
C'est le printemps. Il fait beau. Il est temps d'ouvrir notre première bouteille de rosé!
À moins de faire comme en France et de boire du rosé toute l'année. Le rosé est en effet devenu très populaire dans ce pays. Il y représente 24,9 % du marché.
Ce rosé de Provence de Mme Régine Sumeire est d'une teinte saumonée pâle. Il dégage un bouquet attirant de pêche. Il est bien sec et d'une belle finesse. Le fruité est agréable, les saveurs de pêches reviennent en bouche. C'est chaleureux.
Un rosé sérieux.
Il est composé des huit cépages de la propriété de la Tour de l'Évêque : 38% cinsault, 29% grenache, 15% syrah, 4% cabernet sauvignon, 3 % sémillon, 5% mourvèdre, 3% ugni et 3% rolle.
Bio depuis 2008.
Alc. 13,5 %.
À servir pas trop froid avec les plats en sauce blanche, les poissons, la cuisine asiatique...
Disponible dans près de 300 succursales.
Il y a actuellement 79 rosés sur les tablettes de la SAQ. Les prix vont de 8,20 $ à 24,80 $
Après moins d'un an, la section Produits agrobiologiques sera fermée dans les succursales de la SAQ.
L'an dernier, la société d'État avait décidé de regrouper les vins courants identifiés bio dans une section de ses magasins. Ils sont à côté des produits dits écopratiques.
L'expérience ne semble pas avoir été concluante, puisque ces vins bio retourneront sur les tablettes de leurs régions respectives. «Ces produits seront facilement repérables puisqu’ils seront identifiés, comme étant agrobiologiques, en tablette», dit le communiqué de la SAQ.
Il n'y a que 173 produits identifiés issus de culture biologique à la SAQ (129 vins actuellement sur les tablettes). La plupart ne sont toutefois pas dans la section des produits courants, mais plutôt dans celle des produits de spécialité. En fait, il y aurait plus de vins bio que ça, mais de nombreux producteurs ne veulent pas l'indiquer sur leurs bouteilles.
Voici un chardonnay bien original avec ses flaveurs de fruits jaunes, de rancio, de noix, de fumée, de pain grillé.
Ça rappelle un peu les graines de sésame et l'oignon vert légèrement grillés. La finale est un peu salée.
Ses saveurs persistent très longtemps. C'est un vin complexe, à carafer et à laisser réchauffer un peu.
On dirait un vieux vin, un vin mature.
C'est un vin de type oxydatif. Donc, en théorie, déjà bien protégé de l'oxydation.
Il a très peu de soufre. 100 % chardonnay. Douze mois en fûts à 1/3 neufs. Seulement 6200 bouteilles. Alc. 13 %. Biodynamie.
Il a bien accompagné les pétoncles au pastis.
Mettre en cave quelques années, peut-être même plus de 10 ans.
Disponible dans près de 40 succursales.
Un bouquet charmeur de fleurs, de roses, de pêches mûres. C'est assez gras, sur une belle acidité.
Sec. Équilibré. Des saveurs de pêches encore et de poire.
Bien persistant. Un très beau vin.
Cépage grechetto. Alc. 14,5 %.
Pour accompagner les moules, poissons, pâtes et volailles, veau et porc et sauce crème.
Vendanges manuelles, pas de bois, levures sélectionnées.
IGT Civitella d'Agliano, région Latium.
Un produit de Sergio Mottura.
Disponible en ligne et dans plus de 70 succursales.
Nous devrions connaître d'ici quelques jours la nouvelle réglementation européenne concernant la vinification des vins bio. Actuellement les règlementations étatiques ne concernent que la culture du raisin, la viticulture, mais pas la vinification, en cave, la transformation du raisin en vin.
Toutefois, des organismes de certification limitent actuellement l'usage des certains produits de vinification (voir Règles de vinification bio en France et à l'étranger)
Le règlement européen en question devrait entrer en vigueur le 1er juillet et s'appliquer à la récolte 2010. Les membres de la commission européenne en sont à la quatrième proposition de règlement. Le vote devrait avoir lieu avant la fin février.
Il couvrira la vinification des vins bio dans les 27 pays formant l'Union européenne.
Les doses de SO2 seraient limitées. Il semble qu'on discute ferme sur l'opportunité de permettre ou non l'osmose inversée, la nanofiltration, les traitements thermiques à la chaleur, l'ajout de certains acides et autres produits.
À la suite du Grenelle de l'Environnement, le plan agriculture biologique de la France prévoit de tripler les surfaces cultivées en bio d'ici deux ans, ce qui les porterait à 6 % pour la seule France.
Nous verrons donc dans quelques jours ce que cela donnera et ce qu'en penseront les vignerons et les entreprises viticoles.
La demande des vins bio serait très forte, particulièrement de la part des consommateurs de l'Europe du Nord. Les ventes de vins diminuent sur certains marchés, mais pas celles des vins bio.
Il y a quelques jours, je vous faisais le compte-rendu d'une dégustation de vins bio justement. Je vous ai parlé de vins blancs qui nous ont fortement impressionnés. Voici maintenant les rouges.
Dans l'ensemble, de très bons vins, mais avec moins d'éclat et d'originalité que les vins blancs.
Le clou de la soirée en rouge a été le Campo Quadro 2001. Un barbaresco de la maison Punset qui a fortement plu, même aux amateurs de bordeaux. Ce nebbiolo a une teinte orangée avec des arômes très expressifs qui rappellent le café et de goudron. La bouche est élégante et mature. Les tanins sont fins sur une belle acidité. Une force et une finesse. Un vin digeste, un vin de bouffe de grande classe. Déjà commenté aussi en novembre. Punset est le seul vignoble du Piémont certifié Ecocert Italia. Alc. 14 %. 
10816679 66,75 $
La Soula, Gauby 2003
Un vin opaque, nez riche, un beau boisé. Très tannique sans être astringent. Puissant. Crémeux et bien long. Grenache, cabernet sauvignon, carignan et syrah. Alc. 14,3 %. 
10932813 50,75 $
Bernardine 2006 est dans un registre différent avec ses saveurs de crème, de fruits écrasés, de pruneaux secs et d'oranges chauffées. Quelqu'un a dit que ce vin rappelait le banyuls. En effet, il a un côté oxydé. Très bon, mais il se pourrait que la bouteille ait eu un coup de chaleur. Un coup de vieillesse prématurée. Il faudrait regoûter. Plusieurs ont bien aimé, toutefois, j'ai un doute sur la qualité de cette bouteille. Alc. 14,5 %.
10259868 48,75 $
Hermitage Ferraton 2006
Un vin costaud avec de forts arômes et saveurs de cèdre. C'est très boisé, bien épicé sur un fruité assez gras et des tanins de grande qualité. On a dit de style américain. C'est beau.
11154865 86,25 $ Alc. 13,5 % 
La Nerthe 2004
Un châteauneuf parfumé avec un bouquet d'olives. Très syrah, gras et épice. Persistant.
Le 2005 est disponible à 53 $. Alc. 13,5 %. 
Trévallon 1999
Le vin est orangé. Il a de belles saveurs très persistantes d'oranges cuites, de zeste et de café. Plus que mature, dépassé même, j'aurais aimé y goûter il y a trois ou quatre ans.
Le 2001 sur les tablettes et 71 $. Alc. 12 %. 
Qu’est-ce qu’un vin bio?
C’est un vin fait sans utilisation de produits de la mort, ces produits dont les noms se terminent en cide qui signifie tuer: fongicides, herbicides et insecticides.
Michel Chapoutier nous dit dans la revue Cellier du printemps 2009 que «si vous utilisez la puissance de la mort contre une nuisance, vous l’obligez à résister et à accélérer sa capacité de reproduction.»
Un vin bio c’est un vin fermenté avec ses levures naturelles. Il ne faut pas assassiner la flore indigène, les levures du terroir pour les remplacer par une levure importée. C’est comme prétendre fait une symphonie avec un seul instrument ajoute M. Chapoutier. Le bio est basé sur le préventif «en donnant les moyens à la plante de se défendre elle-même, on arrive à des résultats étonnants.»
C’est ce que nous avons pu constater lors d’une dégustation de vins bio à l’Académie du vin de l’Outaouais. Ces vins nous ont impressionnés par la qualité, la complexité, et surtout la variété de leurs arômes.
Les vins blancs en particulier ont suscité l’émerveillement. Ils sont tous très typiques de leur appellation respective, sans exagération, sans esbroufe. Ils se distinguent par leur éclat, leur finesse et leur ampleur. Il n'y a pas là une saveur unique dominante, mais plusieurs qui se superposent, se succèdent dans un kaléidoscope étonnant.
Donc, quatre vins blancs plus que recommandables, à boire et à mettre en cave.
La popularité des vins bio s'accroît rapidement depuis quelques années particulièrement en France. En dix ans (1998-2008), le nombre d'exploitations est passé de moins de 500 à 2300, la surface bio de moins de 5000 ha à 15 000. Il y a eu tout un bond en 2008, ou le nombre d'hectares en conversion bio était de 12 000 ha, soit près de 5 000 de plus que l'année précédente. (chiffres AIVB)
Depuis deux ans, il y a eu une hausse des surfaces bio de 50 %, selon Bio-Marché. La surface totale bio s'établit donc à environ 30 000 hectares aujourd'hui en France, soit 3,3 % du total des vignes).
Je vous parlerai bientôt de quelques rouges bio.
Un vin rond épicé, fumé, des arômes fermentaires. Très jeune. Un fruité légèrement sucré. Des saveurs de bonbons. Moderne.
Carignan, syrah, grenache et mourvèdre. Un domaine de 120 hectares.
Un vin opaque, costaud, rustique, rugueux, simple, tout d'une pièce.
Pour accompagner des mets costauds.
Un vin de Cahors absolument opaque. Il est rouge, presque mauve.
Le nez est assez discret avec des arômes de terre cuite.
Justement, le vin n'est pas vieilli en barrique de bois, mais plutôt en jarre de terre cuite pendant 18 mois.
Le vin est assez gras, bien fruité. Les tanins sont bien enrobés. La texture est lisse.
C'est agréable. Assez costaud, mais pas rugueux.
Il a bien accompagné les pâtes sauce à la viande, mais pas du tout de pâté à la viande!
Contrairement à plusieurs vins jeunes, le vin n'est pas meilleur le lendemain. Et même, il a perdu beaucoup de ses saveurs le surlendemain.
Un beau cahors bien lissé et bien agréable.
Alc. 13,5 %
Sur la contre-étiquette, on lit «La porosité de la terre permet une oxygénation lente et continue, comme la barrique, mais sans apporter aucun arôme supplémentaire. Le vin conserve ainsi les seules particularités de son cépage, le malbec, et de son terroir.»
Disponible en ligne et dans plus de 70 succursales.
Un bordeaux original avec ses arômes de fruits murs, de feuilles sèches, de fleurs et de graphite. C'est rouge pâle. Bien serré en bouche, assez costaud, une acidité vive, une note de cuir, un bel amer en finale, des notes de noyaux, de poivre et de cuir de vin mature. Un vin différent qui laisse une belle impression en bouche. Digeste.
Un taux d'alcool bien raisonnable de 12 %.
Assemblage de merlot à 85 %, cabernet franc à 14 % et 1 % de carmenère.
Une production en biodynamie.
Le vigneron Jean-Pierre Amoreau a servir de modèle à l'auteur de la bande dessinée Les Gouttes de Dieu.
Un domaine de 50 hectares en Côtes de Francs, dont 25 en vignes. «Nous préservons une sorte "d'insecterie" dans un rapport de un sur un entre la vigne et la végétation... (bois, animaux, étang) ... ainsi quand il y a une attaque de nuisibles, nos vignes n'ont pas besoin de traitements, les prédateurs viennent les manger.»
Peu de soufre
«les vins à peine soufrés ne sont pas élevés en stockés en cave mais dans leur chai non climatisé. Le vin est une matière vivante et il faut l'habituer à vivre à différentes températures. Ainsi nos vins voyagent très bien.» Un texte à lire La beauté naturelle d'un grand bordeaux.
Disponible en ligne et dans plus de 150 succursales.
Aussi au format de 500 ml (17,20 $). Très pratique au restaurant, pensez à réduction de la limite d'alcool permise (50 mg) qui s'en vient.
Le bouchon est recouvert de cire. N'essayez pas de l'enlever passez tout simplement la tige du tirebouchon à travers, la cire s'enlèvera en même temps que le bouchon.