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La SAQ pousse les spiritueux

La Société des alcools du Québec fait de plus en plus d'argent avec les spiritueux.

Lorsque nous consultons les chiffres de la SAQ sur ses ventes, nous constatons que les ventes des spiritueux s'accroissent plus vite que celles des vins.

C'est ce que nous voyons en comparant les chiffres que vient de publier la société d'État pour son dernier trimestre comparés à ceux du même trimestre en 2013.

Ainsi, en 5 ans, les hausses de ventes en dollars des spiritueux se sont accrues de 18,1 %; alors que les hausses des ventes de vin n'ont été que de 4,6 %.

La SAQ augmente ainsi beaucoup plus vite ses revenus grâce à la vente d'alcool fort. Elle se vante même dans son dernier communiqué de presse d'avoir accru fortement les ventes de gins locaux. «Depuis le début de l’année, la catégorie des gins québécois a obtenu une croissance de 21 % de ses ventes en volume.»

Ventes dans les succursales de la SAQ
3e trimestre
  2013 2018  
Millions $
 Spiritueux  237  280 + 18,1 %
 Vins  789  826 + 4,6 %
 Millions de litres 
Spiritueux 8 8,8 + 10   %
Vins 40,6 43,7 +  7,6 %
Chiffres exprimés en millions de dollars et millions de litres.
Ne comprennent pas les vins vendus aux épiceries.

Les ventes en volume de spiritueux augmentent aussi plus vite que celles des vins; soit + 10 %, contre + 7,6 %.

La SAQ, tout comme les autres monopoles d'alcool au Canada, fait beaucoup plus d'argent avec un litre d'alcool fort qu'avec un litre de vin. «Le Canada impose déjà des taxes sur l'alcool parmi les plus élevées au monde et, dans le cas des spiritueux, vous payez 80% de taxes», révèle Jan Westcott, président et chef de la direction de Spirits Canada.

Est-ce une tendance lourde? Est-ce la volonté de la direction de la SAQ de nous faire boire plus d'alcool ?

Aujourd'hui, en première page de son site internet, la SAQ nous dit «Explorez plus de 800 recettes de coktails.» Elle nous propose dans les pages suivantes 855 recettes de cocktails avec de la vodka, du rhum, du gin, de la téquila et des ligueurs.

La société d'État vend aujourd'hui 2158 spiritueux différents; la plupart, à plus de 40 $. Chaque semaine, il y en a une trentaine de nouveaux. Elle fait aussi des soldes en ligne sur les spiritueux; des soldes de 15 à 25 %. Finalement, elle fait aussi de la promotion en envoyant des courriels à ses nombreux abonnés de sa carte Inspire.

Elle vise les jeunes
De plus, la société des alcools fait une intense promotion de spiritueux dans les réseaux sociaux, peu dans Tweeter, utilisé par les consommateurs matures; pas mal dans Facebook, mais surtout dans le réseau social qui est populaire auprès des jeunes : Instagram. Voir Instagram.com lasaq.

D'ailleurs, au cours des derniers mois, la grande majorité des publications de la SAQ dans Instagram est de la publicité sur les cocktails et les spiritueux: surtout de gin et de vodka. Elle y parle bien moins de vin!

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

 

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


Baisse des ventes de vin dans les succursales de la SAQ

Les ventes de vin en volume ont diminué fortement dans les succursales de la Société des alcools au cours du dernier trimestre.

Elles sont passées de 44,4 millions de litres à 43,7 millions de litres.

LA SAQ a ainsi vendu l'équivalent de 930 000 bouteilles de vin de moins au cours du dernier trimestre terminé le 5 janvier 2019, comparativement au même trimestre de l'année précédente.

Malgré cette baisse de vente en volume, la SAQ a tout de même accru ses ventes en argent à ce chapitre de 13 millions de dollars à 724,6 millions $.

Pendant ce temps, les ventes de vin en épicerie se sont accrues de 300 000 litres (390 000 bouteilles) passant de 13,7 millions de litres à 14 millions de litres.

Ceci s'explique peut-être, du moins en partie, par les 6 journée de grève dans les succursales de la SAQ.

La SAQ a vendu pour 277 millions de dollars de vin aux épiceries. Des vins qui lui ont couté 142 millions de dollars. Donc un bénéfice net de 135 millions de dollars pour cette seule opération.

Pendant ce temps, les succursales de la SAQ ont vendu plus de spiritueux; soit 300 000 litres de plus.

En dollars, la hausse des revenus s'est surtout fait grâce aux spiritueux qui ont rapporté 15 millions de dollars de plus.

Les spiritueux représentent maintenant 13 % des ventes en volume, mais 25 % des ventes en argent.

Les succursales de la SAQ ont aussi vendu 100 000 litres de panachés de plus à 1,8 million de litres.

Même si la SAQ a moins vendu en volume total (moins 200 000 litres), le panier moyen d'achats en succursales a augmenté de 3 $ de 51,93 $ à 54,97 $.

Le prix de vente moyen d'un litre d'alcool est passé en un an de 19,88 $ à 20,56 $.

Malgré les 6 jours de grève perlée, la SAQ a dépensé 3 millions de plus en salaire au cours de ces trois mois. Ceci est peut-être dû au temps supplémentaire payé aux cadres et aux employés. (Une hausse de 2,6 %.)

Dans l'ensemble, la SAQ a tout de même accru son bénéfice de 2,9 %, cela surtout à cause des ventes des spiritueux et des ventes aux épiceries et cela malgré une baisse des ventes totales en volume de 200 000 litres d'alcool.

Ce sont des chiffres tirés du dernier rapport trimestriel de la SAQ publié ce matin.

La direction de la société d'État des alcools se dit satisfaite des résultats financiers du troisième trimestre. «Grâce à la croissance de ses ventes et à l’impact de l’optimisation de ses activités, la SAQ est confiante (sic) d’atteindre un résultat net légérement (sic) supérieur aux objectifs.»

 

Troisième trimestre SAQ (clos le 5 janvier 2019)
En résumé :
930 000 bouteilles de vin de moins vendus en succursales;
390 000 de plus en épiceries;

300 000 litres de spiritueux de plus en succursales;
Spiritueux 13 % de volume, 25 % des revenus;

Prix moyen du litre d'alcool passe de 19,88 $ à 20,56 $;

3 millions $ de plus en salaire malgré 6 jours de grève;

Hausse du bénéfice de 2,9 %.

 

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,22 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin achetée à la Société des alcools du Québec est de 15,22 $.

C'est le prix moyen calculé pour les deux premiers trimestres de l'année fiscale 2018-2019.

C'est une augmentation de 0,09 $ la bouteille par rapport à l'année précédente.

Pour l'année 2017-2018, le prix moyen de la bouteille vendue à la SAQ était de 15,13 $.

Au cours de cette année 2017-2018, la direction de la SAQ avait haussé son offre de vin à «petits prix» et réduit les prix de plusieurs de ses vins qui avaient atteint l'année précédente (2016-2017) un prix moyen de 15,78 $.

Cette baisse de prix sur environ 2000 produits les plus vendus avait donc entrainé une baisse moyenne de 0,65 $ du prix moyen de la bouteille.

En 2015-2016, le prix moyen était de 15,81 $. Ce qui était probablement le prix moyen annuel le plus élevé.

En 2014-2015, le prix moyen était de 15,45 $. Mais alors la taxe d'accise était de 0,84 $ au lieu de 1,05 $ depuis.

Prix moyen d'une bouteille de vin
à la SAQ
2018 (26 semaines) 15,22 $
2017-2018 15,13 $
2016-2017 15,78 $
2015-2016 15,81 $
2014-2015 15,45 $
@vinquebec.com  

Ces chiffres sont calculés à partir des chiffres des rapports annuels de la société d'État. Ils comprennent les vins vendus aux restaurateurs et en commandes privées, mais pas ceux vendus dans les épiceries.

Voici comment nous avons calculé ce prix moyen de 2017-2018 en nous basant sur des chiffres du rapport annuel de la SAQ.

Vente de vin totale en millions de litres 173,1
                      moins ventes grossistes 41,2
                  Vente de vin en litres SAQ 131,8

Vente de vin totale en dollars 2387,9 millions $
    moins ventes aux grossistes 342,7
           Vente de vin à la SAQ 2045,2 millions $

2045,2 millions $ divisé par 131,8 millions litres = 15,517 $/l
Donc prix par bouteilles de vin vendues à la SAQ = 11,64 $ avant taxes.
11,64 $ + taxe spécifique 1,05 $ et taxe d'accise 0,47 $ = 13,16 X TPS (5 %) et TVQ (9,975 %) = 15,13 $.

 

Du vin d'une autre province, pas demain la veille

 

Extrait du budget du Canada
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

La semaine dernière, je vous ai parlé de ce paragraphe énigmatique du discours du budget déposé par le ministre canadien des Finances le 19 mars dernier. Le gouvernement fédéral y dit qu'il veut éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l'alcool.

Est-ce à dire que nous pouvons faire venir du vin des autres provinces?
Après plusieurs courriels et des réponses vagues du ministère fédéral des Finances, j'ai finalement reçu une réponse claire en fin d'après-midi.

C’est donc dire qu’il en reviendra à chaque province et territoire de déterminer si les individus, bars, et restaurants pourront acheter directement des producteurs.
(Relations avec les médias, ministère des Finances Canada)

Donc, nous tournons en rond ici. Le fédéral veut bien faciliter le commerce intérieur, mais si les provinces ne veulent pas, il sera seul à danser.

Assouplissement du commerce du vin entre les provinces

Le gouvernement fédéral veut faciliter le commerce du vin d'une province à l'autre au pays. Dans son dernier budget déposé cette semaine, le gouvernement fédéral écrit vouloir «Éliminer les obstacles fédéraux au commerce interprovincial de l’alcool.»

Et il ajoute que pour ce faire «le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale.»

Extrait du budget fédéral
Éliminer les
obstacles
fédéraux au
commerce
interprovincial
de l’alcool
Pour faciliter le commerce intérieur, le gouvernement entend supprimer l’exigence fédérale selon laquelle l’alcool transporté d’une province à l’autre doit être vendu ou consigné auprès d’une régie des alcools provinciale. Les provinces et les territoires continueraient de réglementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.
Extrait du budget fédéral canadien 2019, Bâtir un Canada meilleur, page 143   

Cependant, dans la dernière phrase, le texte du budget dit aussi que «Les provinces et les territoires continueraient de règlementer la vente et la distribution de l’alcool sur leur territoire.»

Qu'est ce que le gouvernement fédéral a voulu dire par cela? C'est un peu ambigu!

La loi fédérale a été modifiée en 2012 afin de permettre le transport de vin d'une province à l'autre. Toutefois, le fédéral avait laissé aux provinces la possibilité d'imposer des limites. (Loi sur l’importation des boissons enivrantes)

Les provinces ne se sont pas gêné d'imposer des limites qui empêchent de fait de faire venir du vin d'une autre province. La porte se refermait donc aussitôt.

Le président de l'Association des vignerons du Canada dit approuvé grandement ces intentions du gouvernement fédéral. Dans un communiqué, M. Dan Paszkowski, dit que « si un vin n'est pas disponible dans sa province que les consommateurs du Canada devraient pouvoir le faire venir de n'importe quel des 700 domaines viticoles au pays comme ça se fait presque partout dans le monde.

Le gouvernement fédéral est-il maintenant plus sérieux et veut-il vraiment assurer plus de liberté de commerce aux vignerons et aux consommateurs canadiens? Les provinces vont-elles encore limiter ce droit? Nous verrons.

Taxe élevée égale vin de piètre qualité

Les prix élevés n’encouragent pas la consommation de vin de qualité, mais plutôt la consommation de vin de piètre qualité.

C’est ce qui se produit dans les pays qui taxent fortement le vin.

C’est le cas du Canada, du Québec et de l’Irlande.

Au sujet de ce dernier pays, la meilleure sommelière d’Irlande Julie Dupouy dit que «Si en France un vin premier prix se vend 2 à 3 euros, l’entrée de gamme est de 7 à 8 € en Irlande. À cause d’importantes taxes à l’importation, les gens dépensent ces sommes pour des produits qui ne sont pas de grande qualité».  Elle affirme donc que «taxer les vins ne joue pas sur la quantité de vin consommé, mais sur sa qualité». (Magazine en ligne Vitisphère, 18 mars 2019).

Julie Dupouy ajoute que l’Irlande est déjà, de loin, le pays européen taxant le plus les vins.
Sur un prix de vente de 9 euros pour une bouteille de vin tranquille en Irlande est constitué à 54 % de taxe et droits d’accise.

C’est en gros, la même chose au Québec. Une bouteille de vin vendu 15 $ est taxée 3,47 $ et la SAQ ajoute une majoration de 6,17 $, dont une bonne partie est ce que l’on appelle la taxe théorique exigée par le gouvernement qui est cette année d’un peu plus d’un milliard de dollars.

Ce qui fait que le vin est très cher ici au Québec.

C’est ce qui explique probablement en bonne partie pourquoi les vins les plus populaires sont des vins de basse qualité.

Alors que l’entrée de gamme en France est de l’ordre de 3 à 5 $, il est de 10 à 12 $ au Québec.

La plupart des consommateurs d’ici ne peuvent donc se payer que ces vins industriels sans grande qualité.

Ainsi, les vins les plus populaires sont des produits importés en vrac et vendus dans les épiceries tels que les Smoky Bay, Wallaroo Trail rouge et blanc et le Red Revolution.

Il nous faut donc un budget conséquent et une bourse bien garnie pour nous payer de bons vins qui sont souvent à plus de 20 $.

__________

Marketing d’influence et transparence

Vous mentionnez un vin, publiez une photo ou une vidéo d'un vin que vous avez reçu d'un commerçant dans votre blogue ou dans les réseaux sociaux, vous devez indiquer clairement que vous avez reçu ce vin du commerçant.

Si vous être payés pour le faire ou récompensé, vous devez aussi l'indiquer clairement.

Les modes de communications ont beaucoup changé ces dernières années. Avec l'arrivée des nouveaux médias ou de ce qu'on appelle maintenant les réseaux sociaux, les canaux de communications dirigés vers le grand public se sont transformés.

La télévision, la radio et les journaux ne sont plus les seuls à communiquer avec le public. Il y a maintenant les sites internet, les blogues et tous les nouveaux outils formant les réseaux sociaux; soit Facebook, Twitter, YouTube et Instagram pour ne nommer que les plus populaires.

Les nouveaux médias
Une grande partie de l'information circule maintenant via ces réseaux, ces nouveaux outils.

Il y en est de même pour la publicité. Les grandes et petites entreprises préfèrent maintenant faire passer leurs messages; faire connaitre et vendre leurs produits par ces nouveaux canaux.

En délaissant la télé, les journaux et la radio trop remplis de messages publicitaires et en nous alimentant dans internet, nous pensions nous évader, nous éloigner de cette multitude de commerciaux.

Mais non, ils nous y rejoignent, mais souvent sous un mode déguisé.

Le public d'aujourd'hui fait moins confiance aux grands médias, mais plus à son entourage pour s'informer sur la qualité des produits de consommation.

Les jeunes ne regardent plus la télévision, alors pour les rejoindre les marketeurs passent par internet.

Échantillon reçu

[Échantillon reçu]
Cette mention
[Échantillon reçu] associée à un commentaire de vin indique que ce vin a été reçu d'un producteur ou d'une agence le représentant ou de tout autre marchand de vin. Ceci s'applique aussi au cidre, aux livres et à la bière ou à tout autre produit reçus que nous commentons.

Nous indiquons cette information afin d'être totalement transparents et crédibles et afin de respecter l'esprit et le texte des lois canadiennes (et celle de plusieurs pays) concernant les divulgations, les conflits d'intérêts,  le marketing d'influence et les liens entre communicateurs et commerçants.

Ces échantillons nous sont envoyés par des producteurs ou leurs représentants dans l'espoir que nous en parlions dans notre site internet ou sous nos plateformes Facebook, Twitter ou autres.

Pour plus de détails sur ces nouvelles normes de transparence, voir le texte Marketing d'influence et transparence.

Les influenceurs influencent-ils vraiment ?

On a vu ces derniers temps des palmarès des plus grands influenceurs sur le vin. «10 influenceurs à suivre sur Instagram»; «5 influenceurs dans le vin à suivre absolument»; «Top 20 best wine Instagram accounts to follow»; «Top 40+ Wine Influencers»; «Top Wine Influencers In 2019 You Need to Pay Attention To»; «Top wine influencers in the beverage industry»; «Top Wine Influencers’ global list is out»...

Ce sont des listes de personnes qui ont des milliers d'abonnés dans Facebook, Twitter et Instagram *. Certaines d'entre elles affichent 10 000 amis, abonnés, suiveurs, suiveux ou followeurse comme on dit en parisien.

Un Québécois parmi les demi-finalistes au concours du meilleur sommelier du monde

Un Québécois parmi les demi-finalistes du Concours du meilleur sommelier du monde.

Pier-Alexis Soulière a réussi les deux premiers jours d'épreuves de ce concours réputé qui se tient cette année à Anvers en Belgique.

Il y avait 66 candidats, 19 seulement ont été retenus pour la demi-finale.

Le deuxième candidat canadien Carl V. Lepage (Restaurant Toqué, Montréal) n'a pas réussi toutes les épreuves.

Pier-Alexis Soulière fera donc face à 18 autres concurrents pour les prochaines épreuves.

Il aura de la forte concurrence, entre autres, du candidat de la France David Biraud et du meilleur sommelier d'Europe Raimonds Tomsons qui représente la Lettonie.  

Voici la liste des 19 demi-finalistes
Martin Bruno (Argentine), Avril Loïc (Australie), Antoine Lehebel (Belgique), Pier-Alexis Soulière (Canada), Reeze Choi (Chine), Nina Jensen (Danemark), David Biraud (France), Marc Almert (Allemagne), Julie Dupouy-Young (Irlande), Satoru Mori (Japon), Wataru Iwata (Japon), Raimonds Tomsons (Lettonie), Martynas Pravilonis (Lituanie), Andrea Martinisi (Nouvelle-Zélande), Piotr Pietras (Pologne), Julia Scavo (Roumanie), Aleksandr Rassadkin (Russie), Vuk Vuletic (Serbie) et Fredrik Lindfors (Suède).

Pier-Alexis Soulière avait remporté le titre de meilleur sommelier des Amériques en mai dernier. L'année précédente, il avait gagné le concours du meilleur sommelier du Québec. Il a aussi le titre de Master Sommelier. Il est sommelier au restaurant La Chronique à Montréal.

Auparavant, il a travaillé en Californie, à New York, à Londres et en Australie.
Il a étudié à l'École hôtelière de la Capitale à Québec, à l'ITHQ de Montréal et à l'Université du vin  de Suze-la-Rousse en France.

Mercredi, ces 19 professionnels subiront six épreuves: questionnaire sur la viticulture et l’œnologie, les accords et les techniques de service, dégustation à l’aveugle de vins avec commentaire dans une langue seconde, identification de boissons, service du vin, accords avec vin et autres boisons, et scénario commercial.
 
Les noms des trois finalistes seront dévoilés vendredi matin. Puis le grand gagnant devrait être connu vendredi midi.

Le point sur la production de vin au Québec

Le vin au Québec c'est :

  134 vignerons. La moitié (49 %) sont établis en Montérégie.

  558 hectares en production (2017).

     9 % de ces vignobles ont un revenu brut de plus de 500 000 $;
    16 % ont un revenu brut de 150 000 $ à 500 000 $;
    26 % de 50 000 à 100  000 $.

La principale association de vignerons du Québec, le Conseil des vins du Québec (CVQ) déclare 2,3 millions de bouteilles pour ses 71 vignerons membres sur 377 hectares de vignes en production.

Donc, on peut évaluer la production totale de vin au Québec à un peu moins de 3 millions de bouteilles.

  Vin blanc 40 %
  Vin rouge 35 %
  Vin rosé   16 %
  Vin mousseux 6 %
  Vin de glace 0,6 % (chiffres du CVQ).

Cépages principaux
  Frontenanc noir; vidal; seyval blanc; marquette; frontenac blanc; frontenac gris; maréchal foch et pinot noir.
    Le frontenac blanc et le pinot noir sont en forte progression.
 

Ventes
La majorité des vins sont écoulés en ventes directes, aux restaurants ou en épiceries.
Ventes par la SAQ 533 000 bouteilles (2017).

«La demande pour les vins québécois est portée par les plus jeunes générations qui
adoptent naturellement la consommation de produits locaux», écrit Stéphanie Keable du ministère de l'Agriculture du Québec.

Les vignerons du Québec peuvent maintenant vendre directement aux épiciers sans passer par la SAQ, ce qui devrait permettre à cette jeune industrie de se développer.

«Par ailleurs, les viticulteurs ont quelques défis à relever pour réaliser leurs projets de croissance, notamment : investir davantage pour augmenter les superficies cultivées et pour adapter l’encépagement aux gouts des consommateurs.»

Les ventes totales de vin au Québec sont de l'ordre de 230 millions de bouteilles, selon les chiffres de la SAQ, dont 55 millions sont écoulés en épicerie.

Ontario
  7000 hectares
    332 vignobles (2016)
  31 millions bouteilles

Colombie-Britannique
  4000 hectares
    328 vignobles (2017)

Nouvelle-Écosse
    300 hectares
      20 vignobles (2014).
    
   

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Sources :


Bouchonné comme un bébé carotte

Vous avez peut-être déjà retourné une bouteille de vin qui sentait mauvais, qui sentait la cave humide, le carton mouillé ou la poussière. Au restaurant, vous dites au sommelier que le vin est bouchonné. Il aurait été contaminé par une molécule appelée TCA (trichloroanisol).

Par contre, avez-vous déjà retourné un plat, une salade, un jus ou un dessert parce qu'ils étaient bouchonnés? Pourtant, ça peut se produire, car certains aliments peuvent être contaminés par ce TCA, en particulier les légumes racines.

Ainsi, les pommes de terre, les betteraves, les champignons, l'ail, les pommes, les bleuets, les oranges et particulièrement les bébés carottes.

Un sommelier bouchonné
Il pourrait même vous arriver de devoir retourner le sommelier lui-même parce que son tablier est bouchonné. En effet, on peut retrouver le TCA sur les tissus.

Qu'ont donc en commun ces produits, légumes, fruits, vin et même tissus pour être contaminés par la trichloroanisol et sentir le carton mouillé, le liège, la cave humide, le grenier ou le journal détrempé?

Ils ont tous été nettoyés par un produit chloré. Prenons l'exemple des mini carottes si pratiques et si populaires. Ce sont des carottes découpées en petits morceaux, formés en bâtonnets, sablés et blanchis sous la pression d'un produit contenant du chlore, puis fourrés dans un sac de plastique étanche. Et voilà, vous avez ainsi créé un milieu propice à la reproduction de cette molécule TCA.

Vous mangez beaucoup de mini carottes? Alors, vous serez vous-même bouchonnés, ou plus exactement vous vous habituez à cette odeur et ne la détecterez peut-être plus.

Les Ontariens favorables à la libéralisation du commerce du vin

Les Ontariens se disent maintenant en faveur de la libéralisation du commerce du vin dans leur province.

En effet, 76 % des Ontariens disent être favorables à l'ouverture de magasins privés de vente de vin.

C'est du moins ce qu'ils répondent à un sondage mené par la firme Abacus et dévoilé aujourd'hui.

Seulement 8 % des Ontariens sondés par la maison Abacus disent être fortement opposés à l'ouverture de magasins privés spécialisés dans la vente de vin.

De plus, 68 % des répondants disent appuyer la décision du gouvernement qui autorise la prolongation des heures d'ouverture des magasins d'alcool de 9 heures à 23 heures. Le gouvernement de l'Ontario a en effet annoncé que les magasins d'État de la LCBO ainsi que les magasins privés pourront vendre de l'alcool jusqu'à  23 heures.

D'autre part, 60 % des Ontariens interrogés disent être aussi favorables à la vente de spiritueux dans les épiceries.

Toutefois, les Ontariens sont plus divisés sur l'expansion des ventes d'alcool dans les épiceries. Ainsi 51 % sont en faveur et 40 % sont contre.

Même s'ils veulent étendre le commerce de l'alcool dans le secteur privé, les Ontariens disent aussi être généralement satisfaits des services offerts présentement dans les magasins d'État de la LCBO.

David Cotello patron de la maison Abacus Data écrit que «dans l’ensemble, nous constatons un large soutien à la libéralisation des ventes d’alcool. Malgré la satisfaction généralisée à l'égard de la LCBO, la plupart des Ontariennes et des Ontariens appuient l'augmentation des ventes en épicerie et l'inclusion des spiritueux, veulent autoriser les dépanneurs à vendre du vin et de la bière et permettre l'ouverture de magasins de vin privés dans toute la province.»

Le gouvernement de l'Ontario a commencé à libéraliser la vente d'alcool dans la province depuis deux ans. Ainsi 70 épiceries sont autorisées à vendre du vin et 350 épiceries vendent aussi maintenant de la bière.

Le nouveau gouvernement conservateur de la province a déjà annoncé qu'il étudiait la possibilité de moderniser les règles relatives à la vente d’alcool et d'offrir «plus de choix et de commodité pour la population en matière d’alcool».

Ce sondage a été fait auprès de 800 personnes du 11 au 14 janvier par la maison Abacus Data qui tient à préciser qu'il n'a pas été commandité.

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Beyond the LCBO? Broad support for Liberalizing Alcohol Sales in Ontario,  ABACUS, 5 février 2019
Beer, wine and cider sales in grocery stores
, Ontario.ca
LCBO is extending its hours to align with cannabis stores
, 15 novembre 2018
Libéralisation du commerce du vin en Ontario
,  12 janvier 2019

La SAQ gère mal ses ventes en ligne

La SAQ ne propose que le tiers de ses vins pour les achats en ligne !

Malgré les promesses faites, la direction de la société d'État n'a toujours pas réussi à offrir la majorité de ses vins en ligne.

Elle a lancé son programme «Cliquez, Achetez, Ramassez» au début de 2015.

Ainsi, le 4 mars 2015, 2719 des 8924 vins tranquilles ont été rendus disponibles pour achat en ligne. Ce qui représentait 30 % des vins.

L'ancien président de la SAQ avait promis lors du lancement de ce programme appelé «Cliquez, Achetez, Ramassez» en 2015 de rendre disponibles tous les produits dans les mois suivants. Ce devait être tous les produits accessibles partout.

Toutefois, trois ans plus tard l'offre en ligne de la SAQ est loin d'atteindre l'objectif promis. En date d'aujourd'hui, la SAQ n'offre en ligne que 3026 de ses 8938 vins; soit 34 %.

Nous sommes donc passés de 30 à 34 % en trois ans. On est encore bien loin de tous les produits accessibles partout.

Pourquoi donc cette incapacité à rendre disponible à l'ensemble des Québécois l'ensemble de son offre de vin?

La SAQ répond à cette question en disant que le service en ligne de saq.com est tout simplement géré comme une simple succursale. Donc, une succursale comme les autres et non comme un véritable centre de distribution.

Ainsi saq.com avec 3026 vins offre moins de vin à l'ensemble des Québécois que la seule succursale du Marché Atwater de Montréal qui propose 3210 vins aux résidants de ce quartier du sud-ouest de la ville! C'est fort étonnant.

L'offre en ligne devrait pourtant permettre de combler une lacune de la SAQ qui dessert moins bien les consommateurs des régions que ceux de Montréal comme il l'a été déjà démontré ici en mars 2016 et en janvier 2017.

Ses ventes en ligne de vin n'atteignent que 38,8 millions de dollars; ce qui est très peu comparé aux ventes totales de vin de 2,3 milliards de dollars de la SAQ.

Pourquoi gérer la vente en ligne comme une simple succursale et offrir un choix limité de vin au tiers des stocks?

«Comme pour une succursale, lorsqu’un produit n’est plus disponible en ligne, il n’apparait plus dans l’inventaire», a dit une porte-parole de la SAQ au journal Le Soleil.

C'est incompréhensible parce que les locaux du centre de vente en ligne sont dans le même édifice que l'entrepôt de la SAQ dans l'est de Montréal!

Pourtant le cannabis est tout en ligne
C'est très surprenant; d'autant plus que la SAQ offre tous les articles de cannabis en ligne à tous les citoyens du Québec via sa filiale SQCD comme le rapportait le journaliste Jean-Michel Genois Gagnon dans le journal Le Soleil d'hier «la direction de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a choisi d’offrir lors de son lancement en octobre dernier le même nombre de produits en ligne que dans ses magasins, et ce, malgré également un défi d’approvisionnement».

Ainsi, si les Québécois des régions ont accès à tout le cannabis, ils doivent toujours se contenter d'un choix plus réduit de vin !

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Didier Dagueneau bien cher et bien ordinaire

Des vins d'un producteur très réputé se révèlent bien décevants dans une dégustation à l'aveugle.

Rien de mieux qu'une dégustation à l'aveugle pour se faire une idée de la réelle valeur d'un vin.
L'étiquette est peut-être bien belle; la réputation du producteur est peut-être énorme; les critiques dithyrambiques et le prix bien élevé, mais si le vin dans ce verre n'est pas très bon; alors on déchante.

La vérité est dans le verre !

Didier Dagueneau, Fumé de Pouilly 2013
Des odeurs de fromage et de pomme de terre crue sur une note bien verte.
Vif, patate et végétal en bouche. Bien vert. 83 $

Didier Dagueneau, Fumé de Pouilly 2005
Le vin a des odeurs et des saveurs oxydées très fortes, cire, noix et de rancio. Certains peuvent aimer, mais c'est là le défaut d'un vin qui a mal vieilli. La finale amère et rancio est bien longue.
106 $

Didier Dagueneau, Buisson Renard 2005
Des odeurs de soufre, de pipi de chat. C'est très sec et extrêmement vif. La très forte acidité cache le fruit. Ne laisse pas une belle bouche.
150 $

Trois vins bien décevants dégustés à l'aveugle avec d'autres vins blancs de la Loire.

Ce n'est pas la première fois qu'une dégustation de vins de ce domaine réputé de Pouilly-Fumé se révèle si décevante. En fait, je ne devrai pas dire décevante, mais éclairante, instructive et économique. Car on a beau déguster à l'aveugle, mais on n'achètera pas à l'aveugle. Nous venons ainsi d'économiser beaucoup d'argent, car nous n'achèterons certainement pas des vins de ce domaine.

Finalement, nous devrions toujours demander de déguster avant d'acheter des vins de ce prix.

Heureusement, lors de la même dégustation, nous avons découvert de superbes vins de Sancerre des cousins Cotat. Je vous en parlerai bientôt.

Sulfites : un grand mensonge ?

On entend souvent dire et — on lit souvent — que les sulfites contenus dans le vin sont dangereux pour la santé. Toutefois, je n'ai pas trouvé une seule étude scientifique prouvant que les sulfites dans le vin puissent causer des problèmes de santé!

Est-ce une légende urbaine?
Il n'a donc jamais été prouvé que les sulfites contenus dans le vin sont la cause principale et générale de malaises, ou de ce que l'on appelle intolérance au vin ou allergie au vin.

On a observé que des gens ont quelquefois des malaises subits et brefs en consommant du vin. Ça peut être un bref et surprenant mal de tête; une sensation subite de chaleur, des rougeurs; un écoulement nasal; une sensation de malaise...

On attribue cela aux sulfites. Mais pourquoi? Puisqu’aucune étude ne l'a démontré. Ce ne seraient donc que des soupçons!

Les seules études que j'ai trouvées sur le sujet disent plutôt le contraire. C'est le cas de l'étude Valley, Thompson et Misso (Australie 2001) qui a démontré que le soufre dans le vin n'était pas responsable de la plupart des réactions. (www.allergique.org)(Clinical and experimental allergy)

On mentionne les dangers des sulfites dans le vin dans de nombreux livres et articles, mais sans jamais cité de sources scientifiques. Ces auteurs croient aveuglément les auteurs qu'ils ont lus et répètent ad nauseam les mêmes choses sans preuve.

On ne peut nier les malaises occasionnels lors de consommation de vin; mais on ne peut pas affirmer qu'ils sont causés par les sulfites à moins de preuves contraires.

Malgré toutes mes recherches, je n'ai pas trouvé d'études scientifiques prouvant que les sulfites étaient la cause principale des malaises occasionnels causés par le vin.

Alors, si vous connaissez une étude scientifique démontrant que les sulfites contenus dans le vin sont la cause de ces malaises s'il vous plait, faites-le-moi savoir à info@vinquebec.com.

Vous pouvez aussi participer à la discussion sur ce sujet dans Facebook.

Le responsable de ces malaises serait plutôt l'éthanal.
 


LES MEILLEURS QUALITÉ/PRIX 2018

Voici les vins qui ont obtenu les meilleurs notes par prix en 2018.

Commençons par les rouges avec un maximum de trois vins par note.

Barolo Riserva 2008, Batasiolo Italie 37,25$
  Ch. Mont-Redon, Chateauneuf-du-Pape rouge 2013 Rhône 46,25$
       
Château de L'Ou, Roussillon 2016 Roussillon 20,65$
  Dehesa La Granja 2008 Espagne 21,10$
  Mas del Périé, Les Escures, Cahors 2016 Cahors 21,15$
       
Doudet-Naudin, Pinot noir 2016 Languedoc 15,10$
  Domaine d'Aupilhac, Lou Maset 2016 Languedoc 15,90$
  Alpataco, Pinot Noir 2017 Argentine 15,95$
       
Chevalier de Dyonis Pinot Noir Roumanie 9,55$
  Vinaria Din Vale, Pinot Noir 2016 Moldavie 9,95$
  Borsao Seleccion Garnacha Rouge 2016 Espagne 11,75$
       
Vila Regia 2017 Portugal  8,95$
  Otoñal 2017 Espagne 11,70$
  Bonpas, Grande Réserve des Challières, Ventoux 2016 Rhône 11,90$

En blanc

La Pépière, Muscadet Château Thébaud 2012 Loire 29,80$
  La Chablisienne, Chablis Premier Cru, Grande Cuvée 2015 Bourgogne 29,90$
  Alois Lageder, Porer, Pinot Grigio 2016 Italie 30,25$
       
Cuvée des Conti 2016 Sud-Ouest 16,80$
  Bourgogne Aligoté 2016, Jaffelin Bourgogne 17,25$
  Domaine de Lévêque, Sauvignon, Touraine 2017 Loire 17,50$
       
Gazela, Vinho Verde Portugal 9,25$
  Deakin Estate, Chardonnay 2017 Australie 11,00$
  Marqués de Cáceres, Rueda 2016 Espagne 12,90$
       
Acantus, Sauvignon blanc 2017 Espagne 9,65$
  Ionos, Roditis-Moscato, Cavino Grèce 10,80$
  Cademusa, Pinot Grigio et Catarratto 2017 Italie 11,00$

Libéralisation du commerce du vin en Ontario

Le gouvernement de l'Ontario va-t-il libéraliser le commerce du vin dans cette province?

C'est ce que souhaitent certains et c'est aussi ce que craignent d'autres personnes.

En effet, le ministère des Finances de l'Ontario a commencé à sonder les opinions des consommateurs et commerçants sur «la modernisation des règles relatives à la vente et la consommation d’alcool en Ontario.»

Pour ce faire, il a mis en ligne un sondage intitulé «Sondage : Plus de choix et de commodité pour la population en matière d’alcool».

Ce sondage s'adresse aux consommateurs, fabricants et commerçants de l'Ontario, ainsi qu'à ceux de l'extérieur de la province.

On y demande si vous êtes satisfaits du système actuel et quels changements vous aimeriez apporter à la vente d'alcool dans la province.

La question no 6 est très intéressante. On y demande, entre autres, si les consommateurs veulent plus de détaillants privés; plus de produits; plus de points de vente.

6. Quels changements souhaiteriez-vous apporter dans les magasins qui vendent de l’alcool? Cochez toutes les cases qui s’appliquent.
- Plus de points de vente
- Plus de détaillants privés
- Plus de magasins autonomes qui vendent uniquement des produits alcoolisés
- Plus d’occasions d’acheter de l’alcool tout en faisant d’autres achats
- Plus de produits de producteurs ontariens
- Plus de produits provenant d’autres provinces
- Plus de produits provenant de l’étranger
- Prix plus bas dans les magasins de vente au détail
- Aucun changement n’est requis
- Autre
Et s’il y avait plus de points de vente au détail, lequel serait le plus important pour vous en tant que consommateur ou entreprise? Épicerie; magasin vin privé; grande surface; dépanneurs...
 
L'opposition NPD en Ontario dit craindre que le gouvernement conservateur se serve des résultats de ce sondage pour privatiser la régie des alcools. D'autant plus que l'on peut répondre plusieurs fois à ce sondage.
 
Le sondage est ouvert jusqu'au 1er février.
 
Le gouvernement dit qu'il publiera les résultats de ce sondage au printemps.
 
Le commerce du vin en Ontario est sous la tutelle d'un monopole comme au Québec. Toutefois, depuis quelques années, ce commerce a connu une certaine libéralisation en Ontario, notamment dans certaines épiceries.
 
Le 15 novembre dernier, le gouvernement ontarien a publié dans son exposé économique un plan visant «à rendre la vie plus abordable pour la population et à faire en sorte que l’Ontario soit ouvert aux affaires.» Plan dans lequel il s'engage «à prioriser les consommateurs ontariens et à moderniser les règles relatives à la vente et à la consommation d’alcool.»
 
On y précise que le nouveau gouvernement élu en juin 2018 veut «davantage de choix et de commodité pour les consommateurs et créer de nouveaux débouchés pour les entreprises privées» dans le secteur des alcools.
 
Le nouveau gouvernement Ford y dit vouloir «élargir la vente de bière et de vin aux dépanneurs, aux épiceries et aux hypermarchés, selon la demande du marché et non par décret gouvernemental.»
 
Il souhaite ainsi «inviter les consommateurs, les entreprises et d’autres à exprimer leur opinion sur les règles régissant la vente de bière, de cidre, de vin et de spiritueux par l’entremise d’un examen en profondeur.»
 
Le sondage a été lancé le 13 décembre dernier et dans un communiqué, le ministère des Finances dit vouloirs les avis sur ces points:
 
  • Amélioration des règles relatives à la vente et à la consommation de bière, de cidre, de vin et de spiritueux;
  • Possibilité de permettre à de nouveaux types de magasins, y compris des dépanneurs et des magasins à grande surface, ainsi qu'à un plus grand nombre d'épiceries, de vendre ces produits;
  • Création d'un plus grand nombre de débouchés pour les vendeurs et les distributeurs du secteur privé...
 

C'est votre culture qui détermine votre gout du vin

La société distincte du vin !

Deux panels de dégustateurs experts en vin; l'un de la Colombie-Britannique et l'autre du Québec jugent 7 vins.

Résultat: le plus fruité des uns est jugé le moins fruité par les autres.
Le pire vin des uns et le troisième meilleur des autres.

C'est ce que nous apprend une étude menée par des chercheurs de l'Université Concordia de Montréal et de l'Université de Colombie-Britannique.

Intitulée «Wine quality and sensory assessments: do distinct local groups of wine experts differ?» et menée par Bianca Grohmann l'étude semble démontrer que le jugement des experts en vin varie selon le lieu d'origine de l'expert.

On a fait déguster 7 vins rouges à un panel de 14 experts de la vallée d'Okanagan en Colombie-Britannique et à 8 de Montréal. Les résultats ont été très différents.

Le groupe de l'Ouest était formé principalement d'oenologues et de vignerons et celui de Montréal était composé surtout de chroniqueurs de vin et de sommeliers.

Les panellistes ont évalué chacun des vins selon 7 aromes (végétatif, végétal, fruité, poivron vert, cassis, épicés, bois) et 9 éléments gustatifs (acidité, astringence, bois, fruits, amertume, amplitude, équilibre, longueur, défaut).

Les vins ont été évalués selon une échelle de 10. Puis selon une grille de qualité (apparence/couleur; arome; défaut; sucre/amertume/acidité; corps/amplitude; longueur; équilibre et qualité d'ensemble. Ceci pour un total de 20 points.

«Le panel d’Okanagan a signalé une plus grande odeur de fruits pour les vins nos 2, 3 et 5, tandis que le panel de Montréal a détecté une plus grande odeur de fruits dans les vins nos 1, 4, 6 et 7.»

La plus grande différence a été notée pour le vin no 5 (Apothic Red) qui a reçu une très bonne note des experts de l'Ouest; alors qu'il a été jugé le moins bon vin par ceux de Montréal. (Ce vin contient 16 grammes de sucre réducteurs.)

«Dans l’ensemble, le panel montréalais a eu tendance à attribuer une note plus élevée aux vins selon les éléments suivant: végétal, poivron vert, arôme épicé, arome de chêne, amertume, acidité, flaveur étrange et équilibre par rapport au panel d'Okanagan.»

Est-ce un effet des cultures différentes du Nouveau Monde versus le monde Européen se demandent les chercheurs.

«Le panel d’Okanagan a semblé associer davantage le gout épicé à la qualité générale des vins; alors que celui de Montréal paraissait beaucoup plus indulgent pour les défauts et accordait plus d'importance à l'équilibre des vins.»

Les chercheurs concluent en disant que «cette recherche montre qu'il existe des différences dans la manière dont les vins sont évalués par des experts du vin dans différents lieux géographiques.»

Les préférences des experts d'Okanagan et de Montréal
Okanagan   Montréal
Jackson-Triggs Res Merlot 2014 Okanagan
15,5

30 Mile Shiraz 2014 Australie
15,3
30 Mile Shiraz 2014 Australie
15,3

Château Eugénie cahors Tradition 2015
15,2
Apothic Red 2015 Californie
14,9

Carinena Res Monasterio De Las Viñas 2006 15
Château Eugénie cahors Tradition 2015
14,5

Jackson-Triggs -  Res Merlot 2014 Okanagan
14,3
Gray Monk Pinot Noir 2015 Okanagan
14,4

Road 13 Honest John's 2014 Okanagan
14,3
Road 13 Honest John's 2014 Okanagan
13,8

Gray Monk Pinot Noir 2015 Okanagan,
13,8
Carinena Res Monasterio De Las Viñas 2006
13,2

Apothic Red 2015 Californie
12,5

____________
Source
Wine quality and sensory assessments: do distinct local groups of wine experts differ?
Bianca Grohmann, Camilo Peñab and Annamma Joy.
Department of Marketing, John Molson School of Business, Concordia University, Montreal, QC, Canada; Faculty of Management, University of British Columbia, Okanagan, BC, Canada.

Sujets connexes:
Êtes-vous un buveur de vin de type A ou B?
Peut-on comparer les notes des journalistes de différents pays?

D'autres articles sur ce sujet dans la presse:
Les palais québécois plus fins pour le vin que ceux de la côte Ouest? Daphné Cameron, La Presse;
Y'a-t-il deux solitudes parmi les dégustateurs de vins? Frédéric Arnould, Tout sur le vin;
Une nouvelle étude montre que les œnologues diffèrent d’opinion selon la région où ils vivent
J. Latimer, Université Concordia.

Des vins d'Elisabetta Foradori

Teroldego·Italie·Trentin·Manzoni·Granato
Morei·Sgarzon·Biodynamie
 Elisabetta Foradori est une vigneronne de la région du Trentin dans le nord de l'Italie. Elle serait la meilleure productrice des vins de cépage teroldego. Ce serait un cépage apparenté à la syrah à la dureza et à la mondeuse.
 
 La dégustation a été menée par Louis Landry à l'Académie du vin de l'Outaouais. Le but était de présenter des vins de cette vigneronne réputée d'Italie.
 Isabella Foradori a hérité du domaine de son père et l'a modifié pour en faire une production en biodynamie. Plusieurs de ses vins sont fermentés et élevés en amphore. C'est un domaine d'une vingtaine d'hectares produisant environ 160 000 bouteilles.
 
Nous avons dégusté son grand vin le Granato (80 $); son vin ordinaire simplement appelé Teroldego (33 $); deux vins de deux parcelles: Morei et Sgarzon (50 $), tous faits de teroldego; ainsi qu'un vin blanc fait du cépage manzoni bianco.
 
 
Voici de brèves notes sur chacun des vins.
 
Fontanasanta, Manzoni Bianco, Foradori, 2013
Un nez très invitant de bonbons jaunes, de noix et de fleurs. Une très belle bouche vive, ample, fraiche, légèrement citronnée. La texture est presque tanique. La finale est légèrement sèche et de persistance moyenne. Un vin agréable et bien original. Excellent.
 
Foradori 2003
Très foncé, opaque. Des aromes de fruits chauds. Chocolaté. Un beau vin bien équilibré. Finale sur les fruits chauds. Bien bon 
 
Foradori 2011
Foncée opaque et brillant. Des odeurs et saveurs de vinaigre. Bouche métallique et assèchante. Désagréable. Un bien mauvais vin.
 
Foradori 2009
Opaque. Beau nez sur des aromes de fruits noirs et de cuir. Juteux. Une masse de fruits et de tanins de qualité. Un vin costaud et élégant. Excellent. 
 
Foradori 2015
Odeurs de fruits pourris et de merde. Saveur acre. Fortement contaminé par les Bretts. Très mauvais. À retourner.
 
Granato 2003
Foncé opaque. Très beau nez chocolaté. S'ouvre lentement. Les saveurs de chocolat reviennent en bouche. Un vin costaud, ample et chaleureux. Très bon. 
 
Granato 2009
Chocolat fin. Belle structure. Fruité gras. C'est gros. Très beaux tanins. Un peu rapeux. Très bon. 
 
Granato 2015
Très tanique, riche, ample, gros, jeune et plutôt rustique. Un genre. Bon
 
Sgarzon 2015
Très belle texture. Coulant, fin et juteux. Une belle vivacité. Tanins fins. Fruité précis. Rappelle un peu certains vins de syrah. Tonique et d'une grande buvabilité. Superbe.
 
Morei 2015
Une belle texture. Coulant et rond. Très beaux tanins. Juteux. Texture lisse. Fruité acidulé et belle acidité.   Très bon. 
 
Ces vins sont produits sous l'appellation Vignetti delle Dolomiti IGT Toreldego.
 
Ces vins sont pour la plupart dans des bouteilles très lourdes. Ses bouteilles de sa cuvée ordinaire sont passées de 467 g à 779 g; et celles de ses cuvées parcellaires pèsent 897 g. Ce qui est bien lourd comparé à une bouteille de type bourgogne de 540 g. Ceci est bien étonnant pour quelqu'un qui travaille en biodynamie et qui dit être à l'écoute de la nature.
 
En somme une dégustation bien intéressante, de vins originaux, de belle qualité. Toutefois, nous avons vu aussi que ces vins «de qualité» ne sont pas exempts de défauts, de mauvais gout.
 
De belles découvertes de vins de cépage toreldego d'Elisabetta Foradori de la région de Trentin au nord de l'Italie.
 
Certains de ces vins de millésimes différents sont disponibles à la SAQ. D'autres peuvent être obtenus en commande privée auprès de l'agence Oenopole.

Statistiques de Vin Québec 2018

221 589 utilisateurs
391 918 sessions
696 756 pages vues

Le site vinquebec.com a été utilisé par 221 000 personnes en 2018.

C'est ce que nous dit le relevé de fréquentation du site établie par Google Analytics.

La journée la plus active a été le 23 décembre 1777 utilisateurs.

Canada 179 9014  81 %
France 23 647   10 %
États-Unis 3913
Belgique 2871
Suisse 1920
Italie  562
Espagne 528
Maroc 499
Allemagne 478
Royaume-Uni 472

Le mois le plus actif était décembre avec 31 886 utilisateurs; suivi de novembre 22 691 et de janvier 22 654. Le mois le moins actif fut septembre avec 17318 utilisateurs.

Provenance des visiteurs
La plupart des visiteurs proviennent du Canada; soit 81 %.

Un peu plus de 10 % viennent de France.

La plupart des autres proviennent d'Europe.

 

Mobile 43 %
Desktop  40 %
Tablette   17 %

Les appareils utilisés
L'ordinateur de bureau est maintenant moins utilisé que les appareils mobiles. En 2016, c'était desktop 46 %; mobile 34 % et tablette 19 %.

 

Navigateurs utilisés
Chrome 43 %
Safari 37 %
IE 4,8 %
Firefox 4,6 %
Edge  4,4 %

Les navigateurs les plus utilisés sont Chrome (43 %) et Safari (37 %).

Internet Explorer et Firefox sont peu utilisés maintenant.

 

Recherche internet 78 %
Acccès direct 15 %
Sites référants 4 %
Réseaux sociaux 2 %.

Canal
La grande majorité des visiteurs atteignent le site en faisant une recherche par internet. Très peu proviennent des réseaux sociaux; soit moins de 2 %.

 

Les pages les plus visitées
Les pages qui ont été les plus consultées au cours de l'année 2018 sont les suivantes
Recherche; Les meilleurs vins rouges; Qualité-Prix; Les meilleurs vins à la SAQ-Dépot; Les meilleurs vins blancs; Les vins bios; Températures de service du vin; Des vins pour la cave; Les meilleurs vins entre 20 et 30 $; Alergie, intolérance au vin; Les grands vins et Les sulfites dans le vin.

Le site vinquebec.com existe depuis mars 1997.
Notre mission : découvrir, apprécier, apprendre et informer.

Combien d'heures de travail pour payer le champagne?

Pendant combien d'heures devez-vous travailler pour vous acheter une bouteille de champagne?

C'est ce qu'a calculé un économiste de l'Association américaine des économistes du vin.

Selon ses chiffres, un Canadien devra consacrer 41 % de son salaire quotidien pour se payer une bouteille de champagne Moët et Chandon (65 $ SAQ; 67 $ LCBO).

C'est presque que quatre fois qu'un travailleur du Luxembourg et de Suisse qui peuvent se l'acheter avec les revenus d'un dixième de leur journée de travail; et deux fois plus qu'un travailleur des États-Unis.

Ainsi il en coutera 41 % de son salaire moyen quotidien à un Canadien pour acheter cette bouteille; alors que ce ne sera que 11 % pour un Luxembourgeois, 12 % pour un Suisse; 17 % pour un New Yorkais; 22 % pour un Californien; 23 % pour un Australien; 27 % pour un Français; 29 % pour un Britannique; 30 % pour un Belge et 32 % pour un Suédois qui lui aussi s'approvisionne auprès d'un monopole.


AAWE
@wineecon

UN PEU DE LECTURE SUR LE VIN III

Les levures font le vin
Ces levures entrainent des modifications cellulaires qui créent des aromes, des saveurs et des textures. Il y a les levures naturelles et les levures ajoutées. Plusieurs types de levures peuvent intervenir lors de la fermentation alcoolique.

Les crus du Muscadet
Le muscadet n'est plus un petit vin. Il y a de grands vins maintenant en muscadet et même des muscadets de garde.

La musique modifie le gout du vin
La musique peut adoucir ou durcir l'impression qu'on a du vin. Le vin est analysé par la même section du cerveau qui analyse la musique. C'est la même zone de plaisir. Si on juge un vin en écoutant de la musique, on ne peut être assuré que le cerveau juge alors le vin ou plutôt la musique.

Voir aussi
Un peu de lecture I
Un peu de lecture II

La France est le plus gros importateur de vin d'Espagne

La France a importé 362 millions de litres de vin d'Espagne au cours des 9 premiers mois de l'année 2018. Ces vins sont surtout importés en vrac à hauteur de 300 millions de litres et 37 millions de litres en bouteille de vin tranquille, plus 15 millions de litres de vin effervescent d'Espagne.

Ces importations ont totalisé 250 millions d'euros. Soit 175 M€ pour le vrac; 50 M€ pour le vin tranquille en bouteille et 25 millions € pour les vins effervescents.

Le vrac espagnol est vendu 0,58 euro le litre à la France.

Ce sont les chiffres publiés hier par Il Corriere Vinicolo.

La France est ainsi le principal marché d'exportation des vins d'Espagne. Elle devance même l'Allemagne qui importe 254 millions de litres de vin d'Espagne; dont 165 millions de litres de vrac.

L'Espagne exporte plus de vin en vrac qu'en bouteilles: soit 777 millions de litres en vrac contre 654 en bouteilles.

Exportations de vin en vrac de l'Espagne
9 premiers mois de 2018

Exportation vin en vrac Espagne

Wine by Numbers, décembre 2018        

Étonnamment, l'Italie est le troisième importateur de vin d'Espagne en vrac à 92 millions de litres au prix de 0,53 € le litre, comme on le voit dans ce tableau de Wine by Numbers.

L'Espagne et le premier exportateur de vin en vrac au monde avec 777 millions de litres devançant l'Australie (309 ML); l'Italie (266 ML); le Chili (233 ML) et l'Afrique du Sud (201 ML).

L'Italie, de son côté, exporte surtout son vrac en Allemagne (143 ML) et en France (32 ML). Pendant ce temps, l'Australie exporte surtout son vrac en Angleterre (144 ML); et le Chili l'exporte surtout en Chine (61 ML).

La France importe aussi du vin en vrac d'Afrique du Sud (19 ML) et même 5 millions de litres de vin en vrac des États-Unis.

Donc, la France a importé 406 millions de litres de vin pendant qu'elle en a exporté 1,6 milliard de litres au cours des 9 premiers mois de l'année 2018.

Ce sont là des chiffres bruts collectés auprès des instituts de statistiques, des bureaux de douane et des associations nationales des industries vinicoles des pays concernés par Wine by Numbers.

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Source Wine by Numbers January-September 2018, Décembre 2018, Unione Italia Vini et Il Corriere Vinicolo.

LES VINS MOUSSEUX, COMMENT LES CHOISIR ?

Il y a 777 vins mousseux à la Société des alcools du Québec,
dont 421 champagnes; 75 proseccos; 64 crémants; 49 cavas et autres.

Comment les choisir? C'est bien difficile!
Ça dépend de son gout, de ce que l'on cherche et pour quelle utilité.

On ne prendra pas nécessairement le même mousseux en apéritif, au repas, avec les fruits de mer ou au dessert.

Le taux de sucre est très important dans les mousseux. Il peut varier énormément de moins de 3 grammes au litre pour les extrabruts à 12 pour les bruts; à 17 pour les extras secs et 32 g/l pour les secs.  Ce sont des vins très acides; alors quelques grammes de sucre feront toute la différence.

Souvent en apéritif, on préfèrera les mousseux qui contiennent un peu de sucre résiduel et les bruts seront plus appropriés pour accompagner les mets et surtout les fruits de mer.

La qualité des bulles est primordiale. Je parle ici des sensations laissées par les bulles en bouche et non pour les bulles qu'on voit dans le verre qui dépendent surtout du verre lui-même.

La température de service est très importante. Servi froid, le mousseux semblera plus acide, plus dur et moins savoureux. Alors vaut mieux le laisser se réchauffer un peu dans le verre.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que les autres vins effervescents, mais il sera presque toujours plus cher. Il y a des cavas plus agréables et des crémants plus savoureux que de nombreux champagnes d'entrée de gamme.

Dans quel verre, doit-on les boire?
Là, il y a trois écoles, l'école des jolies bulles qui montent; l'école des aromes au nez et l'école des saveurs et sensations en bouche. Certains préfèrent le visuel, donc la flute; d'autres les aromes, donc le grand verre. Moi, je préfère les saveurs en bouche, donc retour aux flutes pour les saveurs et le visuel.

Finalement, les vins effervescents sont souvent des vins de grandeS productionS, de grosses productions, fait en très grandes quantités; des vins que l'on peut souvent qualifier de vins industriels. En général, ils ne sont pas aussi complexes que les vins secs. On les boit alors plus pour les bulles, pour les sensations que pour les saveurs.

En terminant, rappelons-nous que les mousseux soulent plus vite que les vins secs, car le gaz carbonique pousse plus rapidement l'alcool dans notre organisme et que ça monte plus vite à la tête.

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PRIX DU VIN EN FRANCE COMPARÉ AU QUÉBEC

Le magasine internet Mon Viti publie aujourd'hui les résultats d'une étude sur le prix des vins en grandes surfaces en France. L'étude a été menée par l'organisme gouvernemental FranceAgriMer.

On y voit que le prix moyen du vin rouge en grande surface (hyper et supermarché) est de 4,78 euros le litre; soit 7,16 $ le litre ou 5,37 $ la bouteille. Des prix largement inférieurs à ce que nous avons au Québec.


7,73 $/litre
  5,80 $/bout
7,16 $/litre
5,37 $/bout
5,15 $/litre
 3,86 $/bout

 

À la SAQ, le litre le moins cher est à 6,30 $. La bouteille la moins chère est à 7,10 $. Je n'ai pas le prix moyen des vins à la SAQ. Toutefois, si l'on regarde juste le prix médian des 1000 vins rouges les moins chers à la SAQ, c'est 15,55 $. C'est près du triple du prix en France.

Dans les épiceries du Québec, chez IGA, le moins cher au litre est à 9,49 $ et ce avant taxes et le moins cher en bouteille est à 8,99 $ avant taxes.

Nous le payons cher notre vin quotidien!

__________

  Source : Quel est le prix du vin en grande surface, Mon-Viti, Sévérine Favre, 3 décembre 2018.

Fin des grèves à la SAQ

La direction du syndicat des 5500 employés de magasin de la SAQ annonce la conclusion d'une entente de principe pour le renouvèlement de leur convention collective.

Après 23 mois de négociations et plus de 100 rencontres de conciliation, les deux parties ont conclu un accord ce matin vers 7 heures.

Cette entente sera présentée au comité exécutif du syndicat lundi prochain et le projet de nouvelle convention collective de 6 ans sera présenté en vote en assemblée générale des membres du syndicat en janvier.

La SAQ vend moins de vin, mais fait plus d'argent

La SAQ a vendu moins de vin au cours du dernier trimestre, mais elle a toutefois fait plus d'argent grâce aux spiritueux, aux panachés, aux grèves et au cannabis.

Les ventes de vins ont diminué de 1,3 million de litres à 39,1 millions de litres au cours du dernier trimestre se terminant le 25 septembre comparé au même trimestre l'année précédente. En dollars, ceci a entrainé une perte de près de 10 millions de dollars.

Toutefois, la SAQ a fait plus d'argent avec les spiritueux, malgré des ventes similaires à l'an dernier, la société d'État à fait 3,4 millions de dollars de plus avec le fort.

De plus, la SAQ a fait 2,3 millions de dollars de plus avec les panachés, dont les ventes en volume ont connu une croissance de 13 %.

De plus, la SAQ a moins dépensé en salaire en raison des journées de grève; soit 400 000 $.

La société d'État a aussi moins investi en immobilisation; soit 2,3 millions de dollars de moins que la même période l'an dernier «le plus bas niveau des cinq derniers exercices expliqué en partie par les efforts consacrés à la mise en oeuvre de la Société québécoise du cannabis.» Donc, les services responsables des installations de la SAQ se sont plutôt consacrés aux installations de la nouvelle société du cannabis et y ont dépensé 3,2 millions $ (7,2 M$ depuis le début de l'année). Cette somme est comptabilisée au poste de «Comptes clients et autres débiteurs».

La direction de la SAQ affirme que ses ventes auraient été plus élevées parce que «les ventes de la fête nationale de l’exercice précédent ont été réalisées au deuxième trimestre. Sans ce décalage, les ventes auraient été plus élevées.»

La SAQ a dépensé moins en salaire et a moins investi en immobilisation; a vendu moins de vin; a fait moins d'argent avec le vin; mais a fait plus d'argent avec les spiritueux même si elle n'en a pas vendu plus et a fortement accru les ventes et ses bénéfices tirés des boissons panachées, appelées coolers.

En résumé, au total, les  ventes en volume de la SAQ ont baissé de 1 million de litres; baissé de 4,3 millions de dollars; mais son bénéfice brut a augmenté de 800 000 $ grâce à la réduction de ses dépenses et aux ventes de spiritueux et de boisson panachée.

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    Source : 2e trimestre 2018-2019, SAQ.

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