Condado de Haza 2003

Un très beau vin de la Ribera del Duero aux envoûtants arômes de chocolat et même de cirage à chaussures. Il a beaucoup de tanin fin ce qui donne une texture sablonneuse bien agréable en bouche. Il y a une petite sensation salée aussi. Les saveurs persistent assez longtemps. Bien corsé, profond et assez complexe. C'est un vin à mettre en cave pour encore trois ans. Cépage tempranillo. Ce domaine de 200 hectares fait parti du groupe Pesquera.

3.5 étoiles
Prix: 
24,00 $

Pinot noir De Bortoli, Yarra Valley 2002

Bon l’Australie maintenant qui fait de très beau pinots noirs! Voici un beau vin ensoleillé avec ses saveurs de petits fruits, de vanille et de poivres. Une certaine profondeur et une belle complexité. Une petite amertume en finale. Une finale longue d’ailleurs. De la qualité!

3.5 étoiles
Prix: 
38,00 $

Pinot noir Rosemount Estate 2004

Un nez de cerise et de menthe. Des saveurs de bonbons. Un vin presque sucré, c’est la mode. Ça ne goûte pas le pinot noir, mais c’est quand même bon vin d’Australie.

2 étoiles
Prix: 
17,00 $

Cornas Dumien-Serrette, cuvée vieilles vignes 2000

Le vin est réduit de 45 $ à 34 $, toute une réduction, mais attention! Le vin a une drôle d’odeur, une odeur de pipi de chat. On sent cela dans les sauvignons blancs, mais dans une syrah, c’est très étonnant. Les saveurs de cornichons sont tellement fortes que c’est déplaisant à boire. Il faut retourner la bouteille.

Prix: 
34,00 $

«Soixante pour cent des vins français sont mal faits, mal vinifiés», Michel Bettane

«Les vignerons qui ont manifesté dans la rue ce sont de mauvais vignerons. Ce sont des gens qui font n’importe quoi.»

Ces paroles très dures sont celles du réputé Michel Bettane lors de sa participation à l’émission 5 sur 5 à la télévision de Radio-Canada.

«Je suis effondré devant la médiocrité d’une grande partie de la production française. Vous ne pouvez pas savoir l’inertie, la force et le lobbying de la mauvaise viticulture en France», dit M. Bettane.

Il parle ensuite du laisser-aller des Appellations contrôlées dans les années 60 et 80, où on a planté n’importe où dans des terres impropres à la vigne. Puis, «une fois que la vigne est plantée, c’est un droit acquis.»

La France produit sept milliards de bouteilles de vin. C’est 800 millions de bouteilles de trop, selon M. Bettane.

«Ceux qui ne sont pas en état de faire un vin qui peut trouver un marché doivent faire autre chose.

Gravonia 1995, Lopez De Heredia LCBO $26.95

Certains vins sont l’antithèse des vins à concours. Pour le non-initié, ils sont loin du coup de foudre au premier verre. On retrouve dans cette catégorie des vins comme le Vin Jaune, le Savennières ou les blancs traditionnels de la Rioja à base de viura. En rouge, on pourrait nommer le Chinon ou encore les Gran Reserva traditionnels de la Rioja. Tous parmi les grands vins du monde quand on a apprivoisé leurs saveurs uniques. Ils sont aussi parmi les vins qui peuvent le mieux vieillir : d’environ une décennie pour le Savennières et le Chinon à plusieurs décennies pour les autres. Cette liste, bien sûr, n’est pas exhaustive, mais ces vins de caractère ne sont pas légion et sont même de plus en plus rares avec la triste normalisation qui nous accable de ses vins « parfaits ».

3.5 étoiles

Marques de Murrieta, Ygay blanc, vignoble Capellania, Reserva Especial 1995

Plusieurs nuances distinguent ce vin du Gravonia. Ce sont d’abord les noix qui se présentent à l’olfactif. Puis la cire d’abeille, le miel, la noix de coco, le zeste d’agrume confit et un arôme intrigant de courge. Le caractère résineux est bien présent aussi. La bouche suit avec la même palette. L’acidité est légèrement plus marquée qu’avec le vin de Lopez De Heredia et c’est probablement ce qui lui confère une texture plus dense. L’ensemble fait un peu plus jeune. Le vin est très long. Il fera facilement ses 20 ans. Légère préférence donc pour celui-ci. Déguster à 14-16° C

Malheureusement, ces vins uniques et de grande beauté qui se vendent à des prix dérisoires se retrouvent rarement sur les tablettes de la SAQ.

4 étoiles

Passo Doble Tupungato 2004, Masi

Masi est un grand producteur de vins en Italie. Comme plusieurs européens, il s’est lancé dans l’aventure Nouveau-Monde, en Argentine. Nous devons dire que c’est bien réussi. Nous connaissons déjà son Corbec, et maintenant voici le Passo Doble. Passage double, oui une double fermentation. On fait refermenter le malbec avec du corvina faiblement passerillé [séché]. C’est un peu comme un ripasso. Après 10 mois de barrique, le vin est transporté en Italie pour y être embouteillé.

Ça nous donne ici un vin généreux, aux tanins fermes et agréables, aux saveurs de noyaux, de pruneaux secs chauffés et de petits fruits écrasés. Il y a une petite amertume [noyaux, surrette] en finale qui désaltère. Je suggère de carafer ce vin et d’en mettre de coté quelques bouteilles pour deux ou trois ans. Presque trois étoiles.

2.5 étoiles
Prix: 
17,00 $

Les Québécois continuent d’acheter de plus en plus en Ontario

Deux succursales de la LCBO qui sont proches de la frontière du Québec sont fréquentées par une clientèle majoritairement composée de Québécois.

L’immense succursale des rues Rideau et King Edouard à Ottawa et celle de Hawkesbury recoivent régulièrement la visite de clients du Québec. Certains ont fait plus de cent kilomètres, et selon les employés de ces deux magasins, ils partent souvent avec deux ou trois caisses.

Certains Montréalais viennent en groupe de deux ou trois et repartent avec de nombreuses caisses.

Selon des employés de la succursale principale d’Ottawa, «ils savent ce qu’ils veulent, achètent en grande quantité, et pas seulement des produits de bas de gamme».

Hawkesbury
L’engouement est tellement fort à la succursale de Hawkesbury que la LCBO a décidé de l’agrandir encore. Cette fois-ci du tiers, on y ajoutera 230 mètres carrés.

Les vins du Québec feront leur entrée dans la section «Spécialités» de la SAQ

Dès le début avril, des vins produits au Québec seront disposés sur les belles tablettes de la section de prestige de la SAQ sous la banderole «Vins du Québec». En théorie on pourra y retrouver les 71 vins québécois acceptés par la Société des alcools du Québec.

Ça fait longtemps que les producteurs de la province demandent que leurs vins soient regroupés.

Depuis quelques années, ces vins sont rangés dans les présentoirs «Terroirs d’ici». Mais les producteurs disaient que c’était un endroit fourre-tout, où leurs vins étaient mêlés avec les cidres, cidres de glace, et autres produits. Ils demandaient d’avoir une section comme tous les autres vins du monde.

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