Côte de Brouilly, Stéphane Aviron 2016

D'une belle complexité aromatique et gustative.
Un beaujolais de caractère, une texture ferme sur des tanins fins.
Un beau fruité rond.
Une note terreuse agréable en finale
Sucre 2 g/l.
En ligne (28) et dans 102 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,95 $

Le vin importé disponible en épicerie

Le vin local perd son monopole sur les rayons des épiceries de la Colombie-Britannique.

Suite à une plainte des États-Unis devant l'Organisation mondiale du Commerce, le Canada a accepté lors des dernières négociations pour l'Alena 2 de ne plus limiter la vente de vin dans les supermarchés de la Colombie-Britannique à des vins locaux.

Le Procureur général de la Colombie-Britannique a donc ordonné que cette nouvelle politique s'applique dès cette semaine.

Il dit qu'il reviendra à chaque épicerie de vendre ou non du vin importé.

Du côté du Québec, la vente de vin importé est toujours interdite en épicieries. Mais ça pourrait changer.

En effet, l'Organisation mondiale du commerce entendra pendant deux jours la semaine prochaine la plainte de l'Australie concernant l'interdiction de vendre du vin importé dans les épiceries de certaines provinces canadienne.

L'Australie dit que le Canada ne respecte pas plusieurs articles de l'Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT de 1994: Art. III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12)  Selon ces articles, les taxes, lois et règlements «ne devront pas être appliqués aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale.»

L'Australie est appuyé dans sa demande par l'Argentine; le Chili; l'Union européenne; la Nouvelle-Zélande; l'Afrique du Sud; les États-Unis; l'Uruguay et plusieus autres.

Actuellement seul les vins produits au Québec peuvent être vendu dans les épiceries. Les vins importés en vrac et embouteillé ici sont considérés comme étant des produits canadiens puisqu'ils peuvent y être modifiés et mélangés.

De plus, les vins des vignerons québécois ont un accès particulier aux épiceries puisqu'ils peuvent leur être vendu sans payer la marge de plus de 100 % de la SAQ.

La décision de l'OMC pourrait intervenir dans quelques mois.

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Caespes 2016

Un vin blanc italien fait du cépage timorasso, un cépage bien rare.
C'est absolument savoureux, sec, salé et original.
Appellation Colli Tortenesi Terre di Libarna, en Piémont.
Vendanges manuelles.
Alc. 12,5 %. Sucre 5,4 g/l.
Dans 69 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,00 $

CHRONIQUE VIN OU PUBLICITÉ (suite)

Je reviens aujourd'hui sur cette histoire de publicité caméléon sur le vin dans le quotidien en ligne leSoleil.

C'est une forme de publicité particulièrement adaptée à internet. Elle vise, entre autres, à éviter d'être cachée par les bloqueurs de publicité et à ressembler aux articles des journalistes et ainsi se fondre dans le décor. Le lecteur ne se rend pas toujours compte que c'est de la publicité.

Ce type de publicité est appelé publicité intégrée; publicité caméléon ou encore publicité native de l'anglais native advertising.

Publicité caméléon

«La publicité native est une méthode de marketing actuellement en vogue auprès des annonceurs», écrit l'Union des consommateurs. «Elle vise principalement à se fondre dans le décor», ajoute l'Union des consommateurs dans un rapport de recherche.

Le 5 novembre dernier, l'Union des consommateurs a publié une étude bien étoffée sur le sujet. «Publicité native : entre information et mirage.» Le résultat de recherche sur le terrain. 

«Diverses méthodes sont utilisées par les médias d’information pour distinguer les contenus publicitaires des contenus journalistiques ? La divulgation du caractère publicitaire devrait toujours être explicite, claire et sans ambigüité. Or, notre recherche terrain nous a amené à constater que les bonnes pratiques constituent l’exception plutôt que la règle. Le lecteur pourra donc être manipulé par l’utilisation d’un discours incitatif qui prend la forme d’un article journalistique. Mais il y a pire : c’est le droit constitutionnel du public à une information indépendante et de qualité, assise fondamentale de l’exercice démocratique, qui est menacé.»

Les chercheurs ont constaté que les médias canadiens n'étaient pas transparents.

Les pratiques de la grande majorité des quinze médias canadiens analysés ont été jugées répréhensibles.»

L'union des consommateurs fait des recommandations aux médias d'information et aux publicitaires, dont :

  • une divulgation du caractère publicitaire d’un contenu à toutes les étapes (hyperlien et contenu) par:
  • l’utilisation d’une mention explicite du caractère publicitaire d’un contenu, avec un terme clair:«publicité» ou «contenu publicitaire», apposé à proximité du contenu et du lien;
  • la différenciation visuelle entre les contenus publicitaires et les contenus journalistiques et celle des liens qui mènent vers ces contenus;
  • des emplacements distincts qui séparent la publicité de l’information;
  • l’identification de l’annonceur (par apposition du logo ou autre);
  • l’utilisation d’une combinaison de plusieurs méthodes de divulgation;
  • l’utilisation d’un avertissement clair et visible, à proximité du contenu, sur l’implication respective du média et de l’annonceur dans la rédaction du contenu;

À l'évidence, le journal leSoleil n'a suivi aucune de ces recommandations. 

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L'Union des consommateurs est un organisme à but non lucratif qui regroupe 13 groupes de défense des droits des consommateurs. Les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF)

Publicité native : entre information et mirage (2018 - PDF 162 pages)
  Un résumé

CHRONIQUE VIN OU PUBLICITÉ

Est-ce une chronique vin ou une publicité ?

Une mention apparue dans la page Facebook du journal LeDroit a attiré mon attention ce matin.

On y lit que « Cette semaine, Sébastien Légasse, notre chef sommelier, vous présente...» des vins. En cliquant sur le lien, ça nous même à un article du journal leSoleil intitulé «Les précieux conseils d'Alfred» et c'est signé « Contenu partenaire Alfred + Groupe Capitales Médias» !

Le Alfred en question est une entreprise qui vend du vin (Voir www.alfred.vin). D'ailleurs, le même article apparait dans le blogue de ce vendeur. La firme Alfred agit comme agent de la SAQ. Tel me mentionné dans le site de la compagnie : «Alfred a l’autorisation de La Société des alcools du Québec (SAQ) afin d’agir à titre d’agent de la SAQ afin d’effectuer l’achat et la vente de vin entre ses membres et en assurer lui-même ou par le biais de partenaires...»

Et que veut dire «Contenu partenaire » ? De la publicité cachée ?


L'article commence par « Cette semaine, Sébastien Légasse, notre chef sommelier, vous présente... »

Le chef sommelier du journal leSoleil, ou plutôt le Chef de Service expertise produit de l'entreprise Alfred, comme il apparait dans la page Linkedin de M. Légasse. (*)

Au journal leSoleil, Monsieur Gilles Carignan, éditeur adjoint et vice-président information, me répond qu' «il n’y a rien de caché: l’appellation "Contenu commandité" qui présente l’article indique bien, selon nos règles habituelles, qu’il ne s’agit pas d’un contenu rédactionnel maison, mais d’un contenu produit par un partenaire, dans ce cas-ci Alfred, que nous relayons. Le titre ne saurait être plus clair.»

Pourtant, cette indication «Contenu commandité» n'apparait pas du tout dans l'article ni dans la page vin du journal. Elle est peut-être ailleurs, mais je ne l'ai pas trouvée!

Pourquoi ne pas indiquer clairement «Publicité» au lieu de «Contenu partenaire» ?
C'est présenté comme des suggestions d'un sommelier, alors que celui-ci travaille pour un vendeur de vin.
Qui paie qui ici ?

Cette publicité apparait aussi dans les quotidiens La Tribune; Le Quotidien; Le Nouvelliste et LeDroit qui y ajoute la signature de Caroline Chagnon! Elle apparait aussi dans les comptes Twitter de ces médias (Voir ici). Elle apparait aussi dans le moteur de recherche de Google, sans aucune mention de son caractère commercial publicitaire.

De plus, le lecteur est invité à partager cet article sur les réseaux sociaux comme pour les autres articles du journal !

Il n'y a donc pas ici de distinction nette entre l'information et la publicité !

Pourquoi agir ainsi ?

_______

* Le Soleil a remplacé dans l'article «notre chef sommelier» par «chef sommelier d'Alfred».

Menti, Riva Arsiglia 2016

Un vin blanc bio d'Italie savoureux, ferme, assez gras, sur de jolies saveurs de noix et d'oranges.
Petite note oxydative en finale.
Délicieux et bien équilibré.
Cépage : garganega. Récolte manuelle. Levures indigènes.
Culture en biodynamie. Appellation : vin de table.
Une production de 14 000 bouteilles.
Alc. 12,5 $. Sucre moins de 1,2 g/l.
Capsule à vis.
Dans 71 magasins.

3 étoiles
Prix: 
28,10 $ à la SAQ | 18,45 € en Italie

Foloi, Mercouri 2018

Un vin grec floral, lilas, violet et muscaté.
Petit perlant désaltérant en bouche.
C'est vif, franc, original et savoureux.
Laisse une belle sensation en bouche.
Pour l'apéritif et pour les salades, les crevettes...
Fait de roditis à 90 % complété de viognier.
IGP Péloponnèse.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,5 g/l.
Dans 39 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,70 $

Chinon, Pierres Chaudes 2017

Au début une petite odeur d'écurie, puis de crème, de fruit, de prune très mure.
La bouche est ample et bien fruitée avec une note de cuir.
Servir frais à 14 degrés.
Cabernet franc. Culture en biodynamie.
Producteur : Sandrine et Fabrice Gasnier.
Dans 34 magasins.

2 étoiles
Prix: 
25,35 $ à la SAQ | 11 € en France

Primitivo, Berselli & Solferino Signature Collection 2017

Nez fruité, de prune.
Une bouche ample, charnue, peu acide, velouté au fruité sucré sur une note de vanille.
Un vin de facture moderne et de style Nouveau Monde.
Cépage Primitivo. Régions: les Pouilles. Producteur Alma Wines.
Alc. 14,5 %. Sucre 6,1 g/l.   [Échantillon reçu]
En ligne (64) et dans 110 magasins.

1.5 étoiles
Prix: 
19,95 $

Tenuta Arbéta, Langhe Nebbiolo 2017

Des aromes et des saveurs de prunes dans ce vin plutôt costaud.
Le vin laisse une sensation sucrée en bouche.
Les tanins du nebbiolo sont fermes.
Région du Piémont. Producteur : Alma Wines
Alc. 14 %. Sucre 1,7 g/l.  [Échantillon reçu]
En ligne (22) et dans 100 magasins.

2 étoiles
Prix: 
18,60 $

LE SCANDALE DES VINS EN VRAC À LA SAQ (suite)

Du vin acheté en vrac à 84 cents et revendu de 10 à 16 dollars! (Voir Le Scandale des vins en vrac à la SAQ.)

Comment est-ce possible ?

Un vin payé 5 dollars par la SAQ nous est revendu 15 dollars. La SAQ fonctionne par «cout majoré». C'est-à-dire qu'elle ajoute des montants et des pourcentages déterminés au prix coutant, puis les taxes. Donc, plus elle paie cher, plus elle fait d’argent. C'est une méthode très bureaucratique. Elle peut agir ainsi parce qu'il n'y a pas de concurrence.

Alors, comment peut-on passer de 84 cents à 15 $ ?
   
         — En ajoutant un intermédiaire.

La SAQ est un monopole. Elle seule a le droit d’importer de l’alcool selon la loi fédérale.


(Extrait de la loi)
Interdictions
    3 (1) Nonobstant toute autre loi, nul ne peut importer, envoyer, apporter ou transporter, ou faire importer, envoyer, apporter ou transporter dans une province de la boisson enivrante provenant d’un endroit situé au Canada ou à l’étranger, sauf si cette boisson a été achetée par ou pour Sa Majesté ou le gouvernement de la province où elle est importée, envoyée, apportée ou transportée, ou un fonctionnaire ou organisme du gouvernement qui, en vertu du droit de la province, est revêtu du droit de vendre de la boisson enivrante, et si la boisson lui est consignée. »
(Loi sur l’importation des boissons enivrantes)

De plus, la SAQ écrit dans son document Politique d'achat et de mise ne marché de la Société des alcools du Québec que

La SAQ transige directement avec ses fournisseurs et ne reconnaît aucun intermédiaire dans ses transactions commerciales.»

Toutefois, la SAQ fait une exception pour le vin en vrac. Sa Majesté demande à d’autres de l’importer sous sa permission, puis de l’embouteiller et elle l’achète d’eux, comme nous le dit sa porte-parole.

Pour respecter la disposition de la loi fédérale, la SAQ autorise, au Québec, chaque importation de vrac par les embouteilleurs»

Grace à ce stratagème, la SAQ paie ainsi ce même vin plus cher.

Car si la SAQ achetait elle-même ce vin en vrac à 84 cents, elle pourrait nous le revendre en vrac à 3 dollars. Ou encore, l’embouteiller et nous le revendre 4 dollars.

Mais non, elle préfère l’acheter plus cher d’un intermédiaire et le revendre 6 dollars aux épiciers et environ 12 dollars dans ses propres succursales!

Ainsi, elle fait plus d'argent et en fait faire plus à ses collaborateurs : les embouteilleurs.

Par contre, le consommateur, lui, n'est pas gagnant à ce jeu-là. Il paie 15 dollars un vin qui ne vaut que 84 cents.

Alors, lorsque vous achetez ce vin en épicerie ou à la SAQ soyez conscients que cette bouteille ne contient que 84 cents de vin !

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Vous trouverez à cette adresse la liste des 700 vins en vrac vendus emboiteillés au Québec.

Commission des Finances publiques. Études des crédits 2019-2010
Demandes de renseignements particuliers de l'opposition (PDF)

Ventes de vins en vrac et embouteillés au Québec 2018-2019
Pages 148 à 159.

La Gordonne, Font Freye, Rosé

Un bon rosé frais, léger et bien équilibré.
Rien ne dépasse, pas trop d'alcool, pas de sucre, pas trop acide.
De belles saveurs de petits fruits.
C'est gouleyant et bien rafraichissant.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,4 g/l.
Producteur : Les Grands domaines du littoral.
En ligne (36) et dans 110 magasins, dont 6 SAQ-Dépôts.

2 étoiles
Prix: 
16,95 $

Marsannay, Le Clos, René Bouvier 2016

Un très beau vin blanc de Bourgogne.
C'est à la fois gras, ample et élégant.
La finale est longue sur belle note fruitée et légèrement beurrée.
Assez complexe et bien agréable.
Bien fait. Un beau chardonnay à servir à 10-12 degrés.
Dans 35 magasins.

3 étoiles
Prix: 
37,50 $ à la SAQ | 21,95 € en France

Al-Muvedre, Telmo Rodriguez, Alicante 2017

Il y a 8 vins de ce réputé producteur espagnol à la SAQ aujourd'hui.
Ils proviennent de plusieurs régions d'Espagne.
Celui-ci est le moins cher des huit.
Il provient de la région d'Alicante.
Le vin est bon, un peu rustique sur de beaux tanins assez présents. Le fruité est simple. C'est bien fait et pas compliqué.
Cépage monastrell. Alc. 14,5 %. Sucre 3,8 g/l.
Servir à 14-15 degrés.
En ligne (55) et dans 131 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,05 $

Eh non, ce ne sont pas les bons cépages !

Un retour sur mon article concernant les informations non fiables dans les fiches produits du site internet de la SAQ; L'information dans le site SAQ.com est-elle fiable ?

  On a finalement trouvé les bons cépages !

Un petit rappel de l'histoire: une lectrice m'écrit pour me signaler que je ne donnais pas les mêmes cépages de la SAQ pour un vin. Alors que saq.com indiquait 80 % nero d’avola, carricante et frappato, je donnais nero d’avola, syrah et cabernet sauvignon pour ce vin, tel qu'indiqué dans la fiche technique de l'agence Trialto.

Et je disais à la dame que depuis de nombreuses années, je ne donnais pas les cépages indiqués dans le site de la SAQ, mais plutôt ceux indiqués par les producteurs et leurs agents au Québec.  «Ah, ce n’est pas brillant, quand tu cherches par cépage», dit la dame qui voulait gouter du carricante et qui ajoutait  «Il me semble que pour le prix payé des vins, on devrait avoir mieux que ça, non ?»

Les cépages et la proportion des cépages dans saq.com ne sont pas mis à jour et ils ont peut-être été les bons pour un millésime, mais ne le sont plus nécessairement. Donc, ce n'est pas fiable.

La SAQ dit que c'est la responsabilité des agences de lui indiquer les bons cépages. Pourtant, c'est bien la SAQ qui publie ces données sans les vérifier. Il y a là une certaine forme de laxisme et on ne donne pas la bonne information aux consommateurs.

Eh bien, aujourd'hui, l'agence Trialto Québec qui entretemps a changé de nom pour Noble Sélection me répond :

«On a la réponse du producteur, la cuvée est élaborée à partir de Nero d'Avola, Syrah, Gaglioppo, Perricone, Merlot et Cabernet Sauvignon.».

Ainsi, ni la SAQ ni l'agence n'indiquaient les bons cépages !

Il y a donc là du travail à faire pour bien informer l'amateur de vin.

L'agence a très vite changé la liste des cépages dans sa fiche technique. Est-ce que la SAQ en fera autant dans sa fiche du produit ?

ATMA Blanc 2018

Le propriétaire de l'agence qui fait la promotion de ce vin a interdit à ses employés de me faire gouter les vins représentés par l'agence. C'est étonnant! Il n'aurait pas aimé la critique que j'ai faite il y a trois ans d'un des vins d'Italie qu'il représente.

Cela dit, cela ne m'empêche nullement d'acheter et de commenter des vins qui portent le logo de cette agence. D'autant plus que j'aime déguster les vins de son pays d'origine.

Ce vin blanc grec est étonnant d'autant plus qu'il est fait à 70 % de xinomavro, un cépage habituellement utilisé pour faire des vins rouges taniques dans le nord de la Grèce.
Le vin est très aromatique, parfumé, fin et floral.
La bouche est assez vive, ferme et légèrement tanique, oui pour un blanc. C'est tout de même soyeux! C'est gouleyant et délicieux.
Un très bon rapport qualité/prix.
Nous avons vidé la bouteille. Il a bien accompagné les pâtes aux tomates séchées et ognons verts.
Alc. 12 % (sur l'étiquette) 13 % (dans le site SAQ). Sucre 1,7 g/l.
Xinomavro 70 % et malagousia. Levures indigènes. Viticulture biologique et biodynamique non certifiée. Capsule à vis.
En ligne (15) et dans 143 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
15,30 $ à la SAQ | 17,85 $ à la LCBO

Blés Blanco 2018

La première bouteille n'avait pas un bon gout. Elle était peut-être légèrement bouchonnée.
Je l'ai donc retournée et j'en ai acheté une autre en espérant qu'elle soit meilleure.
Eh oui ! Cette deuxième bouteille est vraiment meilleure.
Le nez est franc, floral et légèrement sauvignonné.
C'est frais, léger, assez vif et citronné en bouche.
Avec en plus une petite sensation de perlant.
La finale est chaude.
C'est un bon rapport qualité-prix.
Cépages : macabeo et sauvignon blanc. Région de Valence.
La contrétiquette dit que le vin «convient aux végétaliens».
Alc. 12 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (20) et dans 109 magasins.

2 étoiles
Prix: 
13,95 $

Bio, Il Balzi, Nero d'Avola 2018

Un vin rouge de Sicile aux saveurs très sucrées.
Les aromes fruités sont intéressants, mais c'est mou et pâteux en bouche
De style Nouveau Monde.
Dans 96 magasins, dont 5 SAQ Dépôts.
 

1 étoile
Prix: 
16,55 $

Crémant du Jura, Jean Bourdy

Un très bon vin mousseux.
Il a une belle présence en bouche.
D'un fruité assez gras sur une acidité contenue.
Les bulles sont agréables. La finale est florale, souple et assez longue.
Chardonnay en vendange manuelle. Élevage un an.  Sucre 7,7 g/l.
En ligne (42) et dans 88 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,30 $

Goisot, Bourgogne Côtes d'Auxerre 2017

Un bon pinot noir bio de Bourgogne.
C'est franc, vif sur de beaux tanins.
Un pinot jeune et assez ferme.
Servir à 14 degrés.
Pinot noir avec un peu de césar.
Alc. 13 %. Sucre 1,8 g/l.
En ligne et dans une centaine de magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
27,05 $

Le Sa Vient d'Où ?

Un vin blanc bien étrange ! Il est très brouillé, à l'évidence filtré, non clarifié.
J'ai gouté à deux bouteilles de ce vin. Les deux étaient bien différentes sauf pour le côté brouillé. Elles dégagent des aromes différents, plaisants dans l'un, moins dans l'autre. Des saveurs rappelant un peu le cidre, la banane, les jujubes, le miel...
Un ami a dit que le vin est défectueux; un autre a aimé. J'ai bien aimé le verre de la première bouteille; mais moins la deuxième bouteille que nous avons vidée quand même. Il est bien meilleur à 16-20 degrés que froid. Un vin bien original qui va plaire à certains et déplaire à d'autres. Il est toutefois bien cher !
C'est ce que l'on peut appeler un vin nature, sans sulfite ou si peu!
Le vin n'est pas millésimé, mais l'étiquette indique le numéro de lot 1716.
C'est un assemble hétéroclite de savagnin, viognier, picpoul, clairette, grenache et riesling de plusieurs millésimes et de plusieurs régions, vinifié en partie sous voile. Culture en biodynamie.
Producteur : Anne et Jean-François Ganevat dans le Jura.
Dans 45 magasins.

3 étoiles
Prix: 
54,50 $

Château Yvonne, Collection Rézin, Saumur 2017

Un très bon vin de la Loire fait de chenin.
C'est ample, gras et bien savoureux avec des notes de miel et de fruits blancs.
Plutôt fermé lorsque froid, mais plus ouvert et bien plus plaisant au fur et à mesure qu'il se réchauffe. Il est encore très bon rendu à 20 degrés.
Un vin qui pourrait s'améliorer après quelques années en cave.
Dans 67 magasins.

Cette cuvée est assemblée et habillée spécialement pour le Québec. Il s'agit de vignes un peu plus jeunes que celles de la cuvée «Château» et proviennent d'une autre parcelle, nous dit l'agence Rézin.

3 étoiles
Prix: 
32,25 $

Planeta Rosé 2018

Un beau rosé de Sicile.
C'est frais, coulant, semble peu acide, fruité, rond et facile à boire.
Au niveau des aromes et des saveurs, on dirait plus un vin blanc qu'un rosé.
Un assemblage de nero d'avola et de syrah à parts égale pressé et macérés brièvement une heure ou deux.
Acidité 6,5 g/l. Alc. 12,5 %. pH 3,15.
En ligne (20) et dans 114 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,95 $

LE SCANDALE DES VINS EN VRAC À LA SAQ

Nos monopoles des alcools au Canada achètent une grande quantité de vin en vrac à bas prix qu'ils nous revendent à prix fort.

L'an dernier, le Canada a importé 109,7 millions de litres de vin au cout de 92,8 millions de dollars américains selon les chiffres publiés cette semaine par l'Association américaine des économistes du vin dans son compte Twitter. Ces chiffres proviennent de Comtrade.

C'est 0,85 $ américain le litre; ce qui donne 1,11 $ canadien le litre; soit l'équivalent de 0,84 $ la bouteille. Ce vin acheté 84 cents la bouteille nous est revendu de 10 à 15 dollars la bouteille. C'est toute une marge; tout un bénéfice !

La SAQ est un des gros acheteurs canadiens de vin en vrac. Ce vrac provient surtout de l'Australie, du Chili, de l'Espagne, des États-Unis et de la France, selon les données de Wine by Numbers du Corriere Vinicolo.

Ce vrac est embouteillé au Québec par l'une des usines d'embouteillages privées (Artera, Arista, Futailles...) puis acheté par la SAQ qui en vend une partie aux épiciers et une partie est écoulée dans les propres succursales de la SAQ.

Selon les chiffres de la SAQ, ces vins sont embouteillés sous un peu plus de 700 étiquettes; 700 marques.

De plus, tout le vin vendu par la SAQ aux épiciers provient de cet approvisionnement en vrac.

Au cours de la dernière année, la SAQ, selon son dernier rapport annuel, en a vendu 41,7 millions de litres aux épiciers pour un montant de 346,9 millions $. Ce qui donne 6,24 $ la bouteille.

Ce vin est revendu 10-15 $ la bouteille par ces épiciers (voir liste IGA). Spendido (15,19$); Wallaroo (13,19 $)...

La SAQ vend aussi en bouteille de ce vin importé en vrac. Mentionnons Cliff (10,10 $); Lindemans (11,60 $); Boussac; Antoine Bonet; RH Philips (13,20 $); Perón;  Jackson-Triggs; Monkey Bay (13,60 $); Settler's Cove; Beringer; Lulu B. (11,65 $); Murari; Nobella; Mazzi, Faciés et autres.

Toujours, selon les chiffres de la SAQ, les ventes brutes de vins en vrac et embouteillés au Québec totalisent 650,6 millions de dollars sur les 2,9 milliards $ de vins tranquilles vendus au Québec pour l'année 2018-2019. Ce qui représente selon la SAQ 22,4 % des ventes totales de vin au Québec. (Commission des Finances publiques, Études des crédits SAQ, avril 2019).

Une bouteille sur quatre
Ainsi, presque une bouteille de vin sur quatre vendue au Québec est du vin importé en vrac et qui n'a pas couté cher. D'ailleurs, les plus gros vendeurs en volume sont des vins d'épicerie.

47 cents la bouteille
84 cents, c'est le prix moyen du vin en vrac. Selon les chiffres de Wine by Numbers (WbN), pour le premier trimestre de 2019 (janvier-mars), le prix du vin en vrac exporté par l'Espagne et l'Afrique du Sud est de 47 cents par bouteille.

Le prix moyen du vin en vrac exporté par l'Argentine est de 66 cents;  79 cents de l'Italie;  93 cents de l'Australie; 1,03 $ du Chili et 1,22 $ pour le vin en vrac de la France.

Au cours du premier trimestre de 2019, le Canada a importé du vin en vrac surtout de l'Australie, soit 11 millions de litres; puis 6 millions d'Argentine; 4 du Chili; 3 d'Espagne; 2 d'Afrique du Sud et 1,4 million de litres de France et autant d'Italie, selon les chiffres de WbN.

Au premier trimestre de 2019, le prix moyen payé par les monopoles du Canada pour le vin importé en vrac a été de 1,05 $ le litre; soit l'équivalent de 0,79 $ la bouteille. Le prix moyen qu'elles ont payé pour une bouteille de vin importée embouteillée dans son pays d'origine a été de 5,81 $. (Selon Wine by Numbers, juin 2019).

Dans les deux cas, ces vins peuvent être vendus entre 8 et 16 $ dans les magasins d'État et dans les épiceries.

C'est tout un pactole: du vin acheté, en moyenne, moins d'un dollar la bouteille et revendu de 10 à 15 fois plus cher. Quel est le profit du vigneron là-dedans : quelques sous; quels sont les profits de l'embouteilleur, de la SAQ, de la LCBO et des épiciers : de nombreux dollars.

Le consommateur québécois paie très cher, du vin qui ne vaut pas cher !

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Sujets connexes

Cébène, Ex Arena, Brigitte Chevalier 2016

Encore une fois une belle réussite dans ce millésime.
Aussi bon que le 2015.
De beaux aromes de petits fruits, d'épices et de fumée.
D'une belle texture, des tanins fins sur un fruité juteux.
Très agréable à boire. Gouleyant.
Une belle expression de grenache. Vendanges manuelles.
Alc. 13,5 %. Sucre 1,4 g/l.
IGP Pays d'oc.
Dans 38 magasins.
 

3.5 étoiles
Prix: 
25,85 $

Le Paria 2017

Un vin gouleyant, un vin de soif, un vin qui se laisse boire...
Ce sont des expressions qui désignent ce genre de vin léger et agréable.
La bouteille se vide facilement.
C'est du beau jus de la vigne, d'un fruité fin, non tanique, de texture lisse sur des saveurs de jus de fraise et d'épice.
Cépage grenache. Producteur Ventenac en Cabardès dans l'ouest du Languedoc.
Alc. 13,5 %. Sucre 3,3 g/l.
En ligne (30) et dans 85 magasins.

3 étoiles
Prix: 
17,70 $

Épaule Jeté, Cuvée la Dilettante, Vouvray 2017

Un bon vin blanc bio de la Loire fait du cépage chenin.
Il ne faut pas le servir trop froid et le laisser respirer un peu.
C'est frais, assez gras sur de belles saveurs de pêche et de miel.
D'un bel équilibre.
Alc. 12,5 %. Sucre 5,3 g/l.
Dans 113 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
24,05 $

LES VINS LES PLUS POPULAIRES À LA SAQ

Voici les 10 vins les plus populaires dans les magasins de la Société des alcools du Québec. Ce sont les vins les plus vendus en volume.

Il y a trois vins d'Italie et trois vins de France parmi les vins les plus populaires. Il y a aussi deux vins de Moldavie dans ce palmarès; un d'Afrique du Sud ainsi qu'un de Nouvelle-Zélande.

Ces chiffres ne comprennent pas les vins vendus en épicerie dont certains sont encore plus populaires que ces 10 vins.

Il est à noter que six de ces dix champions sont des vins blancs!

Le vin le plus populaire dans les magasins de la société d'État est le Merlot de Donini à 9,45 $ le litre, ce qui revient à 7,09 $ la bouteille. Il est produit par Gruppo Italiano Vino, le plus gros producteur de vin d'Italie (GIV).

LES 10 VINS LES PLUS POPULAIRES AU QUÉBEC
Merlot Donini Italie 1 litre 9,45$
Crama Regala Cabernet Sauvignon
Moldavie 750ml 7,20$
Chardonnay Citra Terre di Chieti i.g.t.    Italie 1 litre 9,65$
Cabernet-Sauvignon/syrah Etienne Marceau * France 4 litres 43,75$
Bottero Di Cello Bianco Italie 1 litre 10,00$
Merlot Grand Sud France 1 litre 11,90$
Crama Regala Sauvignon blanc Moldavie 750ml 7,20$
Chenin blanc Robertson Afri Sud 750ml 9,75$
Sauvignon blanc Kim Crawford **
No-Zel 750ml 19,90$
Sauvignon bl. Fumées Blanches C de Gascogne France 750ml 14,15$
@vinquebec.com - Tableau compilé par @vinquébec d'après des chiffres de la SAQ

  * Le Marceau est importé en vrac et embouteillé au Québec.
  ** Le Crawford est le vin le plus vendu en dollars.

Tous ces vins, sauf le Crama blanc, sont aussi disponibles dans les succursales SAQ-Dépôts, donc 15 % moins cher si on achète 12 produits. Ces produits sont tous disponibles pour achat en ligne.

Le vin Merlot Donini est 10,50 $ à la LCBO de l'Ontario.

Pour les vins vendus en épiceries, voir les chiffres de l'année précédente.

Voir aussi les meilleurs vendeurs en valeur au Québec.

Astorre Noti, Chianti Riserva 2015

Des aromes de petits fruits rouges et de fumée.
Une belle bouche au fruité fin.
C'est juteux et épicé.
Moyennement ample, assez serré. Acidité modérée.
Finale sur les cerises.
Sangiovese complété de cabernet sauvignon, de merlot et de canaiolo.
Servir à 15-16 degrés.      [Échantillon reçu]
Bouchon le liège aggloméré Diam.
Production Alma Wines.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,1 g/l.
Étrangement, il est appelé Torrae del Sale dans le site de la SAQ!
En ligne (12) et dans 110 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
17,95 $

Nespolino 2018

Un vin rouge bio fait du cépage sangiovese dans l'appellation Romagna.
Il a de beaux aromes d'épices. La bouche est sur un fruité fin et est dotée d'une belle vivacité. Il y a là des notes de bois brûlé et de caoutchouc. Les tanins sont agréables. La finale est un peu courte, mais le vin se boit bien.
Servez-le légèrement rafraichi à 15 degrés.
Bouchon de liège aggloméré.
Producteur : Poderi Dal Nespoli. Alc. 13,5 %. Sucre 4,4 g/l.
Dans 123 magasins.

2 étoiles
Prix: 
15,95 $
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