mijotées. N'hésitez pas à le carafer.
En ligne et dans 77 magasins.

3 étoiles
Prix: 
20,30 $

Lema 2011

Domaine Roquemale
Je cherchais des vins pour un article sur les vins bio. Le site saq.com disait qu'il y en avait 6 dans la succursale «X». Après de longues recherches, on a trouvé la caisse au fond de l'entrepôt. L'employé m'a dit qu'elle était arrivée depuis mai et donc qu'elle était bien au fond de l'entrepôt du magasin.
Laisser ces caisses dans les arrières-magasins surchauffés des succursales de la SAQ n'est vraiment pas génial.
Le vin n'est pas particulièrement bon. Il goûte les fruits trop chauffés et le graphite. Est-ce qu'il est fait comme ça où bien s'il est oxydé par un séjour prolongé dans la pièce chaude?

Le site web de la SAQ indique qu'il en reste dans 46 magasins. Combien de caisses dans les arrière-boutiques?

Virage web à fond
Le président de la SAQ a dit à La Presse que «sur tous les produits qu'on a en vente, il y en a peut-être 1000 qui prennent la poussière. On n'a pas besoin d'avoir tout ça en magasin.» Donc, ce n'est pas un fait isolé. M. Alain Brunet, propose alors de mettre l'accent sur les ventes par internet. «Si on peut faire une offre virtuelle combinée avec moins de présence physique des produits, on peut augmenter l'offre.» Et réduire les coûts, je suppose.

Si vraiment M. Brunet fait ce qu'il dit, cela va transformer le travail de beaucoup de monde dans l'industrie du vin au Québec, en commençant par les employés du monopole et ceux des agences. Ce sera aussi tout un changement pour les clients.

La Presse écrit : «Faire les choses différemment, pour la SAQ, ça signifie prendre le virage web à fond. Dès le début de 2015, ses clients pourront faire leurs achats à la maison, à l'heure qui leur convient, les payer et passer en prendre livraison à leur succursale gratuitement si le total de leurs achats dépasse 75$.»

0.5 étoiles
Prix: 
26,80 $

La consommation de vin par habitant stagne au Québec

Alors que la consommation de vin par habitant augmente partout au Canada, elle stagne au Québec!

La consommation de vin par habitant de 15 ans et plus au Canada est maintenant de 17,4 litres, en hausse d'un demi-point par rapport à l'année précédente (années 2012 et 2013).

Au Québec, notre consommation est plus élevée que la moyenne à 23,4 litres, mais elle n'a pas bougé en deux ans.

En Colombie-Britannique, elle est de 20,2 litres en hausse de 3 dixièmes de point.
En Alberta, elle est de 18,5 litres, en hausse de 1,3 point. C'est l'Alberta qui a connu la plus forte hausse au cours de la dernière année. En fait, la croissance de la consommation de vin en Alberta a été la plus forte au Canada depuis 2009, passant de 15,9 à 18,5 litres par habitant de 15 ans et plus. Soit une hausse de 16 %. Pendant ce temps, la hausse au Québec et en Ontario a été de 9 %.

En Ontario, la consommation est de 15 litres de vin par habitant.
C'est 11 litres en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard.
Un peu plus de 10 litres au Nouveau-Brunswick et au Manitoba.
Finalement, c'est plus ou moins 9 litres en Saskatchewan et à Terre-Neuve.

En France, la consommation de vin par habitant de 15 ans et plus est de 54 litres; en Italie c'est 53 litres.

D'après les chiffres compilés par la Délégation commerciale d'Italie à Montréal parmi les données de l'Association des vignerons du Canada et de l'Association des distillateurs canadiens.

Des rabais à la SAQ

La série de rabais continue à la SAQ. La circulaire de promotion de novembre annonce plusieurs vins réduits jusqu'à 3,50 dollars.

Même des vins vedettes comme les Ménages à Trois, des vins de Ricardo et de Chartier sont réduits.

Sans oublier les beaujolais nouveaux de l'an dernier. Celui de Mommessin est encore disponible dans 64 magasins; celui de Duboeuf dans 37 et celui Jean-Paul Brun dans 41 succursales.

En tout, 188 vins sont en rabais actuellement.

Un 10 % de rabais sur l'ensemble des vins s'ajoutera à cela la semaine prochaine.

Peu de bois neuf à Chablis: une raison historique

Plusieurs vignerons de Chablis n'utilisent pas de barriques de bois neuf pour élaborer leurs vins. C'est le cas de Jean-Paul Durup et de son équipe du Château de Maligny.
 
M. Durup dit qu'il n'a pas besoin de bois pour produire un bon vin. Il veut conserver la fraîcheur, la minéralité conférées par les sols de son domaine.
Lors de son passage au pays, il nous a dit qu'il y avait des raisons historiques expliquant pourquoi on n'utilise pas traditionnellement des barriques neuves en Chablis.
 
«C'est que nous sommes près de Paris. Nos vins quittaient le domaine jusqu'à Auxerre en barriques embarquées sur des charettes, puis prenaient le bateau sur l'Yonne et la Seine. Les barriques revenaient. Donc, on utilisait toujours les mêmes barriques.
 
C'était le cas aussi pour les vignerons de Champagne. Par contre, ce n'était pas le cas pour les autres vignobles loin de Paris qui ne récupéraient pas leurs fûts parce ça revenait trop cher de les faire revenir. Ils devaient donc utiliser des barriques neuves à chaque fois. De plus, à cause des longues distances, leurs vins arrivaient souvent oxydés dans la capitale. Ce qui n'était pas le cas des vins de Chablis qui y arrivaient tous frais et pimpants, d'où leurs succès auprès des consommateurs.»
 
Voilà donc, dit-il une explication historique à la non-utilisation du bois neuf en Chablis. De plus, on n'est pas tombé dans cette mode parce qu'on n'a en pas besoin, explique Jean-Paul Durup.
«Dans le but de rester proche de Dame Nature et afin de conserver au vin toutes ses caractéristiques naturelles, la vinification se fait uniquement en cuves et ne passe pas dans le bois.» Peut-on lire sur le site internet du domaine.
 
Maligny plus rond
Lors de cette rencontre un soir d'octobre à Montréal avec Jean-Paul Durup, quelques journalistes lui ont dit qu'ils trouvaient ses vins plus ronds et plus amples depuis quelques millésimes.
 
M. Durup nous expliqua qu'en effet, il y avait eu quelques modifications dans la manière de faire son vin. «On disait que notre vin n'était pas assez gras. Nous avons fait des tests de batonnage (remuage du vin sur ses lies), mais nous n'étions pas satisfaits. Le vin devenait plus gras, mais perdait en saveur et en minéralité.
 
Avec l'aide d'un nouvel oenologue depuis 2011, nous avons changé de levure. La nouvelle levure que nous utilisons contient de la poudre d'écorce et nous donne de meilleurs vins.» Il est possible aussi, comme l'admet le producteur, que le réchauffement climatique soit maintenant plus favorable à des régions nordiques comme Chablis.
 
Cette levure BRG, développée à Dijon dans les années 1990  «se distingue pour ses capacités de libération de mannoprotéines pendant et après la fermentation alcoolique ce qui renforce la rondeur en bouche», lit-on sur la fiche du produit. Elle développe des mannoprotéines comme le fait le batonnage.
 
Des problèmes de bouchon
Lors de cette rencontre, quelques collèges journalistes ont dit qu'ils étaient tombés sur plusieurs vins du domaine gâchés par de mauvais bouchons de liège.
 
M. Durup a admis qu'il avait eu de gros problèmes de bouchons ces dernières années et qu'il avait pris des mesures. Il utilise maintenant des bouchons de la marque Diam pour la moitié de sa production.
 
Ce sont des bouchons faits de liège en poussière qui sont reformés et ont l'allure de bouchons naturels. Ce sont aussi des bouchons plus étanches. Il hésite toutefois à l'étendre à toute sa production, «car je crois que l'échange d'air plus constant des bouchons naturels peut être bénéfique pour mes vins.»
 
Des vins élégants
«Que c'est bon du chablis!» c'est exclamé un collège en dégustant quatre vins du Château de Maligny. En effet, ces vins des premiers crus Vigne de la Reine, Fourchaume, Homme Mort et Montée de Tonnerre du millésime 2013 sont savoureux, ronds, tout en conservant une bonne tension, une grande fraîcheur et une belle minéralité. 

La Vigne de la Reine m'a semblé plus ronde avec de belles saveurs de beurre frais, de caramel même, du chardonnay typique, on l'aurait même cru boisé! Les trois autres m'ont paru plus tendus; l'Homme Mort a une belle acidité et la Montée de Tonnerre a un caractère minéral bien tranché. 

Ces vins sont dotés d'une belle acidité naturelle. Il ne faut pas alors hésiter à les laisser se réchauffer dans le verre. L'expression de leurs saveurs et de leurs textures peut varier énormément selon la température du vin: plus acide et rafraichissant lorsque le vin est servi froid et plus rond et savoureux au fur et à mesure qu'ils se réchaufferont. 

Les vins blancs de qualité ne craignent pas 10-14 Celcius. Ils se révèlent même plus à ces températures plus élevées.
 

Les meilleurs vins en ligne

Les régions du Québec sont moins bien desservies par la SAQ que l'île de Montréal.
Les nouveaux arrivages n'atteignent pas toujours nos rivages.
Il y a un moyen de contourner en partie l'offre inférieure faite en région par notre société étatique des alcools.
C'est par les achats en ligne.
Toutefois, sur les 8400 vins au format 750 ml présentement au répertoire de la SAQ, seulement 2600 sont disponibles en ligne.
C'est le même nombre qu'en 2009.
Sur ces 2600 vins, seulement 224 sont à moins de 15 $; 8 à moins de 10 $. 717 sont de 15 à 20 $; la plupart, soit 1024 sont de 20 à 30 $.

Du côté des bulles 144 des 478 mousseux (tous formats) sont disponibles en ligne. Pour ce qui est des vins de dessert, le choix est très limité: seulement 24 des 294 liquoreux.

Ce service est efficace et la livraison revient à 6-7 $ la caisse.

Voici les meilleurs vins disponibles en ligne dégustés au cours des derniers mois.
(Les prix peuvent varier)
 

Vins SAQ Cote Prix
Offley 20 ans 5 60,50$
Château Fortia, C.du Baron, Châteauneuf 2010 4 42,00$
Badia a Passignano 2008 4 42,50$
Offley, Late Bottled Vintage, Porto 2009 3,5 19,95$
Ijalba Graciano Rioja 2012 3,5 21,55$
Château Lamartine, Cuvée Particulière 2011 3,5 23,60$
La Moussière Sancerre 2013 3,5 29,25$
Tautavel, Grand Terroir 2011, Gérard Bertrand 3 18,75$
Bernard-Massard Cuvée de L'Écusson Brut 3 19,75$
Michel Gassier, Les Piliers, Viognier 2013 3 20,20$
Douro Reserva 2012 Sogrape 3 20,45$
Poggibano 2010 3 22,10$
Les Millères 2011, Jean Gardiés 3 23,55$
Ruché 2011 3 24,90$
Bourgogne pinot noir Les Ursulines 2012 3 24,95$
Pic Saint Loup, Zumbaum-Tomasi, Maginiai 2008 3 25,65$
Cum Laude 2010 3 30,25$
Predicador 2011 3 36,25$
Vila Regia 2013 2,5 10,50$
Marquis de Goulaine, Sauvignon Réserve 2013 2,5 16,00$
Prince Philippe, Bourgogne Aligoté 2013 2,5 16,45$
Carpenè Malvolti Prosecco Brut 2,5 17,20$
Ciliegiolo Grillesino 2013 2,5 17,55$
Pasqua Sangivese, Puglia 2013 2
11,40$
Borsao rosé 2013 2
12,90$

 

Pour savoir comment acheter en ligne, consultez le site de la SAQ : Comment acheter dans saq.com.

Alcool 10 % ! Comment faites-vous ?

Je vous ai parlé dernièrement d'un vin qui ne titre que 10 degrés d'alcool le Terrroir Grinou, un vin blanc de la région de Bergerac. Je me suis demandé «comment font-ils?» et j'ai posé la question au vigneron.

M. Guy Cuisset du Château Grinou m'a répondu d'une longue lettre dans laquelle il explique sa démarche et comment il en est venu à produire ce vin à 10 % d'alcool et qui est si bon.

D'ailleurs le vin ne contient même pas les 10,5 degrés minimum imposés par la plupart (sinon tous) des cahiers des charges des appellations AOC/AOP en vins secs.

Sa lettre est tellement intéressante et pleine d'enseignement que je veux la partager avec vous tous. J'ai donc demandé au vigneron la permission d'en publier de larges extraits.

Les sous-titres et les caractères gras sont de moi.

Les restaurateurs demandent des rabais à la SAQ

Lors d'un voyage en Italie, j'avais été bien étonné de voir que les prix des vins dans certains restaurants étaient les mêmes que chez le caviste d'en face.

C'est que le restaurateur achète en gros, il a droit à un rabais. Il achète aussi souvent directement du producteur.

Ici au Québec, il n'y a qu'un seul grossiste et c'est la SAQ. Elle n'offre pas de rabais de volume.
Les restaurateurs paient presque le même prix que les clients individuels (1 à 2 $ de moins la bouteille). Donc, même à la caisse, il n'y a pas de prix de gros.
Ce qui fait qu'ici au Québec, le prix du vin est très élevé dans les restaurants.
Un vin acheté 5 $ par la SAQ est vendu 15 dollars au restaurateur qui le vend 45 $ au client.

Les restaurateurs demandent donc un rabais de 10 %. «Étant donné l’important volume d’achats généré par le secteur de la restauration, les membres de l’industrie demandent (...) que soit instauré un programme de rabais automatique et universel par la SAQ.» C'est ce qu'on lit dans le rapport du Groupe de travail sur l'encadrement des conditions de ventes et de service des boissons alcooliques dans les restaurants. Ce rapport a été déposé le 27 octobre au ministère des Finances du Québec.

Les restaurateurs disent acheter l'équivalent de 14 % du chiffre d'affaires de la SAQ.
Ils soutiennent qu'ils bénéficient des meilleurs prix des produits alimentaires et des ristournes sauf de la SAQ. «Selon l’industrie, un programme de rabais est d’autant plus essentiel que le gouvernement doit prendre en compte le fait qu’une bouteille de vin de 0,75 litre vendue au restaurant rapporte deux fois plus en taxes que la même bouteille vendue à la SAQ.»

Toutefois, l'affaire n'est pas simple. Si le gouvernement accorde un rabais de 10 %, ceci occasionnerait une perte de près de 50 millions pour la SAQ qui devra aller les chercher ailleurs. Où?

La vente de vin est très importante pour les restaurants. C'est là qu'est le profit. Le profit facile et non pas sur la nourriture et la préparation des repas. L'alcool représente souvent de 20 à 30 % du chiffre d'affaires d'un restaurant.

La ministre de la Sécurité publique (hic), Lise Thibault, doit annoncer bientôt un projet de loi dépoussiérant la Loi sur la vente d'alcool. Le projet de loi 68 (avril 2012) sur le même sujet avait dû être abandonné lors de la chute du gouvernement du Parti Québécois.

_____
Source
Dépôt du rapport du Groupe de travail sur l’encadrement des conditions de vente et de service des boissons alcooliques dans les restaurants, 27 octobre 2014. Ministère des Finances du Québec. Document PDF, 40 pages.

Le milliard de la SAQ

Qui veut perdre le milliard?
Dans sa propagande contre la libéralisation de la vente du vin au Québec, la direction du syndicat de ses employés affirme que nous perdrions un milliard si on touchait à la SAQ.

Cet argument ne résiste pas à l'analyse. Ce milliard est la somme exigée de la SAQ par le gouvernement du Québec. C'est la majoration qu'applique la SAQ sur le prix coutant (ex. 135 % sur les vins de 16 $). Il fait partie des revenus exigés du ministre des Finances, c'est donc une taxe.

Même si le commerce du vin est libéralisé — même si à l'extrême tout ce commerce est privatisé comme en Alberta — jamais le gouvernement n'abandonnera ce milliard. D'ailleurs lorsque l'Alberta a privatisé son commerce de l'alcool, elle n'a pas abandonné sa majoration qui était de 400 millions $. Les points de vente sont plus nombreux et la majoration de l'Alberta sur la vente d'alcool rapporte maintenant 729 millions de dollars.

Notons aussi qu'il se vend du vin en épicerie au Québec (11% des ventes s'y font, soit 313 millions $ et un autre 6 % dans les agences), et la majoration de la SAQ s'applique, même si le vin n'est pas vendu dans les succursales de l'État, mais en commerce privé. Finalement, le vin en importation privé est aussi majoré.

Donc, nous pouvons relaxer et continuer paisiblement ce débat, car nous ne perdrons pas notre milliard!

Oui, rouge avec dinde, malgré le syndicat SAQ

Une vidéo de propagande contre le système privatisé de vente de vin en Alberta nous montre des employés albertains des commerces de vin de cette province proposant du vin rouge avec de la dinde. C'est présenté comme étant une mauvaise suggestion. La conseillère de la SAQ «a reçu des conseils douteux, comme d'accompagner de la dinde avec du rouge.» lit-on dans le site Canoe.

Pourtant, dans le site même de la SAQ, la plupart des vins donnés en suggestion pour accompagner la dinde sont des rouges.

Sur le site français PlatsnetVins, tous les premiers vins suggérés pour accompagner la dinde sont des rouges.

Dans «La bible des accords mets et vins» de France de Palma en collaboration avec Les Connaisseurs SAQ, on recommande aussi du rouge avec certains plats de dinde.

«La dinde de Noël s'accommode très bien de vins rouges corsés, et même puissants», écrit Jacques Benoit dans La Presse.

Jacques Orhon propose une petite-syrah (rouge) ou un saint-chinian rosé avec un sandwich de rôti de dinde à l'émission Des kiwis et des hommes.

La dinde c'est blanc, alors on propose du vin blanc! Ça me semble une belle réponse de fonctionnaire.
Va-t-on proposer un rosé avec notre bifteck rosé?

«Côté accord, la viande de la dinde est également plutôt polyvalente, et permet de jouer à la fois dans la cour des rouges et des blancs», nous dit Simon Gaudreault sur le bloque de la société d'État blogue.saq.com/tchin-tchin/cest-le-temps-dune-dinde

Donc, rouge ou blanc avec la dinde?
Je vais répéter ici ce que j'ai écrit en décembre 2010.

Des vins pour la dinde
Quel vin servir avec la dinde? Du rouge, du blanc?
C'est selon vos goûts, ceux de vos invités et selon la sauce et les condiments qui accompagnent la digne volaille.
Pour une sauce et des condiments épicés, je suggère plus blanc que rouge.
Sinon, ce sera plus rouge que blanc.
Recherchez les vins avec une bonne acidité pour trancher dans cette volaille robuste, les vins peu tanniques et au fruité non confituré.
Si vous avez des vins vieux, ce sera encore mieux.

La SAQ pousse le bouchon !

Je suis allé à la librairie cette semaine comme d'habitude pour acheter mes magazines et le nouveau Guide Aubry. J'ai vu ce livre «La SAQ pousse le bouchon !» d'Éric Duhaime. La libraire m'a mis en garde en me signalant que c'était écrit par un gars de droite. Trop curieux, j'ai pris le risque quand même.

C'est un livre petit format qui se parcours rapidement.

On y rappelle les scandales de l'Uruguay, de l'Euro. On y donne des exemples de bureaucratie extrême, comme les cas de Pur Vodka, du Marché des Saveurs, de la bière Archibald, du cas Marcel, de Michel Julien, du domaine Félibre, des agences et de Radio X. On y fait l'historique de la SAQ, un retour sur l'affaire Geloso-dépanneurs, du «mur de Chine» entourant le Québec.

Au sujet de la privatisation en Alberta, on y rappelle l'obligation de passer les commandes par l'acheteur unique Connect Logistics.

On y parle de la «grande noirceur oenologique» des vins de dépanneurs; des pauvres consommateurs de vin plus taxés que les riches; de la concurrence, des journalistes : «Du propre aveu de la SAQ, ces chroniqueurs se font "suggérer" les thèmes à aborder ou les produits à mentionner». De la censure : «Lorsque vinquebec.com et Yves Mailloux ont sorti ce scandale, aucun des grands médias n'en a même fait mention.» Et encore «Le monopole conduit à la manipulation de l'information.»

On y parle de la peur : «tout le monde a peur de me parler.» «Un régime de terreur semble régner pour tous ceux et celles» qui travaillent dans le monde du vin au Québec. «Tous craignent les représailles de la toute puissante SAQ.»

Au sujet des prix des vins : «on a la conviction de se faire carrément avoir, on tend à acheter moins.»

«La SAQ gère un marché artificiel et cherche à copier les marchés naturels.»

Pour Éric Dumaine, les prêtres des années 1960 ont été remplacés par des fonctionnaires qui sont l'autorité suprême. Il dit que «le monopole public a eu son utilité en son temps», puis «brimant la liberté des consommateurs, des producteurs locaux...» et que maintenant «nous exigeons d'être traités en individus libres qui ont le droit de choisir, de produire et de vendre...»

M.Duhaime propose des solutions et ça ne passe pas par la privatisation.

Somme toute, un livre bien documenté, bien intéressant — pour gens de gauche comme de droite — qui fait le point sur le commerce actuel du vin au Québec et qui contribue au débat récurant sur l'avenir de notre «cher» Société des alcools du Québec.

La SAQ pousse le Bouchon !
Éric Dumaime, vlb éditeur, Quebecor Media
157 pages. Octobre 2014.  ISBN : 978-2-89649-608-2
19,95 $ en librairie. 11,99 $ en livre numérique.
 

Val Pas Res 2011

Le vin de la semaine ! 
La terre de mon père, Jérome Ferrer
Corbières, Domaine La Rune
Une très belle bouche, sur des notes de cerise, de bleuet, d'épices, de thym et quelque chose qui rappelle le graphite. C'est serré, légèrement tendu. Les tanins sont fins. D'une belle présence en bouche. Délicieux.
Un vin différent, original et très plaisant à boire.
Une belle découverte!
Jérome Ferrer du restaurant Europa à Montréal.
Sur la contre étiquette, on lit «Mon père fut toute sa vie artisan de la vigne et du vin dans un petit village des Corbières. Quelques années plus tard mon cousin me permettra de reprendre ses terres au passé chargé d’histoire. Aujourd’hui je suis fier et ému de vous faire partager la terre de mon père.»

Carignan et syrah.
Sur le site, on lit «Val Pas Res» dans le patois local qui signifie ça ne vaut rien, un petit clin d'oeil à Adrien le père de Jérôme Ferrer, qui utilise cette expression couramment.»
Alc. 14,5  %.
Était en importation privée 23,35 $ particuliers et 21,46 $ pour les restaurateurs importation-amg
Dans 34 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
18,75 $

C'est le Pakistanais qui vend le vin!

Une publicité du syndicat de la Société des alcools du Québec a semé tout un émoi dans la presse canadienne anglaise.

Dans sa vidéo anti privatisation de 14 minutes, le syndicat Semb-SAQ fait entendre un Albertain qui dit «ici en Alberta, c'est le Pakistanais, ou c'est l'Indien qui ne connait rien du vin qui ne boit même pas du vin qui vend le vin.»

Après les protestations des médias anglophones, la direction du syndicat a promis d'enlever ce segment de sa vidéo.

Il est intéressant de noter qu'aucun média écrit n'a mentionné que l'Albertain en question est un noir et qu'aucun média francophone n'a mentionné cette controverse (du moins dans ce qui est rapporté par Google Actualité).

Vous pouvez voir et entendre l'extrait censuré sur le site de la Gazette de Montréal.

Les titres de Google News concernant la SAQ:

Quebec liquor store union sorry for offensive video CBC.ca
Union apologizes for racist remark in video defending Quebec's liquor monopoly
bnn
Quebec union apologizes for racist comments targeting Alberta's private liquor ...
CTV News
Union apologizes for racist remark shown in video defending Quebec's liquor ...
CTV News 
Union edits 'Indians' and 'Pakistanis' comment out of SAQ video
CJAD 
'Racist' comment to be excised from liquor-store video
Montreal Gazette
Racist wine video sparks outrage 
The Drinks Business

 

Les prix sont bons au Québec, dit le président de la SAQ

«Les prix sont bons au Québec, les prix sont dans la bonne moyenne» a dit le président de la Société des alcools du Québec à une émission radiophonique locale à Montréal ce matin. 1
«On ne paie pas plus cher... Les prix sont dans la bonne moyenne en Amérique du Nord... on fait une bonne job», dit M. Alain Brunet
Il dit qu'un blogue rapporte «1 ou 2 % d'écart».

Pourtant si on regarde les chiffres, on n'a pas le même portrait du tout.
«Les spiritueux se vendent en moyenne 11 % plus cher au Québec que partout ailleurs dans cette recherche, alors que pour le vin, il s’agit d’une différence de plus de 23 %.» 2

C'est ce qu'on lit dans le document de recherche Le monopole d’État versus l’entreprise privée dans la vente de vins et spiritueux présenté par Maxime Péloquin pour l'obtention de sa maîtrise à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

Le chercheur a étudié les prix de 50 vins et de 50 spiritueux disponibles dans trois monopoles et dans trois grands magasins privés en Amérique du Nord.

Les monopoles sont ceux du Québec, de l'Ontario et de la Pennsylvanie. Les grands marchands privés sont Bev-Mo (Californie), 67 Wine and Spirits (New York) et Crown Wine and Spirits (Floride).

On y lit qu' «au final, 85 % des produits, quels qu’ils soient, se retrouvent à des prix supérieurs sur les tablettes des deux monopoles canadiens.»

Le résultat, pour le vin seulement, c'est 23 % plus cher à la SAQ que dans les 5 autres commerces, taxes et taux de change compris.
Comparé à l'Ontario, le vin est 7,63 % plus cher au Québec.

Même le monopole de la Pennsylvanie fait mieux que la SAQ et la LCBO. «En fait, cette société d’État (américaine) est même plus compétitive au niveau des prix que certaines entreprises privées utilisées dans la base de données», note M. Péloquin dans son mémoire de maîtrise.

1. 98,5 fm, Paul Arcand interroge Alain Brunet, 6 novembre 2014

2. «Le monopole d’État versus l’entreprise privée dans la vente de vins et spiritueux», Maxime Péloquin, École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke, avril 2014, 72 pages.

Feudo Principi di Butera, Syrah, Sicile 2011

De beaux arômes de fruits frais. Bouche ample, bien fruitée et caressante.
Les tanins sont bien enrobés par ce fruit généreux.
Longue finale. De la belle syrah. 
Alc. 13,5 %.
Dans 52 magasins.
3 étoiles
Prix: 
19,05 $

Le vin — Bien dans son assiette


L'émission Bien dans son assiette de la radio de Radio-Canada nous présente chaque semaine des reportages sur le vin. Ça se fait avec les sommeliers Robert Plamondon, Véronique Rivest et Jean-François Demers, ainsi qu'avec des vignerons, des journalistes et d'autres spécialistes. Ça va du sauvignon au bio, en passant par le champagne, la chimie, la taille, le vin de glace et le terroir.

Ces reportages audio peuvent être écoutés en ligne. J'ai fouillé dans les archives de l'émission et je retranscris ici les titres et les textes de présentations de ces reportages sur le vin et ses produits connexes. Les reportages font environ 11 minutes.

Cette page est mise à jour régulièrement.
Bonne écoute!

La relation amour-haine des Québécois avec l'alcool
Entrevue avec l'auteur Normand Cazelais sur le livre Boire et déboires
6 novembre

Le processus d'achat des vins d'importation privée avec Robert Plamondon
30 octobre

Les huîtres : mode d'emploi  Accords huîtres, vins et bières
23 octobre

Cum Laude 2010

Un beau vin de Toscane à la texture assez serrée, sur un fruité légèrement chocolaté. Tendu, assez vif, fruité. Bien agréable. Bien long.
Alc 14,5 %, mais n'y parait pas. 
Igt de Toscane, supertoscan, maison Banfi.
Cabernet sauvignon (30%), merlot (30%), sangiovese (25%), syrah (15%).
En ligne et dans 46 magasins.
3 étoiles
Prix: 
30,25 $

Barton et Guestier, Côtes du Rhône, Les Galets 2013

L'étiquette affiche syrah et grenache.
Un nouveau produit.
Bien aromatique, petits fruits et épices fines, même chose en bouche.
Juteux, coulant, peu tannique, belle vivacité. Finale longue et élégante avec une note d'épices. 
Digeste.
Alc. 13 %.

Réduit à 14,36 $ jusqu'au 8 novembre. Apportez une cenne noire!
Étrangement, plusieurs produits sont réduits à des prix impairs cette semaine. Des vins à 9,18 $; 11,93 $; 15,03 $... Si vous voulez en profiter pour vous débarrasser de vos cennes noires. Sinon la SAQ me dit que le prix «sera arrondi à l’avantage du client.»

Un très bon vin, d'un très bon rapport qualité-prix.
Dans 180 magasins.

3 étoiles
Prix: 
15,95 $ à la SAQ | Réduit de 1,59 à 14,36 $ jusqu'au 8 novembre.

Poggibano 2010

Tenuta Perolla, de la région de Maremme en Toscane. Du groupe San Felice.
Arômes de fruits noirs. Attaque sur le fruit, puis belle présence tannique et une finale veloutée.  Du costaud.
Corsé, ample, il laisse une belle impression en bouche.
Il serait intéressant d'en mettre quelques bouteilles en cave et de voir ce que cela donnera d'ici trois à cinq ans.
Merlot à 60 % et cabernet sauvignon. Treize mois en barriques françaises.
Poggibano est un vignoble de 2,5 hectares sur le domaine Perolla.
Acidité 5,2 g/l. Sucre 2,4 g/l.
Alc. 13 %.
En ligne et dans 48 magasins.

3 étoiles
Prix: 
22,10 $

Comment la SAQ fait disparaître des vins de moins de 15 $

Le nombre de vins à moins de 15 $ ne représente plus que 6 % de l'offre de la SAQ, alors que c'était 15 % il y a 5 ans.

Comment en est-on rendu là?
Les gens des relations publiques de la société d'État disent que c'est à cause de l'inflation et des taxes. Pourtant, l'inflation est minime et les taxes n'ont été haussées que de quelques 25 cents. La chef des relations publiques de la SAQ a même déjà laissé entendre que c'était parce que les Québécois voulaient des vins plus chers!

Ce n'est pas suffisant pour expliquer la chute du nombre de vins de moins de 15 $ au répertoire de la SAQ. Rappelons-le, les «petits vins» c'est 6 % du répertoire qui rapportent 58 % des ventes de la SAQ.

Alors comment on fait pour éliminer les vins de moins de 15 $?
La réponse est simple: on fait comme on a fait pour éliminer les vins à moins de 10 $.

Objectifs plus élevés pour les petits
Plusieurs stratagèmes sont employés. Je vais en mentionner deux ici. Le premier consiste à fixer des objectifs de vente plus élevés pour les vins moins chers.

Vin Alberta Québec

On a beaucoup comparé les prix des vins en Alberta et au Québec au cours de cette année dans les médias québécois.
En mai dernier, un journaliste du Journal de Québec, Pierre Couture, va faire une tournée en Alberta et nous rapporte que le vin y est moins cher, quelquefois 50 % moins cher.

Lundi, c'est une employée de la SAQ qui va y faire un tour et nous dit que certains vins y sont plus chers et d'autres moins chers.

Mais pourquoi se comparer avec l'Alberta? Pourquoi pas le Dahomey, le New Hampshire ou la Belgique?

Si l'on regarde les chiffres de Statistique Canada, l'Albertain dépense en gros le même montant que le Québécois pour l'alcool. Mais il y a alcool et alcool. Pour la bière, on est pareil. Nous dépensons 330 $ par année en bière. Mais pour le vin c'est bien différent. Le Québécois y consacre 339 $; pendant que l'Albertain dépense 193 $. Par contre, ce dernier dépense le double du Québécois en spiritueux.

Ventes de boissons alcoolisées par habitant de 15 ans et plu
pour l'exercice se terminant le 31 mars 2013
(millions de dollars)
  Bière Vin Spiritueux Total
Québec 337 339 104 780
Alberta 332 193 235 761

www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/140410/dq140410a-fra.htm

Maintenant, les prix
Si l'on étudie le tableau 183-0015 de Statistique Canada, intitulé Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools, des producteurs de vins et des brasseries, selon la valeur et le volume, exercices financiers se terminant le 31 mars, et qu'on y extrait les chiffres concernant les ventes de vin en volume et en valeur pour l'Alberta et le Québec, on obtient le tableau suivant.

Ventes vin
Millions litres et dollars (2013)
  Alberta Québec
Litres 58 159
Dollars 614 2320
Prix moyen au litre de vin
10,58$
14,59$

On constate qu'il se vent trois fois moins de vin en Alberta qu'au Québec: 58 millions de litres contre 159 millions au Québec. L'Albertain n'a pas la réputation de s'ouvrir un petit rosé de Provence le vendredi soir, mais plutôt de se prendre une bonne Bud! En dollars, c'est 614 millions en Alberta et 2,3 milliards au Québec.

Ce qui nous donne un prix moyen au litre de vin de 10,50 $ en Alberta et de 14,50 $ au Québec.
Donc, le vin est en moyenne 38 % plus cher au Québec qu'en Alberta.

Le document de l'employée de la SAQ, diffusé sur le site de la CSN, nous apprend toutefois que les prix sont plus élevés dans les localités touristiques de l'Alberta et que plusieurs employés ne connaissent pas beaucoup le vin.

Revenons maintenant à Statisque Canada qui nous apprend que les ventes de vins en Alberta en volume ont augmenté de 36 % de 2009 à 2013. Au Québec, ce fut 12 %; soit trois fois moins.

En terminant, dans la vidéo de la CSN-SAQ, ils nous disent que si nous perdons la SAQ, nous perdrons sa marge de profit de 1 milliard. Ce qui est totalement faux. En effet, ils omettent de mentionner que l'Alberta n'a pas abandonné sa majoration en privatisant sa société d'État et que la province fait maintenant plus d'argent qu'avant en ne vendant plus d'alcool! (Il y avait 208 succursales en 1993 qui rapportaient 400 millions $ au gouvernement; mainrtenant c'est 1340 magasins privées qui rapporte 729 millions à la province).

_____

De l'alcool à prix imbattable, Journal de Québec, Pierre Couture, 27 mai 2004
Rouges et blancs au pays de l'or noir, SEMB SAQ CSN Vidéo de 14 minutes, 3 novembre 2014
Contrôle et vente des boissons alcoolisées, pour l'exercice se terminant le 31 mars 2013, Statistique Canada, 10 avril 2014
Privatiser la SAQ ne servirait ni l’État ni ses citoyens, dit la CSN, Le Devoir, 4 novembre.

La proportion de vins à moins de 15 $ est passée de 15 % à 6 %

La proportion de vins à moins de 10 dollars diminue constamment sur les rayons de la Société des alcools du Québec.

En 2009, sur les 6920 vins de la SAQ, 1040, soit 15 % étaient à moins de 15 $.
En 2012, cette proportion est tombée à 10 %.
En 2013, ça baisse à 8 %.
Aujourd'hui, la proportion de vins à moins de 15 $ n'est plus que de 6 %.
En 5 ans, nous avons perdu la moitié des vins de bon prix. On est passé de 1040 à 522.
La proportion de vins à moins de 15 $ est tombée de 15 % à 6 % au répertoire de la SAQ.

Nombre de vins sur les rayons SAQ
(Vins tranquilles au format de 750 ml)

Mars 2009
Nov 2012
Nov 2013
Nov 2014
-15 $ 1040 902 641 522
15 $ et +
5920 7357 7319 7735
total 6960 8259 7960 8257
 % - 15 $ 15 %
10 %
8 %
6 %
  @vinquebec.com

Comment en est-on rendu là?
Pourtant, de l'aveu même du nouveau président de la SAQ, en commission parlementaire, ces vins de moins de 15 $ représentent 57 % des ventes de la SAQ.

Les dirigeants de la SAQ semblent toutefois entendre la critique et réagir.
Alors qu'en mars dernier, sur les 83 nouveaux vins, seulement 5 étaient à moins de 15 $, soit 6 % de l'arrivage.

Aujourd'hui, sur les 74 nouveautés 23 sont à moins de 15 $; soit 31 %. Ils sont dans la section des produits courants.

Il semble donc que les dirigeants du monopole veulent maintenant acquérir des vins moins chers, afin de ralentir cette chutte de l'offre de vins à prix raisonnable!

 

Des Québécois envahissent la LCBO

Sur l'heure du midi, il y aura beaucoup de Québécois à la succursale de la LCBO de la rue Rideau à Ottawa.

 

En effet, 250 amateurs de vin de la région de Québec débarqueront dans le stationnement de la succursale principale de la société des alcools de l'Ontario à Ottawa.

 

Un animateur de la station de radio FM93 à Québec a nolisé 5 autobus pour amener des Québécois magasiner à Ottawa en guide de protestation contre les hausses continuelles de prix des vins au Québec et la réduction graduelle des vins à bon prix à la SAQ.

 

L'animateur radiophonique Sylvain Bouchard a baptisé cette opération «les vendanges des cols rouges». Il dit qu'il a 500 candidats à ce voyage, mais seulement 5 autobus.

Terroir Grinou, tradition, sauvignon blanc sémillon 2013

Alc. 10 %.
Ce vin affiche un taux d'alcool de 10 %.
On peut craindre que ce soit un vin légèrement sucré, mais non, c'est bien indiqué «sec» sur l'étiquette.
Comment font-ils? Des oenologues m'ont dit qu'ils leur étaient maintenant impossible de faire du bon vin en bas de 13 % d'alcool.
Pourtant celui-ci est bien bon!
Il a de beaux arômes de sauvignon (pamplemousse) dans être trop végétal. C'est floral, invitant. En bouche, on a la vivacité du sauvignon et la rondeur du sémillon. C'est sec, fin et vif.
En plus, capsule à vis et bio.
Il a bien accompagné les huîtres. (Essayez les délicates Raspberry Point de l'île du Prince-Edouard.)
Assemblage sauvignon et sémillon.
Château Grinou, Dordogne.
L'étiquette de ce vin ne mentionne pas d'appellation. Le vignoble est pourtant dans l'aire d'appellation Bergerac, mais le cahier des charges exige que le vin fasse 10,5 degrés d'alcool au minimum.
Dans 43 magasins.

À propos des huîtres, écoutez le beau reportage de l'émission Bien dans son assiette de Radio-Canada Les huitres comment les choisir et comment les déguster.

2.5 étoiles
Prix: 
17,15 $

Lambrusco, Monte delle Vigne 2013

Un mousseux rouge opaque!
Un mousseux bien tannique!
Oui, c'est surprenant, vous allez étonner vos amis et les faire sortir complètement de leur zone de confort. Certains vont même crier. 
Ne le servez pas trop froid, mais plutôt autour de 8-10 degrés, sinon il sera astringent, car il est d'une acidité bien vive qui accentue l'effet tannique. Certains producteurs recommandent même de servir le lambrusco entre 12 et 14 C.
C'est ample, très fruité (bleuet et jus de raisin frais), les bulles, le fruit et les tanins donnent une très belle présence en bouche. C'est sec, acidulé et mordant. La mousse est violette! Personne ne restera indifférent. Vous pouvez le servir dans une flute, un verre à vin ou encore un petit bol.
Cépage lambrusco, vendangé à la main. Méthode Charmat, cuve close. Région Émilie-Romagne.
En apéritif, avec les entrées, saucisses, jambons, porc.
Alc. 11,5 %
Dans seulement 18 magasins.
2.5 étoiles
Prix: 
18,05 $

Crémant d'Alsace rosé brut cave de Beblenheim

Un rosé costaud, très fruité aux bulles abondantes.
Cépage pinot noir.
Ne le servez pas trop froid.
Dans seulement 4 magasins pour le moment!
Alc. 12,5 %.

2.5 étoiles
Prix: 
19,50 $

La SAQ ne répond plus aux besoins des restaurants

De plus en plus de restaurateurs ne s'approvisionnent plus auprès de la Société des alcools du Québec.

Le phénomène est surtout visible dans les grands restaurants et bistrots de Montréal.

 
C'est la découverte surprenante que nous faisons à la lecture du livre Un sommelier à votre table.  
La sommelière Jessica Harnois y présente 50 sommeliers «incontournables» qui gèrent les cartes de vins de 50 «restos au cellier exceptionnel».
 
On y découvre que les cartes des vins de 43 de ces 50 restaurants sont composées très majoritairement de vins non achetés dans les magasins de la SAQ et non sélectionnés par les acheteurs de la SAQ! 
 
Seulement 6 des 50 sommeliers mentionnés dans le livre de Jessica Harnois s'approvisionnent surtout à la SAQ, 1 fait des achats moitié SAQ moitié importations privées; la plupart des autres ont une carte composée à plus de 80 % de vins hors SAQ et même plusieurs de ces restaurants ont une carte exclusivement de vins en importation privée.
 
Fini les achats à la SAQ
Pourquoi ces sommeliers n'achètent-ils plus ou presque plus à la SAQ qui a pourtant un répertoire de plus de 8000 vins? (L'offre en importation privée IP serait presque le double.)
 
Que cherchent ces sommeliers qui font les commandes de vins des plus réputés restaurants du Québec?
 
Bio, terroir, découverte...
Se distinguer, avoir une offre exclusive, plus de liberté dans les prix. Mais plus encore.
Voici ce qu'on lit dans le livre de Mme Harnois.
 
Marie-Josée Beaudoin et William Saulnier du restaurant Les 400 Coups (85 % en achat privé IP) «privilégient les petits producteurs qui travaillent dans le respect de la nature, que ce soit en agriculture raisonnée, biologique ou en biodynamie.» 
 
«Un penchant pour les vignobles qui expriment leur terroir», Jérôme Béloeil, Bu, 85 % IP.
«Satisfaire les nouvelles tendances», Simon Bergeron, Poivre Noir, 95 % IP.
«Recherche sans fin de nouveaux trésors», Isabelle Bordeleau, Maison Bolud, 80 % IP.
«Recherche de produits originaux, appellations nouvelles, vins digestes, sains, bio, biodynamie, qualité/prix.» Mario Brissoit, L'express, 85 % IP.
 
«Vins canadiens, vins respectueux de leur terroir». Jean-Michel Cartier, Auberge Saint-Gabriel, 87 % IP.
«Vins élégants, finesse, authentique, bio, biodynamie, nature». Nicolas Charron Boucher, Bouillon Bilk, 90 % IP.
 
«Découvertes à des prix raisonnables, vignerons artisans qui travaillent dans le respect de l'environnement». Èves Chateauvert, Le Continental Bistro, 80 % IP.
«Vins propres où rien n'a été ajouté», Hugo Duchesne, Laurie Raphaël. 95 % IP.
 
«De domaines familiaux, agriculture saine, pas utiliser de produits chimiques.»  Etheliya Hananova, Laurence. 95 % IP.
 
Friands de nouveautés, des vins de vignerons, petits rendements, de terroir, cépages indigènes, digestes, axés sur la fraicheur, moins puissants en alcool, respectueux du terroir, levures naturelles... Disent les autres.
 
Abandon de la SAQ
Les mots qui reviennent le plus dans les qualités recherchées pour être ajouté à leurs menus: bio, terroir, qualité/prix, sain, pas chimique, découverte, respect de l'environnement, artisans, nature...
 
Est-ce que la SAQ n'offre pas des vins qui répondent à ces critères souvent exprimés par la crème de la sommellerie québécoise?

Est-ce que les hauts fonctionnaires de la SAQ ont abandonné ce créneau des vins vendus dans la grande restauration? Vont-ils réagir, s'ouvrir à cette nouvelle réalité, répondre aux besoins de cette clientèle éclairée qui cherche de l'authentique, du vivant, du bio, du moins chimique, du neuf?
 
Ces vins demandés par les sommeliers devraient plaire à toute la population, pas seulement aux clients de ces restaurants. La population en général devrait elle aussi être en droit de s'approvisionner de ces vins que les sommeliers dénichent hors succursales. 
 
Le rapport annuel de la SAQ ne mentionne pas les importations privées! Ce serait plus de 5 millions de bouteilles. 
 

Il y a aussi un côté négatif à ce monde parallèle des importations privées comme le signalait le maître sommelier Jacques Orhon «Combien de vins de qualité que je connais, de producteurs floués aussi, resteront dans un marché marginal qui leur fera vendre quelques caisses de vins dont les amateurs n’entendront jamais parler?». (jacquesorhon.com)

Notons aussi que les vins en importation privée sont un peu plus chers puisque la SAQ se prend une cote supplémentaire de 10 %.

 
Un sommelier à votre table est un livre qui devrait plaire à ceux qui fréquentent ou qui veulent fréquenter les bons restaurants. On apprend à y connaître ces femmes, ces hommes et ces restos qui contribuent à bien nous alimenter de produits viniques de qualité. Le livre est plutôt montréalocentriste par le choix des restos et sommeliers, mais n'est-ce pas dans la métropole que sont concentrés les meilleurs restos du Québec?
 
Le monde du vin vu par des sommeliers, un angle original. Du beau travail de la sommelière Jessica Harnois et d'Alexandre Marchand, Édition Québec Amérique, 247 pages, 19,95 $.
 
Si vous voulez avoir une idée de l'offre de vin en importation privé, allez faire un tour au Salon des vins d'importation privée, organisé par le Raspipav, au marché Bonsecours, à Montréal, du 1er au 3 novembre.

Les meilleurs qualité-prix en blanc nous viennent du Portugal

Il est souvent difficile de trouver de très bons vins blancs à bon prix.
Plus difficile que les rouges, du moins ici au Québec dans le répertoire de la SAQ.
Il y a 2200 blancs contre 6400 rouges aujourd'hui dans ce répertoire.
Toutefois en cherchant bien et en en dégustant plusieurs, on finit par faire de belles découvertes.

Eh! Surprise! Les trois meilleurs rapports-qualité en vin blanc nous viennent du Portugal!
Il y a 199 vins du Portugal à la SAQ ces jours-ci, dont 38 blancs.
Alors, recherchez ces quintas. (Quinta veut dire domaine.)

Loureiro, Vinho Verde, Quinta do Minho 2013 Portugal 3,0 15,25$
Quinta da Ponte Pedrinha 2012 Portugal 3,0 15,30$
Quinta das Amoras Reserva 2012 Portugal 2,5 15,50$

Il reste peu du Minho (Migno), seulement dans 8 succursales. Toutefois, le Amoras est dans 48 succursales et le délicieux Pedrinha est dans 65 succursales.

D'autres vins blancs de bon rapport qualité-prix : vinquebec.com/vins-blancs-qualite

Pasqua Sangivese, Puglia 2013

Fruité, assez aromatique. Capsule à vis, donc bien aérer après avoir dévissé. 
Oui, en effet, les capsules à vis sont très étanches, donc au début le vin peut avoir des arômes réduits.
Ce vin des Pouilles a de belles saveurs de petits fruits, salades de fruits, framboises et cerise, avec une petite note végétale. Très belles saveurs aussi en retour de bouche.
Juteux et léger.
Un très bon rapport qualité-prix.
Servir à 16 degrés.
Alc. 12,5 %.
Produit régulier en ligne et dans 222 magasins.
2 étoiles
Prix: 
11,40 $

Pic Saint Loup, Domaine Zumbaum-Tomasi, Clos Maginiai 2008

Très aromatique fruits noirs, charbon. Bouche serrée, épicée et juteuse. Garrigue, violette, clou de girofle en finale.  Assez costaud. Belle texture tannique. Original. 
Très long. 
Cépages: 80 % syrah et 20 % grenache. Récolte manuelle.
Alc. 14 %.
En ligne et dans 24 magasins.
3 étoiles
Prix: 
25,65 $
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