Chateau Ste-Michelle Wine Estate Chardonnay 2016

Il y a 108 vins de l'État de Washington à la SAQ.
Les producteurs de cet été de l'Ouest américain font de grands efforts pour convaincre les amateurs de vin du Québec.
Ici avec un chardonnay d'un certain caractère.
Il a de beaux aromes de fleurs blanches. La bouche est grasse, boisée et très beurrée.
C'est sec, assez vif, assez long. La finale est toutefois un peu chaude.
Alc. 13,5 %. Sucre 4,1 g/l.
En ligne (30) et dans 198 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,55 $

Josmeyer, Le Pinot Blanc, Mise du printemps 2016

Un pinot blanc exquis.
C'est sec, fruité sur une petite verdeur désaltérante.
De très beaux aromes. C'est floral, agréable.
Un beau fruité en bouche. Une certaine élégance.
Des saveurs de poire et de litchi.
D'une belle fraicheur, laisse une belle bouche.
Culture en biodynamie. Récolte manuelle.
Sucre 2.8 g/l. Alc. 12 %.
Il n'en reste plus à la SAQ; toutefois, un nouvel arrivage est attendu en novembre.

3.5 étoiles
Prix: 
22,40 $

Baisse constante du prix du vin

La production mondiale de vin fluctue beaucoup d'une année à l'autre. Elle est tributaire des conditions climatiques. Ces conditions sont peut-être aussi modifiées par le réchauffement climatique. Il y a des hauts et des bas. On a déjà produit 297,7 millions d'hectolitres en 2004, mais les prévisions pour cette année sont de 246,7  millions d'hectolitres selon les prévisions de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). La production moyenne annuelle se situe autour de 270 millions d'hectolitres depuis 2000.


Organisation internationale de la vigne et du vin, octobre 2017

 

Pendant ce temps, la consommation mondiale de vin fluctue elle aussi comme nous le montre le tableau suivant. La consommation montait progressivement depuis 2000 pour atteindre 250 millions d'hectolitres en 2008. Puis, elle a chuté lors de la crise financière de 2008, pour descendre à moins de 240 millions d'hectolitres en 2014. Selon, l'OIV, «ces évolutions conduisent à encadrer la consommation mondiale de vin dans une fourchette de 240,5 à 245,8 Miohl, soit un milieu de fourchette à 243,2 Miohl», pour l'année 2017.


Organisation internationale de la vigne et du vin, octobre 2017

 

Donc, comme nous le montrent les deux tableaux précédents, nous produisons toujours plus de vin que nous en consommons. Ce sera le cas aussi en 2017, malgré la forte chute de production à 246,7 millions d'hectolitres, notre consommation de vin sera encore inférieure à la production de vin de quelques millions d'hectolitres à 243,2.

Qu'en est-il alors du prix du vin? Le prix mondial du vin exporté baisse depuis quelques années. Comme nous le montre le tableau suivant, le prix mondial du vin (la ligne jaune) est descendu de 5,20 US$ en 2012 à 4,80 US$ en 2017. En Asie (ligne verte), la fluctuation est plus forte qu'en Europe (ligne bleue); tandis qu'en Amérique (ligne rouge) le prix est plutôt stable.


Wine by Numbers, Unione italia vini, septembre 2017

Nous pouvons supposer que la production de vin étant plus élevée que sa consommation ceci maintient les prix. De plus, il y a de nouveaux pays producteurs en croissance comme la Chine et l'Europe de l'Est qui s'ajoutent aux producteurs traditionnels, ce qui accroit l'offre et la concurrence.

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Sources
Éléments de conjoncture vitivinicole mondiale 2017, Organisation internationale de la Vigne et du vin, octobre 2017;
Wine by Numbers, Unione italiana vini, septembre 2017.

Willm Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2014

Il y a 6 vins de la maison Willm à la SAQ. Celui-ci est le plus cher.
Il dégage de beaux aromes de fruit et de parfum sur une fine note pétrolée. C'est invitant.
De la belle matière en bouche. Fruité assez riche et ample. Sec. Vif et droit.
Doté d'une belle acidité.
Belle finale ferme sur le fruit.
Du beau vin.
Alc. 12,5 %. Sucre 5,8 g/l.
En ligne (20)  et dans 60 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,95 $

Baisse de la production mondiale de vin

La production mondiale de vin a chuté de 8,6 % en 2017 par rapport à 2016. Selon les estimations de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la production de vin s'établira en 2017 à 246 millions d'hectolitres. Ce qui nous ramène au niveau de 1991 et de 1994.

Il faut dire ici que la production mondiale de vin avait beaucoup augmenté ces dernières années montant même à 290 millions d'hectolitres en 2013. La production mondiale de vin se situait en moyenne autour des 265 millions d'hectolitres depuis l'an 2000.

À première vue, cette baisse de production historique semble catastrophique, mais il faut relativiser en disant que cette production de 246 millions d'hectolitres est encore supérieure à la prévision de consommation mondiale de vin qui est à 243 millions d'hectolitres selon l'OIV.

Production mondiale de vin : 246 millions d'hectolitres
Consommation mondiale de vin : 243 millions d'hectolitres

 

La production de vin en 2017 n'a pas varié de la même manière d'un pays à l'autre. Elle était même en hausse dans certains pays, dont le Portugal, l'Argentine, l'Autriche et d'autres.

Variations production de vin 2016-2017 en %
Mondial - 8
Italie -23
France -19
Espagne -15
Argentine +25
Portugal +10
Australie +6
Autriche +23
Roumanie +64
Moldavie +20
Hongrie +3

L'Italie est le premier producteur de vin avec 39 millions d'hectolitres. Il est suivi de la France avec 36 millions et par l'Espagne à 33 millions. La production américaine s'établit à environ 23 millions; celle de l'Australie à 14; l'Argentine à 12; la Chine et l'Afrique du Sud à 11; le Chili à 9; le Portigal à 6 et la Roumanie à 5 millions d'hectolitres.

La baisse de production de raisins va-t-elle entraîner une hausse du prix du vin?

La récolte de raisins a été beaucoup moins forte cet automne en Europe. On avance les chiffres de -14 % en Europe.

Est-ce que cette baisse de production va entrainer une hausse des prix?

On peut commencer à répondre en posant la question inverse. Est-ce qu'il y a baisse des prix lorsqu'il y a une hausse de la production? La réponse est NON!

Lorsque l'on regarde les courbes de production de raisins dans le monde et qu'on les compare avec la variation des prix, il n'y a aucune corrélation.

La production de vin fluctue d'une année à l'autre dans les deux sens; les prix moyens des vins exportés baissent lentement (5,20 - 4,70 US$ le litre, 2012-2017); la consommation remontent légèrement et les réservent augmentent.
 

Le vin ce n'est pas de la tomate
Lorsqu'il y a surproduction d'un bien, telle la tomate, les prix chutent; lorsqu'il y a pénurie, les prix montent. Mais le vin ce n'est pas de la tomate. Le raisin récolté à l'automne n'est pas vendu en vin la même année. Il commence à être écoulé l'année suivante, puis progressivement ou cours des années subséquentes. Des producteurs mettent leurs vins en marché deux ans après la récolte; pour d'autres c'est trois ans ou quatre ans. La production d'une année est donc écoulée sur plusieurs années.

La concurrence est très forte dans le monde du vin. Si un producteur ou un groupe de producteurs d'une région augmente trop vite ses prix sans hausser la qualité, les consommateurs vont aller voir ailleurs.

Toutefois, il peut y avoir des exceptions. Les produits de niche, très rares et destinés à des buveurs d'étiquette pourront hausser leurs prix parce que les collectionneurs voudront continuer leurs collections.

Il peut aussi y avoir tentative de hausse du côté des vins en vrac. Mais là encore la concurrence est très forte d'un pays à l'autre. Si les producteurs français haussent le prix de leur vrac, les marchands de vin de France iront s'approvisionner en Espagne comme on le voit actuellement. Historiquement le prix du vin en vrac se tient à moins de 1 dollar le litre depuis plus de 10 ans sur le marché mondial!

L a production est à la baisse presque partout (sauf en Chine et dans l'Europe de l'Est), mais la consommation est aussi à la baisse (sauf aux États-Unis, au Canada et en Angleterre). Les gens boivent moins, mais mieux; progressivement plus en qualité qu'en quantité.

La production mondiale de vin s'établie à 246 millions d'hectolitres en 2017; soit un peu plus que la consommation mondiale de vin qui serait de 243 millions d'hectolitres selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

Craintes au Québec!
S'il est un endroit où l'on pourrait craindre une hausse des prix du vin, c'est bien au Québec. Au cours des dernières années, la direction du monopole de la SAQ a profité de tous les prétextes pour hausser les prix.

Par contre, suite à de nombreuses critiques du public et des institutions, la direction du monopole a dû changer d'attitude. Elle n'autorise plus maintenant les hausses de prix qu'en fonction de l'inflation dans les pays producteurs. «Le pourcentage d’augmentation devra être égal ou inférieur au taux d’inflation du pays d’origine des 13 dernières périodes(Voir La SAQ ne veut presque plus de hausses de prix.)

En résumé, on n'a pas à craindre de fortes hausses de prix au cours de la prochaine année.

Willm Riesling Réserve 2015

Nez fin et discret qui s'ouvre lentement.
Belle bouche fruitée, ferme et tendue. Droit dans ses bottes, comme on dit.
Une certaine finesse.
Longue finale sur la pomme et le litchi.
Un peu sévère. Ce n'est pas un vin d'apéritif, mais plutôt de repas.
Laissez-le respirer et sortir de ses bottes.
En ligne (75) et dans 400 magasins y compris les 10 SAQ Dépôts.
Alc. 12 %. Sucre 4,2 g/l.
Réduit de 1 dollar jusqu'au 5 novembre.

2.5 étoiles
Prix: 
16,95 $

Pol Roger Champagne Brut

Lors d'une dégustation de 61 mousseux en deux heures, ce champagne m'est apparu comme étant le meilleur du lot.
Il a de beaux aromes de fleurs et de fruits jaunes.
Une belle bouche gourmande, assez grasse sur de fines bulles.
D'une belle présence en bouche.
Bel équilibre entre les bulles, l'acidité et le fruité.
Le plus savoureux des 61 dégustés à l'AQAVBS le 19 octobre.
Laissez-le se réchauffer, il sera encore meilleur à 12-14 degrés.
Pinot noir, chardonnay et pinot meunier.
Alc. 12 %. Sucre 11 g/l.
C'est la cuvée la moins chère de Pol Roger à la SAQ.
En ligne (43) et dans 146 magasins, dont 3 SAQ-Dépôts.

Il y avait aussi d'autres belles découvertes en champagne, cava, crémant et prosecco dans ce lot, je vous en mentionnerai quelques-uns bientôt.

À la Grande dégustation de Montréal, les 2, 3 et 4 novembre, la maison Pol Roger sera représenté par son PDG, M. Laurent d'Harcourt qui fera déguster 6 de ses cuvées au stand E11 de l'agence Bathazard.

  Comment juger un vin effervescent.

3.5 étoiles
Prix: 
61,50 $

Côtes-du-Rhône rouge Guigal 2013

Le vin de la semaine

De beaux aromes de fruits rouges écrasés.
Une bouche fruitée, juteuse et épicée. C'est délicieux.
Coulant, finale fruitée avec un retour sur les épices.
Gouleyant, persistant et chaleureux.
Syrah, grenache et mourvèdre.
Alc.  Sucre 2,7 g/l.
En ligne (10) et dans 404 magasins, dont les 10 SAQ-Dépôts (avec un rabais de 15 %).

3 étoiles
Prix: 
19,25 $ à la SAQ | 19,95 $ à la LCBO

Vino Pinot Grigio 2014

Beau nez floral. Bouche ample. Fruitée sucrée.
Agréable. Assez long, finale sèche.
Bel après-goût.
Un beau pinot grigio de l'État de Washington bien fait.
Alc. 12 %. Sucre 1,9 g/l.
Producteur: Charles Smith
En ligne (20) et dans 9 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,95 $

Ormarine 2016

Les Pins de Camille.
AOC Picpoul de Pinet.
Toujours aussi irréprochable.
Délicieux. Juteux. Frais. Bel équilibre entre le fruité et la vivacité.
Facile et agréable à boire. Sec.
Cépage Picpoul. Cave coopérative Ormarine à Pinet. Groupe JeanJean.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 g/l.
Un très bon rapport qualité-prix. 1,40 $ de moins que l'an dernier.
13,10 $ au Québec. (16,49 $ en Colombie-Britannique.)
En ligne (23) et dans 191 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
13,10 $

Doit-on boycotter Freixenet et Codorniu?

Les patrons des deux plus gros producteurs de cavas d'Espagne, Freixenet et Codorniu, menacent de quitter la Catalogne.

Le président de Freixenet qui est aussi président de la Chambre de commerce d'Espagne, Josep Lluís Bonet, dit que la séparation de la Catalogne serait une absurdité. «Les dommages causés à l’image de la région seraient alors pratiquement irréparables.»

De son côté, la direction de l'autre grosse maison de production de cava, installé en Penedès en Catalogne annonce qu'elle transférera l'adresse légale de son entreprise en Rioja. «Codorníu también se va».

Le gouvernement central d'Espagne a adopté dernièrement une loi facilitant (ou incitant) les entreprises à transférer l'adresse de leur siège social dans une autre région d'Espagne.

Ceci nous rappelle étrangement ce qui a été appelé le «Coup de la Brink's» au Québec en 1970. «Une grossière manipulation des médias et de l’électorat québécois.» (Le Devoir) De riches hommes d'affaires qui veulent faire peur au petit peuple.

En fait, Freixenet et Codorniu ne transfèreront pas leurs vignes ou leurs installations, mais seulement l'adresse légale de leur siège social. Elles suivent ainsi l'exemple de deux banques qui ont aussi menacé de quitter la catalogne à la suite du référendum sur l'indépendance de cette région. Elles prétendent que ce sera le chaos économique.

Rappelons que 90 % des participants à ce référendum ont voté pour l'indépendance de la Catalogne. Le gouvernement central de Madrid dit de son côté que l'indépendance est illégale.

Ce deux maisons produisent des mousseux que l'on appelle Cava en Espagne. Environ 95 % de la production de Cava est originaire de Catalogne. Cette région génère 22 % des revenus d'exportation des vins d'Espagne.

Au Québec, ces vins sont populaires. La SAQ en a 40 à son répertoire. Cordoniu et Freixenet sont probablement les plus vendus.

Voici d'autres noms de bons producteurs de cava : Segura Viudas; Villa Conchi; Parés Baltà; Juvé y Camps; Raventos i Blanc; Gramona; Torrès et Recaredo.

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Le Lapeyrie 2018

«Ce boulot consiste à vous dénicher la crème des vins qui sont disponibles en bonne quantité sur les tablettes de la SAQ.»

Philippe Lapeyrie commence le marathon de dégustation en janvier à raison de trois jours par semaine. Ils retiennent 125 bouteilles «abordables et toujours faciles à dénicher.»

Philippe n'est pas un sommelier snob ni un buveur d'étiquette. Son top vin commence en blanc avec un vin de Moldavie à 6,15 $ et se termine par La Moussière à 28,85 $. Son top rouge démarre avec le Agarena à 8,30 $ et va jusqu'au Montus à 28,85 $.

Chaque vin mérite deux pages. Au sujet du moldave Crama Regala il dit préféré un «vin timide qu'un autre qui sent la crème solaire, le caramel, la noix de coco, le sapin sent-bon à la vanille...»

Au sujet du Agarena d'Espagne il précise qu'au cours des 15 dernières années c'est dans le centre et le sud de l'Espagne qu'il a trouvé les bouteilles les moins chères sur place dans les boutiques spécialisées à 1,6 et 1,8 euro, soit 3 $. la même chose en France à et et 4 euros. Ce ne sont pas de grands crus, «mais on est parfois vachement surpris», dit Philippe.

Donc, tout le contraire d'un sommelier snob que ce Philippe.

À la fin du guide, il nous livre, entre autres, son top mousseux et son top vins du Québec.

Il y a là un bon nombre de belles suggestions de vins pas trop chers, de bonne qualité et disponible en bonne quantité dans un bon nombre de succursales. Un guide utile qui en est déjà rendu à la septième édition.

C'est le premier guide vin de la saison. À surveiller aussi la sortie des guides des Méchants raisins; de Jean Aubry et de Nadia Fournier.

Le Lapeyrie 2018
Philippe Lapeyrie, Édutions de l'Homme, 295 pages.
19,95 $ et aussi en format numérique à 14,99 $.

Grand vin de Reignac 2011

De belle saveurs de moka fin dans ce vin de Bordeaux.
Le vin est bien fruité, les tanins sont fins. La texture est à la fois ample et souple. C'est velouté, bien fait avec un fine note boisée.
La finale est agréable et moyennement longue.
Du beau bordeaux bien fait.
Toutefois, le prix est trop élevé.
La cuvée Balthus de cette maison avait été déclarée meilleurs que Pétrus, Lafite et Cheval Blanc par le Grand Jury européen en 2011.
Merlot 75 % et cabernet sauvignon 25 %. Vendanges manuelles.
Alc. 14 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (27) et dans 65 magasins.

3 étoiles
Prix: 
44,50 $

Jardins de Meyrac rouge 2016

Ce n'est pas parce qu'un vin est cher qu'il bon!
Et ce n'est pas non plus parce qu'il n'est pas cher qu'il n'est pas bon!
La preuve, ce vin de moins de 10 $ est bien bon.
Il dégage de beaux aromes de fruits frais, de fruits vifs et de fleurs, en plus d'une notre d'épices.
La bouche est fruitée, fraiche, coulante.
Les tanins sont bien enrobés par un fruité abondant.
La finale est longue sur la cerise mûre.
Cabernet sauvignon et merlot à parts égales. IGP Pays d'Oc.
Servir de 13 à 16 degrés.
Capsule à vis. Alc. 12,5 %. Sucre 6,9 g/l.
Il était 11,35 $ l'an dernier. Toutefois, il n'est plus disponible dans les SAQ-Dépôts.
En ligne (17) et dans 323 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
9,95 $
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