Pazo Barrantes 2015

Un nez complexe de petits fruits et d'échalote.
Fruité exotique en bouche, ample, assez gras et équilibré.
De la belle matière.
Vivace et agréable à boire.
Un vin original.
Cépage albariño.
Appellation Rias Baixas, en Galice.
Producteur: Marqués de Murrieta
Alc. 13 %. Sucre 1,6 g/l.
Dans 55 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,20 $

Campaccio Terra Bianca Campaccio 2012

Un beau nez fin de petits fruits.
Fruité aussi en bouche, épicé et tannique.
Sérieux, brillant et un peu astringeant.
Longue finale.
Carafez.
Sangiovese et cabernet sauvignon de Toscane. Vendanges manuelles.
Sucre 2,3 g/l.
En ligne (20) et dans 54 magasins.

3 étoiles
Prix: 
39,75 $

Flat Rock Cellars, Chardonnay 2014

Assez aromatique sur le bois, le chêne.
Un peu de fruits en bouche, mais surtout des saveurs de bois avec une pointe d'alcool.
Sec.
Arrière-goût de bois.
Alc. 12,8 %. Sucre 4,3 g/l.
En ligne (13) et dans 44 magasins.

1 étoile
Prix: 
23,00 $

Whitehaven Sauvignon Blanc 2016

Un bel exemple de mauvais vin de Nouvelle-Zélande.
C'est très herbacé au nez et en bouche.
C'est vert, très acide.
Ils ont oublié d'y mettre du fruit?
E.J. Gallo.
Alc. 13 %. Sucre 4,3 g/l.
Dans 88 magasins.

Prix: 
19,20 $

Budget Québec: très faible croissance pour la SAQ

Le ministre des Finances du Québec ne s'attend pas à recevoir beaucoup plus d'argent de la Société des alcools dans les prochaines années.

Dans son budget déposé aujourd'hui, le ministre Carlos Leitao prévoit de très faibles hausses de revenu en provenance de la SAQ. Plus faibles que l'inflation.

Le gouvernement s'attend à recevoir 1,078 milliard cette année, mais seulement 11 millions de plus pour chacune des deux années suivantes.

La croissance des revenus de la SAQ a été très forte de 2004 à 2012, passant de 540 millions de dollars à 1,030 milliard; soit près de 500 millions de plus en 8 ans. Par contre, depuis 2012, les revenus de la SAQ n'ont augmenté que de 48 millions de dollars à 1,078 milliard. Le gouvernement prévoit qu'ils seront de 1,1 milliard en 2018-2019.

Le gouvernement prend note aussi de «la faible croissance des revenus de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques». C'est une taxe de 1,40 $ le litre. Les ventes en volume augmentant peu, les revenus de cette taxe augmentent aussi très peu.

Le gouvernement tire 630 millions de cette taxe et il s'attend à seulement 5 millions de plus pour chacune des deux prochaines années.

Dans le budget de l'an dernier, le ministre avait dit qu'il voulait mesurer la performance de la SAQ. «Un exercice d’étalonnage sera réalisé avec des organismes comparables dans les autres provinces (ex. : Régie des alcools de l’Ontario), ainsi qu’avec des entreprises privées évoluant dans le commerce de détail.
À la suite de cet examen, le gouvernement déterminera les voies possibles à suivre pour optimiser davantage les activités de la société d’État.»

Il n'y a toutefois pas de suivi à ce sujet dans le budget de cette année, sauf la mention des trois baisses de prix de 1600 vins.

D'autre part, le budget prévoit 9,2 millions sur 5 ans pour principalement aider l'industrie de la distillation.

  Source Le plan économique du Québec, mars 2007.

Domaine de l'île Margaux 2012

Un vin très expressif. Aromatique, fruits noirs et note de cuir.
Bien fruité et tannique. Une texture granuleuse assez ferme.
Saveurs de fruits, légère note végétale et vanillée.
Assez corsé. Pour accompagner les plats assez costauds.
Cabernet sauvignon, cabernet franc, malbec et petit verdot.
Pour quelques années de cave.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,3 g/l.
En ligne (34) et dans 162 magasins.

3 étoiles
Prix: 
21,55 $

Château La Couronne, Saint-Émilion 2012

Un très beau Saint-Émilion aromatique, fruits écrasés.
Une très belle bouche ample, fruitée, charnue, riche, bien expressive sur des saveurs rappelant les cerises bien mûres.
Merlot 65 %, cabernet sauvignon 25 % et cabernet franc 15 % en vendanges manuelles.
Douze mois en barriques de chêne français à 35 % neuves.
Du groupe Malher-Besse.
Sucre 2,6 g/l.
En ligne (31) et dans 96 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,40 $

Zyme Cabernet 2010

Nez de pruneau et de fumée.
Belle bouche au fruité sucré agréable.
Assez ferme, un peu pâteux colle en bouche.
C'est gros, gras, beaucoup de matière, beaucoup d'extraction.
Du gros stuff.
Cabernet sauvignon 60 %, cabernet franc 20 % et merlot 20 %.
IGT de Vénétie.
Sucre 5,9 g/l. Alc. 15 %.
En ligne (2) et dans 40 magasins.

3 étoiles
Prix: 
48,25 $

Trimbach, Pinot blanc 2015

Il y a 9 vins de ce producteur à la SAQ. Celui-ci est le moins cher du groupe, et c'est bien bon.
Discret, floral.
Belle attaque ronde sur le fruit.
C'est ample, sec, bien fait et agréable à boire.
Longue finale qui laisse une belle bouche.
Deux cépages. «L’auxerrois, juteux et toujours bien mûr, qui apporte au vin le fruit et son ampleur et le Pinot-Blanc avec une acidité plus élevée qui apporte à l’assemblage fraicheur et structure», nous dit le site internet du producteur.
Sucre 3,4 g/l.
Dans 11 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
19,95 $

55 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ

Le journal La Presse publie aujourd'hui les résultats d'un sondage CROP qui dit que 55 % des Québécois sont favorable à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

Le président de la firme de sondage CROP se dit très étonné des résultats de ce sondage. Il n'y croyait pas. Il pensait que c'était une erreur. « J'aurais cru que les Québécois étaient davantage attachés à la SAQ !», dit Alain Giguère.

Le patron de CROP visiblement contre la privatisation estime que le Québécois n'est pas assez bien informé,«le commun des mortels n'a pas assez d'informations à se mettre sous la dent pour se forger une opinion claire.»

La majorité en faveur est partout : 52 % en région; 56 % à Montréal et 64 % à Québec.

Dans le même journal, la journaliste Marie-Claude Lortie propose de son côté une solution mitoyenne entre la privatisation et le statu quo. Elle suggère de moderniser la SAQ «en cherchant à éliminer les aspects irritants». Elle y propose de permettre aux agences d'importation privée de faire de la vente directe aux consommateurs. «Permettre aux agences d'avoir des boutiques décoincerait grandement le marché.»

De plus, elle demande que la SAQ permette à plus d'épiceries de vendre ses vins et n'ont pas d'en choisir arbitrairement une seule par village. «Mais pourquoi exactement devrait-elle avoir ce droit de favoriser un commerce ou une enseigne en particulier? Quelle est la logique derrière cela?»

En août 2014, un sondage de la maison Léger pour le compte du Devoir donnait 53 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ.

En janvier 2013, La Presse a posé cette question à ses lecteurs: Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Oui 61 %.

  SAQ: 55% des Québécois favorables à la privatisation, La Presse, Marie-Ève Fournier
  Moderniser la SAQ, La Presse, Chronique, Marie-Claude Lortie
  Les Québécois favorables à la privatisation, août 2014
  Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Quiz La Presse, janvier 2013

Caliterra Tributo Sauvignon Blanc 2015

Nez végétal et de pomme de terre.
Patate aussi en bouche. Il goute les chips sans le sel.
Où est le fruit? Où est le vin?
Alc. 13,5 %. Sucre moins de 1,2 g/l.
En ligne (29) et dans 83 magasins.

Prix: 
15,55 $

Arrivage du 28 mars 2017

Tenuta Olim Bauda La Villa Barbera d'Asti 2015  21,85$
Pascal & Annick Quenard Mondeuse La Sauvage 2015   24,50$
Château Pech Redon L'Épervier 2013  24,65$

Emilio Moro Ribera del Duero 2014  26,45$
La Bastide Blanche 2014   29,95$
Marqués de Caceres Rioja Gran Reserva 2009  30$
Domaine de Montcalmès Les Terrasses du Larzac 2013  43,75$

Vente de vin: la croissance se fait en épicerie

Ventes de vin au Québec: forte croissance en épicerie et faible croissance en succursales SAQ!

Depuis l'automne 2015, la croissance des ventes de vins se fait surtout en épicerie.
La croissance des ventes de vin a été presque deux fois plus forte en épicerie qu'en succursales en 2015.
Puis, en 2016, la croissance est dix fois plus forte en épicerie!

C'est un changement radical par rapport aux années précédentes. En effet, comme nous le montre le tableau suivant, tiré des rapports annuels de la SAQ, les ventes de vin en succursales étaient toujours beaucoup fortes en succursales. Les ventes croissaient de 3 à 4 millions de litres par année en succursales, mais de 0,3 à 2,1 millions de litres en épiceries.

Les ventes totales de vin (épiceries et succursales) sont passées de 132 millions de litres en 2008 à 160 millions en 2015.

En 2015, la croissance des hausses de ventes de vin a été 1,6 million de litres en épicerie et de 0,9 million de litres en succursales. Au cours des 40 premières semaines de l'année fiscale actuelle, la croissance a été de 2 millions de litres en épicerie, mais de seulement 200 000 litres en succursales.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
40 semaines
Succursales 4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 0,2
Épiceries 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 2,0

Le revirement a été radical après l'automne 2015, alors que les deux réseaux ont accru leurs ventes de 1,2 million de litres. À Noël 2015, les ventes des succursales ont baissé de 3,2 millions de litres par rapport à Noël 2014. Ces ventes ont toutefois augmenté à Noël 2016, mais n'ont pas réussi à atteindre le niveau de 2014. Les ventes en succursales ont aussi baissé de près d'un million de litres au premier trimestre de 2016.

Ventes par trimestre
(millions de litre de vin)
  T1
2014 /2015 /2016
T2
2014 /2015 /2016
T3
2014 /2015 /2016
T4
2014 /2015/
Succursales 26,2 /27,5 /26,6 27,7 /28,9 /29,2 44,6 /41,4 /42,2 23 /23,6 /
Épiceries 9,6 /9,1 /10,1 7,9 /9,2 /9,5 13,1 / 14,1 /14,8 8,4 /8,6 /

Les succursales perdent des parts de marché au profit des épiceries. La croissance se fait maintenant surtout dans les épiceries, comme nous le montrent ses chiffres tirés des rapports annuels et trimestriels de la société d'État. Comment expliquer ce changement?

La SAQ a vendu pour 327 millions de dollars de vin aux épiciers en 2016. Du vin qu'elle a acheté 165 millions aux embouteilleurs. Donc pour un bénéfice brut de 165 millions, ce qui donne une marge bénéficiaire de 98 %.

La SAQ a commencé à réduire les prix de ses vins d'entrée de gamme en novembre 2016. Est-ce que cela va modifier le comportement des consommateurs qui vont acheter de plus en plus leurs vins en épicerie?

 

Le prix du champagne très élevé au Canada

Le prix du champagne est élevé. Encore plus dans certains pays.
C'est un produit de luxe et les responsables de son marketing entendent bien le faire payer au prix d'un produit de luxe. Les prix des champagnes sont élevés parce qu'il n'y a pas de concurrences entre les producteurs sur le prix des raisins. Les prix du raisin sont fixés chaque année par une entente entre l'association des vignerons et celle des fabricants metteurs en bouteille et en marché. Dans d'autres pays ce serait illégal. Mais en France, cette entente sur le prix est entérinée par un préfet qui est le représentant régional du ministre de l'Intérieur. Le but est de maintenir les prix élevés. Et ça marche, les gens payent. C'est comme un bijou de luxe, un costume de luxe, un soulier de luxe, une montre de luxe. On paie pour la marque; la marque Champagne. Son mode de fabrication est pourtant le même que pour les cavas d'Espagne et les crémants des régions de France. Toutefois, l'image, le marketing, le prestige demandent des prix plus élevés.

Ceci dit, il y a des pays où on accepte de payer plus cher que d'autres. C'est le cas du Canada où on le paye en moyenne 48 dollars américains alors qu'il est 26 $ en France et 23 $ en Espagne!

Le Canada est l'un des pays où l'on paye le plus cher les vins de Champagne comme le montre ce tableau de l'association américaine des économistes du vin (AAWE). Même en Suisse, en Australie et à Hong Kong, le champagne est moins cher qu'au Canada. C'est que nos monopoles canadiens jouent le jeu du marketing des fabricants de champagne et fixent des prix très élevés pour ces bulles.

Ici, les économistes du AAWE ont comparé les prix après taxes du très vendu Moet et Chandon.


Cliquez pour agrandir l'image

Ce Moet et Chandon est 64 dollars canadiens à la Société des alcools du Québec et 65 $ à la LCBO de l'Ontario. Ces deux monopoles se prennent une marge spéciale sur le champagne.
À la SAQ, il y a aujourd'hui 500 mousseux, dont 250 proviennent de Champagne. Le prix des champagnes va de 37 $ à 3400 $; celui des mousseux des autres régions va de 9 $ à 145 $.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que le mousseux d'une autre région. Dans chaque cas, il faut y gouter et voir si c'est à votre goût et à votre bourse.

Voir ici une belle liste de mousseux de Champagne et d'ailleurs: https://vinquebec.com/meilleursmousseux

Sujets connexe:

Crémant du Jura, Les Turbulents, Domaine Labet 2014

Un très beau mousseux aux aromes et saveurs de biscuit, de caramel sur une note d'orange.
C'est ample et savoureux.
Une belle plénitude en bouche.
Les bulles sont fines sur un liquide gras.
Bien long.
On aime le boire.
C'est fait de chardonnay à 79 % accompagné de poulsard 12% et de pinot noir à 9 % cultivés sans fertilisants, ni pesticides.
Levures indigènes. 11 mois sous bois et 14 mois sur latte.
Alc. 12,5 %. Sucre non communiqué.
Dans 16 magasins.
«Le vin est l'œuvre des levures. Elles sont les artisans à l'origine du vin, transformant le jus de raisin en vin par l’alchimie de la fermentation. Tous nos vins sont issus de fermentations spontanées réalisées par les levures indigènes présentes naturellement dans chaque vigne. Différentes, d’une parcelle et d’un millésime à l’autre, elles jouent un rôle important dans la personnalité, l’expression de chaque vin, de chaque terroir. Si le sol est à l’origine de la minéralité du vin, les levures, elles, lui donnent sa forme et ses caractéristiques aromatiques.»

3 étoiles
Prix: 
28,25 $
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