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Vers un label Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec

L'Association des vignerons du Québec a déposé une demande de reconnaissance de l'appellation Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec.

Cette demande a été soumise au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants du Québec.

L'association a présenté un cahier des charges très précis définissant quels vins auraient le droit de porter l'étiquette Vin du Québec.

Ceci n'est pas à confondre avec l'appellation Vin certifié du Québec.

Le Conseil des appellations réservées mène présentement des consultations sur cette demande. Consultations qui prennent fin le 10 août.

L'Assocation des vignerons du Québec qui regroupe la plupart des vignerons, mais pas tous, recommande que seuls les vins produits dans une zone précise aient le droit d'indiquer IGP vin du Québec. Cette zone exclut le Bas-Saint-Laurent entre autres.

L'association a choisi de n'inclure que les zones qui ont au moins 900 degrés jours Celcius «moyenne du cumul des degrés-jours de croissance sur la base 10 °C est supérieure ou égale à 900 du 1er avril au 31 octobre et pour la période de 1983 à 2012. (Voir la carte)


Cliquez pour agrandir

À titre de comparaison, en Champagne c'est 1050 degrés jours et en Bourgogne c'est 1320.

Ça semble étrange d'exclure toute une partie du Québec! Pourquoi alors ne pas appeler
cette nouvelle appellation IGP Vin du Sud du Québec?

 

 

 

Le taux d'alcool minimal devra être de 7 % pour les vins blancs, de 8 % pour les rouges, mais ne devra pas dépasser 15 %.

Les producteurs auront le droit de l'augmenter artificiellement de 3,4 % par la chaptalisation. C'est-à-dire par l'ajout de sucre ou de moût concentré.

Ça me semble beaucoup, car à ma connaissance, la norme en Europe est limitée à une hausse maximale de 1 % du taux d'alcool.

Le cahier des charges propose aussi qu'on limite la quantité de sulfites à 70 mg/l de SO2 et 420 de SO2 total.

Le millésime indiqué devra contenir au moins 85 % de la récolte de l'année indiquée.
Les producteurs pourront inclure jusqu'à 50 % de raisins ou de jus en dehors de leur domaine, mais au Québec.

Une cinquantaine de cépages seront autorisés.
La concentration par chauffage ou congélation des mouts sera interdite.

Liste des défauts
Acétique, éventé, piqué
SO2
Refermentation
H2S, mercaptan, réduit
Oxydé, cuit
Brett, géranium
Mauvaise odeur, mauvais goût
Moisi, champignon, terreux
Levures, bactérien, butyrique, lactique
Pharmaceutique, métallique, solvant
Animal, écurie, phénols

Un comité d'agrément sera chargé de déguster et d'approuver les vins. Ceux qui contiennent les défauts mentionnés dans ce tableau seront rejetés.

Très bien et bravo. On devrait faire le même exercice pour les vins vendus actuellement à la SAQ. Plusieurs seraient alors rejetés.

«L’Association des vignerons du Québec s’est engagée dans une démarche de qualité visant à valoriser l’indication géographique qu’ils utilisent et dont ils défendent collectivement la réputation. Cette démarche de qualité a d’abord pris la forme d’une marque de certification en 2008. La reconnaissance officielle de l’IGP Vin du Québec s’inscrit dans le prolongement de cette démarche. Dans un contexte de croissance du marché des vins québécois, l’IGP est un outil de qualité, de reconnaissance et de promotion qui offre la possibilité de mieux communiquer aux consommateurs ce qui fait la spécificité des vins du Québec. De plus, elle assurera aux vignerons du Québec une protection intellectuelle de l’indication géographique et de sa réputation.»

Il se produit environ 2 millions de bouteilles de vin soit 16 500 hectolitres de vins sur 500 hectares au Québec. C'est une agriculture plutôt jeune. Les 5 premiers permis ont été donnés en 1985.

Production du Québec
2 millions de bouteilles
16 500 hectolitres
500 hectares
43 % blanc
30 % rouge
14 % rosé
4 % mousseux
1 % vendange tardive
8 % vin de glace

Les cépages permis
Les 100 % Vitis vinifera blancs, gris et rouges.
Les cépages rustiques et semi-rustiques blancs:
Acadie Blanc; Adalmiina; Aurore; Cayuga White; Chardonnel; Delisle; Eona; Frontenac blanc; Frontenac gris; Geisenheim; Hibernal; Kay Gray; La Crescent; Louise Swenson; Okanagan Riesling; Ortega; Osceola Muscat; Prairie Star; Saint-Cliche; Somerset; St. Pepin; Seyval; Swenson White; Traminette; Troubadour; Vandal-Cliche; Vidal; Vee blanc;

Les cépages rustiques et semi-rustiques rouges:
Baco Noir; Baltica; Cabernet Severnyi; Chambourcin; Chancellor; Chelois; Dalnevostochnyi Tikhonova (Dalraming); DeChaunac; Dragon bleu; Frontenac; Geneva Red; Landal noir; Landot noir; Léon Milot; Lucie Kulhmann; Maréchal Foch; Marquette; Montréal Blue; Michurinetz; New York Muscat; Petite Perle; Pionnier; Radisson; Sabrevois; St. Croix; Seyval noir; Skandia; Triomphe d’Alsace; Zweigelt;
Les cépages numérotés rustiques et semi-rustiques blancs: E.S. 4-23-60; E.S. 10-18-14; E.S. 10-18-30; S.V. 23-512;
Les cépages numérotés rustiques et semi-rustiques rouges: DM 8521-1; MN1200; S.V. 18-307; TP 1-1-12, TP 1-1-34.

Vous pouvez consulter le cahier de charge proposé et faire des commentaires à cette adresse
http://cartv.gouv.qc.ca/demande-reconnaissance-l-igp-vin-quebec

Le monde au naturel

Voici quelques articles parus dans la revue mensuelle Le Monde au Naturel.

Le sucre dans le vin rouge — Avril 2017

Le paradoxe françaisMars 2017

Les défauts du vin Février 2017

L'intolérance au vin : le coupable est l'éthanal  Janvier 2017

Les produits autorisés dans le vinNovembre 2016

Le prix améliore-t-il le goût du vin?  — Octobre 2016
 (Les images des bouteilles ne sont pas les bonnes,)

Bonny Doon, Grahm Randall et le Cigare Volant  — Septembre 2016

Des brebis dans les vignes, une expérience originale Juin 2016

Plus de grappes d'or aux vins biologiques Mai 2016

Le vin bio est meilleur et il y en a de plus en plus Avril 2016

 
 
 
 
 
 
 
Les régions les plus bio  —  Avril 2015
 
 
 
 
 
 
Les pesticides dans le vin —  Novembre 2013
 
Le goût du bouchon  —  Octobre 2013

Le vin naturel  —  Septembre 2013
 
 
 
Le vin bio  Avril 2013

Hausse des importations de vin en vrac au Canada

Les importations de vin en vrac au Canada ont augmenté de plus de 3 millions de litres l'an dernier, passant à de 117,5 à 120,5 millions de litres.

Pendant, ce temps, l'importation de vin tranquille en bouteille a diminué de 2 millions; de 282 à 280 millions de litres.

Le vin en vrac est payé seulement 99 cents le litre et vendu plus de 10 $ à la SAQ et dans les épiceries.

Il y a un gros bénéfice à faire là! D'ailleurs, un bureau d'avocat de Québec vient de déposer une demande de recours collectif contre la SAQ, comme le rapporte le Journal de Québec. «La requête vise la marge de profit et le manque d’informations sur les étiquettes des vins importés en vrac vendus dans les succursales du monopole d’État.»

La requête déposée au nom d'un client, Gillaume Bourdeau, de Québec, allègue que la SAQ impose des prix exorbitants. «La requête fait valoir que la SAQ vend des vins en vrac à ses clients dans ses magasins sans indications formelles, alors que le prix coûtant de ces vins importés dépasse rarement la barre de 1 $ le litre.»

En effet, le vin importé en vrac est payé en moyenne seulement 99 cents le litre comme nous le montre le tableau suivant provenant de l'Union italienne du vin.

   Tableau tiré de Wine By Numbers du 17 juillet 2017

Le Québec est le plus gros importateur de vin en vrac au Canada avec 43 millions de litres. Ainsi une bouteille de vin sur trois consommée au Québec provient du vrac.

Les vins les plus populaires au Québec et vendus dans les succursales de la SAQ et dans les épiceries sont des vins importés en vrac et embouteillés dans des usines au Québec.

Les monopoles canadiens ont accru énormément leur importation de vin en vrac au cours des dernières années. En effet, selon les chiffres du Wine By Numbers, publié par l'Union italienne du vin, l'importation de vin en vrac au Canada est passée de 77 millions de litres en 2007 à 120 millions de litres; soit une hausse de 56 %. Pendant ce temps la quantité de vin tranquille en bouteille est passée de 227 à 280 millions de litres; une hausse de 23 %.

C'est à partir de 2006 et surtout de 2008 que le Canada est devenu un grand importateur de vin en vrac comme nous le montre ce tableau de l'Association des économistes du vin des États-Unis publié ce matin.


Le Canada exporte ou réexporte une bonne quantité de vin en vrac. C'est 69 000 tonnes. Le Canada est ainsi le 11e exportateur de vin en vrac au monde, devançant même l'Argentine et le Portugal!


Le Canada exporte même du vin en vrac en France, en Espagne, à Cuba et aussi loin qu'en Australie, comme nous le montre ce tableau préparé par l'American Association of Wine Economists, et publié dans leur compte Twitter.


Texte modifié le 21 juillet afin d'y ajouter les deux derniers tableaux.
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Les faux vins israéliens sont autorisés au Canada

L'Agence canadienne d'inspection des aliments revient sur sa décision d'interdire l'étiquette «Produits d'Israël» sur des vins produits avec des raisins provenant des territoires occupés illégalement par l'armée d'Israël.

Dans un communiqué, «L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) regrette l'issue (sic) de l'évaluation de l'étiquetage du vin...»

Les vins produits dans les colonies juives illégales en Palestine pourront donc continuer d'être étiquetés «Produits d'Israël», même si ces vins ne sont pas produits en Israël!

L'Agence qui avait dit le contraire affirme maintenant que «Notre évaluation ne tenait pas pleinement compte de l'Accord de libre-échange Canada-Israël (ALÉCI).» Et ajoute que «Des explications complémentaires de l'ALÉCI (article 1.4.1b) indiquent que les vins en question adhèrent à l'Accord, et nous confirmons donc que ces produits peuvent donc être vendus avec l'étiquetage actuel.»

Des activites juifs du Canada et d'Israël avaient vivement réagi à la décision initiale de l'agence canadienne d'inspection des aliments.

Selon les règles internationales, ces vins devraient s'appeler vins de Palestine. Toutefois, ces producteur ultra-racistes nient l'existence de la Palestine qu'ils appellent Judée et Samarie.

Toutefois, la Cour suprême d'Israël, elle même, a déclaré que ces territoires étaient une «possession belligérante» (occupés par fait de guerre) et ne faisaient pas partie du territoire national. D'ailleurs, les 28 pays d'Europe ainsi que les États-Unis interdisent l'entrée chez eux de ces vins s'ils sont faussement étiquetés comme étant des produits d'Israël.

Tout ça c'est bien politique. C'est l'oppression de certaines personnes sur d'autres.
 

Voir le texte publié plus tôt : Interdiction d'importer des vins des territoires occupés étiquetés Israël.

Flip-Flop On West Bank Wines Decision Betrays Canadian Consumers, Huffingtonpost.ca;
Le plaignant de l’ACIA explique l’histoire des vins faussement étiquetésCJPMO - Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient;
Le vin vendu au Canada doit être correctement étiqueté  CJPMO;
B'nai Brith Canada Commends Government for Pressuring Agency to Comply with Canadian Wine Regulations, B'nai Brith.
 

Interdiction d'importer des vins des territoires occupés étiquetés Israël

La régie des alcools de l'Ontario (LCBO) ordonne à tous ses fournisseurs de cesser d'importer et de vendre des vins provenant des territoires occupés par l'armée israélienne et étiquetés «produits d'Israël».

La LCBO a écrit mardi à ses fournisseurs que «The CFIA clarified that 'Product of Israël' would not be an acceptable country of origin declaration for wine products that have been made from grapes that are grown, fermented, processed, blended and finished in the West Bank occupied territory

(L'ACIA a précisé que 'Produit d'Israël' ne constituerait pas une déclaration acceptable du pays d'origine pour les produits viticoles fabriqués à partir de raisins cultivés, fermentés, transformés, mélangés et finis sur le territoire occupé en Cisjordanie.)

«Par conséquent, je demande que tous les fournisseurs abandonnent les importations ou les ventes de produits étiquetés 'Produit d'Israël' à partir des établissements vinicoles ci-dessus (ou d'autres situés dans les mêmes régions), jusqu'à nouvel ordre. Nous sommes en train d'obtenir des éclaircissements auprès de l'ACIA sur la manière dont ces vins devraient être étiquetés afin de se conformer à la Loi sur les aliments et drogues.»

Cette décision s'applique à tous vins provenant des territoires occupés par l'armée israélienne, soit le plateau du Golan, la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

La LCBO dit agir ainsi à la demande de l'Agence canadienne d'inspection des aliments qui a ordonné aux établissements de vente de produits alcooliques de tout le Canada de cesser de vendre des vins fabriqués avec des raisins provenant de ces territoires occupés illégalement par Israël depuis 2007 et étiquetés «produits d'Israël».

Le Canada, comme la plupart des pays, estime que cette occupation militaire des hauteurs du Golan en Syrie et de la Cisjordanie en Palestine est illégale.

L'information sur l'étiquette disant que ces vins sont des produits d'Israël serait donc fausse puisque ces vins sont faits de raisins provenant de Palestine et de Syrie.

La LCBO a une soixantaine de vins d'Israël à son répertoire. Toutefois, un seul proviendrait officiellement des territoires occupés selon le porte-parole de la LCBO. Cependant, d'autres vins produits en Israël pourraient en fait l'être avec des raisins provenant des territoires occupés. La LCBO doit d'ailleurs publier un communiqué à cet effet en après-midi.

La directive de l'Agence canadienne des aliments a été envoyée à tous les monopoles de vin au Canada. Cette directive n'a pas encore été rendue publique officiellement.

Nous ne savons pas encore quelles sont les actions que la Société des alcools du Québec prendra à ce sujet. La SAQ a 18 vins d'Israël à son répertoire dont au moins 4 de la firme Golan Heights.

Un organisme de défense des intérêts juifs au Canada, B'nai Brith Canada, a émis un communiqué hier disant souhaiter que l'Agence canadienne annule son ordonnance. «Nous espérons que cette troublante décision soit corrigée dans un court délai», dit Michael Mostyn, le patron de B'nai Brith.

La directive canadienne va dans le sens des mêmes directives émises en Europe. En effet, en novembre 2015, les 28 États de la Commission européenne ont exigé que les produits fabriqués dans les territoires occupés par l'armée israélienne soient étiquetés originaires des territoires occupés et non plus comme étant des produits d'Israël.

Les États-Unis appliquent déjà cette politique. «They must be wholly the product of Israel or be manufactured in Israel» (US Custom)

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Copie de la lettre de la LCBO à ses fournisseurs.
Le Canada interdit les étiquettes “Produit d’Israël” pour les vins de Cisjordanie. Times of Israel, 13 juillet 2017

Internet sans fil dans toutes les succursales de la SAQ

La Société des alcools dit avoir complété l'installation du réseau internet sans fil dans ses magasins à l'intention de ses clients.

La SAQ écrit que «l’implantation d’un réseau Internet sans fil a été complétée dans l’ensemble des succursales pour permettre aux clients et aux employés de consulter facilement l’application mobile SAQ et ainsi soutenir l’expérience d’achat et le service-conseil.»

Donc, chaque client peut maintenant consulter en ligne le site saq.com, l'application SAQ, les réseaux sociaux et les moteurs de recherches (comme Google) ainsi que les sites et blogues qui traitent du vin à l'aide de son téléphone et de sa tablette.

Vous pouvez ainsi consulter vinquebec.com afin d'en savoir plus sur les vins disponibles dans votre succursale préférée.

Vous pouvez faire une recherche par nom du produit ou par numéro dans notre outil de Recherches.

Ou encore, consulter les listes des meilleurs vins dans chaque catégorie comme dans le tableau de droite.

Vous pouvez aussi voir l'inventaire de votre succursale afin de savoir ce qu'il y a dans l'arrière-boutique. Car comme l'avons expliqué dans un texte précédent, tout n'est pas sur les tablettes.

Fin de la croissance à la SAQ

C'est fini la croissance à la SAQ !
Lorsque nous regardons les chiffres de la croissance à la SAQ depuis 10 ans, nous voyons des taux de croissance beaucoup plus faibles ces dernières années et même négatifs.

L'accroissement des dividendes de la société des alcools du Québec était d'une moyenne annuelle de 57 millions $ de 2007 à 2012. La moyenne annuelle d'accroissement du dividende est depuis 2012 de 17 millions par années.

Les hausses de bénéfices du monopole des alcools étaient en moyenne de 7,2 % par année de 2007 à 2012; ce n'est plus que 1,7 % de croissance annuelle moyenne depuis 2012.

Progression annuelle des bénéfices de la SAQ en millions $ et en %

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
$ 53 51 47 59 48 85 30 -27 31 33 19
  moyenne de 57 millions $
moyenne de 17 millions $
% 8% 7% 6% 7,3% 5,5% 9,3% 3% -2,6% 3% 3,2% 1,8%
  moy. 7,2 % moy. 1,7 %

Maintenant, si nous regardons les chiffres d'achalandage des succursales, nous voyons que le nombre de transactions stagne depuis 2012.

L'accroissement de l'achalande était constant et élevé avant 2012 (hormis l'épisode de grève de 2005). Le nombre de transactions en succursale augmentait en moyenne de 5,7 % par année. Le nombre de transactions n'augmente en moyenne que d'un faible 0,2 % par année depuis 2012.

Nombre de transactions dans les succursales SAQ
en millions et variations annuelles
  2002 03 04 05 06 07 08 09 10 11 2012 13 14 15 16 2017
N 37 39 41 34 43 47 49 51 54 56 58 59 58 59 59 59
% 9,0
6,2
5,5
-16
26
9,7
3,1
4,7
5,4
3,3
4,6
0,9
-1,9
0,3 2,1
-0,3
5,7 % 0,2 %

Le point tournant de croissance a été 2012. Ces indicateurs de croissance ont basculé après 2012. (*)

La SAQ ne réussi pas à vendre plus de vin en succursale depuis 2 ans. La croissance depuis 2 ans se fait plutôt dans les épiceries comme le montre le tableau suivant. Les succursales de la SAQ ont vendu 600 000 litres de plus au cours des deux dernières années; alors que les épiciers en ont vendu 4,8 millions de litres de vin de plus.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Succursales 4,2
4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 -0,3
Épiceries 1,4 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 3,2

Ceci nous amène à nous poser des questions.
Comment expliquer ces changements des dernières années?
Est-ce que le modèle d'affaires de la SAQ a donné tout ce qu'il avait à donner?
A-t-il atteint son niveau d'inertie?

Que doit-on faire maintenant pour relancer le marché du vin au Québec?

_____
Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la SAQ.
(*) Le salaire du président de la SAQ a été haussé de 27 % depuis 2012.

La SAQ a réduit sa majoration de 137 % à 116 %

La direction de la Société des alcools du Québec a réduit les prix de 1600 de ses vins courants de son répertoire.
Une réduction de 1,40 $ qui s'est faite en trois étapes depuis novembre 2016.

Un vin qui se vendait 16,40 $ est maintenant à 15 $.

Ainsi sur une bouteille de vin importée achetée un peu plus de 5 $, la SAQ ajoutait 7,36 $ en 2016.
Elle ajoute maintenant 6,17 $; soit 1,19 $ de moins.

La majoration du monopole passe ainsi de 137 % à 116 % pour un vin acheté un peu plus de 5 dollars.

Voici dans ce tableau comment se décompose le prix d'une bouteille de vin qui était 16,40 $ et qui est maintenant de 15 $.

Répartition du prix de vente d'un vin importé
(mars 2016 et mars 2017)
  2016 2017
Prix coutant + transport et commission 5,38 5,34
Majoration SAQ 7,36
6,17
Taxe Québec 1,42 1,30
Taxe spécifique Québec 1,05 1,05
Taxe fédérale 0,71 0,65
Accise et douane fédérale 0,48 0,49
  16,40
15,00

Ces chiffres proviennent des rapports annuels de la SAQ de 2016 et de 2017.

La SAQ écrit dans son dernier rapport annuel que «ces baisses de prix s’inscrivent dans une démarche visant à bonifier l’expérience client.»

Baisses des ventes de vins des États-Unis au Québec

Les États-Unis, la France, l'Espagne et l'Argentine perdent des parts de marché dans les ventes en volume de vins tranquilles au Québec.

Par contre, le Chili, l'Afrique du Sud (grâce à ses vins blancs), la Nouvelle-Zélande, le Portugal (ses vins rouges) et l'Italie augmentent leurs parts de marché.

La France est toujours en avance au Québec avec 30 % des parts de marché en volume. L'Italie arrive en deuxième avec 24 %.

Les vins des États-Unis sont encore en troisième place, mais passent de 13 à 12 %. C'est la deuxième année consécutive que les États-Unis baissent. Ils avaient 15 % des parts de marché il y a deux ans.

Le Portugal passe de 4 à 5 %. l'Argentine et l'Afrique du Sud passent de 3 à 4 %.

Ensemble, la France et l'Italie détiennent 54 % des parts de marché des vins tranquille au Québec.

Les parts de marché étaient en 2008 de 32,7 % pour la France; 22,8 % pour l'Italie; 8 % pour l'Argentine; 6,3 % pour les États-Unis; et 2,3 % pour le Portugal.

Dans le reste du Canada, ce sont les vins des États-Unis et de l'Italie qui occupent la plus grande place du marché.

Le nombre de vins à moins de 10 $ multiplié par 6 à la SAQ

Après avoir réduit fortement son offre de vins à petit prix, la SAQ recommence à en offrir plus.

Le nombre de vins à moins de 10 $ est passé de 90 en novembre 2012 à 30 en mars 2013 et à 19 en août 2014.

Conséquence : l'achalandage dans les succursales de la SAQ a baissé fortement.

En 2016, conscient de la situation où elle s'était engouffrée, la direction du monopole hausse son offre de vins à moins de 10 $. Elle remonte de 19 à 30 en mai; puis à 50 en novembre; à 77 en février 2017 pour atteindre aujourd'hui les 126 vins à moins de 10 $. (Voir la liste dans saq.com)

On revient ainsi au niveau de 2011-2012.

Lorsque l'on regarde les chiffres de la SAQ des dernières années, nous constatons une certaine corrélation entre l'offre de vin à bas prix et l'achalandage dans les succursales de la SAQ.
 

Nombre de vins à moins de 10 $
et variations du nombre de transactions dans les succursales de la SAQ
  2009
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Nombre vins à -10 $ 183 90 30 19 30 50 126
Variation transactions +4,7 +4,6 +0,9 -1,9 +0,3 +2,1 -0,3

De 2002 à 2013, l'achalandage des clients dans les succursales augmente constamment (sauf lors de la grève de 2005). Par contre, il y a un changement subit en 2013 et en 2014. Le nombre de transactions diminue lorsque le nombre de vins à moins de 10 $ chute à 30 items et tombe à son plus bas; soit seulement 19 produits en août 2014. Il y a depuis une remontée suite à la réintroduction de plus de vins à moins de 10 $. Toutefois, cette remontée dépasse à peine le niveau de 2013. La SAQ vie la stagnation. Il n'y a pour ainsi dire plus de croissance, du moins en succursales.

 


Achalandage succursales SAQ -  millions de transactions

Malgré tous ses efforts, la SAQ peine à accroitre et même à maintenir le nombre de transactions dans ses succursales. A-t-elle perdu la confiance d'une partie du public? La croissance se fait maintenant dans les épiceries comme on l'a démontré dans un texte précédent.

Pourtant, la SAQ ne ménage pas ses efforts en améliorant son offre de vins à petit prix; en proposant une carte de fidélité; en améliorant son service de vente en ligne et en réduisant de 1,40 $ les prix de 1600 vins afin de se rapprocher des prix de la LCBO en Ontario.

  J'explique plus en détail cette stagnation de la SAQ dans une entrevue accordée à l'ancienne ministre Nathalie Normandeau sur les ondes de la radio BLVD 102,1 (12 minutes).

Les vins blancs remontent la pente au Québec

Les vins blancs représentent maintenant 31,6 % des ventes de vins à la SAQ. C'était 23,9 % en 2006.

Les rouges, c'est 63,9 %; c'était 73,5 % en 2007.

La remontée des vins blancs est constante et progressive. Elle se fait au détriment des vins rouges qui baissent en popularité, pendant que les ventes de vins rosés restent plutôt stables depuis 2012.

Parts de marché - vin à la SAQ - selon les couleurs
  2006 2007
2009
2010
2012 2014 2015 2016 2017
Blancs 23,9 22,6 23 23 24,5 26,9 28 29,6 31,6
Rouges 72,7 73,5 73 73 70,9 68,8 67,5 65,8 63,9
Rosés 3,4 3,9 4 4 4,6 4,5 4,5 4,6 4,5
Source : rapports annuels SAQ

La SAQ offre de plus en plus de vins blancs de qualité et de moins en moins de blancs acides ou boisés. Vous les trouverez dans Chablis, la Loire, en Italie, au Portugal, en Autriche, au Québec et dans le Languedoc.

En voici quelques-uns

Marsannay, Jean-Claude Boisset 2014  40 $
Henri Bourgeois Etienne Henri 2013   65 $

Lagar de Cervera, Albariño 2015
   27,40 $
Charles Baker, Stratus Riesling 2013  35,50 $
Château de Maligny, Chablis Premier Cru Homme Mort 2015  36 $

Le Manoir, Alphonse Mellot 2015
  28,05 $
Etna, Planeta bianco 2015   25,95 $
Coudoulet blanc de Beaucastel 2015  30,75 $

Calcari, Parès Balta 2015
  19,95 $
Vinho Verde, Loureiro, Joao Portugal Ramos 2015  13,90 $
Preiss, Kammerling, Grüner Veltliner 2015  22,50 $

Domaine du Nival, Matière à Discussion 2015
  20 $
Clos d'Albizzi, Cassis 2015  21,85 $
La Moussiêre 2016  28,85 $

Paul Mas, Vignes de Nicole blanc 2016
  14,55 $
Vinho Verde, Loureiro, Joao Portugal Ramos 2015  13,90 $
William Blanc 2016, Vignoble Rivière du Chêne  14,65 $

 Et d'autres ici vinquebec.com/meilleursblancs

La minéralité ou des minéralités

La minéralité est un terme récent employé pour décrire le vin. Récent, mais de plus en plus fréquent.
Le Master of Wine Cees Van Casteren a même compté 27 000 emplois de mot «minerality» dans 259 000 notes de dégustation du Wine Spectator soit plus du double du mot «fruity».

«Je trouve cela un petit peu choquant», dit Jordi Ballester, enseignant chercheur à l'Institut universitaire de la vigne et du vin.

M. Ballester a présenté les résultats de ses recherches sur la minéralité à la 15e matinée des oenologues à Bordeaux le 17 avril dernier. Il a constitué un panel de 30 dégustateurs français et néozélandais qui ont dégusté 8 sauvignons blancs français et 8 sauvignons blancs néozélandais.

Il a découvert que les dégustateurs ne s'entendaient pas tous sur le sens de la minéralité dans le vin. Par contre, plusieurs employaient les mêmes descripteurs, comme agrumes, pierre à silex, fumée, pierre à fusil, craie, calcaire, mine de crayon, iode, coquille d'huître, graphite, composé soufré, amertume, concentration et structure en bouche.

Par contre, d'autres descripteurs étaient considérés comme négatifs, c'est-à-dire non minéralité; tels que buis, pipi de chat, fruits de la passion, sucrosité et astringence. Étonnamment, le descripteur acidité a été considéré par les dégustateurs français comme étant non signifiant, c'est-à-dire ni positif ni négatif d'une représentation de la minéralité. «Ce qui est très étrange», dit M. Ballester, «on avait une grosse hypothèse pour l'acidité. On espérait qu'elle soit significative pour la minéralité parce que tout ce qu'on avait lu auparavant pointait l'acidité comme un des éléments nécessaires, mais pas suffisants pour la minéralité.» Il ajoute «donc, l'acidité n'est pas forcément essentiel dans la minéralité, en tout cas dans un contexte de sauvignon blanc.»

Maintenant face à cela, est-ce que la minéralité se retrouve dans la chimie du vin. Les chercheurs ont alors étudié 33 composés volatils du vin, dont la pyrasyne (IBMPL), les soufrés, les alcools, les acides, les terpènes (terpenols), les volatiles, les esters et les acétates. «Les trucs classiques pour du sauvignon blanc.»  Plus 18 ions (Ca, K, Mg, Na, Rb, Sr, Al, Fe, Mn, Si, La, P, S, Ba, Cu, Mo, Ni,Zn).
«Et on a essayé de voir dans quelle mesure on peut expliquer que cette minéralité était perçue par la composition chimique.»

La minéralité des dégustateurs français
«On essaie de noter la minéralité mentionnée par les experts en regardant la composition chimique des vins. Il en ressort des choses très bizarres comme l'isoamyl acetate; l'odeur de banane serait un indicateur de la minéralité.» Par contre, l'acidité totale est négative, ainsi que l'acidité tartrique. «On espérait que l'acidité allait jouer, mais non on a compris qu'elle ne joue pas beaucoup.»

«Les minéraux ne sont pas significatifs. «Il n'y a pas un seul minéral qui est significatif dans cette régression linéaire», des dégustateurs français.

Par contre, le SO2 libre est un marqueur posititif et systématique de la minéralité pour eux.

La minéralité des  Néozélandais
Les résultats ont été un peu différents pour les dégustateurs néozélandais. Les marqueurs chimiques de la minéralité sont les SO2 combinés, le 3MH (pamplemousse), l'acide malique (tension acide), le calcium et le sodium. Donc, rien de commun entre les dégustateurs français et ceux de Nouvelle-Zélande. La minéralité des uns n'est pas tout à fait la même que pour les autres. «Ce qui est très intéressant c'est de voir qu'il n'y a pas un seul composé commun aux deux groupes qui serait prédicteur négatif ou positif de la minéralité.»

Conclusion de l'étude de M. Ballester
1. Il n'y a pas une minéralité, mais des minéralités;
2. Pas de définition universelle, mais des minéralités existent, car on peut les prédire à partir de la composition chimique;
3. La représentation de la minéralité est dépendante du groupe de dégustateurs et du cépage.

Donc, la question est encore ouverte. Les gens de science ont encore du travail devant eux, conclut M. Ballester.

Minéralité perçue : rôle de la composition en minéraux du vin
Jordi Ballester, Enseignant chercheur, Institut universitaire de la vigne et du vin.
15e Matinée des Oenologues de Bordeaux. "Les minéraux, du sol au palais". Vidéo 27 minutes, 14 avril 2017. Université de Bordeaux - Service Audiovisuel et Multimédia.

Voir aussi
Perceived minerality in sauvignon blanc wine: Chemical reality or cultural construct?
Wendy V. Parr, Dominique Valentin, Jason Breitmeyer, Dominique Peyron, Philippe Darriet, Robert Sherlock, Brett Robinson, Claire Grose, Jordi Ballester. Food Research International. PDF, 1 juillet 2016

Sujet connexe
La minéralité dans le vin : une thèse de doctorat

Ne cherchez plus le Royal de Neuville

Le vin pétillant rosé préféré de mon défunt beau-père n'est plus!
Il aimait nous recevoir au Royal de Neuville dans sa petite maison de Tracy.

Le Royal de Neuville, rosé pétillant qui a fait bien rire nos tantes et grand-tantes depuis des lustres a terminé sa carrière au Québec. Il était sur les rayons de Commission des liqueurs/SAQ depuis 1927.

La SAQ n'en achète plus. Il est rayé du répertoire des produits courants de la société d'État.

Notre marchand de vin étatique fait régulièrement le nettoyage de ses tablettes et le fameux Royal de Neuville fait partie des près de 200 vins qui sont tombés ou qui tomberont des tablettes bientôt.

Voici quelques autres noms qui disparaissent des rayons de la SAQ, certains après une très longue carrière chez nous, comme le Château de Cruzeau, le Bin 45, le Gold Label de Wolf Blass et les Saveurs Oubliées.

Pour les nostalgiques de ces vieilles étiquettes, il reste encore quelques bouteilles de certains de ces vins. Une dernière chance, une dernière occasion pour ces vieilles quilles.

Adieu Bin 45 et Coronas de ma vie d'étudiant, Gold Label de Wolf Blass de mes partys de jeunesse, Château Bonnet et Sainte-Odile de mes pique-niques, Montecillo de mes vendredis, Secco-Bertani Verona de ma blonde et Château Cruzeau de mes dimanches de jeunesse.  

Voici donc quelques noms qui disparaissent de notre paysage vinique.

Royal de Neuville Cuvée de Prestige vin mousseux rosé
Château de Cruzeau Pessac-Léognan
Saveurs Oubliées Côtes du Roussillon Villages
Shiraz Wolf Blass Gold Label Barossa
Merlot The Little Penguin South Eastern Australia
Cabernet-Sauvignon Bin 45 Lindeman's
Ch. Bonnet Sauv.blanc/Sémillon /Muscadelle Entre-Deux-Mers
Tempranillo Coronas Torres Catalunya
Montecillo Crianza Rioja
Borsao Crianza Campo de Borja
Sainte-Odile Alsace
L'Orangeraie de Pennautier vin-pays Cité de Carcassonne
Château Pennautier Cabardès
3 Grappes Rouges De La Chevalière vin de pays d'Oc
Côte de Brouilly Georges Duboeuf
Secco-Bertani Verona i.g.t
Antonin Rodet Coteaux Bourguignons Pinot Noir
Riesling Rieflé Bonheur Convivial Alsace
Altano Douro
    et bien d'autres.

 

Baisse des ventes de vin dans les succursales de la SAQ

Malgré 3 baisses de prix totalisant une réduction de 1,40 $ pour 1600 vins et malgré l'ajout de plusieurs vins à moins de 10 $, dont 3 à moins de 7 $, les succursales de la Société des alcools du Québec ont connu une baisse des ventes de vin en volume au cours de la dernière année se terminant fin mars.

En effet, les ventes de vin en volume ont été de 121,5 millions de litres dans les succursales cette année; soit 400 000 litres de moins que l'an dernier.

Par contre, les épiceries ont connu une forte hausse des ventes de vin; soit 1,3 million de litres; passant de 41 à 42,3 millions de litres.

Ventes de vin
(millions de litres)
  2015-2016 2016-2017
Succursales 121,9 121,5
Épiceries 41,0 42,3
Calculs tirés des tableaux page 70 (2017) et page 66 (2016) des rapports annuels de la SAQ.

C'est un phénomène étonnant. Depuis quelque temps, les ventes de vin augmentent plus vite en épicerie et stagnent en succursales (Voir ici).

L'achalandage en succursales a baissé au cours de la dernière année. Une baisse de 200 000 transactions à 59,4 millions de transactions.

En dollars, toutefois, les succursales de la SAQ ont vendu pour 600 000 $ de plus de vin que l'année précédente.

Pendant ce temps, la SAQ a accru ses ventes de spiritueux de 700 000 litres ce qui lui a rapporté 29,2 millions de dollars de plus que l'an dernier à ce chapitre.

Ainsi, le vin qui représentait 79,3 % des ventes en volume de la SAQ en 2016 est descendu à 79 %; pendant que les spiritueux sont montés de 14,8 à 15,3 % des ventes en volume.

Au final, les ventes totales en argent dans les succursales et les épiceries se sont accrues de 1,6 %. C'est la plus faible hausse des dernières années.

Les bénéfices bruts de la SAQ se sont accrus de seulement 1,8 %, essentiellement dû aux ventes de vins aux épiciers (+ 18,6 M$) et aux ventes de spiritueux dans les succursales (+ 29,2 M$).

Ceci fait en sorte que la SAQ peut remettre 1, 086 milliard $ au gouvernement; soit 1 % de plus que l'an dernier (+ 18 M$). C'est la plus faible progression du dividende de la SAQ des 10 dernières années.

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  Source: Rapports annuels SAQ 2015-2016 et 2016-2017.

La SAQ a-t-elle acheté le logiciel Phénix?

Vous avez surement entendu parler du nouveau logiciel de paye du gouvernement fédéral: le Phénix. Des milliers de fonctionnaires reçoivent des payes tronquées et variables alors que d'autres reçoivent des payes doubles.

Et bien, c'est à se demander si la Société ds alcools du Québec n'a pas acheté le même genre de logiciel.

En effet, il faut lire les plaintes nombreuses de restaurateurs et de sommeliers qui disent ne pas recevoir leurs commandes de vin.

Il faut voir le déferlement de plaintes et de commentaires sur les réseaux sociaux dont ici et ici. 
En voici quelques extraits.

«Toutes les livraisons de la semaine sont annulées...ils ne savent pas si ce sera rétabli pour la semaine prochaine, et c'est "débrouillez-vous à aller chercher vos produits en succursale.»

«Pas de livraison pour nous cette semaine... en début de semaine prochaine !!!???!!! Aucun avis, pas d'excuse, s'en foute... quel service..»

«j'ai finalement reçu ma commande hier avec 36 h de retard»
«J'ai beaucoup de clients avec des retards, des problèmes de facturation, belle merde!!!»

«j'ai passé par le bureau d'Alain Brunet, ça secrétaire m'a répondu en moins de deux et m'a transférée en ligne directe! Satut; aucune vanne n'est sortie hier, aujourd'hui et pas plus demain. 40 restos seront livrés samedi....»

« Et ça, c'est sans parler des commandes confirmées par les producteurs il y a 7 semaines et qui ne sont toujours pas passées...»

«C'est le gros bordel !!! La plupart de mes clients ont été livrés le lendemain, une chance ! Même leurs propres succursales n'ont pas été livrées... Et personne au bout du fil à part cette musique d'attente qui te rend fou...»
«quel mauvais timing pour implanter un si gros nouveau système informatique.»

«Same frustration different day. C'est ça une entreprise qui a le monopole.»

«Seems that there new computer software takes 3 times as long to get bottles stamped.»

«Restaurateurs pas livrés cette semaine, pensez-vous qu'il puisse s'agir d'une #grève qui ne dit pas son nom ?»

«No SAQ delivery this week! Setting up emergency plan to have wine for our clients this wkd!»

«C'est vraiment une joke monumentale. Si c'était une entreprise privée, ça serait déjà fermé»

La direction de la SAQ répond ce matin en disant que
«La SAQ éprouve effectivement des difficultés au niveau de la livraison des commandes aux titulaires de permis desservis par le CSM de Montréal (l'entrepôt) à la suite du déploiement de son nouveau système de gestion d’inventaire.

Il s’agit d’une situation qui est tout à fait exceptionnelle et les équipes mettent tout en œuvre pour s’assurer que le service revienne rapidement à la normale. Dans l’intervalle, des solutions alternatives ont été mises en place afin de continuer à offrir un service adéquat aux clients qui peuvent toujours s'approvisionner en succursale.

Les clients touchés ont été avisés par courriel de la situation et de la marche à suivre afin de se procurer les produits de leurs commandes.»

La SAQ a dépensé 9,9 millions de dollars pour le «nouveau système informationnel afin d’accroître l’efficience des activités opérationnelles des Centres de distribution», dit le rapport annuel de la société d'État.

Le gouvernement fédéral a dû ajouter 142 millions de dollars pour tenter de corriger les erreurs de son logiciel Phénix. Il reste maintenant à espérer que le nouveau logiciel de la SAQ ne coute pas trop cher aux restaurateurs et aux contribuables québécois.
 

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