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L'obésité et le vin

Est-ce que le vin fait engraisser?
Il est certain que le vin contient beaucoup de calories. Il y aurait en moyenne 85 calories dans un verre de vin. Alors, on peut se demander s'il y a une relation entre consommation de vin et obésité?

Pas selon le tableau distribué par l'association américaine des économistes du vin qui dit «Obesity Rates and wine consumption by state. Amazing negative correlation - even if it's not causal. R2=0.53.», dans un de ses gazouillis dans la twittosphère. Obésité et consommation du vin: une amusante corrélation négative.

En effet, lorsque l'on regarde les chiffres de l'obésité et de la consommation de vin dans chacun des États des États-Unis, l'on constate que les États les plus obèses sont ceux où l'on consomme le moins de vin (Virginie-Occidentale et Mississippi entre autres). Par contre, c'est dans les États où la consommation de vin est la plus élevée qu'il y a le moins d'obésité; soit le District de Colombia, le New Hampshire et le Massachusetts.


De l'American Association of Wine Economists
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


Juger un vin dans sa catégorie: de la poudre aux yeux?

En général, les vins sont jugés dans l'absolu. Un très bon vin, c'est un très bon vin, comme l'est un très bon film, un très bon restaurant...

Par contre, on entend quelquefois certains critiques de vin dirent qu'ils jugent le vin non pas dans l'absolu, mais dans sa catégorie. Cependant, on ne précise jamais qu'elle est la catégorie du vin.

Sont-ce des catégories en fonction de l'appellation, de la région, du taux d'alcool, des cépages, de son type (oxydatif, sucré, acide, bio, muté...) du pH ou du prix? Combien de catégories de vin? 5, 10, 50, 100, 1000 ou 10 000? Pouvez-vous nous les nommer? Un vin très bon à 19,95 $ sera-t-il jugé seulement passable si l'on monte son prix de 10 cents ou s'il perd son appellation. Combien de catégories dans Gigondas?

Bien sûr, avec ce système, presque tous les vins peuvent être dits très bons, ou se voir donner une note de 90. Ils ont presque tous alors 3 ou 4 étoiles ou 87-90. Est-ce un manque de courage de la part du critique? Ou une volonté de ne pas déplaire? De rester vague? Ou encore, un sens de la justice qui sort bien de l'ordinaire?

Un petit vin rustique du Chili ou de Turquie, pourtant moins bon, peut avoir un trois étoiles comme un très bon chateuneuf du pape ou un très bon montpeyroux. Ça permet donc d'être généreux avec tous les vins et tous les producteurs.

Si la catégorie est le prix, un vin de 15 $ est-il jugé dans la catégorie des 10-15 $ ou des 15-20 $? Où il pourrait obtenir une bonne note dans la première et une moins bonne dans la deuxième.

Le consommateur est-il ainsi berné si on ne lui dit pas à chaque fois dans quelle catégorie est le vin?

Comment alors juger un vin à l'aveugle et lui donner une note si on ne connait pas la catégorie?

Et qui détermine quelle est la catégorie de ce vin? Le producteur, les acheteurs, le chroniqueur vin? Ces catégories sont-elles les mêmes pour tous les critiques de vin?

Voilà beaucoup de questions auxquelles je n'ai pas de réponses!

Si on ne dit pas à chaque fois dans quelle catégorie est noté le vin, on donne un message tronqué, vague, totalement incomplet et inintelligible au consommateur.

Dire que l'on juge un vin dans sa catégorie est bien mystérieux et nébuleux pour moi et jusqu'à preuve du contraire ça me semble être de la poudre aux yeux.

Une dégustation de vins nature

Le vin nature est devenu à la mode. Et comme toutes les nouvelles modes, on en parle beaucoup, en bien et en mal dans la blogosphère et dans les magazines spécialisés dans le vin. C'est un peu comme le sujet de la minéralité dans le vin, certains disent que ça n'existe pas. Il y a les extrémistes, les négationnistes face aux propagandistes et aux prosélytismes. Puis, entre les deux, éberlués, il y a nous les consommateurs, les amateurs de vin, les découvreurs, les aventureux que nous sommes.

On nous dit que c'est ce qu'il y a de mieux pour la santé. Puis d'autres nous disent que c'est du mauvais vin!
Qui croirent? Mais personnes. Goutons-y.

Le vin nature est le vin fait le plus naturellement possible, donc sans ajouts, surtout sans ajouts de produits chimiques, sauf d'un peu de sulfites.

Il n'est donc pas corrigé, redressé, acidifié, tannifié, désacidifié, stabilisé, surfiltré, concentré, ni enzimé...

Il peut donc révéler une structure, des aromes, des textures différentes des vins auxquels on est habitué depuis 20-40 ans.

Je viens de lire un autre article qui dit encore bien du mal du vin nature. C'est dans la Revue du vin de France, un sommelier écrit «Vins "nature" : arrêtons de confondre terroir et gros défaut», Pierre Villa Palleja y écrit «Pour aider nos lecteurs à y voir plus clair, voici résumée la liste des aromes que l'on retrouve dans les vins "nature", ainsi que les défauts qu'ils révèlent, afin que même un néophyte puisse parfaitement les identifier.»

Voici donc ces cinq défauts aromatiques

  • gouache ou sueur, dus aux levures Brettanomyces;
  • pomme blette ou cire;
  • beurre rance ou croute de fromage;
  • dissolvant ou vernis;
  • noix et curry;
  • poil, urine, lactobacille, gout de souris;
  • allumette craquée, chou, oignon, oeuf pourri;
  • et sensation de perlant en bouche.

Le sommelier conclut «libre à chacun d'aimer certains goûts dans le vin. Mais de grâce, arrêter de parler de terroir lorsqu'il s'agit de défauts.»

Vous avez surement déjà rencontré certaines de ces odeurs dans le vin, même si vous n'avez jamais bu de vin dit nature. Ce sont des défauts qui, malgré ce que semble croire ce sommelier, peuvent se retrouver aussi dans les vins faits avec des raisins provenant de l'agriculture qui utilise des produits chimiques.

C'est avec ces odeurs en tête que je me suis rendu à une dégustation à l'aveugle organisée par l'Académie du vin de l'Outaouais et menée par la brillante sommelière Véronique Rivest dans son bar à vin Soif de la rue Montcalm, secteur Hull à Gatineau.

Le premier vin est un pétillant, le Franz Strohmeier Schilcher Frizzante. C'est fait en Autriche avec le cépage blauer wildbacher. Il est de couleur rosée pamplemousse. D'ailleurs, il goute aussi le pamplemousse, un peu la lime, mais surtout la rhubarbe. C'est très peu pétillant, léger, épicé et on perçoit très peu l'alcool. C'est très original et désaltérant. Alc. 11,2 %  26 $.

Le deuxième est le Matière à Discussion du Domaine du Nival. Un très bon vin blanc sec québécois. J'en ai parlé ici.

Puis, le Vino di Sasso, Robola de Céphalonie 2015, Un vin blanc doré avec des aromes et saveurs de bière flatte, de fromage, de sauge et de miel. C'est très expressif et bien original. Sensation tannique et minérale. Bien meilleur chaud que froid. C'est fait du cépage robola. Biodynamie. Sur l'île de Céphalonie à l'ouest de la Grèce. Vino di sasso veut dire vin de pierre en italien. (SAQ 12485877) 12,5 %. 26,95 $. En ligne et dans 62 magasins.

Un autre blanc, Les Bonnes Blanches d'Agrès et René Mosse 2012, Vin de France, Ajou, Loire. C'est doré foncé, au beau nez de fruits jaunes, de miel, de cardamome, de tourbe, de pomme blette. Il y a là beaucoup de fruits sur une belle acidité. C'est gras, complexe et très persistant. Un très beau vin. Bio.
12,5 %. 38 $ Commande privée auprès de l'agence Le vin dans les voiles.

En rouge maintenant, avec Pierre Frick et son Strangenberg Pinot Noir, Alsace 2013. Des flaveurs de petits fruits rouges sur une note terreuse. Fruits fins et légèrement acidulés sur de beaux petits tanins. Opturé d'une capsule de bière. Très bon. 12,5 % Biodynamie. Commande privée Primavin 33 $.

Du Chili, une belle surprise De Martino, Viejas Tiñajas Cinsault Itata 2014. Très aromatique sur les fruits rouges. Belle bouche fruitée, poivrée, élégante, ronde, facile, gouleyante. Finale sur le fruit et sur une petite note végétale que l'on retrouve souvent au Chili. 100 % cinsault. Très bon. Commande privée Balthazar 13 %.  29,50 $

Roagna Dolcetto d'Alba 2015  Très aromatique, fumée, cuir, végétal. Même chose en bouche. Belle attaque. Tanins fins, très sec, mais peu de fruit. Amer en finale. Pas un vin de dégustation, mais un vin de table. Assez bon. 12,5 %  Commande privée Vini Vins. 25 $

Cornas 2011 de Thierry Allemand. D'un rouge foncé et opaque. Aromes de cerises noires et de médicaments. Très belle bouche fruitée et chocolatée. Beaucoup d'extraction. Style bien moderne et bien fait. Carafé de nombreuses heures. (Ici, ce fut 5 heures car le vin était fermé et trop tannique.) Le vin évolue vite dans le verre. De la belle grosse syrah d'un domaine minuscule du Rhône. Sera peut-être meilleur dans de nombreuses années!
13,5 %. Commande privée Glou. Le prix : 135 douleurs.

Clos Saint-Jean, Cahors 2001
Opaque. Fruité avec une pointe de chou bouilli. Rustique, rugueux, et passablement oxydé. Beaucoup de tanins, le fruit est pas mal disparu, finale tout de même sur le chocolat. 13 %. Commande privée Aux bons crus 56 $

Conclusion
Une belle et intéressante dégustation de vins bio, biodynamiques (pas nécessairement certifiés). Des vins les plus nature possible. Des aromes, des saveurs et des textures différentes. Il y avait là certains des «défauts» mentionnés par M. Villa Palleja, mais rien pour écrire à sa mère. Ce sont tous de bons vins, certains même très bons. Ce ne sont peut-être pas des vins qui plairont à tous, mais il y en a pour tous les gouts. Finalement, ce sont de belles belles découvertes. La plupart de ces vins ne sont pas disponibles en magasin, mais doivent être commandés via le réseau des commandes privées.

Lire aussi les commentaires d'Alain Brault dans la page Facebook de l'Académie du vin de l'Outaouais.

Il est illégal de revendre du vin acheté en commande privée

Les achats de vin en commande privée deviennent de plus en plus populaires. C'est maintenant un marché de plus de 115 millions de dollars au Québec et de 6,4 millions de bouteilles. Ce système d'achat conçu surtout pour la restauration intéresse aussi les particuliers. Les agences spécialisées dans ce secteur improprement appellé importation privée ont fait le plein avec les restaurants et veulent depuis quelque temps atteindre directement les consommateurs.

Il y a toutefois un hic, c'est qu'il faut acheter à la caisse. Des agences invitent donc leurs clients à revendre des bouteilles de cette caisse. On dit ainsi «partagez avec des amis», regroupez-vous pour l'achat de la caisse. On le lit même dans des sites internet des agences. On incite des clients à acheter à la caisse et à revendre à l'unité.

Est-ce légal?
La Société des alcools (SAQ) nous répond que ce n'est pas légal. Est-ce qu'un particulier peut vendre du vin? «Ce n'est pas permis», nous écrit la SAQ.

Même réponse du côté de la Régie des Alcools. «Il est interdit pour un particulier de vendre du vin; seuls la SAQ et un titulaire de permis d'épicerie peuvent en faire la vente», nous répond Mme Joyce Tremblay, porte-parole de la Régie.

La SAQ est un monopole et seule elle et ses mandataires, les épiceries, ont le droit de vendre du vin.

Mais alors les agences qui incitent leurs clients à revendre des bouteilles incitent donc leurs clients à commettre un geste illégal? «Si c’est le cas, ils les incitent en effet à commettre un geste illégal», nous répond Mme Linda Bouchard, agente d'information de la SAQ.

La Loi, c'est la Loi
Interrogé à ce sujet, le président du regroupement des agences de commandes privées, le Raspipav, nous répond que «la Loi, c'est la Loi». Nous savons que c'est illégal, nous dit le président Pierre Birlichi. «Notre position est légaliste. Nous devons respecter la Loi, même nous les agents n'avons pas le droit de vendre directement du vin.»

Va-t-il alors demander à ses membres de cesser d'inciter leurs clients à commettre un geste illégal? Ce à quoi il répond que «l'association n'a pas pour rôle de jouer à la police.» M. Birlichi s'étonne aussi qu'au moment où on va légaliser la marijuana qu'il soit toujours aussi difficile de faire le commerce du vin au Québec. Il se demande aussi qu'elle est la sanction, la pénalité si un particulier se fait prendre à revendre du vin.

C'est un sujet assez étonnant. C'est une pratique qui se fait illégalement, mais ouvertement! À preuve, dans le site même de la SAQ, sous un article intitulé L'importation privée: simple, accessible et sécuritaire, la SAQ a mis un lien vers un article du journal La Presse écrivant que «la journaliste Ève Dumas a su résumer la marche à suivre dans l’article L’importation privée en trois étapes faciles. Dans lequel article cité, Mme Dumas rappelle qu'il faut acheter à la caisse; «trouvez-vous des amis pour partager!», ajoute-t-elle alors!

Cela dit, tout le monde est bien conscient que cette limitation d'achat à la caisse est un frein au développement de ce secteur dit des commandes privées. La SAQ a un projet de vente à l'unité de ces vins par internet. Le projet n'est pas encore au point. Il pourrait se réaliser dans les prochaines années, nous dit-on.

Le faire légalement
Il est toutefois possible se se regrouper pour faire une commande privée auprès de la SAQ. On passe alors par le Service de commandes privées, version «particuliers» de la SAQ et non par une agence. Le groupe peut commander des caisses et se les partager à l'unité. On y précise que «l’organisateur ne peut vendre les produits aux membres du groupe d’achat». Le chef du groupe doit fournir la liste des noms et des adresses des acheteurs et la quantité commandée par chacun. La SAQ émet alors une facture à chacun des membres du groupe indiquant que le prix des produits a été acquitté par le chef du groupe. (Voir Politique de commande privée PDF)

SAUMUR-CHAMPIGNY

Lors d'une dégustation de nombreux vins rouges de la Loire le 21 avril à l'abbaye de Fontevraud, j'ai été grandement impressionné par des vins de l'appellation Saumur-Champigny. Après des vins de Chinon pour la plupart rustique, les vins de Saumur-Champigny me sont apparus beaucoup plus frais, friands et agréables.

Saumur-Champigny n'est pas une AOC très connue au Québec. On l'a confond souvent avec Saumur.
On n'y fait que du rouge. L'aire d'appellation est située au sud-est de la ville de Saumur. C'est entre les villes d'Angers et de Tours; entre les AOC Saumur, Bourgueil (au nord) et Chinon à l'est.

Le cépage roi est le cabernet franc. Le cabernet sauvignon et le pinot d'Aunis sont aussi permis, mais semble très peu utilisés. Les vignerons de l'endroit préfèrent franchement le cabernet franc. Il faut dire qu'ils en obtiennent de très beaux résultats. De plus, l'utilisation du monocépage permet de mieux refléter le terroir.

C'est environ 100 producteurs; 10 millions de bouteilles; dans un climat océanique tempéré. On y produit des rouges légers et des plus costauds. Les légers sont même bus avec les poissons dans cette région!

Un peu plus de 30 vins du millésime 2016 étaient présentés à cette dégustation. C'était les vins qui ont participé au concours Concours des vins du Val de Loire du millésime 2016.

Voici mes coups de coeur en Saumur-Champigny
  Domaine La Paleine (bio) 9,10  
  Domaine Joulin, Vieille Vigne  7,20
  Domaine de la Guilloterie, Tradition  6,50

Voyez les prix sont très raisonnables.
Étonnamment, aucun de mes coups de coeur n'a obtenu de médaille au concours!

Il y avait aussi 4 vins de la totalement inconnue de AOC Saumur Puy-Notre-Dame, dont l'Éocène du Domaine de l'Épinay a été un coup de coeur. Il a lui obtenu une médaille d'or. Cette AOC créée en 2009 regroupe 17 vignerons sur la plus haute colline (puys) de 106 mètres de la région.

Comme pour les vins de Chinon, ceux de Saumur-Champigny sont surtout écoulés auprès des restaurateurs. Ils sont très peu exportés; soit moins de 800 000 bouteilles.

Terroir
Il y a très peu de pluie sur ce territoire (525 mm/an). C'est aussi le plus chaud de la région. «La spécificité du Saumur-Champigny repose sur la richesse argilo-calcaire de son terroir et la présence du tuffeau en sous-sol. Cette roche calcaire du crétacé supérieur absorbe les précipitations hivernales et restitue parcimonieusement une partie de cette eau durant les longues périodes de sécheresse. La vigne a ainsi sans excès une alimentation hydrique régulière nécessaire à la parfaite maturation des raisins.

Une autre qualité de ce terroir est sa forte capacité à emmagasiner la chaleur solaire le jour pour la restituer la nuit. Le nom Champigny provient d’ailleurs du latin "Campus Ignis" qui signifie "Champs de feu"» (www.producteurs-de-saumur-champigny.fr)

Saumur-Champigny au Québec
Il n'y a que 13 vins de Saumur-Champigny à la SAQ. Voici quelques noms à retenir: Château Yvonne; Terres Rouges; Varinelle; Louis Roche et Saint-Just.

Une expérience écologique
Les vignerons de Saumur-Champigny ont mené une expérience écologique très intéressante ces dernières années. Afin d'accroitre la biodiversité et de limiter l'utilisation d'insecticides, ils ont aménagé des haies entre les parcelles de vignes, plus de 20 kilomètres de zones écologiques composées de haies et de bosquets. J'en parle dans un article intitulé La biodiversité dans les vignes du magazine Le monde au naturel, édition de mai.

  Vérifiez vos connaissances sur le Saumur-Champigny

  Site de l'AOC Saumur-Champigny.
  Site d'Interloire. (Interloire regroupe presque toutes les appellations de la Loire, sauf Bourgueil et Montlouis ainsi que les AOC de l'est, (dites de Centre-Loire) telles Sancerre et Pouilly-Fumée.

LES MOUSSEUX DE LA LOIRE

La production vinicole de la Loire est composé à 15 % de mousseux.

Les deux principales régions sont l'Anjou-Saumur avec 22 % de bulles et 52 % de rosés;
ainsi que la Touraire avec 19 % de bulles et 43 % de blancs.

Dans la Loire, le monde des bulles est un peu compliqué. Il y a les crémants et les autres mousseux.

Crémants de Loire
1693 hectares en vendanges manuelles
320 producteurs
14 millions de bouteilles
Sur Touraine, Anjou et Saumur
Blanc et rosé
Cépages: chenin, sauvignon, chardonnay; cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d'aunis et pinot noir
Méthode champenoise. Élevage 12 mois sur latte.
Des producteurs: Langlois-Château, Bouvet-Ladubay, Guilloterie, Gratien et Meyer, Ackerman,
À la SAQ : 9 crémants de Loire (dont 2 rosés), mais dans peu de magasins. Baumard, Marquis de Gilbour, Langlois-Château, Pureté de Silex, Ackerman, Fresne, Gratien et Meyer.
  Cremant-de-loire

Saumur mousseux  Saumur Brut
Blanc et rosé sur 1390 hectares.
Monocépage ou assemblage Chenin, sauvignon, chardonnay; cabernet franc, cabernet sauvignon et pinot d'Aunis.
Élevage 9 mois sur lattes.
11 millions bouteilles; 145 producteurs.
Des producteurs: Ackerman, Bouvet Ladubay, Gratien et Meyer, Paleine, Guilloterie...
Il y a 2 saumurs bruts à la SAQ: Ackerman et Bouvet Ladubay
  Saumur-brut
  Saumur-mousseux-A.O.C

Vouvray mousseux et Vouvray pétillants
Région de Touraine
Monocépage Chenin méthode champenoise
Ils sont dits pétillants lorsque la pression dans la bouteille est inférieure à 2.5 bars et mousseux entre 3 et 6 bars.
Producteurs: Huet, Chidaine, Taille aux Loups, Carême,
Peu exporté: 10 % seulement.
5 à la SAQ.

Montlouis Mousseux
Région de Touraine
Chenin
Producteurs: Chidaine et Taille aux Loups.
2 à la SAQ
  marques_vin-mousseux-loire-montlouis.html

Touraine mousseux
Blanc et rosé
Chenin, chardonnay et tous les cépages rouges de la Loire.
1 à la SAQ.

Anjou mousseux
Blanc, chenin à 80 %; rosé avec les cépages rouges de la Loire.

Les cépages rouges de la Loire
Pour faire les rosés.
Le Gamay N, le Grolleau gris G, le Grolleau N, le Cabernet-Franc N, le Cabernet-Sauvignon N, le Pineau d'Aunis N.

Autres sources:
  www.vin-vigne.com/vignoble/vin-loire.html
  www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Loire/ANJOU-SAUMUR
  Manuel de la sommellerie professionnelle, Pascal Patron, ITHQ
  Société des alcools du Québec, section Loire
 
Interloire


Isabelle Sureau, présidente de l'AOC saumur blanc; Antoine Leduc du domaine Leduc Frouin et Sylvie Plessis, présidente de l'AOC Savennières

Une incusion en Val de Loire

Deux jours et demi en Loire, quelques centaines de vins, des rencontres avec plusieurs vignerons, des dégustations, des visites, des repas, des paysages... Un premier voyage de presse en Loire avec une cinquantaine de journalistes de la presse française et internationale. Tout ça pour nous donner une idée de ce qu'est la production de vin dans cette grande région qu'est la Loire.

Le vignoble est situé de part et d'autre de ce long fleuve sur près de 1000 kilomètres.

C'est 52 appellations; 4 régions: Nantes, Ajour-Saumur, Touraine et Centre-Loire.

Des terroirs, des sols, des climats variés.
Près de 3000 vignerons; 200 négoces; 16 coopératives et 12 cépages sur  48 000 hectares.

C'est du blanc (47 %), du rouge (20 %), du rosé (24 %) et du mousseux (9 %).
Les principaux cépages sont le chenin, le cabernet franc, le sauvignon et le melon de Bourgogne (Muscadet).

Donc, vous voyez l'ampleur de la tâche. Ce n'est pas simple la Loire. C'est «le vignoble qui présente la plus grande diversité de vins au monde», dit Interloire, le regroupement principal des vignerons de la Loire.

La première journée est consacrée aux blancs. Muscadet, chenin et sauvignon. Je n'y ai pas vu de vins disponibles au Québec. Donc, je suis en pays inconnu. Ce sont des vins qui ont été présentés au concours Loire millésime 2016, donc pas vraiment de producteurs connus et réputés.

Dans l'ensemble des vins vifs et rafraichissants. Quelques coups de coeur. En muscadet: le Domaine des Clérambaults; Le Soleil Nantais de Guilbaud Frères; Domaine de la Pierre Blanche; ainsi que deux vins de la maison Girard: Tradition 2016 et Fleuron de La Rebourgère.

En soirée, de vieux millésimes et là un étonnant Muscadet de près de 10 ans: Jubilation Le Pallet 2007; B de Oisly Delobel 2015; Les Rogeries Richou Anjou 2010; Savennières Roches aux Moines Domaine aux Moines 1992. Puis en soirée dégustation de très beaux Savenières dont ceux du Domaine de Closel de Mme de Pontbriand. Les vins de cette dame sont toujours interdits au Québec à la suite d'une chicane épique avec des bureaucrates optus de la SAQ.

La Loire c'est aussi un monde de bulles. Il y a les Crémants de la Loire; les Anjou mousseux, les Saumur mousseux et les Vouvray Mousseux. Mentionnons ici les vins les maisons Ackerman et Langlois-Chateau. Il y a de belles découverte à y faire du côté des bulles. Il faudra donc y revenir.

En rouge, j'ai mentionné dans deux autres articles les vins de Chinon et de parlerai des deux de Saumur-Champigny cette semaine. Ajoutons aussi les légers et élégants vins de Saint-Nicolas de Bourgueil. Il ne faut pas oublier les vins de Saumur, dont celui du Domaine de la Paleine; ainsi que ceux des domaines des Hauts de Sanziers et Bonnelière.

La Loire viticole c'est 380 millions de bouteilles, dont 68 millions à l'exportation (2 millions au Québec).

L'offre de vins de Loire à la SAQ.
Il y a 283 vins de la Loire aujourd'hui à la SAQ. Les appellations les plus représentées sont Sancerre (51); Chinon (22); Muscadet (21) et Pouilly-Fumé (18).
Il n'y a que 19 mousseux de la Loire à la SAQ et seulement 10 vins de dessert.


  PDF icon cartedesvinsduvaldeloire.pdf

  Consultez la carte des AOC de la Loire dans le site d'Interloire.
  La section des vins de la Loire dans vinquebec.com

Sujest commexes

Le président de la SAQ gagne deux fois plus que le premier ministre

Le président de la Société des alcools du Québec gagne maintenant 410 067 $.

C'est plus de deux fois le salaire du premier ministre du Québec qui gagne 192,345 $.

L'année précédente, le salaire du président de la SAQ était de 390 540 $.
M. Alain Brunet a ainsi obtenu une hausse de salaire de 5 % en un an.

Les revenus de la société d'État ont été cette année de 1 071 000 $, a dit M. Brunet en commission parlementaire, soit seulement 3 millions de plus que l'année précédente. Une hausse de 0,3 %.

En 2014-2015, le salaire de M. Brunet était de 375 519 $.

En 2013-2014, c'était de 361 076 $.

En 2012-2013, l'ancien président de la SAQ, Philippe Duval, avait un salaire de 343 882 $.

Ainsi, en 4 années, le salaire du président de la SAQ a été haussé de 19,2 %.

Pendant ce temps, le résultat net de la SAQ est passé de 1,030 milliard $ en 2012-2013 à 1,071 milliard $ en 2016-2017; soit une augmentation de seulement 4 %.

La direction de la société d'État est en négociations avec son principal syndicat. Va-t-elle offrir une telle hausse de salaire à ses employés?

Marc André Gagnon et Karyne Duplessis-Piché    

Le meilleur chinon est blanc !

Ça peut sembler bien étrange, mais le meilleur vin de Chinon présenté lors d'une dégustation dans la Loire était un vin blanc. Pourtant Chinon est réputé pour ses vins rouges assez costauds. D'autant plus, que les blancs représentent moins de 2 % de l'appellation Chinon!

C'est pourtant ce qui s'est passé à l'abbaye de Fontefraud lorsque la presse internationale a dégusté les champions du concours des vins du Val de Loire 2017. Y était présenté des centaines de vins de plusieurs appellations de la Loire — des vins du millésime 2016 — du 20 au 22 avril.

Le meilleur vin de chinon était, selon moi, et plusieurs collègues, un vin fait de chenin, étiquetté «amphora» du Domaine de Noiré.

C'est un blanc élevé en amphore d'Italie nous dit le site internet du producteur. Il est fait de raisins en culture biodynamique. Un vin vendu 20 euros.

Il est gras, ample, presque somptueux. Il a un certain caractère et il plait.

Il y avait 7 blancs en dégustation le jeudi et une vingtaine de rouges le lendemain. La plupart des rouges m'ont semblé soit rustiques, soit trop végétaux, soit trop durs, sauf deux. À ma surprise lorsque je regarde le nom de ces deux vins, je m'aperçois qu'ils sont aussi du Domaine de Noiré.

Le Soif de tendresse et le Caractère

Le slogan de l'AOC Chinon est «il est rond, un peu enveloppé, mais quel beau corps.» Je n'ai pas constaté cela du tout dans la plupart des vins présentés à la dégustation du 21 avril à Fontefraud. Rabelais n'y aurait pas trouvé grand plaisir lui non plus. La substantifique moelle n'y était pas.

Il faut dire ici que les vins présentés étaient tous du millésime 2016 et que plusieurs producteurs parmi les meilleures ont refusé de présenter leurs vins disant qu'ils n'étaient pas près. Nous savons aussi que les meilleurs producteurs ne présentent généralement pas leurs vins dans les concours.

Donc, sauf pour ces trois vins du même producteur, je suis resté sur une bien mauvaise impression des vins de Chinon du millésime 2016.

Par contre, les vins de Saumur-Champigny présentés à cette dégustation m'ont paru beaucoup plus agréables et intéressants. J'en parlerai bientôt.

Les producteurs de Chinon exportent surtout aux États-Unis. Nous avons tout de même au Québec quelques bons exemplaires de cette appellation tel que Jourdan et Pichard; Alain Lorieux; Jean-Maurice Raffault; Renaud Desbourdes; Olga Raffault; Chatherine et Pierre Breton; La Grille et Couly-Dutheil.

L'AOC Chinon fête ses 80 ans. Elle a agrandi sa surface pour y inclure entre autres le vignoble de la famille de Rabelais. Chinon c'est 173 vignerons sur 2400 hectares; soit la moitié de Saint-Émilion et un peu moins que Chateauneuf du pape. C'est surtout du cabernet franc avec moins de 100 hectares en chenin blanc. Seulement 10 % de la production est exportée. Le chinon est surtout consommé sur place (26 %) ou vendu à la restauration (34 %). Seulement 1,3 million de bouteilles sont exportées, dont la moitié aux États-Unis. Au début de la guerre froide, une base militaire est installée par l'armée américaine près de Chinon. Près de 1500 soldats y séjournent de 1951 à 1967. Il semble qu'ils aient beaucoup apprécié le vin de Chinon, puisqu'aujourd'hui 40 000 Étatsuniens sont intronisés ambassadeurs de Chinon!

Chinon c'est 83 000 hectolitres de rouges; 12 000 hectolitres de rosé et 1700 hectolitres de blancs. Il y a aujourd'hui 22 vins de Chinon à la SAQ. Il y a en gros deux types de chinons rouges. Les costauds et les plus fins. Voir les commentaires sur des vins de Chinon dans Vin Québec.

Ces dégustations et ce voyage de presse ont été faits à l'invitation d'Interloire, le regroupement principal des vignerons de la Loire. Je parlerai dans les prochains jours de ce que j'y ai appris au cours de cette courte visite.

Du vin à 4,50 $ la bouteille !

La SAQ bat la LCBO et les épiciers pour le vin le moins cher !

Ce Don Simon est le vin le moins cher à la SAQ, au Québec et probablement aussi le moins cher au Canada !

6 $ le litre;
                soit l'équivalent de 4,50 $ la bouteille de 750 millilitres.

Ce joli contenant en carton, embouteillé en Espagne, est arrivé fin janvier sur les rayons de la Société des alcools du Québec.
Les 27 000 cartons — appelés bib en France — se sont vendus en quelques semaines au prix de 6,70 $ le litre.
Il est maintenant 6 $.
Il en reste une caisse de 6 probablement cachée dans l'arrière-boutique de la succursale de Dégelis; ainsi que 8 cartons dans la succursale de Témiscamingue.

La SAQ bat ainsi la LCBO dont son vin rouge le moins chers est à 6,95 $ le 750 ml.

La SAQ en a commandé presque le double soit 52 200 cartons de 1 litre qui devraient être sur les rayons en juin.

Il contient du vin d'Espagne. J'y ai goûté le 1er février dernier et je l'ai jugé plus que correct, buvable — dans un format pratique pour le camping — et bien meilleur que de nombreux vins que l'on trouve dans les épiceries. En espérant que le prochain arrivage sera de la même qualité ou meilleur.

Des Québécois en visite en Espagne me signalent (jeudi) qu'ils viennent d'acheter un litre de ce vin sur place au coût de 1,23 euro; soit 1,85 $.

  Voir le commentaire du 1er février.

L'importation privée n'existe pas au Québec

L'importation privée de vin n'existe pas au Québec !

En fait, c'est illégal. «Au Québec, la loi indique que seule la Société des alcools du Québec (SAQ) est autorisée à importer des boissons alcooliques», nous dit la SAQ dans son site internet.

En effet, la société d'État a le monopole de l'importation de vin dans la province.

Mais alors pourquoi des gens et des agents disent qu'ils font de «l'importation privée» et qu'ils vendent des vins dits d'importation privée?

C'est la SAQ qui importe, transporte, entrepose, distribue et vend tous les vins importés en bouteille au Québec.
C'est la SAQ qui paie directement tous les fournisseurs, producteurs et vignerons. C'est la SAQ qui choisit les moyens de transport et qui fait venir ces caisses de vin. De plus, ce sont les gens de la SAQ qui fixent ou corrigent les prix.

Commandes privées
Mais alors qu'est-ce que ce système que certains appellent de «l'importation privée»?
C'est le système de «commandes privées de la SAQ».

C'est la SAQ qui a commencé à utiliser ce terme d'importation privée lorsqu'elle a autorisé, il y a quelques années, des particuliers à passer des commandes particulières auprès de son service d'importation.

Les gens de la SAQ utilisent de plus en plus maintenant le terme plus juste de commande privée au lieu d'importation privée comme le fait la société des alcools de l'Ontario, la LCBO.

Il n'y a donc pas d'importations privées, mais bien des commandes privées.

Ces commandes peuvent être faites par des particuliers, des restaurateurs et des agents promotionnels.
Il y aurait maintenant plus de 300 personnes qui sont enregistrées auprès de la SAQ comme agents promotionnels pour faire des commandes privées.

Ces personnes choisissent le vin, mais c'est la SAQ qui paie le vigneron, l'importe, l'entrepose et le distribue aux clients dans ses succursales désignées.

L'agent, lui, doit veiller à faire sortir le vin le plus vite de l'entrepôt et il se prend une commission.

Son rôle n'est pas d'importer le vin, mais plutôt «de trouver des acheteurs pour la totalité des produits commandés, avant la fin de la période d’entreposage», comme le dit la SAQ dans sa politique de commandes privées.

L'agent a 180 jours pour faire sortir le vin de l'entrepôt de la SAQ. Après ce temps, la SAQ se réserve le droit de saisir les caisses restantes.

Des employés de la SAQ sont chargés de contrôler les prix de ces vins. Ils exigent que le prix corresponde «au prix fournisseur des produits comparables au répertoire de la SAQ.»  De plus, «lorsque le prix déclaré par l’agent ne reflète pas la valeur marchande des produits, la SAQ effectue le paiement au fournisseur selon le prix déclaré et elle ajuste le calcul de son prix de vente au détail selon la valeur marchande des produits.» La valeur marchande est décidée par la SAQ.

La SAQ prend sa commission habituelle, plus des frais de commandes privées. L'agent se prend aussi une commission.

L'agent fixe la commission qu'il veut. On me rapporte qu'un agent facture une commission de 60 % qui s'ajoute au 135 % de majoration de la SAQ.
Ça commence à faire cher! En fait, nous observons qu'un vin en commande privée est de 10 à 15 % plus cher que le même vin lorsqu'il est par la suite vendu directement par la SAQ.

Commandes privées sur le site web de la SAQ
Il y a des discussions depuis plus de 4 ans afin de permettre l'écoulement de ces vins de commandes privées sur le site saq.com. Toutefois, les discussions achoppent, entre autres, sur la question de la commission de l'agent. En effet, comment s'assurer qu'il recevra sa commission, comment établir le montant. De plus, on se demande pourquoi donner une si forte commission si ce sont des employés de la SAQ qui font la plus grande partie du travail.

Donc, il n'y a pas d'importations privées de vin au Québec, mais plutôt des commandes privées. La principale différence est que le choix du vin est fait par un privé au lieu de l'être par un employé de la société d'État.

En 2016-2017, les commandes privées ont totalisé 6,4 millions de bouteilles pour 115 millions de dollars.

Voir Politique de commandes privées, version agents promotionnels, SAQ et Commandes privées, LCBO.

Les vins bio mieux identifiés à la SAQ

Les vins bio sont maintenant mieux identifiés sur les rayons de la Société des alcools du Québec.

Les étiquettes des produits bio sont dorénavant vertes au lieu de blanches sur les rayons de la SAQ.

De plus, on y a apposé un carton de 4 pouces afin de mieux signaler leur présence.

Dans plusieurs succursales, les employés ont même regroupé des vins bio dans une même section. Ce qui facilite grandement la recherche.

Les vins bio deviennent de plus en plus recherchés au Québec. D'ailleurs, leurs ventes ont augmenté de 30 % au cours de la dernière année, précise la SAQ.

Il y a aujourd'hui 575 vins bio dans les magasins de la société des alcools, dont 7 champagnes et 10 autres mousseux. Ce n'est pas encore énorme, mais nous constatons une bonne progression de l'offre depuis 3 ans. Il y avait 160 vins bio sur les rayons de la SAQ en 2013; puis 230 en 2014; un peu plus de 300 en 2015; 360 en mai 2016 et près de 600 aujourd'hui.

Il y a des vins bio dans toutes les gammes de prix. On en trouve même 5 à moins de 12 $.

Parmi les vins tranquilles, la plupart des vins bio disponibles sont rouges (357), contre 167 blancs et 14 rosés.

Nous constatons que les vins bio sont souvent meilleurs que les vins non bio à prix équivalent.

Consultez notre liste de vins bio de bonne qualité.

Ainsi que la section bio, pour y voir les derniers commentaires.

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Les vins les plus vendus au Québec

Voici la liste des vins les plus vendus à la SAQ et dans les épiceries du Québec selon le montant brut des ventes.

Le produit le plus vendu est le Red Revolution Rouge. Il est au format de 1 litre au prix de 13,85 $ dans les épiceries. Une version de 750 ml est aussi dans les succursales de la SAQ.

Toutefois, en volume, le vin le plus vendu est probablement de Wallaroo Trail Rouge si on additionne les ventes aux formats de 1 et de 4 litres.

Ainsi, les deux vins les plus vendus au Québec le sont principalement dans les épiceries. D'ailleurs, plusieurs des plus gros vendeurs au Québec sont au format de 1 litre et sont surtout disponibles en épiceries.

Le vin le plus vendu (en valeur) dans les succursales de la SAQ est le Sauvignon blanc Kim Crawford.

Il y a de nouveaux venus dans ce palmarès des meilleurs vendeurs. L'un d'eux est le Smoky Bay rouge au format de 1 litre dans les épiceries. Là encore, la SAQ en vend aussi, mais au format de 750 ml.

D'autres surprises aussi : deux des vins de la sommellière Jessica Harnois se sont hissés dans ce palmarès en très peu de mois. Mme Harnois dit avoir vendu 1,7 million de bouteilles de ses trois vins de la marque .

Cinq des dix vins les plus populaires sont distribués dans le réseau des épiceries et dépanneurs. C'est là qu'est la croissance et non plus en succursales. Ils étaient deux l'an dernier.

Le Ménage à Trois continue sa descente, passant de la 14e place à la 32e; lui qui était en 1e place en volume et en valeur en 2012.

Il est à noter aussi la belle performance du rosé Le Pive qui est en 12e place alors qu'il n'était même pas parmi les 30 premiers l'an dernier.

Liste des 33 meilleurs vendeurs en valeur

1 Red Revolution Vin Rouge  1 L (Épicerie) 13,85 $
2 Sauvignon blanc Kim Crawford Marlborough  19,55 $
3 Wallaroo Trail Bin 212 rouge 1 L (Épicerie)  13,45 $
4 Sangiovese/Cab.-Sauv. Liano Umberto Cesari Rubicone  26,55 $
5 Wallaroo Trail lot 313 blanc  1 L (Épicerie) 13,45 $
6 Merlot Grand Sud pays d'Oc i.g.p.  1 L   11,60 $
7 White Revolution Vin Blanc  1 L  (Épicerie) 13,85 $
8 Chenin blanc Robertson Winery   9,30 $
9 Veuve Clicquot Ponsardin Brut Champagne  69,25 $
10 Smoky Bay vin rouge  1 L   12,70 $  (Épicerie seulement)

11 White Zinfandel Ernest & Julio Gallo Californie rosé  10,15 $
12 Le Pive Gris de Grande Camargue rosé 15,05 $
13 Apothic Red Californie   15,65 $
14 Sauvignon bl. Fumées Blanches Cotes de Gascog IGP  13,95 $
15 Shiraz/Cabernet Jacob's Creek South Eastern Australia 14,45 $
16 Brouilly Georges Duboeuf 18,55 $
17 Wallaroo Trail Bin 212 rouge  4 L 46 $  (Épicerie seulement)
18 Pinot grigio Barefoot California  9,95 $
19 Fumé blanc Errazuriz Valle de Aconcagua  13,55 $
20 Sauvignon blanc Oyster Bay Marlborough  18,60 $

21 Ruffino Chianti  14,95 $
22 Bù Splendido vin blanc Épicerie et SAQ  14,70 $
23 Bù Glissando vin rouge Épicerie seulement 14,70 $
24 Cabernet-Sauvignon Woodbridge Robert Mondavi Californie  13,45 $
25 Wallaroo Trail Bin 717 rouge  1 L (Épicerie seulement) 13,45 $

26 Merlot Donini Delle Venezie i.g.t. 1 L  9,10 $
27 Sangiovese Fantini Farnese  8,70 $ (Le seul négocié en euro)
28 Toro Loco rouge (Épicerie seulement) 1 L  12,15 $
29 Nicolas Laloux Le Gentlemen Bohème blanc (Épicerie seulement) 1 L 11,10 $
30 Gros Manseng/Sauvignon Brumont vin pays des Côtes de Gascogne 12,65 $

31 Modello Masi Delle Venezie i.g.t. 13,55 $
32 Ménage à Trois Folie à Deux Californie rouge 16,10 $
33 Chardonnay Grand Sud vin de France  1 L  12,40 $

Voir le palmarès de l'an dernier.

Hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les vins de la Loire ont connu une hausse des ventes en volume de 7 % au Québec au cours de la dernière année.

Il s'est ainsi vendu 168 000 caisses, soit un peu plus de 2 millions de bouteilles.
En blanc c'est 1,8 million de bouteilles; en rouge 220 000 bouteilles.

En valeur, ce fut une hausse de 8 %, selon les chiffres fournis par la Société des alcools du Québec. Ce qui représente 39 millions de dollars. C'est 34,5 millions pour le blanc et 4,6 millions $ pour le rouge.

Il y a actuellement 278 vins de la vallée de la Loire sur les rayons des magasins de la SAQ. C'est 182 blancs, 92 rouges, 4 rosés, en plus des 19 mousseux.

Les principales appellations que l'on trouve au Québec sont : Sancerre; Chinon; Saumur; Saumur-Champigny; Pouilly-Fumé; Muscadet; Anjou; Touraine; Savennières, Vouvray: Menetou-Salon; Bourgueil et Cheverny.

En mousseux, il y a les Crémants de Loire; les Vouvrays; les Montlouis, les Saumur bruts et les Touraine.

Les principaux cépages de la Loire sont en blanc: chenin, sauvignon, melon de Bourgogne, chardonnay, pinot gris et la folle blanche. En rouge c'est : cabernet franc, gamay, grolleau, pinot noir, cabernet sauvignon, côt, pineau d'Aunis et négrette.

La Loire c'est 86 appellations et 7000 viticulteurs. C'est une route des vins de 1000 kilomètres. La production en AOP des membres d'Interloire est surtout en blanc à 35 %; rosé 30 %; rouge 20 % et bulles 15 %. C'est 250 millions de bouteilles en AOP, dont 40 millions à l'exportation. (5 % au Canada). Plus 25 millions de bouteilles en IGP, dont 3 millions exportées. (5 % au Canada).

Je vous parlerai un peu plus des vins de cette région bientôt.

Voyez nos derniers commentaires sur des vins de cette belle région. vinquebec.com/vins-loire


Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,78 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin de 750 ml vendue dans les succursales de la SAQ a été de 15,78 $ en 2015-2016. Ce qui est 3 cents de moins que l'année précédente.

Les ventes de vins de la SAQ ont été de 2 000,9 millions $ en 2015-2016. Si l'on soustrait de cela ce que la SAQ a vendu aux épiceries soit 327,4 millions $, il s'est donc vendu pour 1972,6  millions $ dans les succursales de la SAQ. En volume, les ventes furent de 121,9 millions de litres en succursales. Ainsi 1972,6 millions $ divisé par 121,9 millions de litres donnent 16,18 $ le litre. 

C'est donc 16,18 $ le litre avant taxes.
Soit 12,14 $ la bouteille de 750 ml avant taxes.

Après taxes ce sera : 15,78 $
(12,14 $ + taxe d'accise fédérale de 0,48$ + taxe spécifique du Québec de 1,05$) x TPS 5% x TVQ 9,95% = 15,78 $.

L'année précédente, ce fut des ventes en succursales de 119,7 millions de litres pour 1941,6 millions $, soit 16,22 $ le litre. Ce qui donne 12,17 $ la bouteille avant taxes et 15,81 $ après taxes.

Ceci ne comprend pas les ventes dans les épiceries, mais les ventes dans les succursales, les importations dites privées et les ventes aux restaurants et bars.

Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la société d'État pour les années 2014-2015 et 2015-2016.

Le prix moyen va diminuer encore plus. En effet, la SAQ a réduit les prix de ses 1600 gros vendeurs de 1,05 $ la bouteille. De plus, elle a nettement amélioré son offre de vins à petits prix. Il est donc prévisible que ce prix moyen va diminuer encore plus pour l'année 2016-2017 qui vient de se terminer. Les chiffres de cette année seront disponibles dans quelques semaines.

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