Chinon, Pascal et Alain Lorieux, Thélème 2011

C'est tellement bon !
Un beau cabernet franc de la Loire, riche et intense, tout en étant élégant.
Le fruité est très agréable, les tanins ronds et bien faits.
La finale persistante est sur les fruits avec une petite note d'épice.
Le vin est presque à maturité.
Un réel plaisir à boire.
Pas de bois.

«Thélème" est le nom d'une abbaye utopique imaginée par Rabelais à la fin de son livre "Gargantua". On pouvait entrer ou sortir librement, y manger et y boire tout à son aise.»
En ligne (26) et dans 76 magasins.
 

3.5 étoiles
Prix: 
26,05 $

Picpoul de Pinet, Les Pins de Camille 2015

Encore une fois un beau vin dans ce millésime 2015.
Un beau picpoul, vif, rafraichissant, vivace, agréable et très sec.
Un certain caractère.
De la coopérative Ormarine.
Alc. 13 %. Sucre 1,3 g/l.
En ligne (24) et dans 199 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
14,50 $

La Cuvée Dell'Abate blanc 2014

Un pecorino des Abruzze bien fait assez expressif, rond, sec et doté d'une belle vivacité.
C'est agréable, rafraichissant, persistant et bien digeste.
Servir de 10 à 12 degrés.
Alc. 13 %. Sucre 7,2 g/l.
En ligne (89) et dans 61 magasins.
3 étoiles
Prix: 
18,55 $

Pecorino Vellodoro 2014

On lit sur la contre-étiquette que le pecorino est «connu pour sa concentration aromatique ainsi que son acidité marquée». Pourtant, ce pecorino de la maison Umani Ronchi n'est ni aromatique ni acide. Il est tout de même bon, mais plutôt neutre. Le nez est fermé et ne s'ouvre que légèrement lorsqu'il atteint 14-16 degrés. C'est un vin blanc facile, aux saveurs légère de poire, pas compliqué et qui se laisse boire sans provoquer d'émotions.
Région des Abbruzes.
Alc. 12,5 %. Sucre 6,9 g/l.
Dans 26 magasins.

 

2 étoiles
Prix: 
17,05 $

Jardin de Meyrac blanc 2015

De beaux arômes de fruits, citron et mangues.
Un vin blanc ample. Attaque sur le fruit, puis milieu de bouche vivace et citronnée.
Finale vive.
Agréable, il se laisse boire.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,4 g/l.
En ligne (22) et dans 213 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,60 $ à la SAQ | Réduit à 13,75$ jusqu'au 10 octobre

Pegoes 2014

Beaux arômes de pruneaux chauds.
Un fruité ample sur de beaux tanins.
Des notes de cacao en finale.
Cépage castelao.
Servir frais à 14 degrés.
Alc. 13,5 %. Sucre 3,5 g/l.
Dans 183 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,15 $

Coteaux Bourguignons, Bouchard Père & Fils, Les Deux Loups 2014

Beau nez de petits fruits.
La bouche est légère sur de beaux tanins.
C'est rond, bien texturé, assez persistant.
Laisse une belle bouche.
Une majorité de pinot noir avec un peu de gamay.
Servir frais à 11-12 degrés.
Bouchon de liège aggloméré.
Alc. 12 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (62) et dans 146 magasins.

2 étoiles
Prix: 
17,95 $

Otoñal 2015

Un vin rouge de la Rioja aux arômes de petits fruits en train de fermenter.
Texture un peu collante, acidité vive.
Cépage tempranillo.
Servir très frais.
Capsule à vis. Alc. 13,5 %. Sucre 1,8 g/l.
Dans 178 magasins.

1.5 étoiles
Prix: 
13,20 $ à la SAQ | Réduit à 12,25 $ jusqu'au 10 octobre

Combien vaut le vin en épicerie?

Le vin que nous achetons dans les épiceries et dépanneurs est du vin importé en vrac et embouteillé dans des usines d'embouteillage au sud de Montréal.

Le vin est transporté ici par bateau dans d'immenses conteneurs de 25 000 litres. Il est embouteillé dans un des 7 ou 8 centres d'embouteillages par des compagnies privées et est vendu à la Société des alcools du Québec qui le revend aux 8000 épiciers du Québec.

Combien ont-ils couté?

Prix du vrac au litre
Afr Sud 0,70$
Espagne
0,71$
Chili 0,74$
Australie 0.89$
Italie 1,40$
USA 1,49$
France 1,64$

Ça dépend beaucoup du pays d'origine. Ça va de 0,70 $ le litre pour le vin en vrac importé de l'Afrique du Sud à 1,80 $ pour celui importé de la Nouvelle-Zélande. Le prix moyen est de 0,96 $ le litre soit l'équivalent de 0,73 $ la bouteille de 750 ml.

Selon les chiffres du Wine by Numbers, le Canada a importé 6 millions de litres de vin en vrac d'Afrique du Sud au cours des 6 premiers moins de l'année 2016 au prix de 0,70 $ le litre. D'Espagne, ce fut presque autant à un cent de plus. Trois fois plus du Chili à quelques cents de plus. Puis 15 millions de litres d'Australie à 0,89 $.

On voit dans le tableau que le vrac d'Europe est beaucoup plus cher. Soit de 1,40 $ pour le vrac d'Italie et 1,64 $ le litre pour celui de France.

Pourtant, les épiciers nous vendent ces vins entre 12 et 15 dollars la bouteille de 750 ml!

Donc, lorsque vous irez à l'épicerie chercher votre vin, vous aurez une idée de ce qu'a couté le liquide dans la bouteille. Soit moins de 0,80 $ à 1,64 $ le litre.

Le vin importé en bouteille a été payé en moyenne 7,21 $ le litre, soit 5,40 $ la bouteille de 750 ml au cours des 6 premiers mois de 2016. 

Nos monopoles raffolent du vrac
Les monopoles du Canada achètent de plus en plus de vin en vrac. Au Québec, la SAQ en vendit 41 millions de litres pour 327 millions $ aux épiceries l'an dernier. La SAQ vend aussi de ces vins dans ses succursales, mais ne l'indique pas sur les bouteilles.

Selon les chiffres du Wine by Numbers, le Canada a importé 64 millions de litres de vin en vrac au cours des 6 premiers mois de 2016. C'est une hausse de 7,2 %. Pendant ce temps, le Canada a importé 132 millions de litres de vin en bouteille; soit une faible hausse de 0,4 %.

Le Québec est le plus gros importateur de vin en vrac du pays. Nous achetons 38 % du vrac qui rentre au Canada d'après les chiffres de Statistiques Canada. (vinquebec.com/node/13073)

Le vin en vrac qui est entré au Canada au cours de ces 6 premiers mois venait surtout du Chili (18 millions de litres) et d'Australie (15 millions de litres).


Wine By Numbers, Il Corriere vinicolo, Import january-june 2016

À lire : Comment est fait le vin en vrac   

Dans la série Le marché du vin au Québec 

Les vins de la sommelière Jessica Harnois

Après François Chartier et Ricardo Larrivée, la réputée sommelière Jessica Harnois lance une gamme de vins signés de son nom. Ça se nomme Bù. Ce sont trois produits faits de vins importés en vrac d'Italie et embouteillés ici au Québec par la compagnie Constellation Brands. Celle qui embouteille les très populaires Wallaroo Trail et Red Revolution. C'est la plus grosse compagnie de vin au Canada et parmi les plus grandes dans le monde avec des ventes de 7 milliards de dollars.

Deux des vins de la série Bù sont vendus en épiceries ainsi qu'à la SAQ; l'autre seulement en épicerie.

Ces trois vins sont en épicerie depuis quelques jours et deux viennent d'arriver aujourd'hui dans près de 300 succursales de la SAQ.

Le communiqué de presse dit que ces vins ont été fait «grâce au travail colossal effectué par la sommelière Jessica Harnois et l'équipe d'experts en vins, dont trois oenologues aguerris.»

Jessica Harnois est une dame qui entreprend beaucoup de choses ces jours-ci. Elle a sa propre entreprise Vin au féminin et a créé le jeu Dégustation Vegas. Pendant quelques années, elle a été acheteuse de vins de prestige pour la SAQ.

Vous trouvez mes commentaires pour chacun de ces vins dans ces pages.

Ce sont des vins achetés en vrac et vendus en épiceries et à la SAQ.

Importé du vin en vrac permet de faire des économies. En effet, le vin importé d'Italie en vrac au Canada a coûté en moyenne cette année l'équivalent de 1,40 $ le 750 ml; alors que le vin importé déjà en bouteille coutait 5,13 $.

Toutefois, nous remarquons que rendu au niveau du consommateur, le vin en vrac embouteillé ici se vend presque au même prix que le vin importé en bouteille!

Deux des vins de Mme Harnois sont vendus à la fois en épicerie et à la SAQ. La SAQ se donne le droit de vendre du vin d'épicerie; alors que les épiciers n'ont pas le droit d'acheter du vin de qualité à la SAQ!

Est-ce que j'achèterais ces vins?
Non.
Pourquoi?
Premièrement, parce qu'ils sont trop chers pour la qualité. Les deux rouges devraient se vendre de 8 à 11 $.
Deuxièmement, ces deux rouges ressemblent à des centaines d'autres rouges déjà sur notre marché.

Sont-ils meilleurs que d'autres vins vendus en épicerie?
Oui, meilleur que ces nombreuses piquettes vendues en épicerie et dans les dépanneurs.
Être pris pour acheter en épicerie, je prendrais la bouteille de vin blanc signée par Jessica.

Jessica Harnois dit vouloir redorer l'image des vins en épicerie. Son vin blanc est une petite amélioration de l'offre en épicerie — une goute de vin dans les 8000 dépanneurs. Toutefois, la vraie solution pour améliorer l'offre en épicerie c'est de permettre aux épiciers d'acheter du vin de qualité, du vin au répertoire de la Société des alcools du Québec.

Si la SAQ a le droit de vendre du vin de dépanneurs; les dépanneurs devraient avoir le droit de vendre du vin de la SAQ.

Les trois vins de Jessica
Bù Spendido
Bù Glissando
Bù Vivere

Bù, Spendido

C'est le plus intéressant des trois vins lancés par la sommelière Jessica Harnois.
C'est un vin blanc non millésimé fait de chardonnay (60 %) et de Fiano de la région des Pouilles en Italie importé en vrac et embouteillé au Québec par la firme Constellation Brands.
C'est très aromatique, fruits tropicaux et muscat.
La bouche est fraiche, muscatée, légèrement sucrée. Ça rappelle les torrontès d'Argentine.
La finale est assez longue et florale.
C'est le meilleur des trois vins de la série Bù. Lui, il a un certain caractère.
Alc. 12,5 %. Sucre: non communiqué.
Capsule à vis.
En ligne (120), dans 286 magasins de la SAQ et dans des épiceries au même prix.

2 étoiles
Prix: 
14,70 $

Bù, Glissando 2014

Ce vin rouge sélectionné par Jessica Harnois n'est disponible que dans les épiceries. C'est le meilleur des deux rouges. Il a un nez discret qui s'ouvre à l'aération. La bouche est ample et fruitée. La texture est un peu collante ce qui donne de la maque au vin. La finale est un peu chaude et un peu dure.
En mangeant, le vin s'assouplit.
Il est fait de nero d'avola et de merlot de Sicile. Une partie du vin est élevé au contact du bois. On suppose des planches ou des copeaux.
Alc. 13 %.

1.5 étoiles
Prix: 
12,79 $ + tx chez IGA

Bù, Vivere 2014

Le troisième vin sélectionné par Jessica Harnois est beaucoup moins plaisant que les deux autres. Il a des aromes de petits fruits légers, de cerise qui se transforment en odeur de solvant lorsqu'on agite trop le vin dans le verre.
La bouche est d'un fruité collant, la texture est pâteuse. Ça colle au palais.
C'est fait de sangiovese provenant des marches.
Embouteillé au Québec par Constellation Brands.
Alc. 12,5 %. Sucre: non communiqué.
En ligne (179), dans 288 magasins et dans des épiceries au même prix.

0.5 étoiles
Prix: 
14,70 $

William rouge, Rivière du Chêne 2014

Aromatique, fumée, fruits noirs, épices et notes fermentaires.
Beau fruité coulant, tanins fins, sec.
Servir frais à 13 degrés.
Capsule à vis.
Cépages: maréchal-foch; frontenac rouge; léon-millot; sainte-croix; baco noir et seyval.
50 % en macération carbonique.
Alc. 12,7 %. Sucre 3 g/l. pH 3,8.
En ligne (28) et dans 240 magasins.
Essayez le William blanc de cette maison. Il est bien bon.

1.5 étoiles
Prix: 
16,05 $

Phenix, Rivière du Chêne 2014

Des arômes de fruits marinés sur une note végétale.
Bouche ronde, fruitée, légèrement boisée et sucrée.
Peu acide, un peu pâteux, note de fumée et de chocolat.
Simple, petite note amère en finale.
Cépages : maréchal-foch; frontenac; léon-millot; marquette et sainte-croix.
Élevage de 12 mois sous bois.
Alc. 12,5 %.

1 étoile
Prix: 
23,00 $

Arrivages du mardi 12 septembre à la SAQ

Voici quelques vins qu'il serai intéressant de goûter.

Sauvignon blanc Château de Pocé Touraine (2015)    $15.80    10689606
Villa Angela Pecorino Falerio (2015)    $16.40    11155673
Muscadet Sèvre et Maine sur lie Ch. de la Ragotière (2015) $16.75 12543985

Parcé frères Zoé Côtes du Roussillon (2014)    $17.95    12212262
Marcel Cabelier Côtes du Jura Chardonnay (2012)    $19.00  13028601
Segura Viudas Gran Cuvee Reserva (NM)    $19.85    12696210

Domaine des Clos Godeaux Les Côteaux Chinon (2015) $20.70  917427
Nature d'Ursulines Jean Claude Boisset (2014)    $29.80    12666619
Mas la Plana 40e Millésime (2010) $60.00     12663282

Pol Roger Sir Winston Churchill Brut Champagne (2004) $247.75 12027016

Pic Saint Loup obtient l'AOC

Le terroir de Pic Saint Loup passe finalement en AOC. Il était nommé jusqu'ici Côteaux du Languedoc Pic Saint Loup. Il suit ainsi les traces  des Terrasses du Larzac qui a été reconnu l'an dernier.

C'est un terroir situé juste au nord de la ville de Montpellier au pied du Pic Saint Loup à 30 kilomètres de la Méditerranée.

Lors d'une dégustation à Terroirs et Millésimes en Languedoc en avril dernier, plusieurs vins de cette nouvelle appellation se sont démarqués par leur grande qualité, dont le Jamais Content 2012 du Domaine de Mortiès, ainsi que le Carra 2013 du Château Lascaux et le Clos Marginiai 2012 du Domaine Zumbaum Tomasi, tous en culture bio.

Puis sur place au pied du Pic, nous avons apprécié la Tour du Roc; un Mortiès 2013; en rosé: l'Arbouse 2014 du Mas de Bruguière et le Mescladis de Pierre Clavel.

Les cépages de l'appellation sont la syrah, le grenache et le mourvèdre. On utilise aussi du carignan et du cinsault. On autorise aussi la counoisse, le grenache gris et le morrastel. On y produit du rouge et un peu de rosé.  Il y a 58 domaines, dont certains bien connus au Québec : le Château de Lancyre; le Domaine de l'Hortus et le Château de Caseneuve.

Le climat y est particulier au pied des Cévennes et à quelques pas de la Méditerranée. Donc, du froid, du chaud et des pluies et de grandes amplitudes thermiques. Des vents traversent ce couloir de vigne: la Tramontante, le Mistral et le Marin.

La vigne a été dévastée par un violent orage de grêle le 17 août dernier, détruisant près de 50 % de la récolte. Certains vignerons ont presque tout perdu.

L'AOC reconnait donc le caractère qualitatif et original des vins de Pic Saint Loup. Voici un extrait du cahier de charges.

«Au nord de Montpellier, la zone géographique forme un ensemble adossé au massif calcaire du pic Saint-Loup (658 mètres) et de l’Hortus (512 mètres). La succession de crêtes, falaises calcaires et de combes protège le vignoble des vents violents venant du Nord. Secteur parmi les plus frais de la région languedocienne, avec température moyenne de 12,3°C, il bénéficie d’une pluviométrie annuelle moyenne de 900 millimètres. Ces conditions sont particulièrement favorables au cépage syrah N. Avec une couleur variant du grenat au pourpre, les vins rouges développent des arômes de fruits rouges plus ou moins confits, de réglisse, ainsi qu’une belle fraîcheur, avec finesse et élégance, tandis que les vins rosés sont frais et gourmands.»

Pour en savoir plus sur cette belle appellation Pic Saint Loup consultez le site www.pic-saint-loup.com

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Domaine d'Aupilhac, Lou Maset 2014

Le vin de la semaine  

Très beau vin, velouté et bien texturé. Texture juteuse de gelée de fruits. Pas translucide, donc peu filtré. Légèrement épicé.
Gourmand et digeste.
Servez-le légèrement rafraichi à 15 degrés.
Très agréable à boire. Grenache, cinsault, complété de syrah, de grenache et de mourvèdre. Cueillis à la main.
Alc. 13 %. Sucre 1,4 g/l.
En ligne (51) et dans 120 magasins.

3 étoiles
Prix: 
17,00 $

Weingut Emrich-Schönleber Riesling Nahe Trocken 2015

On connait peu les vins allemands au Québec.
Il faut dire qu'ils produisent peu et exportent très peu.
Il n'y en a que 67 au répertoire de la SAQ.
Les vignerons allemands font de très beaux vins blancs. Ce sont souvent des perles rares.
Celui-ci, fait de riesling, est bien agréable.
C'est sec. «Trocken» comme l'indique l'étiquette.
Ce n'est pas pétrolé. Les aromes sont sur les fruits frais, de pêche.
C'est léger, sec avec une petite sensation de perlant sur la langue.
L'acidité est contenue. Il y a une petite saveur qui rappelle les oranges.
La finale est d'un fruité juteux et c'est très persistant.
Pour accompagner les salades, les crevettes...
Capsule à vis. Alc. 12 %. Sucre 7,2 g/l.
Dans 56 magasins.

3 étoiles
Prix: 
22,30 $

Nowat Blanc 2013, Dupéré Barrera, Côtes de Provence

Un vin blanc très sec, droit, ferme et minéral.
L'acidité est vive et rafraichissante.
La finale est sèveuse.
No Watt pour pas d'électricité.
Vendanges manuelles.
Cépage Rolle (vermentino et ugni blanc (trebbiano).
Bouchon de lège aggloméré.
Alc. 12,5 %. Sucre < 1,2 g/l.
En ligne (18) et dans 63 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
22,95 $

Marqués de Cáceres, Verdejo Rueda 2015

Un nouveau produit d'une maison réputée.
Marqués de Cáceres connu pour ses vins de la Rioja a acheté, en 2013, 125 hectares de vignes dans la région plus à l'ouest de Rueda pour y produire des vins blancs.
Ce blanc de Cáceres est frais et vif.
Il a de beaux aromes de raisins verts ainsi que de légères notes d'agrumes.
C'est vivace et très sec en bouche.
Pour accompagner les coquillages, les salades, les riz...
Appellation Rueda. Cépage verdejo. Capsule à vis.
Alc. 13,5 %.  Sucre 2,3 g/l.
En ligne (61) et dans 153 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,00 $

Montecillo Crianza 2008

C'est une bouteille de 2008 qui était parmi les 2010 et 2011 sur une tablette des produits SAQ dans une épicerie Richelieu de Saint-Fabien près de Rimouski!
Le vin a développé de belles notes de vin presque mature sur un beau boisé enveloppant comme les Espagnols savent faire. La texture est veloutée, les tanins bien fondus. C'est très bon.
3 étoiles
Prix: 
17,95 $

Chablis Drouhin, Vaudon 2014

Légèrement beurré, plutôt gras, peu acide et peu minéral, finale sur une dominante de beurre frais.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 g/l.
Dans 12 magasins.

2 étoiles
Prix: 
30,00 $

Evazione Blanc Italie

Vin acheté à l'épicerie.
Gras, sucré, poire sucrée. Velouté, fait penser à un sauternes sec.
Cépage trebiano, mais ne dit pas lequel.
Vin du Triani, Saint-Jean-sur-Richelieu.
Capsule à vis.
Alc. 11,5 %. Sucre nd.

1 étoile
Prix: 
12,95 $ plus taxes chez Métro.

Un critique qui ose critiquer

Il y a des critiques de cinéma, des critiques de restaurant, des critiques de livre, d'opéra, de théâtre... mais est-ce qu'il y a des critiques vin ?
Ils sont très rares ceux qui osent critiquer les vins.
Et pour cause. Il se font critiquer lorsqu'ils osent.

C'est ce qui vient d'arriver à un excellent journaliste du vin, David Cobbold. Il écrit dans plusieurs médias français. Cette semaine il a commenté une de ses dégustations sur le très bon blogue Les cinq du vin. Une dégustation de vin de la maison Muré en Alsace. Il a jugé les vins pas très bons. «Herbacé, austère, peu de plaisir, amertume, métallique, dur, peu agréable, bouchonné», sont parmi les mots qu'il a employés pour décrire six vins de cette maison. Un seul vin a semblé bon.

Le critique met des gants blancs! «Voilà, j’ai essayé d’être honnête envers mes sensations en dégustant les vins, à la bonne température et dans de bons verres, faut-il le préciser. Cela ne me fait pas plaisir de dire du mal de vins d’un producteur, à fortiori un producteur dont j’ai très souvent loué les qualités. Mais la déception fait partie de notre métier, et il faut toujours l’assumer», at-il écrit en conclusion.

II devait s'y attendre — car il est en France — les commentaires ont fusé: «Je me demande s'il est heureux de rédiger un article comme celui-ci»; «cela va à l'encontre du système établi»; «Boire une bouteille de vin qui se trouve sur une table sans avoir piétiner/marcher dans la vigne et sans avoir rencontrer les vignerons!… reste un jugement de peu de valeur»; «Vous faites ici littéralement un procès immonde à ce producteur et votre argumentaire se base sur une dégustation réalisée dans une période où les habitués du domaine savent pertinemment que de nombreux vins ne peuvent pas s'exprimer correctement».

Comme on dit les wine lovers sont nombreux, mais les wine critics sont rares.

Vous lisez louanges après louages sur les vins; et tout d'un coup arrive un gars qui dit que des vins ne sont pas bien bons. Ça frappe!

Pourtant, dans les critiques de film il y en a de toutes les sortes, des bons films, des très bons et des navets. Pourquoi dans le monde du vin tout doit être toujours bon?

Dans le monde du cinéma, le critique est loin du cinéaste. Pendant que dans le monde du vin, le chroniqueur vin (je n'ose employé le mot critique) est proche du vigneron et de ses agents. Il craint de ne plus être invité, de ne plus recevoir d'échantillon. C'est probablement la promiscuité qui rend la critique presque impossible dans le bucolique monde du vin. Il y a peut-être aussi autre chose, cherchons, nous y reviendrons.

 C'est à lire La déception fait partie de notre métier, malheureusement.
    Lire ainsi que les commentaires.

Sur le même sujet :

Blés Crianza 2013

Beaucoup moins agréable que les millésimes précédents.
Peu acide, peu fruité, sensation de sucrosité et de vanille artificielle au goût de copeaux de bois.
Plutôt pâteux. Type vin industriel. Désolant.
Monastrell, tempranillo et cabernet sauvignon. Région de Valencia.
Alc, 13 %. Sucre 2,5 g/l.
En ligne (34) et dans 248 magasins.

Voir les commentaires sur les millésimes précédents.

0.5 étoiles
Prix: 
15,80 $

La LCBO n'utilise pas son fort pouvoir d'achat

La régie des alcools de l'Ontario (LCBO) est une société d'État qui a le monopole de la vente de vin importé en gros et de détail en Ontario.

Pourtant, la LCBO ne fonctionne pas comme un grossiste ou un détaillant privé classique et n'y ressemble même pas, nous dit le premier rapport du Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux.

L'examen de ce conseil révèle que «contrairement à ce que de nombreux Ontariens croient, la LCBO n'établit pas réellement le prix de détail des boissons alcoolisées dans la province.»

Comment les prix sont-ils fixés alors?
Automatiquement!
En effet, la LCBO fixe le prix de détail en appliquant simplement et mécaniquement une majoration fixe pour tous les vins.

Le prix de détail est fixé automatiquement par un multiple du prix d'achat.

«Bien que la LCBO cherche à offrir le meilleur prix aux consommateurs dans ses fourchettes de pris, elle n'établit pas le prix de gros ou le prix de détail des produits qu'elle achète et vend; sa marge d'exploitation découle tout simplement de cette majoration fixe.»

Ce mode de fonctionnement entraine des aberrations.

«Comme la majoration de la LCBO sur le vin et les spiritueux correspond à un pourcentage du prix du fournisseur, les diminutions de prix que les fournisseurs consentent ont pour effet de réduire le bénéfice de la LCBO.»

«Par conséquent, la LCBO a peu intérêt à utiliser son pouvoir d'achat pour réduire le prix qu'elle paie aux fournisseurs et, par extension, le prix qu'elle demande aux consommateurs.»

Gros acheteur, petit négociateur
Ainsi, «la LCBO est l'un des plus gros acheteurs de boissons alcoolisées dans le monde, mais elle n'a pas intérêt à utiliser son grand pouvoir d'achat pour réduire le cout des produits vendus (CPV), comme le ferait tout autre grossiste ou détaillant commercial typique.»

De plus, comme la fixation des prix se fait dans un carcan rigide, les employés de la société des alcools ne se donnent pas la liberté de faire varier les prix en fonction des volumes de ventes, des saisons, des fêtes, des évènements, des occasions de ventes, comme le font les autres commerces de détail.

Paye plus cher
Le Conseil de la première ministre de l'Ontario a aussi analysé les prix d'achat et de vente de 42 produits disponibles dans les magasins d'alcools du Canada d'après une liste fournie par l'Association canadienne des sociétés des alcools.

«Nous avons été surpris par les résultats selon lesquels, dans de nombreux cas, les fournisseurs reçoivent des prix plus élevés en Ontario que dans d'autres provinces.»
Cet écart moyen est de 3 % pour les vins.

La LCBO paie plus cher les vins que les autres monopoles!

Donc, les acheteurs de la LCBO paient plus cher les mêmes vins que les autres monopoles du Canada!

Malgré cela, les prix de détail de la LCBO sont inférieurs à la moyenne nationale! C'est que les marges des autres monopoles sont plus élevées.

Ce système de majoration fixe est néfaste pour les consommateurs, pour les contribuables et pour le gouvernement de l'Ontario. «En raison du recours à la majoration fixe, la LCBO ne peut maximiser ses profits et, en fait, transfère l'argent des contribuables aux fournisseurs.»

Dans un deuxième rapport, mise à jour en mars dernier, le Conseil note que des intervenants se sont opposés à ce que la LCBO profite de son fort pouvoir d'achat. Sans nommer ces intervenants, le Conseil écrit qu'ils «font valoir qu'il serait inapproprié pour la LCBO de profiter pleinement de son pouvoir d'achat puisque l'organisme constitue en somme un monopole d'État.»

Un parallèle  avec la SAQ
Ceci nous rappelle ce qu'a dénoncé la vérificatrice générale du Québec qui a aussi reproché à la Société des alcools du Québec ne ne pas utiliser son grand pouvoir d'achat.

Deux monopoles, deux monopoles semblables !

______
Sources :

Rapport initial : Le Conseil consultatif de la
première ministre pour la gestion des biens provinciaux,
Section 3; 23 décembre 2015

Atteindre un juste équilibre : Modernisation de la vente au détail et de la distribution du vin et des spiritueux en Ontario, 18 février 2016, mis à jour 4 marts 2016

Rapport 2016 de la Vérificatrice générale du Québec, Chapitre 6, art 34, p. 12

Sujets connexes :

 

Gaba do Xil blanc 2014

Un très beau vin blanc fait du cépage godello.
C'est rond, ravigotant, assez ample, fruité frais.
D'un bel équilibre entre le fruit, l'acidité et l'alcool.
Longue finale qui laisse une bouche satisfaite.
Appellation Valdeorras, région de la Galicie.
Un vin de Telmo Rodriguez.
Il n'en reste que dans 8 magasins.

3 étoiles
Prix: 
19,55 $

La LCBO est peu rentable !

La Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) est peu rentable !

Ceci semble étonnant et difficile à comprendre vu que cette société d'État transmet près de 2 milliards de dollars par année au gouvernement de l'Ontario.

Pourtant, c'est bien ce que dit le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux.

«La LCBO, comme la plupart des détaillants, est une entreprise dont la marge bénéficiaire est très faible», dit le conseil consultatif présidé par Ed Clark, anciennement PDG de la Banque Toronto Dominion.

Comment expliquer ce qui semble être un paradoxe?
La LCBO calcule mal son rendement, dit le Conseil, par «une surévaluation des bénéfices : en combinant les impôts théoriques aux bénéfices de l'entreprise, la LCBO donne à la direction et aux employés un faux sentiment de rentabilité.»

La LCBO confond donc ses profits avec ce que le Conseil appelle les «taxes théoriques»; ces dernières sont le total des sommes exigées par le ministre des Finances au titre de redevances.

Le Conseil estime donc «que la LCBO peut être améliorée en traitant de façon distincte son réel profit et les taxes théoriques qu'elle perçoit».

Le Conseil demande donc aux dirigeants de la société d'État de modifier leurs rapports financiers pour qu'il soit «possible d'évaluer plus précisément les marges bénéficiaires de la LCBO.»

Parallèle avec la SAQ
Les mêmes remarques pourraient s'appliquer à la Société des alcools du Québec. En effet, la direction de la SAQ prétend que le milliard exigé en début d'année par le ministre des Finances fait partie de son profit; alors que c'est plutôt une taxe théorique. Incidemment, le gouvernement pourrait transformer ce soi-disant dividende en taxes qui pourrait être de 5 $ la bouteille ou en pourcentage du prix ou les deux.

Revenons à la LCBO
Le Conseil de la première ministre a aussi étudié les coûts d'exploitation, dont les salaires des 7700 employés de cette société d'État. La main-d'oeuvre compte pour près de la moitié de ses frais d'exploitation.

Au Québec, le dernier rapport annuel de la SAQ nous dit que la rémunération de ses 7537 employés représente 68% des frais d'exploitation.

«Notre examen consultatif a comparé les salaires de la LCBO à ceux de plusieurs sociétés comparables du secteur privé (Canadian Tire, Pharmaprix et La Source) et a établit qu'en moyenne, les salaires de la LCBO étaient de 90 % supérieurs à ceux des détaillants canadiens typiques.»

Pire, le salaire moyen des employés permanents est de 26$ alors qu'il est de 11 $ dans les sociétés comparables, dit le rapport du Conseil.

Il note aussi que le travail le dimanche est rémunéré comme étant deux jours et demi. «Cela n'est pas conforme à la situation de la concurrence et fait en sorte qu'il est extrêmement couteux d'ouvrir les magasins le dimanche.»

Autre aberration: «dans 30 magasins du réseau de la LCBO, le gérant du magasin, qui n'est pas syndiqué, gagne moins que l'assistant-gérant, qui est syndiqué.»

En conclusion, le Conseil de la première ministre lance un avertissement. «Il est dans l'intérêt de tous les intervenants que la LCBO puisse évoluer en tant qu'organisme axé sur le client. Si elle ne peut pas s'adapter, les pressions visant à accroitre la concurrence au-delà de ce que nous avons proposé s'accentueront.»

Le conseil consultatif a proposé que l'on permette la vente de vin importé dans un certain nombre d'épiceries. Ce que le gouvernement a accepté.

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Source : Rapport initial : Le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux, Section 3; 23 décembre 2015

Demain : La LCBO ne veut pas utiliser son fort pouvoir d'achat !

Arrivages du mardi 6 septembre à la SAQ

Nature Perrin Côtes du Rhône (Bio) (2013)    $19.95    918821  
Punset Barbera d'Alba (Bio) (2014)    $24.05    10985747  
Zweigelt Heinrich Burgenland (Bio) (2014) $25.05  12547214

La Vinyeta Puntiapart Ampurdan Crianza (Bio) (2013) $25.50 12933238  
Riesling Herrenweg Barmès Buecher Alsace (Bio) (2014) $27.15    11153117  
Nebbiolo La Spinetta Langhe (2013) $28.95    11337979

Nyakas Aligvárom (2015)    $13.95    12784842
Parés Baltà Cava Pink (NM)    $19.00    12888043
Vinha Grande Casa Ferreirinha Douro (2013) $19.30 865329

Pinot nero Maculan Breganze (2013)    $19.35    11580987
Arbois Ploussard Les Parelles (2014)    $20.50    12549164
Ch. Sainte-Eulalie La Cantilène Minervois Livinière (2013) $22.80 17948

Louis Roche Château La Croix Poulvère Monbazillac (2010) $23.55    850818
Château Mont-Redon Lirac (2015)    Blanc    $24.05    12258973
Jacques Tissot Arbois Chardonnay (2012)    $25.00    12722158

Sauvignon blanc Pascal et Nicolas Reverdy Sancerre (2015) $27.80 11888682
Pinot noir Torres Mas Borràs Penedès (2012)    $36.00    856039
Louis Roederer Cristal Brut Champagne (2009)    $295.00    268755

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