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COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaitre; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le gout sucré des vins secs; l'importance du pH; le gout de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaitre et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les gouts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

 

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Déontologie

 

Ces listes d'articles sont mises à jour régulièrement.


Hausse de prix et hausse des profits à la SAQ

En mai dernier, la direction de la Société des alcools du Québec a haussé le prix de 1827 produits courants. Elle disait qu'elle le faisait à la demande des producteurs. (Baisse de l'euro et hausse de prix à la SAQ)

Cette hausse a été très profitable au monopole des alcools. En effet, ses ventes de vin ont augmenté en valeur de 10 % en succursales pour une hausse en volume de 2 %. Ceci comparé au même trimestre de l'an dernier, se terminant fin juin.

Ventes de vin dans les succursales de la SAQ
(en millions dollars et millions de litres)

Juin 2020
Juin 2021
 
Vins valeur 449,3 494,2 + 10 %
Vins volume 28 28,9 + 2 %

Le même phénomène s'est produit pour les spiritueux alors que les ventes ont augmenté de 1,6 % en volume, mais de 6 % en dollars.

De plus, la société des alcools a fortement augmenté ses ventes de boissons mélangées. Une hausse de 2,3 millions de litres. Soit une augmentation de 50 % en valeur et de 50 % en volume.

Les ventes en ligne ont diminué de 200 000 litres à 900 000 litres. Toutefois, elles ont augmenté de 1,9 million $ à 26 millions $.

Au total, le monopole des alcools a augmenté ses ventes en dollars de 8 % et son bénéfice net de plus de 16 %.

Il est à noter aussi que la direction du monopole a haussé ses prix aussi en juillet invoquant une hausse des couts de locations de conteneurs. À la vue des chiffres de cette forte hausse des bénéfices, on peut se demander si cette hausse de prix de juillet était vraiment nécessaire.

D'autres parts, les ventes de la SAQ aux épiciers ont diminué ce premier trimestre pendant que celles aux restaurants et bars ont augmenté suite à leur réouverture.

La direction du monopole des alcools est très assoiffée: elle va faire une autre série de hausses de prix le 7 novembre. Ce sera la troisième et sept mois.

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Source : Rapport 1er trimestre SAQ (avril, mai, juin 2021)

Forte hausse des ventes de boissons mélangées à la SAQ

Les ventes de boissons mélangées ont augmenté de 50 % en valeur et en volume à la SAQ au premier trimestre de cette année (avril, mai et juin).

La SAQ écrit dans son rapport trimestriel que «Les ventes de boissons panachées ont atteint 38,9 millions de dollars, soit une hausse de 13,1 millions de dollars ou 50,8 %. Les ventes en volume se sont établies à 6,9 millions de litres, soit une augmentation de 2,3 millions de litres ou 50 %. L’engouement des consommateurs pour les boissons panachées se poursuit, notamment pour les produits québécois, ce qui explique la performance de cette catégorie.»

Dans le répertoire de SAQ, on ne voit pas cette mention de boisson mélangée ou de boisson panachée. Ce serait alors ce qui est classé sous le vocable de «Cooler et de cocktail prémixé». Ils sont au nombre de 142; dont 104 proviennent du Canada (48 du Québec) et 23 des États-Unis.

Le volume des ventes de boissons mélangées représente maintenant 13 % des ventes totales en volume de la SAQ, contre 9 % l'an dernier.

Ce sont des mélanges peu alcoolisés, de bière, de spiritueux et de limonade. La plupart aux formats de 355 ml et 250 ml. Ils ont pour nom, entre autres, Amermelade Spritz; Amaretto Fizz; Breezer; Seltzer; Splash; Clamato; Sangria et autres In Good Order Mango Cherry Blossom.

La direction de la SAQ n'a pas voulu communiquer la liste des meilleurs vendeurs de cette catégorie.

Consommation d'alcool au Canada

Le Québécois consomme encore trois fois plus de bière que de vin.

Selon les chiffres de Statistique Canada pour l'année 2019-2020, le Québecois consomme 24 litres de vin par année et 78 litres de bière.

Le Québécois est tout de même le plus gros consommateur de vin au Canada avec 24 litres. Il est suivi par les Britannocolombiens avec 18 litres.

Le Québécois est parmi les quatre plus gros consommateurs de bière au Canada après les habitants du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et de Terre-Neuve.

La consommation de bière au Québec a toutefois diminué de 92 litres en 2010 à 78 litres l'an dernier.

Par contre, le Québécois est le plus faible consommateur de spiritueux au pays, mais ça augmente.

Consommation d'alcool au Canada
en litres par habitant de 15 ans et plus
(2019-2020)
  Vin Bière Spiritueux
Québec 24,4 78 3,8
Colombie-Britannique 18 65 6,5
Ontario 15 65,5 6
Alberta 13 67 8,1
Nouvelle-Écosse 12 69 6
Manitoba 10,8 63,8 6,8
Nouveau-Brunswick 10.6 60,7 4,7
Terre-Neuve 9,6  85 7,9
Saskatchewan 8,2 60,5 7,4
IPE 12 73 6
Yukon 17,2 109
11
TNO 11,8 83 13,9
   Canada 17  68 5,7

En 2010, le Québécois consommait 22 litres de vin; 92 litres de bière et 3,1 litres de spiritueux.

Écoutez l'entrevue donnée à qub radio à ce sujet Baromètre des boissons alcoolisées préférées des Québécois.

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Source
Statistique Canada. Tableau 10-10-0010-01  Ventes de boissons alcoolisées des régies des alcools et d’autres points de vente au detail

DOI :
https://doi.org/10.25318/1010001001-fra

La SAQ hausse le prix de 2000 produits

La Société des alcools annonce aujourd'hui qu'elle hausse les prix de 2055 produits le dimanche 18 janvier.

La SAQ dit que cette hausse moyenne de 0,13 $ est nécessaire à cause de la hausse des frais de transport par conteneurs.

La SAQ se réserve le droit de hausser encore ces prix plus tard. Elle écrit dans un communiqué que «si de nouvelles hausses de frais de transport devaient être imposées dans les mois à venir par ses transitaires, la SAQ communiquera les effets de celles-ci sur les prix de détail des produits de manière transparente à ses clients.»

Le cout de transport d'une caisse de 12 bouteilles de vin de France était d'en moyenne 5,50 $. Aujourd'hui, les transporteurs maritimes exigent 1,50 $ de plus. 

C'est encore plus pour les caisses venant du sud de l'Italie et du sud de l'Espagne, soit respectivement 3,60 $ et 5,60 $ de plus: du Chili c'est + 3 $  et de l'Argentine c'est + 8,50 $.

Pour plus d'informations sur ce sujet, voir notre texte sur la hausse des frais de transport maritime publié le 5 juillet.

Encore une hausse de prix à la SAQ

La Société des alcools du Québec va encore hausser les prix des vins le 18 juillet.

Il y a pourtant eu une hausse de prix en mai dernier, mais cette fois-ci la direction de la société d'État dit qu'elle doit augmenter ses prix à cause de la hausse des prix du transport par conteneur.

En effet, les prix du transport maritime des conteneurs ont fortement augmenté depuis de début de l'année.

Ces hausses seraient dues à la pandémie qui a entrainé une hausse des achats de bien d'importation et une congestion de conteneurs dans les principaux ports de Chine contaminés par la Covid. Ce qui entraine un manque de conteneurs pour répondre à la demande accrue.

Résultats, les transporteurs facturent maintenant de 1 à 3 dollars de plus pour une caisse de vin provenant d'Europe.

Le cout de transport d'une caisse de 12 bouteilles de vin de France était d'en moyenne 5,50 $. Aujourd'hui, les transporteurs maritimes exigent 1,50 $ de plus. 

C'est encore plus pour les caisses venant du sud de l'Italie et du sud de l'Espagne, soit respectivement 3,60 $ et 5,60 $ de plus: du Chili c'est + 3 $  et de l'Argentine c'est + 8,50 $.

Les couts du transport par conteneur ont augmenté aussi sur la terre ferme, passant de 0,93 $ à 2,60 $ pour une caisse provenant de l'Ontario.

Au Québec même, le transport d'une caisse de vin locale passe de 0,31 $ à 2,30 $, selon les chiffres de la SAQ.

Si on prend l'exemple des vins provenant de France, soit 1,50 $ de plus la caisse, ceci donne 0,13 $ la bouteille.

Habituellement la SAQ ajoute une majoration de 115 % sur le prix d'une bouteille de vin après transport.

Est-ce que la SAQ assumera une partie des frais comme le font certains grands importateurs?
Est-ce que la SAQ y a joutera sa majoration de 115 % ?
Est-ce que la hausse sera différente selon la provenance des vins?
Est-ce que des producteurs assumeront cette hausse afin de conserver un prix stratégique?

Ensuite, il faut ajouter les autres taxes.

La SAQ nous affirme qu'elle nous dira tout cela en toute transparence d'ici le 18 juillet.

Les La-La-La ne se vendent pas

Les grands noms de la vente en loterie de la SAQ n'ont pas tous fait fureur.

«La rarissime trilogie des « La-La-La » de Guigal figure aussi dans la liste des produits convoités à ne pas manquer. Tentez votre chance!» disait le site de la SAQ au lancement de la loterie L'arrivage Prestige» du 10 et 13 juin.

Deux semaines après, le site saq.com affiche encore ces « La-La-La » de la maison Guigal. Il faut dire aussi que les prix sont exorbitants!

La Landonne 564 $ 2 en ligne;
La Mouline 564 $  15 en ligne;
La Turque  588 $   9 en ligne.

Il reste aussi La Petite Sibérie, 11 à 300 $ et plusieurs autres vins.

Au total, 22 des 86 vins en loterie n'ont pas été écoulés.

Loterie à la SAQ

Incident bizarre à la loterie de la SAQ !

Depuis quelque temps la Société des alcools du Québec a adopté un système de loterie pour écouler des vins qui sont dits rares.

Les acheteurs doivent faire leur choix en ligne et ces vins sont accordés suite à un tirage au sort électronique.

Ça s’appelle «Arrivage Prestige en loterie». Lors de la dernière loterie, le 10 juin, il y avait 86 vins en qualité limitée.

Le site saq.com dit « Afin d’offrir une chance égale pour tous de se les procurer, les produits rares, convoités et disponibles en quantité limitée seront maintenant attribués par loterie dans SAQ.COM. Cette nouvelle expérience d'achat en ligne rendra votre magasinage plus facile et plus rapide, de la commande jusqu’à la livraison. »

Remporter la chance d’acheter des produits
Un lecteur me rapporte avoir choisi, entre autres, un vin de Raul Perez: Raul Perez Rara Avis Prieto Picudo Castilla Y Léon 2014 (61,50 $).

Les clients ne pouvaient commander qu’une bouteille de ce vin entre
le 10 et le 13 juin. Ce «sont des produits rares, convoités et disponibles en quantité limitée». Puis le site de la SAQ dit « Nous vous aviserons par courriel si vous avez remporté la chance d’acheter des produits. »

Toutefois, ce client n'a pas obtenu la «chance d'acheter ce vin»! Il n'en restait donc plus.

Par contre, trois jours plus tard, il voit une trentaine de bouteilles de ce vin soi-disant rare à la succursale du Centre Rockland dans l'ouest de Montréal. De plus, ce vin n’apparait pas alors dans le répertoire de cette succursale, ni d’aucune autre d’ailleurs, dans le site SAQ.com.

 Comment se fait-il que des vins dits rares (1 par client) en loterie soient aussi en grand nombre dans une succursale ?
 Et comment se fait-il qu'ils n'apparaissent pas dans l'inventaire en ligne de la succursale ?
 
Enjeux techniques
Le porte-parole de la SAQ, Yann Langlais-Plante, nous dit que «Ce produit n'aurait pas dû se retrouver en succursale. Différents enjeux techniques peuvent expliquer - mais ne pas excuser - ce que votre lecteur relate comme expérience. Nous sommes à analyser ce qui s'est passé et nous apporterons les correctifs qui s’imposent dans les meilleurs délais.»

En effet, c’est plutôt étrange!
Si c’est un tirage au sort informatisé, comment se fait-il que ces bouteilles se soient retrouvées dans une succursale?

Interrogé par le client sur cette étrangeté, un employé de la succursale a répondu que c’était « des retours ». Des clients auraient retourné ces bouteilles. Des retours d’une trentaine de clients dans cette même succursale! C’est difficile à croire.

«Et que la chance soit avec vous!», nous dit le site de la société d'État à la page de ces nouvelles loteries.
Tous ne seraient pas égaux dans cette loterie. À suivre.

Comment améliorer ses chances à la loterie SAQ
Dans les réseaux sociaux, nous trouvons plusieurs propositions pour améliorer les chances d'acheter ces vins chers.
1. Avoir plusieurs cartes SAQ Inspire, donc plusieurs comptes.
2. Demander à des amis et collègues de miser et de leur acheter les bouteilles qu'ils obtiennent.
3. De former des groupes, de miser sur le plus grand nombre possible de vins et de se partager les vins ainsi obtenus.

Toutefois, la SAQ indique dans les modalités de sa loterie que tout cela est interdit et que «les fautifs se verront supprimer leurs comptes SAQ.Com et ne pourront en créer de nouveau.»
  (Ajout le 30 juin et le 1 juillet)
 

Prix d'une bouteille de vin à la SAQ

Comment se compose le prix d'une bouteille de vin achetée à la Société des alcools du Québec (SAQ) ?

Prenons l'exemple d'une bouteille de vin que vous payez 15 $ à la SAQ.

La société d'État l'a payé 5,33 $, ceci transport compris.

La SAQ y ajoute 6,17 $ ; soit une  majoration de 115 %.

La majoration de la SAQ lui permet de payer ses frais de fonctionnement de 584 millions de dollars et de remettre 1,2 milliard de dollars exigés par le ministre des Finances.

Puis il faut ajouter les autres taxes. Les droits d'accise et de douane du gouvernement fédéral de 0,50 $; puis la taxe spécifique du gouvernement du Québec pour l'alcool de 1,05 $; puis la taxe fédérale de 0,65 $ et finalement la taxe provinciale de 1,30 $.

Donc dans une bouteille de 15 $, il n'y a que 5,33 $ de vin; le reste est constitué des prélèvements gouvernementaux.

Il est à noter que la SAQ va peut-être encore hausser les prix de détails  de ses vins le 18 juillet. Ça pourrait être de 0,30 $ la bouteille.

Baisse des ventes de vin à la SAQ en 2020-21

La Société des alcools du Québec a vendu 3,3 millions de bouteilles de vin de moins au cours de son dernier exercice financier (d'avril 2020 à fin mars 2021).

Pendant ce temps, les ventes aux épiceries ont augmenté de 5,7 millions de bouteilles, une hausse de 10 %.

Il s'est produit le même phénomène, il y a deux ans.

C'est maintenant 172 millions de bouteilles de vin que les consommateurs achètent en succursales et 63 millions de bouteilles en épiceries.

Le nombre de transactions en succursale a diminué de 23,8 % au cours du dernier exercice financier.

Toutefois, le panier d’achats moyen est passé de 51,40 $ à 76,05 $, « les clients ayant choisi de faire des réserves à la maison afin de limiter leurs sorties », lit-on dans le rapport annuel 2021 de la société d'État.

Les ventes en ligne ont plus que doublé à 96,9 millions $, mais ne représentent que 3,3 % des ventes effectuées auprès de la clientèle.

Avec des ventes de 3.6 milliards de dollars, la SAQ a remis 2,4 milliards aux gouvernements fédéral et provincial. Ceci comprend la majoration fiscale de la SAQ appelée son dividende (1,2 milliard) les taxes de vente (402 millions à Québec et 201 à Ottawa), la taxe spécifique (307 millions à Québec), les douanes et droits d’accise (276 millions à Ottawa).

Au sujet de cette hausse des ventes en épicerie, l'Association des détaillants en alimentation du Québec écrit dans Twitter
«Hausse des ventes de vin dans le réseau le plus accessible, pas vraiment de surprise ici. Imaginez avec une offre élargie... Dommage pour les producteurs qui n'ont pas ou n'auront plus accès à ce réseau!»
 

La dispute entre l'Australie et le Canada finalement réglée

L'Australie avait porté plainte contre le Canada et ses provinces qui avantageaient les producteurs locaux de vin au détriment des producteurs étrangers dans les commerces du Canada.

L'Australie était appuyée par presque tous les pays producteurs de vin au monde.

Après trois ans de négociations au sein de l'Organisation mondiale du Commerce, ces pays, le Canada et ses provinces ont finalement signé une entente.

Les producteurs de vin canadien devront payer, eux aussi, la taxe d'accise (0,67 $ le litre) comme le font les producteurs étrangers.

La Colombie-Britannique ne peut plus interdire la vente de vin étranger dans certaines épiceries.

La Nouvelle-Écosse devra imposer les mêmes taxes progressivement à tous les producteurs de vin qu'ils soient locaux ou étrangers.

L'Ontario devra aussi éliminer progressivement les avantages fiscaux et autres accordés aux producteurs locaux.

Le Québec devra facturer la surtaxe de la SAQ (majoration d'environ 115 %) à tous les vignerons québécois qui vendent directement aux magasins d'alimentation.

Ces mesures seront appliquées progressivement entre 2022 et 2024.

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Source : Canada – Mesures régissant la vente de vin. Notification d'une solution convenue d'un commun accord, mai 2021

Baisse de l'euro et hausse de prix à la SAQ

Deux fois par année, la direction de la Société des alcools du Québec hausse les prix de ses vins.

Elle invoque presque à chaque fois la hausse de la valeur de l'euro par rapport au dollar canadien.

Toutefois, aujourd'hui la direction de la société d'État annonce d'importantes hausses de prix pour dimanche et les semaines à venir.

Cette fois-ci, elle n'invoque pas le prix de l'euro. En effet, la valeur de l'euro a beaucoup baissé depuis un an par rapport au dollar canadien.

Elle est passé de 1,59 $ le 31 juillet 2020 à 1,47 $ hier, comme nous le montre le graphique de Xe Currency.


La direction du monopole dit dans un communiqué que la hausse des prix est cette fois-ci justifiée par «Les demandes d’augmentation de prix provenant des producteurs sont liées à la hausse de divers couts (main-d’œuvre, matières premières, etc.) et font l’objet de négociations par les équipes de la SAQ.»

Pourtant, le prix du vin exporté à diminué au cours de la dernière année. En effet, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV), le prix moyen mondial du litre de vin exporté a diminué de 2,96 euros à 2,81 euros l'an dernier.

De plus, la SAQ dit que les transporteurs veulent plus d'argent et annonce déjà qu'il y aura d'autres hausses de prix en juillet et après.

La société d'État dit que 1827 produits courants seront haussés en moyenne de 0,30 $ dimanche; 700 seront réduits de 0,33 $ et 586 produits conserveront le même prix. De plus, de nombreux autres produits de spécialité seront aussi haussés. Au total, ce sera plus de 3000 produits dont les prix seront augmentés.

Comme pour justifier la hausse de prix de la SAQ, le président de la principale fédération d'agences de promotion du vin au Québec, M. Roch Bissonnette, dit dans un communiqué émis en même temps que celui de la SAQ que cette hausse n'est pas suffisante. «A3 Québec estime qu’il y a un écart moyen de 2,5 % entre les ajustements à la hausse annoncés et ceux qui auraient été souhaités par les producteurs de vins et de spiritueux.»

La direction de la SAQ ne donne pas de chiffres concernant la hausse des frais de transport et ne dit pas non plus combien elle évalue gagner de millions de dollars de plus avec cette hausse de prix.

Rappelons que les dirigeants de la SAQ ont maintenu cette année encore leur autodistribution de plusieurs millions de dollars en bonus alors que ceux de Loto-Québec et d'Hydro Québec les ont suspendus à la demande du gouvernement.

SAQ : même vin, deux prix !

Vous est-il arrivé de voir un même vin à deux prix différents à la SAQ ?

Oui, ça arrive à l’occasion. Un même vin, mais à deux prix différents à la même succursale, ou dans deux succursales ou encore pire : en ligne.

La différence peut être de plusieurs dizaines de dollars.

C’est le cas actuellement, entre autres, pour le Château Pichon Baron 2017 à 273,75 $ et à 235 $. Ce vin est offert en ligne dans le site de la SAQ, mais à près de 40 $ de différence !

C’est aussi le cas pour le Chateau Gazin 2017 à 166,25 $ et à 147 $.

Le Château Latour-Martillac 2017 est même affiché à 3 prix différents : 67,25 $ et 62 $ dans la même succursale de Lévis et 69 $ en ligne. Il est plus cher en ligne !

Le Pichon Longueville Contesse 2017 est à 256,50 $ et 225 $.
Et le Roc de Cambes 2017 à 124,25 $ dans 27 magasins, mais à 110 $ en ligne!

Ce fut le cas aussi en février pour le Château Les Carmes 2012 à 188,25 $  et à 118 $.

Là, la différence était de 70 $. Imaginez votre déception si vous n’achetez pas le bon.

Vous trouverez aussi le fameux Mouton Rothschild 2015 à 1083 $ à la succursale du 440 De Maisonneuve à Montréal, mais vous le verrez à 1034 $ au 1450 de la Montagne toujours à Montréal, ainsi qu’à Mont-Tremblant et iles des Soeurs et ailleurs.

Comment expliquer de si grandes différences de prix pour un même produit. À la SAQ, on m’a déjà expliqué qu’il peut arriver qu’un même vin soit acheté de deux fournisseurs différents. Le gars de la SAQ lui donne alors deux numéros de produit différents. Ce qui peut être souvent le cas pour les grands vins de Bordeaux.

Il peut arriver aussi qu'un vin soit acheté par la SAQ en caisse de 12 et aussi en caisse de 6 bouteilles. Le prix de vente pourrait là aussi être différent, même si on vous le vend à l'unité !

Dans le commerce en général le détaillant harmonisera les prix, mais pas à la SAQ. Il ne faut pas oublier que ce sont là des bureaucrates qui achètent et qui vendent. Eux, ils fonctionnent au pourcentage. Alors, ils ajoutent automatiquement le pourcentage au prix d’achat du vin et tant pis pour le consommateur.  

N'est-ce pas un peu ridicule ?

Le consommateur doit donc être prudent et bien vérifier les prix avant d’acheter auprès de notre cher monopole d'État.

Hausse des ventes de vin québécois à la SAQ

Les vins québécois ont gagné en popularité au cours de la pandémie.

La SAQ a vendu 912 000 bouteilles de vin du Québec au cours de son dernier exercice financier. C'est une hausse de 38 % comparé à l'année précédente.

En dollars, ces ventes totalisent 15,5 millions de dollars, en hausse de 37 %.

Les vins importés en vrac et embouteillés ici ont aussi connu une forte hausse de 14,5 % totalisant 5,6 millions de bouteilles. C'est 121 millions de dollars, en hausse de 22 %.

Produits du Québec
En ventes brutes et nombre de bouteilles (2021)
en milliers de dollars et de bouteilles.

Origine Québec* Embouteillé au Québec**
Volume   912 +38 % 5 585 +14 %
Valeur     15 458 +37 % 121 437 +22 %

Pendant ce temps, les ventes aux restaurateurs ont baissé de 80 % à 190 000 bouteilles.

Ces chiffres sont des données préliminaires préparées par la SAQ pour l'année fiscale se terminant le 31 mars 2021. Ils ne comprennent pas les ventes en épiceries.

À ce chapitre, la SAQ a vendu 38 millions de bouteilles de vin embouteillé ici aux épiciers pour une valeur de 598 millions de dollars. C'est une hausse en volume de 4,6 % et en valeur de 9,7 %.

*Origine Québec: Produit par des artisans d’ici et fabriqué avec des ingrédients cultivés ici.
**Embouteillé au Québec: Produit assemblé et mis en bouteille dans une entreprise locale.

Forte chute des commandes privées

Les commandes privées ont chuté de moitié à la SAQ au cours de l'année 2020-21, comparativement à l'année précédente.

Elles sont passées de 7 millions de bouteilles à 3,4 millions de bouteilles.

En valeur, c'est tombé de 138 millions de dollars à 74 millions de dollars.

La raison principale de cette baisse est la fermeture des restaurants pendant la pandémie. En effet, plus des trois quarts des vins en commandes privées sont normalement écoulés dans les restaurants et les bars.

Des agences ont tout de même réussi à écouler une partie de leurs stocks auprès des particuliers pendant la pandémie.

Ces vins sont sélectionnés par des agences qui les font importer par la SAQ qui les distribue par la suite auprès des restaurateurs et des particuliers.

Les vins les plus vendus au Québec

Voici la liste des meilleurs vendeurs au Québec.

Les vins qui rapportent le plus à la Société des alcools du Québec.

Ce sont les 31 meilleurs vendeurs en valeur et pas nécessairement en volume.

Le meilleur vendeur en valeur, en dollars est le Kim Crawford Sauvignon Blanc de Nouvelle-Zélande.

Le meilleur vendeur en volume – le vin le plus populaire au Québec – est probablement le Smoky Bay Cabernet Sauvignon, vendu en épicerie à 13,75 $ le litre. Il est vendu aussi au format de 4 litres.

D'ailleurs, plusieurs des meilleurs vendeurs sont des vins que l'on retrouve seulement en épicerie, comme les vins des marques , Wallaroo et Revolution.

La SAQ veut incidemment augmenter la proportion de vin importé en vrac et embouteillé ici au Québec, comme l'a dit la PDG de la SAQ hier en commission parlementaire.

En valeur, comparé à l'an dernier, le Liano monte de la 5e à la 2e place; le Pive Gris de la 8e à la 4e; le Wallaroo blanc de la 3e à la 7e; le Carpineto de la 14e à la 8e; le Albert Bichot baisse de la 7e à la 12e et le Wallaroo rouge 212 baisse de la 6e à la 31e place.

Il est à noter que 13 de ces 31 plus gros vendeurs sont des marques d'une seule compagnie !

  1. Kim Crawford Sauvignon Blanc Marlborough  19,95$
  2. Liano Sangio./Cab-Sauv. Umberto Cesari Rubicone 27$
  3. Smoky Bay Cabernet Sauvignon Vin Rouge 1 litre 13,75$
  4. Pive Gris Sable de Camargue  15,80$
  5. Smoky Bay vin rouge  4 Litres   47.50$
  6. Bù Splendido Chardonnay-Fiano vin blanc  15,80$
  7. Wallaroo Trail lot 313 vin blanc  14,50$
  8. Carpineto Dogajolo Toscana  16,45$
  9. Wallaroo Trail Bin 212 shiraz rouge 4 Litres  49,25$
  10. Veuve Clicquot Ponsardin Brut  73,75$
  11. Lurton les Fumées Blanches Côtes de Gascogne  14,30$
  12. Albert Bichot Bourg. Aligoté  16,15$
  13. Étienne Marceau Cabernet/syrah Pays d'Oc  4 Litres 43,50$
  14. Ruffino Chianti   15,55$
  15. Red Revolution Vin Rouge  4 Litres  46,75$
  16. Les Jamelles Sauvignon Blanc Pays d'Oc  13$
  17. Wallaroo Trail Bin 313 blanc   4 Litres 49,25$
  18. Le Bonheur Chardonnay Simonsberg-Stellenbosch  15,80$
  19. Bù, Bù Pinot Grigio  15,80$
  20. Santa Margherita Valdadige  18,95$
  21. Nicolas Laloux Le Gentleman Bohème les Chais 550 blanc 4 Litres 42,25$
  22. Ruffino Lumina Delle Venezie  13,75$
  23. Georges Duboeuf Brouilly  19$
  24. White Revolution Vin Blanc  1 Litre  13,65$
  25. Shiraz/Cabernet Jacob's Creek South Eastern Australia  13,80$
  26. Nicolas Laloux Le Gentleman Bohème les Chais 550 blanc 1 Litre 11,50$
  27. Jacob's Creek Moscato   13,60$
  28. Red Revolution Vin Rouge   1 Litre  13,65$
  29. Brumont Gros Manseng/Sauvignon Côtes de Gascogne  12,90$
  30. Smoky Bay Cabernet-Merlot  1 Litre   13,75$
  31. Wallaroo Trail Bin 212 rouge   1 Litre  14,50$

Kim Crawford, Bù, Ruffino, Red Revolution, Étienne Marceau et Wallaroo Trail sont des marques de la compagnie Arterra Wines Canada. Ainsi 13 des 31 plus gros vendeurs de la SAQ sont des marques de cette compagnie. Arterra a près de 300 vins au répertoire de la SAQ aujourd'hui. Cette compagnie appartient au Régime de retraite des enseignants de l'Ontario.

Tous ces vins sont négociés en dollars canadiens. Ce qui semble aller en contradiction avec les propos de la SAQ qui justifie ses hausses répétées de prix en invoquant le taux de change de l'euro. Car aucun des 31 meilleurs vendeurs de la SAQ n'est négocié en euro.

  Voir aussi le palmarès de l'an dernier.

Subventions aux vignerons québécois ?

Est-ce que le gouvernement du Québec va subventionner les vignerons de la province afin de compenser l'entente avec l'Australie concernant la vente de vin en épicerie ?

Le Québec a conclu une entente hors cours avec les pays exportateurs de vin, menés par l'Australie. Ces pays se plaignaient devant l'Organisation mondiale du Commerce que les vignerons du Québec ne payaient pas la marge de la SAQ pour les vins vendus en épicerie; alors qu'eux doivent la payer.

Les vignerons québécois devront donc comme tous les producteurs de vin du monde qui font affaire au Québec payer la marge de la SAQ même lorsqu'ils ne passent pas par la SAQ, mais vendent directement en épicerie. Cette marge correspond en gros au prix d'achat du vin, soit souvent entre 4 et 6 dollars pour les vins les moins chers.

Depuis 2016, les vignerons d'ici étaient exemptés de payer ce montant s'ils vendaient directement aux épiciers.

Les vignerons québécois verront donc leurs revenus baisser en conséquence. Ils s'attendent donc à recevoir une aide de l'État pour compenser ce montant.

Toutefois, le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a déclaré hier en Commission parlementaire à Québec qu'il n'était pas question de contourner cette entente.

«Je veux être clair là. Il n'est pas question de faire indirectement ce qu'on n'a pas le droit de faire directement. Il y a eu une entente hors cours avec l'Australie et il faudra la respecter.»

Le ministre ajoute «c'était le meilleur compromis auquel nous pouvions arriver étant donné la situation légale (sic) dans laquelle nous étions. Ce compromis que nous devions faire parce que la situation actuelle était effectivement possiblement en contravention des règles du commerce international.»

Donc, selon le ministre des Finances du Québec il n'est pas question de subventionner les vignerons du Québec pour compenser le fait qu'ils devront à compter de 2023 payer la majoration de la SAQ, même pour vendre en épicerie.

Ceci semble contredire ce qu'a dit le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, au journal LaPresse. « C’est une “mauvaise nouvelle” […], mais on n’avait pas le choix. Maintenant, c’est à nous de mettre des programmes en place pour limiter le plus possible les effets négatifs ».

Les vignerons québécois devront payer la SAQ

Les vignerons québécois qui vendent leurs vins directement aux épiciers devront payer la SAQ même s'ils ne passent pas par la SAQ.

Depuis 2016, avec l'adoption de la Loi 88, les producteurs de vin du Québec avaient le droit de vendre directement aux épiciers et dépanneurs sans passer par la SAQ.

Ils n'avaient plus alors à payer la majoration de la SAQ qui était en général de l'ordre de 4 à 6 dollars par bouteille.

Ils devront de nouveau payer cette majoration de la SAQ à partir du premier janvier 2023, même s'ils ne passent pas par la SAQ.

Selon le journal La Presse, c'est le résultat d'une entente entre les gouvernements du Canada (Ottawa et les provinces) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les principaux pays producteurs de vin, mené par l'Australie, avaient porté plainte auprès de l'OMC en 2018 contre le Canada et ses provinces qui avantageaient les producteurs de vin locaux au détriment des producteurs étrangers ce qui contrevenait aux accords du GATT (accord du libre commerce).

C'est donc le retour à ce qui se faisait avant 2016. C'est un dur coup pour les producteurs de vin du Québec. Les ventes de vin en épicerie augmentent; alors que celles en succursales SAQ diminuent (3e trimestre 2020).

La majoration de la SAQ représente en moyenne 115 % du prix départ chais. La société d'État facture 6 $ sur un vin qu'elle achète 5 $ d'un producteur. (*)

Depuis cette Loi 88 (déposée en décembre 2015 et adoptée en février 2016), les ventes de vin québécois ont fortement progressé en épicerie. Toutefois, dès le dépôt de cette loi, on soupçonnait bien que les producteurs étrangers porteraient plainte.

Les producteurs de vin québécois qui vendent à la SAQ recoivent en retour une subvention du MAPAQ.

Le gouvernement du Québec devra probablement réinstaurer son système de subventions aux producteurs de vin pour tous,  tout en essayant de ne pas froisser les producteurs étrangers.

Est-ce que le gouvernement du Québec aurait pu régler ce problème autrement? Oui, il aurait pu, entre autres, permettre la vente en épicerie de vin embouteillé à l'étranger.

En fin de compte, tout ça est juste un retour à la normale, à la légalité. Si les producteurs de vin étranger paient toutes les taxes, pourquoi ce ne serait pas le cas des producteurs d'ici.

Tout ça allait à l'encontre du droit international. Le législateur québécois le savait fort bien en adoptant la Loi 88. Il espérait que cette exception donnerait pour un certain temps un bon coup de pouce à l'industrie viticole d'ici. Ce qui fut fait. Les vignerons québécois ont encore jusqu'en décembre 2023 pour en profiter. Après ce sera probablement le retour aux subventions.

Le gouvernement fédéral a d'ailleurs déjà annoncé, lundi dernier, dans son budget une subvention de 101 millions de dollars aux viticulteurs du pays pour les deux prochaines années. «Le budget de 2021 propose de verser 101 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2022-2023, à Agriculture et Agroalimentaire Canada, pour mettre en œuvre un programme pour le secteur vitivinicole qui aidera les établissements vinicoles à s’adapter aux défis actuels et émergents, conformément aux obligations commerciales du Canada. Le gouvernement continuera d’être là pour l’industrie vinicole nationale du Canada et les emplois qu’il soutient.» (Budget Canada 2021)

Voici la liste des pays qui avait porté plainte contre le Canada à l'OMC:
Argentine; Australie; Chili; Chine; Union européenne; Inde; Israël; République de Corée; Mexique; Nouvelle-Zélande; Fédération de Russie; Afrique du Sud; Taipei Chinois; Ukraine; États-Unis et Uruguay.

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 (*)  La majoration de la SAQ est constituée de sa majoration de fonctionnement et de la majoration fiscale qui vise à donner le 1,2 milliard $ exigé par le gouvernement. Cette dernière est une forme de taxe, dite taxe théorique. Les deux majorations sont mélangées et n'apparaissent pas distinctement dans les livres.

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Boire moins, mais mieux - C'est faux !

Nous buvons moins de vin et on entend souvent certaines personnes nous dire que c'est tant mieux; car selon elles, «nous buvons moins, mais mieux».

À les entendre, nous buvons moins de vin, mais ce que nous buvons serait de meilleure qualité ! On aime bien s'imaginer cela.

En fait, c'est totalement faux, oui nous buvons moins, mais pas mieux ! Loin de là !

À preuve, l'importation de vin en vrac a augmenté de 26 % au Canada entre 2019 et 2020, selon les chiffres que vient de publier l'Organisation internationale de la vigne et du vin. De plus, l'importation de vin en Bib a elle augmenté de 24 %. Pendant que l'importation de mousseux à baissé de 4 % et celle de vin en bouteille a augmenté d'un petit 1 %.

Importations
  Bouteilles  63
  Mousseux    4
  Bib              2
  Vrac           31

Ainsi, sur 100 bouteilles de vin importé, 31 sont maintenant remplies avec du vrac; 2 sont des Bib, 4 sont des bouteilles de mousseux et 63 sont du vin tranquille importé en bouteilles.

C'est du vin en vrac qui est acheté souvent à moins de 1 dollar le litre. Ce 31 % en volume ne représente que 4 % des importations de vin en valeur.

Les monopoles du Canada ne sont pas les seuls à remplir leurs bouteilles de vrac importé. Au Royaume-Uni, c'est 40 % du vin importé qui l'est en vrac; en Allemagne c'est 57 % de vrac et aux États-Unis c'est 30 %.

Sujets connexes

Baisse de la consommation de vin en 2020

La consommation de vin a diminué de 6 % en 2020 au Canada.

La baisse est constante depuis 2017, selon les chiffres publiés cette semaine par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Les Canadiens consommaient l'équivalent de 650 millions de bouteilles de vin en 2016 et en 2017; puis 637 millions en 2018; 611 millions en 2019 et c'est tombé à 573 millions de bouteilles (750 ml) de vin en 2020.

Au niveau mondial, la baisse moyenne de la consommation de vin a été de 2,8 % en 2020 comparée à 2019.

La consommation mondiale de vin est passée de 246 millions d'hectolitres en 2017 à 234 millions en 2020.

L'OIV a aussi constaté une diminution de la consommation de vin en 2020 en Chine (-17 %); en Espagne (-6,8 %); en Afrique du Sud (-19 %); en Australie (-3,7 %); en Belgique (-3 %) et en Suède (-2 %).

Par contre, certains pays ont haussé leur consommation de vin. Ce fut 7.5 % en Italie; 2.2 % au Royaume-Uni; 3 % en Russie; 6.5 % en Argentine et 18 % au Brésil.

Aux États-Unis et en France, la consommation de vin a été identique à l'année précédente.

Les vins bios sont meilleurs

Une étude menée sur plus de 100 000 notes de dégustations de vin par des experts dégustateurs révèle que les vins bios obtiennent en moyenne une note supérieure de 6 % aux vins non bios.

Magali Delmas de l'Université de Californie et Olivier Gergaud de l'École de commerce de Bordeaux ont étudié les 128,182 notes de dégustations des bases de données de Gault Millau, Gilbert Gaillard et Bettane Desseauve pour la période de 2008 à 2015.

Ils constatent que ces experts accordent des notes plus élevées aux vins bios (+6,2 %).

Les vins en biodynamie obtiennent en moyenne des notes encore meilleures que les vins bios; soit des notes 5 % plus élevées que les vins bios et 12 % plus élevés que les vins non bios.

Les chercheurs constatent toutefois que les vins ne sont pas toujours dégustés à l'aveugle. Ils soupçonnent que la connaissance de la certification bio pourrait alors avoir influencé les dégustateurs.

«Néanmoins, les avis et notations d'experts jouent un rôle important dans le marché du vin. La corrélation généralement obtenue entre les prix et les notations ou classements en est une illustration, comme l'ont démontré les études de Cardebat et de Storchmann.»

Au total, 8 % des vins notés étaient bios ou biodynamiques.

En résumé, les vins bios obtiennent une note moyenne de 6 % plus élevée que les vins conventionnels et les vins en biodynamie ont une note 12 % plus élevée que les vins conventionnels.

La différence tend à s'accentuer encore plus dans les millésimes récents. «Les résultats indiquent que l'effet des pratiques de la bio et de la biodynamie est nettement plus fort sur les millésimes plus récents. Cela suggère que les producteurs ont acquis une meilleure compréhension au fil du temps de ces modes de culture sur la qualité des vins.»

«Pour résumer, nos résultats indiquent que l'écocertification a un effet positif sur les scores donnés par ces experts. Nous constatons que les vins certifiés biologiques et biodynamiques sont mieux notés que les vins conventionnels.»

L'étude a été publiée sur la plateforme SSRN en janvier 2021.

   Voir ici les meilleurs vins bios commentés dernièrement dans Vin Québec : vins-bio-qualité.

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Delmas, Magali A. and Gergaud, Olivier, Sustainable Practices and Product Quality: Is There Value in Eco-Label Certification? The Case of Wine (December 16, 2020). Ecological Economics, Forthcoming, Available at SSRN: https://ssrn.com/abstract=3750287 or http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.3750287

Avis censurés à la SAQ

La Société des alcools du Québec (SAQ) invite depuis septembre dernier les amateurs de vin à laisser des commentaires – des avis – sur les vins dans son site saq.com.

Il y a maintenant des commentaires sur près de 4000 vins. Certains vins ont même plus de 50 commentaires, ou avis, comme l'indique la SAQ. C'est le cas du Don Simon, un litre à 6,95 $.

Toutefois, la SAQ refuse de publier les commentaires des citoyens s'ils mentionnent que le vin est moins cher ailleurs.

Un citoyen s'est vu refuser la publication de son avis sur le Château l'Argenteyre parce que, dit-il, il a mentionné le prix en Ontario et en Europe «SAQ 26,80 $;  LCBO 22.95 $. Prix moyen en France (winedecider.com) : 9 euros».

Le modérateur a refusé de publier son avis.

Pourtant, la «politique de modération» de la SAQ ne mentionne pas qu'il est interdit d'indiquer les prix d'ailleurs dans les commentaires. Cette politique commence pas ces mots : «Afin de nous assurer de maintenir un environnement qui favorise la libre expression...»

Malgré cette affirmation de la libe expression, la SAQ nous répond que la politique de modération mentionne ce qui suit : «Respect du thème : les internautes peuvent rédiger des avis dans SAQ.COM portant uniquement sur leur satisfaction par rapport aux produits.»

L'agente d'information de la société d'État ajoute qu'«il est cependant possible de faire allusion au prix si c’est en lien avec l’appréciation du produit. Exemple :  Parfait pour servir à l’apéro, mais il y des options à moins cher.»

Donc, si vous êtes insatisfait du prix, vous ne pouvez pas donner votre avis en mentionnant le prix ailleurs au pays ou dans le monde!

D'ailleurs, les vins sont pour la très grande majorité 5 dollars plus chers à la SAQ qu'en Europe, comme vous pouvez le constater dans les sites Wine Decider et Drinks & Co. Pour ce qui est de l'Ontario, c'est plutôt rare maintenant puisque la SAQ interdit depuis quelques années à ses fournisseurs de vendre moins cher dans les autres provinces.

Conflit sur la vente de vin étranger au Canada

Le conflit entre les pays producteurs de vin et le Canada n'est toujours pas réglé.

Quarante pays producteurs de vin ont porté plainte à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre le Canada et quatre de ses provinces (Colombie-Britannique, Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse) qui limitent l'importation de bouteilles de vin de ces pays.

La plainte qui été déposé à l'OMC par l'Australie avec l'appui des autres pays producteurs porte sur «les mesures maintenues par les provinces canadiennes régissant la vente de vin dans les magasins d'alimentation.»

On sait, entre autres, que le Québec interdit la vente de bouteilles de vin étrangères dans les 8000 épiceries et dépanneurs de la province. Seuls y sont permis les vins embouteillés ici.

Selon les plaignants cela contrevient aux accords du Gatt (les articles  III, III:1, III:2, III:4, XVII, XVII:1, XXIV:12 GATT de 1994).

En résumé d'après les accords du GATT, «les taxes ainsi que les lois, règlements et prescriptions affectant la vente, la mise en vente, l'achat, le transport, la distribution (...) ne devront pas être appliquées aux produits importés ou nationaux de manière à protéger la production nationale».

En septembre 2018, l'OMC a formé un comité de négociation sur ce sujet. Le comité, appelé Groupe spécial, devait remettre son rapport final le 17 aout dernier. Toutefois, le comité a demandé des prolongations à plusieurs reprises, la dernière en date a été acceptée le 6 avril dernier.

«Le président du comité a informé l'OMC «que le Groupe spécial n'était donc pas en mesure d'indiquer dans quel délai il estimait pouvoir remettre son rapport.»

Aujourd'hui, «une bouteille sur quatre achetée au Québec a été embouteillée ici même», selon la SAQ. De plus, toujours selon la SAQ 38 % du vin importé est embouteillé ici dans la province.

Tous les vins vendus en épicerie sont embouteillés ici. De plus, la SAQ en vent sous 150 noms.

Le Canada a importé 80 millions de litres de vin en vrac l'an dernier au prix moyen de 0,86 $ le litre.

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OMC Canada- Mesures régissant la vente de vin, mis à jour 9 avril.

Baisse des ventes de vin à la SAQ

Les succursales de la SAQ ont vendu 1,3 million de bouteilles de moins au cours de la période des fêtes de 2020, comparé aux fêtes de 2019.

Par contre, les Québécois ont préféré s'approvisionner plus souvent dans les épiceries, où il s'est vendu 3,7 millions de bouteilles de vin de plus pendant ce trimestre terminé le 2 janvier 2021. C'est une hausse de 19 % dans les épiceries.

Au total, les ventes de vin ont été en hausse de 2,4 millions de bouteilles. Les succursales de la SAQ ont vendu 58 millions de bouteilles (750 ml) pendant que les épiciers en vendaient 23 millions de bouteilles.

La SAQ écrit que «cette forte hausse provient principalement de l’achalandage accru dans le secteur de l’alimentation occasionné par les fermetures des restaurants et des bars.»

Ventes de vin
3e trimestre
(millions de bouteilles, 750 ml)

Noël 2019 Noël 2020  
SAQ 59,4 58,1 -1,3
Épiceries 19,7 23,4 +3,7
   Total 79,1 81,5 +2,4
 

Les consommateurs tendent à réduire de plus en plus leurs achats de vin en succursales pour aller dans les épiceries.

En effet, au cours des 40 premières semaines de l'exercice 2020-2021, les amateurs de vin ont acheté 1,6 million de bouteilles de vin de moins dans les 410 succursales de la SAQ, mais 7 millions de bouteilles de vin de plus dans les 7 000 épiceries.

Exprimées en dollars, les ventes de vin en succursales ont augmenté de 200 000 $ au prix de détail, par contre, elles ont augmenté de 26,6 millions au prix de gros aux épiciers.

Les succursales de la SAQ ont vendu 200 000 litres de spiritueux de plus(19 millions $) et 600 000 litres de boissons panachées de plus que l'an dernier.

Les ventes aux restaurants et bars ont été de 23,6 millions de litres (toutes boissons), contre 139 millions de litres au 3e trimestre de l'année précédente.

La SAQ a augmenté ses ventes totales (toutes boissons) de 47,8 millions de dollars; soit une augmentation de 21 millions $ (toutes boissons) dans ses succursales et de 26,8 millions (vin) auprès des épiciers. Rappelons que c'est la SAQ en tant que grossiste qui approvisionne les épiciers en vins.

Les consommateurs sont allés moins souvent dans les succursales de la SAQ que l'année précédente. La baisse de l'achalandage a été de 22 %. Toutefois, le panier moyen s'est élevé à 78 $ contre 54 $ l'année précédente.

Au total, la Société des alcools a accru ses bénéfices nets de 10 millions de dollars à 458 millions de dollars pour ce troisième trimestre qui s'est terminé le 2 janvier 2021.

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Source : Rapport 3e trimestre 2020-2021, SAQ.

Le vin nature ne sent plus mauvais !

Vous vous versez un verre de vin dit nature et il s'en dégage une odeur parfois étrange, singulière et même rebutante.

Ça peut arriver aussi avec des vins bios; en fait avec des vins qui ont peu de sulfites ou contaminés par des bactéries ou certaines levures de type Brettanomyces.

Des odeurs de ferme, d'écurie, de sueur, de chaussettes, d'égouts, de marais  ou autres. C'est souvent des odeurs d'éthyl-phénol ou autres molécules.

Je ne dis pas que tous les vins nature ou bios ou qui contiennent peu de sulfites sentent tous mauvais, mais ça arrive de plus en plus souvent.

Et là, vous entendrez le vendeur, le chroniqueur complaisant ou le sommelier amoureux de ce type de vin vous dire que ce n'est pas grave, que ça va disparaitre à l'aération, que ça ne sera plus là dans 10 minutes, dans 20 minutes; ou dans une ou deux heures ou le lendemain matin ! Qu'une simple aération ou un bon brassage en carafe va la faire disparaitre par magie.

On va vous dire que c'est normal, que c'est l'odeur du «vin vivant» ou on va employer des mots savants comme funky ou réduction.

Ce vendeur ou ce sommelier dira que ça va disparaitre à l'aération, que de n'est que «de la réduction». Et effectivement, au bout que 20 minutes, il ajoutera que cette odeur a disparue.

Mais vous, vous la sentez toujours !
Que s'est-il passé ?
Lui ne là sent plus et vous, par contre, vous détectez encore cette odeur désagréable.

C'est alors possiblement le résultat du phénomène appelé «habituation», ou encore adaptation olfactive ou accoutumance olfactive (en anglais "olfactory habituation").

Vous entrez dans une écurie, ou une ferme, et l'odeur est très forte. Pourtant, au bout de 4 minutes, vous ne sentez plus cette odeur. Vous entrez chez vous et vous sentez l'odeur de votre maison, mais au bout d'une minute, vous ne la sentez plus. Vous sentez votre verre de vin et vous détectez une odeur, puis vous le reniflez à répétition et là il ne sent plus rien. C'est l'habituation.

«Effectivement, même si le stimulus est toujours présent et que le nerf olfactif envoie toujours des signaux, la cognition indique à l’individu que cette information n’est plus nécessaire.» (La compréhension de l’olfaction : la perception des odeurs)

Donc, il se peut que si l'odeur n'est plus perçue ce soit peut-être dû à l'habituation et non à l'aération.

Je me demande aussi si quelquefois ce n'est pas dû à l'amour. On veut tellement aimer ce vin d'un si gentil ou réputé vigneron ou vigneronne qu'on finit par effacer cette odeur ou à l'aimer. L'amour rend aveugle, mais aussi anosmique !

Sujets connexes

Hausse de la consommation d'alcool pendant la pandémie

Le tiers des Canadiens auraient augmenté leur consommation d'alcool depuis le début de la pandémie.

Selon un sondage de la firme Ipsos commandé par Radio-Canada, 32 % des Canadiens disent avoir augmenté leur consommation d'alcool à cause de la pandémie. Par contre, 15 % disent l'avoir diminuée.

Ce sont surtout les jeunes qui disent avoir augmenté leur consommation d'alcool. En effet 46 % des 18-43 disent avoir haussé leur consommation d'alcool pendant la pandémie; c'est 33 % pour les 35-54 ans et 21 % des 55 ans et plus.

Ce sondage a été mené en ligne du 12 au 17 février auprès de 3000 Canadiens.

  Source : Cannabis, alcool et tabac pour passer à travers la pandémie, Yasmine Khayat,   Radio-Canada, 3 mars 2021

Reprises des nouveautés à la SAQ

La Société des alcools du Québec (SAQ) a repris son service d'offre de nouveaux vins en ligne après une longue période d'arrêt depuis les fêtes.

En effet, depuis hier, comme tous les jeudis avant Noël, la SAQ rend disponible pour achats en ligne une centaine de produits.

Ces produits sont affichés dans la section Nouveautés. Il y a aujourd'hui 68 vins de disponibles en ligne. Les quantités de chaque produit sont beaucoup plus grandes que l'an dernier. Au lieu d'être 12 ou 24 bouteilles, c'est parfois plus de 500 bouteilles. Les prix vont de 10 à 98 $. Parmi eux, 20 sont bios et 4 sont nature. La grande majorité est rouge, soit 50 sur 68.

Voici quelques suggestions parmi des nouveaux arrivages.
 Umani Ronchi Podere Montepulciano D'Abruzzo 10,75 $, Un retour.
 Piccini Chianti   12,35 $
 Ziobaffa Toscana 2016   16,45 $
 Château Maris L'Autan Minervois 2019   18,90 $
 Château St-Thomas Pinot Noir 2015   19,55 $
 Maculan Pinot Nero 2019   20,15 $
 Shaya Verdejo 2019   21,70 $
 Les Garrigues 2019   22,90 $
 Cosse Maisonneuve La Fage Cahors 2016   29,40 $

Vous les trouverez ici dans le site saq.com
et je commenterai plusieurs de ces vins dans les prochains jours.

Baisse des exportations de vins de France

Les vins de France s'exportent mal !
Les exportations de vin de France ont été en baisse au cours des 9 premiers mois de l'année 2020.

La Chine a réduit ses importations de vins de France de - 40 % en volume. Les États-Unis ont réduit de -17 %. En valeur, la baisse a été de plus de 30 % vers ces deux pays.

Au total, la baisse des exportations a été de - 7,6 % en volume et de -13,8 % en valeur selon les chiffres de Wine by Numbers.

Exportations vin de France (jan-sept 2020)

Wine by Numbers

Le prix moyen du vin tranquille exporté en bouteille a chuté de -6,8 % à 5,54 euros le litre.

La France a peiné a exporté ses vins de Champagne (- 26 %, voir autre texte), mais aussi ses vins de Bordeaux qui ont connu une baisse de - 9 % en volume et de - 23 % en valeur.

Exportations vin régions de France (janvier-septembre 2020)

Wine by Numbers, janv-sept 2020

Pendant ce temps, les exportations de vin d'Italie ont baissé de -2 % en volume et de -3 % en valeur; à 746 millions de litres pour 2,8 milliards d'euros.

Pour l'Espagne, ce fut - 4 % en volume et -3 % en valeur; à 522 millions de litres de vin pour 1,2 milliard d'euros.

L'Argentine : + 3 % en volume; - 5 % en valeur; 131 millions de litres.
Chili : + 0,3 % en volume et - 4 % en valeur; 363 millions de litres.
L'Australie : -2 % en volume; + 8 en valeur; 261 millions de litres de vin tranquille.

Forte baisse des exportations de champagne

Les exportations de vin de Champagne ont diminué de -26 % au cours des 9 premiers mois de l'année 2020.

Selon les chiffres publiés par Wine by Numbers, la diminution à été de l'ordre de -29 % vers les États-Unis (10 millions de litres); de moins 37 % vers le Royaume-Uni (8,4 M); -35 % vers Singapour (5 M); de - 28 % vers le Japon (3 M); de -18 % vers l'Italie (2 M) et de - 15 % vers le Canada (1 M litres).

En valeur, la diminution des exportations des vins de Champagne a été de - 28 % à 1,5 milliard d'euros. En volume c'est 56 millions de litres.

Le prix moyen du champagne exporté à baissé de 3 % à 27 euros.

Exportations vin de Champagne (janvier-septembre 2020)

Wine by Numbers, janv-sept 2020

Les autres mousseux de France sont aussi en baisse à -12 % en volume et à -9 % en valeur.

La France a exporté 106 millions de litres de bulles au cours des 9 premiers mois de l'année 2020.

Pendant ce temps, l'Italie a maintenu ses exportations de mousseux au même niveau de près que 400 millions de litres. Toutefois, le prix moyen a baissé de -7,5 % à 3,68 euros.

L'Espagne, de son côté, a connu une baisse de - 3 % à 124 millions de litres. En valeur, la diminution a été de 13 %. Le prix moyen du mousseux espagnol exporté à chuté de 10 % à 2,20 euros.

Importations au Canada: hausse USA, baisse Italie

Le Canada a augmenté ses importations de vins américains en bouteilles de 6,5 %, mais diminué de - 7,4 % celles des vins d'Italie au cours des 9 premiers mois de 2020.
Importations bouteilles
(millions litres)
 Italie   42
 France 38
 États-Unis 37
 Australie   18
 Chili 16
   Total bouteilles 206

Importations vrac
 Australie   25
 Argentine  22
 États-Unis 18
    Total vrac  104

Prix litre
 Bouteille 7,83 $
 Vrac       0,86 $

Les vins d'Italie sont toutefois toujours les plus populaires avec 42 millions de litres; suivi des vins de France à 38 millions et des États-Unis à 37 millions de litres de vin tranquille en bouteille.

Le Canada a importé 206 millions de litres de vin tranquille en bouteille au cours de cette période. Une faible diminution de - 0,2 % par rapport à la même période en 2019.

D'après les chiffres du Wine by Numbers le prix moyen du vin importé en bouteille au Canada est de 7,83 $ le litre; soit 5,87 $ la bouteille de 750 ml. Le prix moyen de l'an dernier était de 7,87 $.

Le Canada a aussi fortement augmenté ses importations de vin en vrac des États-Unis de 4,4 à 18 millions de litres au prix moyen de 0,69 $ le litre. Les importations totales de vrac ont augmenté à 104 millions de litres; une hausse de 18 %. Ce qui veut dire qu'un litre de vin sur trois importé au Canada est du vrac. Le prix moyen du litre de vrac a été de 0,86 $ le litre; soit l'équivalent de 0,65 $ la bouteille de 750 ml.

Le vin en vrac provient surtout d'Australie avec près de 25 millions de litres; suivi de l'Argentine avec 22 millions; puis des États-Unis 18 millions et du Chili 16 millions de litres.

Le prix moyen du vin en bouteille va de 4,83 $ pour le Chili à 9,10 $ pour la France et 9,73 $ pour celui des États-Unis.

En vrac, c'est de 0,54 $ de l'Agentine à 1,44 $ de la France.

Pour ce qui est des mousseux, le Canada a réduit ses importations à ce chapitre de 6 % en moyenne à 11,2 millions de litres. Ce fut moins 15 % en provenance de la France à 2 millions de litres et moins 5 % de l'Italie à 5,3 millions de litres. Pour les mousseux de Champagne la baisse a été de - 15 % à 1 million de litre. Le prix moyen du litre de mousseux de France est de 27 $; contre 8,90 $ pour celui d'Italie.

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Voir aussi :

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