Alsace 2008, Marcel Deiss

On est habitué de voir des vins de cépage, de monocépage, en Alsace.
Un riesling, un pinot gris... Ici, contrairement à la coutume, il n'y a pas de cépage d'indiqué sur l'étiquette.
En fait ce vin est composé des cépages pinot blanc, riesling, pinot gris, muscat et gewurztraminer.

C'est un vin gourmand, croquant, facile à boire, simple, digeste, d'une grande buvabilité comme on dit de plus en plus.

Il est moins sur les agrumes et plus sec que le millésime 2007.

À servir sur les poissons, fruits de mer et fromage, ou encore en apéritif.

À propos du millésime 2008 en Alsace, le Grand Guide des vins de France nous dit «millésime de bonne maturité qui a produit des vins de forte acidité.»

Au sujet du producteur, on y lit «Jean-Michel Deiss a désormais installé sa logique de complantation de cépages pour révéler le caractère de terroirs autour de Bergheim, en recherchant la maturité physiologique parfaite des raisins pour proposer des cuvées abouties, dont l'acidité complexe exprime parfaitement les nuances de salinité de chaque cru. Avec son fils Mathieu en charge des vinifications depuis le millésime 2008, Jean-Michel peut consacrer plus de temps à promouvoir son approche, en particulier sur les accords mets et vins qui obligent le consommateur à enfin se préoccuper de l'influence du terroir, en l'absence de repère variétal.»

De plus, il est 4 $ de moins que l'an dernier!

Culture en biodynamie sur un terroir calcaire de Bergheim. Sucre : 12,5 g/l; acidité totale : 6,2 g/l et un pH de 3,21. Donc, une bonne acidité qui équilibre bien le sucre.
Alc. 13 %.

C'est un vin bio. Il n'est pourtant pas indiqué comme étant un vin bio sur le site de la SAQ.
À ce sujet, notons qu'il y a maintenant 143 vins déclarés bio dans le répertoire de la SAQ, 19 de plus que l'an dernier.

L'Alsace 2008 Marcel Deiss est disponible dans 73 succursales. (59 au 20 septembre)

Jean-Michel Deiss nous parle de ce vin dans cette vidéo.

3 étoiles
Prix: 
20,80 $

Le Grand Guide des vins de France 2011

«Il n'est plus question d'attendre de longues années...

Plus le millésime est mûr, plus on peut boire les vins jeunes, même s'ils sont très puissants et concentrés, mais dans les millésimes moins favorables, il faut attendre un peu plus, ce qui est contraire à ce que font de très nombreux amateurs. Ils pensent en effet à tort qu'il faut faire vieillir plus longtemps les millésimes réputés. Beaucoup de critiques bornées ne les aident pas et continuent à concevoir la hiérarchie des millésimes comme autrefois (...) Cela ne correspond plus à la réalité. (...) Aujourd'hui, le contrôle des volumes de production, de l'état sanitaire des raisins, et plus que tout le tri méticuleux du raisin change complètement notre vision des millésimes. (...) Les différences entre les années ne concernent plus que le caractère des vins, plus ou moins corsé ou délicat. On choisira donc l'année pour son style et selon son propre goût...»

C'est ainsi que commence Le Grand guide des vins de France 2011 de messieurs Bettane et Desseauve.

Moschofilero Tselepos, Mantinia 2009

Un vin grec bien sec, très minéral, des notes de calcaire et des saveurs qui rappelle la poire.
Le cépage ici est le moschofilero, toutefois ce vin n'a pas de saveurs muscatées comme dans d'autres moschofilero.
Délicieux avec les fruits de mer.
Producteur Tselepos, région de Mantinia dans le Péloponnèse.
Bouchon de plastique.

Disponible dans 37 succursales au Québec et 38 en Ontario.

La LCBO qui le vendait 18,95 l'a réduit à 15,20 $. (Information ajouté le 11 septembre.)
À la SAQ il a été réduit de 19,55 à 17,90 $. (31 octobre)

3 étoiles
Prix: 
17,90 $ à la SAQ | 15,20 $ à la LCBO

Les premiers vins du Québec certifiés

La viticulture commerciale est jeune au Québec. Elle a à peine 30 ans. Jusqu'ici il n'y avait pas de programme de certification comme il en existe ailleurs; telles les AOC, AOP, IGT, DOC, VQA...

Il n'y avait pas de normes. Les raisins pouvaient provenir d'ailleurs.

L'Association des vignerons du Québec a décidé d'implanter d'un tel programme de contrôle de qualité.

Quinta das Amoras 2009

Un beau vin blanc du Portugal aux arômes bien plaisants.
C'est sec sur un fruité frais.
D'un bel équilibre.
Meilleur le surlendemain, donc bien aérer pour lui permettre de se révéler.
Les cépages : arinto fernao pires, vital, rabo de ovelha et chardonnay.
Alc. 12,5 %.

Disponible dans 177 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
10,45 $

Fuzion blanc 2009

Vous connaissez la série Fuzion. La maison Zuccardi produit onze vins sous ce nom. Nous en avons cinq au Québec: trois rouges, un rosé et un blanc.
Voici le blanc. C'est un assemblage de chenin et de torrontés.
C'est un vin frais, léger, agréable et légèrement muscaté.
En bouche, on a une légère sensation de pétillant sur la langue, ce qui ajoute à l'impression de fraîcheur. Toutefois, on ne voit pas de bulles.
Un vin blanc sec, légèrement citronné, savoureux et vraiment pas cher.

Capsule à vis. Chenin à 70 % et torrontés.
Sucre 5,8 g/l bien équilibré par 5,9 g/l d'acidité. (Pas de fermentation malolactique)
Alc. 13 %.
Disponible en ligne et dans 398 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
8,75 $

Malbec Achaval Ferrer Mendoza 2009

Un vin argentin au bouquet très agréable d'épices, de petits fruits et de fleur.
Un boisé fin de belle qualité.
C'est savoureux, les tanins sont bien souples.
C'est d'une belle acidité pour un vin de pays chaud. Le vin n'est donc pas mou, ni sucré.
La finale rappelle les saveurs acidulées de fruits à noyau.
Alc. 14,5 %, mais pas lourd ni brulant.
Malbec à 100 %. Non filtré et non collé. Vendange manuelle. La fiche technique mentionne aussi irrigation naturelle!

Servir frais avec les viandes pas trop relevés et les pâtes.

Disponible en ligne et dans 115 succursales. (95 succursales au 7 octobre)

3.5 étoiles
Prix: 
23,25 $

Chardonnay Domaine de la Ragotière 2008

On voit peu de chardonnay de la Loire, pays du sauvignon et du muscadet. Pourtant, si on se fie à celui-ci on peut faire de beaux chardonnays dans cette région et ce sans l'artifice du bois.
C'est un très beau chardonnay, frais, floral, tendre, savoureux et assez ample.
Un beau fruité sur une jolie acidité.
Pas de saveurs dues au bois, que du pur chardonnay, net et franc.
Une jolie finale sur les épices et le fruit.
Suprenant d'élégance à ce prix.

Rendement des vignes : 65 hl/ha. Levures de type champenoise. 8 % en fûts de chêne usagés. Fermentation malolactique. Vin filtré.  Alc. 12 %.

Très bien en apéritif, avec les pâtes, fromages, viandes blanches et poissons.
Ce vin est fait de chardonnay, donc il ne peut porter l'appellation de son lieu de production, il est vin de pays.
Disponible en ligne ainsi que dans 58 succursales. (35 au 29 août)

Les frères Couillaud produisent aussi un très bon muscadet.

3 étoiles
Prix: 
12,85 $

L'Italie et l'Australie leaders des importations de vin aux États-Unis

Les vins italiens et australiens sont les vins étrangers préférés des Américains.
En volume, ces deux pays contrôlent chacun 26 % des parts de marché des vins importés aux États-Unis.

En valeur, toutefois, l'Italie est de loin en avance avec 32 % des parts de maché en dollars.

Les Américains ont acheté pour 422 millions de dollars de vin d'Italie dans les cinq premiers mois de l'année 2010. Ce qui est 11 % de plus que pour la même période l'année précédente. Le vin italien en vrac, par contre, a connu une chute de 41 %.

En valeur, c'est la France qui suit l'Italie avec des ventes de 230 millions de dollars, juste devant les vins d'Australie (229 millions $).

Puis, suivent l'Argentine (93), le Chili (91), La Nouvelle-Zélande (74), l'Espagne (69) et l'Allemagne (54 millions $).

Les importants de vin ont augmenté de 6 % aux États-Unis au cours de cette période.

Les prix par bouteille
Le vin qui est payé le plus cher par les importateurs américains est toujours de vin de France à 8,05 $ le litre (hors vrac), celui de Nouvelle-Zélande est de 7,27 $, d'Italie de 4,92 $.

En vrac
Les prix payés pour les vins en vrac sont beaucoup plus bas : 0,72 $ le litre pour le vrac australien; 1,88 $ pour l'italien et 3,01 $ pour le vin en vrac de France.

Parts de marché
En valeur : Italie (32 %), France (17,4 %), Australie (17,3 %);
En volume : Australie (26,6 %), Italie (26,2 %), Chili (13,7 %). Argentine (9,5 %), France (8,9 %).

Source Italian Wine & Food Institute

Guide pratique de marketing et promotion du vin sur Internet

Le livre est destiné surtout aux producteurs de vins. Il présente simplement les manières de promouvoir son vin sur Internet.

Il s’adresse donc aux vignerons, aux caves coopératives, aux interprofessions, aux étudiants et aux professionnels du vin.

Le petit guide pose et répond à plusieurs questions. Pourquoi faut-il avoir un site web? Comment choisir son nom de domaine? La construction du site, son budget, se trouver un prestataire...

Même le choix du code couleur y est abordé. Saviez-vous que le rouge, signe d’aristocratie en France, le danger aux États-Unis, mais la joie en Chine; que le vert représente la sécurité aux États-Unis, la criminalité en France et la jeunesse au Japon; le jaune c’est la lâcheté aux États-Unis, la joie en France, la noblesse au Japon...

Doit-on utiliser la technologie Flash? Avoir une version anglaise de son site? Comment se faire référencer? Pourquoi avoir un blogue? À quelle fréquence y faire des mises à jour? Trois fois par semaine, nous dit l’auteure Évelyne Resnick.

Le formulaire de contact, le courriel, y répondre? Dans les 24 heures. «Tout délai supérieur à 24 heures trahit un manque de professionnalisme et de respect de l’interlocuteur.»

L'important, c'est que l'on parle de vous

L’auteure y explique le fonctionnement des moteurs de recherche, des portails sur le vin et même des forums... «Même une remarque négative peut être retournée à l’avantage du vigneron.» «L’important, c’est que l’on parle de vous.»

Il faut que votre domaine, votre cave, vos vins soient référencés sur Google. Cherchez votre vin dans Google. Il faut qu’il apparaisse dans la première page des résultats. J'ajouterais ici de cherchee dans les Googles : Google.ca (afin de voir si on parle de votre vin dans les sites canadiens;  Google.fr; Google.com...

Des outils réseau

«Tous ces outils font maintenant partie de la panoplie du parfait petit vigneron en ligne. Le professionnel du vin a un site Web, une page Facebook, un compte Twitter, est membre de Linkedln et d’OWC, écrit sur son blog et commente sur ceux des autres sans oublier sa participation à divers forums.»

Vous voulez savoir quand on parle de vous ou de vos vins sur Internet, utilisez les Alertes Google. Très efficace. En marketing, l’important est que l’on parle de votre produit.

Donc, un petit guide bien simple qui vous en fera connaître un peu plus sur ce monde du web et qui aidera à mieux faire connaître votre vin.

L’auteure, Évelyne Resnick, anime le blogue Tendances vin Branding, Innovation, Web Marketing, International, www.tendancevin.com

Guide pratique de marketing et promotion du vin sur Internet
Évelyne Resnick
Dunod
2010
140 x 220 mm
180 pages
ISBN 9782100540365
25 euros
www.dunod.com

Bill a raison!

Le meilleur vin n’est pas toujours le plus cher!
Le plus gros, le plus costaud, le plus riche, le plus puissant n’est pas toujours le meilleur.

Il peut arriver lorsqu’on goûte des vins de calibres différents que notre évaluation de ces produits varie d’un moment à l’autre.

Cela dépend de deux choses. De notre goût et de ce que l’on mange à ce moment-là.

Notre goût

On peut préférer en général les vins costauds, corpulents, généreux, très fruités, bien boisés, les gros vins.

Ou bien on aime plutôt les vins plus légers, plus acides, plus élégants, plus fins.
On est du type A ou B, comme j’ai déjà expliqué ici.

Ce que l’on mange

Cependant, notre préférence peut varier d’un moment à l’autre dépendant de ce l’on mange.
Si le plat est léger, le vin généreux n’ira pas. Si le plat est costaud, sucré, salé, le vin délicat paraîtra fluet.

Prenons l’exemple de ce vin, Le Petit Clos de Trigedina à 17 $. C’est le «petit» vin de la maison de Jean-Claude Baldès. Normalement, lorsqu’on le déguste avec les autres grands vins de ce vigneron, on devrait le trouver moins bon que Le Clos (21 $) ou le Probus (30 $). Ces deux derniers ayant beaucoup plus de matière et coutant plus cher.

Mais ce n’est pas toujours ainsi. Lors d’un repas, je verse deux verres, un du Petit Clos 2006 (17$) et l’autre du Clos 2004 (21 $). Nous mangeons des pâtes de riz avec des légumes, champignons et des côtes levées. Le Petit nous semble alors bien meilleur que son grand frère. Il y a peut-être là aussi un effet de millésime (2004 et 2006).  Le Petit paraît plus sérieux (plus acide), le Clos nous semble trop boisé et un peu mou ou un peu lourd! Pourtant, la veille, ce Clos a très bien accompagné le steak barbecue.

Donc, en plus de dépendre de son goût, l’évaluation du vin dépend aussi du goût du moment, de l’occasion, du plat, de la sauce, des condiments, des accompagnements...

Léger peut être bien

Le sommelier Bill Zarcharkiw explique très bien cela dans un article intitulé Light can be right publié dans le quotidien anglophone montréalais The Gazette. Il y écrit «one thing still confuses me : the fascination many wine lovers have with ''powerfull'' wines.» La fascination pour les vins puissants!

Il explique cela en disant que ce qu’on aime aujourd’hui découle des premiers vins qu’on a bus dans sa jeunesse. «Much of what we like seems to depend on what we drank when we first got into wine.»

Bill est sommelier, il observe que les clients (anglophones?) dans les restaurants préfèrent souvent les vins puissants même si ces vins très boisés et alcooleux nuisent aux mets.

Il se fait éducateur, apôtre du bon vin, du vin différent. Il incite ses clients à faire l’expérience de vins plus acides.

L'acidité

Car, tout est là: l’acidité. On en parle peu, mais c'est pourtant l'élément essentiel de tout vin. C'est la saveur la plus importante au niveau du goût, car elle affecte et modifie toutes les autres saveurs, toutes les autres sensations : le sucré, l'astringence, le minéral, le gras, etc. «Après le choc initial d’avoir quelque chose de plus acide dans la bouche, la grande majorité des gens se surprennent à vider la bouteille», écrit-il.

«Ainsi pour tout ceux qui sont amateurs de ces gros et alcooleux vins, je vous invite à essayer mes suggestions de la semaine. Ils sont différents, certes, mais vous allez découvrir qu’ils sont les vins idéals pour le reste de l’été.»  Il énumère un vinho verde, un muscadet, un vin de Savoie, en picpoul et un blanc de Toscane. (The Gazette, 7 août)

Je lève mon verre à Bill l’apôtre, le missionnaire des bons vins!

Bill is right!
Light can be right!

Le Petit Clos Triguedina 2006

Rouge très foncé, aromatique, fruit et cuir. De beaux tanins bien enrobés d’un fruité généreux. Assez costaud. D’une belle acidité. Une jolie texture veloutée. Bien long.
Pour accompagner les belles pièces de viande ou les plats de pâtes, les champignons.

Un assemblage de malbec à 80 % et de merlot.
Alc. 13,5 %.

Disponible en ligne ainsi que dans 38 succursales. (28 succursales au 21 août)

3 étoiles
Prix: 
16,30 $

1752 Gran Tradicion J. Carrau Pujol 2005

Qu'est-ce qui fait que certains vins s'améliorent en vieillissant?
Comment produire un vin de garde?

Vous trouverez toute sorte de tentatives d'explications sur le web. On mentionne les tanins (mais les blancs, les vins jaunes?) l'acidité. Mais ce n'est jamais bien documenté, rien de précis, rien de scientifique, ce ne sont que des suppositions.

Je crois plutôt (encore des croyances) que c'est un ensemble d'éléments qui permettent au vin de s'améliorer en vieillissant. J'ai observé que les vins bien acides et les vins oxydatifs vieillissent très bien.

Sérieusement, la bonne réponse à la question qu'est ce qui fait un vin de garde est : nous ne le savons pas.

Un de mes amis dit «ce qui fait bien vieillir un vin c'est son historique». Si un domaine a produit un vin de garde dans le passé, il est possible que son millésime actuel soit lui aussi un vin de garde.

Il y a plusieurs discussions sur ce sujet ces jours-ci sur Internet. Certains prétendent que seuls les grands vins vieillissent bien, d'autres que les petits aussi peuvent atteindre des sommets. Un chroniqueur prétend même les reconnaître par leur milieu de bouche!

Il m'est déjà arrivé de conserver des «petits vins» longtemps et d'être agréablement surpris à l'ouverture. Cela se produit moins souvent maintenant, malheureusement. Est-ce que c'est parce que les procédés de fabrication ont changé? C'est possible.

Il y a quelques jours, un ami nous invite à une dégustation, un repas. Il ouvre «des trésors de sa cave». Il y a là, entre autres, un supertoscan (Tignanello 1997) de grande qualité, un barbaresco absolument délicieux (Serraboella 1999) et un très bon bordeaux (Troplong Mondot 1986). Le tout se fait à l'aveugle. Des vins d'un certain âge. On découvre plus tard qu'il y a parmi ces grands «un petit». Un vin pas cher, de l'Uruguay en plus : le Museo J, Carrau Pujol 1991. Ce vin a moins de 20 dollars est presque aussi bon que les autres à près de 100 dollars!

Il y a une douzaine d'années, ce 1991 acheté en Ontario, m'avait bien plu.

Donc, un petit vin peut être aussi un vin de garde?
Quelques jours plus tard, j'apprends que ce vin vient de faire un retour sur les tablettes. Je me précipite. Il se nomme Gran Tradicion J. Carrau Pujol 2005. Il ne porte pas le même nom, Gran Tradicion au lieu de Museo. Le représentant au Québec, M. Jean Parent, me dit cependant que c'est le même. Il n'est que 14 $.

Toutefois, quelques jours plus tard un lecteur m'écrit : «La SAQ a par le passé commercialisé sous le même code (439331) un vin de ce producteur nommé Tannat del Museo (...) et fait à 100% de tannat.»
(Ajout au texte le 13 août.)

Donc, ce ne serait pas le même vin puisque celui-ci contient aussi les deux cabernets et du merlot.

De toute façon, avant d'en acheter une caisse pour la mettre en cave, je goûte.

Ce Gran Tradicion Carrau 2005 a des arômes et des saveurs de fruit noir, de fruit bien mûr sur une légère note de vanille. C'est agréable, assez consistant. En milieu de bouche, on a des saveurs de pruneau sec. Le vin se boit bien. Les tanins sont de consistance moyenne. Sa longueur en bouche est respectable. Il a une petite sucrosité. Le vin semble peu acide. Alc. 13 %.

Il est fait de tannat, de cabernet sauvignon, de cabernet franc et de merlot de la région de Cerro Chapeau par la famille Carrau qui fait du vin depuis 1752 en Catalogne, Espagne (en Uruguay depuis 1930). Macération en cuve ouverte pendant 15 jours, puis 18 mois dans des barils de chêne neuf français. Comment peuvent-ils faire pour se payer des barriques de 300 bouteilles à 800 $ et vendre le vin autour de 4 $ à la SAQ?

Le vin est bon, presque très bon.

Sur la contre-étiquette, on lit «il convient parfaitement aux fromages, aux viandes grillées et aux plats épicés.» Au fromage, sûrement pas, car il a des tanins, aux plats épicés, peut-être, mais surtout à la viande grillée.

Mais, est-ce qu'il vieillira bien? Je ne crois pas. C'est une impression, comme on dit. Il semble manqué d'acidité, de mordant et l'impression qu'il laisse en bouche n'est pas très persistante.
Donc, un bon vin à boire maintenant.

Disponible dans 64 succursales.

Au sujet du vieillissement du vin, lire :

2.5 étoiles
Prix: 
14,30 $

Château de la Ragotière, 1er Cru du Château, Muscadet 2008

Un très beau muscadet aromatique, floral et succulent.
Un fruité bien frais sur une note de lime, minéral et sec.
Un vin léger et tout de même savoureux. D'une certaine complexité.
Une très longue finale.
Un vin digeste, vous allez vider la bouteille!
Alc. 12 %.

Cépage melon de bourgogne; âge des vignes de 35 à 60 ans; rendement de 32 hl/ha; culture raisonnée Terra Vitis vendanges à la machine; élevage en cuve inox; pas de fermentation malolactique; levure de type champenoise, filtré.

Disponible en ligne et dans 62 succursales. (56 au 29 août)

3 étoiles
Prix: 
18,70 $

Melon de Bourgogne, Muscadet

Deux noms pour un même cépage : melon de Bourgogne et muscadet.
C'est le seul cépage autorisé pour le muscadet de la Loire.
Il est origiginaire de Bourgogne, où il est maintenant peu utilisé sinon dans des macons blancs et des crémants de Bourgogne. Son arrachage avait été ordonné en Bourgogne au 18e siècle.

Précoce. Résistant au froid, il peut donner des raisins même après une gelée.
Il est par contre sensible aux champignons, oïdium, mildiou et pourriture grise. On le récolte alors souvent tôt.

Il a été introduit en Loire par les moines vers 1635. Il a bien résisté aux grandes geléees de 1709 qui ont détruit presque tout le vignoble. Le roi Louis XIV a alors donc demandé qu'on le plante en plus grand nombre dans la région.
Il avait la réputation d'être acide et peu savoureux. Mais aujourd'hui, en limitant les rendements à moins de 45 hl/ha, en ne le cueillant pas trop tôt et en l'élevant sur lies avec quelquefois des bâtonnages et autres techniques de vinification on en fait des vins savoureux et même parfois des vins de garde.

Le rendement autorité est de 65 hl/ha pour le muscadet et de 55 pour le muscadet de Sèvre-et-Maine.

Il contient peu de sucre, donc donne des vins peu alcoolisés.
Il est aussi cultivé en Californie où on l'a longtemps confondu au pinot blanc. Il y a été importé en 1939 par Georges de Latour.

Il tient son nom de la forme ronde de sa feuille qui fait penser à un melon.
Le nom muscadet n'a aucun lien avec muscat ou muscaté, mais plutôt avec pomme muscadet.

En muscadet, une production de 600 000 hl sur 13 000 ha en 2009.
Les grandes années : 2009, 2005, 2000, 1997.

Servir les muscadets à 9-10 °C, 12-14 °C pour les grands.
Garde : 1 à 3 ans; 10 ans et plus pour les plus grands.

Sources:
Oz Clarck, Guide des cépages, 2005; Vites; Vin de Loire; www.melondebourgogne.com; DUAD.

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