
Boisé, boisé et boisé!
Il faut aimer le bois. Nous étions quatre. Un a détesté, un a adoré, les deux autres ont dit «moyen». Malgré ses arômes de crème caramel et de sciure de bois très dominants, le vin a une assez belle structure en bouche. Il y a un certain fruit, une belle rondeur et une matière tannique intéressante. Le genre de vin à qui un dégustateur va donner une étoile et l'autre trois et demi.
Est-ce qu'il absorbera son boisé un jour? À revoir dans un an.
Il nous a semblé bien moins intéressant que le 2003 et que le 2001, mais mieux que le 2002.
Un vin de la Colombie-Britannique.
Merlot à 66 %.
Le 2005 est déjà disponible en Colombie-Britannique.
Un peu étonnant ce gewürztraminer de l'Ontario où l’on retrouve des saveurs typiques de litchi, mais une acidité un peu faible et un fruit qui manque de richesse.
Une vendange tardive de l'Ontario aux belles saveurs, au fruité débordant et surtout au sucre délicat qui assure un bel équilibre à ce vin de dessert.
La texture est ronde et fine. C'est assez expressif, mais pas explosif. Tout en nuances. Bien fait.
Alc. 11 %.
Il y a une grande confusion autour de ces vins de Clos Jordanne. Seulement en rouge, il y a cinq vins de cette maison disponibles au Québec. Ils ont tous la même étiquette, seul le nom du vin diffère et il est inscrit en plus petit. Il ne faut donc pas confondre Le Grand Clos qui est un vin superbe aux autres vins de la gamme, dont Claystone Terrace, le Vineyard Niagara, La Petite Vineyard et celui-ci qui est le moins cher de série, le Village Reserve.
Il ne reste pas de ces vins dans les succursales de la LCBO en Ontario. Au Québec, il en reste. De plus, on vient de placer plus de 500 bouteilles de cette cuvée Village Reserve sur les tablettes.
Des notes de prunes. Un fruité un peu sucré en bouche, mais non confituré. Les tanins sont légers. Un vin québécois agréable et qui se laisse boire. Il est plutôt cher: 19,95 $ plus taxes dans un magasin de produits biologiques. 15 $ au domaine. Cépages: de chaunac et maréchal foch.
Vin du Québec certifié biologique. Négondos, un vignoble de 3 hectates qui produit sept vins à Saint-Benoit de Mirabel.
Un vin très boisé. Il goûte les copeaux de bois. On devine quand même qu'il y a une certaine matière fruitée cachée derrière ce boisé lancinant. Niveau d'acidité bas, pH de 3,83. Alc. 14,5 %. VQA Okanagan Valley.
Depuis un an en cave le vin s'est beaucoup amélioré. En mars 2006, j'écrivais qu'il avait beaucoup de tanins, une certaine sucrosité et qu'il était un peu pâteux.
Après un an, les tanins se sont assouplis, le sucre est encore là, on dirait maintenant un boisé sucré. Le vin prend une plus belle forme, la texture est serrée, c'est concentré, le bois se fond progressivement dans l'ensemble. On le perçoit bien ce bois, un bois neuf, un bois de crayon. Les tanins sont encore un peu rudes, il faut alors l'aérer ou le carafer.
Ce vin arrive demain au Québec au magasin Signature de Montréal. Il sera en vente par téléphone. La SAQ en a acheté 516 bouteilles. Il est sorti à la LCBO en février dernier.
C'est un 100 % pinot noir au nez très expressif de fines notes de fumée et de viande. Il fait très pinot, très bourgogne. L’attaque est souple, le fruité est intéressant avec cette petite saveur de canneberge. Il y a une petite sensation de sucrée en bouche, pourtant la fiche technique indique 0,7 g/l de sucre et un pH de 3,52. L’alcool est bien présent à 14,5 %. Il y a d’ailleurs une petite sensation de chaleur en finale, en plus d'une belle note minérale. Tout ça se tient bien, c’est d’un bel équilibre. Le vin se boit très bien, c’est agréable et délicieux. C’est en somme un très beau vin fin et complet.
C'est le plus beau vin ontarien jamais dégusté. C'est impressionnant de voir ce que peuvent faire deux jeunes vinificateurs du Québec, Isabelle Meunier et Thomas Bachelder, avec de jeunes vignes de l'Ontario. Clos Jordanne appartient au groupe Boisset.
J’ai déjà parlé du grand frère de ce vin qui est appelé Grand Clos. Celui-ci n’est par aussi impressionnant que son supérieur, mais c’est tout de même un vin excellent et bien au-dessus de la moyenne des pinots noirs de ce prix. Même bien meilleur que de nombreux bourgogne à moins de 40 $. C’est étonnant ce qu’on peu faire aves des vignes si jeunes dans un territoire aussi peu réputé que le Niagara. Il a de beaux arômes intéressants de crème et de fumée. L’attaque est savoureuse. Il y a plusieurs couches de saveurs. Puis une sensation originale de caramel. Un beau bonbon, Du plaisir, et c’est long. Cellier 3 mai
Un chardonnay assez discret aux fines odeurs de bois chauffé. En se réchauffant, le parfum devient plus invitant. Il y a une belle bouche beurrée. On sent beaucoup la présence du bois. Il y a quand même un certain fruit qui essaie de percer. Le goût de bois revient en rétro-olfaction. Cellier 3 mai