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Hausse des ventes des vins de la Loire au Québec

Les vins de la Loire ont connu une hausse des ventes en volume de 7 % au Québec au cours de la dernière année.

Il s'est ainsi vendu 168 000 caisses, soit un peu plus de 2 millions de bouteilles.
En blanc c'est 1,8 million de bouteilles; en rouge 220 000 bouteilles.

En valeur, ce fut une hausse de 8 %, selon les chiffres fournis par la Société des alcools du Québec. Ce qui représente 39 millions de dollars. C'est 34,5 millions pour le blanc et 4,6 millions $ pour le rouge.

Il y a actuellement 278 vins de la vallée de la Loire sur les rayons des magasins de la SAQ. C'est 182 blancs, 92 rouges, 4 rosés, en plus des 19 mousseux.

Les principales appellations que l'on trouve au Québec sont : Sancerre; Chinon; Saumur; Saumur-Champigny; Pouilly-Fumé; Muscadet; Anjou; Touraine; Savennières, Vouvray: Menetou-Salon; Bourgueil et Cheverny.

En mousseux, il y a les Crémants de Loire; les Vouvrays; les Montlouis, les Saumur bruts et les Touraine.

Les principaux cépages de la Loire sont en blanc: chenin, sauvignon, melon de Bourgogne, chardonnay, pinot gris et la folle blanche. En rouge c'est : cabernet franc, gamay, grolleau, pinot noir, cabernet sauvignon, côt, pineau d'Aunis et négrette.

La Loire c'est 86 appellations et 7000 viticulteurs. C'est une route des vins de 1000 kilomètres. La production en AOP des membres d'Interloire est surtout en blanc à 35 %; rosé 30 %; rouge 20 % et bulles 15 %. C'est 250 millions de bouteilles en AOP, dont 40 millions à l'exportation. (5 % au Canada). Plus 25 millions de bouteilles en IGP, dont 3 millions exportées. (5 % au Canada).

Je vous parlerai un peu plus des vins de cette région bientôt.

Voyez nos derniers commentaires sur des vins de cette belle région. vinquebec.com/vins-loire


Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

Prix moyen d'une bouteille de vin à la SAQ : 15,78 $

Le prix moyen d'une bouteille de vin de 750 ml vendue dans les succursales de la SAQ a été de 15,78 $ en 2015-2016. Ce qui est 3 cents de moins que l'année précédente.

Les ventes de vins de la SAQ ont été de 2 000,9 millions $ en 2015-2016. Si l'on soustrait de cela ce que la SAQ a vendu aux épiceries soit 327,4 millions $, il s'est donc vendu pour 1972,6  millions $ dans les succursales de la SAQ. En volume, les ventes furent de 121,9 millions de litres en succursales. Ainsi 1972,6 millions $ divisé par 121,9 millions de litres donnent 16,18 $ le litre. 

C'est donc 16,18 $ le litre avant taxes.
Soit 12,14 $ la bouteille de 750 ml avant taxes.

Après taxes ce sera : 15,78 $
(12,14 $ + taxe d'accise fédérale de 0,48$ + taxe spécifique du Québec de 1,05$) x TPS 5% x TVQ 9,95% = 15,78 $.

L'année précédente, ce fut des ventes en succursales de 119,7 millions de litres pour 1941,6 millions $, soit 16,22 $ le litre. Ce qui donne 12,17 $ la bouteille avant taxes et 15,81 $ après taxes.

Ceci ne comprend pas les ventes dans les épiceries, mais les ventes dans les succursales, les importations dites privées et les ventes aux restaurants et bars.

Ces chiffres sont tirés des rapports annuels de la société d'État pour les années 2014-2015 et 2015-2016.

Le prix moyen va diminuer encore plus. En effet, la SAQ a réduit les prix de ses 1600 gros vendeurs de 1,05 $ la bouteille. De plus, elle a nettement amélioré son offre de vins à petits prix. Il est donc prévisible que ce prix moyen va diminuer encore plus pour l'année 2016-2017 qui vient de se terminer. Les chiffres de cette année seront disponibles dans quelques semaines.

Accord canadien de libre-échange, mais pas pour le vin

Les dirigeants des provinces canadiennes viennent finalement de signer un nouvel accord sur le libre-échange entre les provinces du pays. Cet accord remplace celui de 1995.

Ce nouvel accord n'élimine pas les barrières commerciales entre les provinces, mais prévoit plutôt des discussions futures sur le sujet.

Il semble plutôt viser à protéger les barrières et prérogatives provinciales avant l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange avec l'Europe.

En ce qui concerne le vin, cet accord prévoit aussi des discussions entre les provinces «afin d'identifier des possibilités particulières et de recommander des initiatives visant à accroître davantage le commerce de boissons alcooliques à l’intérieur du Canada, tout en tenant compte de la responsabilité sociale et des obligations internationales.»

On y lit aussi que l'on pourrait proposer «de nouvelles technologies et d’autres approches visant à offrir davantage de choix et une commodité accrue aux consommateurs dans le secteur des boissons alcooliques.»

On se souvient que les premiers ministres du Québec et de l'Ontario nous avaient promis, en juillet dernier, un service d'achat internet entre nos deux provinces dans les jours qui suivent. Mais, on n'en a plus entendu parler depuis.

L'annexe du dit accord de 2017 énumère les pouvoirs que se réservent les provinces. Ces annexes des exceptions au libre-échange entre les provinces font 148 pages des 359 du document. Le vin est expressément nommé pour presque toutes les provinces. Elles veulent garder leurs monopoles. Pour le Québec, on lit ceci « Le Québec régit et autorise l’importation, la distribution, l’approvisionnement, le transport, la vente et la commercialisation des boissons alcooliques et réalise ces activités y compris par l’intermédiaire de son monopole provincial, la Société des alcools du Québec.» Puis ceci «Le Québec peut exiger que les produits vendus par les titulaires de permis d’épicerie soient embouteillés au Québec.»

Pour ce qui est de la Saskatchewan, elle dit qu'elle «se réserve le droit d’adopter ou de maintenir toute mesure autorisant la vente directe aux consommateurs avec d’autres Parties sur une base réciproque.»

Un comité des représentants des provinces doit soumettre de nouvelles propositions d'ici juillet 2018.

  Accord de libre-échange canadien 2017.

  Voir aussi d'autres nouvelles sur cet accord entre les provinces.

 

Le monde au naturel

Voici quelques articles parus dans la revue mensuelle Le Monde au Naturel.

Le sucre dans le vin rouge — Avril 2017

Le paradoxe françaisMars 2017

Les défauts du vin Février 2017

L'intlérance au vin : le coupable est l'éthanal  Janvier 2017

Les produits autorisés dans le vinNovembre 2016

Le prix améliore-t-il le goût du vin?  — Octobre 2016
 (Les images des bouteilles ne sont pas les bonnes,)

Bonny Doon, Grahm Randall et le Cigare Volant  — Septembre 2016

Des brebis dans les vignes, une expérience originale Juin 2016

Plus de grappes d'or aux vins biologiques Mai 2016

Le vin bio est meilleur et il y en a de plus en plus Avril 2016

 
 
 
 
 
 
 
Les régions les plus bio  —  Avril 2015
 
 
 
 
 
 
Les pesticides dans le vin —  Novembre 2013
 
Le goût du bouchon  —  Octobre 2013

Le vin naturel  —  Septembre 2013
 
 
 
Le vin bio  — Avril 2013

COMPRENDRE LE VIN

Le vin: le comprendre; le connaître; le déguster; le servir: le conserver; ses défauts; ses finances; son marché et la santé...

La notion d'équilibre dans le vin; le goût sucré des vins secs; l'importance du pH; le goût de bouchon; le bio; les sulfites; le vocabulaire du vin; la recherche du vin en succursale; le vin et la santé...

Connaître et comprendre le vin, c'est un processus progressif et continu. Chaque jour sa peine, comme on dit! Nous en apprenons tous les jours!

Voici une série de textes publiés dans vinquebec.com et regroupés par thèmes afin de vous aider à mettre à jour vos connaissances sur ce merveilleux monde du vin.

Il y a ici des articles pour tous les goûts et tous les niveaux. Prenez votre temps. Lisez-les un par jour ou tous à la suite ou dans le désordre... comme vous voulez... en dégustant un bon vin.

La dégustation
Connaissance du vin
Le marché du vin au Québec
Le service et la conservation du vin
Défauts et qualités
Santé
Finances (L'argent du vin)
Comprendre la SAQ
Bio
La vigne
Les régions du vin
Autres

 

Ces listes d'articles sont mise à jour régulièrement.


Hausse de 30 % des ventes de vins bio

Les ventes de vins biologiques se sont accrues de 30 % au cours de la dernière année dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).

La société d'État a donc décidé de monter dans le train en marche. Elle a fait faire une étude auprès de sa clientèle. Résultats: 69 % des répondants jugent que les produits biologiques ne sont pas assez mis en valeur à la SAQ.

La direction de la SAQ a donc décidé de mieux afficher les vins bio. Ces produits seront identifiés «par un mica vert sur l'étiquette tablette en succursale.»  De plus, «des affichettes de format 4 po x 4 po seront également fournies pour sensibiliser la clientèle à cette nouveauté.»

Finalement, la SAQ fera une promotion «10 fois les points» sur ces produits biologiques du 20 au 23 avril.

Il y a aujourd'hui 553 vins tranquilles bio sur les rayons de la SAQ. C'est 150 de plus que l'an dernier. La grande majorité de ces vins viennent de la France; soit 383 en plus de 69 de l'Italie et 35 de l'Espagne. Nous y trouvons aussi 14 vins mousseux bio.

Voici une belle sélection de vins bio commentés au cours des derniers mois.

  Région SAQ Cote Prixicone de tri
Ijalba, Genoli 2016 Espagne 2,0 13,90$
ALB de Petro Vaselo 2015 Roumanie 2,0 14,20$
Ijalba Solferino Rioja 2014 Espagne 2,5 15,05$
Château Suau 2014 Bordeaux 2,5 16,50$
Comenge Verdejo Rueda 2015 Espagne 2,0 17,30 $
Novas, Camenère Gran Reserva 2014 Chili 2,5 18,00 $
Clos de la Briderie 2014 Loire 3,0 16,90$
Domaine de l'Attilon Marselan 2014 Rhône 2,5 18,25$
Château Rigaud, Faugères 2014 Languedoc 3,0 18,65$
Finca Los Alijares Graciano 2009 Espagne 3,0 19,15$
Bonterra Cabernet Sauvignon 2014 Californie 2,5 18,55$
Pureté de Silex Brut, Crémand de Loire Loire 2,0 19,50$
Bonterra Viognier North Coast 2014 Californie 2,5 20,05$
Les Garrigues, Domaine Clavel 2014 Languedoc 3,5 20,70$
Ijalba Reserva 2012 Espagne 3,0 21,35$
Les Terres Rouges, Saumur-Champigny 2015 Loire 3,0 21,80$
Domaine Pothiers, Côte Roannaise 2015 Loire 3,0 21,90$
Ijalba Graciano 2014 Espagne 2,5 21,95$
Château la Tour de l'Évêque blanc 2015 Provence 2,5 22,30$
Raventos i Blanc, L'heureu 2014 Espagne 3,0 22,50$
Mas des Chimères, Terrasses du Larzac 2014 Languedoc 2,5 22,75$
Château La Tour de l'Évêque Rouge 2013 Provence 3,0 23,20$
Orthogneiss Domaine de l'Ecu 2014 Loire 2,5 23,40$
La Vida al Camp, Cava Brut Rosé 2013 Espagne 2,5 23,50$
Geyerhof, Rosensteig, Grüner Veltliner 2015 Autriche 2,5 23,90$
Domaine Gardiés, Les Glaciaires 2015 Roussillon 3,0 24,75$
Col d'Orcia, Rosso di Montalcino 2013   2,5 24,95$
Hatzidakis Santorini Assyrtiko 2015 Grèce 3,0 27,25$
Badia a Coltibuono, Chianti Classico 2014 Italie 3,0 27,30$
François Chidaine Brut Nature, Montlouis sur Loire Loire 3,0 29,35$
Mâcon Verzé, Nicollas Maillet 2014 Bourgogne 3,0 29,40$
Château Gaillard, St-Émilion Grand Cru 2013 Bordeaux 3,0 31,00$
Première de Figuière, Côtes de Provence 2013 Provence 3,5 33,75$
Raventos I Blanc, De la Finca 2013 Espagne 3,0 35,35$

  Lire aussi le texte de Jean-Michel Genois Gagnon, La SAQ mise sur les produits bio, Le Soleil, 7 avril.

Budget Québec: très faible croissance pour la SAQ

Le ministre des Finances du Québec ne s'attend pas à recevoir beaucoup plus d'argent de la Société des alcools dans les prochaines années.

Dans son budget déposé aujourd'hui, le ministre Carlos Leitao prévoit de très faibles hausses de revenu en provenance de la SAQ. Plus faibles que l'inflation.

Le gouvernement s'attend à recevoir 1,078 milliard cette année, mais seulement 11 millions de plus pour chacune des deux années suivantes.

La croissance des revenus de la SAQ a été très forte de 2004 à 2012, passant de 540 millions de dollars à 1,030 milliard; soit près de 500 millions de plus en 8 ans. Par contre, depuis 2012, les revenus de la SAQ n'ont augmenté que de 48 millions de dollars à 1,078 milliard. Le gouvernement prévoit qu'ils seront de 1,1 milliard en 2018-2019.

Le gouvernement prend note aussi de «la faible croissance des revenus de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques». C'est une taxe de 1,40 $ le litre. Les ventes en volume augmentant peu, les revenus de cette taxe augmentent aussi très peu.

Le gouvernement tire 630 millions de cette taxe et il s'attend à seulement 5 millions de plus pour chacune des deux prochaines années.

Dans le budget de l'an dernier, le ministre avait dit qu'il voulait mesurer la performance de la SAQ. «Un exercice d’étalonnage sera réalisé avec des organismes comparables dans les autres provinces (ex. : Régie des alcools de l’Ontario), ainsi qu’avec des entreprises privées évoluant dans le commerce de détail.
À la suite de cet examen, le gouvernement déterminera les voies possibles à suivre pour optimiser davantage les activités de la société d’État.»

Il n'y a toutefois pas de suivi à ce sujet dans le budget de cette année, sauf la mention des trois baisses de prix de 1600 vins.

D'autre part, le budget prévoit 9,2 millions sur 5 ans pour principalement aider l'industrie de la distillation.

  Source Le plan économique du Québec, mars 2007.

55 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ

Le journal La Presse publie aujourd'hui les résultats d'un sondage CROP qui dit que 55 % des Québécois sont favorable à la privatisation de la Société des alcools du Québec.

Le président de la firme de sondage CROP se dit très étonné des résultats de ce sondage. Il n'y croyait pas. Il pensait que c'était une erreur. « J'aurais cru que les Québécois étaient davantage attachés à la SAQ !», dit Alain Giguère.

Le patron de CROP visiblement contre la privatisation estime que le Québécois n'est pas assez bien informé,«le commun des mortels n'a pas assez d'informations à se mettre sous la dent pour se forger une opinion claire.»

La majorité en faveur est partout : 52 % en région; 56 % à Montréal et 64 % à Québec.

Dans le même journal, la journaliste Marie-Claude Lortie propose de son côté une solution mitoyenne entre la privatisation et le statu quo. Elle suggère de moderniser la SAQ «en cherchant à éliminer les aspects irritants». Elle y propose de permettre aux agences d'importation privée de faire de la vente directe aux consommateurs. «Permettre aux agences d'avoir des boutiques décoincerait grandement le marché.»

De plus, elle demande que la SAQ permette à plus d'épiceries de vendre ses vins et n'ont pas d'en choisir arbitrairement une seule par village. «Mais pourquoi exactement devrait-elle avoir ce droit de favoriser un commerce ou une enseigne en particulier? Quelle est la logique derrière cela?»

En août 2014, un sondage de la maison Léger pour le compte du Devoir donnait 53 % des Québécois favorables à la privatisation de la SAQ.

En janvier 2013, La Presse a posé cette question à ses lecteurs: Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Oui 61 %.

  SAQ: 55% des Québécois favorables à la privatisation, La Presse, Marie-Ève Fournier
  Moderniser la SAQ, La Presse, Chronique, Marie-Claude Lortie
  Les Québécois favorables à la privatisation, août 2014
  Devrait-on mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec? Quiz La Presse, janvier 2013

Vente de vin: la croissance se fait en épicerie

Ventes de vin au Québec: forte croissance en épicerie et faible croissance en succursales SAQ!

Depuis l'automne 2015, la croissance des ventes de vins se fait surtout en épicerie.
La croissance des ventes de vin a été presque deux fois plus forte en épicerie qu'en succursales en 2015.
Puis, en 2016, la croissance est dix fois plus forte en épicerie!

C'est un changement radical par rapport aux années précédentes. En effet, comme nous le montre le tableau suivant, tiré des rapports annuels de la SAQ, les ventes de vin en succursales étaient toujours beaucoup fortes en succursales. Les ventes croissaient de 3 à 4 millions de litres par année en succursales, mais de 0,3 à 2,1 millions de litres en épiceries.

Les ventes totales de vin (épiceries et succursales) sont passées de 132 millions de litres en 2008 à 160 millions en 2015.

En 2015, la croissance des hausses de ventes de vin a été 1,6 million de litres en épicerie et de 0,9 million de litres en succursales. Au cours des 40 premières semaines de l'année fiscale actuelle, la croissance a été de 2 millions de litres en épicerie, mais de seulement 200 000 litres en succursales.

Hausses des ventes annuelles de vin
(millions de litres)

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
40 semaines
Succursales 4,1 3,7 4,7 4,9 4,8 1,5 3,5 0,9 0,2
Épiceries 1,8 1,4 0,6 1,1 2,1 0,6 0,3 1,6 2,0

Le revirement a été radical après l'automne 2015, alors que les deux réseaux ont accru leurs ventes de 1,2 million de litres. À Noël 2015, les ventes des succursales ont baissé de 3,2 millions de litres par rapport à Noël 2014. Ces ventes ont toutefois augmenté à Noël 2016, mais n'ont pas réussi à atteindre le niveau de 2014. Les ventes en succursales ont aussi baissé de près d'un million de litres au premier trimestre de 2016.

Ventes par trimestre
(millions de litre de vin)
  T1
2014 /2015 /2016
T2
2014 /2015 /2016
T3
2014 /2015 /2016
T4
2014 /2015/
Succursales 26,2 /27,5 /26,6 27,7 /28,9 /29,2 44,6 /41,4 /42,2 23 /23,6 /
Épiceries 9,6 /9,1 /10,1 7,9 /9,2 /9,5 13,1 / 14,1 /14,8 8,4 /8,6 /

Les succursales perdent des parts de marché au profit des épiceries. La croissance se fait maintenant surtout dans les épiceries, comme nous le montrent ses chiffres tirés des rapports annuels et trimestriels de la société d'État. Comment expliquer ce changement?

La SAQ a vendu pour 327 millions de dollars de vin aux épiciers en 2016. Du vin qu'elle a acheté 165 millions aux embouteilleurs. Donc pour un bénéfice brut de 165 millions, ce qui donne une marge bénéficiaire de 98 %.

La SAQ a commencé à réduire les prix de ses vins d'entrée de gamme en novembre 2016. Est-ce que cela va modifier le comportement des consommateurs qui vont acheter de plus en plus leurs vins en épicerie?

 

Le prix du champagne très élevé au Canada

Le prix du champagne est élevé. Encore plus dans certains pays.
C'est un produit de luxe et les responsables de son marketing entendent bien le faire payer au prix d'un produit de luxe. Les prix des champagnes sont élevés parce qu'il n'y a pas de concurrences entre les producteurs sur le prix des raisins. Les prix du raisin sont fixés chaque année par une entente entre l'association des vignerons et celle des fabricants metteurs en bouteille et en marché. Dans d'autres pays ce serait illégal. Mais en France, cette entente sur le prix est entérinée par un préfet qui est le représentant régional du ministre de l'Intérieur. Le but est de maintenir les prix élevés. Et ça marche, les gens payent. C'est comme un bijou de luxe, un costume de luxe, un soulier de luxe, une montre de luxe. On paie pour la marque; la marque Champagne. Son mode de fabrication est pourtant le même que pour les cavas d'Espagne et les crémants des régions de France. Toutefois, l'image, le marketing, le prestige demandent des prix plus élevés.

Ceci dit, il y a des pays où on accepte de payer plus cher que d'autres. C'est le cas du Canada où on le paye en moyenne 48 dollars américains alors qu'il est 26 $ en France et 23 $ en Espagne!

Le Canada est l'un des pays où l'on paye le plus cher les vins de Champagne comme le montre ce tableau de l'association américaine des économistes du vin (AAWE). Même en Suisse, en Australie et à Hong Kong, le champagne est moins cher qu'au Canada. C'est que nos monopoles canadiens jouent le jeu du marketing des fabricants de champagne et fixent des prix très élevés pour ces bulles.

Ici, les économistes du AAWE ont comparé les prix après taxes du très vendu Moet et Chandon.


Cliquez pour agrandir l'image

Ce Moet et Chandon est 64 dollars canadiens à la Société des alcools du Québec et 65 $ à la LCBO de l'Ontario. Ces deux monopoles se prennent une marge spéciale sur le champagne.
À la SAQ, il y a aujourd'hui 500 mousseux, dont 250 proviennent de Champagne. Le prix des champagnes va de 37 $ à 3400 $; celui des mousseux des autres régions va de 9 $ à 145 $.

Le champagne n'est pas toujours meilleur que le mousseux d'une autre région. Dans chaque cas, il faut y gouter et voir si c'est à votre goût et à votre bourse.

Voir ici une belle liste de mousseux de Champagne et d'ailleurs: https://vinquebec.com/meilleursmousseux

Sujets connexe:

SAQ: hausse des ventes de vins malgré la baisse de prix

Malgré la baisse des prix de 50 cents de 1600 de ses vins, le 9 novembre dernier, la Société des alcools du Québec a enregistré une hausse de ses ventes de vin au cours des trois derniers mois de 2016.

Les ventes de vin en volume se sont accrues de 1,5 million de litres. Une hausse de 2,3 %. Dont 700 000 litres en épicerie.

Les ventes de vins en valeur se sont accrues de 19 millions de dollars; soit une hausse de 3,5 % dont 8,9 millions $ représentent les ventes de la SAQ aux épiciers.

Toutefois, il est à noter que les ventes se sont encore une fois accrues plus vite en épiceries que dans les succursales de la SAQ. Les ventes de vin en épiceries ont augmenté de 5 %, mais seulement de 2 % dans les succursales, comme nous le montre le tableau suivant.

Ventes de vin en volume 3e trimestre
millions de litres
  2015 2016  
Succursales 41,4 42,2 2 %
Épiceries 14,1 14,8 5 %
  55,5 57  

Les ventes de vin en valeur ont augmenté de 7,7 % en épicerie, selon les chiffres fournis par la SAQ; pendant que les ventes totales (vin et spiritueux) augmentaient de 3,7 % dans les succursales au cours des 3 derniers mois de l'année 2016.

Au total, si on ajoute les spiritueux et les bières la Société des alcools du Québec a connu une hausse de ses ventes en valeur de 44 millions de dollars, ce qui représente 4 % par rapport au 3e trimestre de 2015.

Meilleur croissance en épicerie
Si nous regardons maintenant les chiffres des ventes pour les 40 premières semaines des années 2015 et 2016, nous constatons que les ventes totales de vin se sont accrues de 2,2 millions de litres au cours des 40 premières semaines de 2016 par rapport à la même période l'année précédente. Toutefois, la grande majorité de cette hausse s'est faite dans les épiceries: 2 millions de litres, contre seulement 200 000 litres dans les 406 succursales de la société d'État.

Ventes de vin en volume 40 semaines
millions de litres
  2015 2016    
Succursales 97,8 98 0,2 0,2 %
Épiceries 32,4 34,4 2 6,2 %
  130,2 132,4 2,2 1,7 %

La croissance des ventes de vin a donc été de 0,2 % dans les 406 succursales de la SAQ, mais de 6,2 % dans les épiceries au cours des 40 premières semaines de l'exercice financier 2016-2017.
Ainsi, la direction de la SAQ devra encore baisser ses prix si elle veut réussir à concurrencer les épiceries.

La direction de la société d'État se dit satisfaite de ces résultats. «La direction est satisfaite des résultats du troisième trimestre. Elle est confiante que le niveau de performance généré depuis le début de l’exercice, provenant du chiffre d’affaires et des gains d’efficience, lui permettra de continuer sa démarche de révision des majorations tout en atteignant l’objectif du résultat net de l’exercice.»

Voir aussi

La SAQ recommence à commercialiser le Château Musar

La Société des alcools du Québec recommence à commercialiser le fameux Château Musar.

La SAQ l'avait retiré de ses rayons en 2010 et avait cessé depuis de le vendre en disant qu'il contenait trop de carbamate d'éthyle. «Le produit ne peut être commercialisé au Canada en raison du taux de carbamate d'éthyle qui est supérieur à la norme fixée par Santé Canada», nous disait alors Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ.

Pourtant, la LCBO, de son côté a toujours continué à vendre ce vin considéré comme étant un des plus grands vins du monde par plusieurs.

Interrogé à ce sujet, M. Gaston Hochar, le producteur de ce célèbre cru nous écrivait alors qu'il s'est toujours efforcé de faire des vins de la manière la plus naturelle possible. «Ceci entraine et donne parfois des caractéristiques particulières à nos vins, du point de vue organoleptique et analytique, ce qui fait le bonheur de certains amateurs avertis. La SAQ a ces règles de fonctionnement et d'achat, et je ne peux qu'accepter ses décisions, même si je les regrette.»

À la SAQ, on nous dit que les analyses révèlent que les produits en question sont conformes. Mais on ne peut nous dire si c’est le produit ou les normes qui ont changé.

Le Château Musar est un vin produit au Liban. Le rouge est fait de cabernet sauvignon, de carignan et de cinsault à part presque égale. Ses aromes et son goût sont très caractéristiques, ce qui fait que les amateurs de ce vin le reconnaissent à l'aveugle presque à tout coup. C'est un vin qui s'améliore avec l'âge. Le producteur dit qu'il peuvent s'améliorer en cave jusqu'à 50 ans! Les 1998 et 1999 sont matures. Le millésime 1999 sera vendu par la SAQ bientôt.

Il a une saveur caractéristique de fruits surets, de noyaux de cerise, de cuir, de thé noir et de figues que plusieurs amateurs savent reconnaître. Il est mis en marché sept années après les vendanges. C'est un vin acide de type A, donc il n'obtient pas de bonnes notes des chroniqueurs américains de type B.

Les millésimes 2001 et 2007 ont été mis en marché par la SAQ dans son dernier courrier vinicole au prix de 65 $ et de 48 $. Il n'en reste plus. Les millésimes 2004 et 2009 sont mis en vente ce matin pour commande en ligne seulement. (59,75 $ et 54,75 $)  Il y en a environ 100 bouteilles de chacun de ces deux millésimes. 

 

Tout s'est vendu en une seule journée. Il n'en reste plus vendredi matin!
 
De plus, le service à la clientèle me dit, vendredi en fin de journée, que plusieurs caisses du Château Musar 2004 ont été brisées en entrepôt !
Puis lundi, le service des relations avec les médias me dit qu'il n'y a pas eu de bris.

 

À ce sujet

Le Québec en 11e place au monde pour le prix du vin

Comparaison de prix du vin dans le monde selon l'AAWE

La American Association of Wine Economists (AAWE) publie aujourd'hui dans Twitter une comparaison du prix d'un vin dans 22 pays.

Ce groupe d'économistes amateurs de vin a choisi le populaire Côtes-du-rhône rouge 2012 de la maison Guigal pour pouvoir comparer le prix du vin dans un vingtaine de pays. L'AAWE s'est servi des données du site wine-searcher pour dresser ce tableau.

On y voit que ce vin se vend 8,33 $ en Allemagne, mais 34 $ en Chine. Les chiffres sont donnés en dollars américains. La AAWE ne donne pas de chiffre pour le Canada. Toutefois, nous savons que ce vin est vendu 19,25 $ à la SAQ. Ce qui donne 14,45 $ en dollars américains. Donc, le prix québécois pour ce vin se situerait en 11e position entre les États-Unis et le Danemark.

Donc, ce vin est vendu plus cher au Québec qu'en Allemagne, France, Hollande, Japon, Suisse, Angleterre, Hong-Kong et Belgique.

Toutefois, nous le payons moins cher que les consommateurs du Danemark, Taiwan, Australie, Irlande, Italie et autres.


Ce vin était 21,05 $, soit 15,80 $ US l'an dernier au Québec. Il a bénéficié des récentes baisses de prix de notre monopole. Nous aurions donc gagné une place à ce palmarès depuis novembre. Ce vin est 19,95 $ (14,98$US) en Ontario.

Il est à noter que ce vin est aussi disponible dans les 10 SAQ-Dépôts, donc à 15 % de rabais, si on achète 12 bouteilles.

Vin Québec a 20 ans

Le site Vin Québec.com a 20 ans ce mois-ci!
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Nous ne sommes pas en relation d'affaires avec la SAQ et ne sollicitions pas d'argent des producteurs de vins ni de leurs agents. Il n'y a pas de publicité sur le vin dans le site.

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Privatisation de la SAQ: rétablissons les faits

On parle beaucoup de la libéralisation de la SAQ depuis quelques jours. Le débat s'intensifie. Les arguments pour et contre se précisent.

Presque plus personne ne parle de privatisation de la SAQ maintenant, mais plutôt de libéralisation. Ceux qui parlent de privatisation semblent être ceux qui sont contre la libéralisation de la vente de vin.

Rétablissons les faits au sujet du projet de libéralisation du commerce du vin au Québec.

Au sujet de la libéralisation, il s'agit de permettre les cavistes, les vraies importations privées, de meilleurs choix en épicerie, plus de liberté de choix pour les consommateurs, les commerçants et les vignerons. La SAQ existera encore.

En libéralisant le commerce du vin, le gouvernement ne perdra pas son milliard, il sera tout simplement transformé en taxe. Il l'est déjà en bonne partie. La SAQ peinant à donner le milliard, le gouvernement a dû augmenter la taxe spécifique à deux reprises. Elle est maintenant 1,50 $ la bouteille.

Au sujet des régions, on est déjà moins bien servi en région et rien ne laisse croire que ce sera pire en libéralisant. Ce serait comme dire que seuls des bureaucrates de Montréal peuvent choisir et vendre du bon vin.

Au sujet des prix, la principale composante du prix du vin est le dividende de la SAQ. Donc, s'il est transformé en taxe, il est fort probable que les prix ne baisseront pas, du moins à court terme, suite à une libéralisation.

Au sujet de la reprise des vins défectueux, ce n'est pas dû à la générosité de la SAQ, mais tout simplement à la Loi de protection du consommateur. Tout produit défectueux doit être remplacé, remboursé ou réparé par le commerçant.

La crainte du changement est très forte dans notre société conservatrice québécoise actuelle. Il faut donc étudier calmement les arguments avancés par toutes les parties. Il faut aussi prendre avec un grain de sel les positions rigides et idéologiques de certains partis politiques.

Le gouvernement semble vouloir bouger sur ce sujet, les tribunaux aussi,  il est donc légitime que les citoyens étudient ce sujet et s'expriment sur les projets de modification du commerce du vin au Québec.

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