Alsace Marcel Deiss 2012

Une explosion de saveurs, des oranges, des abricots, des noix, du miel, du tilleul, sur un corps gras et voluptueux. C'est délicieux. La finale sur les mêmes saveurs est longue et très agréable. Une petite sensation sucrée accompagne tout ce fruité.
C'est 13 cépages complantés, c'est-à-dire pêle-mêle dans les vignes, tout est bien sûr récolté en même temps et vinifié ensemble.
Dans 20 magasins.
3 étoiles
Prix: 
24,55 $

Saumur Louis Roche 2013

Frais, vif, beau fruité très sec. Belles notes minérales. Très rafraichissant. Mordant si servi froid. Pomme pêche. Vif comme un sauvignon. Bien long.
Note de poivron rouge. Bien gouteux.
Bouchon de plastique.
Cépage: 100 % chenin. 
Alc. 11,5 %.
En ligne et dans 59 magasins.
2.5 étoiles
Prix: 
16,70 $

Vin argentin : c'est 95 % acidifié

Les vins argentins sont à 95 % acidifiés, dit un vigneron argentin.
Vincent Wallard affirme de plus que les vins de l'Argentine sont réduits à l'eau, parce que trop alcooleux. Il ajoute que les rendements sont trop élevés et que les vins sont levurés. Finalement il soutient qu'il n'a pas vraiment de vignerons, ou si peu, en Argentine, mais plutôt des investisseurs.

 En Argentine, d’ailleurs, le vin c’est pas la joie: C’est à 95 % levuré, à 95 % acidifié, c’est des rendements qui dépassent l’entendement. C’est une tromperie générale sur la marchandise, avec des vins qui sont mouillés, parce que vendangés à 16-17° de potentiel, c’est-à-dire invendables. Globalement, il n’y a pas de vignerons. Il y a des investisseurs." Sans compter l’inflation et "des lois protectionnistes hallucinantes. C’est Kafka".» Vincent Wallard, Domaine Cuatro Manos, dans Tronches de vin 2.

M. Wallard produit un malbec sur un vignoble collé à la Cordillère des Andes à 1400 mètres d'altitude avec un associé près de Tupungato. Un vin bio, naturel. Il dit qu'il met tout de même 15 mg de soufre parce qu'il ne veut pas prendre trop de risque vu qu'il ne contrôle pas le transport.

Tendances SAQ: Portugal, États-Unis et cashers

La Société des alcools a publié des chiffres concernant les tendances des ventes et des produits en développement dans sa section des spécialités.

Pour les 12 derniers mois, les catégories en hausse:

  1. Portugal 20 %   (188 produits; ventes 16 millions $)
  2. États-Unis 14 %  (573 produits; ventes 57 millions $)
  3. Cashers 10 %  (64 produits; ventes 4 millions $)
  4. Vénétie 6 %   (186 produits; 26 millions)

En baisse:

  1. Canada -12 %   (103 produits 3,7 millions $)
  2. Bourgogne blanc -10 %  (391 produits; 12 millions $)
  3. Piémont - 5 % (280 produits: 9 millions $).

Pour les prochains mois, la SAQ indique à ses fournisseurs qu'elle veut bonifier son offre dans les secteurs suivants:

Les catégories gelées seront le Rhône et le Bourgogne blanc.

Don Pascual Tannat Merlot 2013

Nez fruité, fruits noirs. Fruité aussi en bouche, fruits chauds sur une note finement végétale. De belle constitution, assez costaud. Rond, bien fait. 
Finale persistante harmonieuse sur le fruit et retour d'une petite note végétale en fin de bouche.
Un très bon rapport qualité-prix.
Alc. 13 %.
Dans 73 magasins.
2.5 étoiles
Prix: 
10,95 $

Don Pascual Réserve Shiraz Tannat 2014

Un vin bien jeune, 2014, au fruité frais.
C'est coulant, de texture lisse.
C'est léger et facile à boire. Jolie finale sur le fruit. 
Alc. 12,5  %.
En ligne et dans 63 magasins.
2 étoiles
Prix: 
14,20 $

Clos des Fous Cabernet Sauvignon 2011

Des arômes et des saveurs de fruits bouillis. Finale un peu sure!

1 étoile
Prix: 
20,15 $

Pureté de Silex Crémant de Loire

Un vin légèrement pétillant, bien simple.

1 étoile
Prix: 
19,20 $

Canet Valette Saint-Chinian Une et Mille Nuits 2012

Des odeurs de cuir et d'écurie. Une bouche amère. Pas de fruit! Que s'est-il passé?
À retourner.
Le même vin dégusté à Montpellier le 22 avril dans le cadre de l'opération Terroirs et Millésimes en Languedoc a donné les mêmes défauts!

Prix: 
23,95 $

Bouchon de liège: nuisance

Quand vous y pensez, la chose la moins satisfaisante dans une bouteille de vin - le seul point ennuyeux - c'est le bouchon. Le bouchon de liège, avouons-le, c'est une peste.»

C'est le réputé Hugh Johnson qui l'écrit dans le magazine de Decanter du mois de mai.

Il n'est pas le seul à pester contre le morceau de liège qui sert encore de bouchon sur les bouteilles de vin en 2015.

J’en ai vraiment ras-le-bol du bouchon en liège et, au passage, de tous ceux que le défendent, par ignorance ou par intérêt. C’est un des pires systèmes de fermeture des bouteilles de vin. Et mon énervement va croissant quand il s’agit des vins dits "de garde", forcément chers et aussi devenus rares (et donc encore plus chers) avec le temps. Ces vins-là, mais ils ne sont pas les seuls, sont régulièrement abîmés ou diminués par la faute d’un petit morceau de bois.»

C'est David Cobbold qui s'irrite dans le blogue Les 5 du vin.

Ce petit morceau de bois qui sert de bouchon en exaspère donc plusieurs.

M. Cobbold nie que le liège aide à conserver le vin et nie surtout qu'il aide à le bonifier. «On entend d’ailleurs toutes sortes de sornettes autour du besoin qu’aurait un vin de "respirer" à travers le liège. C’est simplement faux, soutient le célèbre blogueur qui écrit aussi pour la revue québécoise Vins et Vignobles.

Il ajoute que le liège ne laisse pas passer la même quantité d'oxygène d'un bouchon à l'autre. Il arrive que le liège fasse correctement son travail «de temps en temps, et d’une manière totalement aléatoire, les bouchons de liège font bien leur travail.» 

M. Cobbold se demande pourquoi on utilise encore cette technique si peu efficace et si hasardeuse datant du 17e siècle. Est-il raisonnable d'utiliser encore ce morceau d'écorce alors qu'il existe de nos jours deux autres «techniques autrement plus performantes sur tous les plans».

Le spécialiste du vin n'en a pas seulement contre le fameux goût de bouchon, mais surtout contre l’expression aromatique très variable d’un flacon à un autre dans un même lot que donne cet improbable bouchon non toujours hermétique. Défaut qui s'accroit avec l'âge du vin.

Je pense que cela relève de la paresse intellectuelle, doublée d’un singulier manque de courage, que de continuer à fermer ses bouteilles avec un petit morceau d’écorce d’arbre», dit M. Cobbold.

La suite :  Ras le bouchon ! David Cobbold, Les 5 du vin, 23 mars 2015.

Personnellement, je crois que le problème principal du liège est dû au fait qu'il n'est pas sur le goulot, mais dans le goulot. Ainsi l'air passe dans l'espace entre le bouchon et la paroi de verre du goulot. Ou plus précisément entre le silicone ou la paraffine qui recouvre le liège et la paroi intérieure de verre du goulot.

Sur le même sujet Le pire ennemi du vin : le liège, oct. 2012.

Privatiser la SAQ : un débat futile

Et c'est reparti! On parle encore de privatiser la SAQ!
Mais qui veut vraiment privatiser la SAQ ? 
Pas les amateurs de vin en tout cas.
Ce que veulent les amateurs de vin du Québec c'est LIBÉRALISER LE COMMERCE DU VIN.
C'est autre chose.
Ce débat pourrait s'appeler : Ce soir on fait peur au monde. Vous allez perdre votre SAQ et le milliard de $ qui vient avec. De méchants entrepreneurs vont le prendre! Boubou!

C'est de la diversion, ça nous éloigne du vrai débat, des vrais enjeux qui sont plutôt de déconstiper le commerce du vin dans la Belle province!

Des règles rigides, sclérosantes, un carcan, des normes bureaucratiques qui empêchent les vignerons de vendre librement leurs vins, les dépanneurs de vendre librement du bon vin, les commerçants de commercer librement, les acheteurs d'acheter librement...

Résultats: la consommation de vin stagne au Québec; les revenus viniques du gouvernement baissent; les consommateurs sont insatisfaits et perdent confiance...

Là est le travail à faire : améliorer le système !

Sur le sujet

Parés Baltà mousseux brut

Vous voulez boire du mousseux, mais pas du chimique? Parés Baltà!
Un mousseux léger agréable, sec et bien vif, mais pas trop acide, facile à boire. Belle mousse. Saveurs rappelant la pomme.
Laissez réchauffer dans le verre.
Un cava d'Espagne bio.
Cépages: parellada, macabeo et xarel·lo. Vigne en biodynamie.
Méthode champenoise, mais sans la chimie des champs de Champagne.
En ligne et dans 126 magasins.
Alc. 11,5 %. Sucre: 4,9 g/l.
2.5 étoiles
Prix: 
17,45 $

Il Grigio, Chianti Classico Riserva 2011

Le vin de la semaine !  
Belle bouche ferme, tendue sur de jolies saveurs de cerise.
C'est du costaud. Du fruit et des tanins en masse.
D'ailleurs beaucoup de tanins pour un chianti.
C'est vif. On mord dans les tanins. De la sève.
Bel amer en finale.
Du solide, mais très agréable à boire après un peu d'oxydation.
Le lendemain, il s'est assoupli un peu et est toujours aussi beau.
À boire maintenant ou dans un an ou deux.
Producteur San Felice.
Alc. 14,5 %.
En ligne et dans 90 magasins.
3.5 étoiles
Prix: 
27,65 $

Il Grigio da San Felice, Gran Selezione 2010

Un vin un jour; six jours plus tard un autre vin.
Chianti Classico
Nez profond de fruits noirs. Bouche ample, très charnue et très tannique.
C'est un vin opulent, dense et concentré. La sensation tannique est très longue. 
La vanille vient à la surface à l'aération.
Pas facile ni agréable à boire.
Du costaud pour accompagner un bon steak saignant, ai-je noté.
Bien jeune, il pourrait s'assouplir et se bonifier après quelques années de cave. (Entre correct et bon.)
Puis, comme je le fais souvent, je place le restant de la bouteille dans une glacière en cave, et j'y goûte de nouveau, les jours suivants. Ce ne fut que 6 jours plus tard que le vin s'est assoupli, que les tanins ont fondu et que le boisé a été digéré et est finalement devenu agréable à boire!
Donc, à mettre en cave et à revoir dans 6 ans!
Alc. 14 %.
En ligne et dans 59 succursales.
2.5 étoiles
Prix: 
43,75 $

Gran Selezione

Vous allez voir de plus en plus cette inscription sur certains vins de Chianti classico: Gran Seleczione.

Une grande sélection. C'est un nouveau niveau au haut de la pyramide des chiantis classicos. L'association de producteurs de vins de cette région trouvait que l'appellation Riserva ne menait à rien et n'avait pas de notoriété et a décidé d'ajouter ce niveau au-dessus. Il y a peu de changements sauf que les raisins ne peuvent être achetés d'un autre producteur, le taux d'alcool doit être de 13 % minimum; le vin âgé de 30 mois et contenir plus d'extraits secs. De plus, les vins sont approuvés par un comité de dégustation.

Il n'y a pas de modification au niveau de l'assemblage qui reste à 80 % sangiovese minimum, ni de délimitation de zone géographique.

Le consortium s'attend à ce que de 10 à 20 % du chianti classico soit gran selezione.
Le chianti classico est un vin fait en Italie, mais il n'est pas bu par les Italiens. Il est plutôt exporté à 80 %. Les Américains à eux seuls achètent 31 % de la production.


Plusieurs ont reproché au consortium de ne pas avoir plutôt cherché à améliorer la pyramide en créant des crus basés sur des terroirs spécifiques, des zones géographiques plus qualitatives. Ils craignent que ces gran selezione deviennent des vins de style quasi Nouveau Monde qu'on ne pourra boire qu'avec le steak.

Il y a déjà 7 de ces vins de la classe Gran Selezione à la SAQ des millésimes 2009 à 2011. 

Il devait y avoir une opération de promotion de vins de la classe Gran Selezione à la SAQ en mars, mais elle n'a pas eu lieu!

Château Maris, Minervois 2012

Beau fruit frais.
Belle présence juteuse et bien tendue en bouche. Bouche de syrah.
Longue persistance gustative. Du beau fruit. Peu tannique, belle vivacité. 
Serré, bel amer en finale.
Bouchon de liège aggloméré.
Syrah à 85 % et grenache fermenté en cuve de ciment. Culture en biodynamie.
Une production de 20 000 bouteilles.
pH 3,7. Sucre résiduel 2 g/l.
Alc. 14,5 %. En ligne et dans 107 magasins.
Le même numéro, un nouvel arrivage, mais pas le même produit que celui commenté en juillet 2014, La Touge.
3 étoiles
Prix: 
17,95 $

Lusco, Domino de tares 2012

Cépage albariño.
Un vin blanc doré aux belles flaveurs de cire, de poire, de banane, de bonbons jaunes et de caramel fin. On le dirait boisé. C'est gras, ample, généreux et chaleureux.
Ses saveurs persistent très longtemps.
De la région de Rias Baixas en Galice, Espagne.
Dans 136 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
24,05 $

Rosé Mousseux De Lavoie

Des arômes de petits fruits sur une note fermentaire.
Une belle bouche très fruitée, ronde sur des saveurs de fraises. Du beau bonbon. Très sucré. On est tenté d'y ajouter un peu d'eau pétillante.
Cépages: Frontenac. Eona et Sainte-Croix.
Alc. 13 %. Sucre: 36 g/l.
En ligne et dans 57 magasins.
2 étoiles
Prix: 
18,00 $

Comparaison prix vin Ontario-Québec: l'Italie

On entend beaucoup parler ces jours-ci des différences de prix des vins dans les provinces du Canada. Une étude dit que c'est plus cher ici, une autre dit que c'est plus cher ailleurs.

Alons voir ce qu'il en ait aux répertoires des monopoles du Québec et de l'Ontario. Prenons pour exemple les vins rouges italiens. On pourrait faire l'exercice, pour les vins du Portugal ou d'autres régions.

Voici les 10 vins rouges italiens les moins chers au répertoire du monopole des vins en Ontario (LCBO) et à celui du monopole des vins au Québec (SAQ).

LCBO
$ SAQ
$
Velletri Centurio 7,35 Giacondi Nero d'Avola 9,50
Montepulciano d'Abruzzo Dragani 7,45 Sicalia Rosso IGT Terre Siciliane 9,70
Castelli Romani Fontana di Papa 7,45 Fantini Farnese Sangiovese 9,90
Montepulciano d'Abruzzo Quartana Spinelli 7,50 Sonovino 9,95
Montepulciano d'Abruzzo Bosco 7,55 Giacondi Sangiovese Puglia 2013 10,05
Merlot Delle Venezie Cesari 7,60 Firriato Nari Nero d'Avola 10,95
Sangiovese Terre Di Chieti Citra 7,75 Mezzo Mondo Negroamaro 11,25
Montepulciano d'Abruzzo Citra 7,75 Montalto Nero d'Avola Cab Siciliane
11,30
Merlot/C. S. Casal Thaulero 7,75 Pasqua Sangiovese 11,45
Sangiovese Casal Thaulero (IGT) 7,75 Firriato Primula Nero d'Avola 11,45

La différence saute aux yeux. Les 10 vins rouges italiens les moins chers en Ontario sont de 7,35 $ à 7,75 $; alors qu'au Québec, c'est de 9,50 $ à 11,45 $.

Ainsi si vous achetez les 10 vins de la LCBO il vous en coutera 75,90 $. Par contre, pour les 10 vins de la SAQ ce sera 105,95 $. Une différence de 30,05 $; soit 40 % de plus.

Il faut aussi ajouter qu'en Ontario, on vous donnera des Air Miles pour votre 75,90 $. De plus, on vous remboursera 2 $ lorsque vous retournerez les bouteilles vides consignées.

P.-S. Une question posée sur les réseaux sociaux; est-ce que ces vins vendus à la LCBO sont meilleurs ou moins bons que les vins de dépanneurs vendus au Québec?

 

 

Acidité dans le vin : pas la même en France

4 grammes d'acidité dans le vin en France, c'est 6 en Italie!
 
Est-ce que c'est parce que les Italiens ne comptent pas comme les Français?
Oui!
 
Que signifie la mention «acide 4 g/l» qu'on lit sur la contre-étiquette des bouteilles de vin (rarement), dans les commentaires des chroniqueurs vins (quelquefois) et plus souvent dans les fiches techniques des vins ou dans les sites web des producteurs?
On indique ainsi le poids de l'acidité dans le vin.
 
Cependant, il faut savoir que 4 grammes peuvent égaler 6 grammes!
En effet, on ne mesure pas de la même façon le poids acide total en France et dans le reste du monde.
 
En France, le poids acide des vins est mesuré en équivalence sulfurique; alors que dans le reste du monde, on l'indique en équivalence tartrique.
 
Ces deux acides n'ont pas le même poids du tout. En effet 75 g d'acidité sulfurique égalent à 49 g de tartrique.
 
Donc un vin qui a 4 g d'acidité en France aura 6 g en Italie.
 
Comme le recommande l'oenologue Jérémie d'Hauteville de RJ Oenology, il faut être plus précis lorsqu'on indique 4 g d'acidité. Il faut absolument indiquer dans quelle équivalence on mesure. Nous parlons ici d'acidité totale qui est la somme de l'acidité fixe et de l'acidité volatile.
 
Ce doit être 4 g/l (sulfurique), qu'on indique aussi 4 g/l (H2SO4) ou 6 g/l (tartrique).
 
Pour faire la conversion entre les deux équivalences on multiplie par 1,53. Ou plus rapidement par 1,5.
 
Ainsi un vin qui a 4 g/l d'acidité en France est équivalent à un vin de 6 g/l dans le reste du monde.
 
Mentionnons en terminant qu'il y a une manière plus précise d'indiquer le niveau d'acidité que son poids, c'est le pH. Car le poids n'indique pas la force de l'acidité puisque chacune des principales acidités (tartrique, malique, lactique, citrique et succinique) a une puissance acide différente. Il y a donc des acides plus acides que d'autres. Voir à ce sujet l'article Le pH de votre goût.
 
__________
Sources
Connaissance et travail du vin, Jacques Blouin et Émile Peynaud, Dunod, 5e édition, 2012
L'oenologie, C. Navarre et F. Langlace, 7e édition, Lavoissier Tec et Doc 2010

Château de Maligny, Chablis Premier Cru Homme Mort 2013

Un chablis aux arômes bien exubérants, floraux et fruités!
Un bouquet très invitant!
En bouche, c'est un chardonnay ample d'une belle viscosité.
pas beuuuuuuréééé comme le sont trop souvent les chardonnays de Bourgogne.
Ici, on est à Chablis, on ne sent pas toujours le besoin d'impressionner la galerie.
C'est ample, mais frais. C'est assez gras, mais il conserve une belle fraicheur, une jolie minéralité.
L'acidité de ce 2013 aiguise bien le gras et le fruité de ce beau chardonnay.
Une longue finale suave complète le tout.
Un délice!
Alc. 12,5 %.
En ligne et 82 magasins.

4 étoiles
Prix: 
36,00 $

Château de Maligny, La Vigne de la Reine 2014

Un chablis de belle qualité.
Très sec, assez gras. Vif avec de belles flaveurs de pomme.
C'est floral, minéral et long sur une fine note de beurre en finale.
Encore meilleur le surlendemain.
Alc. 12,5 %.
En ligne et dans 39 magasins.
 
3 étoiles
Prix: 
24,75 $

Chablis, Terroirs de Chablis, Patrick Piuze 2013

Un chablis aux arômes très expressifs et exubérants, de beurre, de cire et de caramel.
C'est gras, riche et extrêmement long en bouche.
Pas subtil, mais très démonstratif. Il nous en met plein la tronche.
Il impressionne.
En ligne et dans 108 magasins.

3 étoiles
Prix: 
29,15 $

Elian Da Ros Le Vin est une Fête 2013

De beaux arômes riches de fruits chauds.
Un bouche éclatante, des tanins bien fins. C'est vif, souple, juteux avec des notes de cerises, de cuir et de champignons.
Appellation Côtes du Marmandais, au sud-est de Bordeaux.
Cépages: merelot, cabernet franc et abouriou.
Sans collage et filtration légère.
Levures indigènes. Culture en biodynamie.

Dans 78 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,05 $

Bonpas Vacqueyras 2011

Beaux arômes de fruits rouges.
Bouche épicée, fruitée et juteuse.
De beaux tanins bien présents. Texture tendue et serrée sur le fruit.
Du costaud.
Longue finale gustative et aromatique sur le fruit.
Très beau.
Grenache, syrah et mourvèdre.
Commenté aussi en décembre.
Alc. 14 %.
Dans 19 magasins. Il vient tout juste de revenir et il disparaît vite!

3 étoiles
Prix: 
24,30 $

Château la Coustarelle, Grande Cuvée Prestige 2011

Un cahors boisé, assez juteux, tannique, au fruité moyen, c'est-à-dire pas trop extrait, une petite note oxydative, bel amer en finale. 
Alc. 13,5 %.
En ligne et dans 36 magasins.
2.5 étoiles
Prix: 
18,55 $

Le Macchiole Bolgheri 2012

Un vin de facture moderne, bien boisé, du bois brun, du cèdre avec une note de bois vernis.
C'est rond, ample et assez costaud.
Il y a 42 vins de Bolgherie à la SAQ. Ils ont tendance à tous se ressembler.
Bolgherie est une région à l'est de la Toscane qui fait des vins de style bordelais.
Ici les cépages sont le merlot, le cabernet sauvignon et la syrah.
En ligne et dans 98 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
30,00 $

Isa 2012

Oxydé, amer, cuir, suret et écurie.
Bouchon de plastique.
On devrait indiquer lorsque bouchon de plastique, on n’achèterait peut-être pas.
Pourtant, dégusté en France en février 2014, il était bien bon.
À retourner.
Prix: 
17,85 $

Doit-on privatiser la SAQ?

Doit-on privatiser la SAQ?
C'est le titre du document présenté aujourd'hui à la presse par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).
 
La réponse à cette question des auteurs du groupe de recherches et de pressions est: «non».
 
L'IRIS a fait une étude sur le sujet à la demande du principal syndicat des employés de la SAQ, le SEMB-SAQ qui a d'ailleurs financé une partie du travail.
 
Dans son document de 54 pages, l'IRIS réfute les propositions du rapport Godbout-Montmarquette, ainsi que les affirmations d'Éric Duhaime dans son livre intitulé «La SAQ pousse le bouchon !». 
 
Les chercheurs Philippe Hurteau et Simon Tremblay-Pepin nous disent que la privatisation totale ou partielle envisagée dans le rapport Godbout-Montmarquette ne serait pas une bonne idée.
«Les deux scénarios étudiés sont sans équivoque. La privatisation partielle de la SAQ n’est pas une bonne solution si le gouvernement veut réduire l’endettement de l’état. Au mieux, il s’agit d’une politique relativement neutre au plan budgétaire et, au pire, d’une stratégie qui fragiliserait les finances de l’état.»
 
Le cas de l'Alberta
Puis les auteurs comparent le marché de l'alcool au Québec avec celui de l'Alberta afin de tenter de démontrer que la privatisation n'est pas nécessairement une bonne avenue pour le Québec.
 
Ils concluent que «pour le prix du vin, il apparaît évident que la privatisation n’a pas permis à l’Alberta de voir ses prix baisser. Au contraire, ceux-ci ont augmenté plus rapidement qu’au Québec et au Canada, et ce, même en comparaison de leur IPC respectif.» (IPC; indice des prix à la consommation.
 
Le milliard
La SAQ rapporte un milliard $ par année. Sa vente ferait perdre ce milliard. Au final, il n'y a pas de gain à faire en vendant la SAQ.
 
Ils calculent que s'il y a privatisation, pour conserver le milliard de dollars que la SAQ donne au gouvernement du Québec, il faudrait imposer une taxe de 2.10 $ par bouteille de vin.
 
Ils constatent que «depuis 2006, Québec demande systématiquement à ses sociétés d’état (Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ) de verser davantage de dividendes afin de compenser les différentes baisses d’impôts consenties. En ce sens, ces dividendes deviennent un palliatif de plus en plus commode pour le gouvernement.»
 
Québec mieux que  l'Alberta, mais moins que le Canada
Résultat des courses, le prix du vin augmente plus vite au Québec que dans l'ensemble du Canada.
«Comme on le voit, le prix du vin au Québec a crû à 75 % de la croissance du prix des autres produits tandis qu’en Alberta, la croissance du prix du vin a suivi celle du coût de la vie. Dans l’ensemble du Canada, le prix du vin a crû à 55 % de la croissance de l’IPC. En d’autres mots, le Québec fait nettement mieux que l’Alberta, mais les données sur l’ensemble du Canada montrent que les autres provinces ont vu le prix de leur vin croître encore moins vite que celui du Québec par rapport au prix des autres produits.»
 
Les auteurs de l'IRIS constatent que «les revenus gouvernementaux de l’Alberta et du Québec, par litre d’alcool vendu, sont identiques.» Soit 2 $ par litre d'alcool vendu.
 
«En 2013, les gouvernements de l’Alberta et du Québec ont perçu, à travers leurs revenus spécifiques sur l’alcool, le même montant d’argent sur chaque litre vendu. À première vue, pour le gouvernement, les deux modèles peuvent donc sembler équivalents. Le gouvernement du Québec pourrait ainsi privatiser la SAQ et augmenter de façon importante sa taxe sur les boissons alcooliques pour compenser la perte de dividendes.»
 
Ils affirment que le nombre de produits disponibles au Québec est plus élevé que celui en Alberta. Ils y ajoutent les produits en importation privée qui serait au nombre de 16 640.
 
Spiritueux
Pour ce qui est des spiritueux, ils affirment que «le prix des spiritueux au Québec a crû à 40 % de la croissance de l’IPC de 1992 à 2014. Durant la même période, l’Alberta et le Canada voyaient le prix de leurs spiritueux croître respectivement de 55 % et 54 %. Donc, comme pour le vin, le prix des spiritueux augmente plus rapidement en Alberta, malgré (ou à cause de ?) la privatisation.» Ils omettent toutefois de mentionner que la SAQ taxe moins les spiritueux que les autres provinces.
 
Bière et dépanneur
Puis, les auteurs étudient les marchés quasi concurrentiels de la bière et du vin en épicerie au Québec. Ils constatent que les épiciers se prennent une marge de 25 % sur le vin. Ils disent que la SAQ n'a pas voulu leur fournir le montant de sa marge pour ces produits pour des raisons concurrentielles!
 
Pour ce qui est de la bière, ils mentionnent que son prix à augmenté plus vite que celui du vin. Toutefois, ils ne précisent pas si c'est dû aux taxes.
 
Philippe Hurteau et Simon Tremblay-Pepin concluent donc qu'il n'y a pas d'avantages à privatiser si on se fie à ce qui a été fait en Alberta où à ce qui se fait actuellement au Québec dans la vente de la bière ou à ce qui se fait pour la vente de vin dans les dépanneurs. Ils prétendent même que ce serait néfaste. «Nous concluons qu’une privatisation, même partielle de la SAQ, serait une erreur majeure du gouvernement. Elle priverait l’état québécois d’importants revenus tout en désavantageant les consommateurs et consommatrices d’ici.»
 
Le document Doit-on privatiser la SAQ est disponible sur le site du groupe d'études et de pressions www.iris-recherche.qc.ca.
 
Selon son site internet, l’IRIS, un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste qui diffuse un contre-discours aux perspectives que défendent les élites économiques. Contrairement aux tenants d’un néolibéralisme, il fait la promotion d’un équilibre entre l’intérêt collectif et la liberté individuelle.
 

Québec, société distincte du commerce des alcools

Au Québec, le commerce de la bière est aussi important que celui du vin. C'est 2,3 milliards de dollars pour chacun. On a tendance à l'oublier. On parle tellement de vin — du commerce difficile et très règlementé du vin — alors que le commerce de la bière, plus libre, est très florissant.

Le Québec est la seule province ou les deux industries sont au coude à coude. Ailleurs au Canada, la vente de la bière est deux à trois fois plus importante en valeur que celle du vin.

Le Québec est aussi la seule province où le commerce des spiritueux est beaucoup moins important que celui de la bière. En fait, trois fois moins. La SAQ taxe très peu les spiritueux comparés aux autres provinces. (Voir ici)

Le Québec est la seule juridiction canadienne où le vin rapporte trois fois plus que les spiritueux.

On compare souvent le marché québécois à celui de l'Alberta, mais ce sont les deux marchés les plus différents au Canada. En Alberta, le vin arrive en troisième place du commerce après les spiritueux et la bière. Alors qu'au Québec, c'est le contraire, le vin rapporte plus.

Au Québec, situation unique, la bière et le vin rapportent chacun trois fois plus que les spiritueux. Dans 10 provinces et territoires, les spiritueux rapportent plus que le vin.

  Commerce des alcools 2013 - millions de $
Bière Vin Spiritueux
Canada 9 142 6 807 5 406
Terre-Neuve 233 66 142
Île-du-Prince-Édouard 43 17 28
Nouvelle-Écosse 295 130 197
Nouveau-Brunswick 212 85 109
Québec 2 308 2 320 713
Ontario 3 172 2 263 2 069
Manitoba 312 146 250
Saskatchewan 293 91 239
Alberta 1 056 614 749
Colombie-Britannique 1 170 1 054 871
Yukon 19 8 12
Territoires du Nord-Ouest 20 7 21
Nunavut 3 .7 1
Chiffres de Statistique Canada : Ventes de boissons alcoolisées pour l'exercice se terminant le 31 mars 2013

En volume, les 4 millions d'Albertains consomment autant de spiritueux que les 8 millions de Québécois. Soit 27 millions de litres contre 28 pour le Québec. Au niveau de la bière, ils sont deux fois moins nombreux et consomment deux fois moins. Par contre, au niveau du vin, ils consomment trois fois moins qu'au Québec. Le vin en Alberta est pourtant 40 % moins cher qu'au Québec.

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