Pomino, Marchesi di Frescobaldi 2015

De beaux aromes et saveurs de fruits blancs, de citron et de mangue.
Encore plus aromatique en se réchauffant.
Longue finale rafraichissante et agréable.
Chardonnay et pinot blanc.
Alc. 12,5 %. Sucre 4,9 g/l.
Appellation pomino; région Toscane.
En ligne (25) et dans 180 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
19,45 $

Bourgogne Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière, Dom. Parigot 2013

Un pinot noir épicé et assez vif.
Peu tannique, tanins souples.
Fruité fin.
Petite note végétale en fin de bouche.
Assez long.
Alc. 13 %. Sucre 1,8 g/l.
En ligne (8) et dans 40 magasins.

2 étoiles
Prix: 
29,00 $

Pinot Grigio Giacondi 2015

Il y a 43 pinots grigios à la SAQ ces jours-ci. C'est un cépage qui a souvent été décrié par les grands amateurs de vin, les sommeliers et les chroniqueurs de vin.
On le dit mou, trop sucré et vulgaire.
Pourtant, il y a de bons pinots grigios. Il ne sont pas tous doucoureux.
Ils ne plaisent peut-être pas à l'élite comme le président américain désigné Donald Trump, mais ils plaisaient à la majorité de la population. Plus de 30 de ces pinots grigios sont d'Italie.
Celui-ci est un des deux moins cher et il est bien potable.
C'est léger, d'un fruité fin assez sec. Plutôt mince, presque léger comme de l'eau, sans être aqueux.
Mais il se laisse boire, surtout si l'on a besoin ce soir d'un vin bien léger.
La SAQ a baissé son prix de 0,50 $ aujourd'hui.
Alc. 12 %. Sucre 4,3 g/l. Capsule à vis.
En ligne (5) et dans 126 magasins, dont la SAQ-Dépôt de Montréal.

2 étoiles
Prix: 
9,60 $

Cathedral Cellar Shiraz 2014

Fruité ample, gras et charnu.
Beaucoup de chair en effet dans ce vin d'Australie.
Les tanins sont bien intégrés au fruit, le bois aussi.
Longue finale fruitée.
100 % shiraz.
Alc. 14 %. Sucre 3,1 g/l (SAQ); 7 g/l (LCBO)
Dans 111 magasins.

2 étoiles
Prix: 
18,95 $ à la SAQ | 16,95 $ à la LCBO

Domaine Pothiers, Côte Roannaise 2015

Un vin très fruité et bien épicé.
Peu tannique, souple, savoureux, un gamay de belle qualité.
Très agréable à boire.
Longue et belle finale.
Digeste.
Servir à 14-16 degrés.
Alc. 13,2 %. Sucre 1,4 g/l. Acidité 3,07 g/l. pH 3,81.
Culture en biodynamie. Vendanges manuelles.
En ligne (17) et dans 34 magasins.

3 étoiles
Prix: 
21,90 $

Terro, Vignoble La Bauge 2015

Il était 15,50 $ hier, il est 15 $ aujourd'hui.
Ce vin rouge québécois dégage des aromes de fruits acidulés.
Un fruité frais en bouche, vif, sec, peu tannique.
Une belle bouche fruitée et une petite note boisée en finale.
L'acidité est vive.
Un bon vin rouge québécois.
Servir à 15-16 degrés.
Cépages: frontenac noir, marquette et perle noire.
Bouchon de liège aggloméré.
Alc. 12 %. Sucre 7,8 g/l.
En ligne (3) et dans 30 magasins.

2 étoiles
Prix: 
15,00 $

Et 50 cents de moins

Les dirigeants du monopole du vin au Québec ont réduit de 50 cents le prix de 1600 vins ce matin!
Comme promit par le président Brunet.

Quel est vraiment le but de cette opération de deux trente- sous?
Est-ce qu'il y aura un impact sur les ventes?
Car c'est ce qu'il y a de plus important. Au-delà de l'image, il y a le résultat.

Un des effets notables constatés ce matin est que le nombre de vins à moins de 12 $ passe ainsi de 196 (hier, tableau de gauche) à 215 (aujourd'hui, tableau de droite) et celui des vins de de 12 à 15 $ augmente de 378 à 407.

Donc, le consommateur a plus de choix en bas de 15 $ (622 au lieu de 574); soit 48 vins de plus. Cette situation devrait durée jusqu'en avril prochain, car la direction de la société d'État a annulé les 3 prochaines hausses prévues.

Ce nombre de 574 vins à moins de 15 $ nous ramène presque au niveau de février 2014.

Nombre de vins à moins de 15 $ à la SAQ
de mars 2009 à novembre 2016
mars 09
jan 13
mars 13
fév 14
mars 14
8 nov 16
9 nov 16
1040
895
641
638
546
474
622
@vinquebec.com  

Le nombre de vins à moins de 10 $ est passé de 33 hier à 51 aujourd'hui.

Le président de la SAQ, Alain Brunet, dit vouloir atteindre les prix pratiqués en Ontario d'ici 3 ans.

Domaine des Varinelles, Saumur-Champigny 2014

De beaux aromes de cabernet franc.
Une bouche bien texturée. Un joli granulé donné par des tanins fins et ronds sur une fruité ample.
C'est assez riche et bien agréable à boire.
Digeste.
Servir à 15-18 degrés.
Une production de 40 000 bouteilles sur 7 hectares.
Élevage en cuve inox, microbullages.
Alc. 12,5 %.  Prix propriété : 7,30 €.
En importation privée chez Phillipe Dandurand.

3 étoiles
Prix: 
26,00 $

Importation privée et chère

Nous avons beaucoup parlé d'importation privée ces derniers jours en marge du Salon des importations privées qui se tenait à Montréal et à Québec.

Un lecteur nous a signalé un écart énorme de prix d'un vin distribué au Québec sous le système d'importation privée et le même vin dans les magasins du monopole de l'Ontario LCBO.

«Voici un écart de prix énorme pour un vin (Lopez de Haro reserva 2009 ) entre un importateur privé ici au Québec (Passion Gourmet) et la LCBO ($26,02 vs $15,95)».

En effet, la LCBO vend ce vin 17,95 $. Il est même en rabais à 15,95 $ jusqu'au 27 novembre.

Interrogé sur ce grand écart de prix, l'agent au Québec M. Jose Lopez de Passion Gourmet, nous répond que «le prix auquel vous référez est en importation privée comparativement à des achats de volume considérable avec la LCBO.»

Donc, si vous achetez 12 bouteilles de ce vin au Québec ce sera 312,24 $; alors que cette caisse vous coutera 191,40 $ en Ontario; une différence de 120,81 $.

De quoi vous permettre d'acheter en plus une caisse de vins à 10 $ à la LCBO!

«C'est un vin que j'apprécie en regard du prix et je me suis même déjà déplacé en Ontario pour en acheter, c'est ce qui a attiré mon regard», m'écrit le lecteur qui m'a signalé son étonnement face à cette différence de prix.

Dans ce cas si, il n'y a vraiment pas d'aubaine au Québec, même si on achète à la caisse!

Le site de l'agence Passion Gourmet donne une liste de vin. Il n'affiche pas les prix, mais les donne par courriel, comme dans l'image en haut à droite.

En Ontario et au Québec, ce vin est importé par les deux monopoles d'état.

Toutefois, au Québec, vu que c'est sous le chapitre «importation privée»,  c'est une agence qui choisit le vin, qui détermine le prix avec le producteur.

La SAQ paie le producteur, importe le vin, prend une bonne marge, le conserve dans son entrepôt. L'agent se charge de le faire vendre. Il agit comme intermédiaire de la SAQ. Cette dernière le livre dans une de ses succursales. Le consommateur paye la SAQ lorsqu'il va cherche la caisse, après avoir envoyé un chèque de commission à l'agence, comme l'explique l'étape 4 du site de l'agence Passion Gourmet.

Comme l'a constaté ce lecteur, il faut donc être vigilant et vérifier les prix. Ce qui est loin d'être facile.

C'est frustrant lorsque l'on constate que l'on paie presque le double de nos voisins de l'Ontario pour un même vin!

Ce n'est pas un cas isolé. Un ami sommelier nous donne dans Facebook deux autres exemples.

Nous comprenons maintenant la réticence des agences et de la SAQ à publier dans internet les prix des vins en importation privée.

Pour mieux comprendre ce système dit d'importation privée, lire vinquebec.com/importation-privee.

Arrivages du mardi 8 novembre à la SAQ

La Vida al Camp Brut mousseux 20,60$
Banfi Centine 2014 18,05$
L'Ostal Cazes Estibals 2013 19,85$

Domaine Gardiés Les Glaciaires 2015 blanc 24,75$
Jean Bourdy Côtes du Jura 2011   27,95$
Château Pradeaux Bandol 2011  43,25$

Château de la Guimonière, Chaume 2005

Un réel délice!
Un vin moelleux, tendre au sucré fin.
Ça coule en bouche, c'est velouté et très agréable à boire.
Un bel équilibre entre le sucre et l'acidité.
Un vin doux et charmeur.
Du bonbon!
Ne le servez pas trop froid à 10 degrés.
C'est un bon dessert!
Un bel exemple de ce que peut donner le chenin.
Vendanges manuelles par trois à cinq tris. Non chaptalisé.
Alc. 12 %. Sucre 152 g/. Acidité 5,25 g/l. pH 3,52
En ligne et dans 55 magasins.

4 étoiles
Prix: 
31,25 $ le 500 ml

Vigorello 2011

La contre-étiquette dit «En 1968 le premier Supertoscan a vu le jour avec la création du Vigorello. Assemblages judicieux de cépages de coupe 'bordelaise' avec l'addition de Pugnitello, qui fait ressortir une nuance de terroir.»
On a ici un vin velouté sur des aromes de crème.
La texture est ample et belle.
Les tanins sont ronds et bien enveloppés par une belle masse de fruit.
Un fruité dodu.
Ce qui donne un vin généreux.
Une sensation de plénitude en bouche.
Un potentiel de 15-20 ans de garde selon le producteur.
Cépages: pugnitello 35 %, merlot 30 %, cabernet sauvignon 30 % et 5 % de petit verdot.
Élevage 24 mois en fûts de chêne français.
Une production de 35 000 bouteilles de la maison San Felice.
Sucre 2,6 g/l. Acidité 5,5 g/l (tartrique). Alc. 14,5 %.
En ligne (6) et dans 94 magasins.

4 étoiles
Prix: 
60,00 $

Les Comtes de Cahors 2014

Un cahors bien aromatique aux notes de fruits noirs. C'est invitant.
Le vin est sec sur un beau fruité assez ample, rond et coulant.
Belle présence en bouche. Bien structuré. Agréable à boire.
Du corps assez bien étoffé. Une belle finale sur le fruit noir.
Un très bon rapport qualité-prix.
Malbec à 70 %, merlot 20 % et tannat 10 %.
Bouchon de plastique. Alc. 13 %. Sucre 1,9 g/l.
En ligne (21) et dans 204 magasins.

Pour ceux qui sont à Montréal vendredi et samedi, son producteur M. Bertrand-Gabriel Vigouroux sera à la Grande dégustation, édifice Bonaventure, au stand A09.

2.5 étoiles
Prix: 
15,85 $

La SAQ ne veut plus de hausses de prix

La direction du monopole québécois des vins avertit ses fournisseurs qu'elle ne veut plus de hausse de prix d'ici la fin de son année financière, soit d'ici le 31 mars 2017.

C'est tout un changement. Car la SAQ permettait — certains diront incitait — ses fournisseurs à hausser les prix de leurs vins — des vins d'ailleurs déjà payés et déjà sur les tablettes. Ces permissions-incitations intervenaient 7 fois par année.

Toutefois, aujourd'hui, la direction de la SAQ a décrété qu'elle n'accepterait pas de hausse de prix sur les vins.

Elle annule donc ses trois prochaines fenêtres du 9 novembre, 1 février et 29 mars où des hausses étaient permises ou encouragées.

Le président de la SAQ a annoncé la semaine dernière qu'il allait ordonner une baisse de prix de 50 cents sur 1600 vins au répertoire. Il lui faut donc interdire les hausses qui auraient miné son objectif.

Le président de la SAQ, Alain Brunet, veut ramener le prix de ses vins de moins de 20 dollars au même niveau que ceux du monopole ontarien (LCBO) d'ici 3 ans. L'écart actuel est souvent de 2 dollars.

Je ne veux pas décourager le président Brunet, mais il a encore pas mal de chemin à faire avant d'accoter la LCBO. Car juste aujourd'hui cette dernière annonce l'arrivée d'un certain nombre de bons vins pour sa section Vintages du 12 novembre. Malgré le fait que la SAQ soit le plus gros importateur de vin du Canada, la LCBO affiche des prix bien inférieurs.

  LCBO SAQ
Conde de Valdemar Reserva 2009 19,95$ 23,25$
Miraval rosé 2015 22,95$ 24,95$
Wolfberger Alsace Brut 18,95$ 20,95$
Cathedral Cella Shiraz 2014 16,95$ 18,95$
Porcupine sauvignon 16,95$ 18,10$
Guicciarda Ricasoli 24,95$ 28,35$
Otazu Premium 2012 17,95$ 19,95$

 

    Voir aussi Pourquoi la SAQ baisse ses prix.

Dans la série Comprendre la SAQ    

Gosset Grande Réserve Brut, Champagne

Nez intense, impressionnant; fruit, très belle note d’échalote.

Gras, solide en bouche. Intéressante complexité. Un peu de brioche en finale.

43 % pinot noir, 42 % chardonnay, 15 % pinot meunier

Alc. 12 %. Sucre nd.

 

En ligne (8) et dans 10 succursales.


4 étoiles
Prix: 
72,00 $

Mas Olivier, Faugères 2013

Suave!
Dès la mise en bouche, le vin nous plait par sa finesse, son élégance et son côté suave.
Il a de jolies saveurs de petits fruits, c'est sec, léger, juteux sur des tanins fins et soyeux.
Tout en équilibre et d'une grande buvabilité.
Carignan 40 %, syrah 30 % et grenache 30 %.
De la cave coopérative de Faugères qui produit 70 % des vins de l'appellation.
Alc. 13 %. Sucre 1,5 g/l. Acidité 3,19 (H2SO4), pH 3,61.
Dans 66 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
17,90 $

Crozes-Hermitage, Les Launes 2014

De la maison Delas
Un vin très aromatique, très syrah. Des fleurs sur des épices fines.
Le vin est juteux, assez consistant, assez ample, d'un beau fruité sur une touche d'épice.
Il se boit à grandes lampées. C'est à la fois riche et élégant.
Absolument délicieux et bien digeste.
100 % syrah en vendanges manuelles. Une production de 150 000 bouteilles.
Dans  40 magasins.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,4 g/l.

3.5 étoiles
Prix: 
25,45 $

Vinha Grande 2013, Douro

Un vin rouge assez pulpeux, ample, riche.
Beaucoup de beau fruit. Les tanins sont bien intégrés à ce fruit.
Agréable à boire.
De la maison Casa Ferreirinha.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,5 g/l.
En ligne et dans 91 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
19,30 $

Orthogneiss Domaine de l'Ecu 2014

Un muscadet non typique au fruité gras, ample; aux saveurs de pêche et peu acide.
Il n'a pas bien accompagné les huitres parce que peu acide, toutefois il a bien fait avec la volaille et serait bien aussi avec le porc.
Alc. 12 %. Sucre 3,2 g/l.
Culture en biodynamie. Récolte manuelle. Levures indigènes.
En ligne et dans 93 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
23,40 $

Crozes-Hermitage La Chasselière 2013

Belle bouche ample et serrée.
Des saveurs de fruits rouges et de café.
Une syrah peu acide et facile à boire.
Levures indigènes
Servir à 14-16 degrés avec les volailles.
Alc. 13 %. Acidité 3,33 g/l. pH 3,76. Sucre 2,1 g/l.
Dans 68 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
28,95 $

Vitteaut-Alberti Blanc de Blancs Brut, Crémant de Bourgogne

Un nez ouvert, bien fruité (pommes, agrumes), avec une note briochée très agréable.
Du corps, une très belle mousse et de la vivacité.
Savoureux.
80 % chardonnay, 20 % aligoté.
Alc. 12 %. Sucre 14 g/l. (soit de sucre que l'an dernier.)
Dans 30 magasins.

Un nouvel arrivage est prévu pour le 15 novembre.
Vous pouvez en commander en ligne. Il y en a 360 bouteilles.

2.5 étoiles
Prix: 
25,40 $

Domaine Vaysette, Cuvée Léa, Gaillac 2012

Il n'y a que 6 vins de l'appellation Gaillac aujourd'hui au répertoire de la SAQ.
Celui-ci est d'un beau fruité ample, assez riche et savoureux.
Les tanins sont bien enrobés. Le vin est assez expressif. Le boisé est délicat et subtil.
C'est un vin agréable, assez ferme et bien équilibré.
C'est fait des cépages syrah et braucol à parts égales. En vendanges manuelles.
Il n'y a que 8 vins qui contiennent ce dernier cépage au répertoire de la SAQ; 4 de Gaillac; 3 de Marcillac et 1 de Madiran. C'est un cépage autochtone du sud-ouest de la France. Il est aussi appelé fer servadou.
Douze mois en barriques neuves et d'un an.
Un domaine de 7 hectares en culture raisonnée.
Servir légèrement frais à 15-16 degrés avec les viandes rouges, les plats en sauce.
Alc. 14 %. Sucre 0,3 g/l. Acidité 3,52 g/l.
Il serait intéressant d'en mettre en cave pour quelques années.
Dans 24 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,90 $

Château Lamartine, Castillon 2014

Seulement dans les SAQ-dépôts.
Très aromatique, petits fruits, cerise noire.
Belle bouche fruitée, au début légère, puis plus ample et assez tannique.
Il y a là beaucoup de tanins poudreux et bien secs.
D'une belle présence en bouche.
Merlot à 85 % complété des deux cabernets.
Alc. 13,5 %. Sucre nc.
Dans les 10 SAQ-dépôts.

2 étoiles
Prix: 
18,10 $

Villadoria Langhe Nebbiolo 2014

Pale comme un nebbiolo. Nez discret.
Texture sur de petits tanins secs typiques du nebbiolo.
Fruité léger.
Finale plutôt sèche.
100 % nebbiolo. Région du Piémont.
Alc. 13 %. Sucre 1,8 g/l.
En ligne (29) et dans 42 magasins.

2 étoiles
Prix: 
17,10 $

Pourquoi la SAQ baisse ses prix? Analyse et réflexion

La Société des alcools du Québec (SAQ) va réduire de 50 cents le prix de 1600 vins le 9 novembre.
La direction de la SAQ dit vouloir ainsi se rapprocher des prix de la LCBO de l'Ontario. Le communiqué de la SAQ affirme qu'il «s’agit d’une première étape pour réduire les prix des vins – une demande exprimée par la clientèle – qui s’inscrit dans un plan plus large visant à réviser la majoration sur les vins.»

Actuellement, pour les vins de moins de 20 $, il y a souvent une différence de 2 $ entre ceux vendus à la SAQ et les mêmes vins vendus à la LCBO.  La SAQ se donne trois ans pour atteindre la parité avec l'Ontario.

Après avoir nié une différence de prix; puis avoir dit que les prix étaient plus élevés au Québec parce que les Québécois avaient accepté de payer plus pour donner plus d'argent au gouvernement; puis avoir dit que les prix montaient à cause de l'euro; puis avoir dit que les consommateurs voulaient des vins de meilleure qualité – ce que la SAQ traduisait par des vins plus chers, la direction du monopole change de cap et décide de réduire certains prix.

Pourquoi la direction du monopole du vin agit-elle ainsi?

Après avoir réduit fortement et systématiquement son offre de vins à moins de 15 $ depuis 2009 – ce qui a entrainé une quasi-stagnation des ventes – puis après avoir réintroduit quelques vins dits à petits prix –   la SAQ annonce finalement une baisse de prix de 50 cents!

Une série de raisons peuvent expliquer ce retournement:

  1. Les pressions des consommateurs: la SAQ dit d'ailleurs que «c'est une demande exprimée par la clientèle.»
  2. Les articles de presse de certains médias.
  3. Les pressions des politiciens. La SAQ était d'ailleurs accusée de taxer plus les pauvres que les riches.
  4. Plusieurs consommateurs n'ont plus confiance et ont vraiment l'impression que la SAQ a exagéré les prix. Ces consommateurs se sentent exploités.
  5. Conséquence: les ventes en volume n'augmentent plus aussi vite depuis deux ans. Il y a même eu une baisse en 2014 - du jamais vue sauf lors de de deux grèves.
  6. La crainte des conséquences du jugement Leblanc.
  7. La peur de la privatisation
  8. La crainte de la libéralisation.

La SAQ a vu sa réputation descendre d'un cran à la suite du rapport de la Commission Robillard qui recommandait la libéralisation de la vente du vin et encore plus lors de la publication du dernier rapport de la Vérificatrice générale du Québec qui a mis en relief la mauvaise gestion des prix de la SAQ.

Est-ce la peur de la privatisation? Est-ce la crainte de la libéralisation demandée par plusieurs?

Est-ce le résultat du jugement Leblanc au Nouveau-Brunswick qui pourrait mener à la libre circulation des alcools d'une province à l'autre lorsque la Cour Suprême se prononcera sur cette affaire. En effet, le juge Ronald Leblanc de la Cour provincial du Nouveau-Brunswick a déclaré inconstitutionnelle la loi provinciale interdisant le libre commerce de l'alcool d'une province à l'autre.

C'est probablement un peu pour toutes ces raisons que la SAQ annonce cette semaine cette petite baisse de prix.

Mais comment va-t-elle faire?

Une baisse de 50 cents pour 1600 vins qui représente 80 % des ventes en volume de la SAQ, c'est 100 millions de bouteilles, donc 50 millions de dollars de moins dans les tiroirs-caisses du monopole.

La SAQ doit remettre 1 milliard 71 millions de dollars cette année au ministre des Finances. Elle pourrait récupérer une partie des achats des Quécécois effectuées en Ontario, achats évalués à 90 millions de dollars. (en 2014)

La direction de la SAQ s'apprête à commencer les négociations avec ses 5500 employés syndiqués pour renouveler la convention collective qui se termine en mars 2017. Va-t-elle essayer de récupérer une partie de ce 50 millions $ auprès de ses employés?

Va-t-elle finalement mieux négocier les prix avec ses fournisseurs? Espère-t-elle que cette annonce de baisse va entrainer une hausse des ventes en volume ce qui compenserait le manque à gagner?

Est-ce que le ministre des Finances va réduire ses exigences de rendement? Qu'arrivera-t-il de la taxe spécifique de 1,05$?

Le président de la SAQ dit avoir la marge nécessaire pour réduire les prix. Alain Brunet dit que «depuis les 10 dernières années, nous avons réduit nos coûts et augmenté notre efficacité, dans les succursales».

La majoration de la SAQ

Actuellement, la SAQ applique sa majoration en ajoutant un montant de 27 $ par caisse de vin qui arrive à Montréal. Puis elle ajoute des frais de service de 5 $ par caisse. Puis une majoration de 118 % soit 23,60$. (1)

Ainsi une caisse de 12 bouteilles de vin payé 3,33 $ la bouteille, soit 40 $ la caisse est majoré de 50 $. À cela s'ajoutent les frais de transport de 4 $ la caisse; les taxes d'accises de 6 $; les prélèvements pour Educ'Alcool de 0,12 $ et pour l'environnement de 0,24 $.

Ces mêmes chiffres s'appliquent aussi aux vins qui seront vendus plus de 20 $. Ainsi une caisse de vin payée 100 $ (8,33 $ la bouteille; détail 25 $) sera aussi majoré aussi des mêmes 50 $.

Nous constatons ainsi que les vins les moins chers sont fortement pénalisés par ce système de majoration.

Ce système désavantage les consommateurs qui achètent les vins à moins de 20 $.

Au final, avec les taxes qui s'ajoutent à ces montants, le prix consommateur revient à 3 fois le prix producteur pour les vins de 10-15 $ et deux fois pour les vins de plus de 50$. C'est-à-dire qu'un vin que le vigneron nous vend 5 $ sera 15 $; alors que celui de 50 $ sera 100 $.

Le monopole ontarien de la LCBO utilise une majoration fort différente. C'est une majoration uniforme en pourcentage qui s'applique à toutes les caisses, quel que soit le prix de base. C'est actuellement de 71 %. Donc, mis à part les frais de transport et la taxe d'accise, les vins à petit prix vendu à la LCBO ne sont pas pénalisés comme c'est le cas au Québec.

La SAQ s'est fait demander par des députés en commission parlementaire le printemps dernier de corriger cette situation défavorable aux consommateurs moins fortunés. Le président de la SAQ, Alain Brunet, a alors promis de corriger cela pourvu que ce soit à coût nul.

C'est probablement ce qu'il tente de faire actuellement.

Alors que signifie tout cela ?
Une toute simple opération de relation publique?

Plus que cela: une opération visant à plaire au gouvernement qui lui a demandé de se bouger le cul et de modifier ses façons de faire.

Le gouvernement veut d'ailleurs modifier le modèle d'affaires de la SAQ comme l'a répété à plusieurs reprises le ministre Leitão et la direction de la société d'État veut ainsi se montrer proactive.

Finalement, mentionnons qu'étrangement cette baisse la SAQ ne l'appliquera pas aux vins qu'elle vend aux épiciers et dépanneurs, ni aux restaurateurs! (700 millions $)

Donc en résumé, ce 50 cents c'est :

  1. Opération de relation publique
  2. Action pour plaire au gouvernement
  3. Opération marketing
  4. Vise à contrer la libéralisation
  5. Réaction au jugement Leblanc sur la liberté de commerce entre provinces.

(1) Ces prix datent de 2006. Ils peuvent avoir été augmentés, mais le modèle est toujours le même aujourd'hui.
__________
Références


Dans la série Comprendre la SAQ

Plus de vins mousseux en importation privée

Il y a 500 vins mousseux à la SAQ, est-ce suffisant?
C'est près de 300 champagnes et un peu plus de 200 mousseux hors Champagne.

Ce sont surtout des vins de gros fabricants. La SAQ est peu intéressée par les petits producteurs.

C'est une offre que cherchent alors à compléter les agences de vin en importation privée. Elles essaient de dénicher des produits de petits producteurs qualitatifs. Ce qui permet entre autres aux restaurateurs d'offrir des bulles originales (hors SAQ) à leurs clients.

Elles sont maintenant 345 de ces agences, souvent petites, qui ont un permis d'importation privée de la SAQ. Plusieurs d'entre elles sont au sein du Raspipav, un regroupement d'agences.

D'ailleurs ce regroupement a organisé une dégustation de vin mousseux en importation privée. C'étaient 31 vins pour cet évènement appellé Jugement de Montréal qui en est à sa sixième édition. Un jury d'expert composé entre autres des réputés sommelières et sommeliers Véronique Rivest, Élyse Lambert, Pascal Patron et Guénaël Rével et de quelques chroniqueurs vin.

Voici la liste des gagnants
Top 3 des mousseux à moins de 25 $

  1. Cava 1312, Maison Mestres, 22,96 $  agence Symbiose
  2. Cava Reserva Economy Brut, Maison Valldolina, 23,88 $  agence Bacchus 76
  3. Cava Gran Reserva 2011, Maison Sumarrocca, 20,75 $   agence Rézin

Top 3 des mousseux entre 25 $ et 50 $

  1. Champagne Charles Collin Brut, 45 $ agence Benedictus
  2. Blanc de Blanc Brut Cave Spring Niagara, 34 $  agence Oeno
  3. Champagne Brut Charles de Vercy, H.  Blin, 45 $  agence Cellier des Cigales

Il est à noter la présence remarquée d'un mousseux canadien dans ce lot : de la maison Cave Spring, un mousseux bien sucré. Disponible à 29,95 $ à la LCBO.
 

Je tiens aussi à signaler quelques autres vins mousseux que j'ai beaucoup appréciés lors de ce Jugement de Montréal :

  1. Spumente Di Sipio, 40,85 $ agence Olea
  2. Blanquette de Limoux, Ch. Rives Blanques 30 $ agence Benedictus
  3. et hors concours un délicieux pétillant naturel Les Bulles du facteur, Fabien Brutout 38,71 $ agence Boires.

Vous pourrez gouter ces beaux vins mousseux et peut-être vous les procurer lors du Salon des vins d'importation privée à Montréal (29, 30,31 octobre) et à Québec (1er novembre).

Mais qu'est-ce que l'importation privée?

Mezzacorona, Teroldego Rotaliano Reserva 2012

De beaux aromes de fruits frais.
Une attaque fruitée sur une texture coulante.
Puis, un beau velouté tannique en milieu et fin de bouche.
C'est sec et bien agréable à boire.
Un vin bien équilibré.
Servir à 16 degrés. Producteur: Mezzacorona. Vendanges manuelles. Région : Trentin-Haut-Adige.
Alc. 13 %. Sucre 6,2 g/l.
Le teroldego est un cépage du Trentin-Haut-Adige qui serait apparenté à la syrah, au pinot noir et au marzemino.
En ligne et dans 177 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,80 $

Nespoli, Romagna sagiovese di Prugneto 2014

Un vin fruité assez ferme.
Le vin a de la mache, de beaux tanins bien présents sur un fruité assez abondant.
C'est sec. D'une belle tenue en bouche. Un beau granulé.
Encore jeune.
Alc. 13,5 %. Sucre nc.
Servir à 16 degrés avec les grillades.
Dans 137 magasins, dont une SAQ-Dépôt, celle de Montréal.

2.5 étoiles
Prix: 
19,95 $

Château de Lastours, Cuvée Simone Descamps 2010

Un vin des Corbières aromatique, profond, fruits noirs.
Bien jeune. Velouté, ample et chaleureux.
La finale est sur le fruit, le cuir et légèrement vanillée.
Carignan, syrah et grenache.
Alc. 14,5 %. Sucre 2,7 g/l.
La contre-étiquette indique «Certification Haute Valeur Environnementale de niveau 3».
En ligne et dans une cinquantaine de magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,10 $

L'importation privée

Qu'est-ce que l'importation privée de vin au Québec?

Il y a 345 personnes qui ont un permis de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour faire de l'importation au Québec.
Chacune de ses personnes forme une agence seule ou avec des associés ou des employés. Il y a de petites, de très petites et de grosses agences. Certaines n'importent même que pour un seul restaurant.

Il y a environ 16 000 produits à l'année en importation privée. Actuellement, il y en a environ 3000 disponibles (100 000 caisses à l'entrepôt de la SAQ.) Ceci comparé à 11 500 produits à l'année à la SAQ et environ 9000 vins actuellement.

L'importation privée est constituée surtout de vins de petits producteurs, importés en petites quantités.

C'est la SAQ qui importe, pas le privé!
Elle est bien mal nommée, car l'importation n'est pas privée du tout. Elle est même illégale. «Au Québec, la loi indique que seule la Société des alcools du Québec (SAQ) est autorisée à importer des boissons alcooliques», comme l'explique en toutes lettres la SAQ dans son site. C'est en fait la SAQ qui importe. Ce qui est étrange, c'est que c'est le monopole lui-même qui a donné ce nom «importation privée» à ce secteur.
Ce qui est privé c'est le choix du vin qui est fait par un «privé» — un individu — et non par un employé de l'État. Cette personne choisit le vin à importer. C'est la SAQ qui l'importe, qui paie le producteur, qui va chercher le vin, le fait transporter et le fait livrer à son entrepôt et l'y conserve.

Le «privé» n'a pas le droit d'avoir des caisses de «son» produit dans sa place d'affaires. Tout doit passer par la SAQ qui se charge aussi de livrer le produit au client.

La SAQ prend sa marge habituelle, les taxes habituelles en plus d'une marge supplémentaire (environ 2 $ la bouteille). Par contre, c'est le «privé» qui doit se charger de vendre le vin. La SAQ se réserve le droit d'imposer des frais d'entreposage si le vin ne s'écoule pas assez vite. Elle peut même exiger le paiement total de la commande si le vin reste trop longtemps dans l'entrepôt. Par contre, si le vin devient très populaire, la SAQ peut le prendre pour le vendre dans ses propres succursales!

Le «privé» doit payer d'avance presque la totalité de ses premières commandes. Par après, la SAQ le finance jusqu'à un certain niveau.

Avantages et inconvénients

Le consommateur, le restaurateur — car ce sont surtout des restaurateurs qui achètent ces vins — peuvent ainsi obtenir des vins originaux, des vins de petits producteurs, des vins exclusifs. Il y a en importation privée un plus grand choix de vin bio et de vin nature. Un particulier ou un groupe d'amateurs peuvent aussi faire de «l'importation privée» (sic) en passant par le monopole public. Mais là il faut s'armer de patience et d'argent. (Voir Particuliers dans le site saq.com) C'est un avantage aussi pour la société d'État qui collecte plus d'argent sans avoir à s'occuper de la mise en marché de ces vins.

Par contre, le prix est plus élevé parce que la SAQ se prend une marge supplémentaire et que la commission de l'agent peut être de 10 à 60 %. La SAQ se prend aussi un frais de service de base; le même pour une caisse de 6 et de 12 bouteilles. Donc les vins en caisse de 6 sont majorés plus fortement. De plus, c'est du vin en petites quantités, le renouvellement de la commande est souvent lent. Il y a aussi, selon les agences, double facturation. Soit une facture pour la SAQ pour payer le prix du vin, les taxes et sa majoration et une deuxième facture pour payer la commission de l'agent. Le gros désavantage pour le consommateur c'est qu'il faut acheter à la caisse. Finalement, ce sont des produits difficiles à retracer puisqu'il n'y a pas encore de centrale de commande ou d'information sur ces produits dispersés auprès de 345 agences.

Il faut que les vins soient vendus rapidement, car la SAQ impose des frais d'entreposage. C'est 1 $ par caisse au 5e mois; 2 $ au bout au 6e mois. La SAQ saisit les caisses qui sont encore dans son entrepôt au 7e mois.

La SAQ peut décider, devant le succès de certains vins, de le renouveler elle-même et de le vendre dans ses succursales. Un vin de 25 $ en importation privée peut ainsi se retrouver à 18 $ en succursales. C'est dire la majoration que ces vins subissent.

C'est toutefois, un marché en croissance. Plus de 540 000 caisses ont ainsi été écoulées l'an dernier. C'est maintenant plus de 100 millions de dollars. Des agences privées, les plus grosses, essaient maintenant de rejoindre les consommateurs en plus des restaurateurs. Il y a aussi un projet — en discussion depuis plus de 4 ans — afin d'afficher ces produits dans un site internet, celui du monopole! On nous le promet pour dans 2 ans.

Donc, un marché à suivre qui peut évoluer, surtout si on finit par permettre au consommateur d'acheter à l'unité et non plus à la caisse et si on informe plus le public de la qualité et de la disponibilité de ces vins.

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Au sujet de l'agent voir Le rôle de l'agent promotionnel dans un contexte de marché monopolistique, Réal Wolfe, 2013, PDF 39 pages.

Voir des vins d'importation privée commentés dans vinquebec.com : vinquebec.com/ip

Texte modifié le 25 novembre 2016  

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