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Le vin en épicerie

L'an dernier, les Québécois ont acheté un peu plus de 160 millions de litres de vin. Ces achats se sont faits  dans les 406 succursales de la SAQ, dans près de 8000 épiceries et dépanneurs, ainsi que pour une moindre mesure chez les producteurs locaux.

De ses 160 millions de litres, 120 millions ont été achetés dans les succursales de la société d'État et 40 millions dans les épiceries.

Le marché du vin en épicerie est en forte croissance depuis quelques années. On peut maintenant aussi y acheter du vin québécois. Des sommeliers réputés se lancent aussi à la conquête de ce nouveau Klondike.

L'émission L'Épicerie de Radio-Canada se penche sur ce phénomène. «L’épicerie a voulu savoir si le nouveau marché du vin d'épicerie offre un bon rapport qualité/prix.»

Voir l'émission du 22 novembre de L'Épicerie.


Pour en savoir plus sur le commerce du vin en épicerie

SAQ: hausse des prix des grands vins?

Après la baisse des prix des petits vins à la SAQ, est-ce que l'on doit s'attendre à une hausse des prix des vins de milieux de gamme et des grands vins?

La direction de la SAQ veut appliquer une majoration linéaire comme celle de la LCBO en Ontario pour remplacer sa majoration régressive qui taxe plus les vins à bas prix.

La SAQ a réduit le prix de 1600 de ces vins courants, ses plus gros vendeurs.

En effet, avec sa marge linéaire — la même pour tous les vins — l'Ontario offre des vins à petits prix moins chers qu'au Québec, toutefois, ses vins de plus de 20 $ sont souvent plus chers qu'à la SAQ. À tel point qu'en Outaouais des restaurateurs d'Ottawa s'approvisionnent à l'occasion dans des SAQ de Gatineau pour obtenir leurs vins de plus de 30 $ inscrits à leurs cartes de vin et souvent plus chers ou en rupture de stock à la LCBO!

Un exemple, le Beringer Knights Valley Cabernet-Sauvignon 36,10 $ à la SAQ, mais 44,95 $ à la LCBO
Ce vin est vendu dans plusieurs restaurants d'Ottawa, dont un le Al's Steakhouse de la rue Elgin l'affiche à  105 $ à sa carte de vins!

Il nous arrive même de voir chez des cavistes en France des vins français de 30-100 euros plus chers là qu'ici à la SAQ!

C'est bien beau réduire les prix des vins à moins de 15 $, mais si c'est pour augmenter les prix de ceux à plus de 20 $ — ceux qu'on achète — nous nous serons perdants dans cette affaire-là, me dit l'ami Pierre.

Allez-vous taxer les riches?
Les vins achetés 5 $ sont triplés à 15 $ à la SAQ (avant la baisse de 1,40 $); pendant que ceux achetés 50 $ sont seulement doublés à 98 $.

Je pose donc la question au président de la Société des alcools du Québec. Vous avez été accusé de taxer plus les pauvres avec votre marge régressive. Vous avez réduit cette marge. Allez-vous maintenant taxer plus les riches pour compenser?

Je ne veux pas créer un choc tarifaire auprès de la clientèle. On ne veut pas créer un choc pour les vins en haut de 30 $,» nous dit le président Alain Brunet.

Nous sommes à la deuxième année de notre plan de trois ans, ajoute M. Brunet. Dans la première année, on a baissé les prix des vins d'entrée de gamme. On a appliqué rapidement une solution pour nous amener le plus vite possible à la parité avec l'Ontario. «On a procédé à vitesse grand V». Le travail s'est bien fait rapidement. «Et on l'a vu, on a mesuré que la perception de prix s'est améliorée de 15 % auprès des clients.»

Donc on a fait ce travail, mais ce n'est pas assez, il faut que cela soit durable et solide. «Nous sommes en train de faire beaucoup de simulations. Il faut bien le faire parce que là on est dans le coeur financier de l'organisation. On va la présenter cette nouvelle marge. Elle sera linéaire, égale pour tous et on préservera la parité avec les marchés limitrophes (l'Ontario)», nous dit M. Brunet qui ajoute que de toute manière y a très peu de volume sur les vins au-delà de 30 $ que ça n'équilibrerait pas la baisse sur les vins courants.

C'est pour ça que la SAQ a fait un virage financier, dit-elle. Elle a compressé ses coûts, entre autres en réduisant de 30 % son personnel administratif, en négociant plus sérieusement avec ses fournisseurs afin «de subventionner la baisse de prix». De plus, la direction de la SAQ a convenu avec le gouvernement que l'augmentation du bénéfice sera de seulement 1 % pour les 2 ou 3 prochaines années, affirme le président.

C'était le temps d'agir
«On a donc répondu rapidement à la demande du client qui était la plus visible. C'était le temps d'agir. Ça a fait le travail. C'était parfait. Mais ce que l'on veut ce n'est pas faire juste un coup de circuit et un coup publicitaire. Il faut que ce soit pondéré, durable et transparent.»

La baisse des prix de 1,40 $ — soit 9 % selon M. Brunet — a été compensée en partie par une hausse des ventes en volume de 6,6, % au cours des 6 derniers mois. (Voir Forte hausse des ventes de vin à la SAQ.)

Au sujet de la transparence, M. Brunet ajoute «qu'il faudra que le consommateur voie ce qui est notre marge d'affaires et notre marge fiscale.» C'est-à-dire qu'il faudra que l'on distingue la différence entre les deux marges. Autrement dit que l'on voit si la SAQ est vraiment profitable.

La SAQ profitable? La SAQ rentable ou non?
La question semble étrange pour une entreprise qui rapporte 1 milliard $ au gouvernement, mais elle est pertinente. La même question a été posée à la LCBO. Et la réponse a été que la LCBO est peu rentable! Pourtant, elle donne 2 milliards de dollars au gouvernement de l'Ontario chaque année!

«La LCBO, comme la plupart des détaillants, est une entreprise dont la marge bénéficiaire est très faible» a dit l'an dernier le Conseil consultatif de la première ministre pour la gestion des biens provinciaux, présidé par Ed Clark, anciennement PDG de la Banque Toronto Dominion.

«En combinant les impôts théoriques (dividendes exigés par le gouvernement) aux bénéfices de l'entreprise, la LCBO donne à la direction et aux employés un faux sentiment de rentabilité.» (Voir La LCBO est peu rentable, septembre 2016)

C'est la même chose pour la SAQ qui mêle son profit de commerce de détail (marge financière) avec le milliard exigé par le gouvernement (marge fiscale) qui est en fait une taxe imposée. La SAQ va donc être plus claire en séparant dans ses résultats financiers ses profits d'affaires de la marge fiscale exigée par le gouvernement. Ce sera ainsi plus transparent.

Donc, en résumé, pour revenir à la question du début, la direction de la SAQ rassure nos amis amateurs de grands vins: ils n'auront pas un choc en voyant les prix de leurs vins préférés montés en flèche.

Le beaujolais nouveau 2017

Le beaujolais nouveau semble vraiment passé de mode au Québec.

L'engouement n'est plus. Il est vrai aussi que la qualité n'y était pas. On nous refilait de la piquette bien acidulée et mal aromatisée.

Il y a toutefois des producteurs qui font de vrais efforts pour produire du bon beaujolais nouveau. Mais la grande masse est plutôt le fait de gros négociants en vin.

Le beaujolais nouveau est embouteillé et vendu très vite seulement quelques semaines après la récolte; alors que la plupart des autres vins s'affinent en cave jusqu'au printemps. Dans les années '60 en France, c'était une course à qui apporterait le plus rapidement son vin dans les bistrots de Paris après les vendanges.

La SAQ en commandait 200 caisses en 1975; 40 000 en 1998 — dont les deux tiers vendus dans la même journée — en 2000, ce fut 48 000 caisses — il y avait des files d'attente.

«À cette époque, on célébrait les vins nouveaux dans les restos, les bars et plus de 40 fêtes populaires soulignaient l’événement.

Des files d’attente à toutes les succursales SAQ, tôt le matin, témoignaient de la forte popularité de cet événement auprès des Québécois», se rappelle la SAQ.

Puis ce fut la baisse progressive : 31 885 en 2002; 21 500 en 2005; 14 000 en 2006; 7000 en 2007, 4100 en 2008. La qualité n'était pas au rendez-vous. Nos monopoles achetant des vins acerbes de gros négociants.

Cette année, la SAQ en a commandé 6605 caisses dont 1912 caisses de beaujolais. Les prix vont de 11,85 $ pour le nouveau Care d'Espagne à 19,95 $. (La LCBO de l'Ontario a commandé 8940 caisses de vin nouveau.)

«Malgré le fait que la popularité de l’événement ait connu une forte baisse, quelques inconditionnels prennent toujours plaisir à souligner les vendanges et c’est pourquoi la SAQ n’a pas rompu cette tradition de plus de 40 ans», nous dit la SAQ.

Cette année, la SAQ nous présente son 42e arrivage de vin nouveau. C'est 11 vins nouveaux, dont 4 du Beaujolais, 1 d'Espagne; 1 d'Italie et 5 vins de France.

C'est de 200 à 1200 caisses par produits, donc souvent une ou deux caisses par succursale et il n'y en a pas dans tous les magasins.

Les 4 du Beaujolais sont transportés par avion, ce qui explique en partie le prix élevé. Les autres ont fait le voyage en bateau.

Malgré le peu d'intérêt des consommateurs, chaque année, j'essaie d'en goûter quelques-uns. Je suis allé dans une succursale sélection et il n'y avait qu'une à deux caisses de quelques vins nouveaux. Cette fois-ci, j'ai acheté les vins nouveaux de 2 producteurs réputés du Beaujolais: Jean-Paul Brun et Pierre-Marie Chermette. Ce dernier, étiqueté Gamay Nouveau et non Beaujolais Nouveau est bien meilleur que le premier.

Le beaujolais nouveau c'est festif. C'est une occasion de briser la grisaille de novembre. On en ouvre quelques bouteilles avec des amis. Certains vont détester et médirent du le beaujolais nouveau; d'autres vont aimer le petit côté fruité guilleret. De toute manière, ça fait jaser!

 Le beaujolais nouveau est fait par la méthode de fermentation carbonique. Les raisins sont mis en cuve en entier sans être foulés. Les baies du dessus sont ainsi entières et intactes. La fermentation commence alors à l'intérieur des baies sans être en contact avec l'extérieur de la peau et des levures. Ce processus engendre une forte production de gaz carbonique qui protège le jus de l'oxydation. Les vins qui en résultent sont ainsi moins tanniques et plus légers. Ce processus est aussi utilisé pour assouplir certains carignans. (De Vignes en Vin; Vidéos; IFV)

 

Deux conseils pour le service des vins nouveaux

  1. Servez-les bien frais à 12-14 degrés, donc après 15 minutes au congélateur ou 1 h 30 au réfrigérateur.
  2. Aérez-les fortement, car ces vins vite fait peuvent contenir beaucoup de sulfite.

Les Ontariens aiment le vin de l'Ontario

Près d'une bouteille de vin consommée en Ontario a été produite en Ontario même.

Oui, les Ontariens aiment le vin de leur province. En effet, selon les chiffres de la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO), les vins ontariens représentent 41 % des ventes de vins de la province en volume.

De ce 41 %, 25 points de pourcentage sont vendus par l'entremise de la LCBO, le reste est vendu par les établissements vinicoles de la province.

Les ventes de vin de l'Ontarion ont connu une hausse de 8,5 % en 2016.

Les vins de l'Ontario vendu par la LCBO totalisent 47 millions de litres pour 476 millions de dollars. Les vins de l'Italie c'est 23 millions de litres; ceux des États-Unis 20 millions; ceux d'Australie c'est 11 millions et les vins de France totalisent 9 millions de litres de vente à la LCBO.

En dollars, les vins de l'Ontario représentent des ventes de 476 millions de dollars contre 342 pour les États-Unis; 340 pour l'Italie et 197 millions $ pour les vins de France.

On voit ainsi que le marché de vin en Ontarion est très différent de celui du Québec où les vins de France sont en première place avec 30 % des parts de marché suivis de l'Italie avec 24 % des parts de marché.

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Source: rapport annuel de la LCBO.

Des hausses de prix à la SAQ

La Société des alcools du Québec a procédé à des hausses de prix de plusieurs de ces vins le 8 novembre dernier. La plupart des hausses sont de 5,10 et 25 cents. Il y a eu aussi des baisses sur certains de ces produits. La SAQ a dit ne pas vouloir d'autres hausses de prix avant le dépôt du budget québécois au printemps prochain.

La directrice des communications de la SAQ, Mme Éliane Hamel nous dit qu' «au total, 979 produits ont augmenté (moyenne de 0,21 $), 1 306 produits n’ont pas bougé et 188 produits ont baissé (moyenne de 0,10$).»

 

En fait, selon les documents internes obtenus par Jean-Michel Genois Gagnon du journal Le Soleil c'est plutôt 1650 produits qui ont été haussés.

Mme Hamel ajoute que «sur les 350 vins en approvisionnement continu communs au Québec et à l’Ontario, 71 % ont un prix égal ou inférieur à la SAQ.»

Rappelons que la SAQ avait réduit de 1,40 $ les prix de 1600 vins depuis novembre de l'an dernier. Ces hausses de la semaine dernière réduisent un peu l'effort qui avait été fait.

Le pourquoi de ces dernières hausses de prix: «Pour les produits qui ont connu des hausses, les facteurs qui justifient cette variation sont valables, ils nous ont été présentés et nous les avons acceptés. Notre volonté de satisfaire nos clients est partagée avec nos fournisseurs et nous travaillons maintenant plus que jamais à en faire plus, ensemble, pour offrir les meilleurs prix», nous dit la porte-parole de la SAQ.

Voici quelques exemples de variation de prix parmi les vins rouges de bon rapport qualité-prix commentés dernièrement. Il est à noter que les hausses sont plus répandues sur les vins à bas prix que sur les vins de plus de 18 $ !
 

Fonte di Nico 2016  8,05$  8,00$
Vila Regia 2016  8,95$  9,00$
Chevalier de Dyonis, Pinot Noir 2015  9,45$  9,50$
Jardins de Meyrac rouge 2016  9,95$ 10,00$
Santi Nero, Pinot Nero 2016 10,50$ 10,60$
Cono Sur, Bicicleta, Pinot Noir 2016 11,10$ 11,15$
Otoñal Joven 2016 11,25$ 11,30$
Carrelots des Amants, Rouge 2014 12,00$ 12,25$
Scià 2015 12,15$ 12,45$
Clos Bagatelle 2016 12,55$ 12,60$
Sirocco 2015 12,55$    -
Tailwind, Gamay Zweigelt 2016 13,45$ 12,95$
Cabral Reserva 2014 13,95$    -
Château la Mothe du Barry 2015 14,55$ 15,05$ 
Tons de Duorum 2015 14,95$     -
Primitivo, Tenuta Viglione 2015 15,25$ 15,60$
Domaine Langlois-Chateau Saumur 2015 16,45$ 16,85$
Dao, Quinta das Maias 2013 16,65$ 16,95$
ΤΕΤΡΑΜΥΘΟΣ, Mavro Kalavrytino, 2015 17,05$ 17,85$
Le Vin Noir 2012 17,40$ 19,15$
Cosme Palacio 2014 17,50$ 17,55$
Veramonte Cabernet Sauvignon 2015 17,50$    -
Château Les Hauts d'Aglan, Cahors 2011 17,55$ 17,95$
Regaleali, Nero d'Avola 2015 17,75$    -
Saint Andéol, Cairanne 2015 17,95$ 18,30$
Tour Bouscassé, Madiran 2010 17,95$     -
Hommage, Cazes, 2014 18,05$     -
Centine, Toscana 2014 18,05$     -
Attilon, Marselan 2015 18,25$ 18,35$
Vino Rosso 2015 18,40$ 17,70$
Le Bordeaux de Citran 2015 18,45$     -
San Felice, Chianti Classico 2015 18,55$     -
La Cuvée Mythique 2014 18,55$     -
Château Paul Mas, Clos Des Mûres 2015 18,55$ 18,60$
M de Magnol 2015 18,65$ 18,60$
Marquis de Bordeaux 2015 18,65$    -
Chinon, Expression 2014 18,90$ 19,35$
Côtes-du-Rhône rouge Guigal 2013 19,25$ 19,70$
Frappato, Scoglitti 2015 19,90$     -
Trentangeli 2015 19,95$     -
L'impromptu 2015 20,55$     -
Chiroubles 2015, Domaine Ruet 20,80$     -
Ijalba Reserva 2013 20,85$ 21,60$
Morgon, Domaine Ruet, Les Grands Gras 2015 21,35$     -
Domaine Lafond, Roc-Épine, Lirac Rouge 2014 21,95$     -
Terres Rouges, Domaine de Saint-Just, Saumur-Champigny 2016 22,00$     -
Bourgogne, Pinot Noir, Les Ursulines 2016 22,35$     -
Cygnus 2013 22,45$     -
Cuvée Grain de Folie N'5, Château Puy d'Amour 2014 22,65$     -
Château La Branne, Médoc 2014 22,75$     -
Bourgueil, La Coudraye 2015 23,40$     -
Château la Tour de L'Evêque rouge 2013 23,40$     -
Heinrich, Blaufrankisch 2015 23,45$     -
Causses Marines rouge, Peyrouzelles 2015 23,60$     -
Bonpas, Vacqueyras, Silbertus 2015 24,35$     -
Le Bourgogne, Chanson, Pinot Noir 2014 24,45$ 25,05$
Vin de Savoie, Mondeuse, La Sauvage, Pascal Quénard 2015 24,50$ 25,25$
Heinrich, Zweigelt 2014 24,55$     -
Château Mont-Redon, Lirac rouge 2015 24,75$     -
Ramnista 2013 24,85$     -
Crozes-Hermitage 2014, Alleno et Chapoutier 24,95$     -
Moulin-à-vent, Vieilles Vignes 2015, Anita Kuhnel 26,40$    -
Côtes Rocheuses, Saint-Émilion 2013 27,25$ 28,00$
Château Romanin la Chapelle 2013 27,75$ 28,00$
Faustino I Gran Reserva 2005 28,45$ 28,50$
Domaine Mega Spileo 2010 28,85$    -
Claudie Jobard, Rully La Chaume 2015 29,45$    -
Château de Haute-Serre 2000 30,00$    -
L'Ecole No41 Frenchtown 2014 30,25$    -
Château Cambon La Pelouse 2014 30,75$    -
Nature d'Ursulines, Bourgogne 2015 30,75$    -
Reine de Nuit, Anita Kuhnel, Moulin-à-vent 2015 31,75$    -
Pesquera, Crianza 2013 31,75$    -
Coeur de Vigneronne, Moulin-à-vent, Anita Kuhnel 2014 34,75$    -
Château de Saint Cosme, Gigondas 2015 42,75$    -

La SAQ voulait faire du rattrapage et aligner ses prix sur ceux de la LCBO. Le journal Le Soleil nous signale ce matin qu'il y a encore beaucoup de rattrapage à faire surtout au niveau de l'offre de vin à bon prix. En effet, d'après les calcul du journaliste Jean-Michel Genois Gagnon, la SAQ offre 787 vins de moins de 15 $; alors que la LCBO en offre près du double.

Voir aussi Le prix du vin à la SAQ: il y a du progrès, mais...
  Radio blvd 102.1 (14 novembre).

Le site Hippo Vino donne d'autres exemples de hausse de prix.

Encore plus de vins bio

Le nombre de vins étiquetés bio a augmenté sensiblement sur les rayons des magasins de la Société des alcools du Québec au cours de la dernière année.

Il est passé de 400 en novembre 2016 à 640 aujourd’hui. (Au format de 750 ml.) Soit une hausse notable de 240 vins.

Rappelons qu'en 2013, il n'y avait que 160 vins bio au répertoire de la société des alcools.

C'est encore peu, 640 vins bio sur un total de 8300 vins à la SAQ, mais c'est un progrès. Il y a de plus 29 mousseux bio sur les 670 au répertoire.

La plupart de ces vins bio proviennent de France, soit 430.

Mentionnons aussi ici que les vins bios ne sont pas tous étiquettés bio à la SAQ.

Ces vins bio sont maintenant mieux identifiés sur les rayons de la Société des alcools du Québec. En effet, les étiquettes de prix des produits bio sont depuis mai de couleur verte alors qu'elles sont blanches pour les vins non bio.

Voici une belle sélection de vins bio d'un bon rapport qualité-prix.

Nom Région SAQ Cote Prixicone de tri
Masi, Tupungato, Passo Blanco 2016 Argentine 2,0 13,55 $
Château la Mothe du Barry 2015 Bordeaux 2,5 14,55 $
Tetramythos, Roditis 2016 Grèce 3,0 14,95 $
Primitivo, Tenuta Viglione 2015 Italie 3,0 15,25 $
Parés Baltà, Cava Brut Espagne 2,5 16,55 $
ΤΕΤΡΑΜΥΘΟΣ, Mavro Kalavrytino, 2015 Grèce 3,0 17,05 $
Château Les Hauts d'Aglan, Cahors 2011 Cahors 2,5 17,55 $
Hommage, Cazes, 2014 Roussillon 3,0 18,05 $
Barone Cornacchia, Montepulciano d'Abbruzo 2014 Italie 3,0 18,10 $
Attilon, Marselan 2015 Provence 2,5 18,25 $
Vignoble du Rêveur, Pierres Sauvages 2013 Alsace 2,5 19,40 $
Château Revelette, rosé 2016 Provence 3,0 19,50 $
Frappato, Scoglitti 2015 Italie 2,5 19,90 $
Trentangeli 2015 Italie 3,0 19,95 $
Calcari, xarel-lo, Parés Baltà 2016 Espagne 3,0 20,00 $
Domaine Lafond, Roc-Épine, Lirac Rouge 2014 Rhône 2,5 21,95 $
Domaine des Huards Romo 2013 Loire 3,0 21,95 $
Terres Rouges, Domaine de Saint-Just, Saumur-Champigny 2016 Loire 3,0 22,00 $
Josmeyer, Le Pinot Blanc, Mise du printemps 2016 Alsace 3,5 22,40 $
Cuvée Grain de Folie N'5, Château Puy d'Amour 2014 Bordeaux 3,0 22,65 $
Domaine d'Orfeuilles, Vouvray, Les Coudraies 2015 Loire 3,0 22,95 $
Château Coupe Roses, Schiste, Minervois Blanc 2016 Languedoc 3,0 23,20 $
Bourgueil, La Coudraye 2015 Loire 3,0 23,40 $
Heinrich, Blaufrankisch 2015 Autriche 3,5 23,45 $
Causses Marines rouge, Peyrouzelles 2015 Sud-Ouest 3,0 23,60 $
Causse Marines, Les Greilles 2016 Sud-Ouest 3,0 24,00 $
Rosé d'une Nuit, Domaine du Deffends 2016 Provence 2,5 24,40 $
Les Perrières, Domaine de Saint-Just, Saumur 2015 Loire 2,5 24,40 $
Domaine de Beaurenard, Rasteau 2014 Rhône 3,0 24,45 $
Vin de Savoie, Mondeuse, La Sauvage, Pascal Quénard 2015 Savoie 3,0 24,50 $
Heinrich, Zweigelt 2014 Autriche 3,0 24,55 $
Alsace 2015, Marcel Deiss Alsace 3,0 24,85 $
Gaun, Chardonnay, Alois Lageder 2015 Italie 3,5 26,35 $
Château Romanin la Chapelle 2013 Provence 3,0 27,75 $
Les Argiles, François Chidaine 2015 Loire 3,5 36,50 $

 

Une application mobile pour la Grande dégustation de Montréal

Une application pour votre téléphone qui peut être pratique pour planifier votre visite à la Grande dégustation de Montréal.

Elle peut vous permettre de vous y retrouver parmi les presque 200 exposants et situer leur stand sur la carte.

On y trouve la liste des producteurs, des produits.
On peut ainsi faire une recherche par vigneron, par vin, par pays, par région, par type de produit et par agence. Sélectionner ses favoris et les retrouver sur place.

De plus, l'application permet de prendre des notes par écrit ou orales.

Vous pouvez la télécharger ici.

Le salon se déroulera du 2 au 4 novembre.

Quelques vignerons à visiter:  J. Laurens; Biondi Santi; Billecart-Salmon; Destieux; Beaurenard; Schlumberger; Dr Loosen; Beyer; Parés Balta; Semeli; Bonhomme; Lungarotti; Rocca delle Macie; Hugel; Guiot; École no 41, Ste Michelle et plein d'autres qu'on ne connait pas encore. Treize maisons de champagne seront aussi représentées.

Le site de la Grande dégustation de Montréal.

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mis à jour régulièrement.


Forte hausse des ventes de vin à la SAQ

Les magasins de la Société des alcools du Québec ont vendu 5 millions de bouteilles de vin de plus depuis la baisse des prix.

C'est une hausse de 6,6 % des ventes de vin dans les 407 magasins de la SAQ depuis fin mars.

La direction de la société d'État a réduit de 1,40 $ le prix de ses 1600 vins les plus populaires en 3 vagues, dont la dernière en février dernier. C'est ce qui expliquerait cette hausse des ventes de vin. (En dollars, toutefois, la hausse n'est que de 2,2 millions $, soit une faible hausse de 0,2 %.)

Les ventes de vin stagnaient dans les magasins de la SAQ depuis 2014, mais augmentaient dans les épiceries.

Par ses actions, la SAQ a réussi à inverser cette tendance. En effet, au cours des deux derniers trimestres les ventes de vin aux épiciers ont diminué de 500 000 bouteilles.

Il se peut aussi que la carte de fidélité Inspire ait joué un rôle dans ce renversement. Toutefois, nous n'avons pas de chiffres spécifiques sur les effets de la carte Inspire sur les ventes.

D'autre part, les ventes de spiritueux ont aussi été en hausse au cours des 2 derniers trimestres; soit de 400 000 litres.

Malgré ces hausses des ventes, les bénéfices de la SAQ sont en recul. La SAQ a fait 20 millions de dollars de moins au cours des 2 derniers trimestres comparés à la même période l'année précédente.

Toutefois, la direction du monopole dit que «la SAQ prévoit enregistrer une croissance de son résultat net à la fin de l'exercice grâce aux mesures d'efficience et à ses stratégies commerciales.»

Le tableau suivant montre les variations dans les ventes de vin par trimestre au cours des 4 dernières années. Les quantités sont en litres.

Ventes par trimestre
(millions de litres de vin)
  T1
2014 /2015 /2016/2017
T2
2014 /2015 /2016/2017
T3
2014 /2015 /2016
T4
2014 /2015/2016
Succursales 26,2 /27,5 /26,6/28,4 27,7 /28,9 /29,2/31,1 44,6 /41,4 /42,2 23 /23,6 /26.9
Épiceries 9,6 /9,1 /10,1/9,9 7,9 /9,2 /9,5/9,3 13,1 / 14,1 /14,8 8,4 /8,6 /7,9
@ Compilation de vinquebec.com

  Sources: les rapports annuels et trimestriels de la SAQ.

 

Le millésime du siècle en Languedoc

On a beaucoup parlé ces dernières semaines de la faible récolte de raisins, mais qu'en est-il de la qualité?

Ce pourrait être le millésime du siècle, du moins c'est ce qu'on nous dit du Languedoc. «C’est un millésime de très grande qualité, voir le millésime du siècle», écrit Jérome Villaret délégué général du Conseil Interprofessionnel des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France.

«L’ambiance climatique est parfaite et toutes les conditions sont réunies pour construire un grand millésime qui sera marqué par un bel équilibre et une finesse de tanins.»

Mais qu'en est-il de la quantité? Certains craignent une pénurie. Un agent représentant des vignerons français au Québec, Pierre Birlichi de l'agence Raisonnance me dit que «nous allons manquer de vins qualitatifs». Toutefois, ce ne serait pas le cas en Languedoc si l'on en croit M. Villaret pour qui il n'y aura «pas de problèmes d'approvisionnement du marché».

Si les volumes s’annoncent historiquement faibles avec une baisse de 20 à 30 % selon les secteurs, Jérôme Villaret se montre rassurant dans son communiqué de presse. «Dans le cas du Languedoc, nous ne devrions pas avoir de problèmes de disponibilités. Depuis plusieurs années les AOC du Languedoc se sont constitué une réserve dans le cadre d'une gestion économique du marché, sous la forme de la Gestion Prévisionnelle des Sorties. Cette réserve pourra être mobilisée cette année pour pallier à une récolte faible.»

Dans le Roussillon, où les vendanges ne sont pas encore terminées, on nous dit qu'elles ont tout de même été précoces cette année, avec deux semaines d'avance. Il reste toutefois à rentrer les grenaches et les mourvèdres. La température a été plus élevée que la moyenne. «S’il est encore difficile de se prononcer sur les volumes, la qualité semble être au rendez-vous dans la lignée des deux millésimes précédents», nous dit le communiqué de presse du CIVR du Roussillon.

Dans le Beaujolais, on nous dit qu'il n’y a eu en 2017, aucune pression de maladie, et bien que la vigne «ait tiré la langue» par manque d’eau, l’état sanitaire était parfait, et les raisins récoltés de très belle qualité, concentrés, avec une belle balance acide.

«Unique bémol en 2017, si la qualité est au rendez-vous, les volumes, comme malheureusement dans bien d’autres vignobles français, seront faibles. La nature n’a pas épargné grand monde cette année», dit le communiqué d'Inter Beaujolais.

D'ailleurs, c'est l'écho qu'on entend de toutes les régions de France; la récolte est faible, mais la qualité est grande.

Eh bien, nous avons bien hâte de goûter à ce beau millésime 2017 !

Baisse constante du prix du vin

La production mondiale de vin fluctue beaucoup d'une année à l'autre. Elle est tributaire des conditions climatiques. Ces conditions sont peut-être aussi modifiées par le réchauffement climatique. Il y a des hauts et des bas. On a déjà produit 297,7 millions d'hectolitres en 2004, mais les prévisions pour cette année sont de 246,7  millions d'hectolitres selon les prévisions de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). La production moyenne annuelle se situe autour de 270 millions d'hectolitres depuis 2000.


Organisation internationale de la vigne et du vin, octobre 2017

 

Pendant ce temps, la consommation mondiale de vin fluctue elle aussi comme nous le montre le tableau suivant. La consommation montait progressivement depuis 2000 pour atteindre 250 millions d'hectolitres en 2008. Puis, elle a chuté lors de la crise financière de 2008, pour descendre à moins de 240 millions d'hectolitres en 2014. Selon, l'OIV, «ces évolutions conduisent à encadrer la consommation mondiale de vin dans une fourchette de 240,5 à 245,8 Miohl, soit un milieu de fourchette à 243,2 Miohl», pour l'année 2017.


Organisation internationale de la vigne et du vin, octobre 2017

 

Donc, comme nous le montrent les deux tableaux précédents, nous produisons toujours plus de vin que nous en consommons. Ce sera le cas aussi en 2017, malgré la forte chute de production à 246,7 millions d'hectolitres, notre consommation de vin sera encore inférieure à la production de vin de quelques millions d'hectolitres à 243,2.

Qu'en est-il alors du prix du vin? Le prix mondial du vin exporté baisse depuis quelques années. Comme nous le montre le tableau suivant, le prix mondial du vin (la ligne jaune) est descendu de 5,20 US$ en 2012 à 4,80 US$ en 2017. En Asie (ligne verte), la fluctuation est plus forte qu'en Europe (ligne bleue); tandis qu'en Amérique (ligne rouge) le prix est plutôt stable.


Wine by Numbers, Unione italia vini, septembre 2017

Nous pouvons supposer que la production de vin étant plus élevée que sa consommation ceci maintient les prix. De plus, il y a de nouveaux pays producteurs en croissance comme la Chine et l'Europe de l'Est qui s'ajoutent aux producteurs traditionnels, ce qui accroit l'offre et la concurrence.

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Sources
Éléments de conjoncture vitivinicole mondiale 2017, Organisation internationale de la Vigne et du vin, octobre 2017;
Wine by Numbers, Unione italiana vini, septembre 2017.

Baisse de la production mondiale de vin

La production mondiale de vin a chuté de 8,6 % en 2017 par rapport à 2016. Selon les estimations de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la production de vin s'établira en 2017 à 246 millions d'hectolitres. Ce qui nous ramène au niveau de 1991 et de 1994.

Il faut dire ici que la production mondiale de vin avait beaucoup augmenté ces dernières années montant même à 290 millions d'hectolitres en 2013. La production mondiale de vin se situait en moyenne autour des 265 millions d'hectolitres depuis l'an 2000.

À première vue, cette baisse de production historique semble catastrophique, mais il faut relativiser en disant que cette production de 246 millions d'hectolitres est encore supérieure à la prévision de consommation mondiale de vin qui est à 243 millions d'hectolitres selon l'OIV.

Production mondiale de vin : 246 millions d'hectolitres
Consommation mondiale de vin : 243 millions d'hectolitres

 

La production de vin en 2017 n'a pas varié de la même manière d'un pays à l'autre. Elle était même en hausse dans certains pays, dont le Portugal, l'Argentine, l'Autriche et d'autres.

Variations production de vin 2016-2017 en %
Mondial - 8
Italie -23
France -19
Espagne -15
Argentine +25
Portugal +10
Australie +6
Autriche +23
Roumanie +64
Moldavie +20
Hongrie +3

L'Italie est le premier producteur de vin avec 39 millions d'hectolitres. Il est suivi de la France avec 36 millions et par l'Espagne à 33 millions. La production américaine s'établit à environ 23 millions; celle de l'Australie à 14; l'Argentine à 12; la Chine et l'Afrique du Sud à 11; le Chili à 9; le Portigal à 6 et la Roumanie à 5 millions d'hectolitres.

La baisse de production de raisins va-t-elle entraîner une hausse du prix du vin?

La récolte de raisins a été beaucoup moins forte cet automne en Europe. On avance les chiffres de -14 % en Europe.

Est-ce que cette baisse de production va entrainer une hausse des prix?

On peut commencer à répondre en posant la question inverse. Est-ce qu'il y a baisse des prix lorsqu'il y a une hausse de la production? La réponse est NON!

Lorsque l'on regarde les courbes de production de raisins dans le monde et qu'on les compare avec la variation des prix, il n'y a aucune corrélation.

La production de vin fluctue d'une année à l'autre dans les deux sens; les prix moyens des vins exportés baissent lentement (5,20 - 4,70 US$ le litre, 2012-2017); la consommation remontent légèrement et les réservent augmentent.
 

Le vin ce n'est pas de la tomate
Lorsqu'il y a surproduction d'un bien, telle la tomate, les prix chutent; lorsqu'il y a pénurie, les prix montent. Mais le vin ce n'est pas de la tomate. Le raisin récolté à l'automne n'est pas vendu en vin la même année. Il commence à être écoulé l'année suivante, puis progressivement ou cours des années subséquentes. Des producteurs mettent leurs vins en marché deux ans après la récolte; pour d'autres c'est trois ans ou quatre ans. La production d'une année est donc écoulée sur plusieurs années.

La concurrence est très forte dans le monde du vin. Si un producteur ou un groupe de producteurs d'une région augmente trop vite ses prix sans hausser la qualité, les consommateurs vont aller voir ailleurs.

Toutefois, il peut y avoir des exceptions. Les produits de niche, très rares et destinés à des buveurs d'étiquette pourront hausser leurs prix parce que les collectionneurs voudront continuer leurs collections.

Il peut aussi y avoir tentative de hausse du côté des vins en vrac. Mais là encore la concurrence est très forte d'un pays à l'autre. Si les producteurs français haussent le prix de leur vrac, les marchands de vin de France iront s'approvisionner en Espagne comme on le voit actuellement. Historiquement le prix du vin en vrac se tient à moins de 1 dollar le litre depuis plus de 10 ans sur le marché mondial!

L a production est à la baisse presque partout (sauf en Chine et dans l'Europe de l'Est), mais la consommation est aussi à la baisse (sauf aux États-Unis, au Canada et en Angleterre). Les gens boivent moins, mais mieux; progressivement plus en qualité qu'en quantité.

La production mondiale de vin s'établie à 246 millions d'hectolitres en 2017; soit un peu plus que la consommation mondiale de vin qui serait de 243 millions d'hectolitres selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

Craintes au Québec!
S'il est un endroit où l'on pourrait craindre une hausse des prix du vin, c'est bien au Québec. Au cours des dernières années, la direction du monopole de la SAQ a profité de tous les prétextes pour hausser les prix.

Par contre, suite à de nombreuses critiques du public et des institutions, la direction du monopole a dû changer d'attitude. Elle n'autorise plus maintenant les hausses de prix qu'en fonction de l'inflation dans les pays producteurs. «Le pourcentage d’augmentation devra être égal ou inférieur au taux d’inflation du pays d’origine des 13 dernières périodes(Voir La SAQ ne veut presque plus de hausses de prix.)

En résumé, on n'a pas à craindre de fortes hausses de prix au cours de la prochaine année.

Doit-on boycotter Freixenet et Codorniu?

Les patrons des deux plus gros producteurs de cavas d'Espagne, Freixenet et Codorniu, menacent de quitter la Catalogne.

Le président de Freixenet qui est aussi président de la Chambre de commerce d'Espagne, Josep Lluís Bonet, dit que la séparation de la Catalogne serait une absurdité. «Les dommages causés à l’image de la région seraient alors pratiquement irréparables.»

De son côté, la direction de l'autre grosse maison de production de cava, installé en Penedès en Catalogne annonce qu'elle transférera l'adresse légale de son entreprise en Rioja. «Codorníu también se va».

Le gouvernement central d'Espagne a adopté dernièrement une loi facilitant (ou incitant) les entreprises à transférer l'adresse de leur siège social dans une autre région d'Espagne.

Ceci nous rappelle étrangement ce qui a été appelé le «Coup de la Brink's» au Québec en 1970. «Une grossière manipulation des médias et de l’électorat québécois.» (Le Devoir) De riches hommes d'affaires qui veulent faire peur au petit peuple.

En fait, Freixenet et Codorniu ne transfèreront pas leurs vignes ou leurs installations, mais seulement l'adresse légale de leur siège social. Elles suivent ainsi l'exemple de deux banques qui ont aussi menacé de quitter la catalogne à la suite du référendum sur l'indépendance de cette région. Elles prétendent que ce sera le chaos économique.

Rappelons que 90 % des participants à ce référendum ont voté pour l'indépendance de la Catalogne. Le gouvernement central de Madrid dit de son côté que l'indépendance est illégale.

Ce deux maisons produisent des mousseux que l'on appelle Cava en Espagne. Environ 95 % de la production de Cava est originaire de Catalogne. Cette région génère 22 % des revenus d'exportation des vins d'Espagne.

Au Q