Domaine de Beaurenard, BiotifulFox, Côtes du Rhône 2016

Un vin juteux et léger.
Petites saveurs de fruits fins. Légèrement épicé.
Agréable et facile à boire.
Belle finale fine et juteuse.
Culture en biodynamie.
Grenache 70 % et syrah 30 %.
Vendanges manuelles. Levures indigènes.
Une production de 55 000 bouteilles.
Alc. 14 %. Sucre 2,1 g/l.
Dans 80 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
20,35 $

Tami Frappato 2016

Une belle découverte!
Un vin léger, juteux et élégant.
Des aromes de cerise et de fumée.
Sur la contre-étiquette on lit «idéal pour l'apéro et le poisson»!
Un rouge avec le poisson! Il faudra essayer. Je l'ai plutôt pris avec des pâtes sauce tomate et une pointe de pizza aux épinards.
Très bon en apéritif aussi. Le vin est légèrement épicé. La bouche est fraiche et finement acidulée. C'est bien original.
Le cépage est le frappato. Petit bouchon de liège aggloméré.
Vendanges manuelles, fermentation en cuves inox avec levures indigènes, vin non filtré.
Une affaire de négoces d'Arianna Occhipinti et de Francesco Trovato en Sicile.
Alc. 12,5 %. Sucre 2 g/l.
Dans 108 magasins.

3 étoiles
Prix: 
20,25 $

ΤΕΤΡΑΜΥΘΟΣ, Mavro Kalavrytino, 2016

ΤΕΤΡΑΜΥΘΟΣ, Tetramythos est le nom du domaine.
Mavro kalavrytino est le nom du cépage.
Un vin léger et souple sur des saveurs de petits fruits légèrement acidulés.
Plus cerise que fraise.
Peu tannique, belle acidité. Saveurs légèrement épicées.
Un vin différent qui se boit lentement avec des plats légers ou épicés.
Servir frais à 12-15 degrés.
Alc. 13 %. Sucre 1,7 g/l.
Aussi bon que le 2015.
En ligne (99) et dans 124 magasins.

3 étoiles
Prix: 
17,85 $

Kung Fu Girl 2015

Très aromatique, pétrolé.
Belle bouche assez ample sur un fruité sucré avec une touche amère.
Rond, long, agréable et bien fait.
Riesling à 100 %. Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 17 g/l.
Producteur : Charls Smith.
En ligne (68), dans 389 magasins ainsi qu'à la SAQ-Dépôt de Montréal.

2.5 étoiles
Prix: 
18,75 $

Rosarté 2016

Beau nez de fruits rouges et de bonbon. Bien expressif.
Rond, fruité, frais et sec. Texture serrée. Assez costaud pour un rosé.
Longue finale fruitée et chaleureuse.
Servir à 12 degrés.
Cinsault 41 %, grenache 34 %, syrah 11 % ainsi que mourvèdre, ugni blanc, rolle, sémillon et cabernet sauvignon. Vendanges manuelles.
Alc. 13,5 %. Sucre 2,4 g/l. Bio
De Régine Sumeire, du Château la Tour de l'Évêque.
En ligne (70) et dans 126 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,95 $

Les monopoles des alcools devant la Cour suprême

La légitimité des monopoles des alcools des provinces du Canada a été discutée pendant deux jours devant la Cour suprême du Canada.

L'affaire s'est retrouvée là parce qu'un résidant du Nouveau-Brunswick, Gérard Comeau, est allé acheter des caisses de bière au Québec. Il a été accusé de ne pas avoir acheté sa bière auprès du monopole de sa province. Il a contesté prétextant que la constitution canadienne lui permet d'acheter des biens où il veut au pays.

Le juge Ronald Leblanc de Campbellton lui a donné raison, car l'article 121 de la constitution de 1867 dit bien que tous les articles produits au Canada doivent être admis en franchise dans toutes les provinces. «shall be admitted free».

Toutefois, ce n'est pas tout le monde qui interprète cet article de cette façon. D'ailleurs, depuis l'arrêt Gold Seal de la Cour suprême de 1921, admis en franchise veut dire admis sans droits tarifaires et ne veut pas dire que des droits non tarifaires ne peuvent pas être imposés. Telle est la loi depuis 1921. Cependant, depuis ce temps, cette interprétation est contestée et souvent considérée comme étant une erreur du passé, du temps de la prohibition. C'est ce qu'affirme d'ailleurs le juge Leblanc du Nouveau-Brunswick.

Devant, les 9 juges, les avocats des provinces sont venus protéger les monopoles en disant que les provinces ont le droit d'imposer des règlements limitant le commerce de biens des autres provinces; pendant que des avocats des consommateurs et des commerçants sont venus dire que «free» veut dire «free» et qu'on a le droit d'acheter des produits d'ailleurs au Canada.

Le Canada est-il un pays de libre-échange? Non, selon les provinces; oui, il le devraient selon les consommateurs et commerçants.

Dans un monde de commerce électronique, peut-on encore empêcher un citoyen de faire venir un produit d'une autre province? Les provinces veulent conserver leurs monopoles parce qu'ils rapportent de l'argent, mais ne peuvent-elles pas obtenir cet argent d'une autre façon? Sont-elles obligées de vendre un produit pour le taxer; alors qu'elles peuvent très bien taxer l'essence et les cigarettes sans les vendre?

Que décideront les juges?
Accepter le jugement Comeau c'est remettre en question le fonctionnement actuel de la fédération et aller à l'encontre de la volonté des gouvernements des provinces.
Renier le jugement Gold Seal, reconnaitre l'erreur de la Cour Suprême de 1921, c'est entrer dans un monde inconnu. C'est refaire la loi, c'est modifier les règles actuelles et tout ce que cela implique de complications, de changements, d'incertitude, de litiges et de futures contestations, comme l'a exprimée clairement la juge en chef. Le chaos après la bière libre.
Les juges auront-ils cette audace? Le statu quo n'est-il pas plus facile à vivre que le changement!
Le jugement est attendu pour la fin mai.

 

Des constitutionnalismes représentent quelquefois la constitution comme étant un arbre. Un arbre vivant qui grandit au rythme de la société et qui doit suivre l'évolution de cette société. S'il en est ainsi, la question pertinente à se poser n'est-elle pas — au lieu de se demander ce que les Pères de la Confédération, à la racine, voulaient dire par l'expression free — mais plutôt de se demander ce que les petites feuilles d'érable au bout des branches veulent entendre aujourd'hui  par ce mot qui évoque la liberté ?

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Sa Majesté la Reine c. Gerard Comeau, Cour Suprême du Canada
Registre des procédures Sa Majesté la Reine c. Gerard Comeau, Cour Suprême
Les mémoires déposés devant la Cour Suprême
Diffusions web archivées des audiences de la Cour suprême
Le jugement Gérard Comeau, juge Ronald Leblanc, Campbellton, août 2016
Section 121 of the Constitution Act, 1867 Wikipedia en anglais
La théorie de l'arbre vivant
Cause de Gérard Comeau : plaidoyer pour une libre circulation des biens entre les provinces, Catherine Allard, Radio-Canada
Le vin à la Cour suprême
L’arrêt Comeau : vers une libéralisation du commerce interprovincial canadien? La Cour suprême du Canada tranchera. Desgagné et Griffin, avocats
Booze battle : could there be chaos ? The Telegraph

Duas Quintas Reserva 2014, Ramos Pinto

Des aromes de crème et de mûres. C'est très invitant.
Crémeux en bouche. Gras, costaud, velouté.
Beaucoup de matière, un fruité très ample. C'est gros!
C'est riche et jeune
Du bon sirop. Notes de bois.
Il faut aimer les vins très fruités pour apprécier.
Cépages : touriga franca; touriga nacional et tinta barroca.
Je suppose que le vin pourra s'améliorer en cave.
Alc. 15 %. Sucre 3 g/l.
Dans 26 magasins.

3 étoiles
Prix: 
50,00 $

Cabral, Douro, Seleção 2014

Nez de fruits noirs légèrement confits.
Attaque sur les petits fruits, puis belle présence tannique et fruitée.
Une texture d'un granulé tannique serrée.
Assez riche et assez costaud. Un vin assez tannique pour accompagner les viandes saignantes et braisées.
Assemblage de touriga nacional 30 %; touriga franca 15 %; sousao 15 % et tinta amarela 15 %.
Sucre 2 g/l. Alc. 13,5 %.
Servir à 15-16 degrés.
En ligne (17) et dans 131 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
18,55 $

Papa Figos, Casa Ferreirinha, Douro 2015

Nez discret, mais bouche d'une texture bien serrée et bien droite.
De beaux petits tanins enrobés d'un fruité succulent. Ce qui lui donne une tecture très agréable.
Du tonus, moyennement corsé. Belle finale. C'est beau.
Un bon rapport qualité-prix.
Assemblage de tinta roriz 40 %; touriga franca 20 %; tinta barroca 20 %; touriga nacional 10 %.
Alc. 13 %. Sucre 1,9 g/l.
Dans 125 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
16,95 $

Pegoes 2015

Nez de petits fruits.
Bouche ample sur les fruits chauds, sur les prunes chaudes.
Très fruité, assez gras.
Très longue impression de prunes chaudes en finale.
Cépage castelao 100 %.
Servir à 15-16 degrés.
Alc. 13,5 %. Sucre 3,7 g/l.
En ligne (4) et dans 130 magasins, dont 4 DAQ-Dépôts.

1.5 étoiles
Prix: 
12,75 $

Segura Viudas, Heredad Reserva Cava

Vous connaissez son petit frère, le Segura Viudas à moins de 15 $.
Ce Heredad est bien plus expressif. Il est bien fruité, ce qui est plutôt rare pour les mousseux et champagnes qui sont souvent peu savoureux et manquent trop souvent de fruit.
Celui-ci est bien fait, vif, minéral, fruité, sec, sur de belles bulles.
Sucre 12 g/l. Alc. 12 %.
Dans 49 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
30,25 $

Segura Viudas Gran Cuvee Reserva

Or pâle. Aromatique et invitant.
Très moussant. Bien fait, sec et de la belle matière en bouche.
Jolie finale.
Chardonnay, macabeo, parellada et pinot noir.
Alc. 11,5 %. Sucre 6,9 g/l.
Dans 66 magasins.

2 étoiles
Prix: 
19,85 $

Roederer Estate Brut Anderson Valley

Un beau mousseux de Californie.
Doré. Sec. Beaucoup de bulles en bouche sur une acidité bien vive.
Ne le servez pas trop froid sinon il paraitra bien dur.
Un mousseux vivifiant.
Chardonnay et pinot noir.
Sucre 12 g/l. Alc. 12 %.
Était 33,85 $; maintenant 32,85 $.
En ligne (57) et dans 178 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
32,85 $

Delamotte Brut

Le nez n'est pas très invitant, mais la bouche est belle et bullique (bon, est-ce que je viens d'inventer un mot?)
De belles saveurs de bonbons jaunes.
Assez longue finale.
Chardonnay 50 %, pinot noir 30 % et pinot meunier 20 %.
Alc. 12 %. Sucre 10 g/l.
En ligne (71) et dans 9 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
51,75 $

Bailly-Lapierre Crémant de Bourgogne Brut

Un crémant de Bourgogne qui se présente bien.
Nez invitant.
Bouche suave. Sec. Minéral. Légèrement citronné.
Jolie finale.
Cépage pinot noir en vendanges manuelles.
150 kilogrammes de raisins pour 100 litres de jus.
Méthode champenoise. 16 à 18 mois en bouteille.
Alc. 12 %. Sucre 10 g/l.
En ligne (17) et dans 115 magasins.

2.5 étoiles
Prix: 
25,05 $ à la SAQ | 23,95 $ à la LCBO

Est-ce que la SAQ est rentable ?

La question peut sembler impertinente; pourtant elle est très pertinente.
Est-ce que la SAQ est rentable?
J'ai deux réponses possibles:
   – très peu rentable;
      ou
   – je ne sais pas du tout.

Cette dernière est la plus juste vu l'état actuel de nos connaissances.

Vous allez me dire que la SAQ rapporte 1 milliard de dollars par année au gouvernement.
Oui, mais la LCBO de l'Ontario rapporte 2 milliards au gouvernement de cette province et elle a été jugée très peu rentable!

Oups! Ça peut sembler étrange! Mais c'est que ces milliards sont surtout des revenus fiscaux et non pas seulement des revenus d'entreprises. Si le montant exigé du gouvernement était calculé à part, quel serait le revenu propre de l'entreprise? Tout est mêlé et confondu dans les rapports annuels de ces deux monopoles d'État. Quelle est la part de revenus de l'entreprise et la part exigée par le gouvernement, soit le revenu fiscal. Ce que le président de la SAQ appelle la marge fiscale versus la marge d'affaires.

Au Québec, il n'y a pas eu, à ma connaissance, d'études sur la rentabilité de la SAQ. Les rapports financiers de la société d'État ne permettent pas d'avoir une réponse, de démêler ce qui est la marge d'affaires de la marge fiscale.

En Ontario, par contre, il y a eu une étude sur le sujet. Un comité dirigé par un ancien PDG de la banque Toronto Dominion a été chargé par la première ministre d'étudier la LCBO. Et son verdict a été que «la LCBO est peu rentable».

La LCBO calcule mal son rendement, a dit Ed Clark en septembre 2016 par «une surévaluation des bénéfices : en combinant les impôts théoriques aux bénéfices de l'entreprise, la LCBO donne à la direction et aux employés un faux sentiment de rentabilité.»

Un faux sentiment d'être riche. C'est peut-être ce qui explique pourquoi la SAQ paye ses employés permanents à temps double dans le temps des Fêtes au lieu d'utiliser 70 % de ses employés à temps partiel, comme nous le rappelle Radio-Canada.

«Les employés des succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont travaillé près de 200 000 heures supplémentaires pendant le temps des Fêtes au cours des deux dernières années financières. À 42,85 $ de l'heure en moyenne, la facture s'élève à plus de 8,5 millions de dollars pour la société d'État.» (Radio-Canada, 5 décembre 2017)

Pendant ce temps, la majorité des employés qui sont temporaires peinent à faire 16 heures et doivent faire 2 succursales pour atteindre un horaire hebdomadaire raisonnable pour vivre!

On paye en heures supplémentaires le quart des employés qui font déjà 38 heures par semaine; alors que l'on pourrait donner plus d'heures à temps simple aux trois quarts des employés temporaires ! C'est parfaitement illogique.

La SAQ se défend en disant que c'est prévu à la convention collective. Oui, le faux sentiment de rentabilité; le sentiment de richesse!

La LCBO était jugée peu rentable, parce que, entre autres, sa main-d'oeuvre compte pour près de 50 % de ses frais d'exploitation. Et la SAQ alors, où sa main-d'oeuvre compte pour 68 % des frais d'exploitation? (chiffres de 2015-2016).

La SAQ est-elle rentable. Le président nous a dit dernièrement qu'on pourra en avoir une idée l'an prochain, car «les états financiers seront plus transparents et l'on séparera la marge fiscale de la marge d'affaires de l'entreprise». M. Alain Brunet nous a dit aussi que les charges d'exploitation sont et seront réduites.

Donc, est-ce que la SAQ est rentable? Est-ce qu'il en coute cher pour donner 1 milliard de dollars au gouvernement? Est-ce qu'il pourrait en couter moins cher pour rapporter encore plus? Est-ce que tous les réseaux — succursales, agences, épiceries, dépanneurs, commandes privées, en ligne et autres — sont maximisés? Surement pas. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

_______

Le vin à la Cour suprême

 

La Cour suprême entend aujourd'hui et demain la cause Comeau qui conteste la constitutionnalité des monopoles d'alcool au Canada. Neuf procureurs généraux et une quinzaine d'autres intervenants présentent leurs arguments pour et contre devant les neuf juges de la cour. C'est diffusé en direct sur le web à partir de 9 h 30.
Ce matin, les avocats représentant les provinces sont venus dire qu'il ne fallait pas trop tenir compte de l'article 121 de la Constitution de 1867 sur la libre circulation des biens au pays, mais plutôt de prendre en considération les droits des provinces de légiférer. Les provinces veulent protéger et maintenir leurs monopoles des alcools.

Un résumé des audiences de ce matin est fait par Pierre Alexandre Borduc de Radio-Canada, Moncton à l'émission Midi-Info. (Audio 3 min 25)

Demain, ce sera au tour d'organismes représentant des producteurs, commerçants et des consommateurs qui exposeront leurs arguments.

 

La Cour suprême du Canada se prononcera sur la légalité des lois limitant le commerce du vin et autres alcools au Canada.

La situation du commerce du vin au Canada est l'une des plus aberrantes et inefficaces au monde. Les vignerons, les commerçants et les consommateurs de vin n'ont pas la liberté d'acheter ni de vendre du vin d'une autre province.

Les juges de la Cour suprême du Canada entendront mercredi et jeudi une demande d'appel concernant un incident qui s'est produit à la frontière du Nouveau-Brunswick. Un citoyen de cette province est allé acheter de l'alcool de l'autre côté de la rivière au Québec et l'a rapporté chez lui. Le choix de bières, vins et spiritueux est si lamentable et si cher au Nouveau-Brunswick que la majorité des clients des dépaneurs et de la succursale de la Société des alcools du Québec de Pointe-à-la-Croix sont des Néo-Brunswickois. (1)

Le samedi 6 octobre 2012, Gérard Comeau de Tracadie se fait arrêter après avoir traversé le pont qui relie le Québec au Nouveau-Brunswick et est accusé d'avoir rapporté illégalement de l'alcool acheté dans une autre province. Monsieur Comeau conteste disant que la loi provinciale obligeant les citoyens à acheter exclusivement l'alcool de la société des alcools de la province est anticonstitutionnelle.

Il gagne sa cause. Le juge Ronald Leblanc dit que la constitution de 1867 permet de transporter de l'alcool d'une province à l'autre. « L’alinéa 134b) de la Loi sur la réglementation des alcools du Nouveau-Brunswick constitue un obstacle commercial qui contrevient à l’art. 121 de la Loi constitutionnelle de 1867 et, en conséquence, il est inopérant contre Gérard Comeau.»  L'article 121 de la Loi constitutionnelle de 1867 dit que «Tous articles du crû, de la provenance ou manufacture d’aucune des provinces seront, à dater de l’union, admis en franchise dans chacune des autres provinces.»(«be admitted free into each of the other Provinces», dans la version anglaise.)

Selon le juge Leblanc, les Pères de la Confédération voulaient le libre-échange entre les provinces suite à la fin du libre-échange avec les États-Unis à la fin de la guerre de Sécession. Le juge écrit que «beaucoup d’Américains avaient l’impression que les habitants de l’Amérique du Nord britannique étaient des sympathisants de la Confédération sudiste. À tort ou à raison, ils leur reprochaient d’aider le Sud dans la guerre de Sécession américaine. Cela a amené les États-Unis à imposer une panoplie d’obstacles non tarifaires aux produits importés des colonies britanniques(1)

C'est gros! Ça touche beaucoup de monopoles au Canada. L'affaire se retrouve donc cette semaine en Cour suprême.

Les citoyens contre les politiciens
Les provinces canadiennes et plusieurs groupes ont demandé de se faire entendre de la Cour dans cette affaire. Il y a plus de 20 intervenants dont les procureurs généraux de la plupart des provinces, le Consumers Council of Canada, des représentants des commerçants et des vignerons.

Les consommateurs et commerçants sont favorables au libre commerce du vin alors que les dirigeants politiques des provinces sont contre. Vous pouvez lire leurs arguments en suivant les liens au bas de ce texte. À lire ces arguments — c'est citoyens contre politiciens. Chacun choisit de présenter des arguments favorables à ses intérêts. Ils seront entendus les 6 et 7 décembre à Ottawa.

Les citoyens, eux, se sont déjà prononcés sur le sujet. En effet, 84 % des Canadiens se disent favorables au libre commerce du vin, selon un sondage mené en octobre par la maison Ipsos. (2)

Il est question ici de la liberté des citoyens opposée à la volonté des gouvernements provinciaux de limiter cette liberté pour protéger des intérêts locaux.

Les arguments
Voici quelques extraits des plaidoiries qui seront présentées aux juges.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick
«A literal interpretation of the Constitution is to be avoided.»

Gérard Comeau
«S. 121 prohibits all internal trade barriers, both tariff and non-tariff.»

Le gouvernement fédéral
«le présent pourvoi donne à la Cour l’occasion de se pencher sur la portée de cette disposition d’une façon plus nuancée, vu la nécessité d’interpréter la Constitution d’une manière évolutive qui tienne compte des réalités d’aujourd’hui.»

Le gouvernement du Québec
«Si cette Cour maintenait l’interprétation de l’article 121 de la L.C. de 1867 donnée par le juge de première instance, celle-ci aurait des impacts sur une multitude d’aspects du commerce, notamment les suivants. A) La mise en marché collective B) Les monopoles et entreprises d’État et les accords de commerce.»

Le gouvernement de l'Ontario
«it is not the Court’s role to determine whether liquor monopolies are wise or unwise public policy.»

Le gouvernement de la Colombie-Britannique
«Since Section 134 of New Brunswick’s Liquor Control Act is necessarily incidental to the existence of a publicly-owned provincial monopoly on the distribution and sale of alcoholic beverages, and since such monopolies further legitimate policy objectives, section 134 is consistent with section 121 of the Constitution Act, 1867.»

Consumers Council of Canada
​«the sale of alcoholic beverages, as ones where internal trade barriers affect consumer rights.»

​​Institut économique de Montréal
«The Court should eliminate non-tariff trade barriers through a broad interpretation of section 121 that recognizes modern economic realities.»

Canadian Chamber of Commerce
«The key issue on this appeal is how the interpretation of s. 121 can be modernized so as to prohibit some non-tariff barriers while still leaving space for provincial activity that may affect interprovincial trade.»

Chacun des intervenants sera entendu une dizaine de minutes mercredi et jeudi devant les juges de la Cour suprême à Ottawa. Ça sera diffusé sur le web. Le jugement devrait être rendu en mai.

Les intervenants dans l'affaire Comeau en Cour suprême du Canada
(tel qu'affiché dans le site de la Cour suprême)

______________
(1) Le jugement Gérard Comeau, juge Ronald Leblanc, Campbellton, août 2016
(2) Le cas Comeau, sondage d'opinion canadien. Favorables au libre commerce 
 Le commerce de l'alcool en Cour Suprême

  Texte publié le 4 décembre et mis à jour le 6 décembre.  

Chianti Cecchi 2015

Un petit italien pas cher!
Des aromes de petits fruits dans ce vin bien léger, frais et non tannique.
C'est facile à boire. D'un fruité légèrement sucré.
Pour accompagner les plats légers, les pâtes...
Sangiovese à 90 % complété de canaiolo et de colorino.
Capsule à vis.
Alc. 12,5 %. Sucre 3,5 g/l.
En ligne (4) et dans 256 magasins, dont les 10 SAQ-Dépôts.

2 étoiles
Prix: 
13,65 $

Domaine du Gros'Noré, Bandol 2013

Un bandol foncé, brillant.
Des aromes de cuir fin et de café.
Une belle bouche fruitée, sur de beaux tanins.
Un vin assez costaud.
Mourvèdre 75 %, grenache 15 % et cinsault 5 %.
Levures naturelles. Vin non filtré et non collé.
En ligne (59) et dans 112 magasins.
 

2.5 étoiles
Prix: 
40,25 $

Château Pradeaux, Bandol 2012

Le vin est rouge pâle et peu aromatique.
Il a de beaux tanins bien serrés, presque astringents.
L'alcool est bien marqué.
Le fruité est léger et un peu maigre.
Semble avoir déjà de l'âge!
Mourvèdre 90-95 % et grenache.
En ligne (26) et dans 52 magasins.

2 étoiles
Prix: 
43,75 $

Tormaresca Chardonnay, Puglia 2016

Une expression différente et originale du chardonnay.
Des fruits exotiques dans ce vin des Pouilles (le talon de la botte italienne).
Des aromes de fleurs et de beurre.
Une finale sur la pêche.
Un vin de Soleil.
Alc. 12,5 %. Sucre 2,8 g/l.
Dans 102 magasins.
 

2 étoiles
Prix: 
15,50 $

Cono Sur Organico Pinot Noir 2017

Nez très fumé et note viandeuse.
Ça pinote, comme on dit, même beaucoup, peut-être trop.
Petit fruité légèrement sucré en bouche. Tanins fins.
Saveurs de viande fumée. C'est très expressif et démonstratif.
Une expression particulière et très appuyée du pinot noir.
Peut plaire à certains et déplaire à d'autres.
Sucre 2,8 g/l. Alc. 14 %. Capsule à vis. Bio.
En ligne (25) et dans 277 magasins.

1 étoile
Prix: 
15,75 $

Pesquera Crianza 2004

Nez de crème. Un vin costaud, riche, ample et gras.
Très fruité sur de beaux tanins. Tempranillo.
Belle fraicheur. Encore bien jeune! Méconnaissable!
Le 2014 (mauvais) est 31,75 $.

3.5 étoiles
Prix: 
26,00 $

Champagne Henriot, Blanc de blancs brut

Nez discret.
Mais belle bouche juteuse. D'une certaine finesse.
Tout en équilibre.
Nez pas très net, il faut l'aérer.
Un champagne différent.
Chardonnay 100 %.
Dans 65 magasins.

3 étoiles
Prix: 
78,75 $

Castillo Perelada, Brut Reserva Cava

Aromatique. Fruits jaunes et caramel.
Belles bulles et beaucoup de saveurs de caramel en bouche.
Unidimensionnel.
Finale persistante.
Cépages: macabeo, parellada et xarel-lo.
Alc. 11,5 %. Sucre 7,7 g/l.
En ligne (13) et dans 54 magasins.

2 étoiles
Prix: 
21,05 $

Cabral 10 Anos

Un tawny de 10 ans embouteillé en 2017.
Très aromatique, noix et sirop d'érable. Invitant et envoutant.
Belle attaque fruitée et sucrée.
De belles saveurs de cassonade, de caramel et de sucre d'orge.
Très belle texture sur un fruité sucré.
Longueur impressionnante en bouche.
Cépages touriga nacional, touriga franca, tinta roriz et tinta cao.
Vieilli en fût de chêne en moyenne 10 ans.
Sucre 110 g/l. Alcool 20 %.
Peut se conserver plusieurs semaines une fois ouvert.
En ligne (42) et dans 401 magasins, dont les 11 SAQ-Dépôts.

3.5 étoiles
Prix: 
28,60 $

Taylor Fladgate LBV 2012

Des aromes de violette, d'iode et de sauge.
Un rouge ample, intense, généreux, très fruité, sucré, chocolaté et riche.
Il tapisse toute la bouche. Du costaud.
Finale persistante qui rappelle le cassis et l'amélanche.
Un assemblage de vins qui ont passé 4 à 6 ans en foudres.
Alc. 20 %. Sucre 98 g/l.
Il peut se conserver plusieurs semaines au frais après l'ouverture.
En ligne (36) et dans 4012 magasins, dont les 10 DAQ-Dépôts.

    15,65 $ en Ontario jusqu'au 31 décembre.

3 étoiles
Prix: 
21,85 $ à la SAQ | 18,15 $ à la LCBO

Blandy's Malmsey 10 ans

Qui boit du madère et avec quoi?
Un ami me suggère de le prendre avec du chocolat.
C'est une bonne idée.
Ce vin, blanc à l'origine, mais maintenant de couleur tawny, brun orangé est très expressif avec ses flaveurs de noix. C'est ample et gras. D'un beau sucré fin. Chaleureux et la finale est très longue sur des saveurs de noix.
Cépage malvoisie à 100 %.
Il n'en reste qu'à Port-Cartier!
Alc. 19 %.

3 étoiles
Prix: 
50,00 $

Blandy's Bual Colheita 2002

Un madère demi-doux tout en finesse.
De belles saveurs de noix. Un bel amer en final.
À boire à petite dose.
Cépage bual. Alc. 19 %.
En ligne (1) et dans 25 magasins.

3.5 étoiles
Prix: 
79,75 $ le 500 ml; 70 $ en Colombie-Britannique

Château de Maligny, La Vigne de la Reine, Chablis 2016

Ah, le vin blanc que c'est bon!
Celui-ci est désaltérant et bien agréable à boire.
Un beau chardonnay qui ne goute pas la barrique.
Il dégage un joli fruité invitant qui rappelle les pêches.
La bouche est fruitée, assez grasse, d'une belle rondeur, minérale et rafraichissante.
Une texture soyeuse sur un ensemble tonique.
Un chablis élégant.
Encore meilleur lorsqu'il se réchauffe et s'aère.
Un plaisir!
Alc. 12 %. Sucre 1,9 g/l.
Dans 78 magasins.

3 étoiles
Prix: 
23,95 $
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