Brouilly, Voujon, Domaine Ruet 2014

Brouilly: il y a 15 vins de ce cru du Beaujolais à la SAQ.
Ce vin du Domaine Ruet est léger avec de jolies saveurs de petits fruits, de cerises.
C'est un gamay juteux et épicé. Les tanins sont très fins.
Longue finale savoureuse qui rappelle les cerises.
Les vendanges se font encore manuellement.
Servir à 14-15 degrés pour apprécier pleinement ce fruité.
Alc. 12,9 %. Acidité 3,35 g/l. Sucre 2,3 g/l.
En ligne (24) et dans 61 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,10 $

Kilikanoon Kavel's Flock Shiraz 2013

Un vin très aromatique, très shiraz, très Nouveau Monde.
Des aromes et des saveurs de coulis de fruit chauffé, brulé et chocolaté.
Texture ronde, riche, peu acide et peu tannique. Sec.
Servir bien frais à 12-14 degrés.
Alc. 14,5 %. Sucre 2,5 g/l.
En ligne (67) et dans 122 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
24,35 $

Cerro Añon, Crianza Rioja 2013

La popularité des magasins SAQ Dépôt s'accroit.
Il y a maintenant 10 de ces magasins à rabais au Québec.
Une bouteille sur 5 vendue dans les 402 succursales de la SAQ l'est dans ces seules 10 succursales.
Elles ont de 360 à 720 vins.
Un peu plus de 120 vins y sont maintenant vendus en exclusivité.

L'Espagne y est bien représentée.
Ce vin de la Rioja a de beaux aromes fumés et boisé typique de nombreux vins d'Espagne.
La texture est belle et assez ample. Le vin est peu acide et de facture moderne.
Tempranillo, garnacha et mazuelo. Producteur: Grupo Bodegas Olarra.
Alcool 14 %. Sucre 2 g/l.
Ce vin est disponible dans 9 des 10 SAQ Dépôt.

2 étoiles
Prix: 
17,30 $

Cibadiès, Chardonnay Pays d'Oc 2015

De beaux fruits sur une note tropicale.
C'est sec. La finale est bien chaleureuse.
Ne le servez pas trop froid et laissez-le respirer.
Bouchon de plastique.
Sucre 1,4 g/l. Alc. 13 %.
De la famille Bonfils.
Dans 160 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,20 $

Tor del Colle, Rosso Veronese 2014 (1 litre)

Un vin floral, léger, peu tannique, rond, facile à boire et de facture moderne.
D'une belle longueur fruitée.
Servir frais à 14 degrés.
Merlot 60 % et corvina. Les raisins sont passerillés sur pied de vigne pendant 15 jours.
Capsule à vis.
Alc. 14 %. Sucre 12 g/l.

En ligne (5) et dans 162 magasins.

2 étoiles
Prix: 
13,05 $ le litre

Grand Listrac 2010, Louis Roche

Un bordeaux ferme, d'une pièce et d'un belle vivacité.
Un petit amer et une note végétale en finale.
Encore bien jeune. Carafez.
Merlot 60 %, cabernet sauvignon 35 % et petit verdot 5 %.
En ligne (53) et dans 26 magasins.

2 étoiles
Prix: 
27,00 $

Un VP qui craint l'intérêt d'un journaliste pour les prix de la SAQ

Retour sur l'Histoire

Voici un extrait d'un courriel d'un vice-président de la SAQ au président-directeur général.

«Conséquemment, il faut, dès maintenant, mettre [le VP aux affaires publiques et aux communications et adjoint au PDG] et son équipe dans le coup et se préparer à répondre (entre autres) aux questions portant sur notre stratégie de partage de la différence de coûtant entre le fournisseur, la SAQ et le consommateur (...). C’est exactement le genre de question qui intéresserait au plus haut point un [journaliste] lorsque l’on connaît l’intérêt marqué que ce dernier porte sur la question des prix à la SAQ.»
Signé [VP aux achats et à la mise en marché]»  11 décembre 2005.

Ce courriel a été écrit lors de la préparation de ce qui fut appelé le scandale de l'euro.

Effectivement, 17 jours plus tard, le journaliste Jacques Benoit en collaboration avec Marie Tison écrit dans le quotidien La Presse que «la SAQ incite des fournisseurs à augmenter leurs prix de gros».

Cet extrait de courriel a été publié dans le rapport annuel 2006 du vérificateur général du Québec.
Le rapport 2006 du vérificateur consacre une quarantaine de pages à cette saga qu'il a intitulée «Opération de décembre 2005» C'est intéressant à lire.


Domaine de Fussiacus, Mâcon-Fuissé 2014

C'est le seul vin de l'appellation Mâcon-Fuissé actuellement à la SAQ!
C'est d'ailleurs un nouveau produit ici.
Un très beau vin.
Des aromes de fruits blancs, de pêche.
Bien fruité en bouche, sur une petite note de cire. C'est gras, ample et presque onctueux.
Sec, bien équilibré. Une belle présence en bouche.
Finale assez persistante.
Servez-le à 10-12 degrés.
Chardonnay, pas de bois, élevage en cuve inox. Vendanges manuelles.
Alc. 13,5 %. Acidité 4 g/l (H2SO4). pH 3,25. Sucre 3 g/l.

En ligne (14) et dans 63 magasins.

3 étoiles
Prix: 
23,70 $

Les vins de spécialité, le point faible de la SAQ

Le connaisseur de vin se régale surtout dans la section des vins de spécialité des magasins de la société des alcools du Québec. C'est là que l'on trouve les produits nouveaux, originaux et distinctifs.

Pourtant, la vérificatrice générale du Québec dit que le secteur des vins de spécialité est très mal géré a la SAQ.

Vins au répertoire SAQ
Courant 1300
Spécialité continue 1000
Spécialité par lot 11700

En 2014-2015, il y a 1300 vins courants à la SAQ et 12 700 vins de spécialité. Parmi ces derniers il y en a 1000 en approvisionnement continu, mais 11 700 en approvisionnement par lot. C'est dans ce dernier lot que ça va mal selon la vérificatrice.

Pourquoi? Parce que le taux de roulement de ces vins est trop bas, dit-elle. Le taux de roulement est un indice de rentabilité d'un produit. Plus un produit est populaire, plus il roule vite, plus il est profitable.

Taux de roulement
Courant    x 12
Spécialité continue x 10
Spécialité lot    x 5

Le taux de roulement des vins approvisionné par lot, c'est-à-dire renouvelé de temps en temps, est deux fois moins élevé que celui des vins courants et de spécialité en approvisionnement continue. Soit 5 pour vins par lots, 10 pour les vins en spécialité continue et 12 pour les produits courants. Ça veut dire que ces derniers vins roulent 12 fois sur les tablettes en un an. Pendant ce temps, les vins renouvelés de temps en temps ont un rendement deux fois moindre.

La rotation a un coût dit la vérificatrice «Dans le commerce au détail, un produit pour lequel le taux de rotation des stocks est plus faible va normalement avoir un prix majoré plus élevé. Plus un commerçant a un nombre élevé de produits qui s’écoulent lentement, plus cela augmente ses coûts. Pour cette raison, les détaillants suivent de près le taux de rotation des stocks.»

Pourtant, la SAQ a décidé que «la même structure de majoration s’applique aux produits de spécialité et aux produits courants, sauf quelques exceptions», constate la vérificatrice.

Depuis 5 ans, la SAQ a diminué de 8 % le nombre de produits courant et a haussé de 8 400 à 11 700 celui des vins de spécialité.

La vérificatrice recommande donc à la SAQ d'«effectuer le suivi des produits de spécialité de façon à maximiser sa performance en fonction de ses stratégies de commercialisation.»

Toutefois, la vérificatrice générale ne semble pas avoir étudié en profondeur le fonctionnement de ces achats par lots. Elle dit qu'elle s'est surtout concentrée sur les achats des produits courants.

Mais pourquoi ça roule si mal parmi les vins par lot?
En tant que journaliste j'entends souvent des récriminations de la part des amateurs de vins et des producteurs. Certains vins se vendent très vite, mais malgré cela ne sont pas renouvelés, ou le sont 6 mois plus tard alors que l'engouement est passé.

Comment ça se passe à la SAQ?
D'après ce que j'en sais c'est un employé derrière son ordinateur qui décide si un vin sera renouvelé et quand. Ses critères ne me sont pas connus, ni par les agents ni des producteurs à ce que j'entends.

Pourtant, la politique d'achat de la SAQ dit qu’«Un produit offert en vente à titre de produit de spécialité peut faire l’objet d’une nouvelle commande (reconduction) lorsqu’il continue de répondre à la définition d’un produit de spécialité (clause 2.11) et lorsque le volume de ses ventes, le taux de rotation de ses stocks, son prix d’achat et l’intérêt qu’il suscite auprès des consommateurs le justifient.»

Malgré cela, le fait qu'un vin s'est vendu rapidement ne semble pas un être un critère du préposé au renouvellement. Il préférera renouveler un vin qui s'est vendu il y a 6 mois, même si ce fut lentement. «Chacun son tour», semble-t-il dire! Il peut aussi décider (seul ou avec des collèges?) que cette semaine on avantage des vins du Chili, par exemple.

Ses critères ne semblent pas être d'ordre économique. Mais pourquoi alors les vignerons ne se plaignent pas, ne font pas pression sur lui? Ne lui fassent pas remarquer qu'un tel vin s'écoule rapidement; est en grande demande, qu'il doit le renouveler de suite pour répondre à l'engouement et satisfaire le consommateur?

Ils ont peur de se faire barrer, de le fâcher, qu'il remette le renouvellement de la commande à plus tard!

C'est étonnant et même dérangeant d'entendre cela. On a peur de sa réaction!

Quelquefois, un vigneron ou son agent pose des questions, fait pression pour ce faire répondre une chose un jour et autre chose un autre jour!

On se retrouve ainsi avec des vins qui encombrent les tablettes longtemps alors que d'autres, jugés bons par les vinophiles disparaissent vite et ne sont pas renouvelés prestement. Ce mode de renouvellement bureaucratique n'est pas rentable pour la SAQ, ni pour le gouvernement, ni pour le consommateur, ni pour le producteur.

Cela frustre les consommateurs et enrage les vignerons.

Ce système de renouvellement bureaucratique devrait être modifié.

Moraza Tempranillo Bio 2014

Il en restait peu; il vient d'en arriver d'autres en magasin.
Voici un vin de la Rioja juteux, fin, coulant et très agréable à boire.
Les tanins sont fins. La finale est plaisante et laisse une belle bouche.
Ce tempranillo a bien accompagné le couscous aux légumes et saucisses.
Servez frais à 14-15 degrés.
Alc. 13, 5 %. Sucre 1,3 g/l.
Dans 17 magasins. (dans 153 le 27 juillet)

3 étoiles
Prix: 
18,80 $

Don Pascual Viognier 2015

Un vin blanc d'Uruguay floral et fruité. C'est sec.
Petites notes de fruits tropicaux, d'ananas, de citron.
C'est bon.
100 % viognier.
Alc. 14 %. Sucre 2,2 g/l.

Dans 50 magasins.

2 étoiles
Prix: 
15,45 $

Raymond, Cabernet Sauvignon, Family Classic, North Coast 2013

Un vin juteux, très fruité, cassis, légèrement épicé, sur des aromes de violets.
C'est ample et chaleureux. Peu acide.
Agréable à boire.
Un assemblage de plusieurs régions de Californie.
Alc. 14 %. Sucre 4,2 g/l. Acidité 4,43 g/l. pH 3,74.
De la famille Boisset.
En ligne (74) et dans 37 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,05 $

Pétales d’Osoyoos 2012

Des aromes de cassis et de chêne neuf.
La texture est tannique et rugueuse.
Les saveurs de vanille sont dominantes.
Alc. 13,5 %. Sucre 3,1 g/l.
Dans 147 magasins.

1 étoile
Prix: 
29,05 $

Vento di Mare Nero rouge 2014

Beaucoup moins intéressant que dans les millésimes 2012 et 2013.
C'est mou.
En ligne (25) et dans 224 magasins.

1 étoile
Prix: 
12,95 $

Château La Lieue 2014

Une odeur étrange se dégage de ce vin. Une odeur de pelure de pomme de terre et de champignon. Le lendemain c'est fumée de cigarette et champignon.
Pourtant le fruité en bouche est beau et épicé.
Loin d'être aussi bon que les millésimes précédents.
Alc. 13 %.
En ligne (29) et dans 224 magasins.

0.5 étoiles
Prix: 
14,95 $

Prix des vins rouges importés dans quatre provinces

Certains nous disent que le vin est plus cher dans telle province, d'autres disent le contraire. Chacun prend un échantillon de quelques vins disponibles dans toutes ces provinces. Mais cela fausse la réalité, car ce ne sont pas les mêmes vins qui sont dans toutes ces provinces.

Alors, le meilleur moyen d'avoir un portrait réaliste est de prendre l'ensemble des vins disponibles dans chacune des provinces. C'est ce que fait Statistique Canada.

Nous avons donc extrait ici un tableau de Statistique Canada qui nous donne le volume et la valeur totale avant taxes des vins rouges importés pour quatre provinces.

Nous pouvons constater que les prix les plus élevés sont au Québec (12,68$) et en Colombie-Britannique (13,41$). Il faut toutefois ajouter 1,05 $ de taxe spécifique (TS) au Québec. Ce qui nous donne un prix moyen de 14,18 $ au Québec.

Mentionnons ici à titre indicatif que le prix moyen du vin en France est de 3,14 € le litre; soit 4,58 $ ou 3,44 $ la bouteille de 750 ml.

Vins rouges importés, prix avant taxes provinciales et fédérales
(données en milliers)

Géographie Valeur et
volume
2014-2015 litre
750 ml
TS
 
Québec $
1 136 904 16,91$ 12,68$* 14,18$
L 67 207
Ontario $ 838 925 15,75$ 11,81$  
L 53 239
Alberta $ 279 518 15,36$ 11,52$  
L 18 189
Colombie-Britannique $ 339 158 17,88$ 13,41$**  
L 18 958

 * Pour le Québec, il faut ajouter une taxe spécifique de 1.40 $ le litre ou 1,05 $ la bouteille de 750 ml.

 ** En Colombie-Britannique, il y a autant de vins importés que de vins locaux. Le gouvernement provincial avantage les vins locaux. La moyenne de prix pour les vins locaux est de 13,23 $ le litre ou 9,92 $ la bouteille.

À ces prix, il faut ajouter les taxes fédérales et provinciales.

Source : Statistique Canada Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d'autres points de vente au détail selon la valeur, le volume Tableau 183-0024 Vins rouges importés.

Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié

Un peu de lecture pour faire le point en ce début de semaine.

La SAQ veut payer les vins cher pour nous les vendre cher, nous dit la vérificatrice générale du Québec.
C'est une révélation pour certains, mais pas pour d'autres.

Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié et ce n'est pas d'hier.

Un peu d'Histoire, de retour en 2005.

En 2005, un article du quotidien La Presse titre «La SAQ incite des fournisseurs à augmenter leurs prix de gros.» (Jacques Benoit et Marie Tison) C'est ce qu'on a appelé le scandale de l'euro qui a conduit au congédiement de deux vice-présidents puis à celui du président. Tentative d'escroquerie de la SAQ? décembre 2005

Au début de 2006, la SAQ fait un pas en arrière et annonce une réduction de prix sur les vins européens.  La SAQ recule et baisse le prix de certains vins, 21 janvier 2006.

François Chartier dit que «Les dirigeants de la SAQ sont aveuglés par l'appât du gain...», 31 janvier 2006.

Le 2 février, le président de la SAQ présente ses excuses. Selon M. Toutant, deux vice-présidents et 9 employés auraient mal interprété les politiques de la SAQ et lui auraient caché la vérité. Le président de la SAQ: «désolé de ce cafouillage».

Puis quelques jours plus tard, nous apprenons qu'un groupe de journalistes québécois a reçu des révélations étonnantes de vignerons d'Amérique latine sur la manière de négocier des acheteurs de la SAQ. Des gens de notre société d'État auraient demandé aux vignerons d'Uruguay de leur vendre leurs vins plus cher. À lire : Le scandale des prix du vin à la SAQ: pas une première, janvier 2006.

Un mois plus tard, La Presse révèle un courriel d'un vice-président de la SAQ qui dit que «les journalistes pourraient finir par s'intéresser à cette affaire»! (L'affaire de l'euro)  Toutant mis au courant dès le 11 décembre, 8 février 2006.

Quelques jours plus, le réputé chroniqueur vin Michel Phaneuf écrit dans la revue l'Actualité du 15 mars 2006 que la SAQ ne peut plus nous garantir de bons prix et ne peut plus distribuer adéquatement de nouveaux produits. «Un seul acheteur ne peut distribuer tous les vins du monde», écrit-il.  Michel Phaneuf se prononce pour la privatisation.

En décembre 2006, le rapport annuel du vérificateur général du Québec dit que «l’opération de décembre 2005 a dévié de son objectif. De fil en aiguille, les actions ont convergé vers l’objectif, discutable du point de vue éthique, d’amener les fournisseurs payés en euros à augmenter le prix départ chais de leurs produits...»

Ce rapport du vérificateur général démontrait que le prix départ chais pour les vins d'entrée de gamme était déjà de 20 % supérieur à celui qu'obtenait la LCBO. (Graphique 1, page 271)

En 2009, on apprend que la société des alcools du Nouveau-Brunswick a a ordonné à ses fournisseurs de hausser le prix de leurs vins de 2 % et d'augmenter leurs frais d'expédition de 3 autres pour cent. L'opposition crie au scandale. Le ministre des Finances de la province répond que ce n'est qu'une opération routinière.

En 2010, nous apprenons que nous payons plus cher le vin du Chili que tous les autres pays acheteurs dans  le monde!  Un jury canadien pour des vins chiliens que nous payons très cher, janvier 2010.

En 2011, le vérificateur général de l'Ontario dit que «La RAO (LCBO) n'utilise pas son pouvoir d'achat pour obtenir des prix inférieurs auprès des fournisseurs.»  Les monopoles canadiens ne veulent pas acheter à meilleur prix

Puis, en 2012, nous payons encore plus cher les vins du Chili, la situation se détériore.  Le Canada paie toujours plus cher les vins du Chili, février 2012. Encore en 2014. La même chose pour les vins américains.

Point tournant, en août 2012, on apprend que 100 vins de moins de 10 $ ont disparu du répertoire de la SAQ.

En janvier 2013, nous constatons que plusieurs vins sont retirés et remplacés par des vins plus chers. C'est l'opération dite de «montée en gamme».

En 2011, 2012 et 2013, la direction de la SAQ demande à ses employés de faire en sorte que leurs clients repartent avec un vin plus cher que celui qu'ils étaient venus chercher. C'est l'opération 4A+.

En septembre 2013, la SAQ se rend compte qu'elle a exagéré qu'elle a trop diminué l'offre de vin à bon prix et que ses ventes en volume baissent.

En novembre 2013, il ne reste plus que 30 vins à moins de 10 $ à la SAQ. Ce nombre sera maintenu jusqu'à aujourd'hui.

En juin 2014, c'est au tour de 100 vins de moins de 15 $ de disparaitre des rayons en seulement 6 mois.  Le nombre de vins à moins de 15 $ est coupé de moitié en 5 ans. Le 12, la SAQ fait un pas en arrière et dit vouloir maintenant des vins moins chers.

En septembre 2014, on comprend finalement comment la SAQ fait disparaitre des vins de moins de 15 $.

Le 31 août 2015, la Commission Robillard recommande de «de revoir le modèle d'affaires de la SAQ; de libéraliser les marchés des vins et spiritueux et de mettre la SAQ en concurrence.»

En décembre 2015, on explique pourquoi la SAQ n'utilise pas son fort pouvoir d'achat.

Finalement, en mai 2016, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, remet un rapport confirmant que les dirigeants de la SAQ ne cherchent pas à avoir le plus bas prix de gros possible.

Elle écrit que «la SAQ leur fournit (aux fournisseurs) une calculette afin qu’ils puissent déterminer si leur produit se situe dans la fourchette de prix mentionnée dans l’appel d’offres.»

Puis le 2 juin, une étude de trois chercheurs tend à démontrer que la démonopolisation du commerce du vin accroitrait les revenus de l'État tout en faisant baisser légèrement le prix des vins.

Où s'en va la SAQ maintenant. On ne le sait pas trop. Elle n'a pas publié de plan stratégie pour cette année ni pour les années prochaines. Son dernier plan date de 2013-2015.

Donc, les trois monopoles du vin du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick établissent leurs prix de manière très bureaucratique ce qui mène à ses situations incongrues et peu éthiques. Il faudrait trouver une autre méthode de négociation des prix de gros auprès des fournisseurs.

Versant Rouge 2014, Coteau Rougemont

Des aromes de fruits rouges et de terre.
Un vin rouge original, assez vivace et bien gouteux.
C'est fruité et sec.
Les tanins sont bien enrobés par un fruité et une texture assez ample.
Servir frais pour la saison des BBQ.
Cépages; frontenac noir (80 %) et marquette.
Sucre 3,3 g/l. Acidité 6,14 g/.
Capsule à vis.
Vin certifié du Québec.
Une production de 35 000 bouteilles.
En ligne (11) et dans 178 magasins.

La maison fait aussi un autre rouge composé surtout de marquette, Le Grand Coteau 2012, 24 $, moins vivace.

2 étoiles
Prix: 
15,70 $

Muros Antigos Loureiro 2014

Un vin blanc portugais bien sec, vif, aux belles saveurs de fruits verts et blancs. Note de lime rafraichissante.
Bel apéritif, pour les tapas, les entrées, les crevettes...
Cépage loureiro. Appellation vinho verde. Producteur Anselmo Mendes.
Alc. 12 %. Sucre 4,3 g/l.
Un très bon rapport qualité/prix.
Dans 38 magasins.

3 étoiles
Prix: 
15,80 $

Miraval rosé 2015

Un beau rosé, gras, sec, fruité, ample, presque joufflu et d'une longueur savoureuse d'agrumes.
Agréable, peu acide. Finale chaleureuse.
Un rosé de qualité.
Servir frais.
Fait pour plaire par la famille Perrin de Beaucastel.
Cinsault, grenache et rolle en pressurage direct et syrah vinifiée par saignée.
AOC Côtes de Provence.
Une belle présentation dans une jolie bouteille.
Alc. 15 %. Sucre 1,4 g/l.
Dans 138 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
24,95 $

Bottero di Cello Rosso 2015

Comment font-ils pour faire du bon vin à si bas prix?
C'est un litre de vin d'Italie, bouché d'une capsule à vis.
C'est bon. De beaux aromes de petits fruits. Un vin léger, agréable, sec, peu tannique, mais pas mou, coulant et rafraichissant sur une finale de cerise qui laisse une belle bouche.
Servir frais en apéritif ou sur les plats légers.
Moins de 12 $ le litre et de plus réduit de 1 $ jusqu'au 12 juin; et aussi disponible dans les 10 SAQ-dépôts. Le rabais ne s'applique pas dans les SAQ-dépôts.
Merlot et cabernet sauvignon. De la famille Botter.
Alc. 12,5 %. Sucre 4,4 g/l.
En ligne (48) et dans 397 magasins, dont les 10 SAQ Dépôt.

2 étoiles
Prix: 
11,65 $ le litre. Réduit à 10,65 $ jusqu'au 19 juin.

RÉFORME DU MARCHÉ DU VIN AU QUÉBEC (2016)

En mars 2015, nous avons proposé dans ce site une réforme du commerce du vin au Québec. En 2014, nous avions aussi prévu que le plan se réaliserait en 2017.

Deux des améliorations proposées ont été acceptées par le gouvernement du Québec et seront mises en place probablement à l'automne. C'est la vente du vin québécois en épicerie et la levée de l'interdiction du nom des cépages sur les vins en épicerie. Ceci constitue la première phase du plan Action Vin.

Il reste encore du travail à faire pour améliorer le commerce du vin au Québec qui est sclérosé, parce qu'encadrer de manière très bureaucratique par des règles désuètes.

Les ventes de vin connaissent une croissance anémique en volume depuis trois ans. Le monopole peine à atteindre les cibles de revenu fixées par le ministre des Finances à tel point que le gouvernement a dû hausser à deux reprises la taxe spécifique sur le vin.

Rappelons les objectifs de la réforme proposée: relancer la vente de vin au Québec et augmenter les revenus de l'État provenant de la vente de ces vins.

Il ne sera pas question de privatiser la SAQ, mais plutôt de libéraliser le commerce du vin.

Il s'agit d'un ensemble de réformes qui peuvent être faites successivement.

La première phase étant faite, passons maintenant à la phase deux.

Maintenant qu'on a réglé en partie la question des vins québécois et de l'étiquetage en épicerie, il faut améliorer la vente de vin dans le système dit d'importation privé. Sa principale limite est une obligation imposée de vente à la caisse. Ce qui fait qu'il peine à rejoindre les consommateurs et se trouve limité aux restaurateurs. Ce système a bien progressé, mais il a atteint son point de saturation.

Pour une ouverture du commerce du vin au Québec

Une démonopolisation du commerce de l’alcool ne signifierait pas une perte de recettes pour le gouvernement. Au contraire, il y plusieurs raisons de croire que le gouvernement pourrait faire plus d’argent, tout en permettant une baisse de prix pour les consommateurs.»

Le Québécois paierait son vin moins cher et l'État ferait plus d'argent si on libéralisait le commerce des alcools au Québec!

C'est ce que soutiennent trois chercheurs dans une étude rendue publique ce matin.

Frédéric Laurin, professeur en économie à l'Université de Trois-Rivières: Paul Daniel Muller, économiste et le journaliste spécialisé en vin Yves Mailloux affirment dans un document de 44 pages que le monopole de la SAQ sur le commerce des alcools est un frein au développement de cette industrie.

Les auteurs démontent un à un tous les arguments favorisant le maintien du monopole et proposent plutôt ce qu'ils appellent la démonopolisation du commerce du vin et des spiritueux. Ce qui entrainement, selon eux, un meilleur choix de produits, de meilleurs prix tout en rapportant plus de revenus au gouvernement.

Les vins seraient achetés moins cher, vendus moins cher en plus grande quantité par un plus grand nombre de détaillants.

La SAQ n'est pas efficace, ne veut pas payer les vins moins cher, pénalise les petits producteurs typiques, est un goulot d'étranglement sur la diversité des produits, nuit à la liberté de choisir du consommateur et taxe plus les moins nantis.

Pesquera Crianza 2013

Pour la cave à vin.
Pourquoi? C'est historique. Les millésimes précédents ont démontré que ce vin s'améliore très bien en cave et développe des arômes et des saveurs complexes.
Ce millésime 2013 est fruité à souhait, le boisé n'est pas apparent. C'est ample, assez riche, bien enveloppé et bien enrobé. C'est beau et jeune.
Cépage tempranillo.
Dans 79 magasins.

3 étoiles
Prix: 
32,75 $

Seccal Ripasso 2012

Un vin d'une très belle structure au fruité assez ample et assez gras.
C'est frais, soutenu et très agréable à boire.
Il laisse une bien belle impression en bouche.
Un Valpolicella Ripasso pour quelques années de cave.
Cépages 70 % corvina, 20 % rondinella, 5 % croatina et 5 % molinara.
Vendanges manuelles.
De la maison Nicolis Angelo e Figli.
Alc. 13,5 %. Sucre nd.
«VINIFICATION: Le vin provenant des raisins du vignoble Seccal subit une deuxième fermentation sur les lies intactes et légèrement sucrées des cépages Recioto et Amarone. Par ce procédé appelé "ripasso", le degré d’alcool, la couleur et le corps sont augmentés et le vin est ainsi prêt à subir un long raffinement en foudre de chêne. ÉLEVAGE: 16 mois en foudre de chêne slovaque».
En ligne (42) et dans 78 magasins.

3 étoiles
Prix: 
24,85 $

Marques de Borba 2014

Fruité ample sur une note végétale.
Texture serrée et assez tendue. Sec et assez vif.
D'une belle présence en bouche. Charnu et mi-corsé.
Moyennement long sur le fruit et les épices.
Cépages: alicante bouschet, aragonez, trincadeira et touriga nacional.
Sucre 2,2 g/l. Alc. 14 %.
Région: Alentejo.

En ligne (24) et dans 56 magasins.
Un nouvel arrivage est prévu pour le 7 juin.

2.5 étoiles
Prix: 
16,75 $

Bulles Rosée Framboise, Coteau Rougemont

Voici un mousseux rosé de cidre bien rafraichissant!
Un cidre aromatisé et gazéifié
C'est d'un sucré fin.
Les bulles sont agréables.
C'est léger et plaisant à boire.
Peu alcoolisé : 7 %.
Un bon apéritif à servir frais de 4 à 8 degrés.
Capsule à vis.
Une production de 13 000 bouteilles.
Sucre de 44 g/l.
Du vignoble et cidrerie Coteau Rougemont.
Dans 48 magasins.

2 étoiles
Prix: 
16,05 $

Un cépage peut en être un autre

On croit cultiver un cépage et on découvre que ce n'est pas lui.

Il est très difficile de reconnaitre et de différencier les différents cépages à la vigne.
Les plants de vigne mutent, se transforment, ne sont pas homogènes, ils sont de plusieurs clones, de plusieurs biotypes, de variétés différentes sur des porte-greffe différents.

L'ampélographie n'est pas facile. Elle est maintenant aidée de l'ampélologie.

Des vignerons peuvent cultiver un cépage pendant de nombreuses années en se méprenant sur le nom du cépage en question.

C'est arrivé encore à des vignerons des environs de l'Etna d'après ce que rapporte Ian d'Agata dans son livre Native Wine grapes of Italie (2014). Ils disaient cultiver du nerello cappuccio qui est un cépage qu'ils assemblent souvent avec du nerello mascalese.

Pour les besoins d'une étude publiée en 2010 (Branzanti et.al. 2010) des chercheurs ont prélevé 41 échantillons du dénommé cépage nerello cappuccio dans 15 endroits. Après tests génétiques, il s'est révélé que 70 % des échantillons étaient en fait du carignan, 10 % du sangiovese et du ciliegiolo, finalement seulement 20 % étaient du nerello mascalese.

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