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Doit-on boycotter Freixenet et Codorniu?

Les patrons des deux plus gros producteurs de cavas d'Espagne, Freixenet et Codorniu, menacent de quitter la Catalogne.

Le président de Freixenet qui est aussi président de la Chambre de commerce d'Espagne, Josep Lluís Bonet, dit que la séparation de la Catalogne serait une absurdité. «Les dommages causés à l’image de la région seraient alors pratiquement irréparables.»

De son côté, la direction de l'autre grosse maison de production de cava, installé en Penedès en Catalogne annonce qu'elle transférera l'adresse légale de son entreprise en Rioja. «Codorníu también se va».

Le gouvernement central d'Espagne a adopté dernièrement une loi facilitant (ou incitant) les entreprises à transférer l'adresse de leur siège social dans une autre région d'Espagne.

Ceci nous rappelle étrangement ce qui a été appelé le «Coup de la Brink's» au Québec en 1970. «Une grossière manipulation des médias et de l’électorat québécois.» (Le Devoir) De riches hommes d'affaires qui veulent faire peur au petit peuple.

En fait, Freixenet et Codorniu ne transfèreront pas leurs vignes ou leurs installations, mais seulement l'adresse légale de leur siège social. Elles suivent ainsi l'exemple de deux banques qui ont aussi menacé de quitter la catalogne à la suite du référendum sur l'indépendance de cette région. Elles prétendent que ce sera le chaos économique.

Rappelons que 90 % des participants à ce référendum ont voté pour l'indépendance de la Catalogne. Le gouvernement central de Madrid dit de son côté que l'indépendance est illégale.

Ce deux maisons produisent des mousseux que l'on appelle Cava en Espagne. Environ 95 % de la production de Cava est originaire de Catalogne. Cette région génère 22 % des revenus d'exportation des vins d'Espagne.

Au Québec, ces vins sont populaires. La SAQ en a 40 à son répertoire. Cordoniu et Freixenet sont probablement les plus vendus.

Voici d'autres noms de bons producteurs de cava : Segura Viudas; Villa Conchi; Parés Baltà; Juvé y Camps; Raventos i Blanc; Gramona; Torrès et Recaredo.

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COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mis à jour régulièrement.


Libre-échange et prix du vin au Québec

Le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne est entré en vigueur jeudi dernier. Il prévoit, entre autres, l'élimination des droits de douane sur les produits alcooliques en provenance de l'Europe.

Est-ce que cela veut dire que nous paierons le vin d'Europe moins cher?

La SAQ annonce que «Le prix de détail pour les produits actifs en approvisionnement continu dont la déclaration d’origine sera reçue avant le 6 octobre tiendra compte de l’exemption du droit de douane à compter du 8 novembre dans le réseau des succursales.»

Quel est ce droit de douane sur les vins?
«Les droits de douane s’élèvent à 0,0187 $ le litre», selon le site W2C. S'élève est ici un bien grand mot, puisque cela représente 0,014 $ la bouteille de 750 ml. Donc, une cent et demie la bouteille de vin.

Ce ne sera pas une grosse économie, d'autant plus que le gouvernement fédéral a augmenté sa taxe d'accise d'une cent à 49 cents sur les bouteilles de vin dans son dernier budget en mars dernier. Ce qui mange les deux tiers de la cent et demi.

Cette hausse de 1 cent a déjà été ajoutée aux vins de spécialité. Elle sera ajoutée aux 1600 vins courants le 8 novembre dans les succursales de la SAQ et le 4 décembre dans les épiceries.

Donc, ne retenez pas votre souffle.

La SAQ nous dit que cela pourrait entraîner une réduction maximale de 5 cents.

 


La carte SAQ Inspire est populaire

La carte de fidélité Inspire de la Société des alcools du Québec semble bien populaire.

D'après un sondage rapide dans vinquebec.com, 87 % des répondants disent utiliser la carte SAQ Inspire.

Par contre, 13 % affirment ne pas l'utiliser.

Dans son dernier rapport annuel, la SAQ dit qu'elle a 1,9 million de membres qui ont cumulé une moyenne de 1500 points par mois et que 38 % d'entre eux ont profité de leurs points au moins une fois au cours de la dernière année.

Pour plus d'information sur ce programme de la SAQ, consultez le site de la société d'État.

La SAQ ne veut presque plus de hausses de prix

La direction de la Société des alcools du Québec a annoncé aujourd'hui à ses fournisseurs qu'elle ne voulait presque plus de hausses de prix sur les vins.

Dans une missive destinée à ses partenaires d'affaires, la SAQ écrit que «Les demandes pour des hausses de prix seront autorisées et analysées deux fois par année».

Ce qui est tout un changement, puisque jusqu'à l'an dernier, la SAQ autorisait des hausses de prix 7 fois par année. Ce qui était perçu comme étant des incitations à hausser les prix. La SAQ envoyait le message qu'elle voulait des hausses afin de faire plus d'argent. (Voir Hausses de prix secrètes à la SAQ! septembre 2013 et Des hausses sur des vins déjà payés, février 2014)

En plus de réduire le nombre de hausses permises, la SAQ impose des conditions à ses deux seules autorisations de hausse de prix de ses fournisseurs, dont une édictant que la hausse ne devait pas dépasser le taux d'inflation du pays du fournisseur. Le monopole insiste aussi pour que le prix de gros ne dépasse pas celui offert aux autres monopoles canadiens.

Une des hausses sera permise en novembre prochain et l'autre après le dépôt des budgets fédéral et québécois au printemps. Auparavant, les hausses étaient permises en avril, juin, août, octobre, novembre, février et mars. Ce qui a conduit à des prix de détail nettement supérieurs à ceux de la LCBO ontarienne.

Rappelons que la SAQ s'est fait reprocher plusieurs fois d'exagérer les prix; ce qui a découragé de nombreux consommateurs et ralenti les ventes de vin en volume de vin au Québec. (Le système d'achat de gros de la SAQ est vicié, juin 2016).

La direction de la SAQ a depuis changé de cap. En novembre dernier, elle avait déjà annulé 3 hausses prévues et réduit de 1,40 $ le prix de ses 1600 vins les plus populaires. Elle a aussi augmenté son offre de vins à petits prix. (Le nombre de vins à moins de 10 $ multiplié par 6 à la SAQ, juin 2017)

La direction du monopole québécois des vins semble donc maintenant vouloir maintenir ses prix à des niveaux plus acceptables pour les consommateurs québécois.

Dans la série Comprendre la SAQ   

La valse des prix

Vous vous souvenez peut-être de cette grande différence de prix de ce vin Honoro Vera Garnacha entre le Québec et l'Ontario; soit 16,40 $ au Québec et 12,95 $ en Ontario. Je vous en ai parlé en janvier dernier.

Comment expliquer cette différence alors que le président de la SAQ se vente d'obtenir les meilleurs prix au Canada pour les vins importés.

Questionnée, la SAQ nous a répondu à l'époque être «en discussion avec l’agent pour corriger la situation.»

L'agence Balthazard qui représente ce producteur au Québec n'avait pas répondu à nos questions sur ce sujet. Eh bien, les discussions semblent avoir porté fruit, puisque depuis le prix de ce vin a été réduit au Québec à 13,75 $, comme on peut le constater dans le site de la SAQ.

Ce vin est vendu 5,98 US$ (7,30 $) à M.D Fine Wines aux États-Unis.

Le prosecco dangereux pour vos dents!

Le prosecco, ce mousseux italien acide et sucré serait néfaste pour vos dents selon des dentistes britanniques.

Cette nouvelle reprise par de nombreux médias britanniques a enragé de nombreux Italiens.

La controverse a commencé le 18 août par un article du magazine Bazzar du groupe Harpers intitulé How champagne could be ruining your smile (Comment le champagne peut ruiner votre sourire) qui rapporte les propos du dentiste Dr Richard Marques qui affirme que les vins pétillants peuvent être néfastes pour la santé dentaire. Ses vins contiennent beaucoup d'acide, ce qui ramollit temporairement l'émail des dents les rendant sensibles à l'érosion. De plus, les mousseux contiennent du dioxyde de carbone (ce qui donne les bulles) qui accentue l'acidité. C'est pire encore avec le prosecco qui contient beaucoup de sucre, selon le dentiste, ce qui contribuerait encore plus à détériorer l'émail des dents, dit le dentiste.
(En fait, le prosecco contient en général autour de 15 g/l de sucre, contre environ 10 g/l pour plusieurs champagnes bruts.)

Ces propos ont été répétés par deux autres dentistes et repris par la grande presse, entre autres par le Daily Mail du 27 août. How our prosecco obsession is rotting the nation's teeth: Dentists issue warning over the sparkling wine's high sugar content. On n'y mentionne plus le champagne, mais seulement le prosecco. Ils y ajoutent que le prosecco est encore plus dangereux parce que souvent consommé hors des repas. On y dit que les femmes sont particulièrement en danger d'avoir un «prosecco-smile»!

Un Brexit dentaire
Puis le réputé journal Guardian y va le lendemain d'un retentissant Save your teeth – and six other reasons to give up prosecco. (Sauver vos dents et six autres bonnes raisons d'abandonner le prosecco.) Ce qui a enragé la presse italienne, les producteurs de prosecco et même la ministre de l'Agriculture du pays. On y voit une conséquence du Brexit, un «fake news» à la Trump et un complot de l'industrie de la bière britannique. (Il Guardian attacca il prosecco italiano, c'è dietro la lobby britannica della birra?) (I dentisti inglesi alla guerra del Prosecco) (“Fa male ai denti”: il Guardian attacca il Prosecco).

J'ai recensé près d'une centaine d'articles sur le sujet dans la presse anglaise (Voir ici.)

Ce n'est pas la première fois que le journal Daily Mail aborde ce sujet. En mars 2016, il y allait d'un How PROSECCO can ruin your teeth: Think your favourite fizz is a healthy option? Sorry, but your dentist won't agree.

En janvier dernier, le site Smile Store - The Dental Specialist publiait Prosecco is bad for your teeth.

C'est une affaire de gros sous. Le prosecco est devenu très populaire en Angleterre qui en achète 40 millions de litres, soit le tiers de la production de ce vin mousseux de Vénétie. Une hausse de 36 % en un an qui concurrence la bière britannique.

La nouvelle a pris une telle ampleur qui a même surpris les dentistes britanniques qui disent que leur avertissement n'avait rien à voir avec la politique, le Brexit ou le commerce.

Est-ce vraiment dangereux pour vos dents?
En fait, tous les produits acides tels que coke, sodas, jus et vin ramollissent l'émail de vos dents. Mais ceci est temporaire. Il faut juste éviter de se brosser les dents trop tôt après en avoir consommé. Les dentistes recommandent d'attendre de trente minutes à une heure avant de se brosser les dents après avoir consommé du vin. On nous donne aussi un truc simple. Il s'agit de manger un morceau de fromage après le repas. Ce fromage rétablira vite le pH buccal, donc l'équilibre acide de votre bouche et de votre salive. En fait, ceux qui sont le plus en danger d'avoir des dents grises et ternes sont les dégustateurs. Voir à ce sujet Dégustateurs, attention à vos dents.
 

Hausse des ventes suite à la baisse de prix à la SAQ

La SAQ a fortement accru ses ventes de vin dans ses succursales depuis la baisse de ses prix.
 
La direction de la Société des alcools du Québec a effectué trois baisses de prix depuis novembre 2016.
 
Le 9 novembre, les prix de ces vins avaient été réduits de 50 cents; suivi le 10 janvier par une baisse de 40 cents et finalement une troisième réduction de 50 cents en février 2017. Une baisse totale de 1,40 $ sur ses 1600 vins les plus populaires.
 
Cette baisse des prix a entraîné une hausse des ventes de vin de 1,2 million de litres au cours des 6 premiers mois de l'année, comparé à la même période de l'année précédente.
 
Comme on le voit dans le tableau suivant, les ventes de vin en volume étaient en hausse constante de 2007 à 2012 dans les succursales de la SAQ. Puis, il y a eu une chute brutale en 2013 et une remontée en 2014.
 
Ensuite, au cours des 6 premiers mois de 2015, les ventes ont chuté de 0,3 million de litres; puis ce fut une très faible hausse de 0,1 million de litres au cours des 6 premiers mois de 2016. Finalement, après les baisses de prix, les ventes ont remonté au cours des 6 premiers mois de l'année en cours pour atteindre 51,9 millions de litres.
 
Une remontée de 1,2 million de litres qui est du même ordre que celle de 2014 et qui s'approche des hausses des années antérieures à 2013.
Ventes vin en volume / succursales SAQ
  2007
2008
2009
2010
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Millions litres 41,1 41,7 43,2 45,3 47 50,6 49,7 50,9 50,6 50,7 51,9
Variations   0,6 1,5 2,1 1,7 3,6 -1,1 1,2 -0,3 0,1 1,2
@vinquebec.com  

Ces chiffres ne comprennent pas les ventes aux épiciers, mais seulement les ventes en succursales, y compris les commandes privées et les ventes aux tenanciers de bars et de restaurants. Ces chiffres regroupent les données de la SAQ pour les trimestres T1 d'une année et T4 de l'année précédente de son année fiscale, soit en gros du premier janvier au troisième samedi de juin.

Dans la série Comprendre la SAQ  

LA SAQ DANS LES ÉPICERIES

Est-ce une bonne nouvelle?

La direction de la SAQ reprend son projet d'installer de ses succursales dans des épiceries. Une première succursale de la société d'État sera aménagée dans une épicerie de la chaine Metro dans le secteur Lasalle de Montréal, comme nous l'apprenait mardi dernier Pierre Couture du Journal de Québec. http://www.journaldequebec.com/2017/08/22/vente-de-vin-et-dalcool-une-saq-dans-un-metro
 
La SAQ installera une boutique dans l'épicerie, avec ses propres employés et ses caisses.
 
Est-ce une bonne nouvelle pour les consommateurs?
Est-ce une bonne décision pour le gouvernement?
 
La SAQ se rapproche des consommateurs.
 
Voyons les faits.
Ailleurs, dans le Monde, les consommateurs achètent surtout leur vin en faisant l'épicerie.
 
Ici au Québec, les ventes de vin en volume augmentent dans les épiceries alors qu’elles stagnent dans les succursales de la SAQ.
 
Les épiceries sont limitées à la vente de vins de bas de gamme, de vins importés en vrac et embouteillés ici, alors que la SAQ se garde le monopole des vins de meilleure qualité. 
 
En Ontario, la LCBO a entrepris l'an dernier de vendre du vin dans les épiceries. 
 
Nous allons à l'épicerie au moins une fois par semaine et beaucoup moins souvent à la SAQ. 
 
La direction de la SAQ doit maintenir ses ventes au niveau actuel ou encore mieux les augmenter.
Pour se faire, elle doit réduire ses coûts, notamment au niveau des loyers; augmenter ses points de vente sans trop augmenter ses coûts et se rapprocher encore plus des consommateurs.
 
Et c'est exactement ce qu'elle fait!
 
La SAQ pourrait toutefois le faire plus simplement en permettant aux épiciers de vendre eux-mêmes les vins importés en bouteilles par la SAQ. Elle le fait plutôt comme un monopole en conservant son contrôle absolu de distribution de vin de qualité.
 
Toutefois, en s'installant dans ces commerces, elle donnera au consommateur un meilleur choix de vins lorsqu'il fera son épicerie. Par contre, il devra faire la queue à deux caisses: celle de la SAQ et celle de l'épicier.
 
C'est un début. Ça s'en va dans la bonne direction, lentement, avec quelques contraintes. C'est tout de même une bonne nouvelle pour le consommateur. 

Achats de vin des autres provinces

Vous vous souvenez de cette annonce faite par les premiers ministres de trois provinces du Canada promettant aux consommateurs de pouvoir acheter du vin provenant de ces trois provinces.

C'était en juillet 2016. Les premiers ministres Philippe Couillard du Québec, Kathleen Wynne de l'Ontario et Christy Clark de la Colombie-Britannique annonçaient joyeusement la mise sur pied imminente du site internet d'un «marché commun» du vin de ces trois provinces.

Eh bien, un an plus tard, où en est-on avec cette promesse?

«Depuis l’annonce de l’entente entre les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique survenue en marge de la réunion du Conseil de la fédération en juillet 2016,  la SAQ a déployé différentes actions afin de simplifier l’accès aux vins des autres provinces.

Les vins canadiens bénéficient désormais d'une nouvelle identité visuelle en succursale pour faciliter leur repérage et nous avons également augmenté l’offre de produit en provenance de ces provinces. Une nouvelle section du site Internet de la SAQ leur est maintenant aussi dédiée, permettant ainsi aux clients de faire de belles découvertes. http://www.saq.com/content/SAQ/fr/produits/suggestions/produits-canada.html». Nous dit Renaud Dugas, responsable, relations de presse, Affaires publiques, Société des alcools du Québec.

Effectivement, le nombre de vins de l'Ontario est passé de 60 à 112 au répertoire de la SAQ. Celui des vins de Colombie-Britannique est monté de 40 à 49 et il y a même 2 vins de la Nouvelle-Écosse.

Cependant, la LCBO de l'Ontario qui affiche 55 vins de la Colombie-Britannique n'en affiche aucun du Québec.

On est loin de la promesse du soi-disant marché commun des vins au Canada et même loin du libre-échange à l'intérieur des frontières de notre propre pays! Que s'est-il passé?

Des vins rouges doux et peu acides

Un lecteur me demande de lui suggérer des vins rouges très doux et non acides.

Voici ce que j'ai pu trouver comme vins rouges doux et peu acides.

Ils sont classés par taux de sucre au litre selon ce qui est indiqué dans le site de la SAQ.

Ce sont des vins qui ont au moins 10 grammes de sucre, donc des vins demi-secs. Les vins secs ont moins de 4 grammes au litre.

La plupart proviennent de Californie et d'Australie. Certains viennent d'Italie et un de France. Plusieurs d'entre eux sont de très gros vendeurs au Québec.

Vins rouges demi-secs
    $ g/l
Originale Carpineto Italie 14,45 18
Jacob's Creek Simply Red Australie 12,55 18
Apothic Red Californie 15,65 17
Vive La Vie France 9,15 16
Ménage à Trois Silk Californie 17,10 15
Yellow Tail Big Bold Red Australie 13,95 15
Cupcake Red Velvet Californie 14,65 14
Folie à Deux Ménage à Trois Californie 16,10 13
Revolution CS Californie 9,60 12
Liano Sangiovese CS VV 2014 Italie 33,75 12
Revolution Red Californie 9,90 11
Trevini Primo Merlot/Primitivo Italie 12,55 11
Wallaroo Trail Shiraz Australie 8,85 11
Cardinal Zin Californie 13,65 11
Liano Sangiovese/CS
Italie 26,55 11
Moma
Italie 16,55
11
Love Italie 13,55
11
Gray Fox Cabernet-Sauvignon Californie 8,70 10
Beringer Collection CS Californie 19,95 10
Big Red House Californie 13,65 10
Cliff 79 Cabernet/Shiraz Australie 9,90 10

Ces vins rouges contiennent plus de sucres réducteurs que les amarones, ripassos et zinfandels.

La consommation régulière de vin diminue le risque de diabète

La consommation modérée ou élevée et régulière de vin est associée à un plus faible risque de développer le diabète.

C'est la conclusion d'une vaste étude menée au Danemark auprès de 70 000 personnes sur une période de 5 ans.

La fréquence et non seulement la quantité ont une influence sur la réduction des risques de diabète.

  1. La consommation d'alcool de 3 à 4 jours par semaine a été associée à un risque inférieur de 27 % chez les hommes et à un risque de 32 % plus faible chez les femmes que chez ceux qui ont bu moins d'une boisson par semaine.
     
  2. Les hommes et les femmes qui ont consommé 7 verres (*) ou plus de vin par semaine ont un risque de diabète de 25 à 30 % moins élevé que ceux qui avaient absorbé moins d'une boisson de vin par semaine.
     
  3. Encore plus, l'étude tend à démontrer que les hommes qui ont consommé 14 verres de vin par semaine avaient un risque 43 % plus faible que ceux qui ne buvaient pas, et les femmes qui avaient bu 9 verres de vin par semaine avaient un risque 58 % plus faible que les femmes non-buveuses.


Le bénéfice maximum pour les hommes est atteint à 14 verres par semaine pour les femmes c'est 9 verres par semaines.

Selon ces chercheurs l'effet protecteur du vin peut être associé à l'action des polyphénols sur les niveaux de sucre dans le sang. L'effet de la bière serait moins marqué que celui du vin pour les hommes et nul pour les femmes.

La fréquence et surtout la régularité de la consommation de vin auraient un effet sur le contrôle du sucre dans le sang.

«Bien que le mécanisme soit encore nébuleux, les chercheurs suggèrent que des concentrations plus élevées de tanins ont un effet inhibiteur sur l'action des enzymes réduisant les glucides. En d'autres termes, la présence de polyphénols dans le corps influencera l'effet des aliments sur le taux de sucre dans le sang pendant et après la consommation», écrit Lizette Borreli dans Medical Daily.

Par contre, les spiritueux, gin et vodka auraient un effet contraire et accroitraient les risques de diabète particulièrement chez les femmes.

L'étude a été menée par l'Institut national de santé publique de l'Université du Danemark méridional et publiée dans Diabetologia le journal  de l'Association européenne pour l'étude du diabète.

__________

(*) Au Danemark, un verre d'alcool c'est 12 grammes d'éthanol (13,6 au Canada) ou 15,2 ml d'alcool pur (17,2 au Canada). (Wikipedia) Soit environ un verre de 120 ml de vin ou 1/6 de bouteille de 750 ml. Ou encore environ 300 ml de bière.

Source : Alcohol drinking patterns and risk of diabetes: a cohort study of 70,551 men and women from the general Danish population. Charlotte Holst, Ulrik Becker, Marit E. Jørgensen, Morten Grønbæk, Janne S. Tolstrup, Diabetologia, juin 2017.

Vin en vrac vendu à la SAQ

Un bon bénéfice!

Je demande donc à la SAQ ne me fournir une liste. On me transmet une liste de 85 vins. Liste mise à jour en juin et publiée maintenant dans le site saq.com. La liste précédente, datant de juin 2015, contenait 64 vins. (Celle de mars 2015 en contenait 54.)

Pour certains vins, on peut deviner qu'ils sont embouteillés ici s'ils portent des noms tels que l'Auberge Rouge, le Pichet Blanc ou le Carafon Rouge. Par contre, c'est plus difficile pour les Vittori Bartolo Mazzi Montepulciano d'Abruzzo; Sauvignon Blanc Monkey Bay Marlborough; La Réserve de Bubas Corbières; Campo de la Taranta; Etienne Marceau Cabernet-Sauvignon/Syrah et Pinot grigio Villa Di Ponticello Delle Venezie i.g.t...

Est-ce qu'il existe vraiment ce Étienne Marceau; et où trouver cette Villa di Ponticello?
Bonne chance!

Il y a de gros vendeurs dans cette liste. Les gros succès d'épiceries que sont les Revolution et Wallaroo Trail ont été adoptés par la SAQ.

Ces vins sont embouteillés, entre autres, dans les usines de la Maison des Futailles; de A. Lassonde et Constellation Brands.

Plusieurs des vins sur la liste n'apparaissent pas dans le site de la SAQ. Par contre, un vin comme Brutus Charles Meunier, fort probablement embouteillé au Québec, n'est pas sur cette liste!

Fin des livraisons gratuites à SAQ Signature

Les livraisons en provenance des magasins SAQ Signature ne sont plus gratuites.

Il faut maintenant payer les frais de livraison (ou de transfert) de 12 $ plus taxes; soit 13,80 $.

En effet, la SAQ applique la même pratique maintenant pour toutes ses succursales.

Jusqu'à dernièrement, les transferts et livraisons des vins et spiritueux des magasins Signature étaient gratuits.
Un client pouvait téléphoner à un des quatre magasins Signature et faire livrer gratuitement le ou les produits désirés.

Toutefois, depuis quelques semaines, la SAQ a cessé cette gratuité et a décidé d'appliquer la même politique et le même tarif que pour tous les autres transferts de produits entre succursales.

En effet, en juin dernier, la SAQ a permis de nouveau le transfert de produits entre succursales. Ainsi un client qui veut un produit qui n'est pas disponible dans sa succursale ni dans saq.com peut faire transférer ce produit d'une autre succursale à la sienne. (Voir Reprise des transferts entre les succursales de la SAQ.)

Donc, c'est maintenant la même politique pour toutes les succursales y compris pour les succursales Signature.

La SAQ n'en a pas fait l'annonce. Les clients l'apprennent en commandant un produit ou recevant leur facture.

Les magasins Signature ont un peu plus de 2200 produits exclusifs, dont 1500 vins tranquilles, 500 spiritueux et près de 200 mousseux.

Transfert gratuit si en ligne
Par contre, il est toujours possible de faire transférer gratuitement certains produits.
En effet, s'ils sont disponibles en ligne, il est préférable de les commander via internet et non par téléphone.
On évite ainsi de payer le 13,80 $. En autant que la commande soit d'au moins 75 $.

Il est bien de savoir que 650 des 1500 vins des produits exclusifs SAQ Signature sont disponibles en ligne. C'est le cas aussi de la moitié des mousseux et des spiritueux.

SUCREZ VOTRE VIN ET VOUS ALLEZ GAGNER LE PRIX DU PUBLIC

Le vin rouge qui a remporté le premier prix au concours Prix du public Desjardins Exquis à Québec est le vin rouge probablement le plus sucré que vend la SAQ.

En effet, le Originale Carpineto qui contient 18 grammes de sucre au litre a remporté le prix «Mention meilleur vin toutes catégories» de ce concours.

Ce vin rouge contient plus de sucre que les plus sucrés vendus au Québec (hormis les vins mutés), soit plus que le Apothic Red (17 g), le Ménage à Trois (13 g) et que les Revolution Red, Wallaroo Trail et Liano qui en contiennent 11.

Cet Originale (14,45 $) contient même 2 à 3 fois plus de sucre que la plupart les Amarone!

Ce n'est pas un vin sec, car il contient plus de 4 grammes de sucre le litre.

C'est le vin rouge le plus sucré que produit la maison Carpineto. Ses autres vins contiennent de 2 à 3 grammes de sucre au litre.

Le meilleur vin blanc de ce concours est un vin lui aussi un non sec, le Liano blanc à 11 grammes de sucre.

Le concours Prix du public est organisé chaque année par le groupe Exquis. Le 7 avril dernier, 300 personnes, «supervisés par des experts en vin», ont jugé 350 vins, généralement sous les 20 $ au château Frontenac à Québec.

Il est étonnant que les deux gagnants soient des vins italiens sucrés. Car les Italiens produisent les vins les plus secs au monde. Nous constatons donc que certains producteurs italiens ont compris que des consommateurs du Québec se laissent impressionner par des vins sucrés. Ils ont donc conçu ce vin «Originale» qui se distingue par sa facture sucrée.

Ce sont des vins dont on ajoute du sucre, souvent sous forme de mout concentré. Du mout de raisin auquel on a extrait la plus grande partie d'eau pour laisser surtout la composante sucrée. Une pâte visqueuse, une sorte de confiture.

On peut comprendre aussi que des personnes après avoir dégusté plusieurs vins secs de plus ou moins plaisants soient séduites par deux produits racoleurs au fruité bien sucré.

La liste des vins gagnants, intitulé Guide d'achat 2917-2018, Prix du public, est disponible dans les 120 succursales sélections de la SAQ et dans le site du magazine Exquis.
 

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