Château Rigaud, Faugères 2014

Des aromes de beaux petits fruits.
Mêmes saveurs en bouche. C'est juteux avec une sensation de gelée de fruits.
Coulant, rond, doux en bouche.
Légèrement réglissé.
Syrah et grenache.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,1 g/l.
En ligne (54) et dans 98 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,65 $

Badia a Coltibuono, Chianti Classico 2014

Un chianti pâle, léger, souple, discret et juteux.
Les tanins sont fins. La texture est soyeuse.

C'est coulant, fluide et bien agréable à boire.

Bouchon de liège aggloméré.

Sangiovese à 90 % complété de colorino.

Levures indigènes. Douze mois en barriques de chêne français ou autrichien de tailles variées.

Alc. 13,5 %. Sucre 2,3 g/l.

En ligne (11) et dans 60 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,30 $

El Coto, Crianza Rioja 2013

Des aromes de petits fruits rouges.
Une belle bouche assez ample et joliment boisée.
Tanins fins et texture d'un certain velouté.
Juteux, simple et bien fait.
100 % tempranillo. Vendanges manuelles.
Élevage 12 mois en barriques de chêne américain.
Sucre 1, 8 g/l. Alc. 13 %.
En ligne (86) et dans 365 magasins, dont 9 SAQ-Dépôts.

2.5 étoiles
Prix: 
16,10 $

Domaine la Prade Mari, Minervois Conte Des Garrigues 2012

Des flaveurs de petits fruits rouges et de fines herbes.
C'est suave et serré.
Une belle texture lisse sur des tanins fins.
À la fois léger et chaleureux.
Finale sur les épices fines.
Syrah et grenache.
Alc. 14,5 %. Sucre 2 g/l.
En ligne (15) et dans 42 magasins.
 

2.5 étoiles
Prix: 
22,90 $

Un conseiller en vin de la SAQ c'est comme un boucher végétarien

Le boucher n'a pas pu me dire ce que goûtait la pièce d'agneau qu'il était en train de me couper. Pourquoi? Parce qu'il ne le goûte pas. Il m'avoue qu'il est végétarien.

C'est la même chose pour un conseiller en vin de la SAQ. Il ne pourra pas nous dire ce que goûte tel vin. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas goûté.

Faites le test, choisissez des bouteilles de vin sur les rayons de la SAQ et demandez au conseiller ce qu'ils goûtent. Il ne pourra vous répondre parce que 9 fois sur 10 il n'y aura pas gouté.

La direction de la Société des alcools du Québec se targue d'offrir un bon service de conseil en succursale, pourtant elle ne permet pas à ses employés de goûter les vins qu'ils sont chargés de nous vendre!

La SAQ distribue près de 100 nouveaux vins chaque semaine. Chaque succursale reçoit plusieurs dizaines de ces vins. Certaines les reçoivent peut-être presque tous.

Pourtant, lorsqu'on se présente en succursale et que l'on demande ce que goûtent ces vins, on nous répond la plupart du temps qu'on ne le sait pas qu'on n'y a pas goûté.

Comment alors conseiller le client si on n'a pas goûté?

Plusieurs conseillers se débrouillent tout de même. Ils ont appris par coeur les différentes appellations; les noms des producteurs les plus réputés, les meilleurs millésimes par appellation.

Ils savent ce que goûte un muscadet typique, un beaujolais typique. Ils ont étudié les accords mets-vins, mais ne peuvent nous dire si le muscadet qui vient d'arriver est plus acide ou moins acide qu'un autre; si ce nouveau bordeaux est boisé; si ce malbec est velouté ou très tannique. Ils peuvent au plus deviner.

Je ne critique pas ici le travail des conseillers, mais plutôt leurs patrons qui ne leur donnent pas les moyens de bien faire leur travail qui est de donner des conseils pertinents aux clients.

Il est très rare que les conseillers goutent les vins. Ils le font surtout lorsque des représentants des producteurs viennent faire du lobbying et leur font goûter certains vins.

Il m'est même arrivé d'acheter une bouteille de vin jaune dans une succursale où aucun employé présent n'avait goûté à ce type de vin. Un employé m'a alors demandé si je pouvais l'ouvrir pour leur faire goûter. Ce que j'ai fait. Depuis ce jour, au moins ces quatre employés de la SAQ ont goûté à du vin jaune du Jura.

Afin d'assurer un véritable service de conseil, il faudrait que la direction de la SAQ permette aux conseillers de goûter les vins.

L'exemple de la LCBO
Il y a quelques années, je participais à des dégustations à la LCBO de l'Ontario. Chaque mois, les conseillers en vin d'Ottawa étaient détachés pour une dégustation d'une journée. Il y avait plus de 200 vins sur des tables dans la salle de classe et chacun pouvait goûter le nombre de vins qu'il voulait. Chacun avait un verre, un crachoir et un calepin de note.  Les conseillers prenaient des notes et ainsi pouvaient mieux conseiller les clients lorsque ses vins arrivaient en succursale au courant du mois.

En écrivant ce texte, j'ai l'impression de me répéter. Il y a 20 ans j'ai écrit une lettre en ce sens à un patron de la SAQ lui suggérant d'améliorer la formation continue des employés. Il y a eu un petit progrès. Plusieurs ont suivi des cours de l'ITHQ. Mais il y a encore beaucoup à faire.

Si la direction de la SAQ veut affirmer qu'elle offre un bon service-conseil à ses clients, elle devra faire goûter ses vins à ces employés chargés de nous les vendre.

Sujets connexes:
Le conseiller en vin de la SAQ
Les sénateurs de la SAQ

Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs

«Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs» !
Cette phrase étonnante sort de la bouche d'un ancien président de la Société des alcools du Québec.

Ce n'est pas le rôle de la SAQ de négocier les prix. Ce n'est pas le rôle de la SAQ d'obtenir de meilleurs prix pour ses clients. C'est l'ancien dragon Gaétan Frigon et président de la SAQ de 1998 à 2002 qui tient des propos surprenants.

 Ce n’est pas vrai que la SAQ doit négocier avec ses fournisseurs. Il y a des bouteilles à 10 $ et des bouteilles à 100 $. Vide, la bouteille coûte la même chose et il a fallu le même nombre de raisins pour la faire. Ce n’est pas à la SAQ de décider si un vin vaut 10 $ ou 100 $. C’est au producteur de fixer un juste prix et de prendre le risque.»
Gaétan Frigon, ancien PDG de la SAQ, dans La Presse+ du 11 mars.  Privatiser la SAQ serait une grande erreur. La négociation des prix.

Dans la même page, M. Frigon affirme que le privé est meilleur «dans tout, sauf le vin».

Donc, l'État est meilleur commerçant pour vendre le vin que le privé, mais ne doit pas chercher à obtenir les meilleurs prix pour ses clients ! La société d'État SAQ n'est donc qu'un intermédiaire entre le producteur et le client. Elle distribue le vin aux consommateurs aux prix décidés par les fabricants.

À la lecture de ces propos d'un ancien PDG de la SAQ j'étais estomaqué. Toutefois, après avoir relu plusieurs fois ces phrases, après réflexion, tout cela décante lentement et devient plus limpide.

Ainsi, ces propos peuvent nous permettre de comprendre pourquoi nous en sommes rendus là aujourd'hui avec cette société d'État tellement critiquée et avec ses pris tellement élevés. Nous n'aurions donc pas compris le vrai rôle de la SAQ. Elle fonctionnerait tout simplement comme un revendeur à commission. Malgré le fait qu'elle soit l'un des plus gros acheteurs de vin au monde, elle ne s'est pas donné comme rôle de négocier les prix. Elle loue tout simplement des locaux où elle installe des tablettes sur lesquelles des fabricants font placer leurs vins qu'ils vendent au prix qu'ils veulent.

Le rôle de la SAQ se résume ainsi à celui de revendeur à commission et de collecteur de taxes!

A-t-on vraiment besoin d'une société d'État pour faire cela?

Inama Soave Classico 2015

Un vin blanc délicieux de la Vénétie.
C'est frais, assez gras, non boisé, sec, velouté et très agréable à boire.
La texture enveloppante de ce vin est bien plaisante.
Servez-le entre 8 et 11 degrés.
Cépage garganega cultivé en pergola.
Une production de 200 000 bouteilles.
Alc. 12 %. Sucre 2,5 g/l.

Capsule à vis.
En ligne (36) et dans 184 magasins.

3 étoiles
Prix: 
19,15 $

Pas de hausse de prix des vins d'ici octobre à la SAQ

Les bonnes nouvelles sont nombreuses à la SAQ depuis novembre!

La direction de la Société des alcools du Québec a averti jeudi ses fournisseurs qu'elle ne permettra pas de hausses de prix des vins déjà commandés d'ici octobre.

Elle prolonge ainsi son moratoire sur ces hausses décrété en novembre dernier. Elle avait alors retiré de son calendrier trois occasions de hausses de prix. (Voir à droite le tableau des changements de prix de l'an dernier.)

Jusqu'à novembre dernier, la SAQ permettait — certains diront incitait — ses fournisseurs à hausser les prix de leurs vins — des vins d'ailleurs déjà payés et déjà sur les tablettes.

Ces permissions-incitations de hausses se faisaient 7 fois par année, toujours des mercredis. La SAQ appelait cela des fenêtres de hausses ou des opportunités de hausses. Les fournisseurs pouvaient aussi décider de réduire leurs prix à 11 occasions par année. Ce qui fut rarement vu. La SAQ avait donc 11 fenêtres de changements possibles de prix, dont 7 pour les hausses.

Donc, d'ici au moins le 11 octobre, il ne devrait plus y avoir de hausses de prix sur les prix courants vendus à la SAQ. Par contre, la direction de la SAQ permettra les hausses de prix dans les épiceries!

Sujets connexes:
La SAQ ne veut plus de hausses de prix, novembre 2016
Pourquoi la SAQ baisse ses prix, octobre 2016

Dans la série Comprendre la SAQ

 

Le fuckaillage de Gaétan Frigon

Presque chaque fois que l'on parle dans les médias de la libéralisation de la Société des alcools du Québec, le journal La Presse publie un texte de l'ancien président controversé de la SAQ, Gaétan Frigon.
 
En novembre dernier, M. Frigon demandait à tous de laisser la SAQ tranquille pendant 5 ans. «Pourquoi alors ne pas proposer un moratoire de cinq ans sur toutes ces propositions automnales de privatiser la SAQ ?»

Cette fois-ci, M. Frigon nous dit que le privé est meilleur «dans tout, sauf dans le vin».
C'est gros et étonnant! C'est nier tout ce qui se fait dans presque tous les autres pays du monde où c'est le privé qui vend le vin. Il dit que «quand le privé a eu le droit de vendre de l'alcool, il a toujours "fuckaillé" ça.»

Il faudrait voir si les grands commerçants de vin du monde ont fuckaillé ça! Qu'en pensent messieurs Antinori, Guigal, Perrin, Rothschild, Torrès, Drouhin, Hugel, Magrez, Moueix, Castel, Arnault et Pinault.

En quoi un employé de l'État au Québec serait-il meilleur pour vendre du vin qu'un autre citoyen?

Cipressi, Barbera d'Asti, Michele Chiarlo 2014

Il y a 70 vins faits en totalité ou en partie de ce cépage, la barbera, à la SAQ.
Les prix vont de 13 $ à 535 $.
Celui-ci, fait exclusivement de barbera, est frais, d'un fruité juteux sur une belle acidité.
C'est coulant, lisse, gouleyant et très agréable à boire.
Sur un fruité cerise.
D'une belle buvabilité, comme on dit.
Servez-le légèrement rafraichi à 14-16 degrés avec des pâtes, de la volaille ou même des fromages. Délicieux aussi pour accompagner la lecture d'un bon livre.
Alc. 13,5 %. Sucre 3,3 g/l.
En ligne et dans plus de 150 magasins.

3 étoiles
Prix: 
17,05 $

Don Pascual Reserve Tannat 2015

Beau nez riche et invitant de fruits noirs.
Attaque fruitée, puis belles saveurs de réglisse rouge.
Texture assez ample, bien structurée sur des tanins fins.
Tonique et gouleyant.
Agréable.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,3 g/l.
Dans plus de 100 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
15,80 $

Englora 2008

Un très beau vin suave, fin, élégant et bien agréable.
La texture est lisse, les tanins sont soyeux, le fruité est délicieux.
Le vin laisse une belle bouche.
Un assemblage de grenache, carignan, syrah, merlot et cabernet sauvignon.
Montsant est une appellation de la Catalogne créée en 2001, dans une zone de l'appellation Taragona autour du Priorat.
Sucre 2,9 g/l.
En ligne et dans plus de 100 magasins.

3 étoiles
Prix: 
23,95 $

Contado Riserva 2012

Attaque ample, beau fruité, bouche ferme, tanins bien intégrés.
Plus tannique lorsque servi frais.
Sec, du sérieux ici.
Cépage : aglianico.
Producteur Di Majo Norante. Région de Molise.
Alc. 13,5 %. Sucre 5,3 g/l.
En ligne et dans près de 100 magasins.

3 étoiles
Prix: 
18,90 $

Adega de Pegoes blanc 2015

On connait les vins rouges du Portugal, mais peu les blancs. Nous en avons de plus en plus sur notre marché au Québec. Ils y sont au nombre de 53, contre 163 rouges.
On peut faire de belles découvertes à ce rayon.
Ce blanc est léger, rond, peu acide, bien glycériné, gras avec des saveurs de poire, de muscat et de fruits tropicaux. Ce n'est pas trop sec.
Cépages: arinto, verdelho, chardonnay et antao vaz.
De la péninsule de Sétubal. Coopérative Pegoes.
Sucre 5,1 g/l. Alc. 13 %.
Était 14,70 $ en juillet dernier. Le site de la SAQ indique c'est une nouveauté!
Dans plus de 200 magasins.

2 étoiles
Prix: 
12,60 $

Raventos i Blanc, L'heureu 2014

Que c'est bon !
Un très bon mousseux d'Espagne aux aromes et saveurs rappelant un peu les agrumes, les oranges.
D'un bel équilibre. Les bulles sont fines. Le vin est sec. L'acidité bien équilibrée par un fruité fin.  C'est rafraichissant et savoureux.
La finale est longue et laisse une belle bouche.
Cépages: macabeu, xarel-lo et pallelada en culture biodynamique.
Alc. 11,7 % Sucre 7.5 g/l. Acidité 6,73 g/l (en équivalence tartrique) pH 2,91.
En ligne et dans plus de 70 magasins.

3 étoiles
Prix: 
22,50 $
Syndiquer le contenu