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Des copeaux de bois dans le vin

Le gouvernement français veut permettre l’utilisation des copeaux de bois pour améliorer les vins.

C’est une technique qui est employée partout dans le monde. Toutefois, en France, on s’y est toujours opposé.

Face aux pressions de certains producteurs qui ont de la difficulté à concurrencer les vins du Nouveau Monde, les pouvoirs publics de l’hexagone veulent assouplir les règles de production de vin.

En France, tout est réglementé et particulièrement la production de vin, considérée comme patrimoine national.

Toutefois, depuis quelques années, la France perd du terrain sur le marché mondial de l’exportation. Plusieurs autres pays produisent du vin en quantités industrielles et en utilisant, bien sûr, des moyens industriels. On ajoute des copeaux, on ajoute des saveurs, on acidifie, on désacidifie, ainsi de suite.

Le Salon des vins de Montréal

C’est l’événement de l’année dans le monde du vin au Canada. En fait, je devrais dire l’événement aux deux années, parce que ce salon ne se tient au Canada qu’aux deux ans. L’autre année, il faut aller à Bordeaux.

Si vous être amateurs de vins, et je sais que vous l’êtes, c’est le salon qui vous permet de déguster le plus grand nombre de vins en quatre jours.

Ça se déroule au Palais des congrès de Montréal du jeudi 23 au dimanche 26 mars. Ce sera la 7e édition. Il y a un prix d’entrée de 15 $, après on paie pour chaque verre.

Ce salon est organisé par l’Association québécoise des agences de vins, bières de spiritueux en collaboration avec la SAQ.

«Soixante pour cent des vins français sont mal faits, mal vinifiés», Michel Bettane

«Les vignerons qui ont manifesté dans la rue ce sont de mauvais vignerons. Ce sont des gens qui font n’importe quoi.»

Ces paroles très dures sont celles du réputé Michel Bettane lors de sa participation à l’émission 5 sur 5 à la télévision de Radio-Canada.

«Je suis effondré devant la médiocrité d’une grande partie de la production française. Vous ne pouvez pas savoir l’inertie, la force et le lobbying de la mauvaise viticulture en France», dit M. Bettane.

Il parle ensuite du laisser-aller des Appellations contrôlées dans les années 60 et 80, où on a planté n’importe où dans des terres impropres à la vigne. Puis, «une fois que la vigne est plantée, c’est un droit acquis.»

La France produit sept milliards de bouteilles de vin. C’est 800 millions de bouteilles de trop, selon M. Bettane.

«Ceux qui ne sont pas en état de faire un vin qui peut trouver un marché doivent faire autre chose.

Les Québécois continuent d’acheter de plus en plus en Ontario

Deux succursales de la LCBO qui sont proches de la frontière du Québec sont fréquentées par une clientèle majoritairement composée de Québécois.

L’immense succursale des rues Rideau et King Edouard à Ottawa et celle de Hawkesbury recoivent régulièrement la visite de clients du Québec. Certains ont fait plus de cent kilomètres, et selon les employés de ces deux magasins, ils partent souvent avec deux ou trois caisses.

Certains Montréalais viennent en groupe de deux ou trois et repartent avec de nombreuses caisses.

Selon des employés de la succursale principale d’Ottawa, «ils savent ce qu’ils veulent, achètent en grande quantité, et pas seulement des produits de bas de gamme».

Hawkesbury
L’engouement est tellement fort à la succursale de Hawkesbury que la LCBO a décidé de l’agrandir encore. Cette fois-ci du tiers, on y ajoutera 230 mètres carrés.

Les vins du Québec feront leur entrée dans la section «Spécialités» de la SAQ

Dès le début avril, des vins produits au Québec seront disposés sur les belles tablettes de la section de prestige de la SAQ sous la banderole «Vins du Québec». En théorie on pourra y retrouver les 71 vins québécois acceptés par la Société des alcools du Québec.

Ça fait longtemps que les producteurs de la province demandent que leurs vins soient regroupés.

Depuis quelques années, ces vins sont rangés dans les présentoirs «Terroirs d’ici». Mais les producteurs disaient que c’était un endroit fourre-tout, où leurs vins étaient mêlés avec les cidres, cidres de glace, et autres produits. Ils demandaient d’avoir une section comme tous les autres vins du monde.

Fiche des millésimes

Les vins du millésime 2004 ont commencé à arriver sur les tablettes des sociétés des alcools. Nous avons donc modifié notre fiche des millésimes pour y ajouter l’année 2004.

Les auteurs sont loin de s’entendre sur la qualité des millésimes. C’est surtout le cas pour les années les plus récents qui sont plus difficiles à évaluer. Les divergences peuvent être énormes. Prenons l’exemple du millésime 2004 en Espagne, Robert Parker le juge exceptionnel et lui donne une note de 92/100, par contre Berry Bros & Rudd lui donne 7/10, la LCBO 9/10 et la SAQ 14/20.

Cette fiche a donc été composée en se basant sur les auteurs les plus crédibles.

L’évaluation des 2004 pourrait bien sûr être modifiée au cours des prochains mois lorsque nous en saurons plus sur la qualité des vins produits.

Spécialités SAQ versus Vintages LCBO

Le président de la SAQ dit qu’il aimerait que les vins de spécialité coûtent 25 % de plus que le prix moyen des vins équivalents de la section ordinaire. En conférence de presse, Sylvain Toutant a affirmé qu’ «un produit de spécialité ne doit pas être un produit qui concurrence les produits réguliers. Un bordeaux de spécialité ne doit pas concurrencer un bordeaux régulier».

Il cherche une nouvelle définition du produit de spécialité et semble vouloir la trouver dans le prix.

On a beaucoup comparé ces derniers jours les politiques de prix de la SAQ avec celles de la LCBO. Je vais continuer dans la même veine.

En Ontario, l’équivalent de la section Spécialités de la SAQ est la section Vintages. Cette section est garnie de nouveaux arrivages de vins deux fois par mois.

Michel Phaneuf se prononce pour la privatisation

Même si la majorité des Québécois est encore en faveur du maintient du monopole de la SAQ, de plus en plus de spécialistes du vin se prononcent pour la libéralisation de la vente de l’alcool au Québec.

Celui qu’on pourrait qualifier de Monsieur Vin du Québec, Michel Phaneuf, se prononce : «Le monde du vin est devenu trop vaste pour un organisme unique. Le monopole a fait son temps et, surtout, il n'est plus de son temps.»

Dans un article de la revue L’actualité, datée du 15 mars 2006, l’auteur du Guide du Vin Michel Phaneuf, écrit que la SAQ ne peut plus nous garantir de bons prix et ne peut plus distribuer adéquatement de nouveaux produits. «Un seul acheteur ne peut distribuer tous les vins du monde», écrit-il.

Il prend en exemple la situation en Outaouais, où on peut acheter du vin de deux réseaux [SAQ et LCBO] pour dire que «plus il y a de distributeurs, meilleur est le choix.»

M. Phaneuf dit qu’on peut faire mieux que l’Alberta avec ses 12 000 produits.

L’article porte le titre de Sacquons la SAQ.

 

La SAQ paie ses vins plus cher que la LCBO

La Saq est le plus gros acheteur de vin au Canada et peut-être au monde. Pourtant, elle ne réussit pas à obtenir les vins à meilleurs prix, tout au contraire.

Il y a deux ans, le président de la SAQ de l'époque révélait que sa société payait ses vins plus chers qu'en Ontario. Dans un rapport, Louis Roquet affirmait que c'était le cas pour au moins 28 vins courants.

La société d'État n'a pas voulu alors révéler les noms de ces produits. Mais le journaliste Charles Faribault du réseau TVA a réussi à les obtenir grâce à la Loi d'accès à l'information.

Les Québécois toujours en faveur du maintien du monopole de la SAQ

La moitié des Québécois [50 %] disent préférer que le commerce de l'alcool demeure le monopole d'une société d'État. Par contre, 41 % aimeraient que ce soit confié à des entreprises privées, et 9 % ne savent pas ou refusent de répondre.

C'est le résultat d'un sondage mené par la firme Leger Marketing pour le compte de l'Institut économique de Montréal [IEDM]. Cet organisme fait campagne pour la privatisation de la SAQ.

L'Institut avait fait faire un même sondage en septembre dernier, où les Québécois étaient bien plus nombreux à être en faveur du maintien du monopole [63% contre 30 %].

Ce qui fait dire au directeur de l'IEDM, Valentin Petkantchin, que «le scandale de la fixation du prix des vins révélé par La Presse et tout le débat public qu'il a soulevé semble avoir eu un impact notable sur l'attitude des Québécois envers la SAQ.

Une étoile - 10 dollars; 2 étoiles -

Qu'est-ce qu'un bon rapport qualité-prix? On peut répondre en disant tout simplement que c'est lorsqu'on a l'impression d'en avoir pour son argent. Bien sûr les vins sont chers au Canada, mais compte tenu des prix actuels, on peut dire que si le nombre d'étoiles dépasse le nombre de dizaines de dollars, ça vaut la peine.

On me dit: «à Vin Québec vous avez donné 1 1/2 étoile à tel vin, il ne doit pas être fameux.» Je réponds: «Un instant! S'il coûte plus de 20 $, il n'en vaut pas la peine, à 15 $, c'est juste, mais à 12 $, c'est un bon achat.»

Autrement dit, un vin qui obtient deux étoiles ne devrait pas coûter plus de 20 $ pour représenter un bon rapport qualité-prix. Trois étoiles pour 30 $, quatre pour 40 $...

En résumé, plus le nombre de dollars est faible par rapport au nombre d'étoiles, plus le vin est une aubaine. Toutes ces choses étant relatives, bien sûr.

SAQ, des hausses du prix du vin en perspective

La SAQ veut venir chercher 300 millions de dollars de plus dans nos poches en 4 ans.

Le collecteur de taxes a promis de remettre 865 millions de dollars au gouvernement en 2009. Il a donné 546 millions l'an dernier.
Dès cette année, les dirigeants de la SAQ espèrent faire des profits de 100 millions de plus. Le taux de change leur a été favorable. [Pas aux consommateurs.]
Selon le quotidien La Presse, pour aller chercher ces 865 millions, les ventes devront augmenter de 5,7 % et «les bénéfices, eux, devront augmenter à un rythme presque deux fois plus rapide.»
Ceci ne va pas réduire les craintes des consommateurs de vin.
Le président de la SAQ a pourtant promis dernièrement de réduire l'écart de prix avec l'Ontario.

Toutant mis au courant dès le 11 décembre

Une autre révélation-choc dans le journal La Presse du 8 février, le président de la SAQ, Sylvain Toutant, aurait été informé dès décembre de la nouvelle stratégie de négociation de prix élevés de la SAQ.

Le journaliste Denis Lessard écrit que le 11 décembre le vice-président Alain Proteau mettait en garde ses deux patrons Sylvain Toutant et Laurent Mériaux. Dans un courriel, il leur dit «si le scénario est retenu, on va faire face à beaucoup de résistance.»

M. Proteau écrit aussi dans ce courriel que les journalistes pourraient finir par s'intéresser à cette affaire.

Le scandale de la SAQ: des suites?

Est-ce que le scandale de la SAQ aura des suites? Il ne semble pas y avoir beaucoup de monde satisfait des explications du président de la SAQ.

Deux vice-présidents ont été poussés vers la porte. Mais l'un d'eux, Laurent Mériaux, dit maintenant que «j’ai moi-même eu des soupçons dans la semaine du 15 janvier et j’en ai fait part à Sylvain Toutant. J’ai été un des premiers à lui recommander de faire une enquête interne.»[Le président de la SAQ: «désolé de ce cafouillage»

Le président de la SAQ: «désolé de ce cafouillage»

Deux vice-présidents quittent la SAQ, 14 = 8, taxes fixes, écart Ontario, mise en demeure de M. Mériaux, et le ministre veut clore le dossier...

Le P.D.G Sylvain Toutant présente ses excuses à la population et se dit «désolé de ce cafouillage».

Selon M. Toutant, deux vice-présidents et 9 employés auraient mal interprété les politiques de la SAQ et lui auraient caché la vérité.

Ces personnes auraient incité des producteurs à maintenir leurs prix élevés malgré la baisse de l'euro.

Un vice président, Alain Proteau, a pris sa retraite après 25 ans de service et l'autre, Laurent Mériaux, a dû remettre sa démission.

M. Toutant dit que de toute manière le lien de confiance était brisé et il ne pouvait plus travailler avec ces deux personnes.

Liste des nouveaux prix de la SAQ

Des prix réduits sur des vins qui ne sont pas sur les tablettes
La SAQ a annoncé une réduction de 8 % sur 868 de ses produits.

Pourtant, certains de ses produits ne sont pas disponibles sur les tablettes. Vous ne les trouverez pas sur le site Internet de la Société des alcools du Québec. Si vous téléphonez en succursale, on va vous dire qu'ils ne sont pas disponibles nulle part dans le réseau et donc on ne peut pas les commander.

Un des vins dont la réduction est la plus forte est le barolo Casteglione Faletto. Il passerait de 62 à 47 $. Mais il n'est pas disponible à nulle part dans le réseau. Idem pour le Marzieno Zerbina Ravenna [réduit de 31 $]

C'est la même chose pour barbera Castelli Castellinaldo, le Frattoria Braccesca, le vin portugais Alentejano Incignito Cortes...

Le fameux Domaine de Trévallon qui perdrait 1 $ à 76 $ n'est pas non plus disponible.

Ces vins sont possiblement en commande ou entreposés quelque part.

La liste des vins dont le prix est réduit mentionne aussi le fameux savennières Coulée de Serrant no 10222088, réduit de 126 à 103$. Mais on ne peut l'avoir à ce prix parce que celui qui est disponible porte un autre numéro [10222125] et il n'est pas réduit. C'est possiblement un autre millésime.

Une aubaine rare
Une vraie aubaine, mais faites vite: le Cabernet-sauvignon Kenwood Artist Series sonoma 1999 passe de 90$ à 79 $. Mais le hic c'est qu'il n'y en a que deux bouteilles dans tout le réseau, une à Drummonville et l'autre à Sant-Bruno. Mais, ceux qui sont habitués aux recherches sur le site de la SAQ savent très bien que lorsqu'il indique une ou deux bouteilles, on les trouve rarement, des égarées, des cassées...

«Les dirigeants de la SAQ aveuglés par l'appât du gain ou incompétents», François Chartier

Dans une entrevue à l'émission Le Point de Radio-Canada, le 30 janvier, le sommelier et chroniqueur de vin, François Chartier a dit que les personnes embauchées depuis deux ans à la direction de la SAQ n'ont pas de connaissances du marché du vin.

Selon lui, ce marché est en pleine mutation au Monde et au Québec, mais les patrons actuels de la SAQ ne le voient pas.

M. Chartier dit que si ces gens avaient lu les dossiers accessibles à tous concernant les pertes de part de marché des producteurs français depuis deux ans, ils ne leur auraient pas proposé de maintenir leurs prix de gros artificiellement élevés. (1)

Bien sûr les producteurs ont refusé parce qu'ils ne veulent pas perdre encore plus de parts de marché.

« Il fallait être aveuglé par l'appât du gain ou incompétent pour ne pas avoir été à l'écoute du marché».

Plus de vins et moins de marketing
M. Chartier ajoute par contre que les gens de la SAQ sont peut-être compétents en marketing.

Toutefois, il critique fortement la dernière campagne de marketing du Little Penquin. On a conçu un produit de marketing dans un laboratoire, on a créé une marque en Australie et un beau design. Puis on a mis du mauvais vin dans la belle bouteille. Mais les Québécois qui ont développé le goût du bon vin ne se sont pas fait prendre deux fois.

Juste les gros vendeurs
Concernant le projet de la SAQ de réduire l'offre de produits dans les succursales, il dit que ce n'est pas ce que les Québécois veulent. Les Québécois veulent plus de produits, plus de vins et non pas plus de marketing.

Hausses et baisses de prix à la SAQ, le 1er février

La Société des alcools du Québec va hausser le prix de 1022 de ses produits et diminuer le prix de 867 autres.

Il y a quelques jours à la suite des révélations du journal La Presse concernant l'affaire de l'euro, les dirigeants de la SAQ, forts embarrassés, ont annoncé à contrecoeur, à ce qu'il nous semble, une baisse moyenne de 8 % du prix de certains vins.

La diminution du prix se fera le 1er février. Toutefois, en même temps, on haussera les prix de 1022 produits. Les hausses seront par contre très minimes, en général de 5 à 25 cents.

La SAQ dit que ce sont «des frais de service qu'elle obtient de fournisseurs, dont ceux liés au transport.»

Par exemple, le beaujolais-village de Duboeuf passe de 15,45 $ à 15,50 $; le Prince blanc de 12,25 à 12,45; ma tante devra débourser 5 cents de plus pour son Oiseau bleu et l'oncle Arthur 1 $ de plus pour sont Roederer brut premier; le rouge Santa Rita, tant aimé de ma tante Rita, sera arrondi à 16 $...

Des primes de 40 % pour des cadres de la SAQ

On en apprend tous les jours depuis quelque temps sur le scandale à la direction de la Société des Alcools du Québec.

Selon les journalistes Denis Lessard et Maxime Bergeron du quotidien La Presse, des cadres de la société d'État reçoivent des primes très élevés:

« En maintenant les prix élevés, les dirigeants de la SAQ s'assuraient du maintien du chiffre d'affaires de la société, qui dicte la hauteur des primes annuelles qui peuvent atteindre 40 % de leur salaire. Cette pratique avait été mise en place sous Gaétan Frigon... »

Vente de quelques vins à la SAQ

La SAQ fait une vente plus ou moins bien organisée d'environ 300 de ses produits qui traînent depuis longtemps sur les tablettes. Il y a là le sancerre cuvée Edmond 2000, un très mauvais millésime en Loire, qui passe de 71 $ à 53 $; alors que le 1999 reste à 60 $. Il y aussi un Beychevelle 1996, [coté seulement 86 par Parker] qu'on tentait de vendre 123 $. Il est réduit à 92 $. Mais c'est encore trop cher si on le compare au 2000, superbe millésime, qui se vend 90 $ et qui est coté 91 par le gourou Parker.

Enfin, il y a aussi un Yquem 1985, dont la plupart des bouteilles sont à Sept-Îles, qui passe de 431 à 323$.

Il n'y a pas plus de vin en Alberta et ce n'est pas là qu'il est le moins cher

On entend beaucoup dire depuis quelque temps qu'il y a plus de vins disponibles en Alberta et surtout qu'il coûte moins cher.

On a lu dernièrement dans les journaux qu'il y avait 11 515 produits disponibles en Alberta. Le chiffre a aussi été repris dans un éditorial d'Yves Boisvert intitulé Pour l'ablation de la SAQ [La Presse, 20 janvier 2006]. Il provient du document de M. Valentin Petkantchin intitulé Le monopole de la SAQ est-il toujours justifié?. Il faut noter qu'il est question ici de produits, et non seulement de vin.

Le Québec aurait 7148 produits et l'Ontario 3449, toujours selon cette étude.

On ne trouve pas grand-chose en Alberta
Toutefois, lorsqu'on fait des recherches sur Internet pour trouver des produits disponibles en Alberta on ne trouve pas grand-chose.

La SAQ ferme sa succursale Signature de Québec

Le quotidien Le Soleil du 25 janvier nous rapporte que La Société des alcools du Québec ferme sa succursale de luxe au Château Frontenac. La boutique fermera en novembre à la fin du bail. La SAQ ne compte pas en ouvrir une autre du genre à Québec.

Il ne restera qu'une autre succursale Signature au Québec, celle de Montréal.

Signature offre des produits haut de gamme, rares et prestigieux, de grands champagnes, de grands formats, des vins plus vieux et des pièces de collection.

Actuellement, il y a 957 produits dans les deux magasins.
Selon le site de la SAQ, la bouteille la plus chère à Québec est un Château Lafite au format de 1,5 litres à 36 995 $.

Il y a aussi un Château Mouton Rothschild 1995 à 10 000 $ tout rond.

On y trouve également des produits moins chers comme le Saint-Joseph Guigal 2001 à 36 $.

Le vin rouge incompatible avec le fromage

Deux chercheurs de l'Université Davis de Californie disent que le fromage rouge tue les saveurs du vin. Bernice Madrigal-Galan et Hildegarde Heymann affirment que le fromage annule complètement les saveurs de tous les vins rouges. Selon eux, il ne sert à rien de servir du bon vin avec les fromages, car les protéines des fromages font en sorte qu'on ne peut plus différencier un vin de qualité d'une infâme piquette.

Ils ont fait des tests avec huit types de fromages et des vins de différents cépages, dont la syrah, le cabernet sauvignon et le pinot noir. Ils en concluent que le vin masque les saveurs de fruit, du bois et même le tanin. Ils ajoutent que plus le fromage est fort, moins on apprécie le vin.

Selon eux, cela serait dû au gras des fromages qui tapisse la bouche et bloque les autres saveurs. Le seul arôme du vin amélioré par le fromage est le beurre.

ƒ = Fourni par le représentant

Le symbole ƒ indique que le vin nous a été soumis par un représentant en vin au Canada.
Le vin est quand même dégusté à l'aveugle, à moins que ce soit indiqué par l'icone . Il est aussi généralement goûté en présence d'autres dégustateurs de Vin Québec dans le but de confronter nos jugements. Toutefois, la description, tout comme la note, n'est pas collective. Elle est celle de celui qui signe la fiche de dégustation.

Le scandale des prix du vin à la SAQ: pas une première

Des employés de la SAQ auraient aussi demandé à des producteurs de l'Uruguay de hausser leurs prix.

Lors d'un voyage en Uruguay au printemps dernier, des journalistes québécois se sont fait dire par des producteurs qu'à leur grand étonnement les gens de la SAQ leur avaient demandé de hausser leurs prix.

Dans son article du 7 janvier 2006, Claude Langlois du Journal de Montréal rapporte que «des producteurs ont affirmé à notre petit groupe de journalistes que la SAQ avait également demandé à certains d'entre eux d'augmenter le prix de leurs vins.»

M. Langlois ajoute que «l'affaire était tellement grosse qu'elle était difficile à croire.»

D'ailleurs, au retour de cette visite, un autre journaliste, Jacques Benoît de La Presse, écrivait ces phrases étonnantes dans son article du 6 mai 2005: «Que s'est-il passé? Toujours est-il que des entreprises viticoles ont été visiblement mal informées puisque plusieurs des quelque 24 vins de l’Uruguay commercialisés récemment au Québec l’ont été à des prix... absurdement élevés. Autrement dit, quelqu’un, ou un service quelconque, en a incité certains à gonfler artificiellement leur prix de gros.»

Le plus grand marchand de vin uruguayen au Monde
En juillet dernier, lorsque j'ai vu arriver sur les tablettes une vingtaine de vins de l'Uruguay, je me suis étonné de cet engouement pour ce très petit pays producteur. Pourquoi, tout d'un coup, un si grand nombre de vins d'un pays qui produit si peu de bons vins. Selon Jacques Benoît, il n'y a qu'une trentaine de producteurs de ce pays qui font des vins de qualité.

La SAQ suspend deux de ses vice-présidents

La Société des alcools du Québec mène une enquête interne sur l'affaire de l'ajustement des prix du vin en euro.

Pendant la tenue de cette investigation, le vice-président à la commercialisation, Laurent Mériaux, ainsi que le vice-président aux achats et à la mise en marché, Alain Proteau, sont en congé forcé.

Cette décision fait suite aux révélations du journaliste Jacques Benoit dans La Presse.

Voir La SAQ recule et baisse le prix de certains vins, Vin Québec, 12 janvier.
 

L'affaire de l'euro: une enquête à la SAQ

La Société des alcools du Québec demande à son vérificateur d'enquêter sur l'affaire des transactions en euro.

Dans un communiqué de presse diffusé mercredi soir, le P.D.G. de la société d'État dit qu'il a demandé à son conseil d'administration de demander à son service de vérification interne de «procéder à une vérification du processus ayant encadré l'ajustement des prix des produits transigés en euro».

M. Sylvain Toutant ajoute que «ce faisant, la haute direction de la SAQ veut s'assurer que le processus de négociations avec les fournisseurs a permis de garantir aux consommateurs le meilleur prix coûtant tel qu'indiqué dans le plan stratégique de la Société et que cette négociation s'est déroulée selon les règles.»

La SAQ a annoncé dernièrement une baisse de 8 % de ces prix des vins transigés en euro. Elle admet que l'euro a baissé de 14 %. Mais le président Toutant dit qu'il faut tenir compte des coûts de transports, de manutention et d'entreposage qui mène à une réduction plus faible. Il ne dit toutefois pas qu'elle est la proportion de ces éléments dans le prix d'une bouteille.

Forte baisse des prix des vins australiens en vue

Les prix des vins australiens baisseront de 20 à 30 % selon David Lowe, président de New South Wales Wine Industry Association. Dans une entrevue accordée au quotidien The Daily Telegrah d'Australie et reprise par le magazine Decanter, M. Lowe dit qu'une bouteille de 15 $ baissera à 10 $; et celle de 20 $ tombera à 15 $.

Il attribue ces baisses de prix à la surproduction et aux méventes de vins australiens. La surface de vigne plantée a plus que doublé en Australie depuis 10 ans, passant de 67 000 hectares à 164 000.

Selon une récente étude de marché de cette association de producteurs de vin, l'Australie produit plus qu'elle peut vendre et même plus qu'elle ne peut entreposer.

C'est une bonne nouvelle pour les consommateurs.

Le vin à la bonne température

La Société Les Vignerons du Mont Ventoux lance une gamme de vins destinés aux jeunes consommateurs. Ils ont eu l'idée originale d'y placer sur la contre étiquette un thermomètre qui indique si la température de dégustation est atteinte. En fait, il s'agit d'une encre thermocromatique qui varie du blanc au rose.

La société Les Vignerons du Mont Ventoux qui dit vouloir attirer la jeune clientèle a choisi un habillage qu'elle qualifie de «fun» pour ses trois vins qui s'appellent Pink Ventoux, Red Ventoux et White Ventoux. La société espère que ses nouveaux produits vont plaire à la clientèle jeune visée.

Conflit d'intérêts à la SAQ?

Les deux missions de la SAQ
collectrice de taxe
et vente de vin
semblent mener à un conflit d'intérêts.

Jusqu'à maintenant, les dirigeants de la Société des alcools du Québec ont réussi à maintenir assez bien l'équilibre entre ses deux missions: vendre du vin et collecter des taxes. Mais cet équilibre vient d'être brisé. Du moins, le consommateur a l'impression qu'il a été brisé et qu'il y a maintenant conflit patent entre ces deux missions. Elles ne sont plus compatibles.

Il est certain qu'il faudrait revoir le rôle de la SAQ pour éviter des bévues comme celle qu'on vient de connaître.

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