Château Laurou, Les Complices 2013

De beaux aromes de violet, de réglisse et de fruits noirs dans ce vin de Fronton.
Il est fait des cépages négrette et syrah à parts égales.
Très floral en bouche sur une texture grasse et fruitée enveloppante.
Original!
Ça fait saliver.
À l'aération, il dégage des notes épicées et poivrées.
Succulent.
Pour accompagner les viandes rouges et blanches.
Servir à 15-16 degrés.
Alc. 13 %. Sucre 1,6 g/l. Acidité 3,2 h/l (H2SO4), pH 3,85.
Dans 26 magasins.

3 étoiles
Prix: 
21,15 $

Drappier Brut Nature, Pinot Noir Zéro Dosage

Nez discret, mais belle bouche fine et plutôt élégante.
C'est coulant. Ça se laisse boire.
Sec sur une belle acidité.
Il se révèle plus à l'aération.
Alc. 12 %. Sucre 3,9 g/l.
Pinot noir.
Dans 129 magasins.

3 étoiles
Prix: 
48,25 $

Pouilly-Fuissé, Manciat-Poncet, La Maréchaude 2015

Si vous aimez les chardonnays bien boisés celui-ci pourrait vous plaire.
Il dégage de beaux aromes beurrés.
Le vin est bien sec, floral, minéral, assez gras et bien vif.
La finale est d'un boisé très persistant.
Alc. 13 %. Sucre 1,9 g/l. Acidité 4,21, pH 3,37.
Levures indigènes. Élevage 40 % en fûts de chêne.
Pour accompagner les escargots à l'ail, les volailles, les sauces crémeuses.
Dans 82 magasins.

2 étoiles
Prix: 
32,00 $

Bourgogne, Pinot Noir, Les Ursulines 2016

Un retour sur les rayons!
Est-ce que les chroniqueurs vin ont de l'influence?
Est-ce que leurs commentaires aident à faire vendre certains vins?
Il semble que oui.
Du moins si on regarde le cas de ce vin rouge de Bourgogne, pas cher pour un bourgogne et même bouché d'une capsule à vis et qui s'était vendu en quelques semaines.
Il faut dire que souvent il faut payer bien cher pour avoir un bon bourgogne rouge.
Ce vin a été noté très bon par Marc Chapleau (90 points); Yves Mailloux; Élyse Lambert et  Frédéric Arnould.

Un deuxième arrivage de ce vin est en train d'être distribué dans les magasins de la SAQ.

Voici ce que j'écrivais en septembre dernier. En espérant que ce nouvel arrivage du même millésime aura aussi bon gout.

Aromes de petits fruits et d'épices.
Beau fruité fin, juteux et épicé.
Tanins légers.
Du beau jus. Finale sur les petits fruits et très fine note boisée.
Agréable à boire.
Vendanges manuelles. 30 % en grappes entières, le reste égrappé, mais non foulé.
Levures indigènes. Élevage 16 mois, 40 % en fûts neufs.
Capsule à vis.
Sucre 1,8 g/l.  Alc. 12,5 %.

2.5 étoiles
Prix: 
22,35 $ à la SAQ | 24,95 $ à la LCBO

Le vin en épicerie

L'an dernier, les Québécois ont acheté un peu plus de 160 millions de litres de vin. Ces achats se sont faits  dans les 406 succursales de la SAQ, dans près de 8000 épiceries et dépanneurs, ainsi que pour une moindre mesure chez les producteurs locaux.

De ses 160 millions de litres, 120 millions ont été achetés dans les succursales de la société d'État et 40 millions dans les épiceries.

Le marché du vin en épicerie est en forte croissance depuis quelques années. On peut maintenant aussi y acheter du vin québécois. Des sommeliers réputés se lancent aussi à la conquête de ce nouveau Klondike.

L'émission L'Épicerie de Radio-Canada se penche sur ce phénomène. «L’épicerie a voulu savoir si le nouveau marché du vin d'épicerie offre un bon rapport qualité/prix.»

Voir l'émission du 22 novembre de L'Épicerie.


Pour en savoir plus sur le commerce du vin en épicerie

Château Godard Bellevue 2014

Joli nez de bordeaux et de fruits noirs.
Agréable texture granulée et charnue.
Tanins ronds; beau boisé, petite note de chocolat brun.
Assez long. Servir frais à 14-15 degrés.
Merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon.
Bouchon Diam.
Alc. 14 %. Sucre 3,4 g/l.
En ligne (53) et dans 32 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
19,60 $

Alsace, Gewurztraminer, Jean-Louis Schoepfer 2015

Gewurztraminer un cépage alsacien mal aimé. C'est qu'il peut donner du très beau vin, mais aussi du vin bien trop parfumé.
Ici c'est beau, très exubérant, très fruits tropicaux. Une sensation métallique et minérale en bouche.
Une très longue finale sur la rose et le poivre.
Un savoir-faire de 13 générations de la famille Schoepfer, depuis 1656
Pour accompagner la cuisine asiatique ou en apéro.

Alc. 13,7 %. Sucre 9,8 g/l. Acidité 4,4 g/l.
En ligne (32) et dans 103 magasins.
 

2.5 étoiles
Prix: 
24,15 $

Rosa Regale

Rose va se régaler !
Un vin original !
En effet, un vin rouge pétillant. Ça fait toujours son effet auprès des invités!
Nez exhubérant de fruits macérés.
Une explosion de fruits en bouche.
Une bouche ample, fruitée sucrée, salade de fruits.
Des bulles agréables. Une mousse abondante.
Un bel équilibre entre les bulles et l'acidité.
Des saveurs de fraises.
Finale sur les fruits sucrés. Cépage : brachetto.
Taux d'alcool bien bas : 7 %. Sucre 87 g/l. De la maison Banfi.
Même encore bon au bout de 5 jours lorsque les bulles se sont évaporées.
En ligne (31) et dans 97 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
25,05 $

Monde Les Bulles, Rivière du Chêne

On dit que l'avenir du vin québécois est dans les bulles !
Je suis bien d'accord, notre climat et nos cépages donnent des vins très acides.
Et notre climat est plus près de celui de la Champagne que de celui du sud de la France.
Toutefois, ici dans ce vin des Basses-Laurentides ce n'est pas très évident.
Premièrement, il y a un petit problème au niveau des odeurs. Ce n'est pas très invitant, même un peu rebutant. On me dit qu'il faut s'habituer aux cépages locaux — ici vandal cliche et vidal — qui ne donnent pas la même chose que le parrelada, le chenin ou le chardonnay. Je veux bien, mais il faut que ce soit attirant. En bouche, le vin manque de pep, de vivacité et ce malgré le ph de 2,9. C'est simple, pas totalement mauvais, peu vineux, les bulles sont belles et finalement on a de la difficulté à le boire.
Vandal-cliche à 97,5 % et vidal. Méthode champenoise. Alc. 11 %. Sucre 21 g/l.
En ligne (9) et dans 21 magasins.
Il ne faut pas désespérer. Un jour, nous y arriverons!

0.5 étoiles
Prix: 
29,85 $

Bouquet Des Garrigues, Le Clos du Caillou, Côtes-du-Rhône 2015

Une belle découverte !
Très pâle. Nez fin de petits fruits.
Léger en bouche, épices fines, jolie texture non tannique.
Suave et juteux. Assez longue finale de fruits épicés et légèrement poivrés.
Léger, élégant et original.
Grenache 85 %, syrah 10 % et carignan et mourvèdre. Vendanges manuelles. Éraflage à 90 %. Levures indigènes.
Sucre 1,7 g/. Alc. 15 %.
Servir à 15-16 degrés sur les plats légers ou encore en apéritif, ou mieux en préparant le repas.
Dans 69 magasins.

3 étoiles
Prix: 
26,80 $

Chenin Blanc, Saumur, Marcel Martin 2016

Beau nez frais qui rapelle le melon.
Attaque vive, belle présence, bonne acidité. Saveurs de melon, de pêche et de raisins pas trop mûrs. Un peu vert même.
Très sec.
Longue finale très tendue.
Pour accompagner les crevettes, les fromages de brebis, les salades et les riz.
Du même producteur que La Sablette.
Capsule à vis. Sucre 2,3 g/l.
Dans 160 magasins.

2 étoiles
Prix: 
14,55 $

La SAQ autorise le dicarbonate de diméthyle dans le vin

La Société des Alcools du Québec autorise maintenant de dicarbonate de diméthyle dans le vin.

En effet, la SAQ vient de modifier son Guide des normes en vigueur pour la constitution et la stabilité du vin.

Le dicarbonate de diméthyle est vendu sous la marque Velcorin. C'est un antiseptique utilisé pour tuer les levures de type Brettanomyces qui donnent des goûts d'écurie ou de ferme au vin rouge. Il est interdit en agriculture biologique.

Il est aussi connu sous le numéro E242 «Il est notamment efficace vis-à-vis des levures brettanomyces dont la prolifération est à l’origine de déviations organoleptiques dans les vins rouges, au cours des vinifications, de l’élevage ou après la mise en bouteilles», nous dit viticulture-oenologie-formation

La SAQ l'autorise maintenant jusqu'à auteur de 200 ppm.

Pourtant, «au moment de la mise en bouteille pour lutter efficacement contre Brettanomyces la dose minimum de 200 mg/l est requise», écrit le laboratoire Excell de Bordeaux.

Voici ce qu'on dit au sujet de ce produit dans le site www.additifs-alimentaires.net, «il est rapidement et intégralement décomposé en méthanol toxique et petites quantités de méthylcarbamate cancérigène.
Les quantités libérées de ces résidus sont parfois estimées insuffisantes pour inquiéter, mais le principe dose/poison n'est pas applicable dans l'alimentation : petites quantités ingérées régulièrement, synergie chimique (effet cocktail) avec d'autres additifs, doses infinitésimales actives démontrées en homéopathie notamment, etc. Dans l'U.E. comme aux Etats-Unis, le DMDC est exclu de la filière d'alimentation biologique»

Pourtant, «Après son action stérilisante il disparait au bout de quelques heures par hydrolyse», disent d'autres experts, dont le laboratoire Excell.

Cependant, ajoute Excell «le problème majeur du DMDC résulte dans la formation de méthanol suite à sa dégradation. Il est communément accepté que 200 mg/L de DMDC conduisent à la formation de 96 mg/L de méthanol, la limite fixée par l’OIV étant de 400 mg/L pour les vins rouges et 250 pour les blancs.» Il s'ajoute au méthanol formé par la macération des raisins. Le méthanol c'est l'alcool méthylique, l'antigel. La SAQ tolère 420 mg/l de méthanol dans le vin.

Le DMDC «doit nécessairement être mesuré et calibré très soigneusement, afin que les niveaux totaux de méthanol ne dépassent pas les limites établies par les lois en vigueur.» (Application oenologique du Dmdc, A.Grazietti) L’ajout doit s’effectuer très peu de temps avant la mise en bouteille, écrit l'agronome Grazietti.

En Europe, le dicarbonate de diméthyle est autorité depuis 2006 que pour les vins ayant une teneur en sucres égale ou supérieure à 5 g/L.» (www.bio-top.net) Il peut remplacer une partie des sulfites.

Le dicarbonate de diméthyle (DMDC) tue les Brett à la mise en bouteille «mais n'élimine pas les phénols produits.» (www.infowine.com)

Par sa dangerosité pour le personnel et son coût (environ 50.000 €), le DMDC se prête à un emploi exclusif dans des entreprises dont le volume de production est élevé, écrit M. Grazietti qui ajoute «qu'il est nécessaire d’établir avec une précision extrême une dose de Dmdc pour chaque produit.»

Pour contrôler les Brett il faut une bonne hygiène en cave et une bonne gestion du SO 2 libre disent les experts en vinification.

Pourquoi la SAQ autorise le DMCM?
Pourquoi la SAQ autorise-t-elle le dicarbonate de diméthyle? À cette question, la SAQ répond : parce que le Canada l'a aussi autorisé.

En effet, Santé Canada autorise ce produit dans le vin depuis 2013. «Les très faibles concentrations de ces substances pouvant être présentes dans les boissons par suite du recours au DMDC comme agent de conservation n'ont soulevé aucune préoccupation sur le plan toxicologique», lit-on dans le site internet de Santé Canada.

Santé canada mentionne aussi qu'aucun membre de l'association nationale représentant l'industrie du vin n'a manifesté d'objections à l'utilisation du DMDC dans le vin. Ce produit est aussi permis dans les boissons énergisantes.

Étiquetage muet
Les producteurs d'alcool ne sont pas légalement contraints à l'étiquetage des additifs ajoutés à l'exception des sulfites.

Voici ce qu'écrivait Véronique Rivest dans La Presse en mai 2015
«D'autres sont plus inquiétants, comme le Velcorin (dicarbonate de diméthyle), un antimicrobien qui tue à peu près tout ce qui est vivant dans le vin.

(...) alors que les consommateurs se préoccupent de ce qu'ils mangent et boivent, ne seraient-ils pas en droit de savoir ce que contient le vin ?

Le concept romantique du vin comme un produit naturel, issu uniquement de la fermentation du raisin, est un puissant outil de marketing très utilisé par les producteurs industriels. Ils sont assurément les moins enclins à divulguer la longue liste de produits chimiques qu'ils embouteillent aussi.» (L'étiquette du vin)

En effet, pourquoi ne pas indiquer ces produits sur une liste des ingrédients. Le moindre petit pot de confiture affiche obligatoirement une liste des ingrédients, pourquoi alors il n'y a rien (sauf les sulfites) sur les étiquettes de vin?

Donc, le dicarbonate de diméthyle à consommer avec modération!

______________
E242   Dicarbonate de diméthyle    DMDC   Pyrocarbonate de diméthyle
«En présence d'eau, le dicarbonate de diméthyle se décompose en CO2 et surtout en méthanol toxique. Connu également sous les appellations "Velcorin ®", DMDC, pyrocarbonate de diméthyle, ester diméthylique de l'acide pyrocarbonique, c'est un liquide incolore, qui se décompose en une solution aqueuse. Il est corrosif pour la peau et les yeux et toxique en cas d'inhalation et d'ingestion.» (Terminologie #E242)

Le DMDC est très dangereux pour les personnes qui l'utilisent Application oenologique du dmdc
Voir aussi Fiche du E242
Dicarbonate de diméthyle dans Wikipedia
Au sujet des Brettanomyces: Les odeurs d'écurie dans le vin vinquebec.com/brettanomyces
Listes des produits autorisés dans la vinification bio en Europe
Liste des produits autorisés par la SAQ
Le DMCM, Santé Canada
Traitement au DMDC, OIV
Le méthanol dans le vin, Dico du vin.

SAQ: hausse des prix des grands vins?

Après la baisse des prix des petits vins à la SAQ, est-ce que l'on doit s'attendre à une hausse des prix des vins de milieux de gamme et des grands vins?

La direction de la SAQ veut appliquer une majoration linéaire comme celle de la LCBO en Ontario pour remplacer sa majoration régressive qui taxe plus les vins à bas prix.

La SAQ a réduit le prix de 1600 de ces vins courants, ses plus gros vendeurs.

En effet, avec sa marge linéaire — la même pour tous les vins — l'Ontario offre des vins à petits prix moins chers qu'au Québec, toutefois, ses vins de plus de 20 $ sont souvent plus chers qu'à la SAQ. À tel point qu'en Outaouais des restaurateurs d'Ottawa s'approvisionnent à l'occasion dans des SAQ de Gatineau pour obtenir leurs vins de plus de 30 $ inscrits à leurs cartes de vin et souvent plus chers ou en rupture de stock à la LCBO!

Un exemple, le Beringer Knights Valley Cabernet-Sauvignon 36,10 $ à la SAQ, mais 44,95 $ à la LCBO
Ce vin est vendu dans plusieurs restaurants d'Ottawa, dont un le Al's Steakhouse de la rue Elgin l'affiche à  105 $ à sa carte de vins!

Il nous arrive même de voir chez des cavistes en France des vins français de 30-100 euros plus chers là qu'ici à la SAQ!

C'est bien beau réduire les prix des vins à moins de 15 $, mais si c'est pour augmenter les prix de ceux à plus de 20 $ — ceux qu'on achète — nous nous serons perdants dans cette affaire-là, me dit l'ami Pierre.

Allez-vous taxer les riches?
Les vins achetés 5 $ sont triplés à 15 $ à la SAQ (avant la baisse de 1,40 $); pendant que ceux achetés 50 $ sont seulement doublés à 98 $.

Je pose donc la question au président de la Société des alcools du Québec. Vous avez été accusé de taxer plus les pauvres avec votre marge régressive. Vous avez réduit cette marge. Allez-vous maintenant taxer plus les riches pour compenser?

Je ne veux pas créer un choc tarifaire auprès de la clientèle. On ne veut pas créer un choc pour les vins en haut de 30 $,» nous dit le président Alain Brunet.

Nous sommes à la deuxième année de notre plan de trois ans, ajoute M. Brunet. Dans la première année, on a baissé les prix des vins d'entrée de gamme. On a appliqué rapidement une solution pour nous amener le plus vite possible à la parité avec l'Ontario. «On a procédé à vitesse grand V». Le travail s'est bien fait rapidement. «Et on l'a vu, on a mesuré que la perception de prix s'est améliorée de 15 % auprès des clients.»

Donc on a fait ce travail, mais ce n'est pas assez, il faut que cela soit durable et solide. «Nous sommes en train de faire beaucoup de simulations. Il faut bien le faire parce que là on est dans le coeur financier de l'organisation. On va la présenter cette nouvelle marge. Elle sera linéaire, égale pour tous et on préservera la parité avec les marchés limitrophes (l'Ontario)», nous dit M. Brunet qui ajoute que de toute manière y a très peu de volume sur les vins au-delà de 30 $ que ça n'équilibrerait pas la baisse sur les vins courants.

C'est pour ça que la SAQ a fait un virage financier, dit-elle. Elle a compressé ses coûts, entre autres en réduisant de 30 % son personnel administratif, en négociant plus sérieusement avec ses fournisseurs afin «de subventionner la baisse de prix». De plus, la direction de la SAQ a convenu avec le gouvernement que l'augmentation du bénéfice sera de seulement 1 % pour les 2 ou 3 prochaines années, affirme le président.

C'était le temps d'agir
«On a donc répondu rapidement à la demande du client qui était la plus visible. C'était le temps d'agir. Ça a fait le travail. C'était parfait. Mais ce que l'on veut ce n'est pas faire juste un coup de circuit et un coup publicitaire. Il faut que ce soit pondéré, durable et transparent.»

La baisse des prix de 1,40 $ — soit 9 % selon M. Brunet — a été compensée en partie par une hausse des ventes en volume de 6,6, % au cours des 6 derniers mois. (Voir Forte hausse des ventes de vin à la SAQ.)

Au sujet de la transparence, M. Brunet ajoute «qu'il faudra que le consommateur voie ce qui est notre marge d'affaires et notre marge fiscale.» C'est-à-dire qu'il faudra que l'on distingue la différence entre les deux marges. Autrement dit que l'on voit si la SAQ est vraiment profitable.

La SAQ profitable? La SAQ rentable ou non?
La question semble étrange pour une entreprise qui rapporte 1 milliard $ au gouvernement, mais elle est pertinente. La même question a été posée à la LCBO. Et la réponse a été que la LCBO est peu rentable! Pourtant, elle donne 2 milliards de dollars au gouvernement de l'Ontario chaque année!

«La LCBO, comme la plupart des détaillants, est une entreprise dont la marge bénéficiaire est très faible» a dit l'an dernier le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux, présidé par Ed Clark, anciennement PDG de la Banque Toronto Dominion.

«En combinant les impôts théoriques (dividendes exigés par le gouvernement) aux bénéfices de l'entreprise, la LCBO donne à la direction et aux employés un faux sentiment de rentabilité.» (Voir La LCBO est peu rentable, septembre 2016)

C'est la même chose pour la SAQ qui mêle son profit de commerce de détail (marge financière) avec le milliard exigé par le gouvernement (marge fiscale) qui est en fait une taxe imposée. La SAQ va donc être plus claire en séparant dans ses résultats financiers ses profits d'affaires de la marge fiscale exigée par le gouvernement. Ce sera ainsi plus transparent.

Donc, en résumé, pour revenir à la question du début, la direction de la SAQ rassure nos amis amateurs de grands vins: ils n'auront pas un choc en voyant les prix de leurs vins préférés montés en flèche.

Veuve Clicquot 2008

Nez discret, mais belles saveurs en bouche.
Étonnant de fraicheur.
Un champagne sec qui a de la mâche, de belles saveurs de fruits blancs, de noix et de caramel.
C'est sèveux, délicieux et assez puissant sur des bulles fines.
S'ouvre en se réchauffant. Servir à 10 degrés.
Longue finale.
Pinot noir 61 %, chardonnay 34 % et pinot meunier 5 %.
5 % des vins vinifiés et élevés en foudres de bois.
Dégorgement: février 2016.
Alc. 12 %. Sucre 8,3 g/l.
En ligne (43) et dans 107 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
99,50 $

Château Fakra, Collection Privée 2012

Étonnants vins du Liban!
Ils sont 31 au répertoire de la SAQ.
Celui-ci est particulièrement bien réussi. C'est expressif, très aromatique, fruits écrasés.
De texture serrée; du costaud, tannique et presque astringent.
Longue finale gustative. Du solide pour la cave.
Cabernet sauvignon et syrah.
Une production de 6000 bouteilles.
Sucre 2,5 g/l.  Alc. 13,5 %.
En ligne (17) et dans 77 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
27,25 $

Champagne Jacquart, Brut Mosaïque

Il y a plus de 200 champagnes à la SAQ actuellement!
De 36 à 7000 $.
Comment choisir?
Il y en a une forte concurrence dans les champagnes d'entrée de gamme qui sont de moins de 50 $.
Ici à 47,25 $, nous avons un bon champagne.
C'est doré, aromatique, fruits jaunes et fruits confits.
De la belle matière en bouche, beaucoup de saveurs. C'est riche et long.
Bulles fines. Sec. Calcaire et belle acidité.
Alc. 12 %.  Sucre 9,1 g/l.
En ligne (65) et dans 33 magasins.
 

3 étoiles
Prix: 
47,25 $

Taittinger Brut Réserve

Discret, floral.
Très sec. Petites bulles.
Une certaine élégance. Un peu sévère aussi.
Belle finale.
Alc. 12,5 %. Sucre 10 g/l.
En ligne (18) et dans 149 magasins, dont 3 SAQ-Dépôts.

2.5 étoiles
Prix: 
59,75 $

Château Bonnet, Chénas, Vieilles vignes 2015

Chénas est un des dix crus du Beaujolais. Il est situé sous Julienas et Saint-Amour au nord de la région. (Voir la carte.) Il est le plus rare du Beaujolais. Il est cultivé sur seulement 280 hectares. Il n'y a que 5 vins de cette zone à la SAQ.
Celui-ci dégage des aromes fins de fruits rouges.
C'est d'un beau fruité ample en bouche.
De plus, de bons tanins lui donnent de la mâche.
C'est d'une texture enveloppante.
Belle longue finale suave.
Gamay élevé en cuves béton pendant 6 mois et en foudres de chêne de 48 hl pendant 12 mois.
Alc. 13,52 %. Sucre 2,2 g/l. Acidité 3,59. pH 3,57.
Servir à 14 degrés.
En ligne (13) et dans 89 magasins.
Voir une vidéo du domaine.

Il y a actuellement 169 vins du Beaujolais à la SAQ. Ils sont répartis comme suit:
Beaujolais (31)
Morgon (29)
Moulin-à-Vent (27)
Fleurie (20)
Brouilly (15)
Beaujolais Villages (12)
Chiroubles (7)
Juliénas (7)
Chénas (5)
Côte de Brouilly (5)
Régnié (5)
Saint-Amour (3)


3 étoiles
Prix: 
20,70 $

Le beaujolais nouveau 2017

Le beaujolais nouveau semble vraiment passé de mode au Québec.

L'engouement n'est plus. Il est vrai aussi que la qualité n'y était pas. On nous refilait de la piquette bien acidulée et mal aromatisée.

Il y a toutefois des producteurs qui font de vrais efforts pour produire du bon beaujolais nouveau. Mais la grande masse est plutôt le fait de gros négociants en vin.

Le beaujolais nouveau est embouteillé et vendu très vite seulement quelques semaines après la récolte; alors que la plupart des autres vins s'affinent en cave jusqu'au printemps. Dans les années '60 en France, c'était une course à qui apporterait le plus rapidement son vin dans les bistrots de Paris après les vendanges.

La SAQ en commandait 200 caisses en 1975; 40 000 en 1998 — dont les deux tiers vendus dans la même journée — en 2000, ce fut 48 000 caisses — il y avait des files d'attente.

«À cette époque, on célébrait les vins nouveaux dans les restos, les bars et plus de 40 fêtes populaires soulignaient l’événement.

Des files d’attente à toutes les succursales SAQ, tôt le matin, témoignaient de la forte popularité de cet événement auprès des Québécois», se rappelle la SAQ.

Puis ce fut la baisse progressive : 31 885 en 2002; 21 500 en 2005; 14 000 en 2006; 7000 en 2007, 4100 en 2008. La qualité n'était pas au rendez-vous. Nos monopoles achetant des vins acerbes de gros négociants.

Cette année, la SAQ en a commandé 6605 caisses dont 1912 caisses de beaujolais. Les prix vont de 11,85 $ pour le nouveau Care d'Espagne à 19,95 $. (La LCBO de l'Ontario a commandé 8940 caisses de vin nouveau.)

«Malgré le fait que la popularité de l’événement ait connu une forte baisse, quelques inconditionnels prennent toujours plaisir à souligner les vendanges et c’est pourquoi la SAQ n’a pas rompu cette tradition de plus de 40 ans», nous dit la SAQ.

Cette année, la SAQ nous présente son 42e arrivage de vin nouveau. C'est 11 vins nouveaux, dont 4 du Beaujolais, 1 d'Espagne; 1 d'Italie et 5 vins de France.

C'est de 200 à 1200 caisses par produits, donc souvent une ou deux caisses par succursale et il n'y en a pas dans tous les magasins.

Les 4 du Beaujolais sont transportés par avion, ce qui explique en partie le prix élevé. Les autres ont fait le voyage en bateau.

Malgré le peu d'intérêt des consommateurs, chaque année, j'essaie d'en goûter quelques-uns. Je suis allé dans une succursale sélection et il n'y avait qu'une à deux caisses de quelques vins nouveaux. Cette fois-ci, j'ai acheté les vins nouveaux de 2 producteurs réputés du Beaujolais: Jean-Paul Brun et Pierre-Marie Chermette. Ce dernier, étiqueté Gamay Nouveau et non Beaujolais Nouveau est bien meilleur que le premier.

Le beaujolais nouveau c'est festif. C'est une occasion de briser la grisaille de novembre. On en ouvre quelques bouteilles avec des amis. Certains vont détester et médirent du le beaujolais nouveau; d'autres vont aimer le petit côté fruité guilleret. De toute manière, ça fait jaser!

 Le beaujolais nouveau est fait par la méthode de fermentation carbonique. Les raisins sont mis en cuve en entier sans être foulés. Les baies du dessus sont ainsi entières et intactes. La fermentation commence alors à l'intérieur des baies sans être en contact avec l'extérieur de la peau et des levures. Ce processus engendre une forte production de gaz carbonique qui protège le jus de l'oxydation. Les vins qui en résultent sont ainsi moins tanniques et plus légers. Ce processus est aussi utilisé pour assouplir certains carignans. (De Vignes en Vin; Vidéos; IFV)

 

Deux conseils pour le service des vins nouveaux

  1. Servez-les bien frais à 12-14 degrés, donc après 15 minutes au congélateur ou 1 h 30 au réfrigérateur.
  2. Aérez-les fortement, car ces vins vite fait peuvent contenir beaucoup de sulfite.

Griottes, Gamay nouveau 2017

Très aromatique, petits fruits rouges.
Assez nourri, assez fruité, non tannique, sec. Belle finale sur le fruit.
Pas de mauvais goûts fermentaires comme on en voit souvent dans les vins nouveaux.
Du beau fruit, du beau jus. Plutôt cher, étant donné qu'il est venu par bateau et non par avion. Les beaujolais nouveaux viennent par avion pendant que les vins nouveaux arrivent par bateau.
Bouchon de plastique.
Producteur Pierre-Marie Chermette.
Alc. 12,5 %.  224 caisses à la SAQ.
En ligne (140) et dans 143 magasins.

Il est inscrit gamay nouveau sur l'étiquette! Le producteur nous dit pourquoi. «C’est uniquement une question de timing et de règlementation. La SAQ veut enlever le Beaujolais nouveau le 30 septembre ! La date de déblocage est postérieure et nous n’avons que le droit d’expédier en vin de France.

Voilà la raison. Mais il s’agit bien d’un vin AOC Beaujolais.»

2 étoiles
Prix: 
18,30 $
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