Éditorial

Non à la marijuana à la SAQ

Certains proposent que l'on confie la vente de la marijuana à la Société des alcools du Québec.
Pourquoi?
Parce que la SAQ est une société d'État;
Parce que cela rapporterait plus d'argent au gouvernement;
Parce que c'est un organisme de confiance;
Parce que ses employés sont habitués à «carter» les jeunes.

La SAQ n'a-t-elle pas déjà assez de problèmes sans lui mettre le pot dans les pattes?

La SAQ a déjà assez de difficulté à distribuer correctement et à vendre le vin. Elle doit se concentrer sur la vente de vin, sur l'amélioration de son efficience, sur la diversification de ses produits et sur la satisfaction de toutes ses clientèles.

Les ventes de vin progressent très lentement en volume depuis deux ans. La direction de la SAQ a trop augmenté ses prix et mal réparti son offre. Elle est en train de tenter de corriger cela. Laissons-la faire.

Je vois mal des stands de dégustation de pot à la SAQ. Est-ce que les employés vont déguster le pot pour nous conseiller. Quels sont les conseils de consommation que pourront donner les employés de la SAQ aux consommateurs de pot?

On devrait aussi demander l'avis des clients actuels de la SAQ avant de faire un tel virage végétal.

Les commerces les plus habilités à vendre de la marijuana seraient plutôt les pharmacies.

Laissons la SAQ se concentrer sur l'amélioration de son service, de son efficacité à vendre du vin, à compléter son virage de vente en ligne; au lieu de la disperser dans un nouveau secteur totalement inconnu.

Ne mettons pas ce mégot brulant de pot entre les mains de la SAQ!

Le fuckaillage de Gaétan Frigon

Presque chaque fois que l'on parle dans les médias de la libéralisation de la Société des alcools du Québec, le journal La Presse publie un texte de l'ancien président controversé de la SAQ, Gaétan Frigon.
 
En novembre dernier, M. Frigon demandait à tous de laisser la SAQ tranquille pendant 5 ans. «Pourquoi alors ne pas proposer un moratoire de cinq ans sur toutes ces propositions automnales de privatiser la SAQ ?»

Cette fois-ci, M. Frigon nous dit que le privé est meilleur «dans tout, sauf dans le vin».
C'est gros et étonnant! C'est nier tout ce qui se fait dans presque tous les autres pays du monde où c'est le privé qui vend le vin. Il dit que «quand le privé a eu le droit de vendre de l'alcool, il a toujours "fuckaillé" ça.»

Il faudrait voir si les grands commerçants de vin du monde ont fuckaillé ça! Qu'en pensent messieurs Antinori, Guigal, Perrin, Rothschild, Torrès, Drouhin, Hugel, Magrez, Moueix, Castel, Arnault et Pinault.

En quoi un employé de l'État au Québec serait-il meilleur pour vendre du vin qu'un autre citoyen?

La SAQ bouge

La direction de la SAQ avait insatisfait les consommateurs par sa politique de prix élevé du vin.
Les critiques étaient nombreuses et continuelles.

Le gouvernement était aussi insatisfait de la performance de la SAQ et entendait bien les critiques du public.

Le ministre des Finances Carlos Leitao a dit et répété que le gouvernement allait revoir le modèle d'affaires de la SAQ. Le message est clair : améliorer votre fonctionnement sinon nous, le gouvernement, allons nous en occuper. Autrement dit : agissez, sinon nous allons agir.

La direction de la société d'État semble avoir compris le message qui est en fait un ordre. Elle a commencé à réduire ses dépenses et à améliorer son efficacité pour répondre aux attentes du gouvernement. Elle a ajouté de nouveaux vins à petit prix à son répertoire. Elle réduit aussi ses prix des vins les plus populaires pour satisfaire les consommateurs et tenter de réduire les critiques.

Dans tout business, il en faut pour tous les goûts, pour tous les prix. C'est la même chose dans le commerce du vin comme dans le domaine de l'automobile et du logement. Il faut des produits de tous les prix pour toutes les bourses.

La SAQ, en monopole, avait considérablement réduit son offre de vin à moins de 15 $, pour les remplacer par des vins plus chers; pensant ainsi faire beaucoup plus d'argent plus facilement.

Toutefois, des consommateurs sont de plus en plus bien informés. Certains médias font bien leur travail. Ce n'est pas parce que c'est plus cher que c'est nécessairement meilleur.

La direction de la SAQ s'est attiré ainsi les critiques du public et du gouvernement. Elle se devait d'agir. C'est ce qu'elle fait ces jours-ci en réduisant de 90 cents le prix de 1600 de ses 8000 vins.

Et elle dit qu'elle va continuer afin d'arriver au même niveau de prix que paient nos voisins de l'Ontario. Un vin acheté 5 $ nous est revendu 15 $. Il y a encore de la marge.

Les temps changent. Le vin était un produit de luxe au Québec, on acceptait donc qu'il soit surtaxé. Aujourd'hui, le vin est un produit de consommation courant, on accepte maintenant moins bien de le payer si cher.

RÉFORME DU MARCHÉ DU VIN AU QUÉBEC (2017)

En mars 2015, nous avons proposé dans ce site une réforme du commerce du vin au Québec. En 2014, nous avions aussi prévu que le plan se réaliserait en 2017.

En juin 2016, ce projet de réforme a été mis à jour. Deux des améliorations proposées ont été acceptées par le gouvernement du Québec et sont mises en place ces jours-ci. C'est la vente du vin québécois en épicerie et la levée de l'interdiction du nom des cépages sur les vins en épicerie. Ceci constitue la première phase du plan Action Vin.

Il reste encore du travail à faire pour améliorer le commerce du vin au Québec qui est sclérosé, parce qu'encadré de manière très bureaucratique par des règles désuètes.

Les ventes de vin connaissent une croissance anémique en volume depuis quatre ans au Québec. Le monopole peine à atteindre les cibles de revenu fixées par le ministre des Finances à tel point que le gouvernement a dû hausser à plusieurs reprises la taxe spécifique sur le vin.

De plus, la direction de la SAQ a été fortement critiquée pour son inefficacité par la Vérificatrice générale du Québec. Elle lui a reproché de ne pas chercher à obtenir les meilleurs prix possible. Le président de la société d'État a présenté un plan de redressement aux députés, mais c'est très limité.

Que faut-il donc faire pour relancer la vente de vin au Québec et augmenter les revenus de l'État provenant de la vente de ces vins?

Il n'est pas question de privatiser la SAQ. Elle a encore un rôle à jouer. Il faut toutefois décoincer le système actuel et le rendre plus efficace.

Les dirigeants de la SAQ sont coincés entre leur rôle de collecteur de fonds pour l'État et celui de vendre du vin. Ce qui est à l'origine de bien des égarements dans leur système d'achats et de fixation des prix.

1. Il faut tout d'abord transformer le dividende de 1 milliard de la SAQ en taxe.
Ceci assurera plus de transparence et permettra aux gens de la société d'État de se consacrer à la vente de vin et non à la collecte de fonds pour le gouvernement. Cette taxe serait un pourcentage ajouté au prix de vente de détail des vins.

Partout dans le monde, la majorité des gens achète leurs bouteilles de vin en faisant l'épicerie. Au Québec, c'est presque impossible, puisque les épiciers sont restreints aux vins de basse qualité. Ils ne peuvent acheter que des vins importés en vrac. Malgré cela, les ventes de vin en volume augmentent plus vite dans les épiceries que dans les succursales de la SAQ. Maintenant qu'on a réglé en partie la question des vins québécois et de l'étiquetage en épicerie, il faut améliorer la vente de vin dans ces épiceries et dépanneurs.

2. Il faut donc permettre aux épiciers de s'approvisionner auprès de la SAQ et du secteur des sélections privées.
Ceci donnerait un meilleur choix aux consommateurs et aux producteurs dans un ensemble de 8000 points de vente. Cela devrait entrainer une augmentation des ventes et ainsi des revenus de l'État.

Le secteur des sélections privées (le mal nommé importation privée) aurait atteint 150 millions de dollars en 2016. Sa croissance est pourtant bloquée par des limites bureaucratiques. Ils ne peuvent vendre qu'à la caisse. Ils disent pourtant avoir des milliers de vins à vendre. Les représentants de ces 400 sélectionneurs disent même avoir plus de choix à offrir que la SAQ.

3. Il faut permettre la vente à l'unité aux centaines de sélectionneurs privés.

Grâce à ces mesures, le commerce du vin au Québec pourrait ainsi devenir aussi efficace que celui de la bière artisanale.

Ceci donnerait plus de liberté et de choix aux consommateurs ainsi qu'aux marchands; en plus d'augmenter les ventes en volume et d'accroitre par conséquent les revenus de l'État.

La SAQ continuerait à vendre des vins dans ses magasins ainsi que dans les épiceries et dépanneurs. Elle développerait de plus une expertise de grossiste. Elle conserverait le monopole des spiritueux.

Voilà donc les grandes lignes d'un projet de réforme du marché du vin au Québec. Action vin permettra de donner plus de liberté de choix aux consommateurs; plus de liberté de commerce aux commerçants; d'accroitre les points de vente et d'augmenter régulièrement les revenus du gouvernement.

SAQ : Changer le dividende en taxe

On reproche bien des choses à notre monopole du vin.
Beaucoup des actions qu'on lui reproche et plusieurs des mauvais coups qu'elle a faits sont dus au mode de calcul de son dividende.
 
Ce dividende c'est le montant exigé au début de l'année par le gouvernement; c'est le milliard de dollars.
 
Les mauvais coups, les scandales de l'Uruguay, de l'Euro, les hausses répétées de prix, la perte d'un grand nombre de vins à petits prix, la perte de confiance de nombreux consommateurs, la stagnation des ventes de vin en volume, la majoration dégressive, la non-recherche du plus bas prix sont dus au carcan dans laquelle la société d'État est placée.
 
Elle doit faire toutes sortes de combines pour arriver au milliard de dollars exigé.
 
Est-ce qu'il n'y a pas une autre manière d'obtenir ce milliard?
 
Le gouvernement reçoit plus de 2 milliards de dollars de la vente de carburant et plus d'un milliard de la vente des cigarettes. Ça se fait sous forme de taxes. C'est 19 cents le litre d'essence. (caaquebec.com); de 30 $ la cartouche de cigarettes. (nsra-adnf.ca)
 
On devrait faire la même chose avec le vin et les spiritueux.
C'est déjà le cas pour la bière avec une taxe de 0,63 $ le litre.
Pour le vin, il y a même déjà une taxe spécifique de 1,40 $ le litre.
 
Il s'agirait alors de remplacer le dividende recherché par une taxe; soit une taxe au volume vendu; soit une taxe en pourcentage du prix de détail; soit un mélange des deux.
 
Je suggère la deuxième qui est plus juste pour tout le monde. Une taxe en pourcentage: si on achète plus, on paie plus de taxe.
 
Le consommateur paierait la taxe en fonction de ses achats; le gouvernement recevrait plus si les ventes augmentent en volume ou en valeur.
 
Ce serait ainsi plus transparent; ça enlèverait un fardeau énorme à la SAQ qui pourrait se consacrer à sa mission de distribuer du vin et des spiritueux. Les gens de la SAQ ne seraient plus des collecteurs de fonds, mais des distributeurs de boissons. Ce qu'ils savent mieux faire d'ailleurs.

Éduc'alcool s'attaque aux concurrents de la SAQ

Educ'alcool, organisme financé par la vente de vin et de spiritueux à la SAQ se plaint du faible prix de la bière dans les épiceries.
 
L'organisme dénonce ce qu'il appelle le contournement du prix plancher de la bière par certaines épiceries comme IGA qui offre des promotions en donnant des rabais d'essence lors d'achats de bières. 
 
«La loi est contournée en toute impunité», dit le directeur général d'Educ' alcool, Hubert Sacy, cité dans un article d'Amélie Daoust-Boisvert dans Le Devoir
 
Toutefois, c'est tout à fait légal selon la Régie des alcools «le rabais n'est pas appliqué directement sur la bière. Le prix plancher est donc respecté», écrit Le Devoir.
 
Éduc'alcool est formé principalement de dirigeants de la SAQ et de personnes en relations d'affaires avec la SAQ. Elle reçoit son financement de la SAQ en fonction de sommes prélevées sur la vente de vin et de spiritueux. Sa trésorière est la vice-présidente aux communications de la SAQ. Ses membres sont la SAQ, l'association des distillateurs, celles des vignerons, des cidriculteurs ainsi qu'une agence de représentants en vin. C'est donc tissé serré entre Éduc'alcool et la SAQ.
 
Dans l'article de Mme Daoust-Boisvert, monsieur Sacy se porte encore à la défense de la SAQ. «Plutôt que de se demander comment baisser les prix et privatiser, le gouvernement devrait se pencher sur la consommation excessive», s'indigne M. Sacy.
 
L'article cite aussi l'Institut national de la santé publique «quand les prix augmentent, la consommation et les problèmes qui y sont associés diminuent.»
 
Donc, aux yeux de ces gens il faut hausser le prix de la bière et autres alcools pour limiter l'alcoolisme. On doit donc punir tous les consommateurs pour quelques-uns qui abusent.
 
Doit-on faire la même chose avec la nourriture. Comme le fait remarquer judicieusement un lecteur du Devoir, Maxime Parisotto qui écrit «La nourriture est responsable de l'obésité. On va augmenter le prix de la nourriture pour que les gens mangent moins? (...) L'article mélange les considérations de santé publique et de morale.»
 
Dans la même veine, doit-on aussi augmenter le prix des médicaments et des services de santé pour contrer ceux qui en abusent?
 
En effet, punir tout le monde pour essayer d'empêcher certains d'abuser n'est ce pas un moyen trop simpliste et drastique? L'éducation serait peut-être plus appropriée ici. 
 
À vouloir absolument faire le bien de certains, doit-on faire mal à tous?
 
Educ'alcool se plaint du prix de la bière qui rappelons-le est vendu hors SAQ, mais Éduc'alcool ne se plaint pas des promos de la SAQ, des effets de la carte de fidélité, des prix inférieurs des spiritueux au Québec par rapport au reste du Canada. Elle pourrait demander à la SAQ de hausser les prix des spiritueux afin de réduire ceux des vins. Car avec quoi se soule-t-on, avec les Forts de Latour ou bien avec le fort?
 
  En passant, la SAQ donnera un rabais de 10 % sur tout achat de 100 $ et plus jeudi, vendredi et samedi et (30 juin, 1 et 2 juillet).
Santé!

 

 

RÉFORME DU MARCHÉ DU VIN AU QUÉBEC (2016)

En mars 2015, nous avons proposé dans ce site une réforme du commerce du vin au Québec. En 2014, nous avions aussi prévu que le plan se réaliserait en 2017.

Deux des améliorations proposées ont été acceptées par le gouvernement du Québec et seront mises en place probablement à l'automne. C'est la vente du vin québécois en épicerie et la levée de l'interdiction du nom des cépages sur les vins en épicerie. Ceci constitue la première phase du plan Action Vin.

Il reste encore du travail à faire pour améliorer le commerce du vin au Québec qui est sclérosé, parce qu'encadrer de manière très bureaucratique par des règles désuètes.

Les ventes de vin connaissent une croissance anémique en volume depuis trois ans. Le monopole peine à atteindre les cibles de revenu fixées par le ministre des Finances à tel point que le gouvernement a dû hausser à deux reprises la taxe spécifique sur le vin.

Rappelons les objectifs de la réforme proposée: relancer la vente de vin au Québec et augmenter les revenus de l'État provenant de la vente de ces vins.

Il ne sera pas question de privatiser la SAQ, mais plutôt de libéraliser le commerce du vin.

Il s'agit d'un ensemble de réformes qui peuvent être faites successivement.

La première phase étant faite, passons maintenant à la phase deux.

Maintenant qu'on a réglé en partie la question des vins québécois et de l'étiquetage en épicerie, il faut améliorer la vente de vin dans le système dit d'importation privé. Sa principale limite est une obligation imposée de vente à la caisse. Ce qui fait qu'il peine à rejoindre les consommateurs et se trouve limité aux restaurateurs. Ce système a bien progressé, mais il a atteint son point de saturation.

Le porte-parole d'Éduc'alcool se porte à la défense de la SAQ

Éduc'alcool se porte à la défense de la SAQ attaquée par un rapport dévastateur de la Vérificatrice générale du Québec.

Dans une lettre du lecteur publiée dans le site internet du journal Metro, sous le titre «La SAQ et la recherche du plus bas prix possible», M. Hubert Sacy dit qu'un des mandats de la SAQ vise «l'établissement de prix qui ne soient pas trop bas pour éviter les problèmes de consommation excessive.» Et il ajoute que «la SAQ a d'abord le mandat de nous protéger

Sommes-nous des arriérés alcooliques en puissance. Sommes-nous plus incontrôlables que les Français, Espagnols et Italiens qui ont accès à des prix beaucoup plus bas pour leurs vins?

Le vin est dangereux selon M Sacy qui ne fait pas de différence entre le fruit de la vigne et les spiritueux.

Pourtant, il y a bien plus dangereux : les armes à feu et les médicaments. Pourtant l'État ne vend pas ces produits. L'État peut réglementer la vente de produits dangereux sans avoir à les vendre lui-même.

Est-ce que le porte-parole d'Éduc' alcool ne devrait-il pas se tenir à un bras de la SAQ au lieu d'être son bras droit?

Qui finance Éduc'alcool, qui paie le salaire de M.Sacy?

Le dernier rapport de la Vérificatrice générale nous dit que la SAQ finance Éduc'alcool mais ne veut pas en révéler le montant! «Pour la SAQ ces frais sont confidentiels», écrit la Vérificatrice générale.(*) Qu'elle est ainsi la crédibilité de cet organisme financé par le vendeur d'alcool?

De plus, la trésorière d'Éduc'alcool est la vice-président aux communications de la SAQ et le conseil d'administration est composé essentiellement de dirigeants de la SAQ et d'organismes en relations d'affaires avec la SAQ.

  Le dernier paragraphe a été ajouté le 7 janvier.

(*) Pourtant, le rapport annuel 2015-2016 de la SAQ dit que la SAQ a «versé une somme de 3,2 millions de dollars à Éduc’alcool au cours de la dernière année»

Le vin québécois pas tout à fait québécois

Des députés du Québec ont entrepris hier l'étude du projet de loi 88 qui permettra de vendre du vin québécois dans les épiceries.

Ils ont commencé à écouter les demandes des gens du milieu en commission parlementaire.

Trois points ont retenu mon attention lors de cette journée d'audience.

Cépages
Premièrement, disons que tous se sont entendus hier pour lever l'interdiction d'indiquer le ou les cépages sur l'étiquette. Les vignerons, la SAQ comme les embouteilleurs demandent plus de transparence au nom des consommateurs.

Qu'est-ce qu’un vin québécois
Le projet de loi vise à permettre la vente de vin québécois dans les 8000 épiceries et dépanneurs de la province.

Mais qu'est-ce que du vin québécois? Il faut définir ce qu'est du vin québécois, car actuellement les vignerons ont le droit de mettre du vin de l'extérieur de la province dans leurs vins. Les représentants de l'association des vignerons du Québec demandent qu'on permette de mettre jusqu'à 15 % de vin étranger dans les vins qui seront vendus en épicerie.

L'Association des embouteilleurs demande par contre que le vin québécois soit fait à 100 % de raisin québécois comme serait fait le vin chilien qui est 100 % chilien, disent-ils. Je me demande toutefois s'ils peuvent garantir que le vin en vrac qu'ils importent de Californie ne contient pas lui un peu de vin chilien.

La SAQ vend même du vin québécois qui à ma connaissance ne contient pas ou peu de raisins québécois.(Voir ici)

Que diriez-vous d'acheter un cassot de bleuets du Lac-Saint-Jean qui contiendrait 15 % de bleuets du Chili?

Comment par la suite vendre notre vin dit québécois en Angleterre en disant qu'il peut contenir du vin de l'Ontario ou du Chili?

Alors, si le vin fabriqué au Québec contient aussi du vin de l'Ontario, ne devrait-on pas l'appeler vin du Canada? S'il contient du vin californien; alors ce sera du vin d'Amérique et s'il contient du raisin du Chili; ce sera un vin des Amériques.

Est-ce que le sirop d'érable du Québec contient du sirop du Vermont? Est-ce que le vin de Bourgogne contient du vin de Bordeaux? Non, alors le vin québécois doit être fait à 100 % de raisins québécois, sinon, c'est du vin canadien ou du vin sans mention de provenance.

Le transport du vin
Là c'est lourd. Les représentants des embouteilleurs ont demandé que le vin québécois soit uniquement transporté par des camions de la SAQ. Alors, imaginez un épicier de Magog qui veut se faire livrer du vin du vignoble Le Cep d'Argent à 5 kilomètres de là. Un camion de la SAQ devra partir de Montréal et faire 120 kilomètres pour transporter le vin sur 5 kilomètres! N'est-ce pas ridicule? On a peur que le vin soit trafiqué, dit-on. Alors comment se fait la livraison des confitures, des litres de lait, de l'huile d'olive et autres? Pourquoi alors ne pas confier ce travail aux camions blindés de Garda? On voudrait mettre des bâtons dans les roues?

Le projet de loi sera encore à l'étude la semaine prochaine. Durant deux jours, on entendra d'autres représentants de commerçants (cidrerie, brasseurs, dépanneurs et épiciers) ainsi que deux organismes de santé, mais aucun représentant de consommateurs!

Voir aussi
La SAQ ne s'oppose pas à la vente de vin québécois en épicerie
Les vignerons du Québec veulent continuer à vendre à la SAQ
Le vin québécois doit être 100 % québécois

Éduc'alcool ou Moral'alcool

La vertu cardinale de la modération !
Est-ce que l'organisme Éduc'alcool est en train de se transformer en Moral'alcool?

Ses campagnes publicitaires destinées à nous inciter à ne pas dépasser les 3 verres par jour deviennent répétitives et lancinantes. On nous demande maintenant de ne plus ajouter du vin dans les verres de nos convives. Est-ce que l'on frise l'infantilisme?

C'est ce que signale François Cardinal, chroniqueur au journal La Presse qui dans un texte intitulé «La modération a bien meilleur goût» se demande si Éduc'alcool ne devrait pas elle aussi usée de modération dans ses messages. «On n’est plus dans le message d’intérêt public, on est dans le sermon puritain. On n’informe plus, on prescrit des comportements. On ne recommande plus, on fixe de nouvelles normes sociales pour nos habitudes à la maison, entre quatre murs, entre adultes consentants.»

François Cardinal ajoute «En fait, on semble avoir éliminé tellement de comportements à risque qu’il faut maintenant en inventer.»

Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool répond le jour même dans son site internet par un texte intitulé «La rigueur a aussi meilleur goût». M. Sacy dit ceci «ce n’est pas "pour réduire les niveaux de consommation à faible risque" que nous faisons cette campagne, comme il nous le fait dire. C’est pour contribuer à réduire le nombre d’occasions où près de 40% des Québécois dépassent les limites recommandées.» M. Sacy s'attaque plus au messager qu'au message, c'est dommage!

Le responsable d'Éduc'alcool s'explique aussi à une émission locale montréalaise de la radio de Radio-Canada en disant qu'il ne fait pas de morale.

Nous pouvons tout de même nous poser la question: est-ce qu'Éduc'alcool ne va pas trop loin dans les messages répétitifs, dans ses tentatives de gérer nos comportements? Est-ce qu'Éduc'alcool ne devrait pas plutôt nous éduquer au lieu de tenter de nous conditionner.

Marteler le même message finit par lasser. Si Éduc'alcool quittait le fond du verre pour élever un peu son propos et retourner à l'information sur l'alcool.

Trois verres, oui nous avons compris, passons à autre chose monsieur Sacy.
Un peu d'humour : et si c'était trois litres comme le rapporte Mathieu Turbide dans ce texte concernant cet Espagnol mort à 107 après avoir consommé trois litres de vin par jour toute sa vie. Bon, il y a des exceptions dans tout!

Finalement, nous devons nous demander si seule la quantité ingurgitée compte. Est-ce que la qualité du vin consommé n'a pas aussi un certain effet sur notre santé?

On a peut-être atteint le fond du verre. Il faudrait alors changer le discours. Si l'on remplaçait «modération» par «information»?

L'information a bien meilleur goût !

Ramassez la SAQ, ils ont perdu le Nord

«Cliquez Achetez Ramassez»; «Magasinez en ligne», disent-ils dans la publicité et dans le site saq.com!

Pourtant, la plupart des vins qui ne sont pas dans ma région et que je veux me faire venir ne sont pas disponibles en ligne non plus!

Par contre, le Folie à Deux Ménage à Trois qui est dans toutes les 403 succursales de la SAQ est aussi livrable dans 265 succursales! Pourquoi je ferais livrer de la succursale X à la succursale Y un vin qui s'y trouve déjà?

Comprenez-vous cette folie?

Aussi, le Mouton Cadet qui est dans 402 succursales de la SAQ est aussi disponible pour achat en ligne! Pour livrer dans la 403e ?

Approuvez-vous ce travail de cadet?
Qui va s'amuser à commander en ligne et à faire livrer une bouteille de Mouton Cadet dans une succursale où il y en a déjà? Vous?

Le Fuzion qui est dans 393 des 402 succursales dans toutes les régions et villes du Québec est aussi livrable dans 265 succursales!

Est-ce que c'est la fusion des cerveaux au service du magasinage en ligne saq.com ?

Le Merlot Grand Sud qui est dans les 403 succursales de la SAQ est aussi livrable en ligne dans 265 de ces 403 succursales!
Est-ce qu'ils ont perdu le Nord à la SAQ?

Prenons un dernier exemple
Il y a 61 chablis au répertoire de la SAQ, dont seulement 16 sont disponibles pour achat en ligne et ce sont surtout des chablis qui sont déjà dans un grand nombre de succursales; pendant ce temps, les grands crus et les vins qui sont dans moins de régions ne sont pas disponibles pour achat en ligne!

Comprenez-vous la logique de ces gens-là?

C'est disponible partout, vous pouvez le faire livrer presque partout — On fait valser les bouteilles — Ce n’est pas disponible chez vous et bien tant pis pour vous !

À @SAQnouvelles on nous répond que «les quantités s’épuisent parfois plus rapidement dans cette succursale () que dans d’autres.»

Bravo, ça veut dire que le service est utile et utilisé.
Mais pourquoi ne réapprovisionnez-vous pas cette succursale saq.com au fur et à mesure qu'elle se vide?
Une suggestion : la direction de la succursale virtuelle saq.com devrait prendre connaissance du service «Cliquez — Achetez» et se faire livrer ces vins qui se vendent si vite dans internet.

 

Vins québécois et accords internationaux

Les vins québécois en épiceries contreviendraient aux accords internationaux.
C'est ce que nous dit ce matin un article du journal La Presse «Vins québécois: Québec contreviendrait à sept accords internationaux», Karyne Duplessis Piché.

Selon des avocats du gouvernement du Québec, le Québec n'aurait pas le droit d'imposer que «le vin québécois soit fabriqué avec des raisins cultivés à 85% dans la province», nous dit La Presse.

Le gouvernement veut modifier la loi de la SAQ et permettre la vente de vin dans les épiceries. Selon ces juristes, cela contreviendrait aux accords internationaux en donnant un traitement de faveur aux vins locaux, «car les vins embouteillés à l'étranger n'ont pas accès à ces points de vente.»

Le projet de loi serait prêt depuis un an, mais le bureau du ministre des Finances Carlos Leitao aurait confirmé à La Presse que «le respect des accords internationaux complique l'élaboration du projet de loi et retarde son dépôt à l'Assemblée nationale.»

Ces juristes «craignent que la loi ne soit contestée», par les gouvernements étrangers.

Est-ce qu'il y a vraiment risques de contestation?
La règle du 85 % est appliquée dans presque tous les pays producteurs de vin. Donc, ceux qui pourraient contester la loi québécoise sont ceux qui imposent déjà cette règle dans leurs pays. Le «Vin de France» est fait avec des raisins de France; alors pourquoi le «Vin certifié du Québec» ne pourrait-il pas être fait avec surtout du raisin du Québec?

Concernant la vente de vin québécois dans les épiceries. Il pourrait y avoir là un problème. Car il y aurait discrimination entre les vins locaux permis dans les épiceries et les vins étrangers interdits dans ces épiceries.

Toutefois, la pratique nous permet de constater qu'il n'y a pas eu de problème jusqu'à maintenant dans le reste du Canada. L'Ontario permet depuis longtemps la vente de vins locaux et seulement de vins locaux dans 470  magasins privés appartenant à des producteurs. De plus, la Colombie-Britannique vient de permettre, depuis avril,  la vente de vins locaux dans certains supermarchés, tout en y interdisant la vente de vins étrangers. Des producteurs de la Californie se sont opposés, mais sans succès jusqu'à maintenant.

Afin d'éviter tout risque de contestation de l'étranger, il serait préférable de permettre aussi la vente de vins étrangers dans nos épiceries. Pourquoi pas? Ça viendra.

De plus, le Québec ne transgresse-t-il pas déjà les règles internationales en subventionnant fortement les vins produits ici? En effet, les vignerons d'ici vendent leurs vins à bas prix à la SAQ (environ 6 $ la bouteille), mais reçoivent plusieurs dollars par bouteille d'une autre main du gouvernement. Cette ristourne a été augmentée à environ 4 $ par bouteille en 2013; pourtant ceci n'a jamais été contesté.

Le Canada est le quatrième importateur de vin au monde avec des achats totalisant 1,8 milliard de dollars américains (en 2013) derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Le Québec est le plus gros importateur de vin du pays.

NUISANCES AU COMMERCE DU VIN AU QUÉBEC

Les lois et règlements actuels sur les alcools au Québec nuisent au commerce du vin dans la Belle province.

Ces lois et règlements qui datent de près de 100 ans:

  • font obstacle à la liberté de commerce;
  • freinent le développement du vignoble québécois;
  • imposent des restrictions indues aux épiciers et importateurs;
  • limitent le choix des consommateurs;
  • et ralentissent le potentiel de croissance des revenus gouvernementaux promenant de la vente de vin.

En fait ces lois, ces règlements et l'application qu'en font les dirigeants actuels de la Société des alcools et de la Régie des alcools nuisent aux commerçants, aux consommateurs, aux vignerons, aux contribuables ainsi qu'aux revenus que pourraient en tirer le gouvernement du Québec.

L'application de ces lois cause maintenant plus de dommages et d'inconvénients que de bienfaits et protections voulus au moment de leurs créations lors de la Prohibition (1919) (1).

Trois constats dans le monde du vin au Québec depuis deux ans:
  1. le ralentissement de la croissance des ventes de vin en dollars;
  2. la stagnation des ventes de vin en volume;
  3. un ralentissement de la croissance des revenus de l'État.

 

DES SOLUTIONS CONCRÈTES

ÉPICERIES
Il y a 8000 épiceries et dépanneurs au Québec qui vendent du vin. Ils ne peuvent vendre que du vin embouteillé au Québec, sauf du vin québécois. Ils ne peuvent vendre du vin québécois seulement s'il a été mélangé par un fabricant de vin autorisé au Québec. Ils ne peuvent vendre les vins de la SAQ, sauf 8 vins, ils ne peuvent vendre du vin qui indique le cépage ou la région d'origine (sauf les 8 autorisés par la SAQ).

SAQ anticonstitutionnelle?

La Société des alcools du Québec (SAQ) est-elle anticonstitutionnelle?

121. Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.

121. All Articles of the Growth, Produce, or Manufacture of any one of the Provinces shall, from and after the Union, be admitted free into each of the other Provinces.

Cet article de la constitution canadienne est au coeur d'un procès qui s'est tenu cette semaine au Nouveau-Brunswick.

Gérard Comeau de Tracadie y est accusé en vertu d'une loi provinciale (134 NB, datant de 1928) d'avoir acheté de l'alcool illégalement au Québec. M. Comeau défendu par une équipe d'avocats canadiens soutient que la Constitution du pays lui permet d'acheter de l'alcool dans la province voisine et que les restrictions sur le commerce de l'alcool entre les provinces sont inconstitutionnelles.

La cause a été entendue pendant 4 jours devant le juge Ronald LeBlanc à Campbellton au Nouveau-Brunswick.

Appelé comme témoin de la Couronne, le premier vice-président d’Alcool NB, Richard Smith, a laissé entendre que l’abolition de l’article 134 pourrait mettre en péril le modèle d’entreprise de cette corporation ainsi que les  165 millions de dollars qu’elle verse annuellement à la province.

Les défenseurs de M. Comeau ont répondu qu'on ne pouvait ignorer la constitution du pays sous prétexte que cela permettrait de faire de l'argent.

De plus, l'avocat de la défense a souligné, données de Statistique Canada à l'appui, que les revenus dus à l'alcool au Manitoba avaient augmenté de 9 % deux ans après la levée des barrières dans cette province. Le Manitoba est la seule province qui a levé entièrement les barrières au commerce interprovincial du vin, de la bière et des spiritueux.

Un spécialiste de la constitution, Andrew Smith de l'Université de Liverpool, en Grande-Bretagne, est venu témoigner que les Pères de la Confédération voulaient que le commerce se fasse librement d'une province à l'autre. «Les Pères de la Confédération auraient dit que les barrières économiques interprovinciales vont totalement à l'encontre des raisons qui ont mené à la création de la Confédération canadienne», dit-il.

Puis, un dirigeant de la brasserie Moussehead a dit que chaque province appliquait des règles commerciales différentes et que chacune avantageait les brasseries locales au détriment du commerce libre. Il aurait même dit qu'au Québec il devait vendre sa bière à la SAQ et la lui racheter (twitter.com/bridgetyard), payant ainsi 8,56 $ sur chaque caisse; alors que les brasseurs du Québec n'ont pas eux à passer par la SAQ et vendent librement et directement aux détaillants.

Les avocats vont soumettre leurs plairoieries par écrit et on ne s'attend pas à un jugement avant le printemps.

La Fondation canadienne pour la Constitution apporte son soutien juridique à M. Comeau. Elle a d'ailleurs lancé une campagne de financement pour l'aider à assurer sa défense.

Quels que soient les résultats du procès, les avocats s'attendent à ce que cette cause se retrouve en Cour Suprême, comme le dit Pierre Foucher, professeur de droit constitutionnel à l'Université d'Ottawa. (Voir vidéo)

Quelques faits:
Au Nouveau-Brunswick, tout le commerce de l'alcool est géré par le gouvernement. La marge sur la bière est de 98 %.

Au Québec, le monopole SAQ a juridiction exclusive sur le vin et les spiritueux, mais pas sur la bière. La marge de la SAQ rapporte 1 milliard de dollars. La marge sur les spiritueux est la plus faible au Canada. Le commerce de la bière est privé et libre au Québec. Il y a concurrence sur la bière qui y est ainsi moins chère que dans les provinces voisines.

En Ontario, la société d'État LCBO a le monopole sur le vin et les spiritueux. Une compagnie privée y détient le monopole sur la bière.

En Alberta, le commerce de l'alcool est libéralisé. Toutefois, l'importation de l'alcool est controlé par une compagnie du Texas mandatée par le gouvernement de l'Alberta.

SAQ centre-ville ou banlieue: le cas de Rimouski

Un problème de marketing ou d'urbanisme? Ou tout simplement de société?
Les centres-ville se sont vidés... et maintenant, ils ressuscitent.
Un phénomène des années 2010!

Les magasins de la société des vins et des spiritueux (SAQ) ont quitté progressivement les centres-ville pour s'installer dans les «power-center», les centres commerciaux d'océan d'asphalte. C'est temporaire, une erreur, une décision bureaucratique, une bonne ou une mauvaise chose? C'est selon!

Nous avons connu la saga de Trois-Rivières; et maintenant, c'est Rimouski.

Les deux succursales de la SAQ du chef-lieu du Bas-Saint-Laurent avaientquitté le centre-ville pour s'établir: une en banlieue de l'autre côté du pont à Nazareth, et l'autre dans le parc industriel. Je me souviens encore de la Commission des liqueurs en plein centre-ville! Un comptoir, des grillages, des bouteilles cachées...

Mais voilà que la SAQ doit rénover sa succursale décentrée de Nazareth et s'installe temporairement au centre-ville. Oh! Des gens y trouvent du plaisir!

Il faut dire qu'elle s'est bien placée, devant Les Halles qui regroupent des commerces alimentaires de qualité (boulangerie, poissonnerie, chocolaterie, fromagerie...); et près des Jean-Coutu, Aubainerie, librairie, cafés et autres commerces de proximité.

J'ai fait trois séjours cet été à Rimouski et j'ai aimé cette nouvelle localisation.

Il semble que je n'ai pas été le seul! Une dame de Rimouski a décidé de lancer une pétition pour demander que la SAQ reste au centre-ville. Un centre-ville qui s'est embelli beaucoup. Après avoir connu les affres de la désertification vers le soi-disant «Carrefour» excentré, puis maintenant le parc industriel Léonidas, le centre-ville vit de nouveau. Bravo!

Qui décide de votre environnement? Les spéculateurs, les commerçants, les fonctionnaires, les bureaucrates, les promoteurs, les marketeurs, les constructeurs, les politiciens...? Un peu tout ce beau monde, et vous, les citoyens, consommateurs, contribuables, clients... peut-être?

Allez voir l'article du journal du coin L'Avantage «Une citoyenne demande un service permanent de la SAQ au centre-ville de Rimouski» ainsi que le propos et la pétition de Mme Annie Caouyette dans le site change.org.

En passant, bravo aux citoyens et édiles de Rimouski d'avoir su faire revivre Rimouski.

Notre ville ce n'est pas sa banlieue, c'est son centre-ville! (même si nous habitons en banlieue!)


L'image du centre-ville de Rimouski des années '60 provient des Archives nationales. L'image récente est tirée du site de la municipalité.

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