San Felice Chianti-Classico 2011

Jusqu'en 1871, le chianti était un vin blanc. C'est le premier ministre baron Ricasoli qui ordonna qu'il soit dorénavant rouge. 
Il y a 61 chiantis classicos à la SAQ, tous à 19,90 $ et plus.
Ici, c'est un chianti classico relativement léger, doté d'une belle acidité, aux belles saveurs de fruits (cerise) légèrement acidulés, avec une note de noix. De beaux tanins assez fins. En finales, des nuances de thé ou de feuilles mortes.
Sangiovese, colorino et pugnitello.
Servez frais et aéré. 
Produit courant. En ligne et dans 166 magasins.
Alc 13,5 %.
2.5 étoiles
Prix: 
21,25 $

Aska Bolgheri 2012

Texture lisse. Beaux arômes de fruits chauds. Assez corsé. Tanins fins.
fruité assez persistant. peu acide.
De la maison Banfi.
En ligne et dans 57 magasins.
2 étoiles
Prix: 
26,20 $

Faire du vin sans sulfites

Comment faire du vin sans sulfites ou avec peu de sulfites ajoutés?
Les sulfites, appelés aussi soufre ou SO2 ont mauvaise réputation, surtout depuis qu'on est obligé d'en indiquer leur présence sur l'étiquette. Les vignerons veulent donc en réduire l'utilisation.

Lors de la vendange, les baies fraichement cueillies et le mout qui en résulte sont des cibles vivantes et chaudes qui peuvent facilement être polluées par des bactéries nuisibles qui spolient alors cette belle récolte.

C'est pourquoi on ajoute des sulfites pour tuer ces bactéries. Si on augmente encore plus la quantité de SO2 ont tue aussi les levures ce qui empêche le démarrage trop rapide de la fermentation. Dans ce dernier cas, on doit ajouter par la suite des levures sèches achetées dans le commerce pour démarrer la fermentation au moment voulu. C'est ainsi que procèdent la plupart des producteurs.

Mais il y a d'autres moyens d'empêcher la colonisation de la récolte par des bactéries indésirables. Le principe est simple: il s'agit de coloniser avec des microorganismes désirables qui en prenant toute la place empêchent les autres microbes de polluer la cuve.

Plusieurs techniques sont ainsi employés depuis trois ans. Le stade expérimental vient d'être dépassé par plusieurs et ces moyens commencent à se répandre dans les régions viticoles.

On a déjà parlé ici à Vin Québec, des vins de la série Naturae de Gérard Bertrand. Des vins sans soufre ajouté. M. Bertrand ne veut pas donner sa recette. Toutefois, d'autres donnent et même vendent leurs recettes.

Bioprotection
Ces techniques sont regroupés sous le nom de bioprotection.
Une de ces techniques consiste à ajouter des levures non-saccharomyces, des levures non fermenticides qui occupe la place désirée par les bactéries.

À Bordeaux, le groupe d'oenologues Eono-Team propose «d'occuper le milieu microbiologique avec des microorganismes connus (des levures ou des bactéries) qui permettent de contenir les populations indésirables. Ces microorganismes sélectionnés sont issus de la surface de raisins et ont été multipliés afin de pouvoir protéger la vendange», dit Eco-Team dans un communiqué de presse.

Ceci implique toutefois que la récolte soit saine. À la mise en bouteille, on fait tout de même un léger sulfitage. Château de Cérons à Graves utilise ce procédé.

Primafolia occupe le terrain
La maison oenoconseil Immélé propose, elle, un produit appelé Primafolia, c'est un mélange de levures, d’écorces de levures et de bactéries lactiques. «Très bonne occupation du terrain, limite le développement aux flores indésirables comme Brettanomyces ou les bactéries lactiques productrices d'amine biogène. Réduit l’oxydation des jus par captation d’oxygène.» (Fiche technique Primafolia)

Okay mange le SO2
D'autres proposent l'utilisation d'une levure consommatrice de SO2.
Les levures saccharomyces produisent elles-mêmes des sulfites, parfois en grande quantité (30 à 100 mg/l). Certaines levures reconsomment ces sulfites, d'autres non. Donc, il s'agit ici d'utiliser une levure qui consomme le SO2. C'est le cas de la Lalvin Icv Okay, développée par l’Icv, l'Inra, Sup'Agro et la firme de commercialisation de levures Lallemand.

Malo avant
Finalement, la maison CHR Hansen propose de faire la fermentation malolactique avant la fermentation alcoolique. On ajoute un produit appelé Nova lactobacillus plantarum dès l'arrivée au chai. «La FA s’enclenche (par levurage ou non), et au final, toutes les fermentations sont achevées au bout d’une dizaine de jours.» (Réussir Vigne)

Certains de ses procédés auraient aussi l'avantage de limiter la progression des levures Brettanomyces (qui donnent des odeurs d'écurie, de ferme) et de réduire la formation d'acidité volatile.

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Forte diminution des sulfites après 3 ans en bouteille

La Lune influence-t-elle le goût du vin?

Il y a de ces jours où les vins sont très bons et d'autres jours où ils sont moins bons.
 
La texture d'un même vin peut nous sembler différente d'un jour à l'autre.
 
Vendredi dernier, avec quelques amis, nous dégustions une vingtaine de vins en préparation d'un vins et fromages. Et sauf, peut-être deux ou trois, il n'y a pas eu vraiment de coups de coeur. Des vins que nous connaissons semblaient moins bons que d'habitude, surtout les rouges.
 
J'ai alors demandé à la blague si nous étions un jour racine!
 
D'après le calendrier lunaire, nous sommes jour feuille aujourd'hui, donc les vins ne se goûteraient pas bien!
 
J'ai écrit un article à ce sujet en 2009, lorsqu'on a appris que les deux plus grandes entreprises d'achats de vin de Grande-Bretagne dégustaient les vins en fonction du calendrier lunaire.
Je vous invite à le lire ici si vous n'êtes pas familier avec le sujet.
 
De nouvelles recherches
Est-ce qu'il y a du nouveau sur ce sujet depuis 2009?
Peu de choses publiées, sinon une expérience menée l'an dernier chez le réputé producteur François Lurton.
 
On y a testé l’influence du calendrier biodynamique sur la dégustation des vins de la maison.  Neuf dégustateurs, neuf séances, quatre rouges et quatre blancs. «La dégustation est réalisée sans connaître le cycle lunaire en cours. La notation des vins se fait selon une grille formalisée».
 
Les résultats
«Le  type de jour influence essentiellement l’intensité aromatique et la structure des vins.»
«Aromatiquement les vins ressortiront plus complexes en jours fruit.»
«Pour les vins rouges, il est préférable de boire le vin en jour fruit pour avoir un vin ouvert au nez et une bouche dense et équilibrée. En jour fleur, le vin sera également agréable surtout au nez.»
 
Donc, eux aussi disent qu'il faut déguster les vins les jours fruits. Mais quels sont-ils ces jours fruits. Les calendriers lunaires ne sont pas tous d'accord.
 
On trouve plusieurs de ces calendriers sur le web. Ils ne concordent pas tous! Il y a même une application iPhone vendue sur iTunes. When wine taste Best (vidéo

Les jours fruits, selon Jardiner avec la Lune, c'est lorsque «la lune passe devant les constellations du Verseau, des Gémeaux, et de la Balance» 

 
Les prochains salons
D'après un calendrier lunaire Le Passeur de vin, ce sera jours fleurs les 31 octobre et 1er novembre pour Montréal Passion Vin; jours fleurs et feuilles pour le Salon des vins d'importation privée (1-3 novembre); jour feuille aussi pour le Salon des vins d'Italie du 5 novembre; et jour fruit le 6 novembre, mais racine les 7 et 8 pour La grande dégustation de Montréal. Puis, à la fin du mois, ce sera jours fruits pour les deux derniers jours de la Fête des vins du Québec (28,29 et 30).
 
Selon le calendrier lunaire biodynamique, il n'y a que 6 à 8 jours fruits par mois.
 
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Hébergement novembre Montréal

Il y a plusieurs salons des vins à Montréal en novembre.

Montréal Passion Vin (31 octobre et 1er novembre); le Salon des vins d'importation privée (1-3 novembre);  le Salon des vins d'Italie (5 novembre); le salon de La grande dégustation de Montréal, les 6, 7 et 8 novembre et la Fête des vins du Québec les 29, 30 er 31.

Si vous avez besoin d'hébergement, l'auberge Le Pomerol, offre un forfait pour amateurs de vin (129 $). L'établissement de 27 chambres est situé près de la gare d'autocars et de la station de métro Berri-Uqam. Mentionnez le code «vinnovembre» pour bénéficier de ce rabais.

Bernard-Massard Cuvée de L'Écusson Brut

C'est vendredi!
Depuis quelques semaines, chaque vendredi j'ouvre une bouteille de mousseux.
Ça fait plaisir à toute la maisonnée!
C'est une tradition... à établir.
Cette semaine, c'est un mousseux du Luxembourg.
Eh quelle belle surprise!
Étonnant de fraîcheur avec son acidité contenue et ses bulles qui pétillent légèrement sur la langue et au palais. Le fruité est assez gras. C'est savoureux (pomme, amande, brioche fine, pêche et poire) et persistant. Agréable.
C'est pas trop cher pour un mousseux fait de la méthode champenoise (deuxième fermentation en bouteille), dite traditionnelle en dehors de la champagne.
Vous n'êtes pas obligé de le boire en une journée; bien bouché, il se conserve trois jours au frigo.
Alc. 12,5 %.
Pinots blancs, riesling, pinot noir et chardonnay
En ligne et dans 148 magasins.

3 étoiles
Prix: 
19,75 $

Château la Tour de l'Évêque rouge 2012

Pour juger un vin, il ne faut pas seulement en prendre une pincée, mais en boire! Eh bien! Celle-là, je l'ai bu! (avec deux autres personnes)
Elle me semble encore meilleure qu'au printemps!
De la belle syrah avec un 2 % de cabernet sauvignon.
C'est juteux, coulant et fin.
Les tanins sont élégants.
Ça se boit avec grand plaisir.
Vendanges manuelles.
Alc. 13,5 %.
En ligne et dans 66 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
21,70 $

Des Québécois vont magasiner à Ottawa

Cinq autobus vont quitter Québec le 1er novembre pour aller déposer 260 Québécois qui feront des achats dans le magasin de la LCBO au coin Rideau et King-Edouard à Ottawa.

Le voyage est organisé par un animateur radio de Québec, Sylvain Bouchard du FM93, qui veut dénoncer les prix abusifs de la SAQ. Interrogé par le Journal de Québec, il dit «On veut envoyer un message à la SAQ. On s’en va magasiner notre vin de façon tout à fait légale à la LCBO»

Il y aurait même une liste d'attente de 250 noms. Donc, plus de 500 citoyens de la région de Québec ont ainsi accepté de débourser 20 $ pour aller acheter une caisse de 12 vins en Ontario. Une caisse de 12, c'est la limite permise par la loi.

«Les économies réalisées peuvent parfois dépasser 3 $ par bouteille», écrit le journaliste Pierre Couture dans le Journal de Québec de ce matin. Il donne comme exemple le Dogajolo qui est 17,85 $ à la SAQ, mais 14,60 $ en Ontario. L'article cite aussi le réputé sommelier de Québec Philippe Lapeyrie qui suggère d'en profiter pour «acheter des vins de l'Ontario et de la Colombie-Britannique qui ont de "l'âme" et une "colonne vertébrale" On peut payer jusqu'à 5 $ de moins par bouteille», dit l'article.

Le journal dit que «la direction de la succursale LCBO de la rue Rideau d’Ottawa a été mise au courant de cette visite de clients québécois et s’attend de vendre plus de 3000 bouteilles lors de cette occasion.»

Et ajoute qu'«au cours des derniers mois, l’écart de prix entre les bouteilles de vin vendues à la SAQ et à la LCBO s’est d’ailleurs creusé.»

Le vin est en moyenne 8 % moins cher en Ontario qu'au Québec. C'est en Alberta qu'il y a les meilleures aubaines. Le vin y est près de 40 % moins cher, selon les chiffres que nous avons extraits des tableaux de Statistique Canada.

En juillet dernier, Vin Québec a compilé les prix de 25 vins populaires au Québec, tous moins chers en Ontario. la différence de prix varie de 8 et 24 %. (voir ici)

La LCBO a encore près de 200 vins à moins de 10 $, contre 24 seulement à la SAQ. On trouve même en Ontario des vins à moins de 8 $ et quelques vins à moins de 7 $.

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  Voyages organisés en partance de Québec pour acheter du vin en Ontario
, Pierre Couture, Journal de Québec, 22 octobre 2014

Permettre aux commerces d’alimentation de vendre l’ensemble des vins

La Fédération des chambres de commerce du Québec demande au gouvernement de permettre la vente des vins et spiritueux dans les commerces d'alimentation.

«Le gouvernement devrait permettre aux commerces d’alimentation de petite, moyenne et grande surface de vendre l’ensemble des vins et spiritueux, à leur discrétion, plutôt que d’être limités à une gamme de vins comme c’est le cas actuellement», dit le mémoire présenté hier à la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise et à la Commission de révision permanente des programmes.

Actuellement, les commerces d'alimentation ne peuvent vendre que le vin acheté en vrac et embouteillé dans les usines québécoises, ce qui empêche l'achat de produits de meilleure qualité.

«Cette ouverture de la distribution au détail amènerait la SAQ à rationaliser son réseau de succursales, d’où des économies appréciables», dit la fédération.  «En même temps, le nombre de points de vente augmenterait, au bénéfice des consommateurs.»

Ce qui ferait en sorte que «les consommateurs paieraient le même prix pour les vins et spiritueux, mais la SAQ et son actionnaire ferait plus d’argent», selon la fédération.

La fédération dit que «la SAQ expérimente déjà ce concept à une échelle réduite;» et propose «d’aller nettement plus loin dans cette voie.»

Voici l'extrait du mémoire de la Fédération des chambres de commerce du Québec qui concerne la SAQ.

«Distribution de vins et spiritueux - Le commerce de l’alcool doit demeurer une source de financement pour l’État. Notre objectif : accroître les revenus pour le gouvernement sans pour autant augmenter le prix pour les consommateurs. Pour ce faire, il est possible de réaliser des économies sur le plan de la distribution au détail de vins et spiritueux. Pour ce faire, le gouvernement devrait permettre aux commerces d’alimentation de petite, moyenne et grande surface de vendre l’ensemble des vins et spiritueux, à leur discrétion, plutôt que d’être limités à une gamme de vins comme c’est le cas actuellement. Le coût de distribution au détail dans les commerces d’alimentation du secteur privé est significativement inférieur au coût du réseau de succursales de la SAQ, notamment en raison des conditions de travail hors normes dont bénéficie le personnel en succursale par rapport à la moyenne du commerce de détail. En Europe et dans plusieurs juridictions, les vins et spiritueux sont vendus dans les commerces d’alimentation sans pour autant engendrer de problème d’alcoolisme supérieur à celui du Québec. Cette ouverture de la distribution au détail amènerait la SAQ à rationaliser son réseau de succursales, d’où des économies appréciables. En même temps, le nombre de points de vente augmenterait, au bénéfice des consommateurs. Les consommateurs paieraient le même prix pour les vins et spiritueux, mais la SAQ et son actionnaire feraient plus d’argent. La SAQ expérimente déjà ce concept à une échelle réduite; la FCCQ est d’avis que, sur la base de l’évaluation de cette expérience, il y a probablement lieu d’aller nettement plus loin dans cette voie.

La SAQ conserverait la fonction d’acheteur quasi monopolistique afin de conserver son pouvoir d’achat. Elle conserverait aussi un monopole sur la fonction de distribution en gros. En conservant ce monopole sur le gros, la société d’État s’assurerait d’imposer sa majoration sur l’ensemble du volume de vins et spiritueux distribués au détail. Par ailleurs, elle pourrait aussi continuer de mettre en valeur les produits québécois.» (FCCQ)

Des Challières, Côtes du Rhône Grande Réserve 2012

Une nouveauté !
Vous connaissez le Ventoux de cette maison, eh bien, voici le côtes-du-rhône.
C'est juteux, fruité fin aux arômes de violette sur une note d'épices. C'est droit, net et assez tendu.
Une belle présence en bouche. Coulant tout en étant bien serré. Belle tenue. Vraiment beau et bien fait.
Longue finale avec une petite pointe chocolatée.
Cépages: grenache, syrah et mourvèdre.
De la maison Bonpas (groupe Boisset). Bonpas qui signifierait «bon passage sur la rivière Durance entre Rome et Avignon». 
Alc. 14  %
Dans 179 magasins.
3 étoiles
Prix: 
14,95 $ à la SAQ | Réduit de 1,50 $ à 13,45 $ jusqu'au 8 novembre.
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