Les Sarres, Savagnin, Côtes du Jura 2015, Rijckaert

De fines notes de noix de Grenoble se dégage de ce vin fait du cépage savagnin.
La bouche est d'une belle texture huileuse. Les saveurs de noix reviennent en bouche, avec des notes minérales et salées bien persistante.
Un savagnin élégant et qui ne goute pas le vin jaune, comme c'est souvent le cas.
Il devient plus expressif en se réchauffant.
Bien meilleur que le 2013.
Producteur Rijckaert. Voir aussi le beau chardonnay du même producteur.
Alc. 13 %. Sucre 1,9 g/l.
En ligne (17) et dans 39 magasins.

3 étoiles
Prix: 
29,95 $

L'Oeuvre de Perraud, Chardonnay, Mâcon Village 2015

Un vin blanc très expressif et parfaitement délicieux.
C'est gras, velouté, consistant, savoureux et bien persistant.
Un beau chardonnay bien fait et fort plaisant.
Il a bien accompagné les huitres des Îles-de-la-Madeleine, les élégantes et fines «Trésor du large». Puis, les pâtes et saucisses de sanglier et de bleuets de la Fermette du Septième Ciel en Outaouais.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,8 g/l. Bouchon de liège aggloméré.
En ligne (50) et dans 74 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,70 $

VSP, Île d'Orléans, Le Voile de la Mariée 2016

Du vignoble de Sainte-Pétronille à l'ile d'Orléans au large de Québec.
Un très beau vignoble sur le flanc nord-ouest de l'Ile nommée isle de Bacchus par Jacques Cartier lors de son deuxième voyage en 1535. On y a une très belle vue sur les chutes Montmorency.

Malheureusement, je n'ai plus de droit d'y retourner. Son propriétaire, M. Louis Denault me l'interdit «À l'avenir, SVP, tenez-vous loin de notre vignoble et de ces vins», depuis une critique qu'il n'a pas aimée d'un de ses vins. C'était un mousseux.

Celui-ci est un vin blanc tranquille fait des cépages vandal-cliche et vidal.
C'est très aromatique, très floral, parfumé. Parfumé comme le sont certains savons et serviettes dans les chambres d'hôtes. Ça sent propre la lavande! Le vin est bien sec, bien vert, très vif, mais tout de même agréable à boire. La finale est courte et un peu abrupte sur des notes de fruits tropicaux. Un bon vin blanc québécois.

Dans son site internet, le producteur suggère bien à propos de le servir avec du fromage de chèvre, des salades de crevettes nordiques aux agrumes et des guédilles de homard. Une production de 1900 caisses. Sucre 4 g/l, selon le producteur, 2,1 selon la SAQ. Alc. 12 %.
Capsule à vis.
Dans 29 magasins.

2 étoiles
Prix: 
15,30 $

Poggio Pelato, Pinot Nero 2014

Appellation Pinot Nero dell'Oltrepo Pavese, Lombardie.
Producteur: Tenuta il Bosco.
Belles saveurs rappelant les cerises. C'est sec, vif, vivifiant même.
Sapide, coulant et juteux. Une belle texture tanique assez serrée.
Arome de fruit et de viande fumée.
Une belle sensation vineuse qui se prolonge en bouche.
Gouleyant. La bouteille se vide rapidement!
Alc. 12,5 %. Sucre 1,6 g/l.
Servir à 14-15 degrés.
En ligne (4) et dans 72 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,95 $

Cincinnato Ercole Nero Buono 2013

Le cépage est le nero buono cultivé au nord de Rome. C'est le seul vin de ce cépage du Latium à la SAQ.
Ce vin rouge très foncé est d'une texture granulée bien riche donnée par de beaux tanins.
C'est compact, bien serré et assez tendu.
Les saveurs rappellent un peu le chocolat brun et les pruneaux.
Un vin original.
Pour accompagner des plats de viande en sauce.
Cincinnato est une coopérative.
Alc. 13,5 %. Sucre 4,8 g/l. Vendanges manuelles. Levures sélectionnées.
En ligne (37) et dans 45 magasins.

3 étoiles
Prix: 
23,25 $

Le goût des pesticides dans le vin

Vous sentez la fraise dans un vin. On vous a dit que ça venait de la fermentation du raisin. Mais si c'était plutôt l'odeur laissée par des traces de pesticides dans ce vin?

La même chose pour la pêche, la vanille, le bonbon anglais, le bonbon tagada, l'odeur de fumée et autres.

Vous avez une sensation d'astringence. On vous dit que ça vient des tanins et du bois. On vous apprend maintenant que ça peut aussi être l'oeuvre de certains fongicides.

Le vin est court, asséchant, la finale tombe vite, c'est amer ou piquant; ça pourrait être dû à l'action d'un restant d'herbicides dans le vin.

Est-ce que les pesticides ont un gout, une saveur, des aromes? C'est la question que se sont posée le biochimiste Gilles-Éric Séralini et son ami le chef cuisinier étoilé Jérôme Douzelet.

Une dégustation de pesticides
Pour répondre à cette question,  ils ont décidé de «gouter les pesticides dans l'eau aux doses où ils sont dans le vin. Ils ont fait mesurer les quantités de pesticides dans 32 vins de France et d'Italie. Puis, ils ont choisi les pesticides les plus répandus dans ces vins et les ont mélangés chacun dans les mêmes quantités dans de l'eau. Eau qu'ils ont fait gouter à des vignerons, oenologues, sommeliers et cuisiniers.

Ainsi, ils ont trouvé une moyenne de 10 parties par milliard (10 ppb) de glyphosate dans 4 vins et ont alors versé 10 ppb de glysophate (un fongicide) dans le l'eau et l'on fait gouté à des professionnels du vin.

Sur deux ans, ils ont donc fait gouter 11 pesticides à 36 professionnels du vin, pour un total de 195 tests.

La plupart des vins bio testés ne contenaient pas de pesticides; mais tous les vins dits conventionnels en contenaient.

Des résultats étonnants
Les résultats sont surprenants. «Il exprime un gout de bonbon chimique doucereux évoquant la fraise Tagada, voire le bonbon anglais très souvent décrit dans des dégustations de vins.» C'est ainsi que s'expriment des dégustateurs après avoir gouté un verre contenant du fenhexamide à 500 ppb. Un pesticide vendu sous les noms de Lazulie et de Teldor.

On nous dit dans ce livre «qu'il est possible d'apprendre à reconnaitre le gout des pesticides, pour ensuite éviter les produits qui en contiennent.»

On y apprend aussi qu'on y traite des tonneaux de bois avec des fongicides, ce qui a donné deux fois plus de traces de pesticides dans un vin.

Après avoir conté ces expériences, les auteurs présentent à la fin de leur livre 11 fiches décrivant les pesticides retrouvés le plus souvent dans ces vins; boscalide, cyprodinil, diméthomorphe, fenhexamide, folpet et phtalimide, glyphosate et AMPA, iprodione, iprovalicarbe, pyriméthanyl.

Des exemples, des extraits de ces fiches:

Les odeurs de carton ou de chiffon peuvent provenir du diméthomorphe.

Le folpet: alcool volatil, médicamenteux, amertume, assèche l'avant du palais...

Glyphosate: acide, âcre, calcaire, nez d'essence, menthol...

Iprodione: fumée, pneu brulé, bois, vanille...

Iprovalicarbe: médicament, noix...

Pyriméthanil: essence de pin, menthol...

Roundup: faible odeur d'essence, bois putréfié, amertume, picotements...

Cyprodinil: astringence, amertume...

Le fenhexamide est «le mieux détecté, avec une saveur de bonbon chimique, à la fraise, au caramel, de chocolat, de pêche, de vanille chlorée, voire de carton.»

Caractéristiques communes de spesticides: asséchants et donnant une sensation de bouche cassante.

Terrroir, levures et pesticides

Donc, il n'y a pas que le terroir, le cépage, la fermentation, les levures qui donnent un arome et une texture au vin. Les pesticides aussi «ont une influence sur le gout final du vin.»

L'industrie appelle ces produits des phytosanitaires ce qui signifie «qui soigne les plantes». En fait, ce sont des pesticides qui tuent comme dans homicide et suicide.

On trouve des «traces de pesticides» dans le vin à des doses 11 000 fois plus fortes que dans l'eau. Il n'y a pas de normes concernant le maximum permis dans le vin, mais seulement des limites maximales de résidus dans le raisin.

Les auteurs ont découvert que même de grands vins contiennent de bonnes quantités de pesticides, comme un grand pomerol 2009 (100 points Parker) à 400 euros qu'ils n'osent pas nommer.

 

Les doses limites des pesticides acceptables dans l'eau sont de 0,1 ppb, alors qu'on en trouve 2920 fois en moyenne dans les vins. «Ces doses rendent l'eau impropre à la consommation et pourtant ces bouteilles (de vin) sont partout en vente libre, il faudrait qu'on m'explique...» dit Jérôme Douzelet.

Et plus encore
Il y a bien d'autres choses dans ce petit livre de 142 pages. Je ne vous mentionne que ce qui m'a le plus étonné. On y parle aussi des métaux lourds dans le vin, de l'arsenic longtemps permis, des métabolites et des formulants encore plus dangereux que les molécules actives déclarés par les fabricants de ces pesticides. Il est particulièrement question du glyphosate qui cache la vraie toxicité des Roundups.

Utile et formateur
«Notre petit guide est salvateur pour la santé : si chacun découvre grâce à lui les goûts des pesticides indiqués par ses professionnels, il pourra les reconnaitre et éviter à long terme les mauvais produits qui en contiennent.»

Ce livre n'est pas une étude scientifique, selon les auteurs, «il se conçoit comme un outil original pour aider à découvrir et comprendre les goûts des ingrédients chimiques dont le milieu viticole n'est pas fier, ceux des pesticides.»

Donc, un petit livre-choc qui fera surement beaucoup parler. Rappelons que l'auteur principal, ce professeur de biologie à l'université de Caen, Gilles-Éric Séralini, est très controversé. C'est lui qui a publicisé en 2012 les dangers du Roundup de Monsanto. On a dit bien du mal de lui. Monsanto a fait écrire des articles par ses employés, mais signés par des scientifiques pour contrer les travaux de M. Séralini. Ce dernier a toutefois gagné ses 7 procès en diffamation. Voir à ce sujet l'enquête de deux journalistes du quotidien Le Monde «Informations génétiquement modifiées», octobre 2017.

Le goût des pesticides dans le vin
Et Petit guide pour reconnaitre le goût des pesticides
Jérôme Douzelet et Gilles-Éric Séralini
Éditions Actes Sud. 142 pages Janvier 2018.
14,80 euros, 10,99 euros en numérique.
Je l'ai téléchargé au format PDF chez Galimard Montréal, 19,99 $
Voir aussi le communiqué de presse d'Actes Sud.

Voir aussi une entrevue faite hier soir sur ARTE avec le professeur Séralini.
 

Crémant du Jura, Jean Bourdy

De grosses bulles au début, puis une multitude de petites bulles!
Le vin est très aromatique, même dans des flutes. Des aromes de beurre, de miche de pain et de levure à pain.
Les mêmes saveurs reviennent en rétrolfaction.
C'est sec, rond, pas compliqué et facile à boire.
Chardonnay 100 % en vendanges manuelles. Alc. 12,5 %. Sucre 12 g/l.
Jean Bourdy producteur en biodynamie dans le Jura.
«Le Crémant est le seul vin qui n'est pas bio-dynamie dans notre domaine, car n'ayant pas assez de vignes, nous sommes obligés d'acheter des raisins pour le produire», nous dit Jean-François Bourdy.
En ligne (103) et dans 75 magasins.

2 étoiles
Prix: 
25,75 $

Chinon, Blanc Bec 2016

Bien différent du millésime précédent, ce chinon blanc a des caractéristiques moins typées du cépage chenin. Il dégage des aromes de fruits exotiques. C'est très attirant. Les saveurs sont amples. Le vin est bien fruité sur des notes de poire et de compote de pomme. Certains dégustateurs ont même dit «tarte aux pommes». La finale est belle et longue et laisse une belle bouche.
Servir à 8-10 degrés.
Domaine de la Marinière.
Il a bien accompagné le gigot d'agneau.
C'est le seul chinon blanc actuellement à la SAQ. Le blanc ne représente que 3 % de l'encépagement de l'AOC Chinon.
Sucre 3,2 g/l.
En ligne (6) et dans 40 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,65 $

Le champagne c'est chimique

Avez-vous déjà essayé de trouver du champagne bio?
C'est rare, très rare!

Sur les 300 champagnes disponibles aujourd'hui au répertoire de la Société des alcools du Québec, il n'y en a que 13 qui sont bio. Dont 7 sont de la même maison : Fleury.

Les champagnes bio ne représentent même pas 5 % du répertoire de la SAQ. C'est très peu!

C'est que la Champagne est une région viticole très chimique. La surface de vigne cultivée en bio n'est que de 646 hectares sur les 34 000 hectares de l'appellation. Soit 1,9 %.

Il serait plus difficile de produire bio en Champagne que dans la plupart des autres régions viticoles de France. Le climat ferait en sorte que les risques de pourriture des raisins par les champignons seraient très élevés.

Il ne faut pas compter sur les 300 «grandes maisons de Champagne» pour cultiver des raisins bio. Car ces grandes maisons ne cultivent pas ou peu de raisin, elles l'achètent.

Il y a toutefois Roederer qui a un petit 10 hectares en bio, mais là aussi les millions de bouteilles proviennent d'achats à des vignerons qui sont au nombre de 15 000.

Ces vignerons n'acceptent pas de perdre 10-20 % de la récolte en raison des aléas climatiques. Alors, il ont recours à toute la panoplie des aides chimiques: insecticides, acaricides, fongicides et engrais chimiques.

Le site de l'Association des champagnes biologiques ne mentionne que 40 vignerons bio, en plus de 16 autres en conversion bio.

Toutefois, dans le site de l'Agence Bio de France, on retrouve 165 vignerons bio en Champagne.

Ce n'est guère mieux du côté des mousseux hors Champagne. On ne trouve que 12 vins indiqués bios sur les 222 mousseux blancs au répertoire de la SAQ. Dont 7 proviennent d'Espagne.

Il est donc bien difficile de s'abreuver bio avec des bulles.

Voici tout de même quelques noms : Parés Baltà; Barmès Buecher; Pureté de Silex; Cabelier; La Vida al Camp; Gramona; Fleury; Doquet et De Sousa.

Au sujet des pesticides en Champagne, écoutez ce producteur de la région Éric De Sousa qui nous dit que l'on peu faire du vin sans chimie et même en biodynamie en Champagne.

 


 (Entrevue ajoutée dans YouTube en décembre 2012 par Génaël Revel)

L'Australie déclare la guerre du vin au Canada

«Canada wine war launched»
Tel est le titre de la première page du 17 janvier du quotidien australien The Australian.

Le gouvernement australien accuse le Canada et ses provinces d'avoir des pratiques commerciales discriminatoires envers les vins des autres pays et de favoriser indument les vins canadiens au détriment des vins de l'Australie.

L'Australie a déposé une plainte formelle à ce sujet auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le journal The Australian cite le ministre du Commerce de l'Australie Steve Ciobo qui dit que "L'Australie a demandé des consultations formelles à l'OMC sur les mesures discriminatoires à l'encontre des importations australiennes de vin que nous considérons comme manifestement incompatibles avec les engagements pris par le Canada dans le cadre de l'OMC. Les mesures incompatibles du Canada comprennent des taxes supplémentaires, des frais et des majorations sur le vin importé, des canaux de distribution distincts réservés au vin canadien et limitant la vente de vin importé dans les épiceries».

De plus, le directeur général de l'association des producteurs de vin de l'Australie, Tony Battaglene, déclare que les restrictions imposées par le Canada ont une incidence sur les exportations australiennes.

Importation de vin d'Australie en bouteilles et en vrac en millions de litres et millions de dollars.
        bout.  vrac         $
2017   24    32     208
2016   28    32     223
2015   30    33     236
2014   30    28     226
2013   30    20     226
2012   33    15     239
2011   34    15     251
2010   36    17     259
2009   35    10     252
2008   39     4      286
2007   43     7      308
2006   41    12      291
2005   38     9      273
2004   34     4      234
Statistique Canada

«Les provinces canadiennes ont adopté des mesures non tarifaires qui favorisent les vins produits locaux.»
M. Battaglene ajoute qu'il y a des problèmes depuis longtemps sur l'égalité d'accès au marché canadien, mais que le niveau de protection a encore augmenté au cours des deux dernières années.

Ainsi, pendant que le Canada proteste contre des pratiques commerciales déloyales des États-Unis, d'autres pays protestent contre les pratiques commerciales déloyales du Canada.

C'est ainsi le cas de l'Australie qui proteste contre les pratiques commerciales discriminatoires du Canada dans le domaine du vin.

En octobre dernier, les États-Unis ont fait les mêmes plaintes particulièrement contre la Colombie-Britannique accusée de favoriser les vins de cette province.

Devant ces plaintes, le gouvernement fédéral a répondu, selon la CBC, que les règles de la distribution et de la vente de l'alcool relèvent des provinces.

Les gouvernements de Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec ont adopté l'an dernier des lois et des règlements qui favorisent les vins locaux au détriment des vins étrangers dans les épiceries.

Selon les règles de l'OMC, le Canada a 60 jours pour régler ce différend avec l'Australie. Par après, l'Australie pourrait demander à l'OMC de forcer le Canada à modifier ses lois. L'Australie pourrait aussi adopter des mesures de rétorsion et imposer des sanctions commerciales au Canada.

________

Canada wine war launched through WTO, The Australian
Australia complains to WTO about Canadian rules on selling wine, CBC
Australia challenges Canadian provinces' wine sales at WTO, Globe & Mail
Vins: l'Australie porte plainte à l'OMC contre le Canada, La Presse Canadienne
L'Australie porte plainte à l'OMC contre les pratiques de vente du vin québécois, Radio-Canada
Le vin engendre un litige entre l’Australie et la Colombie-Britannique, Radio-Canada.

Forte hausse de la production de vin au Canada

La production de vin au Canada a été multipliée par 5 de 2003 à 2016.

C'est une hausse de 531 %.

En 2003, le Canada produisait 251,000 hectolitres de vin. En 2016, c'est 1 585 000 hectolitres de vin qui sortent des vignes du pays. Ce qui est l'équivalent de 210 805 000 de bouteilles de 750 millilitres.

La croissance de la production au pays s'est surtout fait sentir à partir de 2013 où elle a doublé en un an selon les chiffres colligés par le Il Corriere vinicolo.

Ce 1,5 million d'hectolitres place le Canada à la 19e place des pays producteurs de vin juste après l'Autriche et la Grèce.

Ce 1,5 million est toute de même encore bien loin des 43, 45 et 52 millions d'hectolitres de vin de l'Espagne, de la France et de l'Italie.

La production mondiale de vin est relativement stable dans le monde. Elle oscille entre 256 millions et 296 millions au cours des 14 dernières années.

Elle était de 264 millions d'hectolitres en 2003 et 271 millions en 2016.

Les 4 principaux pays producteurs (Italie, France, Espagne et États-Unis) produisent 70 % de ce vin; soit 189 des 271 millions de litres.

Consommation
Le Canada produit maintenant 28 % de sa consommation. En effet, la consommation de vin au Canada est passée de 3 millions d'hectolitres en 2002 à 5,7 millions d'hectolitres en 2016. Soir une hausse de la consommation de vin de 4,3 %.

Les Canadiens préfèrent les rouges.  C'est 3,1 millions hl en rouge; 2 millions en blanc et un peu de  rosé 158 000 hl. Pour le mousseux, c'est 182 000 hectolitres.

Les vins canadiens se vendent très peu au Québec. Sur les 8500 vins au répertoire de la SAQ, il y a 270 du Canada (y compris 114 du Québec).

_______
Source : Vino in Cifre, Unione Italiana Vini.

Chinon, Thélème 2012

Un beau cabernet franc de la Loire.
C'est riche, ample, ferme, charnu sur de très beaux tanins.
C'est velouté et d'un beau granulé.
Les aromes sont fins sur les fruits rouges et une légère note terreuse typique du cabernet franc de la Loire.
Un vin jeune de bon caractère.
Pour 3-5 ans de cave.
Producteur: Alain Lorieux.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 %.
Commenté aussi en avril dernier.
En ligne (6) et dans 35 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,45 $

Ras le bouchon de liège !

Le bouchon de liège est le pire ennemi du vin et ce problème est loin d'être réglé.
Il y a quelquefois des coups de gueule, des protestations contre l'usage de ce morceau d'écorce d'arbre pour boucher le vin. C'est un produit non consistant et qui a de nombreux défauts.

Toutefois, le conservatisme des producteurs, vendeurs et même de certains consommateurs fait en sorte que de belles quilles sont encore bouchées avec ce vilain petit morceau de liège.

De temps en temps, le sujet refait surface dans l'actualité. Cette semaine, c'est la gang des Cinq du vin qui repart à la charge contre le vilain cylindre.

«Et vous trouvez cela normal ? Ras le bouchon de liège !» titre le journaliste David Cobbold. «Je ne peux m’empêcher de pousser un nouveau coup de gueule contre ces abominables petits morceaux de liège qui abiment tant des bonnes...»

«Il est grand temps de tourner la page du bouchon de liège massif ...évitons de continuer à le laisser en contact avec nos vins.»

À lire, ainsi que les dizaines de commentaires. «Et vous trouvez cela normal ? Ras le bouchon de liège !»

Avis de Vin Fort 2016

Un vin très pâle à l'étiquette indiquant «Avis de vin fort» ! C'est contradictoire. En demandant au conseiller de la SAQ si ce vin était bon, il me répondit qu'il craignait beaucoup les retours, car il y a de gros dépôts très apparents au fond de cette bouteille de vin rouge translucide.

C'est un vin très léger. On ne perçoit pas du tout les tanins. C'est sur les petits fruits légèrement acidulés, le jello fin et une note d'épice. C'est délicat, rafraichissant, mais tout de même rassasiant. Une belle découverte! C'est fait de cabernet franc. Je ne reconnais pas du tout ce cépage dans ce vin. L'étiquette indique «clairet», c'est en effet très clairet, comme on essayait de faire les vins rouges autrefois.
Servir frais à 12 degrés.
Vendanges manuelles. Alc. 12,5 %. Sucre <1,2 g/l.
«Fermentation alcoolique puis fermentation malolactique en levures et bactéries naturelles en cuve bois grenier.»
Une production de Catherine et Pierre Breton. Appellation Bourgueil.
Dans 30 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,25 $

Marie de Beauregard, Chinon 2016

De très beaux aromes de fruits noirs sur une fine note terreuse typique des cabernet franc de la Loire.
Bouche fine et ample. Tanins élégants.
Un vin charmant, délicieux et raffiné.
Jolie longue finale sur les fruits fins.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,6 g/l.
De la maison Saget qui possède 840 hectares en Loire.
En ligne (13) et dans 37 magasins.

3 étoiles
Prix: 
21,10 $

Cami Salié, Jurançon sec 2015

Le vin est jaune. Il est très aromatique. Fruits exotiques et surtout du miel.
La texture est d'une belle viscosité. C'est ample, savoureux et les saveurs de miel reviennent en bouche. Le vin est sec, agréable. La finale est longue, miellée et laisse une belle bouche.
Un vin de caractère.
Cépages gros et petit manseng vendangés à la main en octobre.
Producteur Lionel Osmin
Un bel apéritif, bon aussi avec les riz, les fromages...
Sucre 2,2 g/l. Alc. 14 %.
En ligne (14) et dans 32 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,30 $

Doudet-Naudin, Pinot noir 2016

Très belle attaque sur le fruit et les épices.
Délicieux. Tanins fins. Belle texture souple, juteuse et assez généreuse.
Des saveurs de gelée de fruits.
Très belle finale fruitée.
Plaira à ceux qui n'aiment pas les pinots trop acidulés.
Suprenant de qualité pour le prix.
Servir à 14-15 degrés.
Pinot noir en vendanges manuelles. Vallée de l'Aude (Carcassonne, Narbonne).
Capsule à vis.
Vin de France.
Alc. 12,5 %. Sucre 6,4 g/l.
Dans 125 magasins.

3 étoiles
Prix: 
15,10 $

St-Francis, Cabernet-Sauvignon, Sonoma 2014

Nez de petits fruits.
Texture veloutée. Beaux tanins bien granuleux sur une masse de fruits.
Charnu, dense, sec, alcool bien marqué.
Longue finale chaleureuse sur le fruit avec des notes de poudre de cacao.
Cabernet sauvignon à 98 % complété de malbec et de petit verdot. 18 moins en barriques de chêne de France.
Alc. 14,8 %. Sucre 3,2 g/l.
En ligne (36) et dans 102 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
30,00 $ à la SAQ | 29,95 $ à la LCBO | 32,99 $ en Colombie-Britannique

Le Serre Nuove 2015

Se présente bien, mais fini mal!
Attaque bien serrée, riche, ample, d'une pièce. Mais milieu de bouche pâteux, alcool très marqué et finale asséchante.
Style vin industriel de facture moderne.
Cépages bordelais. 64% merlot, 17% cabernet sauvignon, 10% cabernet franc, 9 % petit verdot. De jeunes vignes. De la maison Ornellaia.
Le prix est nettement exagéré et serait mieux autour de 18 $.
Appellation Bolgherie qui a vocation de tenter d'imiter les vins de Bordeaux. Alc. 14 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (198) et dans 179 magasins.

2 étoiles
Prix: 
63,00 $ à la SAQ | 64,95 $ à la LCBO

Comment les minéraux entrent dans le vin

On entend beaucoup parler de la minéralité des vins. Mais comment ces minéraux du sol peuvent-ils entrer dans la vigne, dans le raisin puis se retrouver dans le vin?

Les minéraux sont insolubles donc non assimilables par les racines des vignes. Ce sont les microbes qui modifient ces minéraux afin de les rendre solubles dans l'eau et ainsi assimilables par les racines de la vigne.

C'est ce qu'affirme l'agronome Claude Bourguignon, éminent spécialiste des sols de la vigne.

Il a fait une présentation de ses dernières découvertes sur ce sujet à la 15e matinée des oenologues de Bordeaux en avril dernier.

Voici ce qu'il y a dit.

Quel est le rôle du sol dans la dégustation des vins?
Le lien entre le gout du vin et le lieu se situe à deux niveaux.

  • Au niveau de la nutrition de la vigne.
  • Au niveau du toucher en bouche qui permet de ressentir la texture du sol.
Les sols argileux donnent toujours un côté collant au vin. On a l'impression que ça colle entre le palais et la langue.
Les sols sableux donnent toujours un côté pétillant. On a l'impression que ça sautille entre la langue et le palais.
Et les limons vous donnent toujours un côté poudreux, parfois même poudre de chocolat.
Par contre, on n'a aucune donnée scientifique sur la faculté qu'a la texture du sol de modifier notre toucher de bouche.

Organique et minérale
Le gout du vin est lié à deux types de molécules: les molécules organiques, les aromes, les tanins, les alcools. Et les molécules minérales. Ces molécules vont interagir entre elles.
Le sodium, le potassium, le magnésium vont modifier votre perception des aromes, des alcools et des tanins.

La vigne se nourrit dans l'atmosphère et dans le sol. En fait, 94 % de la matière sèche provient de l'atmosphère. La vigne va y chercher du carbone, de l'oxygène et de l'hydrogène. C'est une alimentation en quantité, mais pas tellement en qualité. Les deux premiers vont donner le sucre. Les viticulteurs contrôlent cette alimentation par la taille des feuilles de la vigne.

La qualité du vin vient du sol
Le sol ne fournit que 6 % de la matière, mais elle provient de 24 atomes. La qualité vient donc du sol.

Ce sont les enzymes qui synthétisent les molécules aromatiques que nous percevons dans le vin. Il y a des milliers de ces enzymes.

Une plante est incapable de se nourrir dans le sol sans l'aide des microbes.
Car pour qu'un élément soit assimilable par la vigne, il faut qu'il soit soluble dans l'eau.
Les microbes transforment les minéraux du sol en les mettant sous forme anionique (d'ions négatifs).

Par exemple, l'azote est transformé en nitrite, puis en nitrates (NO3-) assimilables par la vigne. C'est aussi le cas pour le soufre transformé en sulfates et pour le phosphore transformé en phosphates.

Tous les autres éléments du sol ne sont pas solubles. Les microbes utilisent pour ces autres éléments la chélation (prononcé kélation). Les microbes vont prendre l'oligoélément — le fer, le sélénium, le zinc, le cobalt — et vont l'attacher à un acide organique. Ce chélate deviendra soluble dans l'eau, comme le nitrate de fer.

Pour cela il faut que le sol soit aéré. Aéré par la faune, par les microbes, par un sol vivant non compacté.

Dans un gramme de sol aéré, on peut trouver des centaines de millions de microbes (champignons, bactéries et autres). Ça donne 2 à 3 tonnes de microbes à l'hectare. Ils ont une énergie biochimique au poids 350 fois supérieur à celle de l'humain. Ainsi 1 kilo de bactéries a autant de force que 350 kilos d'être humain. C'est la plus grosse énergie biochimique de la planète, affirme monsieur Bourguignon.

De plus, la fermentation va accroitre le taux de minéralité dans le vin.
Par exemple, les sols de magnésium de l'Italie vont donner cette amertume commune à beaucoup de vin de ce pays.

Donc, M. Bourguignon explique ainsi comment ces minéraux théoriquement insolubles se retrouvent dans le vin grâce à l'action des microbes. Malheureusement, on tend souvent à remplacer cette force par des engrais. Engrais qui vont interférer entre les microbes et les racines de la vigne.

Une présentation étonnante que je vous invite à visionner ici.

La microflore du sol : une alliée de choix pour la nutrition qualitative de la vigne
15e Matinée des Oenologues de Bordeaux / "Les minéraux, du sol au palais"
, Claude Bourguignon, Vidéo de 15 minutes.
 

Château de Chamirey rouge 2014

Un pinot noir de Bourgogne délicieux!
Il a de belles saveurs de gelée de fruits, de cerise.
C'est d'un fruité savoureux. La texture est lisse, coulante et assez grasse.
On ne perçoit pas les tanins bien enrobés.
La finale est longue et juteuse avec un rappel de gelée de fruits.
Servir à 14 degrés.
Appellation Mercurey. Pinot noir en vendanges manuelles.
Alc. 13,1 %. Sucre 2,7 g/l.
En ligne (26) et dans 123 magasins.
Notez la différence de prix entre le Québec et l'Ontario.

3 étoiles
Prix: 
27,60 $ à la SAQ | 39,95 $ à la LCBO

Saint-Peray, Pierre Gaillard 2015

Le vin est vivace, bien serré et plutôt sévère.
Peu aromatique et peu expressif.
Il a bien accompagné les nouilles aux oeufs et légumes.
Saint-Péray est une petite appellation du Rhône.
Les cépages utilisés sont la marsanne et la roussanne.
Alc. 13,5 %. Sucre moins de 1,2 g/l.
Dans 86 magasins.

2 étoiles
Prix: 
27,60 $

Dr Loosen, Blue Slate, Riesling Kabinet 2015

Un vin blanc d'Allemagne très sucré.
Il est très aromatique sur des notes de pétrole et de litchi.
Des saveurs de fruits exotiques sur un sucré abondant.
Longue finale sucrée, légèrement amère et minérale.
Région de la Moselle.
Capsule à vis.
Alc. 8 %. Sucre 47 g/l.

2 étoiles
Prix: 
21,95 $

Le vin, vous le reniflez ou vous le buvez

La dégustation géosensorielle
Vous avez surement déjà vu de ces dégustateurs renifleurs qui passent de longues minutes à renifler le vin et à vous le décrire avec un catalogue d'aromes. On croirait qu'ils en inventent. Puis, ils le mettent en bouche et tout ce qu'ils peuvent vous en dire c'est «acidité médium plus; tanins médium plus.» Leur plus grand plaisir c'est de deviner le cépage.

«L’industrie du vin, qui a fait de ce dernier un produit agro-alimentaire, un vin technique, de cépage et de marque, a simplifié la dégustation.»

C'est ce que nous dit le vigneron bourguignon Jacky Rigaux dans son livre LA DÉGUSTATION GÉO-SENSORIELLE.

«Ce livre est destiné à ramener sur le devant de la scène (...) la dégustation qui privilégie le toucher de bouche, la texture, la consistance, la souplesse, la viscosité, la minéralité… autant de descripteurs qui permettent d’apprécier les vins de terroir, les "vins de lieu"».

La lisibilité des cépages est visible avec les vins de cépage, les vins industriels. Mais ce qu'il faut lire ce sont les terroirs, nous dit l'auteur.

Deux types de dégustation
On oppose les vins techniques de cépages aux vins de terroirs. La dégustation sensorielle à la dégustation géo-sensorielle. La première se concentre sur les aromes, la deuxième sur le touché de bouche.

«Dès que l’on introduit des levures industrielles en vinification, le terroir commence à disparaitre… surtout si on a commencé à l’affaiblir en détruisant la vie dans les sols avec les pesticides, herbicides et autres fongicides, associés aux engrais chimiques. Le vin est de plus en plus "fabriqué" au cellier, de moins en moins "accouché" naturellement par le vigneron!»
 

«D’un goût de lieu on passe à un goût fabriqué.»

Le bréviaire des aromes
«La primauté accordée au nez privilégie bien évidemment les vins techniques qui, à coups d’artifices technologiques et chimiques, rassurent le consommateur en quête de parfums vantés par les critiques et les sommeliers qui se plaisent à rivaliser d’audace en identifiant toujours plus d’odeurs dans leurs commentaires.»

«Les vins naturels de terroir sont ainsi pénalisés par l’analyse sensorielle au temps de leur jeunesse.»

Mais qu'en est-il de la minéralité, de la consistance, de la texture, de la viscosité, de la souplesse et de la vivacité?

«Avec la surenchère des critiques et sommeliers qui trouvent chaque jour de nouvelles odeurs dans le vin, il est de beaux jours pour l’analyse sensorielle!»


«Le vin n’était pas fait pour être reniflé, mais pour être bu.»

«Quand on a fait tout le travail nécessaire à la vigne, pour qu’elle accouche d’un raisin à la maturité physiologique optimale, que ce dernier a été cueilli avec soin, mis en cuve après un tri sévère, il convient alors de devenir paresseux, c’est-à-dire d’intervenir le moins possible pendant la vinification, pour que chaque climat livre naturellement toute sa complexité, en réalité sa vraie nature, son originalité, son caractère unique, inimitable.»

«C’est cette viticulture de virtuose, plus que de technicien, qui est l’avenir de la filière viticole européenne.»

Séduire avec l'industrie des aromes
«De plus en plus nombreux sont les amateurs qui renouent avec l’importance du "toucher de bouche" en dégustation. La bouche est beaucoup plus sensible et fidèle au "goût du lieu" que le nez que l’on peut facilement séduire et tromper avec les artifices de l’industrie des arômes. L’identité d’un vin de terroir s’exprime en effet principalement par la sapidité, c’est-à-dire par sa saveur singulière. Cette dernière est perçue par l’organe gustatif quand le vin entre en bouche. L’analyse sensorielle a réduit cette perception aux cinq saveurs classiques:
acide, amère, salée, sucrée et alcaline. La "dégustation géo-sensorielle du gourmet", sans ignorer ces descripteurs, valorise donc le "toucher de bouche", intimement associé au ressenti de la saveur».

Apprendre les arômes des vins relève de la quadrature du cercle
«Enfin, il faut ajouter que chaque dégustateur possède un appareil olfactif différent, que nous n’avons pas les mêmes seuils de perception. On l’aura compris, apprendre les arômes des vins relève de la quadrature du cercle».

Donc, abrégeons la description des aromes qui est particulière à chacun et concentrons-nous sur le toucher de bouche; de la texture du vin, de son étoffe; de la consistance du vin, de sa sève; de sa structure, de sa charpente, de son corps (charnu, compact, épais...); de la viscosité du vin; de sa souplesse, de son attaque; de sa vivacité; de sa signature; de sa minéralité; de sa longueur en bouche; de sa sensation tactile et de sa persistance aromatique et gustative.

«Un vin de terroir, qu’il soit blanc ou rouge, se doit d’offrir un toucher de bouche qui évoque la soie, le taffetas, le velours…»

«Un encerclement progressif et sincère, pour serrer de près l’insaisissable vérité.»

Un vocabulaire étranger
Au sujet de la description des vins, l'auteur cite Pierre Poubon.
«En matière de goût, il est impossible de parvenir à une précision définitive. Ainsi le dégustateur, qui analyse un vin, procède-t-il par approximations en se servant d’un vocabulaire curieusement étranger à son sujet. De ces approximations, parfois brillantes et imagées comme une improvisation poétique, le profane ne retient que le souvenir d’une élégante jonglerie verbale autour d’un verre. Mais il s’agit, en fait, d’un encerclement progressif et sincère, pour serrer de près l’insaisissable vérité». (Dégustations de toute une vie, 2001)

Donc, un petit livre très inspirant qui nous fait réfléchir sur notre manière d'apprécier le vin. Trop souvent, nos descriptions du vin mettent l'emphase sur ses odeurs. Pourtant, les odeurs sont très personnelles. On renifle le vin au lieu de le gouter. Ceci nous éloigne du consommateur qui lui boit le vin tout simplement.

LA DÉGUSTATION GÉO-SENSORIELLE DU GOURMET
Réveil des terroirs et réveil du goût
Jacky Rigaux, 51 pages.
ici dans internet www.zindhumbrecht.fr/wp-content/uploads/presse/LA_DEGUSTATION_GEO.pdf

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Pour vous aider à décrire la texture de vin, consultez le petit lexique Les mots du vin
 

The Lackey Shiraz 2016

Assez aromatique, fruits noirs et note de tabac.
Belle bouche fraiche assez ample au fruité abondant.
Les tanins sont bien enveloppés par ce fruit.
Un vin gourmand assez généreux qui se laisse boire.
Shiraz à 92 % complété de cabernet sauvignon.
Alc. 14,9 %. Acidité 6,38 g/l. pH 3,44. Sucre SAQ 2,2 g/l; 5 g/l selon la LCBO.
Capsule à vis.
Le 2014 était 20 $.
En ligne (16) et dans 114 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
18,00 $ à la SAQ | 17,95 $ à la LCBO

Statistiques de Vin Québec pour 2017

Vinquebec.com a plus de 20 ans maintenant.
Le site a atteint une certaine maturité.
Près de 250 000 personnes ont consulté le site au cours de l'année 2017.
Tout près de 1000 utilisateurs viennent le consulter chaque jour avec des pics de 1827 visiteurs le 11 mars, 1755 le 30 décembre et 1778 visiteurs le 31 décembre.
 

Les pages les plus visitées, en plus de la page d'accueil, sont les pages Meilleurs vins rouges; Qualité-prix; La conservation des portos; Sulfites dans le vin; Taux de sucre dans le vin rouge; Les meilleurs vins blancs; Les meilleurs vins à la SAq-Dépôt; La conservation du vin une fois la bouteille ouverte et Les températures de service du vin.

La majorité des visiteurs atteignent le site via un moteur de recherche (300 000); un peu plus de 100 000 arrivent directement sur le site par l'adresse vinquebec.com; 10 000 proviennent de Facebook, 7000 de Twitter, les autres sont référencés par d'autres sites.

Le site vinquebec.com existe depuis mars 1997.

Vinquebec.com est un site internet indépendant d'information sur le monde du vin. Nous ne demandons et n'acceptons aucune publicité des producteurs de vins, de leurs agents, ni de la Société des alcools du Québec.
C'est un site d'intérêt public axé sur les besoins des consommateurs.

Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Gigondas, Bois de Menge 2014

Un fort gout de bois calciné dans ce vin. Désagréable.
En ligne (54) et dans 34 magasins.

0.5 étoiles
Prix: 
29,20 $

Carignan 2014, Élisabeth et François Jourdan

Son nom est Carignan, comme le cépage.
C'est un carignan souple et juteux.
Du beau jus qui coule agréablement en bouche.
Les tanins sont bien fins.
Le vin laisse boire facilement. Rien n'accroche.
Nous avons là un carignan bien souple.
Vignerons producteurs de l'Argentier. Vignes plantées en 1935. Rendement 25 hl/ha.
Vendanges manuelles. Élevage 18 mois en cuve béton.
IGP Pays du Gard.
Alc. 13 %. Sucre 2,1 g/l.
En ligne (6) et dans 54 magasins.

3 étoiles
Prix: 
19,80 $

Paul Goerg Blanc de Blancs

Il y a 227 champagnes aujourd'hui au répertoire de la Société des alcools du Québec.
Les prix de ces vins mousseux sont élevés : 24 seulement sont de moins de 50 $.

Parmi les champagnes les moins chers, certains se démarquent tout de même par leurs belles qualités.

C'est le cas de ce champagne de la maison Goerg à 46 $. Bu à plusieurs reprises durant le temps des fêtes, il a été un succès.

Il est savoureux, rond, agréable et d'un bel équilibre en le fruité et l'acidité ( Sucre 8,6 g/l.) Les bulles sont fines et non agressives. C'est chardonnay à 100 %.

Il est disponible en ligne (76), dans un grand nombre de succursales (242) ainsi que dans 7 SAQ-Dépôts.

À noter aussi le très bon champagne Gardet à 41,75 $, mais disponible dans moins de succursales (104).

3 étoiles
Prix: 
46,25 $

Duché D'Uzées, Mathilde Chapoutier 2016

Un vin blanc très aromatique, très floral.
Rond en bouche, bien fruité. Il rappelle un peu le muscat et les fruits exotiques. C'est fait de viognier, de grenache blanc, de marsanne et de roussane. C'est bien agréable à boire, sec, vif et savoureux sur une finale bien persistante.
Il a bien accompagné la pizza végétarienne.
Appellation Duché d'Uzès contrôlé. AOC depuis 2012.
Alc. 13 %. Sucre 3,1 g/l.
Dans 53 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,95 $
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