Le gros vin, le grand vin: une question de goût et d'opportunité

Le gros vin, le grand vin, le système de 100 points!
Pourquoi est-ce si utile?

Hier, je vous ai parlé du vin parfait selon l'équipe de Robert Parker.
Les vins riches, puissants et massifs obtiennent les meilleures notes, parfois même 100 points.

Il n'y a rien de mal à cela! C'est une question de goût, comme on peut préférer le coca-cola au thé, on peut préférer les vins riches aux vins fins.

Toutefois, ce n'est pas absolu. C'est aussi une question d'occasion.

Si vous préparez un plat costaud, le vin riche sera mieux adapté qu'un vin délicat.

Par contre, si vous suivez un tant soit peu le régime méditerranéen, alors ces gros vins déséquilibreront vos repas et sembleront encore plus balourds.

On parle souvent du goût américain lorsqu'il est question des notes de dégustation des gens de Robert Parker (Wine Advocate) et du Wine Spectator. On généralise trop. Ce ne sont pas tous les commentateurs américains qui ont ce penchant pour les vins massifs. Cependant, les autres sont peu connus.

Avantage pour

Il faut aussi ajouter une chose: en dégustation les gros vins sont avantagés. Ces dégustateurs ne prennent souvent qu'une gorgée de chaque vin lors de marathon de dégustation. Il est plus facile de donner une bonne note à un vin qui impressionne par sa concentration, son abondance de fruits, de tanins, d'alcool et de bois (selon les goûts) qu'à un vin fin, subtil et délicat. Il faut plus qu'une gorgée pour bien juger le vin fin. Ce dernier se fait aimer à la longue, alors que l'autre lasse.

Les vendeurs aiment les grosses notes

Mais pourquoi ces notes américaines de 90-100 points sont si populaires? Pourquoi les vendeurs, y compris la SAQ, leur donnent tant d'importance.

C'est que ces dégustateurs américains goûtent les vins avant tout le monde. Ils reçoivent des échantillons des producteurs avant la mise en marché. Les producteurs se servent d'ailleurs de ces notes pour fixer leurs prix. Un vin qui obtient 95 et plus se vendra plus facilement et plus cher qu'un autre qui n'a que 89. Car dans ce système de 100 points, la note de passage est maintenant de 90.

C'est un système aussi très simple. Très facile à comprendre pour le consommateur et très commode à utiliser pour le vendeur.

Certains dégustateurs sont devenus aussi très habiles à donner rapidement des notes sur 100 aux vins de ce monde, comme on peut le voir dans cette vidéo de James Suckling www.youtube.com/user/jamessucklingtv#p/a/u/2/2-1wK-7Ul_Q.

Laurent Mabileau, Saint-Nicolas-de-Bourgeuil 2008

Un beau nez frais, des arômes et des saveurs fruitées, végétales (poivron), typiques du cabernet franc de la Loire.
Des tanins fins.
Une finale sur le fruit acidulé.
Un vin rafraîchissant.

Servir bien frais comme du vin blanc à 12 °C avec des charcuteries, des viandes blanches, du poisson...

Disponible en ligne et dans 110 succursales.
 

2.5 étoiles
Prix: 
16,45 $

Château Saint-Georges, Saint-Georges-Saint-Emilion 2006

Nez fin et assez discret.
Bouche ferme, bien faite, tout d'une pièce.
Vigoureux, il semble encore bien jeune!
Une assez longue finale.

Disponible dans 28 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
32,25 $

Château Leret, Monpezat, Cahors 1999

Des arômes de champignons et d'humus dans ce cahors de 10 ans. Une belle structure, des tanins bien présents mais fins.
Le vin semble à la fois jeune et mature, sur des saveurs assez persistantes de fruits à noyau.
Alcool modéré à 12,5 %.
Malheureusement, il n'en reste presque plus dans le réseau.
Dégusté aussi en 2006.
 

3 étoiles
Prix: 
17,80 $

La Poderina, Brunello 2005

Un bon vin simple aux saveurs de fruits noirs sur une belle texture légèrement granulée.
Le vin est certes bon, mais beaucoup trop cher. Il ne faut pas être gêné pour vendre un tel petit vin à ce prix.
À 18 $ ça serait bien!
Cela n'améliore pas la mauvaise réputation du brunello (décevant pour le prix).
Cette appellation couvrait 60 hectares il y a 35 ans, c'est maintenant plus de 2000 hectares.

2.5 étoiles
Prix: 
40,25 $

Barbaresco Montersino San Biagio 2006

Un barbaresco assez extraverti aux jolis arômes épicés.
Des épices aussi en bouche sur un beau fruité fin. Bien structuré. Harmonieux.
Une bonne finale assez longue. Des tanins bien secs presque asséchants, mais pourraient s'adoucir après quelques années de cave. Comme beaucoup de barbaresco, ce n'est pas un vin de dégustation, mais pour la table.
Disponible dans près de 50 succursales en Ontario.

3 étoiles
Prix: 
34,95 $ à la LCBO

Barbaresco, Castello di Neive 2003

Des arômes de gâteau aux fruits et de pruneau de vin mature. Une teinte orangée.
De beaux arômes, mais mince, très sec et asséchant en bouche.

1 étoile
Prix: 
19,95 $ à la LCBO

Pinot noir Rosemount Diamond Label South Eastern Australia 2009

Dans ma quête de bons pinots noirs pas chers je suis souvent déçu.
Ici, on a un vin aux notes de fumée, de cigarette et de cendre avec des saveurs intenses de bonbons aux fraises!
Un bonbon aux fraises dans un cendrier!
Est-ce que seul le raisin peut donner cela?

1.5 étoiles
Prix: 
17,10 $

Le vin parfait selon Robert Parker

  (Texte modifié le 6 mars afin d'y ajouter les résulats de la recherche d'Olivier Collin)

Le vin parfait serait riche, intense, concentré et épicé; souvent massif et onctueux, mais plus rarement élégant et soyeux. Ce sont ces mots qui qualifient la plupart des vins auxquels Robert Parker et son équipe ont donné 100 points au cours des dernières années.

C'est du moins la compilation faite par Tom Wark qui a utilisé le moteur de recherche du site erobertparker pour y découvrir 221 vins qui se sont vu attribuer la note parfaite de 100 points.

Ces vins proviennent principalement de 4 régions : 60 du Rhône, 53 de Bordeaux, 45 de Californie et 20 d'Australie. Il y en a très peu de l'Espagne, de l'Alsace et de la Bourgogne et seulement 3 de toutes les régions d'Italie!

La plupart de ces vins sont jeunes et rouges.

M. Wark a dénombré les mots les plus utilisés dans erobertparker.com pour décrire ces vins «parfaits». Les mots qui reviennent le plus souvent sont : riche (101), intense (64), concentré (63), épicé (57) et long (50).

Les mots élégant (30), velouté (12) et soyeux (4) sont plus rares.

Que conclure de ces statistiques?
En fait, cela semble confirmer ce que plusieurs disent depuis un certain temps, c'est-à-dire que M. Parker et son équipe aiment particulièrement les gros vins, les vins massifs au détriment des vins fins.

Il semble à la lecture de ces notes que pour eux un vin massif, un gros vin sont synonymes de grand vin.

Longueur
Une chose étrange toutefois est le fait que la longueur ne semble pas être un critère essentiel pour obtenir la plus haute note Parker. Pourtant, la plupart des autres dégustateurs disent que la longueur, la persistance d'arômes agréables en bouche, est le caractère essentiel qualifiant les grands vins.

À ce sujet du peu de fréquences du terme longueur, un lecteur, Olivier Collin, m'écrit que cela l'a intrigué et qu'il a fait une recherche plus poussée «la méthode d'analyse du vocabulaire employée par Tom Wark semble finalement assez sommaire et ne semble pas tenir compte des synonymes au-delà des formes ayant une racine orthographique commune. Ceci a un impact important pour ce qui est de la qualité de longueur d'un vin dans les textes de Parker puisque celui-ci utilise les synonymes suivants : Long (57 mentions) Finish (75 mentions) Length (14 mentions)»

«Cela fait un total de 146 termes liés à la longueur d'un vin parmi les 100/100 Parker, donc nettement plus que l'utilisation des autres termes fréquents rich, intense, concentrated et leurs variantes.  Conclusion : la longueur en bouche est le critère le plus cité par  Parker pour déterminer un vin parfait à son palais.»

À lire: Profiling Robert Parker's 100 Point Wines, Tom Wark's Fermentation blog

Qu'est-ce qu'un grand vin?

Grand vin, grande joie!

Mais qu’est-ce donc qu’un grand vin? Cette brûlante question m’est souvent posée tant par le néophyte qui veut savoir que par l’expert parfois narquois qui ne peut résister au plaisir de tendre ses pièges.

La réponse me semble pourtant toute simple, trop simple peut-être? Un grand vin est d’abord et avant tout un vin qui donne un grand plaisir. C’est un peu court. J’en conviens. Alors, je m’en explique.

Se fait désirer

Tout d’abord, un grand vin n’est pas acheté à la sauvette, au hasard de ce que le présentoir de notre fournisseur habituel a à offrir au jour le jour. Non, un grand vin est minutieusement choisi après s’être bien renseigné. Il faut avoir dépouillé moult chroniques et épluché nombre de catalogues avant d’identifier la perle rare et de fixer son choix sur le cru qui fait rêver. Ensuite, il faut trouver où, dans quel établissement, il sera possible de mettre la main sur le flacon tant convoité. Parfois, il arrive aussi qu’il soit nécessaire de consulter son banquier pour réunir la somme nécessaire à cet achat d’exception.

La précieuse bouteille acquise, le plus grand plaisir qu’elle puisse alors offrir, c’est de se laisser désirer. Le vrai jouisseur sait faire durer le plaisir. Il déposera soigneusement son trophée en cave et l’attendra aussi longtemps que possible pour ne l’ouvrir que quand elle aura atteint l’âge triomphal de la plénitude. Le désir croît avec les années.

Après une longue attente, le grand jour arrive enfin. L’événement tant attendu a été préparé méticuleusement. Que le grand cru soit destiné à accompagner un plat de roi ou dégusté pour lui-même est moins important que les amis qui ont été choisis pour le partager. Un grand vin ne doit jamais être un plaisir solitaire. Toujours il doit réunir quelques élus triés sur le volet et qui sauront apprécier le moment exceptionnel qui s’annonce. Ainsi, le plaisir de celui qui ouvre une telle bouteille n’en sera que plus grand encore.

L'objet de la fête

C’est qu’un grand vin est plus qu’un prétexte à la fête, il est l’objet même de la fête.
Le vin est à la bonne température et, après que le maître de cérémonie ait, parfois quelque peu théâtralement retiré le bouchon, il est décanté avec soin. Puis, enfin, versé dans des verres faits pour en révéler toute la splendeur. Ce serait une grande faute de le ruiner en le servant dans des verres indignes de lui.

Enfin, c’est l’heure de la grand-messe. Religieusement, chacun se concentre sur le précieux liquide afin d’en découvrir tous les mystères.

Mature, complexe et profond

Chacun des communiants admirera d’abord la couleur du vin, la nuance et l’intensité de celle-ci. Chacun jugera aussi de la limpidité et de la densité du liquide. Enfin, tous se prononceront sur l’heureuse évolution d’un vin arrivé à maturité, mais qui après tant d’années en cave conserve toujours une belle robe vibrante.

Réjouis des promesses faites à l’œil, c’est maintenant avec le nez que les convives poursuivront leur quête du bonheur. L’intensité des arômes, la complexité, la profondeur du bouquet, la noblesse et la race de celui-ci les combleront de joie.

Pour faire durer ce bonheur, personne n’ose se précipiter pour porter maintenant le liquide en bouche. Après avoir humé le divin nectar une, deux, trois fois, chacun repose son verre et, moment essentiel, partage son enthousiasme avec ses voisins de table. Puis, l’on recommence. Suivre l’évolution des arômes d’un grand vin dans le verre est une jouissance dont l’amateur ne peut se passer.

Le vrai plaisir du bon vin, d’un vin noble, ce n’est pas seulement de le sentir et de le boire, c’est aussi, et cela est encore plus important, d’en parler avec ceux avec qui on le partage. Si le vin est une marque de civilité, un fait de civilisation même, c’est justement parce qu’il contient assez de magie pour provoquer une conservation intelligente. Parler du vin est le nec plus ultra de l’art de la table.

Il impressionne

Le moment grandiose du saint sacrifice bachique arrive enfin, celui de goûter le vin. En bouche, le grand vin impressionne tant par sa plénitude que par sa structure harmonieuse. Comble de bonheur, même une fois avalé, il persiste longuement et laisse pendant plusieurs secondes l’agréable souvenir de ses riches arômes de bouche.

Pour les convives, ne reste alors qu’une chose à faire, parler encore du grand moment que chacun vient de vivre et, pourquoi pas, rêver de la prochaine occasion, de la prochaine grande bouteille qu’on ouvrira bientôt.

Benoit Guy Allaire
de l’Académie du vin de l’Outaouais

Des vins de 10 ans

Est-ce que cela vaut la peine de faire vieillir des vins?

Bien souvent, on ouvre des bouteilles qu'on aurait dû boire il y a quelques années. Le fruité s'est estompé et il n'y a rien de nouveau qui a pris la place.

Par contre, d'autres fois, c'est la joie!
Le vin se révèle mature et développe des arômes envoutants et des textures d'une élégance rare. Ce fut le cas lors d'une dégustation récente à l'Académie du vin de l'Outaouais.

Ce qui étonne aussi dans ces dégustations à l'aveugle c'est que ce ne sont pas toujours les vins les plus chers qui se révèlent être les meilleurs. Voici quelques vins des millésimes 1999, 1989 et 2001.

Brunello La Serena 1999
Des arômes de fruits à noyau. Une belle texture granuleuse. Une acidité rafraîchissante. Une assez longue finale. Un vin équilibré qu'un collègue a décrit dans son grand enthousiasme comme était «fait de pas trop de tout et de pas trop de rien». J'aime bien le «pas trop de rien». Je crois qu'il voulait dire équilibré et harmonieux.  (Le 2004 est 70 $) 

Castello di Brolio 1999
Très aromatique, bois brun, bois vernis. Quelqu'un a dit «saucisse à hot-dog». Bien mature, des saveurs d'olives, des tanins fondus. Du bon sangiovese. Très long. (Le 2006 est 46 $) 

Gruaud-Larose 1999
Très beaux arômes, olive au nez et en bouche. Très mature, à son apogée. À consommer sans attendre.   Disponible actuellement 170 $ 11028439 

Badia a Passigiano 1999
Discret, goûteux, olive lui aussi. Texturé par des tanins assez costauds. Gras. Une belle matière. (le 2006 est 42 $)

Lafon-Rochet, Saint-Estèphe 1998
S'ouvre lentement. Une très belle bouche, un boisé fin et un fruité riche. (Le 2006 est 60 $)

Châteauneuf-du-pape, Bois de Boursan 2001
Une belle structure, des tanins fins, sèveux, mature, saveurs persistante, fin et complexe.

 
  Un peu d'humour: Est-ce qu'un vin «peut avoir plus de différence par rapport à un autre»? (double sic)  Voyez trois dégustateurs pas trop sérieux: http://www.youtube.com/watch?v=Wxdl8oZlcZk

Lohsa, Terre del Poliziano, Morellino di Scansano 2008

Morellino di Scansano est une appellation de Toscane relativement peu connue.
Il y a 13 vins de cette appellation actuellement à la SAQ, de 17,30 $ à 30,25 $.

Nez discret de petits fruits. Une texture toute en rondeur, rien n'accroche. Bien ramassé.
Simple et bien fait. Équilibré. Laisse une belle bouche.
Un assemblage de sangiovese et de ciliegiolo.

Disponible en ligne et dans 75 succursales.
 

2.5 étoiles
Prix: 
20,40 $

Beaujolais nouveau, il en reste

Il reste du beaujolais nouveau sur les tablettes de la SAQ.

En France un supermarché (Internarché) voyant qu'il est difficile de vendre du beaujolais nouveau de l'année précédente a décidé d'offrir une bouteille gratuite à l'achat d'une achetée. (www.rayon-boissons.com)

Au Québec aussi, il y a encore quelques bouteilles de beaujolais nouveau 2010. Il n'y a pas de vente d'annoncée, mais au moins les prix (14,95 et 15,95 $) n'ont pas été haussés comme ce fut le cas pour les autres vins!

Il reste aussi du Vino Novello, par contre son prix a été augmenté de 10 cents.

Voir nos commentaires sur ces vins ici.

Un second qui bat les premiers

Que d'émotions dans le monde parisien du vin. Un second grand cru chapeaute les Premiers crus de Bordeaux!

Le relativement peu connu Château Lascombes, 2e grand cru arrive préféré devant les premiers crus classés de 1855.

Des dégustateurs éminents, dont Michel Bettane, jugent à l'aveugle 19 grands vins de Bordeaux. Un «petit deuxième» qui se vend 100 euros est jugé bien meilleur que des vins qui se détaillent plus de 1000 euros.

Le Lafite-Rothschild (2425 € à Paris) arrive 16e, le Latour (1513 €) 10e et le Margaux (1505 €) 12e. Le Léoville-Las-Cases est arrivé dernier, ses deux bouteilles étant jugées défectueuses.

Les trois préférés du jury sont Lascombes (104 €), Léoville-Poyferré (132 €) et Mouton-Rothschild (672 €).

Ce qui est bien surprenant, c'est qu'un «petit vin» comme le Dufort-Vivens à 47 € déclasse le Lafite-Rothschild 50 fois plus cher!

Pourquoi ce genre de concours? Parce qu'il y a encore des gens crédules qui croient que des vins jugés meilleurs en 1855 sont encore les meilleurs en 2005. Ils ne peuvent pas — ou ne veulent pas — admettre qu'en un siècle et demi un producteur puisse améliorer son vin et dépasser en qualité celui de ses voisins.

Il y a toutefois un petit hic à ce concours, c'est qu'il a été financé par celui qui la gagné. La compagnie Colony, propriétaire du Château Lacombes, a payé les frais de l'opération!

Il semble toutefois que le tout ait été fait dans les règles par François Mauss du Grand Jury européen (GJE). Malgré cela les «croyants» ne veulent pas croire que les premiers puissent être dépassés par des deuxièmes comme on le lit dans plusieurs forums et blogues.

Ce n'est pas la première fois que ce Lascombes 2005 déclasse les grands au GJE. En novembre 2008, il était arrivé deuxième sur 70 Bordeaux. Voici les résultats de cette dégustation à l'aveugle de vins de Bordeaux du millésime 2005 organisé par le GJE.

 

1   Château LASCOMBES                104 €
2   Château LEOVILLE-POYFERRE     132 €
3   Château MOUTON-ROTHSCHILD  672 €
4   Château COS-D'ESTOURNEL       283 €
5   Château RAUSAN-SEGLA           121 €
6   Château PICHON-LONGUEVILLE BARON     174 €
7   Château LEOVILLE-BARTON        168 €
8   Château MONTROSE                  147 €
9   Château DUCRU-BEAUCAILLOU     251 €
10 Château LATOUR                      1513 €
11 Château GRUAUD-LAROSE             85 €
12 Château MARGAUX                   1505 €
13 Château RAUZAN-GASSIES           52 €
14 Château BRANE-CANTENAC           69 €
15 Château DURFORT-VIVENS           47 €
16 Château LAFITE-ROTHSCHILD    2425 €
17 Château HAUT-BRION               1171 €
18 Château PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE  142 €
19 Château LEOVILLE-LAS-CASES     292 €  (défauts)

  Session du GJE au Laurent, janvier 2011
  Commentaires sur le forum La passion du vin et sur le blogue d'Hervé Lalau.

Morgon 2009, Marcel Lapierre

En septembre dernier, la SAQ a mis en vente un Morgon Lapierre 2009 (léger soufre ajouté), 1800 bouteilles qui se sont vendues en quelques heures. Voici maintenant, la version sans soufre, en importation privée.

Dans son billet d'aujourd'hui, Hervé Bizeul, nous propose comme résolution de l'année de relire Jules Chauvet. «On devrait tous avoir lu Jules Chauvet.» «Parce que Jules, il a mis le doigt sur tellement de choses, qui, aujourd'hui, sont à la mode...» Jules Chauvet parlait, entre autres, de la tension dans le vin.

Eh bien justement, de la tension, c'est ce que j'ai perçu dans ce Morgon du défunt Marcel Lapierre.
Le fin est frais, fin, souple, d'une grande délicatesse, finement ciselé, bien tendu.
Du gamay pur et tendre. Macération semi-carbonique, pourtant, il ne sent pas le beaujolais.
Il a de belles saveurs de violette et de fruits légèrement acidulés.

Un vin naturel : «Quand on veut dire un vin naturel, c'est par opposition à industriel, technique, formaté», disait Marcel Lapierre (voir vidéo).

C'est un vin qu'on dit sans soufre. Donc à conserver au frais (1 à 5 ans) à moins de 14 °C. À consommer frais aussi. Selon les bouteilles et la température, on peut percevoir un léger perlant, il faut alors l'aérer un peu. Le goulot est recouvert de cire. Passez tout simplement le tirebouchon au travers de la cire pour retirer le bouchon.

En importation privée auprès de l'agence Rézin. no 11392863
La version contenant du soufre reviendra sur les tablettes d'ici deux semaines à 26,80 $ (3000 bouteilles) sous le no de code 11305344.

3.5 étoiles
Prix: 
27,55 $
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