Sangre de Toro, Biologique, 2019

Je n'avais pas gouté ce vin depuis le millésime 2012. Il est maintenant bio et encore meilleur !
Aromatique sur des petits fruits invitants.
Une attaque juteuse, puis une bouche ample.
C'est assez ferme et bien fait.
Un classique. Produit par Miguel Torrès en Catalogne.
Servir à 15 degrés.
Alc. 14,5 %. Sucre 2,1 g/l.
En ligne (202) et dans 259 magasins.

3 étoiles
Prix: 
13,50 $

Rayos Uva, Rioja 2019

Producteur : Olivier Rivière, vigneron français installé en Rioja depuis 2004.
Un vin rouge de la Rioja non boisé. D'une belle présence en bouche, non boisé, non tanique et peu acide. C'est juteux, rond et frais sur des saveurs de petits fruits.
Équilibré et facile à boire. Tempranillo 50 %; graciano 30 % et garnacha.
Culture en biodynamie non certifiée.
Bouchon de liège aggloméré Diam.
Alc. 14 %. Sucre 1,4 g/l.
Dans 57 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
22,05 $ à la SAQ | 11 € (16 $) en France

Graham's 10 ans, Tawny Port

Les portos en ligne sont très rares à la SAQ. Il n'y en a que 18 sur les 103 au répertoire actuel.
Celui-ci, rouge foncé, est très bon.
Il est fruité, ample et gras.
Toutefois, plus de style LBV que tawny.
Alc. 20 %. Sucre 110 g/l.
En ligne (15) et dans 150 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
30,25 $

Château de la Gravelle, Muscadet 2018

Un muscadet bien rafraichissant.
C'est sec et assez vif.
D'un bel équilibre.
Longue finale. Il laisse une belle impression en bouche.
Bouchon de liège aggloméré.
Alc. 12 %. Sucre 3 g/l.
En ligne (2) et dans 76 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,35 $

Domaine Cauhapé, Chant des Vignes, Jurançon sec 2019

Aromatique, vert, herbe coupée et poivron.
Mêmes saveurs en bouche.
Assez vif sur un beau fruité.
Finale persistante.
Cépages : gros manseng 60 % et caramalet.
Bouchon de plastique.
Alc. 14 %. Sucre 3,1 g/l.
Dans 58 magasins.

2 étoiles
Prix: 
20,30 $

Domaine Lafond, Roc-Épine, Tavel 2019

Un beau vin bio rosé aromatique, bonbons et petits fruits.
Bouche ample, ferme, vive sur un beau fruité.
C'est costaud, même corsé.
Longue finale sèveuse.
Grenache 60 %, cinsault 15 %, syrah 15 % et clairette 10 %.
Bouchon de plastique.
Alc. 13,9 %. Sucre 3 g/l.
Dans 48 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
23,45 $

Conflit sur la vente de vin étranger au Canada

Le conflit entre les pays producteurs de vin et le Canada n'est toujours pas réglé.

Quarante pays producteurs de vin ont porté plainte à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre le Canada et quatre de ses provinces (Colombie-Britannique, Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse) qui limitent l'importation de bouteilles de vin de ces pays.

La plainte qui été déposé à l'OMC par l'Australie avec l'appui des autres pays producteurs porte sur «les mesures maintenues par les provinces canadiennes régissant la vente de vin dans les magasins d'alimentation.»

On sait, entre autres, que le Québec interdit la vente de bouteilles de vin étrangères dans les 8000 épiceries et dépanneurs de la province. Seuls y sont permis les vins embouteillés ici.

Selon les plaignants cela contrevient aux accords du Gatt (les articles  III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12 GATT de 1994).

En résumé d'après les accords du GATT, «les taxes ainsi que les lois, règlements et prescriptions affectant la vente, la mise en vente, l'achat, le transport, la distribution (...) ne devront pas être appliquées aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale».

En septembre 2018, l'OMC a formé un comité de négociation sur ce sujet. Le comité, appelé Groupe spécial, devait remettre son rapport final le 17 aout dernier. Toutefois, le comité a demandé des prolongations à plusieurs reprises, la dernière en date a été acceptée le 6 avril dernier.

«Le président du comité a informé l'OMC «que le Groupe spécial n'était donc pas en mesure d'indiquer dans quel délai il estimait pouvoir remettre son rapport.»

Aujourd'hui, «une bouteille sur quatre achetée au Québec a été embouteillée ici même», selon la SAQ. De plus, toujours selon la SAQ 38 % du vin importé est embouteillé ici dans la province.

Tous les vins vendus en épicerie sont embouteillés ici. De plus, la SAQ en vent sous 150 noms.

Le Canada a importé 80 millions de litres de vin en vrac l'an dernier au prix moyen de 0,86 $ le litre.

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OMC Canada- Mesures régissant la vente de vin, mis à jour 9 avril.

Vouvray, Arpent, Sébastien Brunet 2019

J'ai servi ce vin à 14 degrés. Je l'ai trouvé tellement bon que je n'ai pas senti le besoin de le refroidir. Même rendu à environ 18 degrés, il était toujours aussi bon.
C'est léger sur de belles saveurs de fruits jaunes avec une sensation de perlant en bouche; ainsi qu'une petite note salée. D'une belle acidité.
Longue finale. Cépage chenin. Sans pesticides. Levures indigènes.
En conversion bio.
Bouchon de plastique.
Alc. 13,65 %. Sucre 2,8 g/l.
Dans 96 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,50 $ à la SAQ | 13 € (19,50 $) en France

Semillon, Tupungato, Mendoza, Nieto Senetiner 2018

Les vins faits du cépage sémillon sont souvent gras et même d'une certaine sucrosité. Celui-ci est parfaitement sec. Le sémillon serait maintenant le deuxième cépage blanc d'Argentine. Il y a été importé à la fin du 19e siècle en même temps que le malbec par Domingo Faustino Sarmiento qui est devenu le septième président d'Argentine.
Ce sémillon de la maison Nieto Senetiner s'ouvre sur de fins aromes floraux. Il a des saveurs de petits fruits blancs. C'est rond, léger, sec, peu acide, équilibré, agréable et facile à boire.
Servir frais à 7 degrés.         [Échantillon reçu]
Alc. 13,2 %. Sucre moins de 1,2 g/l.
Dans 80 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
16,50 $

Marques Casa Concha, Cabernet Sauvignon 2018

De beaux aromes d'épices, de prune, de goudron et de figue.
Une attaque fruitée et ferme.
D'une belle rondeur sur des tanins granuleux agréables.
Saveurs rappelant les prunes et les figues.
Vendanges manuelles. Cabernet sauvignon complété d'un peu de cabernet franc, de syrah et de petit verdot.
Alc. 14,6 %. Sucre 2,5 g/l.      [Échantillon reçu]
En ligne (144) et dans 151 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
21,85 $ à la SAQ | 22,95 $ à la LCBO

Flor de Sal, Alentejo 2019

Un beau vin blanc de la région d'Alentejo au Portugal.
Il s'appelle Fleur de sel et je dois dire qu'il est en effet légèrement salé. Ce qui est bien agréable. Je l'ai dégusté en premier à 14 degrés, puis plus froid à 9 degrés. Je dois dire que je l'ai préféré à 14 degrés. C'est un vin léger, floral, légèrement acide et savoureux.
Un très bon rapport qualité-prix.
Cépages: antao vaz; alvariho et arinto à parts égales.
Alc. 13 %. Sucre 2,1 g/l. Producteur Ervideira.
Dans 64 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
14,90 $

Ozu, Chardonnay 2019

Belle présence en bouche. Fruits jaunes et notes de beurre.
Acidité équilibrée.
Assez longue finale sur des notes de pain grillé et de noix.
Servir à 9 degrés.
Alc. 13,5 %. Sucre 1,5 g/l.
En ligne (144) et dans 165 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
14,95 $

Don Simon, Vino Tinto

Probablement le vin le moins cher à la SAQ. à 6,95 $ le litre, c'est l'équivalent de 5,20 $ la bouteille de 750 ml.
Et c'est bon !
C'est léger, doté d'une belle acidité sur des tanins fins.
Un fruité léger et agréable.
Bien fait et pas compliqué. Aussi bon que bien des vins à 20 $.
Tempranillo à 100 %. Contenant de carton.
Idéal pour les piqueniques, les promenades à vélo, le camping...
Alc. 12 %. Sucre 2,5 g/l.
En ligne (+500) et dans 387 magasins dans la section des produits courants.

2 étoiles
Prix: 
5,21 $ à la SAQ | 6,95 $ le litre à la SAQ/ 2,5 € (3,75 $) en Espagne.

Côtes du Rhône, Yannick Alleno et Michel Chapoutier 2017

Épicé. Assez costaud. Vineux et juteux.
Finale épicée. Alcool marqué.
Syrah et grenache.
Alc. 14,5 %. Sucre 2,6 g/l.
Dans 71 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,95 $

Fetzer, Fumé Blanc 2019

Un bon sauvignon blanc de Californie bien aromatique : herbes, fleurs blanches et lavande.
Une jolie bouche fruitée, vive et légère. Un vin sec, non boisé, bien agréable et d'un bon rapport qualité-prix.
Élevé en cuve inox. Capsule à vis.     [Échantillon reçu]
Alc. 13 %. Sucre 2,7 g/l. Acidité 6 g/l.
En ligne (144) et dans 394 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
13,95 $

Alvarinho, Vinho Verde, Morgadio da Torre 2019

Un très beau bouquet invitant.
Jolie bouche fruitée, salée et savoureuse.
Une petite sensation bien agréable de perlant sur la langue.
Très longue finale.
Un vinho verde de qualité.
Cépage alvarinho. Producteur Sogrape. Nord du Portugal.
Alc. 13 %. Sucre 1,5 g/l.
En ligne (39) et dans 93 magasins.

3 étoiles
Prix: 
20,00 $

Garofoli, Grosso Agontano Reserva 2016

Aromatique, petits fruits, cerises mures et fine note de cuir.
Belle attaque sur de beaux tanins assez fermes.
Texture serrée. Un vin assez vif.
Cépage montepulciano. Appellation Rosso Conero. Région des Marches. Producteur Casa Vinicola Gioacchino Garofoli.
Alc. 14 %. Sucre 1,4 g/l.
Dans 57 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
26,85 $

Chablis, Besson 2018

Beau nez floral.
Bouche ample, beurrée, assez grasse, bien glycérinée.
Agréables saveurs de fruits jaunes.
Un très bon chardonay.
Liège aggloméré. Alc. 12,5 %. Sucre 2,9 g/l.
En ligne (48) et dans 167 magasins.

3 étoiles
Prix: 
27,20 $

Contado Riserva 2015

Di Majo Norante
Aromatque, petits fruits, cerises, épices et bois de santal.
Juteux sur des tanins fins et saveur de cèdre.
Très sec, sèveux et vineux. Alcool marqué.
Cépage aglianico. Région de Molise.
Alc. 14,5 %. Sucre 5,4 g/l.
Dans 88 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,10 $

Baisse des ventes de vin à la SAQ

Les succursales de la SAQ ont vendu 1,3 million de bouteilles de moins au cours de la période des fêtes de 2020, comparé aux fêtes de 2019.

Par contre, les Québécois ont préféré s'approvisionner plus souvent dans les épiceries, où il s'est vendu 3,7 millions de bouteilles de vin de plus pendant ce trimestre terminé le 2 janvier 2021. C'est une hausse de 19 % dans les épiceries.

Au total, les ventes de vin ont été en hausse de 2,4 millions de bouteilles. Les succursales de la SAQ ont vendu 58 millions de bouteilles (750 ml) pendant que les épiciers en vendaient 23 millions de bouteilles.

La SAQ écrit que «cette forte hausse provient principalement de l’achalandage accru dans le secteur de l’alimentation occasionné par les fermetures des restaurants et des bars.»

Ventes de vin
3e trimestre
(millions de bouteilles, 750 ml)

Noël 2019 Noël 2020  
SAQ 59,4 58,1 -1,3
Épiceries 19,7 23,4 +3,7
   Total 79,1 81,5 +2,4
 

Les consommateurs tendent à réduire de plus en plus leurs achats de vin en succursales pour aller dans les épiceries.

En effet, au cours des 40 premières semaines de l'exercice 2020-2021, les amateurs de vin ont acheté 1,6 million de bouteilles de vin de moins dans les 410 succursales de la SAQ, mais 7 millions de bouteilles de vin de plus dans les 7 000 épiceries.

Exprimées en dollars, les ventes de vin en succursales ont augmenté de 200 000 $ au prix de détail, par contre, elles ont augmenté de 26,6 millions au prix de gros aux épiciers.

Les succursales de la SAQ ont vendu 200 000 litres de spiritueux de plus(19 millions $) et 600 000 litres de boissons panachées de plus que l'an dernier.

Les ventes aux restaurants et bars ont été de 23,6 millions de litres (toutes boissons), contre 139 millions de litres au 3e trimestre de l'année précédente.

La SAQ a augmenté ses ventes totales (toutes boissons) de 47,8 millions de dollars; soit une augmentation de 21 millions $ (toutes boissons) dans ses succursales et de 26,8 millions (vin) auprès des épiciers. Rappelons que c'est la SAQ en tant que grossiste qui approvisionne les épiciers en vins.

Les consommateurs sont allés moins souvent dans les succursales de la SAQ que l'année précédente. La baisse de l'achalandage a été de 22 %. Toutefois, le panier moyen s'est élevé à 78 $ contre 54 $ l'année précédente.

Au total, la Société des alcools a accru ses bénéfices nets de 10 millions de dollars à 458 millions de dollars pour ce troisième trimestre qui s'est terminé le 2 janvier 2021.

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Source : Rapport 3e trimestre 2020-2021, SAQ.

Albino Piona, Custoza 2019

Très aromatique; fruits tropicaux.
Un vin blanc léger, frais, sec, fin et légèrement salé.
Une belle finale d'un beau fruité.
Appétissant.
Cépages : garganega, trebbiano, corteze et autres.
Bouchon de plastique.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 g/l.
Appellation Custoza. Région Vénétie.
En ligne (8) et dans 44 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
19,30 $

Chianti, Astorre Noti 2019

Des aromes de fruits secs et de fumée.
Un vin simple, bien fait, sec et à la texture assez serrée.
Un bon chianti bio pas cher. Un bon rapport qualité-prix.
Alc. 14 %. Sucre 1,6 g/l.
En ligne (+ 500) et dans 228 magasins dans la section des vins courants.

2 étoiles
Prix: 
12,95 $

Jupiter, Côtes du Rhone 2019

Opaque et moyennement aromatique.
De belles saveurs fruitées sur des tanins fins. Sensation de chaleur.
Du tonus, sphérique. Texture caressante.
Finale sur les cerises mures. Alc. 15 %. Sucre 3,3 g/l.
Grenache 80 % et syrah. Producteur : Michel Gassier.
Bouchon de liège aggloméré.
En ligne (44) et dans 159 magasins.

3 étoiles
Prix: 
24,50 $

LES CHRONIQUEURS VIN SONT-ILS CORROMPUS ?

La plupart des commentaires publiés sur les vins au Québec sont faits sur des bouteilles payées par les représentants commerciaux des producteurs.

C'est le cas autant pour les publications radio, télé, dans les journaux et dans internet.

Les agents de promotions des producteurs envoient des bouteilles aux chroniqueurs vin afin qu'ils en fassent la promotion dans leurs chroniques à la radio, à la télévision, dans les journaux, dans leurs blogues, sur le web et dans les médias sociaux.

Dans le métier, on appelle ces bouteilles offertes «des échantillons». Certains chroniqueurs peuvent en recevoir des centaines, voir plus. Ce ne sont pas toutes les agences qui envoient ces bouteilles; et certaines agences ont leurs chroniqueurs favoris.

Que valent ces commentaires, ces notes sur des vins payés par les représentants des producteurs ? Est-ce que ce sont des critiques de vin ou des promotions de vin ?

On peut se demander si un commentaire fait sur une bouteille offerte a la même valeur que les commentaires faits sur des bouteilles payés par le chroniqueur ou son média.

Ça fait maintenant plusieurs années que je suis dans ce domaine et je me pose régulièrement cette question: est-ce que nous sommes corrompus ?

C'est le même phénomène que celui des chroniqueurs de restaurant. Des chroniqueurs de restaurant se font payer le repas au restaurant par le propriétaire du restaurant. Que valent ces chroniques ?
 
De plus, la plupart des chroniqueurs ne disent pas qu'ils ont reçu ces produits du fabricant. Ils ne respectent pas les règles de divulgation sur le marketing d'influence comme demandé par l'Union des consommateurs du Canada et le Bureau de la concurrence du Canada.

Des influenceurs influencés
Je ne dis pas que les chroniqueurs sont malhonnêtes, mais que le système qui les alimente me semble corrompu. De plus, les médias ont une part de responsabilité là-dedans. Quels sont les médias qui ne donnent plus de budget à leurs chroniqueurs pour payer le repas ou le vin qui seront commentés. La plupart des médias s'en lavent les mains et les laissent à la merci de ce système.

C'est systémique
Le système est ainsi fait que plus les commentaires sont élogieux, plus le chroniqueur peut espérer recevoir des bouteilles, des invitations aux dégustations, aux repas de presse, aux «voyages de presse»... Ce système étouffe toute critique; car le chroniqueur peut craindre de ne plus recevoir de bouteilles de certaines agences s'il critique un de leurs vins.

De plus, le phénomène est accentué par la présence d'un grand nombre de sommeliers parmi les chroniqueurs. Ceux-ci ne sont pas formés pour critiquer les vins, mais pour en faire la promotion. De plus, plusieurs d'entre eux sont occasionnellement en relation d'affaires avec les agences de promotion de vin.

C'est «systémique» comme on le dirait dans un autre dossier !

Ce qui fait que la grande majorité des commentaires publiés sur les vins sont en fait des éloges. Si un vin est moins bon une année, on ne vous le dira pas. S'il est défectueux, on le taira. Le chroniqueur, l'influenceur, travaille ainsi pour le producteur et non plus pour le consommateur.

Quelques fois, le commentaire ou tout l'article peut aussi être payé entièrement par le producteur.

Il est ainsi difficile de différencier entre le commentaire libre d'un blogueur et la publicité déguisée en article comme on l'a vu cette semaine dans le site Les Méchants raisins.

Les médias, les chroniqueurs ne sont pas transparents. Ils ne divulguent pas leurs intérêts. Ils ne disent pas toute la vérité. Je ne dis pas qu'ils sont malhonnêtes, mais ils sont dans un système qui les corrompt et qui les empêche de bien informer les consommateurs.

Pire ailleurs
Ce n'est pas unique au Québec. En Ontario, il y a un site internet de chroniques de vin qui permet aux producteurs ou à leurs représentants d'aller y effacer les commentaires qui ne sont pas assez élogieux.

En France, les revues de vin sont financées par les publicités payées par les producteurs de vin.

Que faut-il faire alors ?
En premier, il faut admettre qu'on est dans un système qui tend à nous corrompre.
En deuxième, il faut divulguer la provenance du produit. Qui l'a payé. En indiquant «produit payé par X», «fourni par Y»; «échantillons reçus» ou autres.
Troisièmement, il faut que les médias accordent un budget à leurs chroniqueurs de façon à ce qu'ils soient indépendants et qu'ils puissent payer les produits.

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Pour en connaitre plus sur ce sujet, consultez les liens suivants.

Le recueil des pratiques commerciales trompeuses - Volume 4 - Le marketing d'influence, Bureau de la concurrence du Canada, juin 2018

Lignes Directrices sur la Divulgation, Comité directeur sur le marketing d’influence, Association canadienne des annonceurs, janvier 2019

Vers une réglementation du marketing d’influence, mars 2019

Marketing d'influence – Normes de la publicité, octobre 2020

Les influenceurs doivent dévoiler l’identité de ceux qui les influencent! Bureau d'avocat Lavery, juin 2018

The FTC’s Endorsement Guides: What People Are Asking, Federal Trade Commission,USA, septembre 2017

Les influenceurs sous la loupe des autorités règlementaires canadiennes, Marie-Laurence Delainey Radio-Canada, janvier 2019.

Étude : Influenceurs : quête commune du marketing, des RP et de la communication, Cision, 2016

Publicité native : l’importance de distinguer pub et info, Conseil de Presse versus Journal de Montréal.

Langhe, Produttori del Barbaresco 2019

Rouge pâle, teinte orangée typique de ce cépage nebbiolo. Aromes de petits fruits, de fumée et note de goudron.
Un beau vin au fruité fin sur des petits tanins bien serrés.
Une jolie finale tanique sur les petits fruits et les épices.
Sucre 1,3 g/l.
En ligne (144) et dans 121 magasins.

3 étoiles
Prix: 
28,45 $

Fattoria di Sammontana, Chianti 2018

De beaux aromes de fruits un peu surets.
Un sangiovese doté d'une belle acidité.
C'est plutôt léger, très sec sur de beaux tanins fermes.
Délicieux avec les pâtes sauce tomate.
Meilleur le lendemain.
Servir frais à 12-14 degrés.
Alc. 13 %. Sucre 2,7 g/l.
Dans 43 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,10 $

P.M.G., Julien Fouet, Pour Ma Gueule

Vinifié selon la méthode ancestrale, pétille naturellement sans ajout de levure.
Très pétillant et bien sec.
Un bon mousseux fait du cépage chenin.
Alc. 12 %. Sucre 1,8 g/l.
En ligne (73) et dans 67 magasins.

2 étoiles
Prix: 
23,95 $

Château de Maligny, Chablis, Vigne de la Reine 2019

Aromatique, floral.
Un beau chardonnay ample, très sec, ferme, serré et agréable.
Alc. 12,5 %. Sucre 1,5 g/l.
En ligne (168) et dans 105 magasins.

3 étoiles
Prix: 
25,55 $

Canet Valette, Antonyme 2019

Décevant !
Plusieurs millésimes précédents de ce vin étaient très bons.
Toutefois, ce 2019 est non savoureux, plutôt fade, simple et bien léger.
La finale n'est pas agréable et un peu amère.
Si vous l'avez acheté, servez-le très froid, ça lui donnera un peu de tonus.
Alc. 13 %. Sucre 1,5 g/l.
Dans 120 magasins.

1 étoile
Prix: 
18,65 $

La Fage, Cahors 2016

Rouge foncé, opaque.
De beaux aromes rappelant la prune.
Une bouche charnue, ample.
Un vin qui a du corps.
Très agréable à boire.
Malbec à 100 %. Producteur Cosse et Maisonneuve.
Alc. 13,5 %. Sucre 1,5 g/l.
Dans 87 magasins.

3 étoiles
Prix: 
29,40 $
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