Le vin nature est bourré de mensonges

C'est la nouvelle mode : le vin nature.
Qu'est-ce que ce vin nature? La définition ne vient pas naturellement. C'est un vin sans intrants ou si peu. C'est déjà un peu flou. Il y en a ou pas? Et combien?
Ah, ça on ne le dit pas!

C'est du vin sans sulfites ajoutés ou si peu. C'est quoi si peu ? 10, 20, 30, 50 mg de soufre. On ne nous le dit pas.

Tous les vins contiennent des sulfites. Ils sont produits lors de la fermentation du jus de raisin en vin. Il y a même des producteurs qui essaient de produire le plus de sulfites possible à la fermentation. Pourquoi ? Pour ne pas devoir en ajouter!

En théorie, on pourrait même dire que certains vins à sulfites ajoutés en contiennent moins que ceux étiquetés sans sulfites ajoutés.

La Société des alcools du Québec (SAQ) affiche 646 vins nature. Pourtant, 246 ne sont pas bios! En quoi est-ce nature que d'ajouter des produits de synthèse à la vigne?

Et le peu de sulfites, pourquoi ne pas nous dire combien il y en a et combien on en a ajouté? Pourquoi toutes ces cachoteries? Pourquoi cacher ses informations aux consommateurs?

On veut nous forcer à y croire, mais on ne nous donne pas l'information.

Des producteurs ajoutent d'autres produits et utilisent d'autres techniques pour ne pas ajouter de sulfites.

Et pourquoi cette hantise des sulfites ? Il n'a jamais été prouvé que les sulfites contenus dans le vin étaient dangereux pour la santé. On nous dit qu'ils peuvent causer des maux de tête. Ça aussi, ça n'a jamais été prouvé. Ce serait l'éthanal qui causerait ces maux. Fait-on du vin sans éthanal?

Certains ne veulent boire que du vin étiqueté nature. Des sommeliers sont tombés en religion et font la promotion de ces vins qui seraient pures.

On dit que ces vins reflètent plus le terroir d'où ils proviennent. Alors, pourquoi tant de vins nature provenant de régions différentes ont-il le même style et goutent-ils si semblables?

Certains de ses vins sentent mauvais. Des sommeliers et chroniqueurs complaisants disent que ce n'est pas grave, que ce n'est que de la réduction, que ça va disparaitre plus tard ou que l'on va s'habituer.

Oui, c'est devenu une religion, une croyance. Il y a de bons vins nature et d'horribles vins nature. Pour ces derniers toutefois, les sommeliers et chroniqueurs gardent le silence — Un aveuglement volontaire. Ils sont trop croyants ou trop chicken.

Il serait si simple et si honnête de donner la liste des ingrédients et des procédés sur la contrétiquette. Il y a de la place pour cette information. Mais non, les producteurs de vin dit nature préfèrent cacher cette information aux consommateurs, aux croyants.

L'Europe veut adopter une politique commune sur l'étiquetage du vin pour 2024-2025. On veut indiquer les ingrédients ou au moins les rendre accessibles par internet. Mais de nombreux producteurs de vin s'opposent à ce qu'on donne des détails aux consommateurs.

Il serait pourtant si naturel de donner la quantité des ingrédients contenue dans le vin.