
La saison du homard commence, voici un vin qui accompagnera bien ce crustacé.
Un bouquet reconnaissable d'échalotes fumées, d'oignons verts chauds et de beurre de maïs soufflé. Des notes oxydatives. D'autres y trouveront des noisettes, des graines de sésame... Les mêmes saveurs reviennent en bouche sur un beau fruité assez gras. Le vin est ferme, minéral et se tient bien. D'un bel équilibre. Il est d'une longueur extraordinaire, ces saveurs persistent très longtemps.
Le producteur dit qu'il a un potentiel de garde de 20 ans. Je serais bien curieux de voir ce que cela donnera dans quelques années.
À servir avec les entrées, crustacés, viandes blanches et fromages.
«Les vignes sont cultivées sans désherbant, sans engrais chimiques ni produits de synthèse. Nous utilisons pour traiter la vigne du soufre, du cuivre et des tisanes de plantes. Fabrication et apport de notre compost. Ces vignes sont labourées en totalité. Dose de SO2 totale faible inférieur à 40mg/litre.»
Cépage chardonnay, 16 mois en fûts de chêne au tiers neuf. Arbois, Jura.
Une production de 6000 bouteilles. Byodynamie, Ecocert.
D'autres vins du même producteurs Stéphane Tissot.
Crozes-Hermitage
Une attaque expressive, de jolies saveurs de pêches mûres et de poires et conserve. Une belle texture huileuse, d'une certaine complexité. Des arômes de fleurs et d'épices. Chaleureux et moyennement corsé. Assez persistant.
Cépage: marsanne. Pas de bois.
Agriculture biodynamique Ecocert
Producteur: Chapoutier
À servir avec les viandes blanches, poissons et fromages.
Des arômes de petits fruits, de griottes et de fumée. Assez consistant. Un beau fruité. Un peu brouillé. Belle texture, gras et long. À l'aération des arômes de terre et d'épice. Des tanins secs et un peu asséchants. Costaud. S'assouplit après un séjour en carafe: les tanins s'adoucissent alors, mais le fruité s'estompe un peu. Un pinot différent.
À mettre en cave et à revoir dans quelque temps.
Un vin du Jura de Stéphane Tissot. Bio.
Rouge très foncé et brillant.
Long, bien fait. Poivré, costaud, plein, ample. Beaucoup de fruit bien soutenu par une masse tannique de qualité. Un vin charnu. La saveur de poivre, probablement due à la syrah, est très agréable.
Carignan 30 %, syrah 30 %, grenache 25 % et mourvèdre 15 %.
Un vaste domaine de 120 hectares de vigne propriété du producteur et négociant bourguignon Laurent Max.
Élevage: 80 % en cuve de ciment, 20 % en fûts de chêne français de différents âges.
Bio depuis 1991. Certifié Ecocert.
Des saveurs de noyaux, de pruneaux. Assez costaud, mais tout de même raffinées. Des tanins lisses. Malgré son degré élevé de 14,5, il n'est pas alcooleux. Il a suffisamment de matière pour intégrer tout cet alcool. Un vin compact, concentré qui coule bien.
Grenache, syrah et cabernet sauvignon. Un rendement de 25hl/ha seulement. C'est peu, la plupart des producteurs de vins de qualité disent faire 45-50 hl/ha.
«Vin issu de raisins de l'Agriculture biologique, certifié Ecocert»
Appellation: Coteau d'Aix-en-Provence.
Il est écrit sur l'étiquette «vin rouge écologique».
C'est un vin bio d'Espagne d'un bon rapport qualité-prix. Malgré son jeune âge, il a des arômes d'herbes sèches et de feuilles de tabac qu'on retrouvent habituellement dans les vins matures. Celui-ci est bien charpenté, les tanins granuleux emplissent agréablement la bouche. Il est d'une longue persistance gustative.
Sur la contre-étiquette, on peut lire «fermenté uniquement par l'action des levures autochtones adhérées aux
raisins. L'évolution naturelle de ce vin est respecté comme un être vivant qu'il est. (...) L'agriculture biologique, garantie de l'authenticité agricole, nous permet de mettre en bouteille la réalité du terrain.» Le lendemain, les arômes et saveurs de tabac étaient encore plus présents. Le vin s'évolu rapidement.
Cépage: tempranillo.
DO Utiel-Requena. Agricultura ecologica. Alc. 12,5 %.
Haussé à 14,15 $, le 1er mai.
«Sans engrais chimiques, ni désherbants, ni pesticides, afin de lui transmettre toutes ses qualités naturelles et préserver l'environnement.»
C'est de qu'on lit sur la contre-étiquette. J'ai bien l'impression que nous verrons davantage de ces vins biologiques sur les tablettes d'ici quelque temps. Nous faisons de plus en plus attention à notre santé et à celle de notre environnement. Un plus grand nombre de producteurs ont aussi décidé de faire des vins plus sains, ou tout au moins de les produire de manière plus saine.
Celui-ci en est un bel exemple avec ses jolis arômes de fruits noirs et de cuir. Il a une belle présence en bouche, rien n'accroche. Tout est en harmonie, bien équilibré. Corps moyen, assez corsé. La texture est assez serrée. Il y a une note terreuse et minérale en finale. Longue finale d'ailleurs.
J'ai bu ce vin sur une période de trois jours, et il était encore meilleur la troisième journée. Donc, à bien aérer ou en passer en carafe. Le vin semble déjà mature.
Assemblage: carignan, grenache, mourvèdre et syrah. Alc. 13 %.
Produit issu de vignes cultivées en agriculture biologique, certifié Nature et Progrès.
On parle beaucoup ces jours-ci des résidus de pesticides dans le vin. S'il y a des vins dans lesquels il n'y en a pas, ce sont les vins bio. En effet, ceux qui cultivent leurs vignes de façon dite biologique s'interdisent d'utiliser des pesticides.
Peu de producteurs du Nouveau Monde affichent leurs choix bio. Toutefois, la maison Bonterra l'imprime elle carrément sur ses étiquettes «issu de culture agrobiologique».
Ce zinfandel a un nez discret, ce qui est surprenant pour un zin. En bouche, par contre, c'est plus affirmé, le fruité est chaleureux tout en rondeur. Peu tannique, c'est le propre de ce cépage, le boisé est évident et persiste en finale.
De la région de Mendocino.
D'autres vins de la maison Bonterra...
Un sancerre classique de très belle qualité.
Un beau nez floral sur une fine note d'herbe fraîche. Frais, vivace, bien minéral et assez ferme. Un beau sauvignon sans concessions. Certains me disent qu'ils naiment pas les sauvignons parce qu'ils goûtent trop souvent la pelouse fraîchement coupée arrosée de pamplemousse ou bien le pipi de chat. Il n'y a rien de cela ici. Les raisins étaient mûrs et la levure délicate. C'est raffiné, franc, net et d'une pureté remarquable. La finale est de surcroît très longue.
Dans la même lignée que les 2006, 2005 et 2002.
Un beau produit de la maison Alphonse Mellot à essayer avec la truite saumonée sur un lit de fenouil.
Cuvée Ines Andrieu, Minervois
Un vin mielleux, gras et assez minéral sur une finale chaude. Le muscat lui donne une belle saveur.
Roussanne 50 %, grenache blanc 40 % et muscat 10 %.
Bouchon de plastique. Alc. 13 %. Agrobiologique.