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Wine Blogue Trophé

Votez pour votre blogue préféré.
Il y a un concours sur le Web qui se nomme Wine Blog Trophy. C'est un titre anglais, mais c'est bien français, de Loire même. Il faut dire que le châtelain de Chinon et son fil au Coeur de Lion ont été un temps tous deux roi d'Angleterre. Ils ne parlaient pas anglais, semble-t-il, mais qu'importe, s'ils avaient eu un blogue, ils lui auraient peut-être donné un titre en block.

Eh bien, à ce concours qui nous invite à voter pour les meilleurs blogues dédiés au vin, il y a deux candidats du Québec. Je ne veux pas être chauvin ici, mais c'est tout de même notable.

Les deux blogues du Québec en lice sont celui de mon ami Mathieu Turbide, le Méchant Raisin, et celui tout nouveau de la charmante Aurélia Filion, de Bu sur le Web.

Il y a un prix des internautes. Alors, vous pouvez voter à cette adresse  wineblogtrophy.blogspot.com.

La LCBO à vendre ?

C'est la deuxième fois en quelques semaines qu'on laisse couler l'information que le gouvernement de l'Ontario veut vendre la LCBO ainsi que d'autres sociétés d'État, telles qu'Hydro One, Ontario Power Generation et Ontario Lottery.

Le gouvernement de l'Ontario a un déficit énorme de 24 milliards de dollars. Il faut qu'il démontre qu'il fait des efforts pour réduire ou tout au moins limiter ce déficit. Sinon, sa cote de crédit sera abaissée, ce qui lui coûtera encore plus cher en taux d'intérêt et en remboursement de dette.

La LCBO a rapporté 1,3 milllard de dollars l'an dernier à l'État sur des ventes de 4,1 milliards. Et ça va continuer. Est-ce que le gouvernement de l'Ontario fera plus d'argent en vendant sa compagnie d'alcool? Difficile à croire.

Le gouvernement de Dalton McGuinty doit donc démontrer auprès des étrangers qui achètent des obligations d'épargne de la province qu'il fait des efforts financiers. C'est ce qu'il fait. C'est un exercice de routine à l'approche de la présentation du budget.

Une solution est proposée par des banquiers de CIBC et de Goldman Sachs. Ils suggèrent de regrouper plusieurs sociétés publiques de l'Ontario sous un grand holding et de vendre des parts de ce holding tout en en conservant le contrôle.

Politique de retour à deux vitesses à la SAQ

Vous ouvrez une bouteille bouchonnée, vous voulez la retourner à la SAQ. Qu'elle est la politique de retour?

La réponse n'est pas simple. En fait, il y a deux politiques de retour.

Il y a la politique officielle pour tous affichée dans le site de la SAQ, et il y a l'autre politique tout aussi officielle, mais pas publicisée.

La première : «La SAQ échange ou rembourse également tout produit défectueux à condition que la bouteille soit remplie au moins aux trois quarts et qu’elle ait été achetée moins d’un an auparavant. Dans le cas d’un produit défectueux, la présentation de la facture est facultative pour obtenir un remboursement ou un échange.»

Donc, un remboursement pour les bouteilles achetées il y a moins d'un an.

Il y a toutefois une exception pour les produits de garde.

Cette exception n'est cependant pas publicisée dans le site de la SAQ et la plupart des employés ne semblent pas la connaître.

La deuxième vitesse

Lorsqu'un produit de garde est bouchonné, la succursale doit rembourser le client. Tous les produits de garde non inscrits au répertoire des produits de la SAQ doivent, aux fins de validation, faire l'objet d'un appel auprès du Service développement et recherche de produits Signature au (514) 254-6000 poste 5271.

Le vin est-il un produit naturel?

Victor Hugo a écrit : «Dieu a créé l’eau, mais c’est l’Homme qui a inventé le vin». Si donc c’est l’Homme qui fait le vin (et puisque là où il y a de l’homme il y a nécessairement de l’hommerie), un doute est possible : le vin peut-il être un produit «naturel»?

Bien sûr que oui répondent ceux qui font les lois qui gouvernent les Hommes. La législation européenne le prouve en donnant la définition légale suivante du vin : boisson issue de la fermentation de jus de raisins frais. Quoi de plus naturel que de laisser tout naturellement fermenter le jus d’un fruit si généreusement donné à l’Homme par Dieu.

Pourtant, ceux qui font la Loi ont aussi permis quelques aménagements avec la nature, toujours si (trop) capricieuse.

Pour faire de bons raisins, les vignerons européens peuvent le plus légalement du monde y aller joyeusement avec plein de poudres magiques. Les produits chimiques de synthèse, herbicides, fongicides, pesticides et autres poisons homicides sont libéralement épandus sur leurs vignes.

Est-ce la fin de la bouteille de 750 ml au restaurant?

Il semble bien que le gouvernement du Québec se prépare à réduire de 80 à 50 mg la limite d'alcool permise dans le sang pour conduire un véhicule. (Le Soleil, 30 nov.)

Qu'est ce que cela signifie pour l'amateur de vin qui veut prendre un peu de vin au repas?

Prenons l'exemple d'un couple — l'homme (160 livres), la femme (135 livres) — ils commencent leur repas à 19 h. Ils commandent une bouteille de vin de 13 % d'alcool. L'homme en consomme 3 verres, la femme 2. Ils prennent la route à 20 h 30.

L'homme aura 65 mg d'alcool dans le sang, la femme 57. Les deux peuvent conduire selon les règles actuelles puisqu'ils ont moins d'alcool dans le sang que la limite de 80 mg d'alcool par 100 ml de sang.

Avec la norme limite proposée de 50 mg, ils devront réduire leur consommation. Il ne sera plus question de commander une bouteille de 750 ml.

Il faudra se limiter à une bouteille de 500 ml.  Format plutôt rare. L'homme devra réduire sa consommation à deux verres et sa conjointe ne devra pas terminer son deuxième verre.

Un rappel : il est interdit de rapporter une bouteille ouverte achetée au restaurant. Toutefois, si vous avez apporté une bouteille dans un restaurant AVV, vous devez rapporter ladite bouteille si elle n'est pas vide.

Si on veut boire plus, il ne faudra pas conduire. «Les gens vont apprendre à se véhiculer de façon autre», dit tout simplement la ministre des Transports Julie Boulet qui ajoute que «le message est clair: lorsqu'on boit, on ne conduit pas.»

La ministre va prendre les grands moyens: le permis de conduire va être survendu sur le champ pour 24 heures.

Il faudra y penser à deux fois avant d'aller au restaurant, d'accepter une invitation à souper chez des amis ou d'inviter des amis à venir manger à la maison.

Le calcul

Ces chiffres de consommation sont basés sur le tableau de calcul de l'organisme Educ'Alcool. Leur verre de vin est de 5 oz (142 ml). J'ai ajouté 8 % aux chiffres puisque bizarrement Educ'Alcool base ses calculs sur du vin à 12 % d'alcool. Ce qui est fort rare aujourd'hui. La plupart des vins titrent à 13 et 13,5°.

Vous pouvez faire votre calcul personnel à cette adresse www.educalcool.qc.ca/fr/planificateur-de-soiree et ajouter 8 % pour une bouteille à 13 degrés, ou 16 % pour une bouteille de 14 degrés. Ou encore, ici sur cet éthylomètre en ligne.

À voir :  le reportage (9 minutes) de l'émission JE sur les effets de l'alcool sur la conduite de trois personnes.

Costières de Nîmes

Cliquez sur l'image pour l'agrandirCostières de Nîmes, l'appellation viticole la plus méridionale de la vallée du Rhône. La vigne y aurait été plantée par les Grecs. On y a fait longtemps du vin de masse. Puis à partie de 1945, l'avocat Philippe Lamour prône une production plus qualitative basée des études agronomiques et sur la notion de terroir.

En 1951, le vignoble obtient l'appellation VDQS Costières du Gard, élevé AOC trois ans plus tard. On considère à cette époque que ce secteur fait partie de la grande région du Languedoc. Puis, en 1986, l'appellation change de nom pour Costières de Nîmes, obtient son AOC et est rattachée à la région viticole de la vallée du Rhône.

C'est 2000 hectares plantés sur 4500 hectares revendiqués (2006), au sud-ouest de Lirac, de Tavel et d'Avignon, plus de 30 millions de bouteilles surtout en rouge et en rosé.

Rendement élevé : 60 hl/ha
96 caves particulières; 15 caves coopératives et 404 producteurs.

On produit surtout du rouge à 59 %, puis du rosé (37 %) et très peu de blanc (4 %).

Le Canada est son meilleur client

Les exportations représentent 25 % de la production en volume et 32 % en valeur.
Le premier client est le Canada avec 21 % des exportations en valeur (19 % en volume), suivi des États-Unis (12 %) et du Bénelux (11 %).

Les cépages principaux sont la syrah, le grenache, le mourvèdre et le carignan.

Il y a 31 vins de cette appellation à la SAQ (novembre 2009), dont les prix vont de 9,95 $ à 35,50 $.

Pour en connaître plus sur cette région voir le site officiel  www.costieres-nimes.com

Véronique Rivest en route pour le championnat mondial

Véronique RivestVéronique Rivest a remporté l'épreuve de sélection du candidat canadien au concours du meilleur sommelier du monde. L'évènement s'est déroulé aujourd'hui à Montréal sous l'égide de l'Association canadienne des sommeliers professionnels.

Elle se présentera donc au Concours du meilleur sommelier du Monde qui se tiendra à Santiago du Chili en avril prochain.

Il y avait deux candidats en lice au concours canadien, Véronique et Bertrand Eichel, meilleur sommelier du Québec.

Rappelons que la sommelière québécoise Élise Lambert sera aussi candidate à ce prestigieux concours. Mme Lambert a remporté le titre de meilleure sommelière des Amériques au printemps dernier.

Aux épreuves de 2007, Véronique s'était classée parmi les dix premiers au concours mondial.

C'était le suédois Andréas Larsson qui a été choisi meilleur sommelier à cette occasion. En 2004, ce fut Enrico Bernardo, en 2000 Olivier Poussier, en 1992 Philippe Faure-Brac.

M. Faure-Brac prépare d'ailleurs un film sur sa préparation à cette compétition.

Le vin naturel, le vin bio

Le vin naturel à l'émission Le magazine de la rédaction de la radio France Culture.

Plusieurs sujets sont abordés : le soufre dans le vin, le vin le plus naturel possible, le vin à l'ancienne, la macération carbonique en grappe entière, la réforme du bio, le vin bio n'existe pas encore, les nouveaux règlements, les goûts, etc.

Écoutez entre autres Marcel Lapierre dans le Beaujolais qui prépare du vin sans SO2 ajouté qui partira pour le Québec.

Pour amateurs de vins boisés

Le commentaire de dégustation d'un réputé journaliste du vin se termine par ces mots «pour amateurs de vins boisés».

Mais est-ce qu'un «amateur de vin boisé» se perçoit comme étant justement un amateur de vin boisé?

Lors d'une dégustation de groupe dernièrement, j'ai assisté à une discussion animée entre une participante qui disait que tel bourgogne était peu agréable parce que trop boisé, pendant qu'un autre affirmait que le vin n'était pas boisé, mais qu'il avait tout au plus une petite touche vanillée qui ajoutait à la complexité du vin.

Une bouteille de vin par jour réduit les risques cardiaques

La consommation d'alcool réduit les risques cardiaques chez l'homme.

Une étude menée en Espagne auprès de 41 000 hommes et femmes de 29 à 69 ans suivis pendant 10 ans démontre que la consommation d'alcool réduit de 51 % les risques coronariens (infarctus, angine de poitrine) chez l'homme.

Cette recherche a été conduite en Espagne, où la consommation d'alcool est relativement élevée et qui a un bas taux de problèmes coronariens. Pays au sixième rang pour la consommation d'alcool et un des plus bas en ce qui a trait au taux de mortalité par maladies coronariennes.

Vin nouveau 2009

Il y a seulement trois vins nouveaux cette année sur les tablettes de la SAQ.
La société d'État n'a pas fait d'appel d'offres. Elle a tout simplement acheté le vin nouveau des trois meilleurs vendeurs de l'an dernier.

Novello 2009
De la maison Botter. Un sangiovese.
De loin, le meilleur des trois. Lui au moins, il a un bon goût et laisse la bouche dans un bel état.
Il est léger, frais, coulant, fruité. Il n'a pas de défaut majeur, sauf de sentir le vin nouveau, le vin pas encore fait.
Il a une belle finale sur le fruit et l'ensemble dénote une certaine fraîcheur, une certaine jeunesse, une belle vivacité.
Dégusté à 14 °C.
La SAQ en a acheté 26 400 bouteilles.
Un bouchon de silicone. Sucre 9,9 g; acidité 3,5 g/l et pH 3,4. Alc. 11,5 %.  10479166 9,95 $

Beaujolais Nouveau 2009 Mommessin
La maison a abandonné sa bouteille en plastique. Elle a adopté le modèle ECOVA, fait de verre recyclé à 60 %. Elle est plus légère que le verre ordinaire. Elle a conservé sa capsule à vis.
Au nez, on a des notes de fruits et de terre. En bouche, il y a pas mal de fruit, l'acidité est très élevée.
Il y a un creux en milieu de bouche, puis un retour sur le fruit. Une finale chaleureuse, l'alcool est bien présent donnant un certain piquant en bouche.
Il y en a 8400 bouteilles à la SAQ.
Sucre moins de 1,2 g; acidité 3,7 g/l et pH de 3,4.
Alc. 12,5 %. 13,95 $ 

Beaujolais Nouveau 2009 Georges Duboeuf
Des arômes de fruit acidulé. On a abandonné la levure banane, ça sent maintenant la fraise.
L'attaque est costaude, ça surprend! On a une sensation tartrique en bouche. C'est dur. L'alcool est bien présent.
Une finale asséchante et brûlante. Dur. 8400 bouteilles. Sucre 1,5 g; acidité 3,6 g/l et pH 3,5. 15,90 $

Les deux beaujolais me semblent bien moins bons que dans le millésime 2008.

Il y a une grande différence de prix entre les trois. Le vin italien est arrivé par bateau le 6 novembre, les deux français par avion le 5 novembre.

Le président de l'Inter-Beaujolais, Dominique Capart dit que «la qualité et l'absence de stock consécutive à deux récoltes faibles auraient dû doper les prix. Or, comme l'an passé, la tendance est à la baisse.» (Les Échos)

Le prix de départ serait de 150 euros l'hectolitre. Une baisse de 10 % par rapport à l'an dernier.

Le Japon est le plus gros acheteur avec 8 des 15 millions de bouteilles exportées. Les Japonais n'aiment pas le vin tannique. Voyez ce que certains d'entre eux font avec le beaujolais nouveau (Image AFP).

Les Français consomment 25 millions des 40 millions de bouteilles produites. Le beaujolais nouveau représente le tiers des exportations de la région du Beaujolais. Selon certains, il est le fer de lance de l'appellation, selon d'autres, il en est la honte!

Pour boire du bon beaujolais bien fait : vins-beaujolais

Vins festifs de Protégez-vous

Photo de Réjean PoudretteLa revue Protégez-Vous a recommencé à faire des jurys de dégustation de vins.

Sous la direction de Marc Chapleau, trois chroniqueurs vins (Véronique Rivest, Jacques Benoit et Claude Langlois) ont dégusté à l'aveugle 29 produits.

Les résultats sont dévoilés dans le magazine qui arrive en kiosque et en librairie cette semaine.

Ils ont évalué des mousseux, des sauvignons blancs, des rouges et des cidres de glace.

Le vin en Nouvelle-France

Le 11 novembre, lors d’un débat à Toronto, Bernard Landry a émis l’hypothèse que l’une des conséquences dramatiques de la défaite des  Français sur les Plaines d'Abraham (1759) avait été que, coupés de tout lien avec la mère patrie,  les Canayens furent par la même occasion privés aussi de vin. Une tragédie dit M. Landry.

Le Canada privé de vin par la Conquête ? Il faut nuancer. Il faut d’abord se poser la question à savoir quelle importance avait le vin dans la colonie et, surtout, qui en buvait ? Il faut aussi voir ce que l’occupation anglaise a changé.

Tout au long du XVIIo siècle, on a d’abord tenté de faire du vin avec ce que le pays avait à offrir, les vignes indigènes qui poussaient ici. Ces vignes donnaient peu de vin et, surtout, du vin de bien mauvaise qualité. On a ensuite (surtout au XVIIIo siècle) tenté de faire pousser ici des vignes importées de France. Elles n’ont pas résisté aux durs hivers canadiens. Il a donc fallu se résigner. Pour boire du vin, il fallait l’importer de France. Mais à quel prix ?

Tous les témoins de l’époque semblent unanimes, en Nouvelle-France, le vin importé de France est une denrée rare et chère réservée à une élite.

Dès 1636, le père jésuite Paul Lejeune écrit dans sa Relation que les premiers habitants de la colonie boivent surtout du cidre et de la bière. Il ajoute : « et parfois du vin, comme aux bonnes festes ». C’est que le vin est cher : « Il vaut dix fois la pinte » (il dix fois plus cher qu’à Paris). Il est donc plus important de se bien nourrir que de bien boire. Comme l’écrit le père Lejeune : « On se passe mieux de vin que de pain ».

Les vins du Québec — Émission L'épicerie

L'émission de télévision de Radio-Canada L'épicerie a été presque totalement consacrée cette semaine au vin du Québec.

Les 80 producteurs d'ici font-ils du bon vin? Si oui, où le trouver?

«On a longtemps pensé que les vins du Québec étaient imbuvables. Certains consommateurs hésitent encore à prendre le risque d'acheter une bouteille d'ici. Pourtant, selon les experts, il y a eu une nette amélioration au cours des dernières années. Des vignerons passionnés ont travaillé avec acharnement pour produire des vins qui se classent maintenant parmi les premiers dans les concours internationaux. Les Québécois les apprécient-ils plus pour autant?»

Alors, 18 minutes de promotion du vin du Québec. L'épicerie du 11 novembre.

Moka, cola, charbon, sassafras, claquage de langue, bombe, dollars et 90+

Je suis en train de consulter le dernier catalogue Vintages de la LCBO pour la livraison du 21 novembre et certains commentaires sur les vins me laissent pantois et dubitatif.

Je vous donne quelques exemples :

Un rouge du Niagara à 44 $
«L'ayant dégusté à plusieurs reprises, je soupçonne qu'il entre présentement dans une phase de mutisme» note 90.

Un cabernet franc du Niagara à 29 $
«cerise à tarte, canneberge mûre et de groseille rouge avec des nuances de moka, la forte acidité fait claquer la langue... il est un peu jeune et tendu pour le moment»  Note 4/5

Cab à 129 $
«d'épices, de cola et de sassafras» Note 94

Cab à 89 $
«de chêne, de fumée et de moka» Note 89

Napa à 299 $
«crème de cassis, de charbon et de fleurs printannière... une faible acidité.. une finale mûre et tannique.» Note 95+

Merlot Californie 25 $
«cerise Bing, de chocolat noir et de compote de prune avec des nuances de vanille.» Note parfaite de 5/5

Chili 24 $
«et ce n'est pas qu'une bombe de fruit» 4/5

Australie 59 $
« Une superstar de la viticulture, ses vins sont phénoménaux... Accordez lui 3 ou 4 ans de cellier pour lui permettre de prendre quelques rondeurs» Note 95

Shiraz 89 $
«requiert une décennie de cellier pour s'épanouir.» Note 97.

Espagne 21 $
«En bouche, il peut se montrer un peu particulier... une finale de 45 secondes.» Note 91

Vin bio, un incitatif à acheter ou non?

Des lecteurs m'écrivent pour me demander de parler plus souvent des vins bio.

La demande pour les vins bio semble s'être accrue depuis la publication de l'étude sur les pesticides dans le vin faite par le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures et à la suite du reportage de TV5 intitulé Le vin est-il toujours un produit naturel?
 
Cependant, je dois dire que ces vins issus de l'agriculture biologique sont difficiles à dénicher.

Le site de la SAQ ne mentionne que 117 vins bio sur les 7511 vins de repas actuellement disponibles en tablettes! (France 78; Italie 14; Espagne 10; États-Unis 7; Australie 1) (À noter qu'il y a un vin bio en épicerie!)

Même si 117 c'est plus du double qu'il y a deux ans, ça ne représente même pas 2 % de l'offre totale.

Il y en a plus que cela. Seulement en France, il y aurait 15 000 producteurs bio sur 3,3 % de la surface viticole, selon Vitisphère. Et ça ne fait qu'augmenter : «Selon l’association des vignerons bio d’Aquitaine, les surfaces de vignes cultivées en bio dans la région ont augmenté de 23% en 2008» Le Journal du vin. L'Italie en produirait encore plus et serait le plus grand producteur de vins bio au monde. Toutefois, seulement 14 vins d'Italie apparaissent dans la section bio de la SAQ.
 
Aussi bizarre que cela puisse paraître, de nombreux producteurs ne veulent pas présenter leurs vins comme étant bio, donc ils ne sont pas inscrits comme tels sur le site de la SAQ.

De plus, selon Mme Linda Bouchard porte-parole de la SAQ, «certains producteurs, sinon plusieurs ne veulent pas que la propriété bio soit indiquée, de plus ils ne veulent par que leurs vins soient placés sur les tablettes bio, mais préfèrent qu'ils restent avec les autres vins de leur région, de leur appellation.»

Voilà qui ne rend pas la tâche facile pour les consommateurs qui désirent se procurer ces produits santé.

Pourtant, en France, il y a de plus en plus de sites Internet qui proposent la vente de vins bio.
lesbouchonsbio.com; www.leszinzinsduvin.com; www.vin-bio-naturel.fr...

Le label bio est-il vendeur? Un petit sondage : L'indication vin bio sur une étiquette vous incite à acheter?

Sujets connexes:

Hausse des ventes de boissons alcoolisées au Canada

Les ventes de boissons alcoolisées continuent d'augmenter au Canada malgré la crise économique.

Pendant que les ventes pour l'ensemble des marchandises (grands détaillants) diminuaient de 2,6 % d'août 2008 à août 2009 au Canada, les ventes en valeur de boissons alcoolisées augmentaient de 7,5 %.

Selon les derniers chiffres publiés par Statistique Canada, les ventes au détail ont diminué dans la plupart des secteurs : -16 % dans les carburants, -12 % pour les appareils électriques, -8 % les vêtements, -6 % pour les membres,etc.

Il y a eu des hausses de vente dans quelques secteurs. La plus forte, de 7,5 % pour les boissons alcoolisées, 5,6 % pour les appareils ménagers et 4,3 % pour les boissons non alcoolisées.

Pendant ce temps, les prix des boissons alcoolisées ont augmenté de 2,1 % au Québec, contre 1,2 % en Ontario, de septembre 2008 à septembre 2009.

Sources :
Statistique Canada, Ventes par marchandise pour le groupe des grands détaillants (mensuel);
L'Indice des prix à la consommation Septembre 2009

Échantillons : 20 % de fraudes

Que valent les médailles des concours de vin?
Comment se fait la sélection des vins présentés à ces concours?
Est-ce que le vin jugé et médaillé est vraiment le même que celui que nous achèterons sur les tablettes?

«Un vin sur cinq contrôlé par la Répression des fraudes en 2007 n'était pas conforme à la réglementation.»

C'est ce que nous rapporte la Revue du vin de France dans un article sur les concours de vin.

Dégustateurs, attention à vos dents

Attention! Ne vous brossez pas les dents tout de suite après une dégustation!

L'acidité contenue dans le vin ramollit l'émail des dents et rend donc cette couche protectrice plus fragile. Les tanins aussi peuvent contribuer par leur action abrasive à détériorer la fine couche d'émail sur les dents.

«Les vignerons, dégustateurs et commerçants en vin ont une profession qui expose leurs dents à un fort risque d'érosion», dit la Dre Diane Hunt de l'Université Adelaide qui ajoute toutefois que «c'est un danger qui peut être réduit.» (Adelaiden)

«Les acides du vin créent des fissures dans l'émail qui permettent aux produits chimiques d'y pénétrer, ce qui endommage la dentition», selon le Dr Mark Wolf. (Science Daily, 3 avril 2009)

Donc, dégustateurs, membres de club ou de jury de dégustation, négociants en vin, vignerons ne soyez pas trop rapides sur la brosse à dents.

Les jus de fruits, les boissons gazeuses, les boissons énergétiques, le thé sont aussi très acides.

Soirée-bénéfice pour aider Véronique Rivest

Véronique RivestLa meilleure sommelière du Québec (2006) et du Canada (2006), Véronique Rivest se prépare au concours du Meilleur sommelier du Monde qui se tiendra en avril au Chili.

Elle est arrivé parmi les dix premières à sa tentative d'il y a deux ans.

Ce concours est mené tous les trois ans. Les derniers champions sont Andréas Larsson de Suède (2007), Enrico Bernardo d'Italie (2004) et Olivier Poussier de France (2000).

Elle se prépare fébrilement et presque à plein temps. Une soirée-bénéfice sera donc faite en son nom le mercredi 18 novembre prochain à Gatineau afin de l'aider à préparer ce beau projet.

Salon des importations privées

Vous allez au restaurant, ou au bar à vin, vous découvrez un bon vin, le lendemain vous voulez l'acheter à la SAQ, vous apprenez alors qu'il n'y en a dans aucune succursale: c'est un vin en «importation privée».

Les restaurateurs s'alimentent de plus en plus à ce réseau. C'est un circuit parallèle autorisé par la SAQ.

Des agences, des restaurateurs font venir des vins en petites quantités, souvent de petits producteurs. Ce sont quelquefois des vins bio, ou des vins qui contiennent peu de soufre. Ces vins sont bien sûr inspectés, analysés, taxés, transportés et entreposés par la SAQ.

Jura, contrée où terroir n'est pas un vain mot

Jean Berthet-BondetVous connaissez Jura, Arbois, Chalon, l'Étoile?

Un tout petit peu! Pourtant, il y a dans cette petite région de l'est de la France, au sud de l'Alsace, entre la Bourgogne et la Suisse, de très beaux vins distinctifs.

Du chardonnay, du savagnin, du vin jaune, du vin de paille, du Macvin; en rouge du poulsard, du trousseau et du pinot noir. Des savagnins ouillés ou pas ouillés. Toute une variété.

Des vins frais, vifs, bons en jeunesses et qui vieillissent admirablement. Il y en a peu au Québec (19 produits), mais ça va changer. Des producteurs de cette région se sont regroupés pour conquérir le marché de l'Amérique française. Ils ont lancé une campagne de trois ans pour promouvoir leurs vins chez nous.

Le vin est-il toujours un produit naturel?

Un reportage de 37 minutes de la télévision française France 2, présenté à l'émission Envoyé Spécial.

Envoyé spécial

«Dans la plupart des bouteilles, même les grands crus, se cachent des substances chimiques que le consommateur ne soupçonne pas. Des dizaines d’additifs chimiques sont utilisés dans la fabrication de certains vins. A quoi servent ces additifs ? Pourquoi ne sont-ils pas mentionnés sur les étiquettes de nos bouteilles ? Nous avons aussi découvert que, pour vendre plus cher leur vin, et tromper le consommateur, certains producteurs rajoutent encore plus d’additifs. Au-delà de la limite légale. Et ce n’est pas tout. Certains pesticides cancérigènes se retrouvent dans nos verres sous forme de résidus. Tous les vins sont-ils contaminés ? Et sont-ils dangereux pour le consommateur ? Pendant des mois nous avons enquêté dans le vignoble français pour comprendre pourquoi et comment sont fabriquées ces cuvées chimiques.»

Une émission bien intéressante qui lève le voile sur certaines pratiques. Un constat de l'hypocrisie de plusieurs, mais des lueurs d'espoir.

Est-ce qu'il y a trop de produits chimiques dans le vin? Pourquoi tant de pesticides? Pourquoi tricher en ajoutant du sucre? Les autorités européennes exigent la réduction de moitié de l'usage des pesticides d'ici 10 ans.

Le mot de la fin : «le retour à des vins sains et naturels est peut-être l'occasion pour la France de s'imposer face à la concurrence du Nouveau Monde.»

On peut revoir l'émission ici sur le site Vin Bio naturel.

Les vignes de Monsieur Parizeau

Une petite anecdote...

Nous sommes dans le petit train touristique qui fait la tournée de Collioure, son port et ses vignes. Sur les hauteurs de Colliourre (Roussillon), le conducteur qui fait aussi office de guide dit au haut-parleur : «notez à la droite, près de la petite cabane jaune, les vignes de M. Parizeau.»

Étonnement dans le train! Je prends fébrilement des photos. Rendu au sommet, le conducteur s'approche de ma femme et de moi et nous dit en souriant «vous deviez bien être les seuls à savoir qui est M. Parizeau.»

Il avait reconnu que nous étions Québécois. Je lui dis en riant que ce doit être parce que nous n'avons pas d'accent.

Accords avec les fromages

http://www.vergerduhaime.com/ Quel est le meilleur accord gourmand avec les fromages?

Les confitures!

Lors d'un voyage dans les vignobles de Bordeaux il y a quelques années, j'ai été surpris de voir que les producteurs de grands crus nous servaient à la fin des repas des fromages avec des confitures.

Pas des confitures sucrées industrielles qu’on produit en Amérique, mais des confitures artisanales peu sucrées.

Essayez avec vos fromages de vache et de brebis des confitures aux figues, aux dates, aux bleuets, au miel, aux canneberges, aux pommes, aux oignons et aux framboises. Un délice !

Est-ce que le Languedoc aime ses vins?

Je reviens de trois semaines de vacances dans le Languedoc-Roussillon et dans l'est de la région dite du Sud-Ouest.

Lors de chaque voyage de vacances en France, mon épouse et moi aimons bien déguster les produits locaux. Cette fois-ci dans la région s'étendant de Toulouse à la Méditerranée, nous avons constaté qu'il est très difficile de goûter les produits locaux dans les restaurants et sur les terrasses.

La plupart des restaurants visités en trois semaines offraient étonnamment peu de vins de la région. Sur la plupart des cartes de vin, on ne dénombrait que trois ou quatre vins des secteurs environnants. Ces restaurateurs offrent plus de vins de Bordeaux, de la Loire et même de l'Alsace que de leur propre région!

Le magazine Cellier en ligne

Le magazine Cellier, auquel je collabore, est maintenant accessible en ligne.

Malgré le fait qu'il soit imprimé à 100 000 exemplaires, il arrivait souvent que plusieurs personnes ne réussissent pas a en dénicher un.

Des amateurs et producteurs de France et d'ailleurs regrettaient aussi que la revue ne soit pas disponible hors des frontières du Québec.

Il est donc maintenant accessible entièrement et à tous sur Internet.
On peut même l'imprimer!

Le Languedoc et le Roussillon sont à l'honneur dans cette 12e édition. On y parle aussi des vins de Grèce, du Chablis, des vendanges au Québec, de la bière, du porto, du gin et de la capsule dévissable...

À lire aussi le portrait d'une conseillère en vin hors pair, Mme Rachel Gagnon, de la succursale sélection de Gatineau.

Donc, 90 pages de belle lecture! Cellier, automne 2009.

Forte progression des ventes des vins d'Afrique du Sud, du Portugal et de la Nouvelle-Zélande

Les ventes de vin d'Afrique du Sud ont progressé de 36 % en un an au Québec, passant de 1,6 million de litres à 2,2 millions de litres.

Le Portugal suit avec une hausse de 22 %, de 2,2 à 2,7 millions de litres.

La Nouvelle-Zélande progresse de 19 %, passant de 0.5 million à 0.6 million de litres. Le Chili monte de 17 % à 3,2 millions.

Les vins américains connaissent aussi une hausse importante de 16 %, 5,8 à 6,8 millions de litres.

Même si ces hausses sont notables, les vins de France et d'Italie conservent toujours les deux premières places avec respectivement 31 et 23 % du marché.

Le meilleur verre pour les effervescents

Autrefois on buvait les vins mousseux dans des coupes. Depuis quelques années, la mode est plutôt aux flûtes.

Mais, est-ce que la flûte est vraiment le meilleur verre?

Non, selon Georg Riedel.

M. Riedel, le grand patron de la verrerie qui porte son nom dit dans une entrevue accordée à la Revue du Vin de France (juillet-août 2009) que «pour les vins effervescents comme le champagne, je préconise de les boire dans le verre à pinot, pour moi le meilleur, surtout s'il s'agit d'un vieux millésime. Cela va l'épanouir.»

La clé du vin : une escroquerie

J'ai déjà parlé de cet objet dont les vendeurs prétendent qu'il prévoit comment va vieillir un vin : La clef du vin, si vous croyez encore au Père Noël, décembre 2008.

Son concepteur, Franck Thomas, meilleur sommelier de France et d'Europe en 2000, affirme sur son site que c'est «un instrument de mesure qui permet de connaître instantanément la capacité de garde, le potentiel de vieillissement de votre vin.»

Le bidule toujours en vente  — de 120 à 250 $ — continue à faire parler de lui. Cette fois-ci c'est le site Afis Science qui publie les résultats d'un test sur l'objet magique.

On a fait déguster 6 verres à 15 personnes. «L’un des verres avait subrepticement reçu la visite du vieillisseur pendant 10 secondes». Chaque participant fit l'expérience à huit reprises. Résultats : «L’écart entre les courbes est bien trop faible pour qu’on puisse en déduire une quelconque efficacité de la clé magique.»

Conclusion : «Absolument rien dans les résultats ne permet de soutenir les allégations de Franck Thomas. La clé du vin paraît bien être une escroquerie supplémentaire».

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