Subventions aux vignerons québécois ?

Est-ce que le gouvernement du Québec va subventionner les vignerons de la province afin de compenser l'entente avec l'Australie concernant la vente de vin en épicerie ?

Le Québec a conclu une entente hors cours avec les pays exportateurs de vin, menés par l'Australie. Ces pays se plaignaient devant l'Organisation mondiale du Commerce que les vignerons du Québec ne payaient pas la marge de la SAQ pour les vins vendus en épicerie; alors qu'eux doivent la payer.

Les vignerons québécois devront donc comme tous les producteurs de vin du monde qui font affaire au Québec payer la marge de la SAQ même lorsqu'ils ne passent pas par la SAQ, mais vendent directement en épicerie. Cette marge correspond en gros au prix d'achat du vin, soit souvent entre 4 et 6 dollars pour les vins les moins chers.

Depuis 2016, les vignerons d'ici étaient exemptés de payer ce montant s'ils vendaient directement aux épiciers.

Les vignerons québécois verront donc leurs revenus baisser en conséquence. Ils s'attendent donc à recevoir une aide de l'État pour compenser ce montant.

Toutefois, le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a déclaré hier en Commission parlementaire à Québec qu'il n'était pas question de contourner cette entente.

«Je veux être clair là. Il n'est pas question de faire indirectement ce qu'on n'a pas le droit de faire directement. Il y a eu une entente hors cours avec l'Australie et il faudra la respecter.»

Le ministre ajoute «c'était le meilleur compromis auquel nous pouvions arriver étant donné la situation légale (sic) dans laquelle nous étions. Ce compromis que nous devions faire parce que la situation actuelle était effectivement possiblement en contravention des règles du commerce international.»

Donc, selon le ministre des Finances du Québec il n'est pas question de subventionner les vigenrons du Québec pour compenser le fait qu'ils devront à compter de 2023 payer la majoration de la SAQ, même pour vendre en épicerie.

Ceci semble contredire ce qu'a dit le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, au journal LaPresse. « C’est une “mauvaise nouvelle” […], mais on n’avait pas le choix. Maintenant, c’est à nous de mettre des programmes en place pour limiter le plus possible les effets négatifs ».