Pibarnon 2003

Une odeur presque repoussante au début: ferme, écurie, fumier… Il faut l'aérer fortement avant d'oser le mettre en bouche. Un de nos collègues trouvant l'odeur carrément horrible a mis plus de 10 minutes avant d’y goûter.
Du soufre, nez de réduction. Est-ce que ce serait dû aux bactéries brettanomyces? De toute manière à l’aveugle, on se doute bien que c’est un mourvèdre de Bandol.
Par contre, en bouche, le vin est très bon. Belle attaque, fruits chauffés. Structure sévère, serrée, et consistante. Jolie finale très longue. À carafer impérativement. À revoir dans quelques années, la mauvaise odeur s’estompera peut-être. Alc. 14 %

Le lendemain, notre collègue Benoît Lavoie a fini la bouteille, voici ce qu’il nous dit: «Je viens de revenir à la bouteille que nous avions laissée au tiers et ces odeurs n'y sont plus. Le fruit est encore plus beau avec cette aération et personnellement je n'hésiterais pas maintenant à lui accorder 3½ étoiles. Avec la qualité du fruit et une texture qui s'est ramassée, ce Bandol pourrait devenir très, très beau dans 4 à 5 ans.»

Les Pibarnon 1999 et 2001 étaient d'ailleurs superbes. Le 1998 était très bon.

Un communiqué de presse d'une station de recherche agricole suisse émet un communiqué de presse étonnant en ce début du moi de mai. «La station de recherche Agroscope de Changins-Wändenswil met en garde les œnologues, les vignerons et les consommateurs contre le développement d'une levure qui progresse dans le monde entier du fait du réchauffement climatique. La Brettanomyces bruxellensis, c'est ainsi qu'elle se nomme, a une préférence pour les fûts de chêne. Elle transforme certains composants du vin en substances malodorantes. Parmi les défauts constatés à l'ouverture des bouteilles, on décèle des odeurs de 'sparadrap', de 'barbecue', de 'gouache' ou même 'd'écurie'. Ce fait a été notamment remarqué lors de dégustations de vins en provenance de l'étranger.» [Les odeurs d’écurie dans le vin

3 étoiles
Prix: 
39,75 $
Année: 
2003