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Salaires et bonis des hauts dirigeants de la SAQ

Voici les salaires et les bonis des sept plus hauts dirigeants de la Société des alcools du Québec, tel que publié dans le dernier rapport annuel de la société d'État.

En plus de salaire de plus de 250 000 $, ces dirigeants du monopole se sont versé chacun des bonis de 48 000 à 78 000 $.

RÉMUNÉRATION DES PLUS HAUTS SALARIÉS ET MEMBRES DE LA DIRECTION
    Salaire annuel Boni (1)
Alain Brunet (4) Président 436 492 49 106
Catherine Dagenais (5) Présidente 419 704 48 428
Catherine Dagenais (5) Vice-présidente 300 822 20 826
Jean-François Bergeron (6) Vice-prédident 265 000 77 971
Madeleine Gagnon Vice-présidente 261 700 78 510
Édith Filion Vice-présidente 260 000 78 000
Jacques Farcy Vice-prédident 255 951 76 786

De plus, chacune de ces personnes a reçu de 8 500 à 19 800 $ sous le titre d'autres formes de rémunération imposable. (2)

(1) Bonis de l’exercice 2018-2019 versés en juin 2019.
(2) Avantages imposables liés aux achats de boissons alcooliques, à l’utilisation d’une automobile, aux cotisations professionnelles et aux assurances collectives sur la base de l’année civile 2018.
(3) Une allocation de fin de mandat a été octroyée conformément au décret (1204-2013) de nomination du gouvernement.
(4) À compter du 26 juin 2018, M.Brunet a été affecté à la mise en oeuvre de la SQDC conformément au décret 829-2018 du gouvernement. Son salaire a été facturé entièrement à la SQDC à compter de cette date.
(5) Nommée présidente et chef de la direction le 26 juin 2018, auparavant vice-présidente et chef de l’exploitation.
(6) À compter du 1er novembre 2018, M.Bergeron a été affecté à la mise en oeuvre de la SQDC. Son salaire a été facturé à la SQDC à compter de cette date.
Il a été nommé président et chef de la direction de la SQDC le 20 mars 2019, date à compter de laquelle son salaire a été versé directement par la SQDC.

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Source : Rapport annuel SAQ 2019

 

Prix d'une bouteille de vin à la SAQ en 2019

Voici comment se décompose le prix d'une bouteille de vin ordinaire achetée à environ 5,35 $ par la SAQ.

À un vin payé 5.35 $ (transport et commissions compris) la SAQ ajoute une majoration de 6,17 $, soit 115 %. Après les taxes, ce vin se vendra 15 $ dans les succursales de la SAQ.

C'est à plus ou moins un cent, le même prix que l'an dernier et qu'en 2017.

Ce vin type se vendait par contre 1,40 $ de plus en 2016. À la suite de la grogne générale et la baisse des ventes de vin en volume, la SAQ a réduit sa majoration sur les vins de ce niveau de prix. Ce qui fait qu'un vin acheté aujourd'hui au producteur à environ 5,35 $ se vend après taxes à 15 $ au lieu de 16,40 $ en 2016.

Prix d'une bouteille de vin à la SAQ
(vin importé en approvision continue)
  2016 2019
Prix du fournisseur
(incluant le transport, la commission de l'agent et les frais de promotions)
5,38 $ 5,35 $
Majoration de la SAQ (137 % en 2016  -  115 % en 2019) 7,36 $ 6,17 $
Taxes 2016   - 2019 :
  • spécifique du Québec : 1,05 $   -   1,05 $
  • Taxe fédérale, accise et douane : 1,19 $   -  1,13 $
  • Taxe provinciale Québec : 1,42 $   -    1,30 $
3,66 $ 3,48 $
  16,40 $ 15,00 $

La majoration de la SAQ varie en fonction du prix d'achat de la bouteille.
Chiffres tirés des exemples publiés dans les rapports annuels de la SAQ 2016 et 2019.

Forte chute des ventes de vin à la SAQ

Forte baisse des ventes de vin dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) au cours de la dernière année!

La SAQ a vendu 5,2 millions de bouteilles de moins que l'année précédente dans ses 409 succursales.

En effet, les ventes en succursales totalisaient 170,1 millions de bouteilles pour l'exercice 2018-2019 contre 175,3 millions de bouteilles l'année précédente.

La SAQ avait pourtant commencé l'année 2018-2019 en hausse avec des ventes de 1,6 million de bouteilles de plus au premier trimestre. Mais dès le deuxième trimestre, les ventes ont baissé de 1,5 million de bouteilles; puis de près d'un million de bouteilles au trimestre de Noël et finalement de 4,4 millions de bouteilles de vin de moins vendues au dernier trimestre comparé au même trimestre de l'année précédente. Pour un total de 5,2 millions de bouteilles de moins.

Au cours des dernières années, les ventes de vin augmentaient de 1 à 5 millions de bouteilles par année, sauf en 2016-2017. De plus, il y avait eu une première baisse alarmante au deuxième trimestre de 2014. Ce qui avait incité la SAQ à baisser ses prix et à accroitre son offre de vin à petits prix.

Les ventes de vin aux épiceries n'ont pas suivi la même tangente que celle en succursales. Les ventes aux épiceries ont augmenté de l'équivalent de 530 000 bouteilles.

De plus, la SAQ a fortement augmenté ses ventes de boissons panachées soit 2 millions de bouteilles de plus (surtout au premier trimestre).  Elle a aussi augmenté ses ventes de spiritueux d'un peu plus d'un demi-million de bouteilles (essentiellement au premier et troisième trimestre).

Ventes à la SAQ
(millions de bouteilles)
  2018 2019  
 Vins succursales 175,3 170,1 - 5,2
 Vins épiceries 55  55,5 + 0,5
 Panachés 16  18 + 2,0
 Spiritueux 33,4  34 + 0,6

Malgré cela et grâce à des hausses de prix, la SAQ a tout de même fait 6,7 millions $ de plus sur ses ventes de vin. Mais la plus grande partie de la hausse du bénéfice vient des ventes de spiritueux qui ont donné 29,3 millions $ de plus à la SAQ ainsi que les ventes de boissons panachées: + 7 millions $. Finalement, les ventes aux épiciers ont rapporté à la SAQ 4,2 millions de dollars de plus que l'année précédente.

Les parts de marché du vin ont baissé de 79 % à 77,9 % en un an à la SAQ. Par contre, les parts de marché des spiritueux sont passées de 14,8 % à 15,3 %. Celles ces boissons panachées sont montées de 4,2 à 4,9 %.

La SAQ fait beaucoup plus d'argent sur une bouteille de spiritueux que sur une bouteille de vin. En effet, d'après les chiffres donnés par la société d'État, sur une bouteille de vin payée 5,35 $, elle fait 6,17 $ (majoration de 115 %). Par contre, la SAQ fait 13,21 $ sur une bouteille de spiritueux payée 4,72 $; une majoration de 280 %.

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Ces chiffres sont tirés du Rapport annuel 2019 de la SAQ. Les chiffres sont ici donnés en équivalent de bouteilles de 750 ml.
Voi aussi Le nombre et la valeur des ventes de bouteilles de vin à moins de 20 $.

Sujets connexes

SAVENNIÈRES

Savennières est l'une des plus belles appellations de la Loire. On n'y fait que du blanc, surtout sec, et très peu de moelleux.

C'est l'appellation d'un seul cépage : le chenin. Les vins y sont un peu particuliers. Différents des autres chenins de la Loire. Ils sont un peu plus costauds, plus minéraux, quelquefois légèrement taniques et d'une légère amertume en finale.

Ils sont souples et fruités en jeunesse et quelquefois austères et deviennent plus complexes en vieillissant, plus aromatiques et savoureux; plus serrés aussi et plus tendus. Plusieurs sont des vins de garde. Ce sont souvent des vins de caractère.

Ils sont bien différents des autres chenins de la Loire, qui en général sont plus ronds, plus miellés et plus coulants.


Coulée de Serrant

 

La différence serait due au sol particulier de cette petite appellation de 165 hectares. Un sol constitué surtout de schiste et de quelques parcelles de roches magmatiques: rhyolite, phtanite et spilites. Le climat aussi jouerait un rôle. Savenières étant à la jonction de deux plateaux. Le sol y est souvent en pente forte et dessinée par des coulées. Les récoltent doivent donc y être manuelles.

Une trentaine de domaines y font un peu moins de 500 000 bouteilles. Ces domaines ne sont pas tous sur l'appellation, certains logent en face sur la rive sud de la Loire.

Savennières est en Anjou, juste à l'est de l'aire d'appellation des muscadets et à l'ouest de la belle ville d'Angers.

Elle compte deux grands crus qui sont devenus des appellations : Roche-aux-Moines et Coulée de Serrant.

SAVENNIÈRES
(CHIFFRES DU MILLÉSIME 2016)
AOC Surface Volume Domaines
Savennières 141 4033 30
Roche-au-Moines 17 309 8
Coulée de Serrant 7 101 1

Cette dernière, Coulée de Serrant est un monopole, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'un seul domaine: le domaine de la Coulée de Serrant. Le domaine de Virgine et de Nicolas Joly le grand prêtre de la biodynamie.

J'ai eu l'opportunité d'y déguster des vins de près de vins domaines en avril dernier. * La plupart des millésimes récents. Et étonnamment, mon préféré n'a pas été le vin d'un cru ou d'un producteur très connu, mais un vin d'un producteur que je ne connaissais pas du tout. Le Château Pierre Bise Roche aux Moines 2016. Superbe, fruité, ample, complexe et savoureux.

Il y avait là aussi d'autres beaux vins de la Coulée de Serrant, du Domaine aux Moines, du Château Épiré, des domaines du Closel,  Fl, Baumard, Ogereau...

Autrefois, on faisait surtout du vin doux à Savennières. Maintenant, c'est presque entièrement sec. L'aire d'appellation fait 300 hectares, mais seulement 160 sont en vigne; c'était 124 en 2007 et seulement 50 il y a 35 ans.

Plusieurs producteurs sont en bio, certains en biodynamie. Les vins semblent bien se vendre, la production est petite et les prix sont assez élevés.

Ce sont des vins assez costauds en général qu'il ne faut pas servir trop froids. Ils sont à leur meilleur à 10-12 degrés.

Voici des vins de Savenières commentés dans Vin Québec:
 Savennières, Domaine Taillandier 2005
 Savennières, Chenin sec, Domaine des Deux Arcs 2015
 Savennières, Château de Varennes 2013
 Domaine aux Moines, Savennières, Roche aux Moines 2015

 Et d'autres

Il y a 17 savennières actuellement à la SAQ. Les prix vont de 24 $ à 93 $.
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   * Dégustation faite lors d'un voyage de presse à l'invitation du Comité interprofessionnel des vins de Loire -   Interloire, avril 2019
Site officiel des vins de Savennières  www.vins-savennieres.com

Le nombre et la valeur des ventes de bouteilles de vin à moins de 20 $

Le nombre et la valeur des ventes de bouteilles de vin à moins de 20 $

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

 

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


SAQ: les chefs sont trop payés

La haute direction de la Société des alcools du Québec c'est :

  1. Des salaires trop élevés
  2. Des indemnités de départs très élevées et secrètes
  3. Des primes d'embauche hors norme
  4. Manque de transparence

C'est ce que reproche à la SAQ la Vérificatrice générale du Québec qui a remis aujourd'hui son rapport, dont une partie porte sur les sociétés d'État à vocation commerciale.

Des salaires comparés à l'entreprise privée, alors que la SAQ n'est pas dans un environnement concurrentiel comme le sont les entreprises privées.

Des salaires plus de deux fois plus élevés que ceux des sous-ministres.

La présidente de la SAQ reçoit 482 000 $ et ses vice-présidents 342 000 $.

C'est trop selon la Vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, qui dit que leurs salaires devraient être calculés selon les normes de la fonction publique et non des entreprises concurrentielles inscrites en bourse.

Les sous-ministres gagnent 215 000 et dirigent plus de personnes et ont plus de responsabilités.

Plus de 2 millions de dollars de prime de départ à 6 dirigeants, dont un était resté moins de 2 ans et qui a reçu l'équivalent de 15 mois de salaire!

Des primes d'embauche ont été données à quatre dirigeants. «Bien que ce type de bonis ne soit pas prévu dans les politiques de rémunération de ces sociétés d’État».

La direction de la SAQ a répondu en disant qu'elle avait bien agi. Ce que réfute la vérificatrice générale.

Les désaccords soulevés principalement par Investissement Québec et la SAQ concernant ces constats illustrent bien le fossé qui s’est créé au fil du temps entre certaines sociétés d’État et le reste des entités du secteur public. Comme nous l’expliquons dans le chapitre 1, le défi d’attirer de la main-d’oeuvre compétente et en nombre suffisant n’est pas exclusif à ces sociétés d’État, et cet argument ne peut justifier toutes les actions que nous avons observées.»

Rapport du Vérificateur général du Québec à l'Assemblée nationale 2019.

Monopole et prix de l'alcool

Est-ce que les monopoles de l'alcool tendent à réduire les couts
ou tout au contraire tendent-ils à gonfler les prix ?

Est-ce que les monopoles obtiennent de meilleurs prix pour l'alcool?
Certains affirment que oui, puisqu'ils ont un plus grand pouvoir d'achat.
Mais encore faut-il l'utiliser pour cela. Et est-ce qu'un monopole de l'alcool est incité à utiliser son fort pouvoir d'achat s'il n'a pas de concurrence.

Les monopoles et leurs partisans affirment que les prix vont augmenter si on libère le commerce de l'alcool. Le Conseil canadien du commerce de détail a mené une étude sur le sujet. Il s'est concentré sur le cas du monopole de la bière en Ontario: le Beer Store.

C'est un monopole qui appartient à trois compagnies étrangères de bière: Molson-Coors des États-Unis; InBev (Labatt) de Belgique et Sapporo Brewery (Sleeman) du Japon.

L'étude démontre que le prix de la bière avant taxes est de 8,3 % plus élevé dans le monopole de la bière de l'Ontario qu'au Québec où le commerce de la bière est du domaine privé. (Prix moyen pour des caisses de 24 bières de 4 marques populaires.)

Et c'est encore pire après taxes, où c'est 18,9 % plus cher en Ontario.

En conclusion, le Conseil canadien du commerce de détail se demande si le monopole tend à réduire les couts ou au contraire tend à gonfler les prix?  La réponse de l'étude : en Ontario, le monopole gonfle les prix de la bière de plus de 8 %.

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Alcohol in Ontario: Choice & Convenience means Jobs & Growth, Retail Council of Canada/Conseil canadien du commerce de détail. (PDF 16 pages)
 

Ils travaillent 53 semaines par année

Les dirigeants de nos monopoles des alcools semblent très astucieux.

Malgré le fait que ce soit des monopoles, donc sans concurrence, ils trouvent moyen de se verser des bonus de performance.

L'an dernier, ce fut 10 millions de dollars à la Société des alcools du Québec.

Nos voisins du Nouveau-Brunswick ont aussi un monopole des alcools, appelé Alcool NB. Et là, il semble que les dirigeants de ce monopole travaillent 53 semaines par année.

En effet, le gouvernement de cette province a ordonné une enquête au sujet des bonis que se versent les dirigeants de ce monopole. Une mystérieuse 53e semaine a été ajouté à l'année financière de la société des alcools du Nouveau-Brunswick. Ce qui a ajouté une hausse du boni aux employés de 404 000 $. Étonnant !

L'année précédente, les ventes du monopole avaient diminué; ainsi que le bonus. Les dirigeants auraient alors baissé l'objectif de l'année suivante, puis ont annoncé une hausse des ventes. Mais c'était une triomphale hausse des ventes sur un objectif réduit.

Ces phénomènes étranges d'année de 53 semaines, de réduction des objectifs et de hausses records de bonus ont amené le gouvernement de la province à ordonner une enquête qui sera faite par le contrôleur de la province.

«Ils ne semblent suivre aucune règle», dit Matthew Wegener un professeur de comptabilité de l’Université du Nouveau-Brunswick à propos d’Alcool NB, cité par CBC News.

«La société a déclaré que les futurs rapports annuels détailleront le nombre réel de semaines afin d’éviter toute confusion», rapporte Acadie Nouvelle.

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Sources

Hausse de prix à la SAQ

La direction de la Société des alcools du Québec a haussé le prix de plus de 1200 de ses produits hier.

La première explication donnée par la SAQ au Journal de Québec pour justifier cette hausse est la hausse de la taxe d'accise.

«Les variations s’expliquent principalement par l’augmentation de la taxe d’accise du fédéral, par l’évolution des taux de change et par la négociation du prix d’achat de certains produits»

En effet, le gouvernement fédéral a haussé, le 1er avril, la taxe d'accise de 0,639 $ à 0,653 $ le litre de vin; ce qui donne un gros un cent (0,01 $) la bouteille de 750 ml.

La deuxième raison invoquée par la direction du monopole est l'évolution des taux de change. En réalité, le prix de l'euro a baissé passant de 1,56 $ au 31 décembre dernier à 1,49 $ hier. Le dollars américain est passé de 1,36 $ à 1,34 $ pendant cette période.

La troisième raison est la négociation du prix d'achat. Pourtant, cette hausse s'applique aux produits déjà payés et actuellement sur les rayons des magasins de l'État.

Malgré cela, la SAQ dit avoir appliqué une hausse moyenne de 25 cents par bouteille.

Au niveau des vins, ces hausses (5, 10, 15 cents) sont faites surtout sur les vins courants, les vins les moins chers. La direction du monopole d'État ne craint pas de se faire accuser de taxer les plus pauvres. Les spiritueux sont plus fortement touchés.

C'est maintenant du côté des spiritueux que la SAQ compte faire le plus de bénéfice dans l'avenir. En 2018, les ventes de vin ont augmenté de 5,7 % en volume, mais de seulement 2,9 % en dollars. Pendant ce temps, les ventes de spiritueux augmentaient de 5,9 % en volume et de 8,3 % en dollars. La SAQ continue de hausser légèrement son bénéfice grâce a des hausses de prix et à des hausses de vente en volume des spiritueux.

Sur un vin acheté 5 $; la SAQ se prend une commission de 6 $. Par contre sur un spiritueux acheté 5 $; la SAQ se prend une commission de près de 13 $. La majoration sur le prix d'un vin acheté par la SAQ à 5,36 $ est de 134 %; alors que la majoration de la SAQ sur le prix d'un spiritueux acheté à 4,77 $ est de 277 %.
 

La direction de la SAQ se vante de négocier les meilleurs prix, puis deux fois par année elle donne de l'argent supplémentaire à certains de ses fournisseurs!

Finalement, les prix de détails sont établis par les producteurs et non par le monopole qui fait le commerce de détail.

La SAQ compte maintenant hausser ses profits grâce aux spiritueux.

Texte modifié le 29 mai afin d'y ajouter des informations sur les spiritueux.

Fin des magasins SAQ Signature

La SAQ ferme son dernier magasin Signature à Québec.
C'est ce que nous apprend le Journal de Québec sous la signature de Pierre Couture.

«La SAQ soutient qu’elle n’ouvrira plus de magasins sous la bannière Signature.

Les succursales sous la bannière SAQ Signature offraient aux amateurs de vin et de spiritueux des produits dits hauts de gamme uniques au monde où les prix des bouteilles pouvaient parfois atteindre les milliers de dollars.

La SAQ propose désormais ces produits dans quelques succursales Sélection.»

La dernière succursale Signature du Boulevard Laurier à Québec affiche 5600 produits, dont 1500 produits dits Signature.

Actuellement, il y a 1375 vins sous cette bannière Signature dans l'ensemble du réseau. Des vins allant de 22 $ à 19,000 $; ainsi que 600 spiritueux dont certains à plus de 20 000 $. Un peu plus de 800 de ces produits sont disponibles en ligne.

Le magasin Signature de Montréal a été fermé en mars 2017. Le site saq.com n'affiche plus la bannière Signature, mais seulement les bannières Classique; Sélection; Express et Dépôts.

Ces produits Signature étaient depuis quelques temps dispersés dans plusieurs succursales de la SAQ et non plus réservés à la bannière Signature.

Malgré la fermeture des magasins affichant la bannière Signature, le site saq.com continuera d'afficher la liste des produits de cette catégorie. «L'offre demeure et est plus accessible», nous dit la porte-parole de la SAQ, Mme Linda Bouchard.

La société d'État avait inauguré sa première succursale de prestige sous le nom de Maison des vins en 1973 à Québec. Puis 3 autres ont suivi à Montréal (1975), à Hull (1977) et Trois-Rivières (1981). Elles ont été fermées puis remplacées par la bannière SAQ Signature en 1999 avec deux succursales à Québec (au Château Laurier) et à Montréal.

Rabais avant la hausse

La Société des alcools du Québec fera une campagne de rabais vendredi, samedi et dimanche juste avant de hausser les prix le dimanche suivant.

En effet, la SAQ donnera 8000 points de sa carte Inspire par tranche d'achats de 75 $ au cours de ces trois jours. Ces 8000 points équivalent à un rabais de 8 dollars.

Puis, 7 jours plus tard, le dimanche 26 mai, ce sera une hausse de prix sur un certain nombre de produits.

La direction de la SAQ permet en effet — incite diront certains — ses fournisseurs à hausser leurs prix deux fois par année. Les producteurs peuvent ainsi hausser leurs prix sur des vins qui sont déjà achetés, payés et déjà même sur les rayons ou dans l'entrepôt de la SAQ. Incidemment, ils peuvent aussi les réduire.

La SAQ profite grandement de ces hausses, car sur chaque hausse de 5 cents demandée par le producteur, la SAQ ajoute une majoration de 6 cents (majoration de 115 %). À cela il faut ajouter 1 cent de taxes.  Ce qui donne 12 cents. Mais comme la SAQ arondi au 5 cents supérieur pour donner 5 cents de plus au producteur, le consommateur doit débourser 15 cents de plus.

La deuxième hausse de l'année sera le 10 novembre.

Consommation de vin par habitant au Canada

Le Québécois est celui qui consomme le plus de vin au Canada et de loin.

C'est 24,8 litres de vin par habitant de 15 ans et plus.

C'était 18 litres en 2005; 20 en 2007; 22 en 2010 et 23 litres en 2014.

Il est suivi par le Colombien de l'ouest avec 18,4 litres par habitant.

On consomme aussi beaucoup de bière au Québec — 80 litres par habitant — mais moins qu'à Terre-Neuves (89) et dans les territoires (94 l) et au Yukon (115 l).

Finalement, le Québécois consomme beaucoup moins de spiritueux que le Canadien.

Consommation d'alcool au Canada
en litres par habitant de 15 ans et plus
(2017-2018)
  Vin Bière Spiritueux
Québec 24,8 80 3,6
Colombie-Brit 18,4 71 6,4
Ontario 16,1 67 5,5
Alberta 13,3 74 7,8
Nouvelle-Écosse 12,3 72 6,1
Manitoba 11,2 70 6,8
Nouveau-Brunswick 10.7 71 4,6
Terre-Neuve 10   89 8,2
Saskatchewan 8,5 70 7,7
   Canada 13   72 5,6
Extrait de : Statistique Canada.  Tableau  10-10-0010-01   Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au détail, selon le volume.

Baisse des ventes de bière au pays

En 9 ans, les ventes de bière en volume ont diminué de 9 % au Québec.
Ce qui a entrainé une baisse de 2 % des ventes totales de boissons alcoolisées.

Les ventes de bière au Québec ont connu leur apogée en 2009 à 634 000 litres. Puis, ce fut une baisse régulière depuis ce temps.

Par contre, les ventes de vins et de spiritueux ont connu une hausse de 26 et 28 % pendant la même période.

Les ventes de vin sont constantes année après année. Toutefois, la hausse des ventes de spiritueux s'est surtout faite au cours des 4 dernières années, passant de 22 millions de litres en 2014 à 25 millions de litres l'an dernier.

Bénéfices alcool: l'Alberta beaucoup plus performante que la SAQ

La Commission des alcools de l'Alberta fait presque autant d'argent que la SAQ sur la vente d'alcool sans vendre d'alcool !

Ça peut sembler très étonnant, mais c'est la réalité. L'Alberta a privatisé son réseau de vente au détail de l'alcool en 1993. Toutefois, la vente d'alcool lui rapporte 866 millions de dollars par année.

La Commission des alcools de l'Alberta ne possède aucune succursale. Elle contrôle toutefois l'importation et a conservé une partie de sa marge sur l'alcool. La Société des alcools du Québec possède 407 succursales ce qui lui coute 602 millions de dollars par année. Par contre, les frais de la commission des alcools de l'Alberta ne sont que de 42 millions $.

Ainsi, l'Alberta fait 34 % de bénéfice sur les ventes d'alcool, tout comme le Québec, mais sans avoir à vendre de l'Alcool. Le ratio bénéfice/ventes pour l'Ontario est en gros le même, soit 35 %; et c'est 32 % pour la Colombie-Britannique.

L'Alberta vend 1 milliard de dollars de moins en alcool que le Québec; portant commission des alcools  récolte presque autant en bénéfice net.

Le phylloxéra a été une bonne chose pour la Loire

La destruction presque complète du vignoble a été un bien pour le vignoble de la Loire. Ça peut sembler très contradictoire! Dire que l'action de ce terrible puceron a été bénéfique.

En 1885, la récolte française de vin passe de 80 à 25 millions d’hectolitres. Le phylloxéra détruit en quelques années plus des deux tiers du vignoble de France.

La production vinique française était alors à son apogée. Le développement du chemin de fer ouvre aux vins de la Loire le marché national. Les vignerons de Loire concurrencent ceux du sud de la France en produisant de grandes quantités de vin à bas prix. Ils utilisent alors les cépages les plus productifs. Ce sont des cépages à forts rendements, mais aussi des cépages moins qualitatifs. Le vignoble s'étant dans les plaines.

Puis, arrive la tragédie, ce minuscule puceron jaune arrivé des États-Unis sème la destruction. De nombreux agriculteurs abandonnent la vigne. Puis on trouve un remède qui consiste à greffer les cépages français sur des porte-greffes américains résistants à cet insecte.

On recommence alors à replanter, mais pas n'importe où et pas n'importe quoi. On choisit les meilleurs cépages adaptés aux meilleurs sols. On abandonne les cépages très productifs, mais peu qualitatifs. Et on replante dans les secteurs les plus favorables à une production de qualité.

Voilà pourquoi le directeur général d'Interloire déclare que «le phylloxéra a été une bonne chose pour la viticulture dans la Loire parce que l'on a replanté de bons cépages plus adaptés à la région.»

Forte hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les ventes de vins de la Loire ont augmenté de 24 % au cours de l'année 2017-2018 comparées à l'année précédente. C'est près de 2,4 millions de bouteilles.

En dollars, c'est 43 millions de dollars soit une hausse de 17 % par rapport à l'année précédente.

C'est une hausse continue depuis quelques années. En effet c'est près d'un million de bouteilles de plus comparées à 2010-2011. Soit une hausse de 67 %.

Sur sept ans, c'est 20 millions de dollars de plus: soit une hausse de 86 %.

Ventes de vins de Loire au Québec
  2010-2011 2016-2017 2017-2018   var.
dern. année
var.
depuis 2010
Quantité 1 418 371 1 910 464 2 374 694   24 % 67 %
Vente ($) 23 168 282 36 783 925 43 204 603   17 % 86 %
Quantité: bouteilles de 750 ml.         Source   SAQ

Voici de beaux vins de la Loire vinquebec.com/vins-loire

Popularité des vins embouteillés au Québec

Les vins importés en vrac et embouteillés au Québec totalisent 657 millions de dollars en ventes brutes ce qui représente le quart des ventes de vin au Québec. (1)

D'après les chiffres de la SAQ, il y a plus de 700 marques de vins importés en vrac et embouteillés ici. La plupart sont vendus dans les épiceries et quelques dizaines sont écoulés dans les succursales de la SAQ.

Ces vins disponibles dans les épiceries sont très populaires. En effet, en 2018-2019, cinq des dix meilleurs vendeurs en valeur sont des vins vendus en épiceries (Bù Splendido; Smoky Bay vin rouge; Wallaroo Trail lot 313 blanc; Wallaroo Trail Bin 212 rouge et Red Revolution Vin Rouge).

C'est encore plus marqué lorsque l'on regarde les ventes en volume (2). Pour l'année 2017-2018, nous constations que les quatre plus gros vendeurs en volumes sont tous des vins embouteillés ici et vendus en épicerie. Ils sont dans cet ordre Smoky Bay rouge; Wallaroo Trail Bin 212 rouge; Red Revolution et Wallaroo Trail lot 313 blanc.

Ceux vendus dans les succursales de la SAQ sont moins populaires, mais mentionnons tout de même parmi les vins importés en vrac et vendus dans les succursales de la société d'État les noms de certaines marques : Cliff; Lindemans; Boussac; Antoine Bonet; RH Philips; Perón; EXP; Jackson-Triggs; Monkey Bay; Settler's Cove; Beringer; Lulu B.; Murari; Nobella; Mazzi, Faciés...

 

  1. Ventes de vins valeurs 2018-2019;
  2. Ventes de vins en volume 2017-2018
  3. Comment est fait le vin en vrac

Biodynamie, Alsace et Adam

L'Alsace, les grands crus, la biodynamie, les bulles, le riesling, pinot gris... des mots qui sonnent doux à nos oreilles et à nos palais!

Le vigneron Jean-Baptiste Adam est venu présenter quelques-uns de ses vins en Outaouais; à l'Académie du vin de l'Outaouais.

Vigneron en Alsace, M. Adam s'est converti à la biodynamie après une dégustation chez un ami en Loire qui lui a fait gouter des vins. Ses préférés se sont révélés être des vins bios. Il a alors abouti chez Nicolas Joly, dit le pape de la biodynamie. La conversion a été totale. Depuis 2004, il soigne ses 20 hectares de vignes selon les préceptes de la biodynamie et il en est très fier.

Donc levures indigènes, vendanges manuelles, observation et soins intensifs de la vigne et exit les pesticides.

Ses vins sont droits, précis et succulents. De plus, Jean-Baptiste Adam n'a pas succombé à la mode des cuves en acier inoxydable. Il utilise toujours de vieux foudres pour élever ses blancs.

En biodynamie, ses raisins arrivent à maturité 8 jours avant les voisins, dit-il, tout en conservant une belle acidité.

Le défi d'aujourd'hui en Alsace c'est la date de récolte qui arrive de plus en plus tôt. Il fait très chaud en Alsace, le Soleil est abondant et les changements climatiques évidents.

La dégustation commence comme il se doit avec un crémant que M. Adam exige qu'il soit servi dans un grand verre et non une flute. «C'est avant tout un vin. Il est aromatique et vineux.» Ses bulles seront alors perçues en bouche et non à l'oeil. Le Crémant Brut Les natures (bio) est sec avec ses 7 grammes de sucre. Il a des saveurs de craie, de noix, de bonbon jaune. Encoe meilleur en se réchauffant dans le verre. Les raisins sont vendangés très tôt, vers le 20 août. C'est bien bon. 34,25 $ en commande privée.

Oui, les vins de Jean-Baptiste Adam ne sont plus disponibles à la SAQ. Allez donc savoir pourquoi.

Le deuxième vin est fait du cépage auxerrois, dit aussi pinot auxerrois. Cépage typique de l'Alsace. L'Auxerrois Vieilles Vignes 2017 (34 $) est très beau, sec, d'une texture serrée, vif, minéral, assez riche et très long. Original et bien agréable à boire.

Le troisième est le Grand Cru Kaefferkopf Riesling 2015. Cru réputé et facilement vendu, ses producteurs n'avaient jamais cru nécessaire de demander de le classer en grand cru. Ils se sont ravisés il y a quelques années, sous l'insistance de M. Adam, et Kaefferkopf a été ajouté à la liste des 50 grands crus d'Alsace. Il est donc le 51e. Ce 2015 est un grand vin absolument délicieux aux fins aromes de pétrole. C'est gras, fruité, légèrement sucré (4 g/l), citron confit, floral, bonbon jaune, note de noix. Superbe et pour la longue garde. (64,10 $)

Letzenberg Pinot gris 2016 est peu aromatique, mais d'une belle bouche sucrée (33,4 g/l), ample, assez fin et très persistant. Letzenberg est un lieu dit. À 61,85 $ c'est très bon, original et cher.

Le dessert est un somptueux vin moelleux, le Vendanges Tardives, Pinot Gris 2015. Sucre (66 g/l) et acide en bel équilibre. C'est ample, gras, sucré et très persistant. (70,30 $ en commande privée auprès de l'agence IVSP).

Donc, des vins de grande qualité, à découvrir, plutôt cher, en commande privée, à mettre en cave et à apprécier sur plusieurs années.

Vin : meilleurs vendeurs en valeur au Québec

Voici la liste des vins les plus vendus en dollars au Québec pour les années 2017-2018 et 2018-2019, ainsi que leurs rangs pour chacune de ces années.

On remarque que certains de ces vins sont vendus en épicerie et quelques-uns sont au format d'un litre. Nous constatons aussi que certains vins blancs sont en progressions, tels que le Fumée Blanche et le Wallaroo blanc qui a dépassé le Wallaroo rouge.

Le Sauvignon blanc Kim Crawford de Nouvelle-Zélande occupe toujours la première place.

2017 2018    
1 1 Sauvignon blanc Kim Crawford 19,95$
3 2 Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano 26,95$
2 3 Bù Splendido vin blanc  (Épicerie) 15,50$
6 4 Smoky Bay vin rouge         (1 litre) (Épicerie) 13,20$
9 5 Sauvignon bl. Fumées Blanches Cotes de Gascogue 14,10$
7 6 Wallaroo Trail lot 313 blanc    (1 litre) (Épicerie) 13,40$
8 7 Veuve Clicquot Ponsardin Brut Champagne 71,25$
4 8 Wallaroo Trail Bin 212 rouge    (1 litre) (Épicerie) 13,40$
5 9 Red Revolution Vin Rouge       (1 litre)  (Épicerie) 13,25$
12 10 Brouilly Georges Duboeuf 18,75$
13 11 Ruffino Chianti 14,95$
15 12 Wallaroo Trail Bin 212 shiraz   (4 litres) (Épicerie) 45,75$
  13 Pinot Grigio Lumina Ruffino Delle Venezie i.g.t. 13,30$
20 14 Bourgogne Aligoté Albert Bichot 15,90$
17 15 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek  Australie 13,75$
14 16 Dogajolo Carpineto Toscana i.g.t. 15,95$
19 17 Apothic Red Californie 14,95$
21 18 Sauvignon blanc Oyster Bay Marlborough 19,05$
10 19 Chenin blanc Robertson Winery Robertson 9,60$
16 20 Merlot Grand Sud Vin de France   (1 litre) 11,75$
11 21 Le Pive Gris Sable de Carmague Rosé 15,60$
@vinquebec.com 

Il est à noter ici que les meilleurs vendeurs en dollars ne sont pas nécessairement les meilleurs vendeurs en quantité. Nous verrons prochainement qui sont les vins les plus vendus au Québec. En attendant, vous pouvez consulter la liste des meilleurs vendeurs en volume de l'année précédente.

Faibles hausses du dividende de la SAQ

La direction de la Société des alcools du Québec s'engage à hausser très légèrement le dividende qu'elle versera au gouvernement au cours des prochaines années.

D'après ce qui a été dévoilé ce matin par la présidente de la SAQ, Catherine Dagenais, devant les députés membres de la Commission des finances publiques de l'Assemblée nationale, le montant que la société d'État s'engage à donner au gouvernement sera de 1 milliard 161 millions de dollars pour la prochaine année et de 1 milliard 180 millions $ pour l'année suivante.

L'an dernier, la SAQ a remis 1 milliard 113 millions au Trésor public. On est ainsi loin des fortes hausses successives des années précédentes.

En 2010, le dividende était de 867 millions $; en 2005 c'était 545 millions $.

D'autre part, il a aussi été question de la promesse électorale de la CAQ de libéraliser le commerce du vin au Québec. Le ministre des Finances de la CAQ maintenant au pouvoir a répété qu'il n'en était pas question pour le moment.

Éric Girard dit que ses priorités sont l'éducation et l'investissement des entreprises. Le ministre a aussi affirmé que la dernière étude sur le sujet, celle de Price Waterhouse Coopers (PwC), ne le satisfaisait pas du tout et n'est vraiment pas concluante, selon lui. Le ministre a ajouté qu'il n'en était qu'au début de sa réflexion sur le sujet et encore à l'étape de «cadrer le processus de discussion de l'avenir de la SAQ.» Il a laissé entendre qu'il ne laissera surement pas ce dossier à une firme extérieure au gouvernement.

Il est évident que le nouveau gouvernement a d'autres chats à fouetter en ce début de mandat.

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Au sujet de cette étude de PwC, voir Une étrange étude sur l'amélioration du modèle d'Affaires de la SAQ.

La SAQ pousse les spiritueux

La Société des alcools du Québec fait de plus en plus d'argent avec les spiritueux.

Lorsque nous consultons les chiffres de la SAQ sur ses ventes, nous constatons que les ventes des spiritueux s'accroissent plus vite que celles des vins.

C'est ce que nous voyons en comparant les chiffres que vient de publier la société d'État pour son dernier trimestre comparés à ceux du même trimestre en 2013.

Ainsi, en 5 ans, les hausses de ventes en dollars des spiritueux se sont accrues de 18,1 %; alors que les hausses des ventes de vin n'ont été que de 4,6 %.

La SAQ augmente ainsi beaucoup plus vite ses revenus grâce à la vente d'alcool fort. Elle se vante même dans son dernier communiqué de presse d'avoir accru fortement les ventes de gins locaux. «Depuis le début de l’année, la catégorie des gins québécois a obtenu une croissance de 21 % de ses ventes en volume.»

Ventes dans les succursales de la SAQ
3e trimestre
  2013 2018  
Millions $
 Spiritueux  237  280 + 18,1 %
 Vins  789  826 + 4,6 %
 Millions de litres 
Spiritueux 8 8,8 + 10   %
Vins 40,6 43,7 +  7,6 %
Chiffres exprimés en millions de dollars et millions de litres.
Ne comprennent pas les vins vendus aux épiceries.

Les ventes en volume de spiritueux augmentent aussi plus vite que celles des vins; soit + 10 %, contre + 7,6 %.

La SAQ, tout comme les autres monopoles d'alcool au Canada, fait beaucoup plus d'argent avec un litre d'alcool fort qu'avec un litre de vin. «Le Canada impose déjà des taxes sur l'alcool parmi les plus élevées au monde et, dans le cas des spiritueux, vous payez 80% de taxes», révèle Jan Westcott, président et chef de la direction de Spirits Canada.

Est-ce une tendance lourde? Est-ce la volonté de la direction de la SAQ de nous faire boire plus d'alcool ?

Aujourd'hui, en première page de son site internet, la SAQ nous dit «Explorez plus de 800 recettes de coktails.» Elle nous propose dans les pages suivantes 855 recettes de cocktails avec de la vodka, du rhum, du gin, de la téquila et des ligueurs.

La société d'État vend aujourd'hui 2158 spiritueux différents; la plupart, à plus de 40 $. Chaque semaine, il y en a une trentaine de nouveaux. Elle fait aussi des soldes en ligne sur les spiritueux; des soldes de 15 à 25 %. Finalement, elle fait aussi de la promotion en envoyant des courriels à ses nombreux abonnés de sa carte Inspire.

Elle vise les jeunes
De plus, la société des alcools fait une intense promotion de spiritueux dans les réseaux sociaux, peu dans Tweeter, utilisé par les consommateurs matures; pas mal dans Facebook, mais surtout dans le réseau social qui est populaire auprès des jeunes : Instagram. Voir Instagram.com lasaq.

D'ailleurs, au cours des derniers mois, la grande majorité des publications de la SAQ dans Instagram est de la publicité sur les cocktails et les spiritueux: surtout de gin et de vodka. Elle y parle bien moins de vin!

Baisse des ventes de vin dans les succursales de la SAQ

Les ventes de vin en volume ont diminué fortement dans les succursales de la Société des alcools au cours du dernier trimestre.

Elles sont passées de 44,4 millions de litres à 43,7 millions de litres.

LA SAQ a ainsi vendu l'équivalent de 930 000 bouteilles de vin de moins au cours du dernier trimestre terminé le 5 janvier 2019, comparativement au même trimestre de l'année précédente.

Malgré cette baisse de vente en volume, la SAQ a tout de même accru ses ventes en argent à ce chapitre de 13 millions de dollars à 724,6 millions $.

Pendant ce temps, les ventes de vin en épicerie se sont accrues de 300 000 litres (390 000 bouteilles) passant de 13,7 millions de litres à 14 millions de litres.

Ceci s'explique peut-être, du moins en partie, par les 6 journée de grève dans les succursales de la SAQ.

La SAQ a vendu pour 277 millions de dollars de vin aux épiceries. Des vins qui lui ont couté 142 millions de dollars. Donc un bénéfice net de 135 millions de dollars pour cette seule opération.

Pendant ce temps, les succursales de la SAQ ont vendu plus de spiritueux; soit 300 000 litres de plus.

En dollars, la hausse des revenus s'est surtout fait grâce aux spiritueux qui ont rapporté 15 millions de dollars de plus.

Les spiritueux représentent maintenant 13 % des ventes en volume, mais 25 % des ventes en argent.

Les succursales de la SAQ ont aussi vendu 100 000 litres de panachés de plus à 1,8 million de litres.

Même si la SAQ a moins vendu en volume total (moins 200 000 litres), le panier moyen d'achats en succursales a augmenté de 3 $ de 51,93 $ à 54,97 $.

Le prix de vente moyen d'un litre d'alcool est passé en un an de 19,88 $ à 20,56 $.

Malgré les 6 jours de grève perlée, la SAQ a dépensé 3 millions de plus en salaire au cours de ces trois mois. Ceci est peut-être dû au temps supplémentaire payé aux cadres et aux employés. (Une hausse de 2,6 %.)

Dans l'ensemble, la SAQ a tout de même accru son bénéfice de 2,9 %, cela surtout à cause des ventes des spiritueux et des ventes aux épiceries et cela malgré une baisse des ventes totales en volume de 200 000 litres d'alcool.

Ce sont des chiffres tirés du dernier rapport trimestriel de la SAQ publié ce matin.

La direction de la société d'État des alcools se dit satisfaite des résultats financiers du troisième trimestre. «Grâce à la croissance de ses ventes et à l’impact de l’optimisation de ses activités, la SAQ est confiante (sic) d’atteindre un résultat net légérement (sic) supérieur aux objectifs.»

 

Troisième trimestre SAQ (clos le 5 janvier 2019)
En résumé :
930 000 bouteilles de vin de moins vendus en succursales;
390 000 de plus en épiceries;

300 000 litres de spiritueux de plus en succursales;
Spiritueux 13 % de volume, 25 % des revenus;

Prix moyen du litre d'alcool passe de 19,88 $ à 20,56 $;

3 millions $ de plus en salaire malgré 6 jours de grève;

Hausse du bénéfice de 2,9 %.

 

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,22 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin achetée à la Société des alcools du Québec est de 15,22 $.

C'est le prix moyen calculé pour les deux premiers trimestres de l'année fiscale 2018-2019.

C'est une augmentation de 0,09 $ la bouteille par rapport à l'année précédente.

Pour l'année 2017-2018, le prix moyen de la bouteille vendue à la SAQ était de 15,13 $.

Au cours de cette année 2017-2018, la direction de la SAQ avait haussé son offre de vin à «petits prix» et réduit les prix de plusieurs de ses vins qui avaient atteint l'année précédente (2016-2017) un prix moyen de 15,78 $.

Cette baisse de prix sur environ 2000 produits les plus vendus avait donc entrainé une baisse moyenne de 0,65 $ du prix moyen de la bouteille.

En 2015-2016, le prix moyen était de 15,81 $. Ce qui était probablement le prix moyen annuel le plus élevé.

En 2014-2015, le prix moyen était de 15,45 $. Mais alors la taxe d'accise était de 0,84 $ au lieu de 1,05 $ depuis.

Prix moyen d'une bouteille de vin
à la SAQ
2018 (26 semaines) 15,22 $
2017-2018 15,13 $
2016-2017 15,78 $
2015-2016 15,81 $
2014-2015 15,45 $
@vinquebec.com  

Ces chiffres sont calculés à partir des chiffres des rapports annuels de la société d'État. Ils comprennent les vins vendus aux restaurateurs et en commandes privées, mais pas ceux vendus dans les épiceries.

Voici comment nous avons calculé ce prix moyen de 2017-2018 en nous basant sur des chiffres du rapport annuel de la SAQ.

Vente de vin totale en millions de litres 173,1
                      moins ventes grossistes 41,2
                  Vente de vin en litres SAQ 131,8

Vente de vin totale en dollars 2387,9 millions $
    moins ventes aux grossistes 342,7
           Vente de vin à la SAQ 2045,2 millions $

2045,2 millions $ divisé par 131,8 millions litres = 15,517 $/l
Donc prix par bouteilles de vin vendues à la SAQ = 11,64 $ avant taxes.
11,64 $ + taxe spécifique 1,05 $ et taxe d'accise 0,47 $ = 13,16 X TPS (5 %) et TVQ (9,975 %) = 15,13 $.

 

Du vin d'une autre province, pas demain la veille

 

Extrait du budget du Canada
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

La semaine dernière, je vous ai parlé de ce paragraphe énigmatique du discours du budget déposé par le ministre canadien des Finances le 19 mars dernier. Le gouvernement fédéral y dit qu'il veut éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l'alcool.

Est-ce à dire que nous pouvons faire venir du vin des autres provinces?
Après plusieurs courriels et des réponses vagues du ministère fédéral des Finances, j'ai finalement reçu une réponse claire en fin d'après-midi.

C’est donc dire qu’il en reviendra à chaque province et territoire de déterminer si les individus, bars, et restaurants pourront acheter directement des producteurs.
(Relations avec les médias, ministère des Finances Canada)

Donc, nous tournons en rond ici. Le fédéral veut bien faciliter le commerce intérieur, mais si les provinces ne veulent pas, il sera seul à danser.

Assouplissement du commerce du vin entre les provinces

Le gouvernement fédéral veut faciliter le commerce du vin d'une province à l'autre au pays. Dans son dernier budget déposé cette semaine, le gouvernement fédéral écrit vouloir «Éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l’alcool.»

Et il ajoute que pour ce faire «le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale.»

Extrait du budget fédéral
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

Cependant, dans la dernière phrase, le texte du budget dit aussi que «Les provinces et les territoires continueraient de règlementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.»

Qu'est ce que le gouvernement fédéral a voulu dire par cela? C'est un peu ambigu!

La loi fédérale a été modifiée en 2012 afin de permettre le transport de vin d'une province à l'autre. Toutefois, le fédéral avait laissé aux provinces la possibilité d'imposer des limites. (Loi sur l’importation des boissons enivrantes)

Les provinces ne se sont pas gêné d'imposer des limites qui empêchent de fait de faire venir du vin d'une autre province. La porte se refermait donc aussitôt.

Le président de l'Association des vignerons du Canada dit approuvé grandement ces intentions du gouvernement fédéral. Dans un communiqué, M. Dan Paszkowski, dit que « si un vin n'est pas disponible dans sa province que les consommateurs du Canada devraient pouvoir le faire venir de n'importe quel des 700 domaines viticoles au pays comme ça se fait presque partout dans le monde.

Le gouvernement fédéral est-il maintenant plus sérieux et veut-il vraiment assurer plus de liberté de commerce aux vignerons et aux consommateurs canadiens? Les provinces vont-elles encore limiter ce droit? Nous verrons.

Taxe élevée égale vin de piètre qualité

Les prix élevés n’encouragent pas la consommation de vin de qualité, mais plutôt la consommation de vin de piètre qualité.

C’est ce qui se produit dans les pays qui taxent fortement le vin.

C’est le cas du Canada, du Québec et de l’Irlande.

Au sujet de ce dernier pays, la meilleure sommelière d’Irlande Julie Dupouy dit que «Si en France un vin premier prix se vend 2 à 3 euros, l’entrée de gamme est de 7 à 8 € en Irlande. À cause d’importantes taxes à l’importation, les gens dépensent ces sommes pour des produits qui ne sont pas de grande qualité».  Elle affirme donc que «taxer les vins ne joue pas sur la quantité de vin consommé, mais sur sa qualité». (Magazine en ligne Vitisphère, 18 mars 2019).

Julie Dupouy ajoute que l’Irlande est déjà, de loin, le pays européen taxant le plus les vins.
Sur un prix de vente de 9 euros pour une bouteille de vin tranquille en Irlande est constitué à 54 % de taxe et droits d’accise.

C’est en gros, la même chose au Québec. Une bouteille de vin vendu 15 $ est taxée 3,47 $ et la SAQ ajoute une majoration de 6,17 $, dont une bonne partie est ce que l’on appelle la taxe théorique exigée par le gouvernement qui est cette année d’un peu plus d’un milliard de dollars.

Ce qui fait que le vin est très cher ici au Québec.

C’est ce qui explique probablement en bonne partie pourquoi les vins les plus populaires sont des vins de basse qualité.

Alors que l’entrée de gamme en France est de l’ordre de 3 à 5 $, il est de 10 à 12 $ au Québec.

La plupart des consommateurs d’ici ne peuvent donc se payer que ces vins industriels sans grande qualité.

Ainsi, les vins les plus populaires sont des produits importés en vrac et vendus dans les épiceries tels que les Smoky Bay, Wallaroo Trail rouge et blanc et le Red Revolution.

Il nous faut donc un budget conséquent et une bourse bien garnie pour nous payer de bons vins qui sont souvent à plus de 20 $.

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Marketing d’influence et transparence

Vous mentionnez un vin, publiez une photo ou une vidéo d'un vin que vous avez reçu d'un commerçant dans votre blogue ou dans les réseaux sociaux, vous devez indiquer clairement que vous avez reçu ce vin du commerçant.

Si vous être payés pour le faire ou récompensé, vous devez aussi l'indiquer clairement.

Les modes de communications ont beaucoup changé ces dernières années. Avec l'arrivée des nouveaux médias ou de ce qu'on appelle maintenant les réseaux sociaux, les canaux de communications dirigés vers le grand public se sont transformés.

La télévision, la radio et les journaux ne sont plus les seuls à communiquer avec le public. Il y a maintenant les sites internet, les blogues et tous les nouveaux outils formant les réseaux sociaux; soit Facebook, Twitter, YouTube et Instagram pour ne nommer que les plus populaires.

Les nouveaux médias
Une grande partie de l'information circule maintenant via ces réseaux, ces nouveaux outils.

Il y en est de même pour la publicité. Les grandes et petites entreprises préfèrent maintenant faire passer leurs messages; faire connaitre et vendre leurs produits par ces nouveaux canaux.

En délaissant la télé, les journaux et la radio trop remplis de messages publicitaires et en nous alimentant dans internet, nous pensions nous évader, nous éloigner de cette multitude de commerciaux.

Mais non, ils nous y rejoignent, mais souvent sous un mode déguisé.

Le public d'aujourd'hui fait moins confiance aux grands médias, mais plus à son entourage pour s'informer sur la qualité des produits de consommation.

Les jeunes ne regardent plus la télévision, alors pour les rejoindre les marketeurs passent par internet.

Échantillon reçu

[Échantillon reçu]
Cette mention
[Échantillon reçu] associée à un commentaire de vin indique que ce vin a été reçu d'un producteur ou d'une agence le représentant ou de tout autre marchand de vin. Ceci s'applique aussi au cidre, aux livres et à la bière ou à tout autre produit reçus que nous commentons.

Nous indiquons cette information afin d'être totalement transparents et crédibles et afin de respecter l'esprit et le texte des lois canadiennes (et celle de plusieurs pays) concernant les divulgations, les conflits d'intérêts,  le marketing d'influence et les liens entre communicateurs et commerçants.

Ces échantillons nous sont envoyés par des producteurs ou leurs représentants dans l'espoir que nous en parlions dans notre site internet ou sous nos plateformes Facebook, Twitter ou autres.

Pour plus de détails sur ces nouvelles normes de transparence, voir le texte Marketing d'influence et transparence.

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