San Vincenzo, Anselmi 2010

J'ai connu ce vin en meilleur santé. Ici il est végétal et herbacé à outrance. Il dégage une odeur désagréable!

Prix: 
15,75 $

Saint-Véran, Rives de Longsault, Domaine des Deux Roches 2007

Un bourgogne blanc assez costaud, gras et ample. C'est floral avec des saveurs qui rappellent le beurre.
On croit percevoir aussi une petite note sucrée.
Une finale qui persiste un bout de temps.
Alc. 13 %.
Dans moins d'une dizaine de succursales, mais diposnible en ligne.

3 étoiles
Prix: 
21,80 $

Chavet, Menetou-Salon 2009

Un beau sauvignon herbacé.
Une bouche agréable, fraîche, fine, vivace et assez persistante.
Disponible en ligne et dans une quarantaine de succursales.
Élevage en cuve inox thermorégulé. Pas de fermentation malolactique.
Il serait intéressant d'en mettre en cave pendant 2-4 ans.
Une production de 80 000 bouteilles.
Alc 13 %

Disponible en ligne ainsi que dans 41 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
23,20 $

L'amateur de vin du Québec ne profite pas de la force du dollar canadien

Dans son article L'argent du vin. Question de prix (encore!), de samedi dans le quotidien La Presse, le chroniqueur Vincent Marissal pose cette question : «Est-il normal que le consommateur québécois profite si peu de la force du dollar canadien et de l'incroyable pouvoir d'achat de la SAQ?»

Pour répondre à la question, il faut connaître les principes de détermination des prix des vins dans le monde et au Québec en particulier.

Au Québec, le vin est un produit considéré comme étant de luxe, vecteur de taxe et vendu par un monopole.

Primo, le prix du vin est fixé de manière arbitraire. Un producteur peut très bien décider de vendre son vin 14 ou 24 $ selon les marchés ou les occasions. Ça dépend souvent comment le producteur estime son vin et comment il pense que les consommateurs vont eux l'estimer.

On dit souvent ici au Québec que «plus le vin est cher, meilleur il est». M. Marissal donne l'exemple d'un vin rouge de Coppola vendu 24 $ au Québec et 14 $ aux États-Unis. À plus de 20 $, il entre dans la catégorie des vins excellents, le consommateur est amené à penser qu'il est bon. Mais à 14 $ il tomberait dans la catégorie des vins ordinaires. Il s'en vendrait probablement moins.

Prenons l'exemple d'un vin blanc de la même maison, le Diamond, Chardonnay Francis Coppola Collection 2009. Il est offert au prix des très bons vins à 23 $. Mais en réalité c'est un vin ordinaire, correct sans plus, avec peu de fruit et beaucoup d'alcool, il ne vaut pas plus de 10 $. Mais à 10 $ il ne se vendrait peut-être pas. Par contre, à 23 $, on se dit qu’il est peut-être bon.

Au Québec, nous sommes souvent des buveurs d'étiquette. On cherche moins les aubaines que les Américains. Mais, ça tend à changer. Les jeunes sont en général moins snobs que les baby-boomers.

Deuxio, les nouveaux vins qui entrent au Québec iront dans la section dite des Spécialités. Il y entre peu de vins à moins de 20 $ dans cette section. Il y a 5103 vins rouges actuellement sur les tablettes de la SAQ au format de 750 ml. La plupart, soit 3500 sont à plus de 20 $. Seulement une bouteille de vin rouge sur cinq est à moins de 17 $. Le prix médian est 27 $.

Tertio, le but de la SAQ est de rapporter de l'argent dans les caisses de l'État. Plus le vin est cher, plus il rapporte. Les producteurs savent cela. Ils savent que la SAQ a déjà demandé à des producteurs de lui vendre leurs vins plus cher. (1)(2)

J'ai déjà abordé l'exemple du Chili Un jury canadien pour des vins chiliens que nous payons très cher, revenons-y avec un exemple plus récent. L'an dernier le prix moyen par caisse de vin chilien vendu au Royaume-Uni était de 20 $; 27 $ au États-Unis, mais 38 $ au Canada. Nous sommes les clients qui payons le plus cher pour le vin du Chili! (Cierre anual de exportaciones, Vinos de Chile) Pire, de 2009 à 2010, le prix moyen que nous payons pour le vin chilien a augmenté de 8,9 %; alors qu'il a baissé de 6 % pour le Danemark et de 5 % pour l'Irlande, qui achètent pourtant moins de vins chiliens que le Canada. (*) Alors, il est où «l'incroyable pouvoir d'achat de la SAQ»? Il ne semble pas faire baisser les prix, tout au contraire. D'ailleurs si la SAQ vendait ses vins moins cher, elle rapporterait moins à l'État et ainsi elle ne remplirait pas son mandat.

(*) Au sujet de cette hausse de 8,9 % du prix payé pour les vins chiliens, la porte-parole de la SAQ tient à préciser que ce serait dû au fait qu'on a acheté des vins de meilleure qualité.
(Ajout au texte le 16 mars)

Bien sûr, en théorie, plus notre pouvoir d'achat est fort — prenons l'exemple de Costco et de Walmart — plus on pourrait acheter et vendre à meilleur prix. Mais cette théorie ne s'applique pas ou peu dans le monde du vin d'ici qui est un monde de produits de luxe, de consommation ostentatoire. Elle s'applique encore moins au Québec à cause de la situation monopolistique et du fait que le vin est un outil permettant de récolter des taxes.

Ceci étant dit, et malgré cela, il faut continuer à être attentif et à questionner régulièrement le système comme le fait M. Marissal afin de tenter de maintenir les prix de nos vins au niveau le plus bas possible.

Diamond, Chardonnay Francis Coppola Collection 2009

Une belle attaque sur le fruit, mais le reste de la bouche est plutôt dominée par l'alcool. Alc. 13,9 %.

1 étoile
Prix: 
23,20 $

Les vignobles les plus herbicides de France

Herbicides dans les régions de France

Le désherbage chimique est encore très répandu dans les vignobles de France.

Les zones les plus chimiques sont la Champagne, le Beaujolais, la Provence et la Loire (rouge, jaune et vert).

Bordeaux, l'Alsace et le Rhône sont les vignobles ou les superficies proportionnelles sans désherbants chimiques sont les plus grandes (vert foncée).

«L’enquête a mis en évidence une disparité régionale importante» dans les surfaces concernées par le désherbage chimique.

Le facteur économique serait le frein principal au développement des alternatives sans herbicides chimiques. «Les techniques alternatives au désherbage chimique nécessitent des temps de travaux supplémentaires». Il y a aussi crainte d'une perte de rendement due à la concurrence entre l'herbe et la vigne.

Le travail du sol sans désherbant chimiques coûterait 440 €/ha. «Dans un contexte de crise viticole qui perdure, les surcoûts et la baisse de productivité (temps de travail accru, rendement diminué) sont les principaux freins au développement des alternatives au désherbage chimique.»

Pour en savoir plus, lire le document Réduire l'impact environnemental des herbicides en viticulture de l'Institut français de la vigne et du vin.

Pinot noir, cépage de l'arnaque?

Le pinot noir ne vieillit pas!
Les vins de pinot noir sont à boire dans les 3 à 5 ans!
Plus de 85 % de la production de pinot noir de Bourgogne est de piètre qualité!
S'il y a un cépage qui demande des prix exorbitants pour peu de qualité c'est bien le pinot noir!
C'est très rare qu'on ait un pinot qui représente un bon rapport qualité-prix!
Les chroniqueurs vins goûtent les bourgognes rouges jeunes et nous disent qu'ils vieilliront bien, mais ne nous en parlent plus lorsque ces vins ont pris de l'âge.
Les meilleurs pinots noirs sont sous capsule à vis!

Vous avez sûrement déjà entendu l'une ou plusieurs de ces sentences.

Pourtant, la première fois que j'ai été impressionné par un vin vieux, c'était justement un pinot noir, un Clos de Tart 1978.

Il y a une quinzaine d'années à un salon des vins de Montréal, je dégustais des vins de Bourgogne et, lisant la déception sur mon visage, un vieux routier me dit «les rouges de Bourgogne doivent être bu sur le fruit, en jeunesse.»

C'est en me rappelant tout ça que je me suis présenté à une dégustation de vin du cépage pinot noir présenté par l'Amicale des Sommeliers de l'Outaouais.

Des bourgognes, mais aussi des néozélandais, des oréganais et un californien. Des vins qui se vendent cher: de 58 à 178 $.

Je vous donne ici quelques commentaires sur chacun des vins, puis après quelques remarques générales et conclusions.

Pinot noir 2006, Jessie Vineyard, Cristom, Willamette Valley, Oregon  67 $
Une teinte brune. Aromatique, viande et terre. Belle bouche fruitée une peu racoleuse. Une longue finale un peu métallique et légèrement amère.

Nuits-Saint-Georges 2005, 1er cru, Les Porets, Domaine Faiveley  82 $
De beaux arômes invitants. Minéral et touche métallique. Un peu cerise surette. Un beau granulé, mais peu de fruit. Noyaux de cerise. Finale un peu asséchante. Quelqu'un a dit que le vin devrienda très bon dans quelques années. On peut supposé aussi qu'il pourrait se dessécher encore plus. 

Pinot noir 2006, Carrick, Central Otago, Nouvelle-Zélande 58 $
S'ouvre plus lentement sur une petite note de terre et de viande. Cannelle, tabac et alcool. Un peu rude. Longueur minérale. Tout de même d'un poil mon préféré des trois. 

C'était le premier volet. Une belle mise en bouche. Mais on vient tout de même de dépenser 207 $ et on n'a pas encore un très bon vin.

Pinot noir 2006, Lindsay Estates, Paul Hobbs, Russian River, Californie 129 $
Sucre d'orge et chocolat brun. Peu de tanins, un peu de sucre. Un petit tawny. Il semble que les raisins en surmaturité aient ici donné du caramel brûlé. Pas mauvais, un vin bonbon. 

Pinot noir 2006 Valli, Gibbston Vineyard, Central Otago, Nouvelle-Zélande  61,50 $
De très beaux arômes et saveurs d'épices, de fumée et de viande. Une bouche séveuse agréable. Fruit en retenu, plutôt sur les épices (bois). Long et assez complexe. Le vin est à son apogé.
La dégustation s'est faite à l'aveugle et mon préféré est un néozélandais, je suis très étonné. En plus, l'un des moins chers! Il est disponible à la SAQ. 10956057

Pinot noir 2005, Evenstad Reserve, Domaine Serene, Willamette Valley, Oregon  62 $
Un vin crémeux, fait d'une pièce, unidimensionnel, un peu carré. Si ce n'était de son acidité, on dirait un merlot.

Corton 2002, grand cru Clos du Roy, Antonin Guyon  90 $
Des odeurs de caves humides. Acide et poussiéreux. Il y avait quatre bouteilles. Quatre vins différents (Une autre bouteille m'a semblé bien). Médiocre.

Voilà pour le deuxième volet. Je m'ennuyais du premier volet. Plus de 300 $ et, sauf un vin, on est redescendu d'un cran au niveau de la qualité.

Clos des Lambrays 2002, grand cru, Domaine Taupenot-Merme  175 $
Cave humide, bouchonné. Le bouchon n'était pas trop apparent au début, mais il s'est accepté dans le verre. (Une participante m'a fait goûter son verre et c'était bien mieux.)
Une production d'une trentaine de caisses. Combien de bouchonnées? Médiocre.

Charmes-Chambertin 1996, grand cru, Domaine Taupenot-Merme  178 $
Une teinte orangée. Des saveurs d'orange, de cerise de terre et de cointreau. Légère âcreté. Un gâteau aux fruits oubliés à Noël gouté en juillet. Certains l'on trouvé complètement dépassé. Oui, il est bien dépassé, mais pas mauvais du tout. 

Charmes-Chambertin 1999, grand cru, Domaine Taupenot-Merme 161 $
Des flaveurs de jus de tomate de piètre qualité. (Une autre participante m'a fait gouté son verre et il était éclatant) Le mien médiocre.

En somme, je devrais avoir plus de chance à la loterie 6/49 ou au Super Max!

Une participante a dit «comment maintenant pourais-je acheter des pinots à ce prix pour mettre en cave sachant que j'ai de bonnes chances d'être déçu à l'ouverture?»

Fortes variations de bouteilles
Comment ce fait-il que ces vins vieillissent si mal et qu'il y ait tant de différence d'une bouteille à l'autre. Ces vins acquièrent des saveurs tertiaires très vites. Pourtant, 1996, 1999 et 2002 sont des millésimes qu'on disait très bons au moment des vendanges. Est-ce que ce serait mieux s'ils étaient bouchés avec une capsule à vis? Ce sont des vins qui ne sont pas meilleurs que bien d'autres qui se vendent autour de 25 $ (voir liste).

La dégustation s'est bien déroulée, les participants étaient très agréables. Les discussions ont été bien animées, l'ambiance était belle, les organisateurs ont bien mené tout cela, seuls les vins n'étaient pas à la hauteur.

En somme, une dégustation très intéressante qui m'a coûté 76 $, mais qui m'a permis d'économiser des centaines de dollars, ici 1063 $. Je n'achèterai jamais ces vins, surtout pas pour les faire vieillir. Je me demande si dans l'ensemble, ces vins auraient été meilleurs bus beaucoup plus jeunes.

Toutefois, je ne perds pas espoir. Je suis un éternel optimiste. Un jour, je boirai encore du très beau pinot noir, et peut-être même du bon pinot noir bien évolué.

Genoli Bianco 2010

Un très beau vin blanc de la Rioja.
Des arômes de pêches et de tilleul.
Une bouche fraîche et vive. Droite, de belle tenue.
Une finale assez longue sur des saveurs qui rappellent les ananas et le citron.
Un vin blanc sérieux, bien équilibré et impeccable.
Cépage viura. Taux d'alcool raisonnable.
Alc. 12,5 %

Un très beau rapport qualité-prix. Disponible en ligne ainsi que dans 133 succursales.

3 étoiles
Prix: 
13,00 $

Callabriga Douro 2008

Un vin foncé, violacé et très jeune.
Il est costaud, charnu et expressif. Une masse de fruits enrobe ses beaux tanins. C'est riche et presque opulent. Ample, consistant, mais tout de même pas pâteux. Il est doté d'une belle acidité.
À l'aération, il développe des notes de fines herbes qui complètent ce fruité abondant.
On perçoit moins le boisé que dans le 2007.

Acidité 5,85 g/. pH 3,54.  Sucre 2,4 g/l. Alc. 13,5 %.
La série Callabriga est la gamme de vins de facture moderne de la maison Sogrape.
Disponible dans 95 succursales.

3 étoiles
Prix: 
19,75 $

Viniterra Malbec 2008

Le malbec est le cépage emblématique de l'Argentine.
C'est le même cépage que celui de Cahors. Pourtant, il donne des vins très différents dans ces deux régions viticoles. Il faut dire que les climats des deux régions sont très différents. Il fait beaucoup plus chaud en Argentine. De plus, les sols ne se ressemblent pas du tout. C'est un désert irrigué à Mendoza, pendant qu'à Cahors, on a trois terrasses à flanc de collines donnant des vins de plus en plus costauds et riches en altitude et sur le plateau.

À Cahors, le malbec donne des vins bien tanniques. Ils sont aussi bien acides ce qui accentue d'ailleurs les tanins. À Mendoza, on est en région chaude, les raisins ont peu d'acidité, plus de fruit et moins de tanins.

Comparer un malbec d'Argentine avec un de Cahors, c'est comme comparer un shiraz d'Australie à une syrah du Rhône. Ce sont des vins totalement différents.

Ce malbec de la maison Viniterra a une texture bien lisse, coulante, des tanins tout enrobés par un fruité mi-acide mi-fruité, mi-fraise, mi-cerise. La dominante est fruitée, l'alcool relève les saveurs. C'est chaleureux. Le boisé apparaît une gorgée sur deux. Un boisé de moyenne ampleur, bien intégré qui communique une note d'épice. Les Argentins utilisent beaucoup le bois neuf. Il ajoute une dimension à leurs vins. Dans ce cas-ci, on a utilisé des barriques neuves et d'autres d'un an, à 80 % françaises pendant 10 mois.
Donc, 100 % malbec, vendanges manuelles, levures sélectionnées, alc 14 %. Un bon vin à servir avec les grillades, les rôties.
Un vin du réputé producteur d'origine italienne Adriano Senetiner, disponible dans 168 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
17,00 $

Malbec Réserve Norton 2007

Presque opaque. Un beau nez de fruits, de prune.
Une masse de fruit en bouche.
C'est gourmand, bien agréable et assez long en bouche.
Malbec à 100 %.
Un domaine de 1300 hectares

Ne pas confondre avec le Privada de la même maison.
Disponible en ligne et dans 102 succursales.

2.5 étoiles
Prix: 
18,15 $

Vins certifiés du Québec millésime 2009

L'Association des vignerons du Québec vient de publier sa deuxième liste de vins certifiés du Québec.

Une liste de 32 vins de 12 producteurs.

La certification indique que ces vins sont faits avec des raisins qui proviennent réellement du Québec.

Car, semble-t-il des producteurs de vin québécois mettent du jus de raisin provenant d'autres provinces ou d'autres pays. Ils vendent plus de vin qu'ils en produisent. Les affaires ne sont pas si mauvaises alors!

Douze producteurs... ça ne me semble pas beaucoup! Il y aurait une centaine de producteurs de vin au Québec. L'Association des vignerons du Québec en regroupe 65.

En fait, le cahier de charge des vins certifiés permet tout de même d'utiliser jusqu'à 15 % de moûts provenant d'autres provinces canadiennes. Mais cette pratique devrait cesser en 2014.

Pour obtenir la certification, 50 % du vin doit provenir du domaine. Si on inscrit «Produit et élaboré au Domaine», cette proportion doit monter à 85 %.

Le programme de certification prévoit aussi l'usage de pratiques de luttes intégrées des ravageurs afin de réduire les traitements chimiques à la vigne. On prévoit aussi un contrôle de salubrité à l'embouteillage, des analyses chimiques sur le respect des normes alimentaires canadiennes et une «évaluation organoleptique afin de s’assurer que le vin respecte un standard défini de qualité.»

De plus, afin de garantir l’impartialité du programme de certification, le contrôle du respect des normes a été confié à un organisme de certification externe, la firme Concert. Ce processus est aussi accrédité par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants du Québec.

Ça ne me semble pas trop contraignant. Mais pourquoi alors si peu de vins certifiés? Au total, c'est 145 000 bouteilles. Est-ce que les autres producteurs ont échoué les tests ou n'ont pas présenté leurs vins?

L'association des vignerons, réponds «c'est avec la récolte 2009 que s'est initié le processus de certification. Plus du tiers des vignerons membres de l'AVQ y ont adhéré la première année.  Ce chiffre fut considéré très satisfaisant par les dirigeants de l'AVQ.»

Parmi les producteurs, certains ont fait ou réussi à faire certifier un seul de leurs vins, d'autres plusieurs.

Le Cep d'Argent, troisième plus grand producteur de vin au Québec a un seul de ses vins qui est certifié. Pour sa part Alfonso Gagliano a en huit.

À noter que six des dix plus gros producteurs du Québec (en superficie) ne font pas partie de cette liste de certifiés québécois, soit Royarnois, Isle de Bacchus, Les Bromes (*), Carone, Diurnes et Montpetit.

Voici la liste des 32 vins Certifiés Québec (20 domaines). Liste format PDF.

En août dernier, une première liste de vins certifiée avait été publiée (Les premiers vins du Québec certifiés». Il y avait alors 12 producteurs et 20 vins, les mêmes reviennent dans la nouvelle liste. 

Vous pouvez aussi consulter le Cahier de charge des vins certifiés du Québec (ici au format PDF) sur le site de l'Association des vignerons du Québec.

___
(*) M.Léon Courville du Domaine Les Bromes nous signale qu'il ne vend «aucun vin du millésime 2009 présentement. Or, la certification ne s'applique qu'au millésime 2009. Nous avons subi avec succès notre audit pour la certification de 2009 et presque complété celui du millésime 2010. Il ne reste que le comité d'agrément.»
(ajout au texte le 14 mars)


Lorsqu'il fait trop beau, le vin est moins bon!

Il fait beau, il fait chaud, les vins sont bons.
Il fait trop beau, il fait trop chaud, les vins sont moins bons!

Lorsqu'il fait trop chaud, les vins sont moins bons parce qu'ils manquent d'acidité et qu'ils sont trop alcoolisés.

Le réchauffement climatique cause des soucis aux producteurs des régions méditerranéennes.

Le millésime 2009 a été un grand millésime en France. Un grand millésime à Bordeaux et en Beaujolais. Il y a fait plus chaud. Mais ailleurs, là où il fait d'habitude déjà chaud, eh bien, il y a fait un peu trop chaud.

Les raisins perdent alors leur acidité et gagnent trop de sucre. Ça donne après fermentation des vins trop chauds, trop chauds en alcool.

Déséquilibre
«La qualité la plus importante dans un vin est l'équilibre - quand l'acide, les tannins, le fruit, l'alcool et le chêne chantent en harmonie, vous avez quelque chose que vous voulez vraiment boire», nous dit Victoria Moore chroniqueuse vin au journal britannique The Telegraph.

Les oenologues conseillent aux vignerons de récolter le plus tard possible afin d'avoir des raisins les plus mûrs possible. Ce qui était un bon conseil il y a quelques années, l'est-il encore aujourd'hui?

Certains vignerons montent! Pas seulement en renommée, en prix et en estime, mais aussi en altitude. Ces futés cherchent des endroits plus frais, car on sait maintenant que les vins les plus élégants proviennent de baies récoltées en zones fraîches.

Cependant, tous ne peuvent pas prendre de l'expansion en hauteur ou déménager ou attendre un autre cycle climatique. Que peuvent-ils faire alors?

Des vins alcooleux, au fruit mort
Le vigneron ne veut pas avoir de critique comme celle de Mme Moore. «To me such wines are often clumsy: the fruit tastes dead; there’s an untidy roar of hot, sweet, porty alcohol on the finish; elegance and structure are lost, and forget freshness.» (Feeling squiffy? Why wines are getting stronger)

Des vins alcooleux, au fruit mort et sans fraicheur on en voit de plus en plus dans le Rhône et dans le Languedoc. Et je ne parle pas ici des pays plus chauds que sont les États-Unis, l'Amérique latine, l'Afrique du Sud et l'Australie.

Que faire si l'on ne peut pas déménager ses vignes plus haut sur la colline ou sur le versant nord? Il faudra que les vignerons et leurs oenologues trouvent des solutions. Et pas des solutions comme celle que m'a donnée un oenologue de Toscane il y a deux ans qui m'a dit «qu'il n'y a rien à faire, les vins font maintenant 14-15 degrés et le consommateur n'a qu'à en boire moins, c'est tout!»

Les grands crus du Languedoc
Qu'est-ce qui provoque cette montée de lait (d'alcool) d'aujourd'hui?
C'est que je voulais vous parler des grands crus du Languedoc. Oui, il y a un projet de grands crus dans le Languedoc. Je vous en ai déjà glissé un mot. Parmi les grands crus proposés, il y a Corbières Boutenac, Minervois La Livinière, Terrasse du Larzac, Grès de Montpellier, Pic Saint Loup, Pézenas, La Clape, et d'autres...

Alors je suis allé me chercher un vin de ces grands crus en devenir dans le but d'illustrer mon article et je trouve un Domaine de Jonquières 2009, terrasses du larzac, Appellation Languedoc Controlé. À 19,05 $ 
  Le vin dégage des arômes vifs de fruits compotés. En bouche, l'alcool est le premier élément qui nous touche. C'est chaleureux. Il y a tout de même du fruit, du fruit chaud, les tanins sont enrobés, un bel amer en finale, mais l'alcool reprend vite le dessus et déséquilibre le vin. Ce n'est toutefois pas aussi terrible que ce que semble avoir bu Mme Moore, mais ça manque de fraicheur, c'est un peu trop brûlant. Bien sûr en mangeant, on finit par oublier un peu l'alcool, mais il revient tout de même se faire sentir et ça gâche la sauce.  Alc. 14,5 %. 11096132  Bon, mais grand cru, non!

Au moment où on lance un projet de création de grands crus, est-ce qu'il ne serait pas aussi le moment d'entreprendre une réflexion et des recherches menant à un bel équilibre fruit-alcool dans le vin en cette période de réchauffement climatique?  Comment produire des vins plus frais, plus élégants, moins chaleureux, moins capiteux, moins alcooleux lorsqu'il fait trop beau?

Sovrana 2008

Des arômes invitants de fruits noirs mûrs et chauds.
Une texture lisse. Une bouche suave. D'une belle acidité. C'est sèveux.
Digeste. Longue finale sur les fruits à noyau. Servir frais avec les pâtes, les viandes, les sauces tomates, les fines herbes. Laissez respirer ou carafer.
Meilleur le lendemain, comme c'est souvent le cas.
Différent et meilleur que le millésime 2007.
Appellation Barbera d'Alba. Région du Piémont. Cépage barbera. Producteur Batasiolo.
Alc. 14 %

Disponible en ligne ainsi que dans 71 succursales.

3.5 étoiles
Prix: 
20,40 $

Poggio della Costa 2009

Grechetto Civitella d'Agliano i.g.t.
La première bouteille était légèrement bouchonnée et le vin fade.
La deuxième est beaucoup plus intéressante avec ses belles saveurs de fleurs blanches, de surreau et de citron.
La bouche est minérale, saline même.
Fin, assez chaleureux sur une belle finale, ce vin blanc a du caractère.
Il a bien accompagné un riz aux crevettes légèrement épicées.
Moins cher et aussi bon que le 2007.

Vendanges manuelles, pas de bois, levure sèche sélectionnée.
Cépage grechetto. Ce serait le seul vin de ce cépage à la SAQ. Alc. 14 %. Un produit de Sergio Mottura. Région du Latium.
Disponible en ligne et dans 79 succursales.
 

3 étoiles
Prix: 
19,80 $
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