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La France est le plus gros importateur de vin d'Espagne

La France a importé 362 millions de litres de vin d'Espagne au cours des 9 premiers mois de l'année 2018. Ces vins sont surtout importés en vrac à hauteur de 300 millions de litres et 37 millions de litres en bouteille de vin tranquille, plus 15 millions de litres de vin effervescent d'Espagne.

Ces importations ont totalisé 250 millions d'euros. Soit 175 M€ pour le vrac; 50 M€ pour le vin tranquille en bouteille et 25 millions € pour les vins effervescents.

Le vrac espagnol est vendu 0,58 euro le litre à la France.

Ce sont les chiffres publiés hier par Il Corriere Vinicolo.

La France est ainsi le principal marché d'exportation des vins d'Espagne. Elle devance même l'Allemagne qui importe 254 millions de litres de vin d'Espagne; dont 165 millions de litres de vrac.

L'Espagne exporte plus de vin en vrac qu'en bouteilles: soit 777 millions de litres en vrac contre 654 en bouteilles.

Exportations de vin en vrac de l'Espagne
9 premiers mois de 2018

Exportation vin en vrac Espagne

Wine by Numbers, décembre 2018        

Étonnamment, l'Italie est le troisième importateur de vin d'Espagne en vrac à 92 millions de litres au prix de 0,53 € le litre, comme on le voit dans ce tableau de Wine by Numbers.

L'Espagne et le premier exportateur de vin en vrac au monde avec 777 millions de litres devançant l'Australie (309 ML); l'Italie (266 ML); le Chili (233 ML) et l'Afrique du Sud (201 ML).

L'Italie, de son côté, exporte surtout son vrac en Allemagne (143 ML) et en France (32 ML). Pendant ce temps, l'Australie exporte surtout son vrac en Angleterre (144 ML); et le Chili l'exporte surtout en Chine (61 ML).

La France importe aussi du vin en vrac d'Afrique du Sud (19 ML) et même 5 millions de litres de vin en vrac des États-Unis.

Donc, la France a importé 406 millions de litres de vin pendant qu'elle en a exporté 1,6 milliard de litres au cours des 9 premiers mois de l'année 2018.

Ce sont là des chiffres bruts collectés auprès des instituts de statistiques, des bureaux de douane et des associations nationales des industries vinicoles des pays concernés par Wine by Numbers.

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Source Wine by Numbers January-September 2018, Décembre 2018, Unione Italia Vini et Il Corriere Vinicolo.

LES VINS MOUSSEUX, COMMENT LES CHOISIR ?

Il y a 777 vins mousseux à la Société des alcools du Québec,
dont 421 champagnes; 75 proseccos; 64 crémants; 49 cavas et autres.

Comment les choisir? C'est bien difficile!
Ça dépend de son gout, de ce que l'on cherche et pour quelle utilité.

On ne prendra pas nécessairement le même mousseux en apéritif, au repas, avec les fruits de mer ou au dessert.

Le taux de sucre est très important dans les mousseux. Il peut varier énormément de moins de 3 grammes au litre pour les extrabruts à 12 pour les bruts; à 17 pour les extras secs et 32 g/l pour les secs.  Ce sont des vins très acides; alors quelques grammes de sucre feront toute la différence.

Souvent en apéritif, on préfèrera les mousseux qui contiennent un peu de sucre résiduel et les bruts seront plus appropriés pour accompagner les mets et surtout les fruits de mer.

La qualité des bulles est primordiale. Je parle ici des sensations laissées par les bulles en bouche et non pour les bulles qu'on voit dans le verre qui dépendent surtout du verre lui-même.

La température de service est très importante. Servi froid, le mousseux semblera plus acide, plus dur et moins savoureux. Alors vaut mieux le laisser se réchauffer un peu dans le verre.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que les autres vins effervescents, mais il sera presque toujours plus cher. Il y a des cavas plus agréables et des crémants plus savoureux que de nombreux champagnes d'entrée de gamme.

Dans quel verre, doit-on les boire?
Là, il y a trois écoles, l'école des jolies bulles qui montent; l'école des aromes au nez et l'école des saveurs et sensations en bouche. Certains préfèrent le visuel, donc la flute; d'autres les aromes, donc le grand verre. Moi, je préfère les saveurs en bouche, donc retour aux flutes pour les saveurs et le visuel.

Finalement, les vins effervescents sont souvent des vins de grandeS productionS, de grosses productions, fait en très grandes quantités; des vins que l'on peut souvent qualifier de vins industriels. En général, ils ne sont pas aussi complexes que les vins secs. On les boit alors plus pour les bulles, pour les sensations que pour les saveurs.

En terminant, rappelons-nous que les mousseux soulent plus vite que les vins secs, car le gaz carbonique pousse plus rapidement l'alcool dans notre organisme et que ça monte plus vite à la tête.

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PRIX DU VIN EN FRANCE COMPARÉ AU QUÉBEC

Le magasine internet Mon Viti publie aujourd'hui les résultats d'une étude sur le prix des vins en grandes surfaces en France. L'étude a été menée par l'organisme gouvernemental FranceAgriMer.

On y voit que le prix moyen du vin rouge en grande surface (hyper et supermarché) est de 4,78 euros le litre; soit 7,16 $ le litre ou 5,37 $ la bouteille. Des prix largement inférieurs à ce que nous avons au Québec.


7,73 $/litre
  5,80 $/bout
7,16 $/litre
5,37 $/bout
5,15 $/litre
 3,86 $/bout

 

À la SAQ, le litre le moins cher est à 6,30 $. La bouteille la moins chère est à 7,10 $. Je n'ai pas le prix moyen des vins à la SAQ. Toutefois, si l'on regarde juste le prix médian des 1000 vins rouges les moins chers à la SAQ, c'est 15,55 $. C'est près du triple du prix en France.

Dans les épiceries du Québec, chez IGA, le moins cher au litre est à 9,49 $ et ce avant taxes et le moins cher en bouteille est à 8,99 $ avant taxes.

Nous le payons cher notre vin quotidien!

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  Source : Quel est le prix du vin en grande surface, Mon-Viti, Sévérine Favre, 3 décembre 2018.

Fin des grèves à la SAQ

La direction du syndicat des 5500 employés de magasin de la SAQ annonce la conclusion d'une entente de principe pour le renouvèlement de leur convention collective.

Après 23 mois de négociations et plus de 100 rencontres de conciliation, les deux parties ont conclu un accord ce matin vers 7 heures.

Cette entente sera présentée au comité exécutif du syndicat lundi prochain et le projet de nouvelle convention collective de 6 ans sera présenté en vote en assemblée générale des membres du syndicat en janvier.

La SAQ vend moins de vin, mais fait plus d'argent

La SAQ a vendu moins de vin au cours du dernier trimestre, mais elle a toutefois fait plus d'argent grâce aux spiritueux, aux panachés, aux grèves et au cannabis.

Les ventes de vins ont diminué de 1,3 million de litres à 39,1 millions de litres au cours du dernier trimestre se terminant le 25 septembre comparé au même trimestre l'année précédente. En dollars, ceci a entrainé une perte de près de 10 millions de dollars.

Toutefois, la SAQ a fait plus d'argent avec les spiritueux, malgré des ventes similaires à l'an dernier, la société d'État à fait 3,4 millions de dollars de plus avec le fort.

De plus, la SAQ a fait 2,3 millions de dollars de plus avec les panachés, dont les ventes en volume ont connu une croissance de 13 %.

De plus, la SAQ a moins dépensé en salaire en raison des journées de grève; soit 400 000 $.

La société d'État a aussi moins investi en immobilisation; soit 2,3 millions de dollars de moins que la même période l'an dernier «le plus bas niveau des cinq derniers exercices expliqué en partie par les efforts consacrés à la mise en oeuvre de la Société québécoise du cannabis.» Donc, les services responsables des installations de la SAQ se sont plutôt consacrés aux installations de la nouvelle société du cannabis et y ont dépensé 3,2 millions $ (7,2 M$ depuis le début de l'année). Cette somme est comptabilisée au poste de «Comptes clients et autres débiteurs».

La direction de la SAQ affirme que ses ventes auraient été plus élevées parce que «les ventes de la fête nationale de l’exercice précédent ont été réalisées au deuxième trimestre. Sans ce décalage, les ventes auraient été plus élevées.»

La SAQ a dépensé moins en salaire et a moins investi en immobilisation; a vendu moins de vin; a fait moins d'argent avec le vin; mais a fait plus d'argent avec les spiritueux même si elle n'en a pas vendu plus et a fortement accru les ventes et ses bénéfices tirés des boissons panachées, appelées coolers.

En résumé, au total, les  ventes en volume de la SAQ ont baissé de 1 million de litres; baissé de 4,3 millions de dollars; mais son bénéfice brut a augmenté de 800 000 $ grâce à la réduction de ses dépenses et aux ventes de spiritueux et de boisson panachée.

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    Source : 2e trimestre 2018-2019, SAQ.

LES COMMANDES EN LIGNE SAM.COM

Commandez vos vins préférés et les obtenir avant qu'ils ne soient sur les rayons de la SAQ.

Depuis quelque temps, les nouveaux vins, les nouveaux arrivages sont disponibles en ligne une semaine avant d'arriver en magasin.

C'est ce qui s'appelle le «Nouvel arrivage Cellier». C'est de 100 à 150 vins qui sont disponibles exclusivement en ligne pour une courte période de temps.

La semaine dernière, c'était 148 vins tranquilles et 24 vins effervescents.

Ces nouveaux vins, ces nouveaux millésimes ne sont pas distribués dans chacune des 408 succursales. Ce sont des employés de la SAQ de Montréal ou les conseillers de chaque succursale qui décident quels vins faire venir dans sa succursale. Ils ne choisissent pas nécessairement les vins de votre gout.

Commander en ligne c'est une façon de s'assurer d'avoir les vins de notre gout. Car plusieurs de ces vins n'arriveront jamais dans les succursales près de chez nous. C'est très utile en région — c'est un moyen efficace d'obtenir des vins qui autrefois quittaient rarement Montréal; et même utile pour les consommateurs de Montréal — ceci évite de faire plusieurs succursales pour obtenir les bouteilles désirées. Ce système ouvert à tous permet de plus de faire des découvertes et d'être informé des arrivages de nos vins préférés.

On commande le jeudi et on reçoit les vins à notre succursales préférée le mardi ou mercredi suivant. Pour les amateurs de vin bio, ou de vin nature, par exemple, c'est un moyen de s'assurer d'avoir un bon choix.

Vous êtes un amateur de vins de certaines régions ou appellations qui produisent du vin de qualité en petites quantités telles que le Jura, l'Alsace, la Grèce, Chablis, Etna, Corse, Cru du Muscadet ou autres; ou encore de vins réputés ou de producteurs réputés tels Pesquera; Marquese Antinori; Tondonia; Tissot; Courbis; Lageder et autres, c'est alors un bon moyen de garnir votre cellier ou cave à vins.

Aujourd'hui, c'est 157 vins tranquilles et 22 effervescents, dont Delas, Bott-Geyl, Tissot, Benanti, Chanson, Cambon, Nalys, La Nerthe, Lamartine, Alzipratu, de l'Écu, Perdrix, Bouvier, Inama, Finlayson, Pérez, Mas Amiel et bien d'autres.

   La liste ici  Nouvel arrivage Cellier.

    Texte modifié le 8 décemrbe 2018

Grève jeudi à la SAQ

Les magasins de la SAQ seront fermés jeudi.

Les employés syndiqués des magasins iront manifester devant l'Assemblée nationale à Québec cette journée-là.

C'est ce que vient d'annoncer la direction du syndicat SEMB-SAQ qui représente les 5500 employés de magasin de la société d'État.

Les syndiqués veulent sensibiliser les députés et le gouvernement à leur conflit de travail. Le syndicat demande des hausses de salaire équivalentes à l'inflation, ce que la partie patronale refuserait.

   Source SEMB-SAQ (vidéo)

IGP VIN DU QUÉBEC : qu'est-ce que c'est ?

Vous avez peut être entendu parler de la nouvelle appellation IGP vin du Québec ces derniers jours.

Qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que cela signifie pour le consommateur de vin?

IGP veut dire Indication Géographique Protégée. C'est une appellation créée en Europe en 1992 pour identifier des produits alimentaires régionaux. Elle a été étendue aux vins en 2009.

Cette appellation est utilisée au Québec depuis peu. Nous avons IGP agneau de Charlevoix (2009) et IGP maïs de Neuville (2017) et IPG vin de glace et IGP cidre de glace (2014). Puis, depuis quelques jours s'est ajouté IGP vin du Québec. Elle remplace la Certification vin du Québec et est contrôlée par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisant du Québec (CARTV). Un organisme du gouvernement du Québec créé en 2006.

L’Indication Géographique Protégée (IGP) établit principalement un lien entre un produit et une région en reconnaissant qu’un produit présente des caractéristiques particulières attribuables à sa région de production.» (CARTV)

La dénomination IGP est moins restrictive que celle plus connue en Europe appelée AOC ou AOP pour Appellation d'origine protégée ou Appellation d'origine controlée. L'IGP permet plus de liberté, plus de libéralité et plus de souplesse.

Voici donc les principales caractéristiques de l'IGP vin du Québec selon son cahier des charges.

Le territoire
IGP vin du Québec ne s'applique pas à l'ensemble du Québec, mais seulement à sa partie sud et ouest.

«L’IGP Vin du Québec est située dans une zone limitée par la chaîne des Laurentides au nord, la frontière avec les États-Unis au sud, l’Ontario à l’ouest et les Appalaches à l’est.» Voir la carte si dessous.


Cliquez pour agrandir.

Cette zone a été délimitée en fonction de la température et pourrait s'agrandir en raison du réchauffement climatique au cours des prochaines années.

Les raisins
Tous les raisins doivent provenir de ce territoire et 50 % du raisin doit être produit sur le vignoble qui vinifie, embouteille et étiquette sous IGP vin du Québec.

«Toutes les étapes d’élaboration des produits IGP Vin du Québec doivent être réalisées à l’intérieur de l’aire géographique délimitée de l’IGP Vin du Québec.»

Il pourrait y avoir plus tard des IGP pour des zones plus petites, des régions, des secteurs... En France, il y a actuellement 75 IGP de vin.

Cépages
Tous les cépages vitis vinifera (nobles européens), rustiques et semi-rustiques sont autorisés. Seuls les cépages labrusca purs sont interdits. Les cépages doivent être vinifiés exclusivement au vignoble. À tire d'exemple, parmi les vinifera, nous connaissons les cabernets, chardonnay, syrah, grenache, pinots... et parmi les rustiques nommons les seyval, vidal, frontenac, st-pepin, baco, marquette...

Taux d'alcool
Pour les vins tranquilles, le taux d'alcool minimum naturel pour les vins blancs et rosés doit être de 8 % et de 9,5 % pour les rouges. Ce qui est bien bas. Les producteurs auront le droit d'ajouter du sucre avant fermentation afin d'augmenter de manière artificielle ce taux d'alcool de 3,2 points de pourcentage. Soit l'ajout de 54 g de sucre par litre de mout. C'est ce qu'on appelle la chaptalisation. Le taux d'alcool doit être inférieur à 15 %.

Le producteur aura le droit de sucrer son vin jusqu'à concurrence 20 g/l de sucre résiduel. C'est ce qu'on appelle l'édulcoration.

Sulfites
Le taux de sulfite maximum permis est de 420 mg/l de SO2 total. Ce qui est élevé, car en Europe le maximum est de 150 pour les rouges et 200 pour les blancs et rosés secs. (avec en Europe, 50 de plus pour les vins contenant plus de 5 grammes de sucre.)

Comité d'agrément
Au final, les vins subiront un contrôle d'analyse chimique et seront dégustés par un comité d'agrément formé de sommeliers, oenologues, chroniqueurs spécialisés, vignerons expérimentés et conseillers en vin. Le comité acceptera le vin «si le produit a été jugé conforme selon la liste des défauts potentiels des produits dégustés». Tout cela sera vérifié et certifié par l'organisme Écocert-Canada.

Ajout de produits
Le cahier des charges de l'IGP vin du Québec n'impose pas de restriction concernant l'acidification, la désacidification, l'ajout de tanins, de copeaux de bois ou autres produits oenologiques.

Conclusion
Tout ceci laisse beaucoup de marge aux vignerons du Québec. Cette petite activité est encore bien jeune (1980) et encore à l'étape de la recherche des meilleures pratiques viticoles et vinicoles. La production commerciale n'occupe que 500 hectares sur lesquels on expérimente plus de 50 cépages. C'est une production d'environ 2,2 millions de bouteilles sur les 230 millions de bouteilles de vin vendues au Québec; soit moins de 1 % de la consommation québécoise. Toutefois, c'est une industrie en plein essor depuis qu'on l'a libéré du monopole de la SAQ. Le vin québécois suscite beaucoup d'enthousiasme et attire de nombreux touristes dans les régions productrices.

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Source
Cahier des charges homologué pour l'appellation IGP vin du Québec, 27 juin 2018.

Les syndiqués de la SAQ vont accentuer leurs moyens de pression

Après trois jours de grève, la direction du syndicat des 5500 employés de magasin de la Société des alcools du Québec (SAQ) annonce qu'ils vont accentuer leurs moyens de pression.

Les négociations se sont poursuivies pendant la grève et le syndicat dit avoir régler toutes les questions dites normatives, c'est-à-dire, toutes les questions non monétaires. Le syndicat affirme que la grève de trois jours a été bénéfique et a permis de faire avancer les négociations du moins sur les questions non salariales.

Toutefois, les dirigeants syndicaux, dans une vidéo adressée aux membres du syndicat, disent que la direction de la SAQ a refusé leur dernière proposition de règlement salariale. Selon eux, la SAQ ne veut pas mettre plus d'argent sur la table. La proposition salariale actuelle de la SAQ ferait en sorte que les employés s'appauvrissent déclare la présidente du Syndicat, Katia Lelièvre et il n'est pas question de signer une convention collective qui appauvrisse les employés ajoute-t-elle. « On ne présentera pas une entente dans laquelle on s'appauvrit, ça, c'est clair». Elle laisse ainsi entendre que l'offre de la SAQ ne couvre pas l'inflation.

Devant le refus de la direction de la société d'État de mettre plus d'argent sur la table, les négociateurs syndicaux ont quitté la table de négociations. Ils disent qu'ils vont attendre une meilleure offre de la direction de la société d'État.

Les dirigeants syndicaux affirment maintenant vouloir faire pression sur la SAQ et sur le gouvernement. Ils n'ont pas voulu dévoiler leur stratégie, mais affirment qu'il y aura de l'action dans leurs deux prochaines semaines.

La période des fêtes qui approche est la période la plus profitable dans l'année pour la SAQ.

   Négo, mobilisation et stratégie suite à la grève, Vidéo de 14 minutes, SEMB SAQ.

La grève est finie... et le beaujolais nouveau

La grève est terminée à la SAQ...
et il reste encore du beaujolais nouveau.
Attention de ne pas trop en abuser
et de finir comme Marie Reno
en cellule de dégrisement.

 
Marie Reno

Le prix d'un vin dans plusieurs pays

Le 16 novembre, l'American Association of Wine Economists publie dans Twitter un graphique illustrant le prix d'un vin dans plusieurs pays. Il s'agit du prix du Côte-du-Rhône rouge 2012 de la maison Guigal en 2017.

 

Toutefois, le Canada n'est pas dans ce tableau. Je vais donc voir combien se vendait ce vin au Québec en 2017. Je trouve ici ce vin dans le millésime 2013 à 19,95 $ à la LCBO et à 19,25 $ à la SAQ en octobre 2017. Ce qui donne 15,36 dollars américains aux taux d'octobre 2017.

Le Canada se place donc entre le Danemark et Taiwan pour le prix de ce Côte-du-Rhône rouge Guigal. Nos monopoles vendent donc ce vin français plus cher qu'en Allemagne, France, Hollande, Japon, Suisse, Grande-Bretagne, Hong-kong, Belgique, États-Unis et Danemark.

Ce vin est aujourd'hui 8,4 € en France. Ce qui donne 9,78 US$ ou 12,72 CAN$.
Il est vendu 20,40 $ à la SAQ. Soit 15,67 US$.

UN PEU DE LECTURE SUR LE VIN II

Encore un peu de lecture sur le vin...

Les sulfites donnent mal à la tête. Vrai ou faux?
Ce serait faux. C'est plutôt l'éthanal qui donne des maux de tête.

Le vin se déguste mieux en jour fruit. Vrais ou faux?
Non, la Lune n'a aucun effet sur la dégustation du vin. Le gout du vin n'est pas affecté par le calendrier lunaire.

Le bouchon influence le gout du vin. Vrai ou faux?
Il semble bien que oui. Un vin bouché avec des bouchons différents va donner des vins différents.

Le vin respire par le bouchon de liège. Vrai ou faux?
Le vin respire par l'espace entre le bouchon de liège et le goulot. La circulation se fait par la fine couche de silicone ou la paraffine qui recouvrent les parois du bouchon de liège.

UN PEU DE LECTURE SUR LE VIN

Un peu de lecture pour bien se connaitre et pour bien comprendre le vin.

Le gout sucré des vins secs provient de l'alcool? Vrai ou faux.
C'est faux. L'alcool ne donne pas de gout sucré au vin. Ce sont surtout les peaux de levures mortes qui donnent une sucrosité au vin sec.
La glycérine et le bois peuvent aussi donner une certaine sucrosité au vin.
 

On ne goute pas la même chose que nos voisins
Pourquoi il y a-t-il une si grande différence de perception gustative des tanins et de l'acidité d'une personne a l'autre?
La réponse: la salive.

Le vin sent le cheval
D'où viennent les odeurs de cuir, d'écurie et de ferme dans certains vins?
Des odeurs que l'on retrouve de plus en plus.
D'une levure appelée Brettanomyces, ou tout simplement Brett.


Il n'y a pas de levures sur les raisins

Est-ce que les levures qui donnent de si bons vins proviennent des raisins?
Non, les levures nobles ne sont pas sur les raisins! Mais où alors?
Elles sont dans la cave du vinificateur.

LA SAQ EN GRÈVE

La plupart des magasins de la Société des alcools du Québec sont fermés aujourd'hui. Les 5500 employés de la société d'État ont déclenché une grève de trois jours: vendredi, samedi et dimanche.

Les cadres de la SAQ maintiennent ouvertes 45 succursales dans la province.

Les commandes en ligne sont toujours possibles pendant ce conflit de travail.

Consultez notre liste des meilleurs achats en ligne ici vinquebec.com/vins_en_ligne.

Rabais et grève à la SAQ

La direction de la Société des alcools avait prévu faire une vente en fin de semaine.
Elle voulait accorder 8000 points de carte fidélité sur tout achat de 75 $ sur tous les produits.

Toutefois, la direction du Syndicat a annoncé hier soir qu'elle déclenchera une grève vendredi, samedi et dimanche si les négociations ne progressent pas plus vite d'ici vendredi.

La direction de la SAQ a donc décidé d'annuler cette promotion.

Selon la direction du syndicat, cette vente de novembre rapporte habituellement 35 millions de dollars à la société d'État.

Jusqu'à maintenant, le syndicat n'a fait que des grèves d'une journée. Si la grève a lieu, ce sera la première grève plus longue.

La direction du syndicat affirme «qu’il est financièrement beaucoup plus rentable pour la SAQ et le gouvernement de s’entendre sur un cadre financier acceptable plutôt que de perdre des dizaines de millions de dollars pendant l’une des plus grosses fins de semaine de ventes de l’année.»

   Texte modifié à 18 h 12.


SAQ, menace de grève en fin de semaine

Le syndicat principal des employés de la SAQ lance un ultimatum à la direction de la société d'État. «S’il n’y a pas d’entente de principe avant le vendredi 16 novembre 2018, nous serons en grève pour une période de trois jours; vendredi, samedi et dimanche.»

Dans un communiqué, la direction du syndicat Semb-Saq dit constater «que l’employeur n’est pas sérieux.» et «il maintient des demandes dans le normatif qu’il sait inacceptables pour les membres, et le cadre financier dont il dispose fera en sorte que les gens vont s’appauvrir pendant la durée de la convention.»

La direction du syndicat ajoute que «malgré tout, nous sommes toujours d’avis qu’un règlement est possible à court terme, mais il faudra que l’employeur démontre du sérieux et le courage nécessaire pour porter les demandes, plus que raisonnables, de son plus gros syndicat au Conseil du Trésor.»

La direction du syndicat termine sont communiqué en disant que «nous sommes d’avis qu’il est financièrement beaucoup plus rentable pour la SAQ et le gouvernement de s’entendre sur un cadre financier acceptable plutôt que de perdre des dizaines de millions de dollars pendant l’une des plus grosses fins de semaine de ventes de l’année.»

Ces négociations s'éternisent. La convention collective des 5500 employés des magasins de la SAQ est échue depuis 16 mois.

SAQ : changements de prix dimanche

Il y aura des changements de prix dimanche soir à la Société des alcools du Québec.

413 vins seront augmentés de 0,35 $ en moyenne;
429 vins seront réduits de 0,23 $ en moyenne;
1733 vins conserveront les mêmes prix.

Ces changements de prix qui concernent les vins courants et ceux de spécialité en approvisionnement continue entreront en vigueur lundi matin.

La direction de la SAQ modifie ses prix neuf fois par année. En fait, elle permet aux producteurs et à leurs agents de lui demander de modifier les prix de leurs produits déjà en magasin à 9 reprises par année.

Toutefois, depuis quelque temps, elle n'autorise des hausses de prix que deux fois par année: en mai et en novembre.

Les producteurs et leurs agents peuvent ainsi demander à la SAQ de hausser ou de réduire le prix de leurs vins. La SAQ dit s'assurer qu'elle obtient tout de même ce qu'elle appelle «le plus bas prix canadien».

Le 27 mai dernier, la SAQ a haussé le prix de 1200 de ses vins les plus populaires.

Elle justifiait cette augmentation de prix en évoquant la hausse de la valeur de l'euro. Elle s'était basée sur un taux de change de 1,60 $ pour 1 euro.

Pour cette fois-ci, la direction de la SAQ a évalué le taux de change à 1,53 $. Ce taux est ce qu'elle appelle son «Standard pour établir les prix de détail».

La valeur de l'euro par rapport au dollar canadien fluctue constamment. Elle a varié de 1,47 $ à 1,61 au cours des 12 derniers mois. Elle est aujourd'hui à 1,49 $.


Graphiques XE Currency

   Mise à jour à 16 h 46.

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

 

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


La SAQ dans les réseaux sociaux

Qu'elle est la présence de la Société des alcools du Québec dans les réseaux sociaux?

Le journal Les Affaires publie dans un de ses blogues une entrevue avec la responsable des réseaux sociaux à la SAQ.

Ariane de Warren, dont le titre est «chef de service Stratégie engagement client et gestion des marques Marketing expérientel» à la SAQ y décrit ce que fait la SAQ dans les réseaux sociaux.

Elle y dit qu'elle surveille surtout maintenant les «micro-influenceurs. Ils ont un auditoire dans les quatre chiffres, plus petit donc que celui des influenceurs, mais leur portée est meilleure. Les gens qui les suivent sont plus actifs, plus engagés. Les micro-influenceurs vont chercher de la qualité plutôt que de la quantité. Leur auditoire leur ressemble beaucoup, a le même style de vie, les mêmes champs d’intérêt. L’impact de ces microcommunautés est puissant. On a beaucoup travaillé avec les influenceurs. On va bientôt mettre en place des stratégies avec les micro-influenceurs».

La SAQ recueille beaucoup de données sur ses clients grâce à sa carte de fidélité Inspire.
«Les données recueillies grâce à notre programme Inspire nous ont permis d’identifier quatre segments de clientèle prioritaire. Chacune de nos plateformes dans les médias sociaux est dédiée à l’un de ces segments. Ça permet d’offrir du contenu pertinent à chaque clientèle.»

En résumé, voici comme elle dit cibler les lecteurs des trois principaux réseaux sociaux.

«Avec Facebook, on cible les découvreurs et les engagés, des gens fidèles à certaines marques et à une pastille de goût.»

«Avec Instagram, qui s’adresse aux milléniaux, on met l’accent sur les spiritueux et les cocktails.»

«Pour rejoindre les connaisseurs, c’est Twitter. On publie des textes informatifs sur des nouveautés, des produits hauts de gamme.»

Dans Twitter, la SAQ a deux comptes SAQnouvelles (2497 abonnés - publication une fois par mois) et SAQCellier (15,400 abonnées - publications quotidiennes).

Dans Facebook c'est 424 451 abonnés et publications quotidiennes.

Dans Instagram c'est 50 000 abonnés et publications plusieurs fois par semaine.

Dernièrement, la SAQ a fait beaucoup parler d'elle dans les réseaux sociaux. Les principaux sujets abordés étaient la grève de vendredi dernier, la prime de près d'un demi-million de dollars de son président sortant et le manque de cannabis à sa filiale. (Twitter)

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Sources
SAQ : influenceurs, plateformes ciblées, accords hot-dog et vins, article non signé, Les affaires, 29 octobre 2018

https://www.facebook.com/SAQ/
https://twitter.com/SAQCellier
https://twitter.com/SAQnouvelles
https://www.instagram.com/lasaq/
 

Dans la série Comprendre la SAQ   

Le vin c'est comme le camembert

Certains vieillisent bien; d'autres, moins bien.
Il en serait de même du camembert comme du vin!

Dernièrement, j'ouvre une bouteille d'un vin que j'ai aimé — Domaine Milan, Le Vallon 2010 — et il se révèle vraiment moins bon, et même mauvais. J'ai d'ailleurs publié mon compte-rendu sur cette bouteille dans la section des

J'écris alors au producteur pour lui signaler cela. Alors que certaines de ses bouteilles sont délicieuses, d'autres sont vraiment mauvaises. Une bouteille dégustée dernièrement dégageait de fortes odeurs de sueurs et d'écurie; ce qui semblait être l'oeuvre des Brettanomyces. Un lecteur me dit avoir dû retourner 3 bouteilles de ce même vin. Comment expliquer cela?

Le producteur, M. Henri Millan, (Domaine Milan) me répond la journée même. Sa réponse est vraiment délicieuse. Là voici.

Cher Marc-André, j’apprécie toujours votre action au service du bon goût.

  Pour autant, je suis assez surpris de votre question:

  En effet lorsque vous laissez un morceau de viande ou un délicieux camembert vieillir au-delà du temps nécessaire à son épanouissement, je suis certain que vous n’accusez pas la vache d’avoir produit un mauvais lait ou le laitier de ne pas s’être lavé les mains.

 Vous savez ainsi comme moi que les plus belles choses ont une jeunesse, une adolescence, etc. et une mort.
  Et  malgré tous nos efforts en matière d’eugénisme, je n’ai pas encore trouvé le remède contre la mort.

 Certes, j’aurais pu à l’instar de Donald mettre une perruque dans mon vin.

  Certes, j’aurais aussi pu chercher du côté de Kim l’élixir de longévité idéal (quoi que le résultat laisse à désirer là aussi).

 Non j’ai seulement cherché à produire un vin le plus honnêtement possible.

  Et s’il a bien vécu vu les dizaines de milliers de bouteilles vendues, bues et appréciées de par le monde, il est comme vous et moi sujet à l’usure du temps qui passe.

 Je suis bien évidemment sincèrement désolé du désagrément provoqué chez nos amis québécois. Je les invite ainsi au domaine afin qu’ils puissent comprendre notre démarche et se faire une idée claire sur le vrai vin.

Henri

 

Le domaine Milan vent présentement le millésime 2014. La SAQ vent actuellement les millésimes 2010 et 2011 !

UN VIN SEC... SUCRÉ

Pourquoi un vin sec peut-il sembler sucré?
«Je goute un vin rouge et il me semble sucré. Pourtant, le site de la SAQ indique qu'il ne contient que 2,8 grammes de sucre au litre! Pourquoi, ce vin me parait-il sucré?»

C'est une question très intéressante qui m'est posée.
Il y a plusieurs réponses à cette question. En effet, un vin sec peut sembler sucré.

On dit qu'un vin est sec lorsqu'il contient moins de 4 grammes de sucre au litre. Toutefois, un vin peut contenir peu de sucre et sembler sucrer; alors qu'un autre peut en contenir plus et sembler moins sucré.

La sensation de sucré varie principalement selon la quantité d'acide; de résidus de levures, de la glycérine et d'extrait de bois. On parle alors de sucrosité, d'onctuosité ou de gras.

Acidité et sucre
La sucrosité ou la sensation de sucré dans le vin dépend en premier de l'équilibre entre le sucre et l'acide. L'acidité atténue la sensation sucrée. Ainsi, un vin dont le taux de sucre est de 6 grammes et le pH de 3,2 pourra paraitre plus sec qu'un autre vin qui contient 3 grammes de sucre, mais un pH de 3,6. Le premier ayant une acidité double du deuxième paraitra bien plus sec. Plus un vin est acide, plus il pourra contenir de sucre sans paraitre sucré. Par contre, s'il est peu acide, il ne faudra que peu de sucre pour le faire paraitre sucré à bien des dégustateurs.

Glycérine et sucre
La glycérine (glycérol) est le troisième élément en quantité dans le vin après l'eau et l'alcool. Elle a un gout sucré, mais n'est pas du sucre, donc n'est pas calculée comme étant un sucre réducteur.

Bois et sucrosité
Le bois, le chêne et particulièrement les copeaux de chêne ajoutent une sensation sucrée au vin. Ils émettent des molécules, des quercotriterpénosides, qui communiquent une sensation sucrée au vin.

Levures et sucrosité
Les levures ou plutôt les levures mortes donnent un gout sucré au vin. C'est une sucrosité sans sucre comme le dit le chercheur et oenologue Axel Marchal. Les peaux de levures mortes contiennent la protéine Hsp12 qui procure un gain de saveur sucrée. Plus un vin contiendra d'alcool, plus on aura dû utiliser de levures et il contiendra alors plus de résidus de levures, donc il pourrait paraitre plus sucré. Des commerçants vendent maintenant des peaux de levures mortes séchées (appelées écorces de levures ou autolysats de levures ou mannoprotéines levuriennes ou encore levures inactivées spécifiques) pour les producteurs qui veulent accroitre la sucrosité de leur vin sans faire monter le taux de sucre. Ces résidus de levures donnent aussi de la rondeur au vin. Elles ont pour nom: Optilees, Exelies...

Extrait de tanins
Les extraits de tanin ajoutés au vin peuvent aussi ajouter une dose de sucrosité au vin.

Sucre réducteur et sucre résiduel
La SAQ comme la LCBO indiquent dans leurs sites internet le taux de sucre réducteur, c'est-à-dire la quantité de sucre fermenticide. Mais ce n'est pas la quantité totale de sucre résiduel. Il faut ajouter à cela les autres sucres non réducteurs, soit jusqu'à 1,7 gramme par litre. Il est à noter que les quantités de sucre données par la LCBO sont souvent plus élevées que celles données par la SAQ. Pourtant, les deux laboratoires disent utiliser la même méthode d'analyse du sucre: le test de Fehling!

Autres sucrosités
À cela, il faut ajouter des techniques de vinification qui peuvent ajouter de la sucrosité au vin: vinification prolongée; macération à froid; ajout de gomme arabique; certaines levures; microbullage; élevage sur lies; élevage sous bois...

En conclusion, on peut dire que le taux de sucre n'est pas un indice absolu de la sucrosité perçu dans le vin. Il y a plusieurs autres molécules que celles des sucres qui peuvent donner de la sucrosité au vin.

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Une étrange étude sur l'amélioration du modèle d'affaires de la SAQ

Le gouvernement du Québec a commandé une étude pour améliorer le modèle d'affaires de la Société des alcools du Québec.
 
C'est la firme Price Waterhouse Coopers (PwC) qui a remporté le contrat et a facturé 182 500 $.
 
L'étude qui a débuté le 7 juillet devait être publiée avant le déclenchement des élections. Elle a plutôt été publiée vers la fin de la campagne électorale. Je crois comprendre pourquoi.
 
Le gouvernement demande d'étudier des scénarios pour une amélioration du commerce de l'alcool au Québec «identification et analyse des scénarios d'évolutions possibles du modèle d'affaires.»
 
Le ministre des Finances Carlos Leitão disait en point de presse :
«Est-ce que ça va être une privatisation totale, partielle, ou pas du tout, il va falloir d’abord faire cet examen. Nous n’avons jamais été fermés à aucune possibilité. [...] Nous allons voir après l’analyse. Il
faut regarder les conséquences d’un changement de modèle d’affaires d’un point de vue de l’économie, de la santé publique, de la sécurité publique et pour les employés. Il y a plusieurs aspects à considérer». (Tel que cité dans le journal Le Soleil du 31 mai.)
 
Alors, la firme PwC se met à l'oeuvre et étudie au départ 14 scénarios possibles allant de la privatisation à l'optimisation en passant par la concurrence et les alliances.
 
Puis, après analyse, elle décide de ne conserver que 3 scénarios.
 
Elle refuse d'étudier celui de la privatisation disant que cela nécessite un changement législatif du gouvernement fédéral. «Scénario de privatisation complète (1.a) , similaire au modèle français – Ce scénario où le gouvernement se retire de l’ensemble des activités du commerce de la boisson alcoolisée n’est pas possible, puisqu’il requiert un changement législatif au niveau fédéral. En effet, la Loi sur le commerce des boissons enivrantes fédérale stipule l’obligation des autorités provinciales de faire minimalement l’importation des boissons alcoolisées.»
 
Pourtant, une loi — même fédérale — ça se change. Le fédéral a déjà d'ailleurs modifié cette loi pour permettre le transport de vin par les particuliers d'une province à l'autre.
 
Donc, exit la privatisation! Que reste-t-il? Trois scénarios :
Scénario 1 : Privatisation partielle – vente des activités du commerce de détail et de la distribution;
 
Scénario 2 : Essaimage d’une partie de la SAQ et entrée d’un ou plusieurs compétiteurs;
 
Scénario 3 : Ouverture des lignes de produits exclusives de la SAQ aux détaillants autorisés (épiceries et dépanneurs);
 
 
Le scénario 1 est celui adopté par l'Alberta en 1993.
La SAQ se retire complètement de la vente de détail. Toutefois, elle continue de monopoliser l'importation, la liste des produits, les prix, le contrôle de la qualité...
 
Le scénario 2, dit «essaimage» est un système mixte où la SAQ vend seulement une partie de ces succursales, mais conserve des succursales ainsi que l'importation et la gestion des prix.
 
Le scénario 3 permet aux dépanneurs de vendre des produits de la SAQ et la SAQ gardent toutes ses succursales, en plus de conserver l'importation et la détermination les prix. Les auteurs disent que la SAQ donnera un escompte de 12,2 % aux dépanneurs, mais ajoutent du même coup que leur marge habituelle est de 28 %; donc ils estiment que les dépanneurs vont vendre plus cher que la SAQ. Ils affirment ainsi qu'un vin vendu 10 $ dans une succursale de la SAQ sera 11,24 $ au dépanneur!
 
Les auteurs de l'étude disent que le scénario 1 ne garantit pas une baisse des prix, mais des dégradations de conditions de travail des employés de la SAQ.
 
Le scénario 2 serait moins pire que le 1, selon eux.
 
Le scénario 3 serait le pire. «Bien que les consommateurs bénéficient d’aspects très positifs comme une augmentation de l’accès au réseau, les impacts négatifs pour les succursales de la SAQ (perte de valeur significative de l’actif) et les emplois en général sont majeurs.»
 
Ils prétendent aussi que si on appliquait ce scénario 3, des succursales de la SAQ pourraient devenir des cavistes. «Pour se différencier des épiceries et dépanneurs, la SAQ pourrait vouloir se spécialiser, comme mentionné ci-dessus. Dans certains cas, en adoptant le modèle de “cavistes ”»!
 
Ces scénarios sont comparés au statu quo.
 
Les auteurs de l'étude imposent donc trois prérequis: la SAQ conserve dans tous les cas l'importation; la gestion des prix et le choix des produits. Donc, trois éléments importants qui doivent rester au statu quo.
 
Les auteurs de l'étude en arrivent ainsi à la conclusion que le meilleur scénario est... le statu quo.
«Nos travaux démontrent que tous les scénarios de privatisation et d’augmentation de la concurrence présentent une proportion significative d’impacts négatifs lorsqu’ils sont comparés au statu quo.»
 
L'étude oublie complètement le scénario de la libéralisation proposé par plusieurs au Québec, dont le professeur Frédéric Laurin (Voir Monopole Inc, juin 2016 et Plan cavistes ).
 
À plusieurs reprises dans le rapport, les auteurs mentionnent qu'ils ont eu peu temps pour le préparer.
Ainsi, au sujet de l'Alberta, ils notent que depuis la privatisation, le nombre de points de vente est passé de 208 à 1497; que le nombre de produits est passé 2 200 à 24 000. Ils oublient toutefois de mentionner que le dividende annuel du gouvernement albertain a doublé depuis. Donc, le gouvernement fait deux fois plus d'argent en ne gérant plus la vente au détail de l'alcool.
Les auteurs notent aussi que le prix du vin a fortement augmenté en Alberta, ainsi que les taxes sur l'alcool, mais ils ne font pas de lien entre les deux!
 
Ils mentionnent aussi qu'il est difficile de prévoir le mouvement des prix de l'alcool.
 
Le prix de l'alcool au Canada est fortement tributaire des taxes (y compris dividendes).
Un vin vendu 15 $ c'est 10 $ de taxes, un spiritueux de 25 $ c'est 20 $ de taxes et dividende. Alors, si on veut jouer sur les prix, il faudra jouer aussi sur les taxes et dividendes.
 
Les auteurs qui disent avoir eu «la collaboration exemplaire de la SAQ pour répondre à nos demandes d’informations», disent que «la prudence est donc de mise avant de procéder avec des changements importants dans le modèle d’affaires de la SAQ.»
 
Les auteurs terminent ses 98 pages en disant qu'il faudrait faire d'autres études sur le sujet.
 
Une étude de 180 000 $ qui devait nous aider à améliorer le commerce du vin au Québec nous dit de ne rien faire. N'est-ce pas payer bien cher pour avoir si peu?
 
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Évolution du modèle d’affaires de la SAQ
pwc pour le ministère des Finances du Québec, 12 septembre 2018
 
Voir aussi les commentaires du professeur Frédéric Laurin sur ce qu'il qualifie de document bâclé et écrit à la va-vite.
 

Quatrième journée de grève à la SAQ

La plupart des magasins de la Société des alcools du Québec sont fermés aujourd'hui en raison d'une quatrième journée de grève des syndiqués.

La direction de la SAQ dit avoir modifié ses offres à ses employés. Elle dit avoir retiré sa demande de faire travailler plus d'employés réguliers les fins de semaine. Elle dit aussi vouloir offrir maintenant des postes de 38 heures au lieu de 30 heures à ses employés à temps partiel. Finalement, elle va concéder des avantages sociaux et des congés de fin de semaine à certains employés à temps partiel.

Rappelons que 70 % des employés de magasin de la SAQ sont des employés à temps partiel et qu'ils peuvent le rester longtemps.

En ce qui concerne les demandes salariales, la direction de la SAQ laisse entendre qu'elles sont exagérées et ne respectent pas «le cadre du mandat octroyé par le Conseil du trésor, lequel est comparable à ceux de la fonction publique.» Les négociations se poursuivent.

Grève surprise à la SAQ aujourd'hui

Les employés de magasin de la SAQ ont déclenché la grève aujourd'hui.
Après avoir dit qu'ils feraient la grève demain, les syndiqués ont plutôt déclenché un arrêt de travail aujourd'hui.
La direction du syndicat a demandé à ses membres de «profiter de l’activité pour vous préparer pour la journée de demain.»

La grève a été déclenchée à 10 h 15. Il semble bien que les 5500 employés de la SAQ feront aussi grève demain. Le syndicat prévoit organiser de grands rassemblements dans plusieurs villes.

«L'employeur est intraitable : il insiste sur son cadre financier hyper rigide et refuse d'en démordre, dénonce Katia Lelièvre, présidente du syndicat. Il maintient ses exigences sur le plancher d'emplois. Il n'apporte aucune solution viable concernant la précarité du travail. D'ailleurs, on enregistre un nombre impressionnant de démissions depuis le début de 2018. La SAQ ne pourra continuer à jouer à l'autruche éternellement : nous lui demandons de trouver des solutions concrètes pour pouvoir apporter des propositions dignes de ce nom à la table de négociation», a déclaré la présidente du syndicat, Katia Lelièvre, dans un communiqué.

La SAQ écrit sur son site internet avoir rouvert 73 de ses 406 succursales, dont 19 à Montréal.

Comparaisons SAQ Montréal versus SAQ Régions

On entend souvent dire que la Société des alcools du Québec offre une grande sélection de produits dans toutes les régions du Québec. — Est-ce vrai?

Vérification faite, on se rend bien compte en regardant les propres chiffres de la SAQ que Montréal et Québec sont fortement avantagées par rapport aux régions.

Les principales succursales des régions offrent des choix beaucoup moins grands qu'à Montréal et qu'à Québec.

Prenons l'exemple des produits bios. Alors qu'il y a plus de 200 produits bios dans des succursales de Montréal et à Québec, il y a en toujours moins de 200 dans les succursales des régions, sauf une exception.

Au niveau des vins mousseux, c'est la même situation : le choix est toujours moins grand en région!

Offre de la SAQ à Montréal et en région
  Bio       Mousseux
Montréal - Marché Atwater 278   281
Montréal - Rockland 210   222
Montréal - Beaubien 193   196
Montréal - Westmount 200   190
Laval - Centropolis 262   271
       
Québec - Boul. Laurier Signature 343   369
       
Gatineau - Casino Signature 165   202
Chicoutimi 179   166
Saint-Sauveur - De la gare 163   191
Sherbrooke
132   139
Rimouski - Méga centre 131   113
Sept-îles
127   123
Drummondville
132   118
Trois-Rivières 91   122
Baie-Comeau
88   90
Rivière-du-Loup
79   86
La Malbaie
69   91
Val d'Or 45   93
Gaspé 58   66
@vinquebec.com 

Pourquoi des disparités? Est-ce que les gens des régions ont moins le droit de fêter ou de boire santé que les gens des deux grandes villes du Québec?

Voir un tableau plus complet...

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Source
Le site de la SAQ consulté le 8 septembre 2018.

Non à la privatisation de la SAQ disent les partis politiques

Les quatre principaux partis politiques du Québec disent non à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

C'est le sujet de l'article du journaliste Vincent Brousseau-Pouliot dans La Presse+ de ce matin. «Élections 2018 : Que faire avec la SAQ?»

«Privatiser la Société des alcools du Québec ? Non, répondent en chœur les quatre principaux partis politiques.»

La SAQ a le monopole de la vente de vin, sauf celui du vin québécois. Elle a le monopole de la vente des spiritueux, mais pas celui de la bière.

Les représentants des quatre principaux partis disent qu'ils ne veulent pas privatiser la SAQ.

— «Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir le meilleur produit au meilleur cout pour tout le Québec».
Carlos Leitão, ministre des Finances et candidat du Parti Libéral.

— «On ne privatisera jamais la SAQ». François Bonnardel de la Coalition Avenir Québec.

—  «Nous trouvons que le modèle actuel sert bien les intérêts du Québec.» Nicolas Marceau du Parti Québécois.

—  «Ce serait une très mauvaise affaire pour les Québécois». Vincent Marissal de Québec Solidaire.

Cependant, tous s'entendent pour améliorer le système actuel du commerce du vin.

Le Parti Libéral attend les conclusions d'une étude qu'il a commandée sur l'évolution du modèle d'affaire de la SAQ.

La Coalition Avenir Québec veut augmenter la concurrence à la SAQ en permettant à des cavistes d'ouvrir des boutiques pour vendre des vins que la SAQ ne vend pas. Puis, plus tard, vendre ces vins dans les épiceries.

Le Parti Québécois dit qu'il faut réduire les couts de gestion du réseau de la SAQ.

Québec Solidaire dit que la SAQ doit améliorer ses frais de gestion, sa promotion des produits québécois et sa responsabilité sociale.

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Source
Que faire avec la SAQ?  Vincent Brousseau-Pouliot, La Presse, 8 septembre 2018

L'étude sur l'avenir de la SAQ sera déposée le 12 septembre

L'étude commandée par le ministre des Finances du Québec sur la Société des alcools du Québec qui devait au début être remise le 27 aout; puis reporté à aujourd'hui le 7 septembre sera finalement déposée le mercredi 12 septembre, nous dit-on au ministère des Finances.

L'étude sur les scénarios d'avenir de la SAQ intitulée «Évolution du modèle d'affaires de la Société des Alcools du Québec» a été commandée à la firme PwC Canada, devait débuter le 7 juillet et devrait couter 182 000 $.

L'appel d'offres lancé en mai dernier disait que le rapport doit contenir un «diagnostic stratégique sur la performance de la SAQ et l'évolution de son environnement d'affaires» ainsi qu'une «identification et analyse des scénarios d'évolutions possibles du modèle d'affaires.»

Il est alors fort probable que ce sujet sera l'un des thèmes de campagne des partis politiques la semaine prochaine.

Au moment du lancement de cet appel d'offres, le ministre des Finances Carlos Leitão disait en point de presse : «Est-ce que ça va être une privatisation totale, partielle, ou pas du tout, il va falloir d’abord faire cet examen. Nous n’avons jamais été fermés à aucune possibilité. [...] Nous allons voir après l’analyse. Il faut regarder les conséquences d’un changement de modèle d’affaires d’un point de vue de l’économie, de la santé publique, de la sécurité publique et pour les employés. Il y a plusieurs aspects à considérer». (Tel que cité dans le journal Le Soleil du 31 mai.)

Vin : les Ontariens aussi ont la dent sucrée

Les Québécois ne sont pas les seuls à aimer les vins rouges sucrés. Les Ontariens aussi.
Le quotidien Toronto Star révèle aujourd'hui les cinq vins les plus vendus en épicerie en Ontario.

Ça fait maintenant deux ans que les épiciers de l'Ontario ont le droit de vendre du vin.

Le numéro un des ventes en épicerie est un vin bien connu aussi au Québec:
Apothic Red 16,95 $ (15,85 $ à la SAQ).
Il a un taux de sucre de 17 g/l selon la LCBO. C'est 4 fois plus élevé qu'un vin dit sec.
Rappelons qu'un vin est dit sec lorsqu'il contient moins de 4 grammes de sucre.

Le no 2 est le Woodbridge Cabernet Sauvignon 13,95 $ — de Californie aussi —  et 6 grammes de sucre au litre.

Le no 3 Yellow Tail Shiraz d'Australie 12,95 $ à 10 grammes de sucre.

Le no 4 est Jacob's Creek Moscato 13,45 $ (12,90 $ à la SAQ). Un vin blanc d'Australie bien sucré à 82 grammes de sucre au litre. Un bon trois cuillères du sucre par verre. Il fait 7,5 degrés d'alcool.

Le cinquième est un vin blanc ontarien, celui-là sec à 4 grammes de sucre, c'est de Strewn Chardonnay Boisé à 14,95 $.

   The 5 bestselling wines available in Ontario grocery stores revealed, Carolyn Evans Hammond, Toronto Star

Voir aussi les vins les plus vendus en valeur et en volume au Québec.

Étude sur le modèle d'affaires de la SAQ reportée

L'étude commandée par le ministre des Finances du Québec sur le modèle d'affaires de la Société des alcools du Québec n'est pas encore terminée et devrait être remise au ministre vers le 7 septembre.

Le 31 mai dernier, le ministère des Finances du Québec lancait un appel d'offres intitulé «Évolution du modèle d'affaires de la Société des Alcools du Québec».

L'appel d'offres stipulait que le contrat devait débuter le 9 juillet et se terminer le 27 aout.

Toutefois, au ministère des Finances on nous dit que dès le début les soumissionnaires trouvaient que le délai était trop court. La durée du contrat aurait donc été prolongée et selon le ministère des Finances, l'étude devrait être remise au 7 septembre.

Le gouvernement aurait voulu que l'étude soit dévoilée pour le début de la campagne électorale. Au ministère des Finances, on nous dit que le ministre devrait rendre publique cette étude rapidement après l'avoir reçue.

Cette question de révision du modèle d'affaires de la SAQ est un des thèmes de la campagne électorale actuelle au Québec.

Le contrat d'une valeur évaluée entre 101 100 à 252 699 $ a été accordé à la maison PwC Canada.

L'appel d'offres disait que «L'objet du présent mandat est d'analyser le modèle d'affaires de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Il précisait de plus que le rapport devrait contenir un «diagnostic stratégique sur la performance de la SAQ et l'évolution de son environnement d'affaires» ainsi qu'une «identification et analyse des scénarios d'évolutions possibles du modèle d'affaires.»

On ajoutait aussi que l'étude doit tenir compte des accords de commerces suivants «Accord Québec-Ontario (ACCQO), Accord Québec-Nouveau-Brunswick (AQNB), Accord Québec-New York (AQNY), Accord de libre-échange canadien (ALEC)».

Au moment du lancement de cet appel d'offres, le ministre des Finances Carlos Leitão disait en point de presse : «Est-ce que ça va être une privatisation totale, partielle, ou pas du tout, il va falloir d’abord faire cet examen. Nous n’avons jamais été fermés à aucune possibilité. [...] Nous allons voir après l’analyse. Il faut regarder les conséquences d’un changement de modèle d’affaires d’un point de vue de l’économie, de la santé publique, de la sécurité publique et pour les employés. Il y a plusieurs aspects à considérer». (Tel que cité dans le journal Le Soleil du 31 mai.)

Donc, on devrait avoir les résultats de cette étude rapide vers le 7 septembre.

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