El Rincon, Marqués de Griñon 2006

Beau nez, attaque sur le fruit, puis les tanins prennent leur place. Très chaleureux, alcool bien présent. Saveurs de bois brûlé et de sel de céleri.
Syrah à 90 % et grenache.
En ligne et dans 44 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
25,25 $

Domaine Paul Mas, Vignes des Crès Ricards 2012

Un vin fruité, non tannique aux belles saveurs de violette, de chocolat, de cassis et de menthe. C'est parfaitement délicieux. Digeste, agréable à boire. Les jolies saveurs florales persistent longtemps en bouche. On en redemande. La bouteille se vide rapidement.
Grenache 60 %, syrah 25 % et mourvèdre 15 %. Appellation Terrasses du Larzac.
Alc. 14,5 %.
Il a bien accompagné le couscous aux légumes.
Ce domaine de 28 hectares, créé en 1960, et produisant 120 000 bouteilles a été racheté par Jean-Claude Mas en 2010.
Créée en 2000, la maison Paul Mas regroupe maintenant six domaines: Château Paul Mas, Domaine Nicole, Domaine Astruc à Limoux, Mas des Tannes,  Domaine Crès Ricards et Domaine Martinolles.
Dans 20 magasins.
3 étoiles
Prix: 
18,45 $

Qu'est-ce qu'un vin sec?

On considère généralement qu'un vin qui contient moins de quatre grammes de sucre au litre est sec.

Toutefois, de nombreux producteurs d'Europe disent qu'un vin vraiment sec contient 2 grammes et moins de sucre au litre: 2g/l.

Le seuil de perception du sucre peut aussi varier d'une personne à l'autre; et d'une culture à l'autre. Ce qui est sucré pour un Français, légèrement sucré pour un Québécois pourra paraître bien sec pour un Ontarien et très sec pour un Américain.

Prenons l'exemple des vins Cupcake Red Velvet (17 g/l) Ménage à Trois rouge (15 g/l), Liano (13 g/l) Cardinal Zin (12 g/l). Ils seront dits sucrés par certains et secs par d'autres. (Les taux de sucre ici sont ceux indiqués sur le site de la LCBO.)

À la Société des alcools du Québec, on considère qu'un vin qui contient plus de quatre grammes de sucre n'est pas sec.

À la société des alcools de l'Ontario (LCBO), on fait une distinction entre sec et très sec. Un vin très sec peut contenir 9 grammes de sucre au litre et peut être dit sec ou très sec selon le niveau d'acidité. Un vin sec peut avoir de 5 à 17 grammes de sucre au litre. (www.lcbo.com/french/products/images/sweetness.jpg)

L'organisation internationale de la vigne et du vin a une autre définition du vin sec. «Le vin est dit sec, lorsque le vin contient 4 g/l de sucre au maximum ou 9 g/l lorsque la teneur en acidité totale (exprimée en grammes d'acide tartrique par litre) n'est pas inférieure de plus de 2 g/l à la teneur en sucre.» (Définitions des produits, Organisation internationale de la vigne et du vin, 18/73 & Eco 3/2003)

Donc, un vin qui a six grammes de sucre et quatre grammes d'acide sera déclaré sec, selon cette définition.

La force de l'acidité joue un rôle important dans la sensation de sucrosité.
Ainsi pour deux vins qui ont 4 grammes de sucre résiduel au litre, celui qui a un pH supérieur à 3,5 pourra paraître plus sucré qu'un autre à un pH inférieur à 3,5. (Rappellons qu'un pH de 3,4 est 25 % plus acide qu'un pH de 3,5. Voir pH)

Les vins blancs généralement plus acides peuvent contenir plus de sucre que les rouges avant d'être perçus comme sucrés.

Finalement, des producteurs, surtout d'Alsace, apposent sur leurs bouteilles de vin une échelle de 1 à 9, tels Rieflé et JB Adam. Zind Humbrecht a une échelle de 1 à 5. Elles reflètent la sensation sucrée, la sucrosité, compte tenu de la présence de l'acide, et non le taux de sucre réel.

Sujets connexes:  

Nouveaux arrivages SAQ: 94 % à plus de 15 $

La société des alcools du Québec a ajouté 83 nouveaux vins sur ses rayons cette semaine.

Soit 41 dans la section Cellier (celle des vins de spécialité) 27 aux magasins Signature et 15 en produits courants.

Seulement 5 de ces 83 nouveaux vins sont de moins de 15 $; soit 6 %. La plupart sont à plus de 20 $, soit 59, c'est-à-dire que 71 % de ces nouveaux produits sont à plus de 20 $.

  •  3 de ces ajouts sont de moins de 12 $;
  •  2 de 12 à 15 $;
  • 19 de 15 à 20 $;
  • 59 de plus de 20 $.

Parmi les 3 vins de moins de 12 $; deux sont embouteillés au Québec.

De ces 83 nouveaux vins, la majorité provient d'Italie; 15 de France et 15 des États Unis. Finalement, 64 (77 %) de ces 83 vins sont rouges.

La proportion de vins à moins de 15 $ ne représente plus que 7 % de l'offre actuel de la SAQ; soit 558 vins sur 7932. Ils étaient 638 en février dernier; 651 en novembre 2013 et 895 (11 %) en janvier 2013.

Nombre de vins au répertoire SAQ
  - 15 $ Total %
15 mars 2014 558 7932 7
12 janvier 2013 895 8202 11

Donc, en 14 mois, l'offre de vins à moins de 15 $ est passée de 11 % à 7 % du répertoire de notre monopole du vin.

Marchese Antinori, Chianti-Classico Riserva 2010

Un classique!
Un classique aussi pour la cave!
C'est peut-être le meilleur rapport qualité-prix des vins à mettre en cave.
Voici en effet, un vin relativement pas trop cher et qui peut s'améliorer énormément après plusieurs années de cave.
Il nous arrive assez souvent de déguster de vieux Marchese et de constater sa capacité étonnante comme vin de garde. Il se bonifie vraiment avec l'âge.

Ses raisins proviennent des vignobles voisins de Tignanello, de Peppoli et de Badia a Passignano. Cépages : sangiovese à 90 % et cabernet sauvignon. Une tradition nous dit Francesco Visani le représentant de la maison Antinori au Canada. Douze mois en barriques françaises neuves et d'un an.

Il y aura un changement pour le millésime 2011. Ses raisins proviendront exclusivement du vignoble du domaine Trignanello. Il sera donc un peu comme le deuxième vin du fameux Tignanello. Il sera aussi peut-être un peu plus cher, soit 31 ou 32 $.

Ce 2010, disponible dans 176 magasins, est costaud et doté d'une belle texture serrée, tannique, dense sur une acidité assez vive. C'est jeune et très bon.
Il est réduit de 2 dollars à 27,80 $ jusqu'au 23 mars.

Le 1997, a développé une certaine finesse, tout en étant encore d'une texture bien serrée. Sa longue finale est bien agréable. 

Le 1994 est encore plus fin, mature et élégant avec ses flaveurs iodées. Il se termine sur une longue finale délicieuse. Du grand vin.

Donc, un autre très bon produit de la maison Antinori.
Accord recommandé avec les viandes grillées, le canard, le lapin.

3 étoiles
Prix: 
29,80 $ à la SAQ | Réduit de 2 dollars à 27,80 $ jusqu'au 24 mars

Château de la Tour de l'Évêque 2012

Un vin de Provence jeune, aromatique au fruité frais et abondant sur de beaux tanins bien dosés assurant une jolie texture d'un beau granulé.
Frigant et croquant. D'une belle charpente assez tannique.
Fruité bien persistant.
De la belle syrah. Le vin me semble plus fruité et plus gouleyant que les millésimes précédents.
Syrah avec 2 % de cabernet sauvignon. Vendanges manuelles.
Servir à 16 degrés.
Alc. 13,5 %.
En ligne et dans 77 magasins.
 

3 étoiles
Prix: 
20,85 $

Une page Facebook pour stopper les hausses de prix à la SAQ

Les dernières hausses de prix répétées des vins distribués au Québec par le monopole de la société des alcools font des mécontents.

Une page Facebook a été créée cette semaine par Mme Juliette Tremblay qui dit que «suite à l'article de Pierre Couture paru le 11 mars dernier dans La Presse, j'ai décidé de créer une page communautaire sur Facebook pour contrer les hausses incessantes de prix des produits à la SAQ.»

Elle écrit sur Facebook que «lorsque des milliers de personnes auront aimé (cette page Facebook), donc manifesté leur désaccord avec les hausses de prix, la SAQ devra réagir. Merci de faire ce petit effort et ainsi nous éviter de payer une bouteille de Fusion 30 $.»

Elle ajoute qu'une deuxième hausse de prix depuis le début de l'année est inadmissible; que les bouteilles à moins de 15 $ ne devraient pas disparaître; que le monopole d'État ne devrait pas piger ainsi dans nos poches.

«Reprenons le contrôle de nos SAQ.» 
«1 "J'aime" = 1 désaccord avec les hausses de prix», lit-on sur cette page Facebook.

Le but du site: «Pour que la SAQ arrête d'augmenter incessamment les prix de ses produits.»

Au moment de la consultation de la page, hier soir, il y avait 97 mentions «J'aime».

L'adresse de la page Facebook
  www.facebook.com/stophausseprixsaq

Luzon Organic 2011

Les producteurs affichent de plus en plus l'aspect bio, organique, de leurs produits.
La contre-étiquette de ce vin dit «aucun pesticide, herbicide, fongicide ou autre produit chimique n'a été utilisé afin d'obtenir un vin offrant des saveurs franches et une grande pureté de fruits.»
 
C'est un beau vin espagnol souple au fruité frais, peu tannique. Le fruité est enveloppant sans être gommant. La finale est longue et laisse une belle bouche.
Digeste, se laisse boire. Il a bien accompagné le poulet et frites.
Un 100 % monastrell de la région de Jumilla en Espagne.
Alc. 14 %.
Dans 147 magasins.
2.5 étoiles
Prix: 
16,40 $

La baisse des ventes de vin au Québec serait due aux épiciers

La baisse des ventes de vin au Québec est due aux épiciers, affirme la SAQ.

Après avoir nié longtemps la baisse des ventes de vin en volume, la direction de la SAQ l'avoue finalement, mais l'attribue aux épiciers.

Selon le porte-parole de la SAQ, Renaud Dugas, la baisse des ventes en volume «c'est surtout chez les grossistes et épiciers; en succursales, il faut regarder les résultats financiers, continuent d'augmenter, et là il faut faire attention aussi l'année financière n'est pas terminée, mais c'est surtout chez les grossistes et épiciers, là où il y a une diminution des ventes, mais en succursales il y a une augmentation.» (SAQ: moins de vin à prix abordable? Entrevue de Michel C. Auger à l'émission radio Le 15 18 H, région de Montréal, Radio-Canada, 11 mars.)

Pourtant, dans La Presse Affaires du 25 février, résumant les propos de la directrice des affaires publiques de la SAQ, Isabelle Merizzi, le journal écrivait que «pour justifier ces nouvelles compressions dans son réseau, la SAQ souligne que 850 000 transactions ont été enregistrées en moins dans ses magasins au cours de la dernière année, soit environ 1,4 % des 59 millions de transactions notées.» (La SAQ coupera 60 000 heures de travail en un an, Pierre Couture, La Presse, 25 février)

Il semble y avoir contradiction entre les propos des deux porte-parole de la société d'État. Toutefois, madame Merizzi tient à préciser qu'il y a en effet baisse du nombre de transactions, mais chaque transaction est plus élevée. Donc, les consommateurs vont moins souvent en succursales, mais achètent un peu plus.

La directrice des communications de la société d'État affirme donc que les ventes en volumes en succursales ont augmenté, moins que d'habitude, mais augmenté tout de même pour le deuxième trimestre (été dernier) de l'année 2013-2014. Une hausse de 400 000 litres pour un total de 28,7 millions de litres. Les chiffres du troisième trimestre seront dévoilés ce mois-ci et ils seraient positifs aussi.

Par contre, les baisses de vente en volume seraient attribuables aux épiciers. Selon les chiffres fournis par la SAQ, les dépanneurs et épiciers ont vendu au cours de ce deuxième trimestre 7,9 millions de litres, soit 800 000 litres de moins, soit un million de bouteilles de moins. Une baisse de près de 10 % par rapport à la même période l'année précédente. Au total, la baisse des ventes au Québec (succursales et épiceries) est de près de 400 000 litres.

Quoi qu'il en soit, qu'est-ce qui différencie la vente de vin en épicerie et celle des succursales.

  1. Les épiciers n'ont pas le droit d'indiquer le nom des cépages;
  2. Ils doivent demander la permission à la SAQ pour faire des rabais;
  3. La réputation des vins d'épicerie n'est pas très bonne;
  4. Les épiciers sont limités aux vins de bas de gamme (entrée de gamme), des vins achetés en vrac et embouteillés au Québec, alors que la SAQ a un choix de 12 000 vins, en plus elle peut vendre du vin d'épicerie embouteillé ici (voir la liste).
     

En résumé, il y a ralentissement des ventes de vin en succursales, et forte baisse dans les dépanneurs et épiceries. Au total, la diminution est de près de 400 000 litres pour le deuxième trimestre. (Rapport trimestriel SAQ 2013-2014, T2 PDF - 1,2 Mo)

Pourtant, l'année précédente, la performance des ventes en épicerie avait été meilleure que celle des succursales: soit une hausse de 2,9 % en épiceries contre 2,4 % dans les succursales.

Selon les chiffres de Statistique Canada, les ventes au détail ont légèrement augmenté en 2013 dans les magasins d'alimentation.

 Dernière modification: 17 mars.

Monthélie, Jean-Claude Boisset 2011

De beaux arômes de vieux bois, de laine, de fleurs, de fines herbes.
Le vin est élégant, assez riche, assez gras, complexe et très long.
Très agréable à boire.  Alc. 12,5 %.
Il a bien accompagné le filet d'aiglefin.
Dans 19 magasins.
3.5 étoiles
Prix: 
35,50 $

JCB no 21 Crémant de Bourgogne

Très aromatique. Belles bulles en bouche, un mousseux vif sur des flaveurs de fruits jaunes, de pêches.
Beaucoup de mousse en versant dans le verre.
Les bulles disparaissent bien vite, cependant on les sent bien sur la langue. 
Ne le servez pas trop froid, sinon laissez-le se réchauffer.
Brut. Bien sec. Alc. 12 %.
Contre-étiquette en anglais.
En ligne et dans 24 magasins.
3 étoiles
Prix: 
30,00 $

Locse Furmint 2009, Béres

Un vin de Hongrie bien original de cépage furmint. Gras, doré, semble oxydé, belle fraicheur, sec, saveurs assez intenses rappelant les amandes, les fruits jaunes. Il a bien accompagné le jarret d'agneau et les légumes bien parfumés aux fines herbes.
Alc. 14,5 %.
Dans 43 magasins.
3 étoiles
Prix: 
21,50 $

Syrah Polkurja 2010

Beau nez profond de fruits noirs. Bouche bien ample au fruité abondant qui enveloppe bien les tanins que l'on perçoit dodus. Tapisse toute la bouche. De la belle matière. Charnu et riche.
91 % syrah, 5 % malbec, 2% cabernet sauvignon, grenache, viognier,  tempranillo et mourvèdre.
pH 3,55  acidités 5,15 g/l.  Sucre 2 g/l.
Une production de 42 000 bouteilles.
Alc. 14,5 %
Pas filtré.
Polkura veut dire pierre jaune dans la langue mapuche faisant référence à la grande quantité de granite jaune du secteur.
Dans 56 magasins.

3 étoiles
Prix: 
23,85 $

Ruffino Fiasco 2012

La fiasque revient. C'est cette bouteille qui nous servait autrefois de chandelier (voir ces photos).
En fait, elle n'avait pas été abandonnée. Elle était exportée en Chine. C'était dans les années 1970 de la paille, c'est maintenant du papier. Le jus qu' il y a dedans? Du même niveau qu'autrefois. Correct.
Petit fruité, légèrement épicé, note végétale, court en bouche.
La SAQ dit qu'elle n'est ici «que pour un temps limité.»
À 22 $ pour un litre, c'est plutôt cher, mais réduit de 2 dollars jusqu'au 23 mars. De toute manière, ce n'est pas pour le vin, mais pour la bouteille!
Dans 382 magasins.

1 étoile
Prix: 
22 $ le litre

Tendu, tension

Un vin tendu. C'est un terme que nous entendons et que nous lisons de plus en plus souvent.

J'ai entendu plusieurs vignerons employer les mots «tendu» et «tension» dans leurs vins lors d'un récent voyage dans le Roussillon ainsi qu'au salon Millésime bio à Montpelier.

Il y a des termes comme ça qui deviennent plus fréquents, plus usuels dans le monde du vin, comme le mot minéral. Est-ce un effet de mode? Je dirais plutôt une tendance qui reflète l'air du temps.

Le terme tension semble remplacer ceux de corsé, de charnu. Il y a peu de temps, la mode était aux vins charnus, corsés et opulents. Les vins promus par l'influent chroniqueur américain Robert Parker.  Mais maintenant, comme l'écrit Claude Gilois, on assiste à une «inversion de tendance et un mouvement, qui se cherche encore, est amorcé vers l’élaboration de vins plus digestes, moins maquillés et moins trafiqués.»
(voyagesvinsdumonde.20minutes-blogs.fr)

Jean Gardiés, (Domaine Gardiés) vigneron dans le Roussillon, qui fait de très beaux mourvèdres, carignans ainsi que des jolis grenaches blancs et gris nous dit qu'il cherche à produire des vins tendus. «Tendus comme la corde d'un arc. Et que cette tension dure longtemps. Donc pas de battonage, ni de bois vanillé. Car le gras, nous l'avons déjà.»

Ainsi, la tension serait en opposition à trop gras, qui donnerait une sensation de mollesse.

Se peut-il aussi que certains cépages soient plus propices à donner des vins tendus. Le carignan et le mourvèdre ne sont pas le merlot; les grenaches et roussanne ne sont pas des chardonnays.

À cette enseigne, la syrah joue sur les deux tableaux. Elle peut être tendue dans certaines régions ou sous la main de certains vignerons, mais mollassonne dans d'autres chais.

Les conditions climatiques de certaines régions seraient-elles aussi plus aptes à produire des vins tendus. La Loire, le Rhône, Cahors et le Languedoc-Roussillon ne sont pas Napa, Barossa, ni Mendoza.  Pourtant, on perçoit une certaine tension dans certains vins de bons producteurs du Nouveau Monde.

En Bourgogne aussi, on entend cette expression, cette recherche de la tension.  «Je cherche la minéralité, l'énergie, la tension et la finesse au au risque que les vins soient austères en jeunesse», nous disait Gregory Patriat du groupe Jean Claude Boisset, lors de son passage à Montréal en mars 2013. (http://vinquebec.com/node/10813)

Les goûts des vignerons de ces régions et ceux de leurs clients ne sont pas les mêmes. Est-ce que l'on revient encore ici à la division buveurs de vin de type A ou B, Nouveau Monde versus Europe?

L'oenologue, ingénieur agronome et formateur en dégustation Jules Lamont, oppose ROND et TENDU. «En gros un vin rond, c’est un vin dont l’alcool l’emporte sur les autres sensations en bouche, qui remplit le palais et donne une impression à la fois douce et souple, sans âpreté. Un vin rond c’est un vin facile à boire, rassurant, comme un curé de campagne chez Maupasant.»
«À l’opposé, le vin tendu, nerveux, droit dans ses bottes, construit sur une trame acide plutôt qu’alcoolique, plein d’une belle vivacité. Plus difficile à apprécier pour le néophyte, la tension se traduit en bouche par une belle sensation de vivacité et de fraîcheur.»(www.wineandthecity.fr)
Donc, vivacité élégante versus douceur agréable.

In fine, donnons la parole à la linguiste Martine Coutier qui, dans son Dictionnaire de la langue du vin,  y consacre quatre paragraphes.
TENDU : Néologiste. Qualifie un vin pourvu d'une bonne acidité qui contribue à une impression de tension dans la bouche. Voir Nerveux, vif.» Et elle cite les auteurs Pierre Casamayor, C. Tupinier et N. de Rabaudy (1983). Et pour TENSION, elle cite les revues Le rouge et le blanc et la Revue de France.

Pour citer un ami: «les vins tendus, on peut toujours les détendre avec un bon repas!»

Maintenant, pour boire des vins tendus...

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